8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Paris, 1972, gr. in-8°, 20 pp, broché, bon état, envoi a.s. à Jean Guéhenno. (Tiré à part extrait des Annales historiques de la Révolution française)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Desjonquères, 1989, in-8°, 263 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Que valait l'armée dont disposait la monarchie au début de 1789 ? Comment n'a-t-elle pas « éclaté » dès le printemps de cette même année ? Comment expliquer qu'elle ait pu en 1792 fournir à la Nation la doctrine, l'encadrement et l'équipement qui permirent les victoires de Valmy et de Jemmapes ? C'est à ces questions que s'efforce de répondre cet ouvrage, en soulignant la qualité et l'efficacité des hommes qui, de 1763 à 1788, ont travaillé à effacer l'humiliation des guerres désastreuses du règne de Louis XV. Ces hommes, qu'ils aient servi dans les « bureaux de la guerre » ou plus modestement dans le rang, n'étaient pas, dans leur grande majorité, issus d'une caste jalousement isolée de la Nation. Ces soldats provenaient d'une « France militaire » dont la vitalité ne s'était pas démentie au cours du XVIIIesiècle. Tous n'étaient pas, il s'en faut, des mercenaires : on comptait parmi eux d'anciens miliciens, ces « appelés » de l'Ancien Régime. Mais l'esprit de corps, acquis pendant de longues années passées sous les drapeaux du même régiment en avaient fait des professionnels. Insensibles aux courants d'idées qui parcouraient la Nation, ils auraient pu, en 1789, jouer les prétoriens. S'ils ne l'ont pas fait, c'est que, paradoxalement, leurs officiers ne les y ont pas invités. En 1792, l'armée du Roi est devenue celle de la Nation. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Tours, Alfred Mame et fils, 1895, in-8°, 651 pp, 2 portraits gravés dont un en frontispice, une planche en couleurs hors texte, broché, couv. lég. salie, bon état. Edition originale
"Nous avons déjà signalé à nos lecteurs le remarquable ouvrage de M. François Descostes : “Joseph de Maistre avant la Révolution”, qui a été couronné par l'Académie française. Aux deux volumes publiés en 1893, l'auteur vient d'en ajouter un nouveau, non moins intéressant que les précédents. Il a été, en effet, composé à l'aide de documents privés, pour la plupart inédits, et nous offre non seulement le tableau de la vie de Joseph de Maistre pendant la période de 1789 à 1797, mais une véritable histoire de la révolution en Savoie. C'est un récit des plus curieux et parfois des plus émouvants; c'est en même temps une peinture achevée de cette société savoyarde où apparaissent les personnalités les plus originales, les caractères les plus admirables. Dire avec quel talent, avec quelle chaleur d'exposition M. Descostes a mis tout cela en relief, serait inutile : l'auteur a fait ses preuves. La belle figure de son héros est au premier plan ; à côté d'elle brille d'un vif éclat celle de son ami le plus cher, le marquis de Sales, dont la trop courte carrière fut signalée par un dévouement héroïque â la cause du droit, par des exploits dignes des anciens preux, par une merveilleuse activité et une rare intelligence des affaires politiques et militaires ; puis nous voyons passer devant nous, dans une brillante galerie, tous les proches du comte de Maistre, la société genevoise, les châtelains de Coppet, les membres de la noblesse française qui avaient cherché un refuge en Suisse. De nombreux extraits de correspondances inédites nous font pénétrer dans l'intimité de ces personnages, dont le courage, la fidélité, l'abnégation, sont l'objet de notre admiration. Le récit est semé de touchants épisodes, tels que celui de Frigolette, l'héroïque jeune fille qui sacrifia sa vie pour la défense de son pays, tel que celui de l'emprisonnement du vieux marquis de Grollier, resté à Lyon pendant le siège et guillotiné peu après. L'auteur a pu éclaircir, par de nouveaux documents, cette campagne de 1793 qui, « mieux conduite, eût pu changer la face des événements en Europe » ; aussi son livre apporte à l'histoire une précieuse contribution, en même temps qu'il met dans une lumière nouvelle la vie intime du comte de Maistre durant cette période si agitée de son existence et son rôle de diplomate à Lausanne, comme représentant du roi de Sardaigne." (Revue des Questions historiques, 1896) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Baudouin Frères, 1825, in-8°, (4)-394 pp, reliure demi-basane fauve, dos lisse avec filets et fleurons dorés, roulette en queue, pièces de titre basane carmin, tranches jaunes (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, dos lég. frotté, bon état (Coll. des Mémoires relatifs à la Révolution française)
