8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 P., Lavillette et Compagnie, an 8 (1800), 2 vol. in-8°, (4)-xii-372-ii-(1) et (4)-294-vi pp, reliures demi-veau glacé carmin, dos lisses avec titres, tomaisons, fleurons et sextuples filets dorés, palettes en queue (rel. de l'époque), coiffes lég. abîmées, ors ternis, qqs marques au crayon bleu en marges, bon état. Rare
Première et seule édition, rare. Cet ouvrage fut rédigé au moment de l'expédition d'Egypte, pays où l'affection était endémique. Jean-Pierre Papon y retrace l'histoire de la peste depuis celle qui frappa Athènes (l'an 331 avant J.-C.) jusqu'à celle de Marseille en 1720. Il rapporte de nombreux détails sur les pestes d'Athénes, Constantinople, Milan, Lyon, Montpellier, Digne, Toulon, Marseille et Aix-en-Provence. La deuxième partie est consacrée aux précautions sanitaires à prendre dans les villes, les ports ; des chapitres sont consacrés aux quarantaines, au lazaret, On trouve à la fin un index chronologique des épidémies de peste. Cet ouvrage fut très bien accueilli et reçu les éloges de Guyton de Morveau, pionnier de l'hygiène. Papon (1734-1803) fit partie de la congrégation de l'Oratoire et fut nommé conservateur de la bibliothèque de Marseille. Il se fixa ensuite à Paris pour se consacrer à des recherches historiques. Il fut membre associé de l'Institut. — « Le bruit des tombereaux, mêlé au frémissement qu’occasionnait le ballottement des cadavres, portait l’épouvante dans le cœur des malades et des personnes en santé ; les boutiques étaient fermées, le commerce interdit, les travaux interrompus, les églises, le collège, la bourse, en un mot tous les lieux publics fermés, les offices divins suspendus et le cours de la justice arrêté. Un deuil funèbre couvrait la ville ; un morne silence régnait partout. Il n’y eut plus parmi les citoyens aucun lien qui les unît. Les parents évitaient de se voir ; les amis se fuyaient, le voisin craignait de recevoir de son voisin un trait contagieux, et lui inspirait les mêmes craintes : ainsi, on s’enferma parce que tout devint suspect et dangereux […]. La peste enlevait souvent toute une famille et frappait des rues entières où d’un bout à l’autre il ne restait pas une maison saine. » Voilà comment l’historien de la peste l’abbé Jean-Pierre Papon décrivait les effets de la peste de Marseille en 1720 dans son ouvrage 'De la peste, ou époques mémorables de ce fléau et les moyens de s'en préserver' publié en 1800. (Annick Perrot et Maxime Schwartz, Pasteur et ses lieutenants, 2013)
Tallandier, 2001, in-8°, 193 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Quel étonnant personnage que ce François Vidocq, né à Arras en 1775 et devenu le "roi de l'évasion". Il eut de multiples vies, toutes plus palpitantes les unes que les autres et toujours périlleuses : il fut soldat à Valmy, se battit en duel, croisa les terribles chauffeurs du Nord, s'évada des bagnes de Brest et de Toulon, exerça tous les métiers : marin, acrobate, clown, marchand, chef d'entreprise, inventeur, imprimeur, acteur, etc., avant de devenir premier détective privé de France et d'Europe. Surtout, il ne cessa de défier le pouvoir. Un tel surhomme ne pouvait se faire oublier aussi facilement; il fascina les plus grands écrivains de son temps qui l'immortalisèrent dans leurs romans pour créer les meilleurs personnages. Balzac, qui l'appela le "Haroun Al-Rachid du bagne" puis le "Napoléon de la Police" en fit le Vautrin de Splendeurs et misères des courtisanes, Dumas le mit en scène dans Les Mohicans à Paris puis Le fils du forçat, Victor Hugo l'immortalisa sous les traits de Jean Valjean, dans Les Misérables. D'autres, nombreux, s'en inspirèrent encore : Sue, Gaboriau, Leblanc et son célèbre Arsène Lupin (Lupin était un des pseudonymes de Vidocq), Conan Doyle enfin, qui s'en servit pour donner vie à Sherlock Holmes. Un siècle plus tard, la télévision lui consacra une série célèbre, avec Bernard Noël puis Claude Brasseur. C'est aujourd'hui au tour du cinéma de revenir sur la vie mouvementée de ce policier pas comme le sautres qui fut ausssi un brigand de haut vol et demeure un héros de légende.
