8, rue Bréa
75006 Paris
France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 P., Baudouin Frères, 1822, 3 vol. in-8°, xvi-492, 500 et 522 pp, deuxième édition, reliures demi-basane havane, dos lisse avec filets dorés, pièces de titre et d'auteur basane noire, tranches mouchetées (rel. de l'époque), qqs rousseurs, dos lég. frottés, bon état (Coll. des Mémoires relatifs à la Révolution française)
"Député de la noblesse de la sénéchaussée de Saumur aux Etats généraux, le marquis de Ferrières eut une position très modérée, protesta contre l'abolition de la noblesse et l'arrestation du roi à Varennes, mais n'émigra point. Il se borna à quitter Paris durant la Terreur. Ses mémoires du plus grand intérêt pour l'histoire de l'Assemblée..." (Fierro 543) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mantes, Edition de L'Ecole du Mantois, s.d., gr. in-8°, 53 pp, broché, tout petit mque au coin du 1er plat, bon état. Peu courant
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 1947, in-8°, 463 pp, 7 planches hors texte, index, broché, bon état (Coll. Le Paysan et la terre, fondée par Marc Bloch et dirigée par Charles Parain)
"... L'intérêt de travail de M. Festy est tout autre. L'ouvrage tient plus qu'il ne promet ; il ne se borne pas à la production céréalière pendant la Révolution, mais il brosse aussi un tableau de l'agriculture sous l'Ancien Régime. Il rappelle en particulier les droits collectifs de la structure agraire de l'époque : droit de glanage, droit de chaumage, vaine pâture, droit de parcours, La vaine pâture est le droit réciproque que les habitants d'une même paroisse ont d'envoyer leurs bestiaux paître sur les fonds les uns des autres à certaines époques ; lorsque la vaine pâture s'exerce par les habitants de deux paroisses sur le territoire l'une de l'autre respectivement, elle prend le nom de parcours ; à la suite d'une enquête effectuée de 1767 à 1769, une série d'édits furent rendus, de 1769 à 1777 qui, soit abolirent le droit de vaine pâture et de parcours, soit établirent le droit de clôture des héritages dans un certain nombre de provinces ou de régions de France ; en même temps de nombreux arrêts du Conseil autorisaient le partage des communaux. M. Festy apporte d'utiles précisions sur tous ces faits ; son livre est ainsi un indispensable instrument de travail pour les géographes. Ceux-ci peuvent cependant regretter qu'il n'ait pas le souci de préciser l'étendue exacte du territoire sur laquelle ces droits ou ces mesures étaient appliqués. Par exemple, il écrit (p. 30) : « A la veille de la Révolution, la vaine pâture s'exerçait encore sur la moitié des terres du royaume » ; on aimerait connaître l'aire de cette vaine pâture. Mais ces réserves n'enlèvent rien à la qualité de l'ouvrage qui est remarquable." (René Clozier, L'information géographique, 1948) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1901, in-12, xv-338 pp, 2e édition, un portrait de Carrier en frontispice, index, reliure percaline rouge, dos lisse, titres, fleuron et filets dorés, couv. conservées, bon état
"... M. le comte Fleury a donné un grand développement à la portion de la vie de Carrier qui suivit son séjour à Nantes, c'est-à-dire à son procès devant le tribunal du 23 thermidor an II. Il fait revivre le procès des quatre-vingt-onze Nantais, celui du comité révolutionnaire, enfin celui de Carrier lui-même, dans une série de chapitres très animés. L’écueil d'un livre sur Carrier, c'est la nécessité de la répétition. On raconte d'abord sa vie ou plutôt ses crimes à Nantes; mais on ne peut le faire qu’à l’aide des documents que révéleront les procès ultérieurs ; à la suite, on déroule ces procès, et l’on est bien forcé de revenir sur les faits qu’on a détaillés précédemment. Cet inconvénient tout littéraire, les contemporains ne le connurent pas comme nous. C’est, en effet, l’une