Ce volume de la "Collection des mémoires relatifs à la Révolution française" réunit trois textes assez différents : 1) La première réimpression des sept numéros du fameux journal de Camille Desmoulins, dirigé contre les extrémistes hébertistes, qui parut du 25 novembre 1793 au 24 janvier 1794. Ce périodique, quoique de peu d'ampleur quant au nombre de numéros, forme un monument dans l'histoire de la Révolution : organe de la faction des "Indulgents", il retentit d'apostrophes célèbres contre le système de la Terreur : "Aimeriez-vous cette déesse altérée de sang, dont le grand prêtre Hébert, Momoro et leurs pareils, osent demander que le Temple se construise comme celui du Mexique, des ossemens de trois millions de citoyens, et disent sans cesse aux Jacobins, à la Commune, aux Cordeliers, ce que disoient les prêtres espagnols à Montésume : Les dieux ont soif ?" (lettre VII) ; 2) Un texte composé par Joachim Vilate dans la prison de la Force où il attendait son jugement, et qui était déjà paru en 1795 (Fierro, 1468) ; 3) Le rapport posthume de Charles-André Merda, dit Méda (1770-1812), qui fut le responsable de l'arrestation violente et de la blessure de Robespierre. Il était déjà paru séparément sous forme de brochure la même année 1825. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Félix Alcan, 1888, in-12, xxiv-324 pp, 3e édition précédée d'une lettre de l'auteur à M. Etienne Arago et d'une notice biographique et littéraire par Charles Bigot, reliure demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs filetés et caissons fleuronnés dorés, titres dorés, encadrements à froid sur les plats, fer doré de la ville de Paris au 1er plat (rel. de l'époque), bon état
Dans cette étude précise et documentée, l'auteur inventorie d'abord les réalisations de la Révolution en matière culturelle et scientifique : l'enseignement primaire, secondaire et supérieur. Le muséum d'histoire naturelle, le Conservatoire des arts et métiers, le Conservatoire de musique, les facultés de droit et de médecine. Les institutions d'enseignement des sourds-muets et des jeunes aveugles ; l'Institut; les Beaux-arts et la réforme. Les nombreuses réalisations et dispositions destinées à protéger et encourager les lettres, les arts et les sciences, etc., etc. Puis l'auteur analyse en détail les trois rapports de Grégoire sur le vandalisme, et montre qu'ils contenaient nombre d'exagérations et de faits controuvés. « Un premier point nous frappe dans ces rapports, dit M. Despois : c'est que l'on y mentionne beaucoup plus d'objets qui ont failli être détruits et qui ont été conservés, que d'objets détruits réellement. » Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 2008, gr. in-8°, 792 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Mirabeau, c'est un révolutionnaire qui travaille à réconcilier le roi et la Révolution ; il publie des dizaines de livres censés contribuer au bonheur des Français et se soucie d'abord de sa gloire ; il pétrifie l'auditoire de sa voix et arrache des applaudissements même à ses ennemis, mais il suscite aussi la haine de ceux dont il défend les droits ; "laid comme Satan", il séduit tous les parterres, en particulier par sa plume, souvent tenue par des nègres. Après plusieurs années de recherche – notamment dans les correspondances échangées par Mirabeau –, Jean-Paul Desprat suit les pérégrinations de celui-ci en Angleterre, en Prusse et en Hollande. Il montre comment se façonne la grande tête politique de 1789 et combien ces bouleversements sont le fait d'une société corsetée, ici incarnée par un père qui le prive d'argent avant de le faire expédier à Vincennes. En dissipant toutes les ambiguïtés, encore accrues par la mort qui, en avril 1791, le fauche en pleine gloire, Jean-Paul Desprat brosse avec chaleur et talent la biographie d'un homme qui tînt à la fois de Tom Jones, pour son obsession de la liberté, et d'Hercule, par l'ampleur et la variété de son action. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Aspet, Pyrégraph, 2002, gr. in-8°, 350 pp, préface de Georges Courtès, 23 gravures et portraits, repères chronologiques, annexes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