P., Montgrédien, s.d. (1899), in-12, iv-280 pp, + 24 pp de publicités sur papier mauve in fine, reliure percaline violine de l'éditeur avec titres argentés au 1er plat et au dos, publicité au 2e plat, dos uniformément passé, un mors lég. abîmé, qqs marques au stylo sur 10 p., intérieur propre et frais, bon état. De la bibliothèque de Geneviève Dormann
Par Désirée Langer (1852-1926), journaliste, écrivain, dont les pseudonymes étaient : Parisette, Cousine Jeanne, Comtesse Laetitia, Georges Régnal (pseud. collectif avec son mari). Elle a collaboré à La Mode ,Le Petit Journal, Le Figaro, L'Estafette, La Patrie, Le Gaulois, Le Soir, Le Journal illustré, Le Supplément du Petit Journal, La Vie parisienne, L'Univers illustré, Le Paris-Mode, Jeune fille (Bruxelles), et fut cofondatrice de La Simple revue... — Table : I. Dans le monde, la conversation, grandes réceptions, à table, l'hospitalié. – II. Endroits publics. – III. La toilette, la tenue. – IV. La charité, les oeuvres. – V. Cercles, sports, escrime. – VI. Rapports divers avec nos semblables, cadeaux. – VII. La correspondance, cartes de visites. – VIII. S. M. le protocole officiel. – IX. Les grandes époques de la vie.
Armand Colin, 1907, in-4°, viii-306 pp, environ 1800 gravures, 3 index, reliure demi-chagrin brun éditeur, titres dorés au 1er plat, dos lisse et plats ornés de motifs à froid, tranches rouges, bon état
Remarquable ensemble documentaire pour l'histoire de la vie quotidienne et de la vie privée : environ 1800 illustrations, choisies dans les domaines les plus variés. L'agrégé d'histoire et de géographie, André Parmentier (1865-1932) avait été distingué, au début des années 1890 par Ernest Lavisse (1842-1922) pour mettre à jour les manuels d'histoire de Victor Duruy publiés chez Hachette, et il lui confia ensuite la rédaction des quatre volumes de cette série richement illustrée, publiée sous sa direction, qui parut d'abord en livraisons mensuelles et que l'on peut considérer comme un précieux complément à l'Histoire de France de Lavisse. "L'histoire est, pour partie, une description", souligne Lavisse, "c'est pourquoi tout livre d'histoire devrait être un livre d'images, et l'enseignement historique deviendra vraiment intelligible quand il commencera par montrer, expliquer et commenter des objets, des figures et des scènes." "Nous avons rassemblé dans ce volume", écrit Parmentier, "des documents relatifs aux usages de la vie privée et de la vie publique : costumes, objets de toilette, bijoux, habitations, mobilier, etc. ; et ce qui a trait aux usages publics : monnaies, édifices de toutes sortes, palais, églises, etc. De courtes légendes, aussi concises que possible, accompagnent ces gravures et donnent soit l'historique du monument, soit une description de l'objet représenté. En outre, un texte sobre sert de lien entre toutes les gravures. Nous nous sommes efforcés d'y condenser des renseignements sur un grand nombre de faits qui ne trouvent pas place d'ordinaire dans les livres d'histoire."
