8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 P., André Barret, 1979, in-4°, 222 pp, notes d'Antoine Longuépée, reliure skivertex carmin orné d'une photographie de Napoléon III au 1er plat, bon état (Coll. Trésors de la Photographie)
Texte de Pierre Miquel (44 pp) suivie de 325 photographies de l'époque, distribuées en 7 parties, chacune présentée en 2 pages par Antoine Longuépée. 1. La cour et la vie politique. 2. L'armée et les guerres. 3; Paris et son nouveau visage. 4. La société bourgeoise. 5. La vie ouvrière et paysanne. 6. L'aventure industrielle et coloniale. 7. Les arts et les lettres, le goût de l'époque.
Seuil, 1963, in-12, 191 pp, nombreuses illustrations, chronologie, biblio, broché, bon état (Coll. Ecrivains de toujours)
Plon, 1912, 2 vol. in-12, vi-346 et 334 pp, 3 grandes cartes dépliantes hors texte (sur 6 : manque les 3 cartes du tome 1), brochés, état correct
"M. le lieutenant-colonel Ernest Picard, chef de la Section historique de l'état-major de l'armée, est bien connu par des travaux estimés, notamment par son Bonaparte et Moreau et par deux volumes sur les débuts de la guerre de 1870 : La Perte de l'Alsace et la Guerre en Lorraine. Il nous donne aujourd'hui, sous le titre : Sedan, la relation des événements malheureux qui aboutirent à la capitulation d'une armée de 70.000 hommes, à la chute d'une dynastie, à l'effondrement d'un prestige militaire qui avait résisté aux désastres du premier Empire. M. Picard met bien en lumière les fautes commises par notre commandement, les erreurs de notre direction politique ; il fait voir clairement combien, sous ces deux rapports, les Allemands nous furent supérieurs. Cependant, il nous semble exagérer les qualités dont firent preuve à cette époque nos adversaires ; tout au moins est-il en contradiction à cet égard non seulement avec des historiens français comme le général Palat (Pierre Lehaucourt), le colonel Rousset, etc., etc., mais avec nombre d'écrivains allemands estimés. Quoi qu'il en soit, à cet égard, ce nouveau travail est d'une lecture souvent passionnante : d'ailleurs, quel roman peut présenter les péripéties dramatiques de la catastrophe du 1er septembre 1870 !" (Polybiblion, revue bibliographique universelle, 1912)
Neuchâtel, Editions du Lis Martagon, s.d. (1948), in-8°, 288 pp, un portrait de Lermontov en frontispice, broché, couv. illustrée, bon état
Editions de Fallois, 1999, gr. in-8°, 601 pp, 32 pl. de photos hors texte, notes bibliographiques, généalogies, index, broché, couv. illustrée, bon état
L'œuvre de Colette semble une transparente autobiographie. L'écrivain se met en scène aussi bien dans les textes de souvenirs d'enfance (La Maison de Claudine, Sido) ou de maturité (Mes apprentissages, Le Fanal bleu, L'Etoile Vesper), que dans les romans (La Naissance du jour, Bella-vista, Chambre d'hôtel...) – sans parler des transpositions (Claudine à l'école, La Vagabonde, Chéri, La Seconde...). Mais les événements se sont-ils déroulés tels qu'elle les a présentés ? Ne leur a-t-elle pas fait subir quelque distorsion, volontaire ou innocente ? Quelle part faut-il accorder à la création littéraire, à la poésie et à la vérité ? Dans le présent ouvrage, les auteurs se sont attachés à reconstituer la longue vie de l'écrivain (1873-1954), en se fondant uniquement sur des documents de première main : actes officiels, correspondances – en grande partie inédites –, articles de presse et témoignages de contemporains. Bien des "blancs" de la vie de Colette sont ainsi comblés. Plusieurs situations – le premier divorce, la carrière théâtrale, l'activité journalistique – sont éclairées d'une lumière tout à fait nouvelle. Et quelques légendes, dont certaines ont été créées par l'écrivain elle-même, sont ici écornées. Dorénavant, l'image de Sidonie Colette née Landoy ne coïncidera plus exactement avec celle de "Sido", ni celle de Gabrielle Colette-auteur avec celle de Colette-personnage ; quant à celle de "la bonne dame du Palais-Royal", elle subit quelques retouches. La distance entre la vie et sa représentation dans l'œuvre s'élargit. La force et la puissance créatrices de l'écrivain n'en apparaissent que plus grandes.