La vie de L.-A. de la Tour du Pin Montauban s'est déroulée dans le contexte d'une période charnière de notre histoire : Ancien Régime, Révolution, Concordat, époque napoléoniennne. Cette biographie nous permet de suivre le parcours intégral d'une vie qui fut celle d'un exilé permanent et même d'un proscrit pendant plus de dix ans. Sa formation intellectuelle dans le cadre du séminaire sulpicien de Paris l'exila de sa famille et de la société profane. L'épiscopal catholique en fit un exilé à Nancy, dans le contexte difficile d'un diocèse nouvellement créé. À Auch, il découvrit le monde gascon si différent des salons parisiens ou nancéens. À Troyes, il chercha à éviter les chemins sans issue créés par un pouvoir asservissant. À ces exils successifs, il faut ajouter celui causé par la Révolution. Le refus de la Constitution civile du clergé le contraignit comme tant d'autres à quitter le sol français entre 1791 et 1802. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Nouvelles Editions Latines, 1989, in-8°, 140 pp, 8 pl. de gravures hors texte, biblio, broché, jaquette illustrée, envoi a.s. (Coll. Autour des dynasties françaises, III).
Les années heureuses (1764-1789) – Madame Elisabeth aux Tuileries (6 octobre 1789 - 10 août 1792) – Madame Elisabeth au Temple (1792-1794). — Voici un voyage poignant à travers le Palais de Versailles où meurt avec élégance la société la plus raffinée que la France ait connue ; le château des Tuileries, grande geôle dorée, où l'angoisse croît de jour en jour et le sombre donjon du Temple où une interminable agonie conduit à l'échafaud. Voici la courte existence de la petite Princesse de France accompagnant la famille royale jusqu'au coeur du Drame, Madame Elisabeth, petite-fille de la fille de Dauphin, soeur de Louis XVI. Enfant, elle avait couru sous les arbres de Trianon et de Montreuil, mais un autre destin l'attendait, qui s'accomplira dans l'offrande suprême : elle souffrira les terribles journées d'octobre 89, partagera les espoirs et déceptions de Varennes, supportera sans trembler les émeutes sanglantes de la Révolution parisienne. En prison, elle aidera un roi et une reine à se préparer à la mort, elle subira le froid, la faim et la solitude pour finalement, à 30 ans, gravir l'échelle de Sanson. Toujours sereine dans un destin si tragique, toujours entièrement abandonnée à la Providence de Dieu, Elisabeth trace un sillon de lumière dans cette patrie déchirée qu'elle a tant aimée ; sa robe blanche n'est éclaboussée ni par le libertinage des courtisans, ni par la grossièreté sinistre des Tape-dur et des Bonnets rouges. Cette fille de France humblement héroïque, impose le respect. « Madame Elisabeth, cet ange ! » murmuraient les personnes qui avaient eu le bonheur de l'approcher. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Société Nouvelle de Librairie et d'Edition, 1904 in-12, 197 pp, préface de A. Aulard, un portrait de Destrem hors texte, broché, bon état
Au début de la Révolution, Hugues Destrem est élu maire de Fanjeaux puis député de l'Aude à l'Assemblée législative. Siégeant parmi les modérés, il s'intéresse essentiellement aux questions commerciales. En 1798, il est élu député de la Haute-Garonne au Conseil des Cinq-Cents avec 276 voix sur 295 votants. Elu secrétaire de l'assemblée le 1er nivôse avec Quirot, Joubert et Rollin, il s'occupe des questions de finances et d'administration. Au mois d'août 1799, il communique les détails de l'insurrection royaliste éclatée dans les environs de Toulouse. Hostile au coup d'Etat du 18 brumaire, il demande des explications sur la convocation extraordinaire du Conseil au château de Saint-Cloud lors de séance mouvementée du 19. Quand le général Bonaparte fait son entrée dans la