Armand Colin, 1913, in-4°, viii-306 pp, plus de 1500 gravures dans le texte, 3 index, reliure demi-chagrin rouge, dos lisse orné de caissons dorés, fer de prix (Ville de Paris) au 1er plat, bon état
Remarquable ensemble documentaire pour l'histoire de la vie quotidienne et de la vie privée.
Albin Michel, 1985, fort gr. in-8°, 680 pp, 16 pl. de gravures et fac-similés hors texte, index, broché, bon état
Un demi-siècle de vie littéraire et politique (1836-1886). Avec de très nombreuses et importantes lettres inédites de Balzac, George Sand, Musset, Lamartine, Victor Hugo, Proudhon, Thiers, Michelet, Mérimée, Tourguéneff, Sainte-Beuve, Doré, Fromentin, Jules Verne...
Cercle du Nouveau Livre d'Histoire, 1969, in-8°, 318 pp, 42 gravures et documents hors texte, index, reliure toile bordeaux de l'éditeur avec une vignette illustrée au 1er plat, rhodoïd, bon état
"On sait les beaux travaux que M. Maurice Parturier a consacrés à Mérimée. Spécialiste du Second Empire, il a été naturellement attiré par la figure et par le rôle de Morny. Le paradoxe de l'ouvrage est qu'il a réussi à renouveler un sujet connu et rebattu, parce que M. Parturier a pu utiliser une biographie inédite de Quatrelles L'Epine, une grande partie inédite des Carnets de Ludovic Halévy (qui fut l'un des secrétaires de Morny au Corps législatif), etc. Autre mérite, M. Parturier a réussi à tenir un juste et parfait équilibre entre une admiration sans réserve à la manière de Jacques Boulanger et une critique sans mesure de l'affairiste qu'a été Morny malgré les efforts et mises en garde de Napoléon III. Comme l'a dit avec quelque excès Michel Chevalier, « il était avant tout et par-dessus tout un grand spéculateur, un brocanteur sans scrupules sur le choix des moyens, un homme avide d'argent, le prenant de toute main, le cherchant partout et toujours ». Bref un ouvrage sérieux, élégant, à l'abri de toutes les exagérations et outrances, d'un mot parfaitement réussi." (Pierre Guiral, Revue Historique, 1971) — "Du plus célèbre homme politique du Second Empire, on garde l'image d'un cynique plein d'esprit, d'une sorte de dandy de la politique. On voit en lui la réalisation historique du personnage inventé par Balzac avec Henry de Marsay – ou l'on pense au Nabab de Daudet. Si l'on veut approcher la vérité de plus près, il faut lire la biographie que vient d'écrire M. Parturier. Avec une netteté mériméenne, l'auteur montre l'homme d'affaires, qui n'hésita jamais à profiter et trafiquer de son influence, l'homme politique, sans qui le coup du 2 décembre n'eût jamais réussi, et il faut le dire aussi l'homme d'Etat, bon conseiller de Napoléon III, inclinant à la réconciliation entre Français, partisan d'une politique extérieure sage. Morny tenait ferme à l'alliance russe. Il ne fut pas toujours bien inspiré : l'affaire du Mexique en fait preuve. Le portrait dressé par M. Parturier est bien attachant et d'une solidité rare." (Revue des Deux Mondes, 1970)
Emile-Paul, 1933, fort in-12, 471 pp, 30 pl. de photos et fac-similés hors texte, broché, bon état
