8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Hachette, 1989, in-8°, 333 pp, broché, bon état
L'Héritage de la Révolution française a pour ambition d'offrir des points de repère essentiels au long de l'itinéraire commencé il y a deux cents ans. Des spécialistes de plusieurs nations se sont réunis autour d'une question qui leur est commune : comment les principes de 1789 n'ont cessé de modeler la civilisation politique apparue à cette époque et dans laquelle nous vivons toujours. De ces principes, la première partie de l'ouvrage établit un répertoire critique, à la lumière des grandes pensées qui ont cherché à en pénétrer les difficultés et les conséquences. La seconde est plus spécifiquement consacrée à l'étude d'expériences historiques particulières, dans leur relation à l'événement matriciel français : les nationalités européennes, les socialismes, les rapports du national et du social avec la démocratie politique... Cet inventaire, s'il est lucidement fait, ne porte pas à un optimisme inconsidéré : ce temps du bicentenaire de la Révolution française est encore plein des grandes tragédies européennes du XXe siècle. Mais au moins peut-il délivrer des illusions de l'historicisme la réflexion historique sur les origines et sur la nature de la démocratie; et permettre ainsi, dans la sphère publique de cette fin du XXe siècle, des choix mieux éclairés. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Flammarion, 1988, fort pt in-4°, 1122 pp, 32 planches hors texte d'illustrations en noir et en couleurs, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état
Avec la collaboration de Bronislaw Baczko, Keith M. Baker, Louis Bergeron, David D. Bien, Massimo Bofa, Gail Bossenga, Michel Bruguière, Yann Fauchois, Luc Ferry, Allan Forrest, Marcel Gauchet, Gérard Gengembre, Joseph Goy, Patrice Gueniffey, Ran Halevi, Patrice Higonnet, Bernard Mannin, Pierre Nora, Philippe Raynaud, Jacques Revel, Denis Richet, Pierre Rosanvallon. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Club du meilleur livre, 1961, in-8° carré (20 x 18), 434 pp, 123 illustrations dans le texte, préfaces d'André Castelot et Armel de Wismes, reliure pleine toile beige ornée du Sacré-Cœur rouge arboré par les insurgés et les Chouans en tissu rouge, signet, rhodoïd (rel. de l'éditeur), bon état
"C'est avec intérêt et émotion que nous avons lu cet excellent ouvrage du regretté Emile Gabory, dont la Revue a publié à plusieurs reprises des études historiques d'une sûre érudition et d'une lecture attachante. Né, en 1872, d'une famille de viticulteurs de la Loire-Atlantique, élève de l'Ecole des Chartes, archiviste à Bordeaux à la Roche-sur-Yon, puis à Nantes, il se passionna, dès sa prime jeunesse, pour les guerres de Vendée. Connaissant admirablement les sites où elles se déroulèrent et ayant à sa portée une immense documentation, Emile Gabory s'en fit le magistral historien. Comme c'était le cas pour Lenôtre, les personnages qu'il évoquait étaient déjà pour lui d'intimes connaissances ; il savait leurs parentés, leurs domiciles, leurs caractères et même leurs tics ; c'était donc un être ou un visage qui surgissait devant lui quand il déchiffrait un nom dans un ordre du jour ou sur un arrêté de proscription. Son ouvrage sur "L'Angleterre et la Vendée" lui avait valu le Grand Prix Gobert de l'Académie française. Après avoir publié de nombreuses études historiques et enrichi les archives départementales ou communales confiées à sa garde, il se retira dans son village natal où il mourut le 15 mars 1954. Ses écrits lui survivent ; ils n'ont pas pris une ride et cet ouvrage sur "Les grandes heures de la Vendée", qui vient de paraître, le prouve. Contant une guerre atroce, l'historien reste à la fois objectif et profondément humain. Il rend une égale justice à des adversaires qui se battirent pour un idéal différent, stigmatisant ceux qui témoignèrent de la cruauté et rendant hommage à ceux qui furent parfois humains. Il termine l'histoire de ces guerres par la tentative de soulèvement de la duchesse de Berry et montre que les flls des héros de 1791-1800 condamnèrent la reprise d'une guerre fratricide. Excellent ouvrage d'un historien qui domine toujours son sujet." (André Gavoty, Revue des Deux Mondes, 1963) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Laffont, 1989, fort in-8°, xiv-1476 pp, introduction de Xavier du Boisrouvray, 16 pl. de gravures hors texte, 16 cartes, dictionnaire biographique, dictionnaire géographique et bibliographie, broché, couv. illustrée, ex-dono manuscrit sur la page de faux-titre, état correct (Coll. Bouquins)