salle, il lève le poing dans sa direction et lui lance : « Voilà donc pourquoi vous avez remporté tant de victoires ? » Après l'exfiltration du général, il appuye la motion de Talot. Toutefois, les soldats font leur entrée dans la salle et en chassent les députés. Proscrit le lendemain, sa peine est commuée par le gouvernement en surveillance à domicile. Retiré à Fanjeaux, il est compris sur la liste des Jacobins proscrits après l'attentat de la rue Saint-Nicaise et conduit à l'île d'Oléron. Au bout de trois ans d'internement, il est embarqué en direction de la Guyane. Son fils demande sa grâce auprès de l'Empereur, qui la lui accorde. Entretemps, cependant, il s'évade de Cayenne à bord d'un navire américain avec un autre déporté de nivôse, Etienne Michel. Après une escale à La Barbade, il débarque le 10 juillet 1804 à Gustavia, capitale de l'île de Saint-Barthélemy, où il est atteint de fièvre jaune et meurt, à l'âge de 50 ans. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albin Michel, s.d. (1924) in-8°, 412 pp, introduction de Léonce Grasilier, 16 pl. de gravures hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Tulard, 436 : "Fabrication par un teinturier des mémoires d’une comédienne". Fierro, 438. Oublié par Bertier. — "Ces Mémoires sont composés de trois parties bien distinctes. La première nous fait connaître, d'abord, la vie des baladins ; danseurs de corde, escamoteurs, nomades ; puis elle nous initie à celle des acteurs ambulants ou sédentaires de la province, à la fin du XVIIIe siècle. Mlle Aglaé nous prévient elle-même que cette partie a été transcrite avec beaucoup de fioritures et des détails très fantaisistes, par un certain chevalier de Champeaux... La seconde partie est entièrement due à la plume de ce chevalier. C'est une galerie dans laquelle l'écrivain a entassé pêle-mêle une foule de gens qui avaient eu le don de lui déplaire, et sur lesquels il déverse, avec une inlassable et monotone persistance, sa rancune, sa haine, l'injure et la calomnie. Il bave son fiel et sa bile contre ceux qui n'ont pas écouté ses flagorneries, accepté ses inventions, servi ses projets et satisfait ses ambitions. Mlle Aglaé répudie tout ce baquet et s'empresse de déclarer qu'elle a chassé l'auteur sans scrupules qui voulait lui faire endosser cette odieuse production. Dans la troisième partie, le chevalier de Champeaux n'est absolument pour rien, et l'on s'en rend compte à première vue. Le manuscrit est d'une autre main, d'une autre allure, et d'un ton infiniment plus convenable. Ce n'est plus le récit suivi de l'existence, mais une suite de petits tableaux, d'anecdotes qui n'ont de lien que la part, souvent très légère, que l'auteur y a prise. Parfois même, ce ne sont que des on-dit de seconde main. Or, si les faits de la première partie échappent au contrôle de l'historien, si les allégations de la seconde sont condamnées par les érudits, il n'en va pas de même pour la troisième. Le lecteur avisé, au courant des hommes et des choses du début du XIXe siècle, le fureteur attentif, aura tôt fait de se reporter aux sources, de contrôler la véracité de l'écrivain et de saisir parfois les inexactitudes de simple détail. En effet, dans les papiers publics, on trouve relatés presque tous les faits contenus dans cette dernière partie. Les journaux du temps parlent de Pelletier de Saint-Julien et de d'Eldeven, de Nadir Mirza Shah et de Méja ; les mémorialistes nous initient également à l'hydrothérapie singulière de Louis Bonaparte..." (Léonce Grasilier, introduction) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Lille, P. et Bruges, Desclée, De Brouwer, 1928, in-8°, xxiv-344 pp, lettre-préface de Mgr Liénart, 32 pl. de gravures et documents hors texte, une carte dépliante, abondante bibliographie en notes, index, broché, bon état