Les meurtres qui eurent lieu rue Montaigne en 1887, à la veille de la mi-carême, captivèrent l’opinion publique à travers le monde comme peu d’autres à l’époque. Leur brutalité surtout fascina. Marie Regnault, demi-mondaine d’une aisance et d’un renom relatifs qui travaillait sous le pseudonyme de Madame de Montille, fut retrouvée égorgée dans sa chambre. D’après l’autopsie, elle avait couché avec son assassin avant de s’endormir à ses côtés. Peu avant l’aube, il sortit du lit et la poignarda. Dans une autre pièce du magnifique appartement, deux autres victimes gisaient dans leur sang : Annette Gremeret, sa servante qui vivait à demeure, et Marie, la jeune fille de cette dernière. Elles avaient les mêmes blessures au cou. L’indignation face à ces crimes resta vive toute l’année. Ni les manifestations boulangistes, ni les crises parlementaires, ni même un accrochage tendu à la frontière allemande, ne suffirent à les faire oublier. Rapidement un suspect fut désigné : Henri Pranzini, interprète issu de l’Alexandrie ottomane et ancien combattant des campagnes impériales anglaises en Afrique et en Asie. Monté dans un train pour Marseille dans les jours qui suivirent les meurtres, il est arrêté par la police locale quand deux prostituées assurent qu’il a essayé de leur vendre des bijoux suspects. Très vite, il est prouvé que les bijoux appartenaient à Marie Regnault, mais Pranzini maintient qu’il ne sait rien des meurtres. Ses dénégations tranquilles, inébranlables, exaspèrent les enquêteurs qui ne parviennent pas à trouver des traces de sa présence sur les lieux, dans la nuit du 16 au 17 mars, ni à mettre la main sur l’arme du crime. Après un procès spectaculaire, il est guillotiné le 31 août pour les meurtres de la rue Montaigne. C'est le baron Henri de Rothschild, passionné par l'affaire, qui réunit et publia le premier, sous le pseudonyme d'André Pascal, le plus grand nombre de documents concernant Pranzini.
Armand Colin, 1914, gr. in-8°, 762 pp, une planche et une carte dépliante hors texte, 23 cartes et graphiques dans le texte, biblio, index, broché, dos abîmé avec manque, intérieur propre, état correct
C'est par l'histoire, et plus particulièrement par l'histoire économique, que Pasquet est venu à la géographie. L'influence de son maître Vidal de la Blache fut décisive pour l'orientation de ses travaux. En 1893, sa thèse d'agrégation avait porté sur “La Chambre des Communes jusqu'à l'avènement d'Edouard III” ; en 1913, sa thèse de doctorat eut pour sujet “Londres et les ouvriers de Londres” ; dans l'intervalle, plusieurs voyages en Angleterre lui avaient permis de réunir la documentation nécessaire. Dans les Annales (t. XXIII-XXIV, 1914-1915, p. 430-433), Vidal de la Blache, auquel était dédiée la magistrale étude sur Londres, a dit tout le bien qu'il en pensait : « Ce livre tient plutôt de la sociologie politique et de l'économie politique que de la géographie... Mais par l'attention qu'il apporte à localiser les phénomènes, à les traduire en graphiques ou en cartes, l'auteur prouve combien sa méthode est imprégnée de géographie.» (H. Busson, Annales de Géographie 1928). Pasquet fut successivement professeur aux lycées d'Alençon, de Toulon, de Versailles, et à Condorcet, avant de donner sa mesure à l'Ecole pratique des Hautes-Études : d'abord suppléant d'Adolphe Landry pour l'Histoire des faits et des doctrines économiques (1919), il fut nommé en 1924 directeur d'Etudes d'une chaire d'Histoire étrangère.