des singularités les plus étranges de ce temps-là que les crimes de Carrier ne furent connus que lors du procès ; jusque-là, on ignorait, ou, ce qui contribuait à maintenir l’ignorance, ceux qui savaient n'osaient pas parler. Lui-même, le farouche proconsul, une fois parti de Nantes, il sembla oublier ; il rentra à la Conventrfon, cria haro ! contre Robespierre, et ne se trouva pas plus répréhensible que tant d’autres scélérats aux côtés de qui il siégeait. Ceux-ci même se connurent mieux en se contemplant dans Carrier, ce qui ne les empêcha pas de le condamner unanimement. Et ce ne fut que son procès qui découvrit l'horreur et la multitude de ses crimes." (Victor Pierre, Revue des questions historiques) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Ambroise Dupont, 1836-1838, 6 vol. in-8°, 386, 423, 397, 434, 384 et 399 pp, deuxième édition, un portrait gravé de Fleury en frontispice, un fac-similé en dépliant, les 6 tomes reliés en trois volumes demi-basane fauve, dos lisses avec titres, tomaisons, filets, fleurons et palettes dorés (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs aux tomes V et VI, manque la table du tome V, coiffes lég. frottées, bon état (Fierro, 118)
Un des plus importants mémoires sur la Comédie française de la fin du XVIIIe siècle. L'introduction, qui occupe les 31 premières pages, est signée de J.-B.-P. Lafitte. Familier des grands seigneurs, admis dans l'entourage de la reine Marie-Antoinette de par ses fonctions de Régisseur des spectacles de Trianon, Fleury interpréta les grands premiers rôles, sans toutefois égaler Molé, de son propre aveu. Fleury fut sociétaire de la Comédie-Française de 1778 à 1818 et Doyen à partir de 1809. Ses mémoires, publiés par J.-B.-P. Lafitte, sont rédigés sur des notes authentiques. On notera tout particulièrement les faits relatant la période révolutionnaire, durant laquelle il fut emprisonné : pages parmi les plus intéressantes et les plus dramatiques de ses souvenirs. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 1923, in-12, 285 pp, 2e édition, broché, bon état
Table : Un débiteur récalcitrant, Lord Massareenne ; Un anglais membre de la Convention nationale (Thomas Paine) ; Un général massacré par ses troupes, Théobald Dillon ; Un diplomate bien éprouvé, Sir Neil Campbell ; La disparition de Benjamin Bathurst ; Le mystérieux suicide de la Tour du Temple Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Lille, Imprimerie Lefebvre-Ducrocq, 1890-1893, 2 forts vol. in-4°, xv-674 et 869 pp, 4 cartes et plans, 8 fac-similés, 2 vues et 9 portraits hors texte, biblio, index, reliures demi-toile bleu pâle, pièces de titre chagrin vert (rel. postérieure), rousseurs sur les tranches, non coupés, bon état
Très importante étude, qui va de la Déclaration de Guerre à l'Autriche le 20 avril 1792 aux exploits des Corsaires de Dunkerque, et monumental recueil de documents révolutionnaires commentés, qui reproduit toutes les archives. Jules Finot (1842-1908), archiviste paléographe (promotion 1865), était archiviste du Nord. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Editions de Saint-Clair, 1968, 2 vol. pt in-8°, 293 et 269 pp, un portrait-frontispice en couleurs, 24 gravures et portraits hors texte, tiré sur bouffant alfa vergé, reliures simili-cuir décorées de l'éditeur, bon état