"Les mesures religieuses prises par les assemblées révolutionnaires à partir de 1789 ont été, en général, jugées très sévèrement par les historiens. Les uns ont vu dans ces mesures hostiles à l'Église la mise en pratique des principes de Mirabeau, qui voulait « décatholiciser » la France, surtout de ceux d'Hébert qui voulait la « déchristianiser ». Les plus modérés des historiens, en tout cas, ont jugé inopportunes et certainement impolitiques la plupart des mesures prises en 1789 contre les propriétés ecclésiastiques, à partir de 1790 contre le clergé séculier et régulier, en 1793 contre le culte lui-même. C'est pourquoi, du reste, la réaction qui suivit la Révolution fut si violente. Entre les grandes synthèses des historiens et les monographies locales des érudits, il y a place pour d'importants tableaux portant sur une ancienne province ou sur une région déterminée du territoire français. C'est à cette catégorie qu'appartient le savant ouvrage de M. l'abbé Détrez, sur la Flandre religieuse sous la Révolution. Louons tout d'abord la documentation du livre, qui est aussi complète qu'on pouvait l'espérer d'un ouvrage sur cette matière. L'auteur a non seulement consulté tous les ouvrages de seconde main qui avaient trait à son sujet, mais il a puisé aux meilleures sources, dans les Archives civiles et ecclésiastiques pour y dénicher le document caractéristique ou la pièce originale qui lui permet de mettre un fait en valeur. Aussi ses références permettent-elles un contrôle constant du texte. De même l'illustration de l'ouvrage est aussi abondante que pittoresque. Elle consiste non seulement en portraits, cartes, estampes, vues de villes et de monuments, panoramas, mais encore en reproductions de lettres, de documents, de textes et d'affiches de toutes sortes. (...) II y a dans tout l'ouvrage de M. l'abbé Détrez de la vie et du mouvement, donc de l'histoire. On y trouve d'intéressants tableaux concernant la Flandre monastique et des détails savoureux sur la vente des biens ecclésiastiques, L'auteur a très bien rendu les répercussions causées dans le Nord par l'adoption de la constitution civile du clergé et l'unification des juridictions ecclésiastiques, et dont le moindre n'est pas la prétention des évêques étrangers, celui d'Ypres par exemple, à vouloir conserver leur autorité sur le clergé français. (...) En résumé, le livre de M. l'abbé Détrez avec ses références, ses gravures, ses tables, son catalogue, est un instrument de travail précieux pour tous ceux qui s'occupent non seulement de l'histoire de la Flandre religieuse, mais pour les historiens de l'avenir qui reprendront sur de nouvelles bases l'histoire religieuse de notre pays pendant la Révolution." (A. Leman, Revue du Nord, 1929) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Bruxelles, Université libre de Bruxelles, Institut de Sociologie, 1964, fort gr. in-8°, 560 pp, un frontispice en couleurs et 6 pl. en noir hors texte, sources, biblio, broché, bon état
"On ne peut que féliciter Robert Devleeshouwer pour son ouvrage sur l’occupation française de la Belgique pendant la période révolutionnaire. Il a réuni une très ample documentation, tant dans les archives belges que dans les dépôts français, et comme il a limité son étude dans le temps et dans l’espace, il a pu examiner dans le détail les différents problèmes qui se posaient. Dans le temps, il s’en est tenu à la période qui sépare la deuxième invasion de la Belgique par les Français, après la victoire de Fleurus, et l’annexion de la Belgique à la France, soit les quinze mois qui vont de juin 1794 à octobre 1795. Dans l’espace, il se borne à l’arrondissement de Brabant, division territoriale créée par l’administration centrale provisoire de la Belgique, en novembre 1794, et qui correspond aux actuelles provinces de Bruxelles et d’Anvers, les plus importantes de la Belgique. On peut donc admettre que les conclusions qu’il formule pour l’arrondissement de Brabant sont, à peu de chose près, valables pour toute la Belgique..." (Jacques Godechot, Annales historiques de la Révolution française, 1965) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Paris, Alcide Picard / Librairie d'Education Nationale, s.d. (1907), gr. in-8°, (iv)-260 pp, portraits de Montesquieu, J.-J. Rousseau et Voltaire en frontispice, 52 autres portraits, 4 cartes, 32 gravures de Bonneville, Monnet, Bayard, Fraipont, Massé, Dascher, Hercouet, etc., cartonnage rouge de l'éditeur avec motifs floraux dorés au dos et sur le 1er plat, tranches dorées. Bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 1983 in-8°, 611 pp, 39 gravures sur 16 pl. hors texte, biblio, index, reliure skivertex bordeaux de l'éditeur, bon état (Bourse Goncourt de la biographie 1983)