Saint-Malo, Editions L'Ancre de Marine, 2004, in-8°, 204 pp, traduit de l'américain, 75 illustrations, portraits et photos d'époque dans le texte, broché, couv. illustrée, bon état
Par de savoureux portraits, d'extraordinaires anecdotes et récits vécus, ce livre présente la véritable histoire du "shangaiage", pratique qui consistait à enrôler de force des matelots pour compléter l'équipage de navires en partance pour des voyages au long cours. A l'époque de la Ruée vers l'or, dans les bas-fonds de San-Francisco, opèrent les voleurs d'hommes. Autour du port, les tenanciers des pensions pour matelots forment la trame d'un implacable filet. Masqué par les innocentes façades de clubs de boxe ou d'aviron, le réseau de trafiquants d'hommes prospère, protégé par des policiers véreux et des politiciens corrompus. Des rabatteurs incitent les marins à déserter, des prostituées leur offrent des boissons droguées, des gros bras les assomment et les amènent nuitamment à bord des navires qui lèvent l'ancre. Shangaiés ! Les malheureux sont prisonniers du bord pour de longs mois et les armateurs paient rubis sur l'ongle les pourvoyeurs de travail forcé. Cette ; pratique est appelée "shangaiage" parce que le voyage forcé à Shangai est particulièrement redouté. Ce livre est merveilleusement illustré de photos d'époque, qui donnent leur saveur au fruit d'un travail historique rigoureux.
Hachette, 1881, in-12, (4)-464 pp, reliure demi-chagrin noir, dos lisse avec titres, fleuron et doubles filets dorés (rel. de l'époque), bon état. Edition originale
Directeur des affaires criminelles et des grâces au ministère de la Justice sous Dufaure de 1877 à 1879, le juriste Georges Picot (1838-1909) livre un tableau très sombre de l'état de la magistrature au début de la IIIe République : s'appuyant sur l'histoire de l'institution judiciaire depuis 1789, sur des précédents étrangers, sur une analyse du rôle des juges dans une démocratie, il fait le tour de tous les aspects de la justice en France, pour proposer réformes et solutions.
P., Le Vasseur et Cie, s.d. (1891), in-4°, xxiii-381 pp, un frontispice de Sergent, 98 illustrations et culs-de lampe d'après Raffet (la plupart), Carle Vernet, Charlet, Detaille, Sergent, pièces justificatives, cartonnage percaline rouge, dos et plat ornés, tranches dorées (reliure de l'éditeur), reliure lég. salie, bon état
Le seul historique de cette unité que l'on retrouve aux Pyramides, à Friedland et à Sébastopol.
Albin Michel, 2000, in-8°, 296 pp, broché, bon état
Longtemps les puissances cléricales ont cru détenir le monopole de la morale, longtemps les "croyants" ont été persuadés que leur manière de croire était la seule possible, et que les tenants de la laïcité étaient donc "non-croyants". Mais "l'esprit laïque n'est pas l'irréligion", écrivit un jour le philosophe Alain, et cette anthologie montre combien, de la Deuxième à la Troisième République, l'humanisme laïque se constitua en un véritable idéal, capable de susciter l'élan des cœurs, d'élargir les consciences et d'inspirer de grandes œuvres. De Michelet à Blum en passant par Hugo, Proudhon, Gambetta et Zola, Jaurès et Valéry, ainsi que de nombreux autres auteurs sans oublier les femmes – Flora Tristan, Louise Michel –, les textes les plus significatifs de ce que l'on pourrait appeler une spiritualité laïque sont ici présentés par Pierre Pierrard. — Textes de Jules Michelet, Emile Littré, Victor Hugo, Flora Tristan, Edgar Quinet, Victor Schœlcher, Pierre joseph Proudhon, Pierre Larousse, Elie et Elisée Reclus, Hippolyte Taine, Louise Michel, Jules Ferry, Paul Bert, Léon Gambetta, Emile Zola, Ferdinand Buisson, Anatole France, Jules Guesde, Jean Jaurès, Romain Rolland, Roger Martin Du Gard, Jean Guéhenno, Paul Valéry, Victor Basch, Léon Blum.