Plon, 1944, pt in-8°, ix-299 pp, un portrait de Pasquier en frontispice, broché, annotations en marges sur 3 pp, état correct
"Un fragment des Mémoires du chancelier Pasquier relatif aux journées de Février 1848. Récit uniquement politique, qui ne fait allusion ni à la situation économique de la France, ni à ses difficultés sociales, ni à la crise de 1847 ; un modèle d'incompréhension historique." (E. Tersen, Revue Historique, 1949)
Plon, 1894, gr. in-8°, xi-536 pp, un portrait gravé sous serpente hors texte, broché, bon état
Tome 1 seul (sur 6) des Mémoires de Pasquier : les 3 premiers volumes concernent la Révolution, le Consulat et l'Empire et les 3 suivants la Restauration de 1815 à 1830. Pasquier vécut longtemps (1767-1862), et servit tous les régimes ; ses mémoires font défiler tous les personnages intéressants des trente premières années du XIXe siècle. – "Pasquier savait en général tout ce qui peut se savoir" selon le duc de Broglie, et Jean Tulard rappelle l'appréciation de Taine qui jugeait que Pasquier était le témoin le mieux informé et le plus judicieux pour la première moitié du XIXe siècle. (Fierro 1133, Tulard 1120, Bertier 786, Le Clère 785)
Plon, 1910, in-12, 202 pp, broché, pt manque au 1er plat, bon état
Les classes sociales ; Les castes ; La fonction ; La noblesse ; La morale ; Les religions ; La politique ; Le Nationalisme ; Le Monarchisme ; L'Impérialisme ; La politique chrétienne ; Le Sillon ; Le Parti des démocrates chrétiens ; L'Action libérale populaire ; Les partis de la Révolution ; La Fédération républicaine ; L'Alliance républicaine démocratique ; Le parti radical et radical-socialiste ; Le Socialisme ; Le socialisme politique ; Le socialisme économique ; Les manifestations de la vie.
Cercle du Livre Précieux, 1966, in-8°, 438 pp, reliure simili-cuir éditeur, dos lisse orné de caissons dorés, décors dorés sur les plats (Coll. Monumenta Medica), bon état
Denoël, 1971, in-8°, 428 pp, préface de Jean-Jacques Chevalier, biblio, broché, bon état
"Sous ce titre, ce n'est pas une histoire mais une lecture qui nous est proposée, étendue sur les dix ans qui conduisent l'Action française de la Revue (1899) mensuelle, au quotidien (1908). Age d'or, puisque c'est la période intellectuellement la plus féconde et la plus dynamique du mouvement, avant que le souci d'une clientèle plus large ne le réduise à un conservatisme de mécontents. Bibliographie réduite, références écartées, mais analyse consciencieuse procédant par tranches chronologiques..." (Emile Poulat, Archives des sciences sociales des religions, 1972) — Une étude conscrée à la pensée philosophique de Charles Maurras et de ses émules, l'auteur situe l'âge d'or du maurrassisme entre 1899, date de la création de la revue de l'Action française, et 1908, date de lancement du journal. Il montre comment, en neuf ans, le mouvement va élaborer sa doctrine, établir ses choix et construire une véritable philosophie de l'Etat. Maurras était-il un mal compris ? L'essentiel de sa pensée a-t-il été déformé par les luttes partisanes et les passions politiques ?
Plon, 1945, in-8°, vi-297 pp, 10 gravures hors texte, broché, papier lég. jauni, bon état
Premier tome (sur 3) des souvenirs du socialiste atypique Joseph Paul-Boncour (1873-1972), écrits de 1940 à 1942. Il fut député (entre 1909 et 1931), sénateur (de 1931 à 1941) et ministre (en 1911, puis de 1932 à 1938), et fit partie des quatre-vingt parlementaires qui ne votèrent pas les pleins pouvoirs à Pétain. Tout ce qui concerne Waldeck-Rousseau et Clemenceau est intéressant. — Docteur en droit et avocat, Paul-Boncour fut secrétaire particulier du président Waldeck-Rousseau de 1899 à 1902. Deux ans plus tard, il devient directeur de cabinet de René Viviani, socialiste proche de Jean Jaurès, qui a refusé d'adhérer à la SFIO et devient le premier ministre du Travail français, en 1911. Il commence sa carrière parlementaire comme député de Loir-et-Cher, élu lors d'une élection partielle en janvier 1909, réélu aux élections générales de 1910. Toujours hésitant face à la SFIO, il préfère adhérer au Parti républicain-socialiste. En 1914, il perd son siège de député, puis s'engage dans l'armée française, pendant toute la Première Guerre mondiale... — « Je ne dis rien qui ne soit exact. Mais je ne le dis pas avec indifférence. » (J. Paul-Boncour)
Bloud et Gay, 1958, in-8°, 189 pp, 16 pl. de gravures hors texte, biblio, broché, bon état (Coll. Connaissez-vous ?)