"Je dois dire que cette biographie de Madame de Staël est intéressante et agréable à lire. L'auteur s'est bien documenté dans l'immense correspondance de Germaine, dont une grande partie a été publiée. Dans son Avant-propos, l'auteur nous prévient qu'il s'est « proposé d'écrire une biographie réduite aux faits et gestes de Mme de Staël, à l'existence qu'elle a menée, sans se livrer à une exégèse de son œuvre, ni à l'étude de son influence, si déterminante sur les mouvements littéraires qui se sont inspirés d'elle, ou sur les conceptions politiques ou sociales du XIXe siècle ». (...) Tout ce qu'il écrit de Benjamin Constant me paraît fort juste. C'était un ambitieux cynique, dont on a du mal à comprendre qu'il ait aujourd'hui tant d'admirateurs..." (Jacques Godechot, Annales historiques de la Révolution française, 1983) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 1983, in-8°, 585 pp, 16 pl. de gravures hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Digne héritière des Lumières, croyant au progrès indéfini du genre humain grâce à la pratique de la raison et de la liberté, Madame de Staël défend pendant la Révolution les idées libérales, prenant le parti des constitutionnels. Avec De l'influence des passions sur le bonheur des individus et des nations, elle est la première à donner au mot "romantisme" sa signification nouvelle. De 1794 à 1808, sa liaison orageuse avec Benjamin Constant, chef de file des libéraux, la fait entrer dans l'histoire, tout comme sa farouche opposition à Napoléon dont elle a tenté d'être un moment l'égérie. Contrainte par ce dernier de "résider au moins à quarante lieues de Paris", elle voyage à travers l'Europe, dont elle rapporte plusieurs ouvrages, notamment son célèbre De l'Allemagne qui permit à la France de mieux comprendre ce pays. De retour en France en 1814 après une longue période d'exil, elle meurt à Paris en 1817. Par la hardiesse de sa pensée, par son esprit d'indépendance, l'auteur des Considérations sur les principaux événements de la Révolution française semble aujourd'hui étonnamment moderne, et son génie singulier plus brillant encore qu'il ne le paraissait à ses contemporains. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Evêché de Versailles, 1993, gr. in-8°, 264 pp, 45 illustrations, photos et fac-similés, 8 pl. de cartes en couleurs hors texte, 6 tableaux, sources, index, broché, couv. illustrée, bon état (Prix départemental d'histoire locale 1992)
"Ce livre est excellent, car sa documentation est sûre et exhaustive. Elle est fondée, non sur des souvenirs incertains de mémorialistes fantaisistes, mais sur des documents d'archives eux-mêmes : Archives Nationales, Archives Diocésaines, Archives Départementales qui furent abondamment consultées et qui permettent d'obtenir un tableau parfaitement fidèle et exact de l'Eglise de Versailles pendant la période révolutionnaiure, éclairé par des statistiques et des cartes." (André Damien) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Genève, Mégariotis, 1978, in-8°, xi-369 pp, reliure simili-cuir fauve de l'éditeur, bon état (réimpression de l'édition de Paris, 1876)
"... Ce n'est qu'en 1874 avec le livre de Doniol que l'historiographie politique et sociale se met à étudier le problème de la « féodalité » comme partie intégrante de l'histoire révolutionnaire. Taine y consacre aussi quelques pages de son premier volume sur la Révolution (1878), mais le sujet restera encore inconnu pour un bon nombre d'écrivains (parmi eux Henri Martin)." (Hannes Krierser, La Révolution française et la « Féodalité », Annales historiques de la Révolution française, 1986) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Cherche Midi, 1990, in-8°, 141 pp, introduction d'Auguste Rivet, 32 pl. de gravures et photos en noir et en couleurs, une carte, chronologie de La Fayette, index, sources, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, bon état. Edition originale