P., Bloud et Gay, 1965, fort in-8°, 532 pp, 16 graphiques, index, broché, bon état
"L'ouvrage décrit dans « la permanence du taudis lillois » « une race débile », ses conditions de travail, sa misère, son évasion devant la misère (le cabaret, les sociétés, les fêtes), l'instruction populaire, l'attitude religieuse et politique des ouvriers. A noter qu'une part de la documentation de base de l'auteur ont été les chansons en patois composées en grande partie par les ouvriers du textile, du textile, qui, traitées en une anthologie commentée ont fait l'objet de la thèse complémentaire (parue en 1966." (Arts et traditions populaires, 1966)
Hachette, 1976, in-8°, 250 pp, une carte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"La région du Nord qui recouvre approximativement la Picardie, l’Artois, le Hainaut et la Flandre a connu, au XIXe siècle, une mutation économique sans précédent, avec ce qu’il est convenu d’appeler la première révolution industrielle : celle du charbon, de la machine à vapeur, du chemin de fer. Cependant, on ne peut dire que la vie quotidienne, pour la majorité des gens du Nord, soit alors fondamentalement bouleversée. Sans doute, la manufacture et la mine rompent avec les rythmes ancestraux, mais le travail à domicile reste largement pratiqué et dans les deux mille villages du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme, la vie rurale se modifie peu. De plus, si l’économie s’emballe, elle n’entraîne pas la masse hors des limites de la pauvreté et si elle sécrète, tardivement, le « problème social », elle n’entame guère les mentalités. Riche ou misérable, la maison du Nord est toujours le refuge de familles nombreuses et accueillantes. La rue conserve son pittoresque. La civilisation, même marquée par un travail assujettissant, reste éminemment festive. Quant à la vie spirituelle, elle est comme autrefois le produit de l’indissociable alliance de la foi chrétienne et de la superstition, du goût de la vie et de la terreur de la mort." (4e de couverture) — "L'excellente collection consacrée par Hachette à la vie quotidienne vient de s'enrichir d'un volume traitant du Nord de la France pendant le XIXe siècle. Son auteur, Pierre Pierrard, avait déjà brossé, et fort bien, un tableau de la vie ouvrière à Lille sous le Second Empire dans une thèse publiée voici plus de dix ans. Dans le présent ouvrage, il évoque avec une chaleur communicative les "riches heures" de l'existence populaire dans les campagnes et les villes de la région du Nord comprenant en la circonstance les départements du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme alors qu'intervient et se développe la première révolution industrielle. Rien n'échappe à l'érudition et à la perspicacité de P. Pierrard : les liens de la famille et la place de l'enfant, l'attrait de la maison, l'animation de la rue en temps ordinaire et lors des liesses collectives, les servitudes du travail à tous les niveaux sociaux, les loisirs au cabaret, les croyances associant la foi chrétienne et la superstition. Cet examen approfondi des mentalités d'hier par un historien particulièrement informé n'a pas seule valeur rétrospective ; il éclaire le présent dans une région marquée, plus que d'autres, par les pesanteurs sociologiques." (Firmin Lentacker, Hommes et Terres du Nord, 1977) — "Ce volume est probablement un de ceux qui apportent dans cette collection les renseignements les plus précis et les plus abondants sur l'histoire sociale d'une région qui, pendant longtemps, demeura la plus peuplée de France, le seul département du Nord dépassant encore celui de la Seine sous la Monarchie de Juillet. L'auteur a su aussi bien suivre les diverses étapes de la vie des hommes marquée, trop souvent dès l'origine, dans toutes les classes sociales, par une mortalité infantile aux chiffres hallucinants, que par un labeur acharné dans une am biance souvent pénible. Les nuances régionales ou locales sont soulignées avec soin, mettant fin aux généralisations abusives qui trop souvent d'hypothèses en généralisations hâtives, ont donné une fausse