Homme de la manigance et du complot, ministre de la Police sous le Directoire et le Consulat, mais aussi sous l'Empire et durant les Cent-Jours, nul n’incarna mieux que Joseph Fouché (1759-1820) l’omnipotence ambiguë des forces de l’ombre et le cynisme de l’Histoire cachée. Survivant aux changements de régimes, tenant les puissants à merci, il fut fait comte d’Empire puis duc d’Otrante par Napoléon. Ses sulfureux Mémoires, rédigés pendant son exil en Autriche, en 1816, apportent sur la Révolution et l’Empire l’extraordinaire témoignage d’un des hommes les mieux renseignés de son temps. À l'image de leur auteur, ses Mémoires, publiés quatre ans après sa mort, en 1824, ont suscité une vive controverse. S'ils sont unanimement jugés passionnants, beaucoup de contemporains ont mis en doute que Fouché en soit l'auteur. Louis Madelin les tient pour authentiques, Jean Savant non, Jean Tulard ne se prononce pas. Une source indispensable à quiconque s'intéresse à l'histoire de la Révolution et de l'Empire. — "Il est certain que Fouché a songé à écrire ses mémoires entre 1815 et 1820. Le texte paru en 1824, quatre ans après sa mort, est-il authentique ? Alphonse de Beauchamp, ancien employé du comité de sureté générale puis du ministère de la police, historien des guerres de Vendée et fabricant de mémoires s'en est déclaré l'auteur. (...) Autre problème : celui de la partialité du témoignage. L'intérêt de l'ouvrage n'en est pas moins certain." (Tulard, 560) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Société des Bibliophiles / New York, Merrill and Baker, s.d. (1903), 2 vol. in-8°, li-302 et xi-344 pp, 10 gravures et portraits hors texte sous serpentes, reliures percale bleue de l'éditeur, titres dorés au dos, têtes dorées, reliures frottées, bon état Tiré à 503 ex. numérotés sur vergé (Versailles Edition). Texte en anglais
Complet en 2 volumes. De cette "Versailles Edition" limitée et numérotée, seuls 503 exemplaires en anglais ont été imprimés (n° 349, les 2 volumes sont numérotés). Compilée par Léon Vallée, la collection “Courtiers and Favourites of Royalty” comprend vingt volumes de « Mémoires de la Cour de France avec illustrations et fac-similés de documents provenant des Archives nationales françaises ». — Homme de la manigance et du complot, ministre de la Police sous le Directoire et le Consulat, mais aussi sous l'Empire et durant les Cent-Jours, nul n’incarna mieux que Joseph Fouché (1759-1820) l’omnipotence ambiguë des forces de l’ombre et le cynisme de l’Histoire cachée. Survivant aux changements de régimes, tenant les puissants à merci, il fut fait comte d’Empire puis duc d’Otrante par Napoléon. Ses sulfureux Mémoires, rédigés pendant son exil en Autriche, en 1816, apportent sur la Révolution et l’Empire l’extraordinaire témoignage d’un des hommes les mieux renseignés de son temps. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Chez Cuchet, An II (1793), 5 vol. in-8°, xxxii-506, 496, 474, 502 et 454 pp, 10 tableaux dépliants hors texte, vignettes, bandeaux, index, errata, reliures plein papier marbré à la bradel, dos lisses à filets dorés, pièces de titres basane carmin, tranches jaunes, bon état
Par Antoine de Fourcroy, chimiste et homme politique français (1755-1809). Clerc d'avoué, Fourcroy est encouragé par Félix Vicq d'Azyr à étudier la médecine. Reçu docteur en 1780, il enseigne la chimie de 1783 à 1787 à l'Ecole vétérinaire d'Alfort. En 1787, il publie en collaboration avec Guyton de Morveau, Lavoisier et Berthollet la Méthode de nomenclature chimique, qui révise et codifie les termes utilisés. A partir de 1784, il est professeur de chimie au Jardin du roi (sa Philosophie chimique a été traduite en onze langues). Il siège jusqu'en 1795 à la Convention et participe à la création ou à la réorganisation de nombreuses institutions (écoles de médecine et de droit, Ponts et Chaussées, Centrale, Polytechnique où il enseigne la chimie, lycées et collèges). Il fait adopter la loi sur les poids et mesures. Ses travaux scientifiques concernent l'analyse de minéraux (il montra notamment en 1804 l'identité de composition chimique de l'aragonite et de la calcite, les deux formes de carbonate de calcium), le quinquina, plusieurs composés détonants, les céréales, le tartre des dents, le lait, la bile. Parmi ses œuvres, on peut citer Recherches sur le métal des cloches, Entomologia parisiensis (1785), Eléments d'histoire naturelle et de chimie (1786), La Médecine éclairée par les sciences physiques (1791), Analyse chimique de l'eau sulfureuse d'Enghien (1788) et Traité complet des eaux minérales de France (1792). Il a inventé l'analyse immédiate. Conseiller d'État, comte d'Empire, il meurt dans l'amertume de n'avoir pas occupé le rang le plus élevé de l'Université... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albin Michel, 1984, in-8°, 284 pp, 7 cartes, broché, couv. illustrée, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albin Michel, 1986, in-8°, 265 pp, préface de Pierre Chaunu, 10 cartes et documents, broché, couv. illustrée, bon état
23 décembre 1793 : la Vendée, qui vient de semer cent mille cadavres sur les routes de Normandie et de Bretagne, expire à Savenay. "La France, l'Europe entière, écrira Kléber, connaissent toutes les atrocités qu'on a exercées sur ces misérables. Ma plume se refuse de les décrire." La Convention ne pourrait-elle se contenter de cette victoire sanglante et accepter le dialogue plusieurs fois amorcé par les insurgés ? Non, "il faut envoyer dans ce pays une armée incendiaire, en sorte que pendant un an nul homme, nul animal ne puisse subsister sur ce sol". La proposition a été faite, le 7 novembre, à l'Assemblée nationale. Alors arriva en ce pays Turreau, à qui le Pouvoir donne une consigne précise : "Extermine les brigands jusqu'au dernier, voilà ton devoir !" Pendant qu'à Paris la Révolution éreintée par la Terreur, tourbillonne sur elle-même et entre en convulsion, Turreau, en Vendée s'essouffle à massacrer et à brûler. Ses torches rallument un conflit prêt à s'éteindre et que ses auteurs qualifient désormais d'acharné, horrible, exécrable, infernal... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
France de la Révolution à nos jours par la presse et l'image.
Reference : 14600
(1977)
Livre Club Diderot, 1977, in-4°, * pp, 22 fac-similés (gravures, journaux, affiches, en noir et en couleurs) sous trois chemises, le tout dans un étui cartonné éditeur, dos lég. abîmé
1. De la Révolution française à la fin du Second Empire ; 2. De l'avènement de la IIIe République à la guerre de 1914-1918 ; 3. Du Front populaire à mai 1968. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Grasset, 1932, in-12, viii-340 pp, préface de André Bellessort, oeuvres de Brissot, sources, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Flammarion, 2006, gr. in-8°, 567 pp, 32 pl. d'illustrations en couleurs, notes, sources, index, broché, bon état
Marie-Antoinette : une figure mythique. jugée sévèrement par ses contemporains, et par l'Histoire, perçue tour à tour comme une reine "scélérate", puis une victime expiatoire, elle a pourtant toujours été unanimement admirée pour son inébranlable courage face aux grands cataclysmes du siècle. Devenue reine de France à peine sortie de l'adolescence, elle est investie par sa mère, la puissante impératrice Marie-Thérèse d'Autriche, de la mission de protéger les intérêts de son pays auprès du roi. Toute sa vie elle jouera un rôle politique ambigu, s'attirant d'abord la méfiance et bientôt la haine du peuple français. Avec l'objectivité et la précision qui caractérisent toute son œuvre d'historienne, Antonia Fraser retrace le voyage initiatique de la reine. Elle examine, avec un foisonnement de détails, sa personnalité et son parcours : l'enfance, l'influence des liens familiaux, les relations conjugales marquées par un mariage longtemps non consommé, la venue tant attendue de ses enfants, son idylle avec le comte Axel Fersen, ses contacts avec de grandes figures de la Révolution, et enfin ses efforts héroïques pour sauver sa famille, et la monarchie, de la tempête révolutionnaire. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Daragon, 1911, in-8°, 409 pp, une gravure sous serpente en frontispice, broché, bon état (Parois, 439)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Maurice d'Hartoy, 1948, in-8°, 636 pp, préface de Léon Bloy, nombreux documents inédits tirés des archives de Belgique, lettres inédites de David, documents de l'époque révolutionnaire inconnus de la génération actuelle, broché, pt accroc au coin inf. du 1er plat et des 4 premiers feuillets, sinon bon état. Rare