Symbole romantique de la jeunesse irrésistible, « amant de la liberté », Lafayette reste une des figures les plus populaires de notre histoire. Héros de la guerre d'indépendance américaine, général de la Révolution française, il fut aussi glorifié que vilipendé : premier républicain pour les uns, fossoyeur de la monarchie pour les autres. Tout au long de sa vie tumultueuse, Lafayette resta profondément attaché à la terre qui l'avait vu naître, Chavaniac, en Auvergne, où il passa les onze premières années de sa vie et revint, dans les moments difficiles, y chercher des raisons nouvelles d'agir et d'espérer. C'est l'histoire de ce château et de son illustre occupant que nous conte ici Hadelin Donnet, biographe passionné de Lafayette et du « Manoir des Deux Mondes » : ainsi fut baptisé Chavaniac, demeure féodale nichée dans un petit village de la Haute-Loire. Voici un Lafayette plus vivant que jamais, qui nous invite à le suivre sur les territoires de son enfance. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Baudouin Frères, 1824, in-8°, xv-418 pp, reliure demi-basane havane, dos lisse avec filets dorés, pièces de titre et d'auteur basane noire, tranches mouchetées (rel. de l'époque), dos lég. frotté, qqs rares rousseurs, bon état (Coll. des Mémoires relatifs à la Révolution française)
"Ex-militaire, médecin, romancier, fondateur du Club des patriotes étrangers, futur Club des Allobroges, Doppet (1753-1799) prend part à la conquête de sa Savoie natale et est élu député pour demander la réunion de la Savoie à la France. Promu général à l'armée des Alpes en août 1793, il commande l'armée qui assiège Lyon. Il s'efforce, en vain, d'y limiter les excès de la répression. Il débute le siège de Toulon avant d'être envoyé à l'armée des Pyrénées-Orientales. Ses échecs militaires lui valent de perdre son commandement en février 1795. En mai 1797, il est autorisé à quitter l'armée « pour soigner sa santé ». Il profite de ses loisirs pour écrire ses mémoires, où il a une fâcheuse tendance à tout s'attribuer et à oublier les autres. Napoléon, qui avait connu Doppet au siège de Toulon, le jugeait sévèrement : « Il était méchant et ennemi déclaré de tout ce qui avait du talent »." (Fierro, 451) — "Doppet, qui avait déjà montré au siège de Toulon une pusillanimité notoires, allait encore se trouver, aux Pyrénées, d'abord collègue, puis subordonné de Dugommier ; il acheva là de faire éclater sa nullité. Ses Mémoires sont intéressants à consulter pour montrer combien cet ex-officier de santé, bombardé général en sa qualité de membre du club des Jacobins, fut mauvais militaire, après avoir été un pitoyable médecin. On sait d'ailleurs qu'il fut destitué pour incapacité le 16 pluviôse an III." (Polybiblion, 1903) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Lausanne, Editions Rencontre, 1965, pt in-8°, 180 pp, 32 pl. de gravures et portraits hors texte, chronologie, reliure simili-cuir noir de l'éditeur, un portrait en médaillon au 1er plat, bon état (Coll. Ces femmes qui ont fait l'Histoire)
La comtesse Jeanne du Barry (1743-1793), favorite de 1768 à 1774 d'un Louis XV vieillissant. — "Voici un livre de lecture agréable, bien illustré, doté d'une table chronologique. En dépit de l'absence de toute référence justificative – devenue, hélas, habituelle dans ces collections dédiées au « grand public » d'avance catalogué paresseux – l'étude repose sur une bonne connaissance de Mme du Barry... Et cette vie, sans conteste, quel romancier eût osé l'inventer ?" (Revue Historique) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Genève, Mégariotis, 1978, in-8°, 180 pp, index, reliure simili-cuir fauve de l'éditeur, bon état (réimpression de l'édition de Paris, 1905)