idée de l'infinie diversité de ces pays du Nord au sens large du terme. Et il y a plus que des nuances entre la Picardie et l'Artois, ou même dans la seule Flandre entre la plaine intérieure et le littoral. Même sur la côte, les différences sont sensibles entre les gens de Dunkerque et ceux de Boulogne. Le XIXe siècle est aussi celui où les progrès de l'industrie trans forment de façon spectaculaire une région longtemps demeurée vouée à l'agriculture et aux seules industries domestiques ou artisanales d'un textile traditionnel. L'essor des manufactures de coton, la crois sance vertigineuse du monde de la mine, gagnant des zones de plus en plus étendues des départements du Nord et du Pas-de-Calais firent de la région en quelques décennies, un des ensembles d'avant-garde de l'industrie française, avec tout ce que cela suppose de phénomènes d'adaptation des hommes aux nouvelles conditions de travail, et fait comprendre la place tenue dans la chronologie qui figure en fin de volume, par les étapes de cette évolution, de la création de la première filature moderne de coton à Esquermes, près de Lille en 1803 à l'introduction en 1878 de la moissonneuse-lieuse en Picardie, ou au sanglant premier mai de Fourmies en 1891. Une bibliographie complète ce volume qui rendra de réels services à tous ceux qu'intéressent les aspects sociaux de l'histoire de la France du XIXe siècle." (Jean Vidalenc, Revue d'histoire économique et sociale)
Hachette, 1976, in-8°, 250 pp, une carte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"La région du Nord qui recouvre approximativement la Picardie, l’Artois, le Hainaut et la Flandre a connu, au XIXe siècle, une mutation économique sans précédent, avec ce qu’il est convenu d’appeler la première révolution industrielle : celle du charbon, de la machine à vapeur, du chemin de fer. Cependant, on ne peut dire que la vie quotidienne, pour la majorité des gens du Nord, soit alors fondamentalement bouleversée. Sans doute, la manufacture et la mine rompent avec les rythmes ancestraux, mais le travail à domicile reste largement pratiqué et dans les deux mille villages du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme, la vie rurale se modifie peu. De plus, si l’économie s’emballe, elle n’entraîne pas la masse hors des limites de la pauvreté et si elle sécrète, tardivement, le « problème social », elle n’entame guère les mentalités. Riche ou misérable, la maison du Nord est toujours le refuge de familles nombreuses et accueillantes. La rue conserve son pittoresque. La civilisation, même marquée par un travail assujettissant, reste éminemment festive. Quant à la vie spirituelle, elle est comme autrefois le produit de l’indissociable alliance de la foi chrétienne et de la superstition, du goût de la vie et de la terreur de la mort." (4e de couverture) — "L'excellente collection consacrée par Hachette à la vie quotidienne vient de s'enrichir d'un volume traitant du Nord de la France pendant le XIXe siècle. Son auteur, Pierre Pierrard, avait déjà brossé, et fort bien, un tableau de la vie ouvrière à Lille sous le Second Empire dans une thèse publiée voici plus de dix ans. Dans le présent ouvrage, il évoque avec une chaleur communicative les "riches heures" de l'existence populaire dans les campagnes et les villes de la région du Nord comprenant en la circonstance les départements du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme alors qu'intervient et se développe la première révolution industrielle. Rien n'échappe à l'érudition et à la perspicacité de P. Pierrard : les liens de la famille et la place de l'enfant, l'attrait de la maison, l'animation de la rue en temps ordinaire et lors des liesses collectives, les servitudes du travail à tous les niveaux sociaux, les loisirs au cabaret, les croyances associant la foi chrétienne et la superstition. Cet examen approfondi des mentalités d'hier par un historien particulièrement informé n'a pas seule valeur rétrospective ; il éclaire le présent dans une région marquée, plus que d'autres, par les pesanteurs sociologiques." (Firmin