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Flammarion, 1983 in-8°, 458 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Une biographie très favorable à l'Incorruptible en qui l'auteur voit un utopiste sincère, mais aussi un avocat pointilleux et travailleur, en quête d'une « cité humaine », lieu d'harmonie de bonheur et de foi. Pour Jean-Claude Frère, Robespierre est l'âme de la Révolution qui, en quelque sorte, mourra avec lui. Il évoque certes le fait que son héros ait dû, sous la pression des circonstances, se rallier à une « justice, prompte sévère et inflexible » (page 424), doux euphémisme en préambule à la Terreur, mais c'est pour mieux mettre en lumière l'idéologie défendue par Robespierre, inspiré du Contrat Social de Rousseau et très éloignés des compromissions auxquelles conduit l'action politique du gouvernement des comités. — "Jean-Claude Frère a écrit une biographie classique. Il insiste sur le rôle de Robespierre à la Constituante. Sa voix faible déclenche parfois des rires. Mais son programme de démocratie intégrale donne une grande cohérence à ses interventions. De plus ses meilleurs discours sont publiés dans Les Révolutions de France et de Brabant de Camille Desmoulins, son camarade du collège Louis-le-Grand. Il avait demandé, en vain, l'abolition de la peine de mort et s'était opposé à la guerre pendant l'hiver 1791-1792, mais, celle-ci une fois engagée, il se fait l'avocat de la Terreur (époque trop rapidement traitée) et, de juillet 1793 à juillet 1794, il eut une influence prépondérante sur le Comité de Salut public, c'est-à-dire le gouvernement de la France. Toutefois l'auteur estime que « la dictature robespierriste est une fable, ou mieux une simplification proposée par des historiens partiaux afin de ne pas s'interroger davantage sur les raisons fondamentales de sa fortune politique ». Jean-Claude Frère passe très vite sur les idées religieuses de Robespierre et la création du culte de l'Etre suprême." (Jacques Godechot, Revue Historique, 1988) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Bordeaux, Cadoret, 1910, gr. in-8°, 174 pp, broché, non coupé, très bon état. Rare
Thèse de doctorat en droit. — "M, R. de Frémont, avocat, a étudié in abstracto les doléances financières du tiers-état du Périgord en 1789, d'après les cahiers des paroisses conservés aux archives départementales." (Annales du Midi, 1911) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1909, in-8°, xix-560 pp, nouvelle édition, un portrait héliogravé en frontispice, index, broché, couv. lég. salie, bon état
Remarquables mémoires qui commencent avec la fin de l'Ancien Régime pour se terminer sous la Restauration, particulièrement intéressants pour l'atmosphère parisienne durant ces périodes. — "Les mémoires de Frénilly (1768-1828), nous donnent le point de vue d'un royaliste sur Napoléon. Ils évoquent la vie du Faubourg Saint-Honoré sous l'Empire : difficultés financières, salons parisiens, rapports avec les ralliés." (Tulard, 573) – "Monarchiste ultra, admirateur de Charles X, mais très critique à l'égard de Louis XVI et de Louis XVIII, il manifeste une hostilité sans faille à la Révolution. Au 10 août, il fait partie des troupes qui protègent la retraite du roi vers l'Assemblée et le récit qu'il en fait est de premier ordre. Réfugié après les massacres de septembre à Loches, il n'émigre pas et décrit le mouvement révolutionnaire jusqu'au bout, de 1789 à 1800." (Fierro, 575) – "Esprit