"L'ouvrage présente, pour la première fois, une étude complète, d'après des documents originaux conservés dans nos archives et bibliothèques et dans les collections du British Museum, de l'oeuvre de nos grandes Assemblées républicaines en matière d'assistance publique et des vicissitudes par lesquelles ont passé nos institutions charitables et hospitalières pendant la grande crise de 1791 à 1795. M. F. Dreyfus a exposé successivement, dans les trois premiers chapitres, l'oeuvre de la Législative et celle de la Convention, puis en a montré, dans un quatrième chapitre, les résultats pratiques au point de vue de l'assistance publique en général. Les trois derniers chapitres, qui sont particulièrement neufs et remarquables, sont consacrés à l'Assistance publique à Paris, qui a eu, dès lors, et qui a conservé depuis, une organisation spéciale. (...) M. Dreyfus a mis en lumière, avec une grande vigueur et une abondance convaincante de preuves, d'un côté, la noblesse des idées et des sentiments qui ont inspiré les Assemblées révolutionnaires en matière d'assistance publique ; de l'autre, la ruine de toutes nos institutions charitables et hospitalières de l'année 1791 à l'année 1795. Ce résultat désastreux a été dû en partie à l'anarchie qui a accompagné la crise révolutionnaire et aux nécessités de la guerre étrangère ; mais il a été dû aussi à l'exagération des idées étatistes et centralistes en matière d'assistance publique." (Gabriel Monod, Revue Historique, 1906) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Pouleur, 1843-1845, 2 vol. in-4°, viii-1250-94 et (4)-888-156 pp, texte sur 3 colonnes, tables analytiques des matières, reliures demi-veau glacé havane, dos lisses avec titres dorés et filets dorés et à froid (rel. de l'époque), bon état. Edition originale, exemplaire bien relié et très frais, envoi a.s. dans chaque volume. Rare, tout particulièrement en très bon état
Monumental recueil législatif qui couvre 55 ans de lois, décrets et ordonnances du Conseil d'Etat, abondamment commentés par Antoine-Auguste Carette (1803-1885), docteur en droit et avocat aux conseils du Roi et à la Cour de Cassation. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Société des Bibliophiles / New York, Merrill and Baker, s.d. (1903), 4 vol. in-8°, xxxi-330, xii-335, xi-332 et x-329 pp, un portrait-frontispice en couleurs et 19 portraits hors texte sous serpentes, reliures percale bleue de l'éditeur, titres dorés au dos, têtes dorées, bon état Tiré à 503 ex. numérotés sur vergé (Versailles Edition). Texte en anglais
Complet en 4 volumes. Traduit du français par H. T. Riley. De cette "Versailles Edition" limitée et numérotée, seuls 503 exemplaires en anglais ont été imprimés (n° 349, les 4 volumes sont numérotés). Compilée par Léon Vallée, la collection “Courtiers and Favourites of Royalty” comprend vingt volumes de « Mémoires de la Cour de France avec illustrations et fac-similés de documents provenant des Archives nationales françaises ». — Mémoires apocryphes de Madame du Barry "avec les détails de toute sa carrière comme favorite de Louis XV" écrits par Etienne Lamothe-Langon. L'édition originale date de 1829. Jeanne Bécu, ou Jeanne du Barry, fut la dernière favorite du roi Louis XV, entre 1768 et 1774. Née le 19 août 1743, elle est morte guillotinée à Paris le 8 décembre 1793. Dans son article sur l'ouvrage dans la Gazette de France (13 avril 1829), le critique royaliste Charles Colnet reproche avec virulence à l’auteur d’« évoquer les morts pour les forcer à calomnier les vivants » – pour autant, il ne cache pas son plaisir à la lecture d’un ouvrage qui s’arrête sur les années de « turpitudes » d’un grand personnage de cour. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Calmann-Lévy, 1890, in-12, v-324 pp, préface de Charles de Mazade, notes, reliure demi-percaline rose, dos lisse avec fleuron doré et date en queue, pièce de titre chagrin noir, couv. et dos conservés (rel. de l'époque), reliure lég. salie, dos uniformément passé, bon état
Le Prince de Ligne (pp 1-137), mais aussi Beaumarchais, André Chénier, Joseph Chénier, Lebrun-Pindare, La Harpe, Mercier, Chamfort, l'abbé Sieyès. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Enfance heureuse, 1987, gr. in-8°, 229 pp, 16 pl. de gravures hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
Citoyenne, Citoyen lecteur, Salut ! Voilà des années et des années que tu me demandes : Raconte-moi l'histoire de la Révolution, oui, avec un grand R, comme dans la bouche de beaucoup de Français. L'historien, lui, dit "La Révolution française" ; c'est sa façon de faire remarquer, au passage, qu'il y en a eu d'autres. C'est vrai. Mais celle de 1789, c'est la "nôtre", la "grande" et depuis deux siècles, elle commande un peu notre histoire... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.