Contient le texte intégral de ses quatre ouvrages indispensables à l'amateur de la période : La Révolution et la Vendée – Napoléon et la Vendée – Les Bourbons et la Vendée – L'Angleterre et la Vendée. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Auguste Ghio et Verdun, impr. Renvé-Lallemant, 1874, in-8°, 412-(1) pp, broché, couv. imprimée, pt réparation en haut du dos, bon état. Rare
Remarquable ouvrage, fort rare, de l'abbé Charles-Nicolas Gabriel (1826-1894), historien meusien. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Etoile-sur-Rhône, Nigel Gauvin, 1991, gr. in-8°, 352 pp, préface de Jean Tulard, 10 gravures hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
En 1791, se formèrent dans la Drôme de nombreux bataillons de volontaires pour la défense de la patrie et des acquis révolutionnaires. Deux siècle après, M. Garcin nous relate dans cet ouvrage remarquablement documenté, ce que fut la véritable histoire des bataillons de volontaires et des généraux drômois. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Grenoble, Maisonville et fils, 1861, in-8°, 40 pp, broché, bon état, envoi de l'auteur à M. Emile Flamant, avocat
L'auteur (1836-1892) était avocat à la cour d'appel de Grenoble, juge suppléant à Gap (à partir de 1862), Procureur de la République. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Editions de la Nouvelle France, 1954, in-8°, 272 pp, illustrations en couleurs de Timar, cart. éditeur, fragile jaquette illustrée conservée, bon état
Souvenirs de la vie maritime de l'auteur, qui a couru les mers en compagnie des pires corsaires ennemis de l'Angleterre, dont Surcouf, et alors que la guerre sur l'eau fait rage entre la France et son plus mortel ennemi... Le récit “Voyages, aventures et combats” écrit par Louis Garneray et probablement révisé par Edouard Corbière, a été publié la première fois en feuilleton dans “La Patrie” durant l'été 1851, puis édité en livre dans les mois qui suivent. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Les Presses Artistiques, 1982, in-8°, 98 pp, préface de Jean Favier, 62 gravures et cartes dans le texte et à pleine page, chronologie, biblio, broché, couv. illustrée, bon état. 451 numéros décrits
I) Vers la Révolution. 1. La crise sociale et idéologique - 2. La crise institutionnelle et politique ; II) La fin de l'absolutisme. 1. La révolte juridique - 2. Les révoltes populaires ; III) Tentative de monarchie constitutionnelle. 1. La Constituante jusqu'à la fuite du roi - 2. La chute de la royauté ; IV) L'établissement de la République. 1. La fin de la famille royale - 2. La Gironde contre la Montagne ; V) La dictature de Salut public ; VI) La république bourgeoise. 1. La fin de la Convention et la réaction des modérés - 2. Le Directoire ou le règne des notables ; VII) L'unification nationale ; VIII) Les conquêtes sociales. 1. Les libertés - 2. L'égalité ; IX) Les manifestations artistiques. 1. La peinture et la gravure - 2. La musique - 3. Le théâtre ; X) L'enseignement ; XI) Sciences et patrimoine ; XII) La politique religieuse. 1. La Constitution civile du clergé - 2. Laïcisation et déchristianisation - 3. Renaissance et persécution du catholicisme ; XIII) Les guerres de la liberté. 1. De la paix à la guerre défensive - 2. Les victoires de l'An II - 3. La politique de conquête ; XIV) Contre-révolution et guerre civile. 1. Emigration et opposition royaliste - 2. La Vendée. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Berger-Levrault, 1936, pt in-8°, 319 pp, un portrait hors texte, broché, couv. défraîchie et lég. salie, état correct, envoi a.s. à Joseph Van Melle, directeur technique à l'imprimerie Berger-Levrault dès 1917