Lentacker, Hommes et Terres du Nord, 1977) — "Ce volume est probablement un de ceux qui apportent dans cette collection les renseignements les plus précis et les plus abondants sur l'histoire sociale d'une région qui, pendant longtemps, demeura la plus peuplée de France, le seul département du Nord dépassant encore celui de la Seine sous la Monarchie de Juillet. L'auteur a su aussi bien suivre les diverses étapes de la vie des hommes marquée, trop souvent dès l'origine, dans toutes les classes sociales, par une mortalité infantile aux chiffres hallucinants, que par un labeur acharné dans une am biance souvent pénible. Les nuances régionales ou locales sont soulignées avec soin, mettant fin aux généralisations abusives qui trop souvent d'hypothèses en généralisations hâtives, ont donné une fausse idée de l'infinie diversité de ces pays du Nord au sens large du terme. Et il y a plus que des nuances entre la Picardie et l'Artois, ou même dans la seule Flandre entre la plaine intérieure et le littoral. Même sur la côte, les différences sont sensibles entre les gens de Dunkerque et ceux de Boulogne. Le XIXe siècle est aussi celui où les progrès de l'industrie trans forment de façon spectaculaire une région longtemps demeurée vouée à l'agriculture et aux seules industries domestiques ou artisanales d'un textile traditionnel. L'essor des manufactures de coton, la crois sance vertigineuse du monde de la mine, gagnant des zones de plus en plus étendues des départements du Nord et du Pas-de-Calais firent de la région en quelques décennies, un des ensembles d'avant-garde de l'industrie française, avec tout ce que cela suppose de phénomènes d'adaptation des hommes aux nouvelles conditions de travail, et fait comprendre la place tenue dans la chronologie qui figure en fin de volume, par les étapes de cette évolution, de la création de la première filature moderne de coton à Esquermes, près de Lille en 1803 à l'introduction en 1878 de la moissonneuse-lieuse en Picardie, ou au sanglant premier mai de Fourmies en 1891. Une bibliographie complète ce volume qui rendra de réels services à tous ceux qu'intéressent les aspects sociaux de l'histoire de la France du XIXe siècle." (Jean Vidalenc, Revue d'histoire économique et sociale)
P., Nouvelle Cité, 1988, in-8°, 273 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Ce livre couvre cent ans d'histoire. Cent ans au cours desquels l'Eglise, après avoir subi – et parfois promu – le choc de la Révolution, a dû continuellement se situer par rapport à elle : de l'Eglise constitutionnelle à la "Contre-révolution irréconciliable", de l'Eglise des évêques-réunis au concordat, autant d'attitudes dont nous sommes pour une part les héritiers. 1789, 1830, 1848, 1870, Pierre Pierrard suit pas à pas, sans polémique, cette histoire où la passion et les préjugés ont servi trop souvent d'arguments. Cet ouvrage extrêmement documenté ouvre au lecteur des perspectives inattendues.
Hachette, 1984, fort in-8°, 599 pp, index, broché, état correct
Editions de l'Atelier, 1998, in-8°, 236 pp, chronologie, sources et biblio, index, broché, bon état
P., Dentu, s.d. (1896), in-12, xiv-412 pp, introduction par le cardinal Gibbons, reliure demi-toile verte, dos lisse avec titres et fleuron dorés, bon état
Guy de Pierrefeu (ou Pierrefeux) est le pseudonyme littéraire de Daniel Auschitzky (1864-1937).
Fernand Hazan, 1976, pt in-8° carré (15 x 17), 60 pp, + 90 planches en couleurs (certaines doubles), chronologie, notices biographiques, reliure cartonnée de l'éditeur, jaquette illustrée (jaquette lég. abîmée), bon état
Longtemps masqué par les mouvements artistiques qui lui ont succédé, le Symbolisme suscite à nouveau une grande curiosité. C'est autour de 1890 que va naître une formule révolutionnaire, principalement dûe à Gauguin, et qui, par l'emploi de l'arabesque et des aplats de couleur, va permettre à la peinture de se mettre au service de la pensée et non pas, comme le fait l'Impressionnisme, au seul service de la rétine. Les répercussions de cette technique, dite "synthétique", seront considérables...