P., Achille Faure, 1865, in-12, 360 pp, broché, couv. imprimée, rousseurs éparses, état correct. Peu courant
Intéressant ouvrage sur Rome et l'Italie en 1861. Né à Toulouse, Jean-Baptiste-Charles Paya fut rédacteur en chef de l' "Emancipation de Toulouse".(voir Jacques Godechot, Un journaliste français libéral ami de l’Italie : Charles Paya, 1813-1865)
s.l., Chez tous les libraires, novembre 1871 in-12 (11 x15), 64 pp, broché, couverture muette d'attente citron, trace d'humidité ancienne sur le bord des plats, bon état. Edition originale, bien complète du feuillet d'errata. Rare
« Aux ouvriers des villes et des campagnes, petits et bons propriétaires ruraux, bourgeois, industriles et commerçants, barons, ducs et princes, ministres de la religion. » L'auteur était directeur des Messageries de la Nièvre et de l'Yonne, maire de Courcelles (Nièvre).
Fayard, 1984, in-8°, 315 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"Dans l'imagerie partout imposée jusqu'à présent, le révolutionnaire Blanqui, qui a passé trente-cinq ans de sa vie en prison, luttant sous Charles X comme sous la IIIe République, sous Louis-Philippe comme sous Napoléon III, est le type même du "héros positif". Abnégation, courage, lui sont associés ; prisonnier d'opinion, pensent beaucoup. Procédant à une lecture exhaustive des documents publiés et des manuscrits de Blanqui et à propos de Blanqui, l'auteur détruit ici cette légende. Il montre tout ce qui dans les axiomes simplistes du blanquisme éclaire le phénomène moderne du révolutionnaire professionnel. Intransigeant, extrémiste, totalement coupé de la masse, Blanqui a foi en la toute-puissance d'une petite élite ; il rejette la démocratie, le suffrage universel ; il nie toute capacité révolutionnaire à la masse ouvrière qui lui paraît inerte, inculte, voire contre-révolutionnaire, ainsi qu'il l'écrit à propos de l' "Association Internationale des Travailleurs", peut-être le premier mouvement d'auto-émancipation ouvrière de l'Histoire. A partir d'une telle appréhension du monde, Blanqui ne peut penser son groupe révolutionnaire que comme organisation militaire : violence, coups de main, prises d'armes, actions clandestines, tels sont les modes d'action "politiques" qui le mènent dans tant de prisons. Derrière cette vie dramatique, amère, gâchée, la question qui est posée est celle de toute la lignée des révolutionnaires professionnels qui par catastrophisme, fanatisme, ont lancé et lancent, loin des aspirations de ceux qu'ils prétendent "éveiller", des actions violentes, meurtrières. Le sort de Blanqui fait réfléchir sur l'intelligentsia russe qui, de Tchernychevski en passant par Bakounine, Netchaïev, Tkatchev, aboutit à Lénine ; mais aussi sur ses successeurs qui sont, entre autres, la Bande à Baader et les Brigades rouges. Quelques dizaines d'hommes se donnent le droit de se servir des autres comme d'un instrument aveugle ; ces autres, il est permis de les tromper, de les compromettre et même, de les perdre. Ainsi pensaient les premiers révolutionnaires professionnels, ainsi agissent aujourd'hui leurs descendants." (Jeannine Verdès-Leroux)
P., EDHIS, 1967, in-8°, 236 pp, six numéros brochés en un volume, bon état. Reprint de l’édition originale publiée à Paris, chez Ballard, en six numéros, du 10 décembre 1849 au 10 mai 1850, d’après l’exemplaire de l’auteur avec ses corrections manuscrites. Tirage à 500 exemplaires numérotés
Pecqueur fut un des premiers en France à vouloir fonder le socialisme sur la science économique.