"On lira avec beaucoup d’agrément ce livre facile et clair qui, remplaçant les anciennes biographies du comte Pajol et de Friedrich Teicher, met au point l’état actuel de nos connaissances sur celui dont Napoléon a dit qu’il « savait la guerre ». Il le montra bien dans Mayence assiégée, en Vendée, en Allemagne, et surtout dans cette expédition d’Égypte qui fut l’épisode essentiel de cette brève et valeureuse carrière. Au surplus, il n’agit pas seulement en soldat, mais en administrateur et en diplomate, entamant avec la Turquie de périlleuses négociations, gouvernant la terre des Pharaons en colonial averti. On connaît le rapport qu’il rédigea le 26 septembre 1799 pour exposer « aux citoyens directeurs » la situation critique dans laquelle Bonaparte lui a laissé « l'énorme fardeau de l’armée d’Orient ». M. Garçot le reproduit en appendice en y ajoutant les observations que Bonaparte formula à Sainte-Hélène pour en réfuter les arguments." (Louis Villat, Revue des questions historiques, 1937) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Beauchesne, 1929, in-8°, 356 pp, 8 gravures hors texte, broché, bon état
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P., Les Editeurs Associés, s.d. (1935), in-12, 127 pp, broché, couv. illustrée, bon état. Peu courant
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1897, in-8°, iii-392 pp, broché, dos lég. abîmé, état correct
"... L'auteur raconte longuement l'assassinat de Marat par Charlotte Corday (p. 45-87), le procès devant le tribunal révolutionnaire et l'exécution. C'est encore à ce tribunal que l'auteur nous transporte, pour voir juger Marie-Antoinette (p.109-144), les Girondins (p. 145-151), Hébert et ses complices (p. 153-174), Danton (p. 203-220), enfin Fouquier-Tinville (p. 273-305). A travers ces lugubres scènes, nous assistons à la fête de la Régénération du 10 août 1793 (p. 89-97), qui, le côté déclamatoire et exagéré mis à part, devait produire un effet prodigieux sur des esprits simples, sur des âmes toutes vibrantes aux mots nouveaux de Liberté, de Fraternité et d'Égalité ; et à la fête de l'Être suprême du 18 juin 1794, la fête déiste après la fête athée (p. 221-233), dont David avait tracé le pompeux programme... M. Gaulot consacre encore quelques chapitres aux mois républicains (p. 99-108) ; à l'affaire de la compagnie des Indes (p.175-201), au sujet de laquelle il entre dans de curieux détails ; aux trois journées de thermidor (p. 235-272) ; au 13 vendémiaire. Enfin ils'occupe, en quelques pages (p. 307-322), de la fameuse question de la survivance de Louis XVII... Pour compléter cette analyse du livre, nous ajouterons qu'il se termine par la liste des membres de la Convention, avec leurs votes dans le procès de Louis XVI, et qu'il est orné de plusieurs gravures, reproductions de portraits et estampes de l'époque." (G. de B., Revue des questions historiques, 1897) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Beauchesne, 1912, in-8°, xi-438 pp, index, broché, bon état
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Beauchesne, 1914, in-8°, xv-540 pp, index, broché, bon état
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Beauchesne, 1927, in-12, 174 pp, biblio, broché, bon état
"C'est une idée excellente que d'avoir voulu, après les très nombreuses narrations des massacres de septembre, en dégager les antécédents et les conséquences politiques. Du voile brillant de métaphores jeté par Michelet, au silence voulu de M. Aulard, les historiens ont, en général, fui devant l'obligation de préciser les responsabilités du grand crime. Pour ne pas voir les coupables haut placés, ils se sont acharnés sur Marat, Panis, Sergent, Maillard et sa horde, un fou, des scribes et des bourreaux. M. Gautherot, à très juste titre, ne veut pas que l'histoire s'en tienne là. (...) Il faut bien dire que le style, coloré, énergique, incisif, est cependant loin de convenir au ton de l'histoire. La passion l'anime à chaque ligne ; c'est le langage de la polémique, et de la plus violente. Si justifiée que soit l'émotion de l'auteur, il est fâcheux, pour le but même qu'il poursuit, qu'elle ne se contienne pas mieux..." (E. Lavaquery, Revue d'histoire de l'Église de France, 1928) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