P., Librairie militaire de J. Dumaine, 1881, gr. in-12, viii-616-lxxix pp, 5 grandes planches dépliantes hors texte, reliure demi-percaline crème, dos lisse orné d'un fleuron et d'un double filet doré en queue, pièce de titre basane havane lég. frottée (rel. de l'époque), bon état
Tome III (1ère partie) seul (sur 3 tomes en 4 volumes). Les tomes I et II sont les Conférences faites à l'Ecole supérieure de guerre en 1876-1877 (Conditions à remplir pour commander, Organisation, Marches). Les 2 parties du tome III traitent de la tactique des différentes armes sur le champ de bataille.
Bruxelles, Institut Emile Vandervelde, 1953, pt in-8°, 252 pp, préface de Paul-Henri Spaak, 14 gravures hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
PIGAULT-LEBRUN (Charles-Antoine-Guillaume Pigault de l'Epinoy, dit).
Reference : 24858
(1880)
P., Degorce-Cadot, s.d. (v. 1880), in-12, 244 pp, qqs gravures pleine page, reliure demi-percaline bordeaux, pièce de titre basane noire (rel. de l'époque), dos lég. passé, qqs rares rousseurs, état correct
Deux romans écrits en 1800 par Pigault-Lebrun (1753-1835), auteur de romans et de pièces de théâtre, qui fut bibliothécaire auprès de Jérôme Bonaparte et ami personnel du grand Talma.
PIGAULT-LEBRUN (Guillaume-Charles-Antoine).
Reference : 123189
(1806)
ISBN : 9782877069670
P., chez les Marchands de Nouveautés, 1806, 4 vol. pt in-12, 144, 136, 143 et 152 pp, un frontispice gravé en taille-douce, les 4 tomes reliés ensemble en un volume demi-veau glacé brun, dos lisse avec titre et doubles filets dorés (rel. de l'époque), coiffe sup. abîmée, mors frottés (un en partie fendu), bon exemplaire
"Mauvais genre ! mauvais genre ! il faut cacher le livre, s’il est un peu gaillard ; il faut se damner, s’il est un peu philosophique ; il faut s’ennuyer, s’il n’est ni l’un ni l’autre." (Pigault-Lebrun) — Seconde édition de ce spirituel roman mettant en scène le personnage de M. Botte, le bourru bienfaisant. Dans sa postface, l'auteur précise qu'il n'a pas emprunté son héros à Goldoni, mais qu'il l'a pris dans la nature et l'a présenté à sa manière. Charles-Antoine-Guillaume Pigault de l'Épinoy, dit Pigault-Lebrun est « le plus fameux romancier de l’époque impériale » (Biographie universelle ancienne et moderne, 2e édition, 1843). Né en 1753 et mort en 1835, Pigault-Lebrun fut l'auteur de comédies grivoises ou satiriques et de romans d'aventures, avec une verve toute personnelle. Il est à la source même du roman populaire français qui s'épanouira au XIXe siècle avec Dumas et Sue. Dans l'Histoire du roman populaire en France de 1840 à 1980, Yves Olivier-Martin nous dit qu'il fut "l'historien des moeurs légères, des situations bouffonnes et extraordinaires". Sa vie fut aussi mouvementée que son oeuvre. Il fit la fortune de l'éditeur Barba qui rédigea sa biographie. L’étude des éditions et autres documents contemporains suggère une renommée qui va jusqu’aux dernières décennies du XIXe siècle et qui dépasse largement les frontières nationales. L’abbé Geoffroy, le plus célèbre adversaire du romancier, attribuait son succès à « cette classe nombreuse de la société, qui, sans éducation et sans aucun sentiment des bienséances, s’enivre dans les guinguettes, s’attroupe et rit autour du premier baladin qui élève des tréteaux sur la place publique ». Et les historiens de la littérature ont suivi, confondant de bonne foi la posture autocritique et démystificatrice d’un « antiromancier », disciple de Sterne et de Fielding (les Anglais le nomment d’ailleurs régulièrement « le Fielding