entier, le baron François-Auguste Fauveau de Frenilly (1768-1848) brosse des portraits pleins d'esprit et souvent très critiques de la cour et de la société de la Restauration. Son témoignage est intéressant et la franchise du personnage le préserve des semi-vérités." (Bertier, 438) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Baudouin Frères, 1824, in-8°, xiv-390 pp, reliure demi-basane havane, dos lisse avec filets dorés, pièces de titre et d'auteur basane noire, tranches mouchetées (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, dos lég. frotté, bon état (Coll. des Mémoires relatifs à la Révolution française)
"Tentative de justification des excès commis par Fréron lors de la répression qu'il exerça à Marseille et à Toulon d'octobre 1793 à janvier 1794" (Fierro, 576). — "(...) Outre sa carrière de journaliste, F. s'illustra surtout comme révolutionnaire. Malgré ses alliances royalistes, il prit part à tous les événements de la Révolution, après avoir renoué avec ses anciens camarades Desmoulins et Robespierre. Il fut chargé de plusieurs missions dans les départements, par exemple à Marseille en 1793, où, par des atrocités, il essaya avec Barras de soumettre cette ville à l'autorité de la Convention. Encore en 1793, lorsque les Anglais se furent emparés de la ville de Toulon, Fréron fut chargé de la reprendre. Il commença par changer le nom de Toulon en celui de Port-la-Montagne, et fut responsable de l'exécution de centaines de Toulonnais. Au mois de mars 1794, le Comité de Salut Public le rappela à Paris, où il fit partie du Club des Cordeliers, et fut lié à la faction de Danton et de Desmoulins, contre Robespierre. Lors de la chute de ce dernier, le 9 thermidor (27 juil. 1794), Fréron et Barras dirigèrent l'attaque contre l'hôtel de ville, citadelle des robespierristes. Toujours avec Barras après les événements du 1er prairial An III (20 mai 1795), il reçut l'ordre de désarmer les habitants du faubourg Saint-Antoine, qu'il tenta en vain de raser. Vers la fin de la Révolution, il essaya de faire valoir son élection à la Guyane au Conseil des Cinq-Cents mais il fut repoussé. Après la révolution du 18 brumaire, il n'eut qu'un poste médiocre dans l'administration des hospices, en dépit de ses rapports personnels avec les Bonaparte." (Lawrence Lynch, Dictionnaire des journalistes) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Grasset, 1941, in-8°, 284 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Tallandier, 1926, in-8°, 282 pp, 18 gravures hors texte, imprimé sur beau papier, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque “Historia”)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Lyon-Paris, Editions IAC, 1957, in-8°, 224 pp, préface d'Edouard Herriot, avant-propos de André Fugier et André Leroi-Gourhan, 3 hors texte et un plan de Lyon en 1795, 13 appendices documentaires, broché, jaquette illustrée, bon état
"On pouvait sans doute attendre beaucoup dans l'avenir, d'après ce travail prometteur, de Renée Fuoc, (victime d'un accident de montagne), dont ses maîtres lyonnais ont tenu à préfacer la publication (posthume). Etude minutieuse, où le récit n'est pas sacrifié, d'où les considérations générales ne sont pas absentes. Le premier est d'une érudition impeccable ; les secondes s'efforcent à démêler un écheveau complexe d'interférences politiques, économiques et, au fond, sociales. Déjà dans "Lyon n'est plus" (dont voici, en somme, la suite avec la Terreur Blanche), Ed. Herriot avait remarqué, en citant le témoignage d'un bourgeois lyonnais (à la fin de 1792) : « la colère qui sévissait naguère contre le noble s'exerce maintenant contre le marchand ». Renée Fuoc décrit Lyon au début de 1795, dressant le bilan des pertes matérielles, parmi les difficultés économiques – et, particulièrement, la crise grave de la soierie, avec la chute de