PUF, 1926 in-8°, 478 pp, 8 gravures hors texte, index, broché, bon état
"Je crois bien que l'ouvrage de Mr Gautherot est le premier entièrement consacré à la biographie du maréchal de Bourmont. Mettant en scène un homme de l'époque des Fouché et des Talleyrand, l'auteur s'écrie, à juste titre (p. 278) : « En vérité, la conduite des hommes d'une telle génération n'échappe-t-elle pas aux règles normales » ? Et il a raison de mettre en lumière les aspects sympathiques de la vie de Bourmont : le rôle chevaleresque, en Vendée, du jeune et élégant adjudant de Condé ; la vaillance, en Russie, puis en Saxe et en Champagne, du général de Napoléon, la fidélité aux Bourbons du vainqueur d'Alger, soudainement déchu de ses hautes fonctions et, par surcroît, totalement ruiné. Mais que de longs et stériles efforts, de la part de l'auteur, pour prouver que Bourmont fut l'innocente victime du perfide Fouché, pour établir que Bourmont songea toujours à la France, alors que ses collègues briguaient « des grades, des commandements, des honneurs ». Pour Vandal et Esquer, Bourmont fut « le pire des ambitieux et intrigants ». Pourquoi le pire ? Mais en revanche, fut-il meilleur que Cambacérès, Pichegru ou Augereau ? Pourquoi ces sur ou sous-estimations dans un sens ou dans l'autre, alors qu'il est si simple de reconnaître que, à cette époque, l'instabilité des temps et l'attitude des dirigeants eux-mêmes rendait bien difficile aux hommes conscients de leur valeur une marche en ligne droite et tête haute. Malheureusement pour sa réputation, Bourmont, au cours de sa carrière, n'a pas seulement zigzagué, il a un jour fui. J'ai lu avec une attention particulière le long chapitre dans lequel M. Gautherot essaye de justifier la trahison de son héros, au matin du 15 juin 1815... Je recommande la lecture du livre de M. Gautherot. Il est homogène, bien charpenté, rédigé avec soin et, en dépit de mes objections, sympathique." (Frans van Kalken, Revue belge de philologie et d'histoire, 1927) — "M. Gustave Gautherot a eu à sa disposition les papiers de Bourmont. Il s'en est servi pour écrire une biographie de ce personnage qu'il appelle, après Barbey d'Aurevilly, “Un gentilhomme de grand chemin”. Il semble que ces archives de famille, riches surtout en documents postérieurs à 1815, ne contiennent pas grand'chose sur l'épisode le plus important de la vie de Bourmont, qui est son rôle pendant les Cent-Jours. M. Gautherot discute minutieusement les témoignages connus, sans que son plaidoyer, du reste prudent, emporte la conviction du lecteur. Que Bourmont ait, à la veille de Waterloo, déserté seulement, et non trahi à proprement parler, la différence n'est pas grande pour un soldat. Il était, au fond, conspirateur et politicien bien plus que militaire." (Raymond Guyot, Revue Historique, 1928) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Maspero, 1977, in-8°, 241 pp, sources et travaux, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. Textes à l'appui)
"Cette excellente étude, de lecture aisée et passionnante, apporte sur le « mouvement paysan » au début de la dévolution française à la fois une réflexion théorique, critique, élaborée et structurée, et une documentation de première main qui, pour être localisée étroitement, n'en a pas moins de valeur générale. L'analyse historique concrète porte sur une quinzaine de communes du district d'Amiens, comptant près de 2000 feux en 1780. Elle présente d'abord, en quelques pages exemplaires, la structure sociale des villages, reconstituée d'après les rôles de la taille : le prolétariat rural y constitue le quart de la population ; plus de la moitié de celle-ci est faite de paysans pauvres, incapables de subsister avec le produit de leur très petite exploitation ; les paysans moyens ne représentent que 17 % du total ; tandis que, à eux tous, paysans riches, fermiers