français »), et celle du romancier populaire. Pigault-Lebrun est devenu « le Voltaire des sans-culottes »... Rien, en effet, ne résume mieux cette doxa que la curieuse notice nécrologique écrite par Jules Janin : « M. Pigault-Lebrun, écrivain de ruelles et d’antichambres, né dans la licence sans esprit, sans style et sans vergogne du Directoire, passe sa vie à imaginer des histoires pleines de scandale, dont les moines, les curés et les abbesses font tous les frais ; il entasse ainsi gravelures sur gravelures, il ne recule devant aucun détail cynique, il s’amuse, il rit aux éclats des plus grotesques, des plus misérables inventions, et avec lui, la France philosophique éclate de rire, comme si elle avait encore des églises à renverser et des moines à jeter aux gémonies » (Journal des débats, 24 août 1835). (Charles Shelly, La faute à Pigault, 2012)
Montreuil, Institut CGT d'histoire sociale, 1990, gr. in-8°, 449 pp, avant-propos de Georges Séguy, préface de Maurice Agulhon, 4 pl. de photos hors texte, cartes, sources et biblio, index des lieux et des personnages cités, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s. On joint une coupure de presse sur l'ouvrage
"Cet ouvrage, édition revue de la thèse de doctorat d'Etat soutenue par Michel Pigenet, paraît avec l'appui du Centre confédéral d'études économiques et sociales de la C.G.T., signe d'une collaboration fructueuse entre les historiens et les acteurs du mouvement social. (...) L'ouvrage traite des ouvriers du Cher : à travers des périodes charnières : l'instauration de la Seconde République (Félix Pyat y est commissaire du Gouvernement provisoire) et l'expérience du suffrage universel (législatives de 1849) se forge une tradition républicaine, démocratique et sociale (rouge et anticléricale dans le sud-est) qui résiste à la répression de 1851 et 1852. Le temps de la Commune, les années 1870-1880 (le retour d'Edouard Vaillant dans le Cher), la Grande dépression et ses luttes sociales nourrissent un socialisme vaillantiste et la naissance d'un véritable parti ouvrier. (...) Trois grandes parties charpentent la thèse : les mondes ouvriers (fin XVIIIe siecle-1848), la classe en formation (1848-1870) et la classe pour soi (1870-1914)..." (Florence Riffault-Regourd, Le Mouvement social, 1993)
P., Edouard Cornély, 1911, gr. in-8°, 128 pp, sources et biblio, index des noms de personne, des journaux, des principaux imprimeurs et éditeurs bonapartistes en 1848, broché, couv. défraîchie, dos factice, état correct (Bibliothèque de la Révolution de 1848)
Première partie : La propagande avant l'insurrection de juin. Deuxième partie : La campagne présidentielle. — "... La composante démagogique et populaire du bonapartisme, qui avait eu son heure de gloire aux Cent-Jours, réapparaît en juin 1848 accommodée au goût du jour, c'est-à-dire imprégnée de « socialisme » révolutionnaire. Pour Robert-Pimienta ce bonapartisme fait appel à tous les sentiments de « la lie de la population » (haine sociale, jalousie, rancune, colère, ambition)." (Frédéric Bluche, Le bonapartisme : aux origines de la droite autoritaire, 1980)
Genève, Droz, 1990, in-8°, 251 pp, préface de Michel Bruguière, broché, bon état
L'ouvrage retrace l'évolution administrative de ces "Préfets financiers" qui forment un puissant lobby de fonctionnaires financiers. Une série de 461 notices biographiques figure en seconde partie du volume, ainsi qu'un répertoire par départements de la France.
Berger-Levrault, 1916, in-12, 108 pp, broché, bon état (Coll. Pages d'Histoire, 1914-1916)