Genève, Au Milieu du Monde, 1947, in-12, 239 pp, reliure pleine toile écrue, dos lisse à filets dorés, pièce de titre basane chocolat, gardes de papier velours bordeaux, signet, couv. et dos conservés, trace de mouillure ancienne au bas de la reliure, état correct
P., Librairie d'Education de la Jeunesse Charavay, Mantoux et Martin, s.d. (v. 1900), pt in-8°, xi-370 pp, 18 portraits dans le texte, cart. illustré de l'éditeur défraîchi, intérieur bon
P., Pagnerre, Librairie internationale, Lacroix, Verboeckhoven et Cie, s.d. (v. 1868), in-8°, 392 pp, 4e édition, reliure demi-basane noire, dos lisse avec titres et filets dorés (rel. de l'époque), dos lég. frotté, coupes et coins frottés, rousseurs, bon état
Etude historique et pamphlet sur la place de la femme dans la société. La mère de famille est considérée par l'auteur comme un chaînon social indispensable. Il retrace l'histoire de sa servitude depuis les temps les plus reculés. — L'antiquité ; Le Moyen Age ; La Renaissance ; La femme moderne.
P., Pagnerre, 1874, in-12, 339 pp, appendice, reliure demi-basane noire, dos lisse, titres et filets dorés (rel. de l'époque), bon état
La pensée politique d’Eugène Pelletan (1813-1884) illustre la richesse de l’idéologie républicaine française durant la seconde moitié du XIXe siècle. — "L'Assemblée a ordonné une enquête sur la délégation du gouvernement de la Défense en province. Une commission nommée à cet effet opère, dans l'ombre, depuis trois ans, sur ce thème, sans doute inépuisable, car l'enquête toujours béante, comme la bouche de fer, fonctionne encore ; elle informe, elle amasse, elle libelle, et de temps à autre elle rédige un réquisitoire qu'elle appelle un rapport. Le décret disait: délégation du gouvernement en province, la commission a conclu que province signifiait Paris et c'est sur le gouvernement de Paris qu'elle a porté tout l'effort de l'enquête. Elle a usurpé de son autorité privée un mandat que l'Assemblée lui avait expressément refusé. Le comte Napoléon Daru dirige l'atelier et distribue le travail. Ministre de l'empire, il avait procréé le plébiscite ; le plébiscite avait engendré la guerre ; et aujourd'hui le comte Napoléon Daru, juge et partie dans sa propre cause, appelle à sa barre une révolution qui a eu tout au moins le tort de déranger sa carrière d'homme d'État. Si nous aussi nous nous laissions aller à l'esprit de rancune, si nous aimions rendre injure pour injure, nous n'en trouverions pas de plus cruelle contre le comte Napoléon Daru que sa conduite dans cette circonstance. Mais qu'est-ce donc que cette enquête ? Comment est-elle faite ? ..."
Denoël, 1985, in-8°, 420 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Prix Napoléon III, 1986)
"Emile de Girardin, en recourant à la publicité, a créé la presse moderne. Dans les colonnes de son journal paraissent les feuilletons d'auteurs débutants : Honoré de Balzac ou Eugène Sue. Girardin, toujours en avance d'une idée, a aussi imaginé la retraite pour tous, le congé maladie et même la participation. Lui qui voulait donner, voilà plus de cent ans, le droit de vote aux femmes, savait tout ce qu'il leur devait, et surtout à Delphine Gay, son épouse et son meilleur soutien. Né en 1806, mort en 1881, Girardin a participé à l'aventure du siècle, intervenant dans l'avènement puis dans l'abdication de Louis-Philippe, aidant à l'ascension de Louis-Napoléon Bonaparte, participant à la fondation de la IIIe République. Sa vie même est un roman, celui d'un enfant abandonné qui connaît la pauvreté et se bat en duel, avant d'atteindre la célébrité et la fortune."