des droits féodaux, meuniers et bourgeois forment l'étroit sommet de la pyramide sociale (8 % ). La connaissance de cette structure sera indispensable pour comprendre les deux parties suivantes, dynamiques, du travail de F. Gauthier : avant la Révolution, la lutte de la paysannerie contre l'expropriation ; pendant la Révolution, les tentatives de réappropriation et de partage des biens communaux. La résistance de la paysannerie aux usurpations féodales, à la politique monarchique d'adjudication de biens communaux, aux tentatives d'expropriation est décrite avec précision. (...) Contre F. Furet et D. Richet, contre N. Poulantzas, critiqués avec autorité dans l'introduction (pour avoir négligé « le caractère spécifique du mouvement de masse »), contre G. Lefebvre présentant ce mouvement paysan comme « rétrograde », F. Gauthier reconnaît aux paysans pauvres, égalitaristes radicaux, d'inspiration « petite-bourgeoise », dit-elle, un rôle de premier plan dans la Révolution à la campagne. L'utilisation de leur mouvement dans l'intérêt de la paysannerie aisée et l'échec de leurs projets égalitaires n'autorisent pas, pour autant, a les faire disparaître de l'histoire." (Bernard Kayser, Études rurales, 1979) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1933 in-12, 316 pp, 8 gravures hors texte, cartonnage éditeur (lég. défraîchi), bon état (Bibliothèque historique Plon)
"Un récit très vivant et complet du long duel de Mme de Staël et de Napoléon, cette lutte entre le « souverain de l'action » et « l'impératrice de la pensée. ». La déconvenue et les déboires, les ambitions et les menées de Mme de Staël, d'abord admiratrice indiscrète de Bonaparte, ensuite opposante tenace et « incorrigible intrigailleuse », enfin ralliée un instant au Napoléon de 1814 : M. Gautier nous expose les péripéties de cette lutte avec une sûreté et une richesse d'information qui complète, renouvelle ou précise ce que d'autres avaient dit sur ce sujet. L'impression fâcheuse que pourrait produire tout ce qu'il y a d'un peu occulte et policier dans cette histoire, où le cabinet noir et les rapports secrets jouent un rôle éminent, est heureusement corrigée par des portraits alertes et un suffisant rattachement à l'histoire générale et au mouvement contemporain des idées." (F. Baldensperger, Revue critique d'histoire et de littérature, 1903) — "Ce livre, remarquable par l’abondance et la précision de renseignements, dont beaucoup étaient inédits, l’est aussi bien par l’art de l’exposition. M. Paul Gautier sait conter et il sait peindre. Les portraits qu’il a semés dans le récit, ceux d’un Necker, d’un Fouché, d’un Bernadotte, sont d’une touche juste, fine, spirituelle. La figure de Mme de Staël apparaît en plein relief : voilà bien cet incurable ennui dont elle soutire et qui la jette dans toute sorte d’agitations, cet orgueil, cette personnalité exubérante, ce besoin de tout rapporter à soi, et aussi ce courage, cette énergie, cet amour vrai des idées, cette noblesse d’âme, ce continuel progrès, cette sorte d’ascension vers un idéal supérieur. Le nouvel historien de ce duel fameux a su conserver à la question elle-même toute son ampleur ; en outre, les vues qu’il nous ouvre de plus d’un côté nous aident à mieux comprendre certains aspects du gouvernement de Napoléon." (René Doumic, Revue littéraire, 1903) — "Le beau livre de M. Gautier n'est pas seulement un important chapitre de notre histoire littéraire entre 1800 et 1815, c'est aussi une contribution capitale à l'histoire politique et diplomatique de l'Empire. Sous le rapport politique, il nous rend le très grand service de nous renseigner abondamment sur ce mouvement d'opposition qu'on a longtemps soupçonné, que des travaux récents ont commencé à nous révéler, que le travail actuel nous fait voir avec toute son ampleur et toute sa portée. Au point de vue diplomatique, les rapports d'Andréossy et les dépêches de M. de Cabre nous montrent sous un jour curieux le rôle de Mme de Staël en Autriche et en Suède." (Ch. Dufayard, Revue Historique, 1904) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Tallandier, 1976, 6 vol. in-8°, 370, 378, 376, 380, 376 et 378 pp, 426 gravures, chronologie, imprimé sur vélin des Gorges de l'Andlau, reliures plein cuir fauve de l'éditeur, dos lisses avec titres et caissons dorés, décor doré sur les plats, d'après un exemplaire original datant du XVIIIe siècle, têtes dorées, signets, bon état