l'assignat, la hausse des prix, la pénurie des subsistances. Mais c'est aux causes et aux manifestations de la vie politique que s'attache surtout l'auteur. Cependant, « le gigantesque bouleversement des fortunes qu'auraient pu entraîner les confiscations de l'an II fut évité » ; on vit alors revenir de nombreux fabricants émigrés en Suisse pour échapper à la répression. Les contre-révolutionnaires sont devenus les maîtres de la cité ; autant d'éléments de troubles : prêtres réfractaires (avec Linsolas), déserteurs, prisonniers évadés, émigrés aussi ; les faux passeports, les faux certificats de résidence sont d'un achat facile ; les faux assignats ne manquent pas non plus ; enfin « des brigands couraient les campagnes » ; surtout des jeunes gens désœuvrés, « embusqués » (réfractaires à la réquisition), constituent, comme à Paris, une véritable jeunesse dorée. Le souvenir de la Terreur, la campagne de Pelzin dans le « Journal de Lyon et du département du Rhône » (à partir de février 1795), un « formidable mouvement de haine contre les extrémistes » se conjuguent avec les intrigues royalistes nouées de Berne par le fameux Wickham, et les complicités d'un Louis de Précy, d'Imbert-Colomès. Contre les terroristes (les « mathevons »), c'est bientôt une « frénésie homicide » , où le Comité révolutionnaire du district, n'ayant de révolutionnaire que le nom !, joua un rôle capital. Après des rixes et des règlements de comptes individuels, ce sera le massacre des prisons (4 mai), qui fera une centaine de victimes, dont le « scélérat Dorfeuille », l'ancien président de la Commission de Justice populaire établie à Lyon au lendemain du siège. Il avait circulé une « Liste générale des Dénonciateurs et des Dénoncés » (imprimée à Lausanne). R. Fuoc ne pouvait esquiver le problème de la Compagnie de Jésus, cette « appellation énigmatique, conclut-elle, s'appliquant à un groupement assez lâche d'égorgeurs d'obédience royaliste ayant des chefs et commettant des crimes en série selon un plan concerté d'avance » (p. 85). Mais de nombreux meurtres furent aussi le fait de simples particuliers. « Les vengeances privées naquirent du besoin du peuple de se faire justice lui-même et de la défaillance des autorités ». Certes, la répression avait été atroce dans la ville révoltée... Le massacre des prisons fut une tuerie anonyme, mais les meurtres particuliers sont à bien distinguer de cette dernière. Des autorités parisiennes, au début, l'attitude fut à la fois méfiante envers Lyon, et conciliante envers ses intérêts commerciaux : « en vérité, les adversaires avaient peur l'un de l'autre » (p. 62). C'est l'évolution de la situation à Paris même qui permit enfin à la Convention de ne plus ménager les royalistes. D'où le décret répressif du 24 juin, appliqué par Poullain- Grandprey. Ainsi la crainte d'un retour à la Terreur ramena à l'obéissance les Lyonnais et Lyon n'aura pas de 13 Vendémiaire." (Paul Leuilliot, Annales ESC, 1960) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 1978, in-8°, 259 pp, broché, bon état (Coll. Bibliothèque des Histoires)
"La Révolution française peut être interprétée à la fois comme le produit de ce qu'elle a appelé l'Ancien Régime, et comme l'avènement de la civilisation où nous vivons depuis. Dans le premier cas, elle est le grand spectacle de ce qui s'est passé avant elle ; dans le second, elle inaugure le cours de l'égalité et de la démocratie modernes. Ce livre est une tentative pour la penser sous ces deux aspects, en renouant avec des questions posées par la tradition historiographique du XIXe siècle." — Avec Penser la Révolution française (1978), François Furet, en désacralisant la Révolution, en contestant une historiographie qui admettait mal la prise de distance à l'égard de l'objet, faisait œuvre révolutionnaire. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.