Complet — I. 1661-1682 : Le Roi Soleil ; II. 1682-1715 : Le Roi et la nation ; III. 1715-1750 : Louis le Bien Aimé ; IV. 1750-1774 : Une révolution royale ; V. 1774-1789 : La chute du trône ; VI. 1789-1799 : De la guillotine au sabre. — Dans ces six volumes abondamment illustrés de gravures d'époque, Pierre Gaxotte a regroupé l'ensemble de son œuvre d'historien des XVIIe et XVIIIe siècle (La France de Louis XIV, Le siècle de Louis XV et La Révolution française) en nous montrant la cohérence des événements qui conduisirent la France à la Révolution. Historien rigoureux, l'auteur a toujours retravaillé ses textes à chaque réédition, il nous donne ici une version définitive. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Revue du Nord, 1989, gr. in-8°, 439 pp, 2 pl. en couleurs hors texte, qqs gravures et portraits, tableaux et plans, généalogies, broché, couv. illustrée, bon état
Actes du colloque de Lille, 19-21 novembre 1987 : 38 études érudites par J.-C. Perrot, S. Chassagne, Jean Bart, D. Woronoff, Gérard Gayot, M. Morineau, F. Hincker, Michel Bruguière, Marcel Dorigny, Louis Trénard, Raymonde Monnier, Jean-Pierre Hirsch, etc. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Daragon, 1908, 7 vol. pt in-8°, (xviii)-396, 334, 358, 360, 353, 358 et 346 pp, brochés, qqs dos abîmés et recollés, état correct. Rare (Saffroy, I, 11506b)
"... “Les d'Orléans au tribunal de l'histoire” sont avant tout une oeuvre de sincérité et de vérité historique, où l'on pourra recueillir tous les faits qui y sont consignés pour l'éternelle honte d'une famille princière, qui est l'opprobe de la France et qu'un de nos adversaires politiques, M. de Lourdoueix, a marquée lui-même de cette flétrissure ineffaçable : « Si vous pouviez voir les flots de sang que cette famille a fait verser, les désolations et les ruines qu'elle a causées, vous diriez avec nous qu'aucun fléau de l'humanité n'a produit de plus grands ravages. » Cette histoire consiste simplement en une longue et gigantesque exposition de faits, narrés sans prétention, mais méthodiquement groupés et présentés avec une netteté que nous nous sommes efforcé de rendre lumineuse..." (Préface) —Table : Tome I. Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV, chef de la Maison d'Orléans (1640-1701) ; Le Régent, fils de Philippe d'Orléans (1674-1723). – II. Le Régent ; Louis d'Orléans-Sainte-Geneviève (1703-1752). – III. Philippe-Louis d'Orléans, dit le Gros-Philippe (1725-1785). – IV. Philippe-Egalité (1747-1793) et Louis-Philippe (1773-1850), leur vie pendant la Révolution (1ère partie). – V. Philippe-Egalité (1747-1793) et Louis-Philippe (1773-1850), leur vie pendant la Révolution (2e partie). – VI. Philippe-Egalité (1747-1793) et Louis-Philippe (1773-1850), leur vie pendant la Révolution (3e partie). – VII. Philippe-Egalité (1747-1793) et Louis-Philippe (1773-1850), leur vie pendant la Révolution (4e partie) ; Louis-Philippe, sa vie de 1793 à 1830. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
PUF, 1983, in-8°, 240 pp, préface de Pierre Chaunu, broché, couv. à rabats, bon état
"Un historien québécois, François Gendron, a soutenu le 21 mai 1977, à l'Université de Paris-I, devant un jury présidé par Jacques Godechot et composé d'Albert Soboul (rapporteur) et de Jean-René Suratteau, une thèse de 3e cycle sur « La jeunesse dorée parisienne en l'an III ». Ces jeunes gens étaient aussi appelés muscadins ou incroyables. Ils ont donné lieu à de nombreux récits qui relèvent de la « petite histoire ». Mais on n'avait jamais cherché à déterminer avec précision leurs origines sociales. C'est ce qu'a entrepris, dans sa thèse, François Gendron en s'appuyant sur une documentation considérable puisée surtout aux Archives nationales, dans l'immense série alphabétique du Comité de sûreté générale. Ainsi François Gendron a-t-il pu dresser de longues listes de muscadins, en indiquant leurs professions. Il s'agit essentiellement de jeunes gens de la petite et moyenne bourgeoisie, basochiens et « courtauds de boutique » et aussi d'un bon nombre d'insoumis et de déserteurs. L'auteur a ainsi précisé bien des aspects de la réaction thermidorienne à Paris..." (J. Godechot, Annales historiques de la Révolution française, 1984) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Masson, 1994, gr. in-8°, 217 pp, 3e édition mise à jour par Philippe Haudrère, une carte, biblio, index, broché, qqs surlignures stabilo sur 1 page, bon état (Coll. Histoire Contemporaine Générale)
L'auteur a conçu cet ouvrage comme un outil de travail destiné aux étudiants des deux premières années de l'enseignement supérieur. Dix-neuf chapitres de texte serré, des biographies, des lectures généralement commentées, des plans de travaux personnels, une bibliographie critique et quelques cartes pour approfondir ses connaissances. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1892, in-8°, vii-356 pp, notes, pièces justificatives, index, broché, bon état (Ouvrage couronné par l'Académie française, prix Thiers)
"Rien que pour l'Espagne, de 1789 à 1804, on compte environ une douzaine d'ambassadeurs et de chargés d'affaires, sans parler des agents secrets. Il ne semblait pas facile, en effet, de faire accepter à un peuple catholique comme l'Espagne et à une famille royale de la race des Bourbons, les changements politiques et religieux qui s'accomplissaient en France et qui aboutissaient à la persécution du clergé et à l'exécution du chef de la Maison de Bourbon. Et de fait, au début, Charles IV vit de fort mauvais œil les empiétements de l'Assemblée constituante sur le pouvoir royal. Il était de cœur avec le ministère du 11 juillet, et lorsque Louis XVI, poussé par l'Assemblée, voulut rappeler d'Espagne, où il était ambassadeur, le duc de la Vauguyon, qui avait fait partie de ce ministère, Charles IV fit tout pour changer la résolution de son royal cousin, et n'y ayant pu réussir, conserva tout son appui au duc, qui resta en Espagne et y devint l'agent sinon accrédité, du moins officieux de l'émigration. Peuple et noblesse n'étaient pas moins que le souverain favorables aux proscrits ; prêtres et émigrés n'étaient pas moins accueillis à bras ouverts en Espagne qu'en Angleterre : M. de Grandmaison donne là-dessus les plus curieux détails; et en revanche il n'était sorte d'avanies dont on n'abreuvât les agents constitutionnels. Le roi d'Espagne protesta énergiquement contre le 10 août et contre le procès de Louis XVI, et quand le 31 janvier eut consommé le crime, il n'hésita pas à mettre ses troupes en mouvement et à déclarer la guerre h la Convention. Mais ce beau zèle ne dura pas. Fut-ce le sentiment de l'impuissance d'un gouvernement qui, malgré les trésors de l'Amérique, n'avait ni flotte ni armée ? Fut-ce la déplorable influence d'un favori qui déshonorait le pays après avoir déshonoré le roi ? Toujours est-il que l'Espagne fut une des premières puissances qui recherchèrent la paix avec la France, et non seulement la paix, ce qui pouvait s'expliquer par sa situation financière et militaire, mais l'alliance. Et l'on vit ce scandaleux spectacle d'un roi Bourbon mettant sa main dans celle des assassins du chef de sa famille, et d'un pays essentiellement monarchique devenu, suivant le mot énergique et sanglant de Burke, "le fief du régicide" Pendant dix ans, le gouvernement français, qu'il s'appelât Directoire ou Consulat, n'eut pas de serviteur plus dévoué, nous dirions volontiers de plus plat valet que le gouvernement espagnol... C'est le récit de toutes ces tergiversations et de toutes ces hontes que M. Geoffroy de Grandmaison vient de faire, dans un livre plein de faits, très documenté, écrit à l'aide de recherches persévérantes aux archives des affaires étrangères. On le lit avec un vif intérêt..." (Max de La Rocheterie, Revue des questions historiques, 1893) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.