8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Delagrave, s.d. (1915), fort in-12, xxix-344 pp, biblio, index, broché, couv. défraîchie et lég. abîmée, dos scotché, intérieur propre (Coll. Bibliothèque d'histoire et de politique)
Prix Drouyn de Lhuys, Académie des sciences morales et politiques. Table : L'Italie et la France (1871-1876). L'Italie et l'Autriche (1876-1881). La conclusion de la Triple-Alliance (1881-1887). L'apogée de la Triple-Alliance (1887-1898). Le déclin de la Triple-Alliance (1898-1911). Le relèvement économique (1898-1911). La fin de la Triple-Alliance (1911-1915).
Delagrave, s.d. (1915), fort in-12, xxix-344 pp, biblio, index, broché, manque le tiers supérieur du 1er plat de couv., sinon ex. non coupé, bon état, envoi a.s. (Coll. Bibliothèque d'histoire et de politique)
Prix Drouyn de Lhuys, Académie des sciences morales et politiques. Table : L'Italie et la France (1871-1876). L'Italie et l'Autriche (1876-1881). La conclusion de la Triple-Alliance (1881-1887). L'apogée de la Triple-Alliance (1887-1898). Le déclin de la Triple-Alliance (1898-1911). Le relèvement économique (1898-1911). La fin de la Triple-Alliance (1911-1915).
P., Fondation Calouste Gulbenkian, Centre culturel portugais, 1984 gr. in-8°, xvi-646 pp, 8 pl. de portraits hors texte, notes bibliographiques, documents, annexes, bibliographie (I. liste alphabétique des auteurs (et anonymes), II. classement par thèmes), chronologie des correspondances et des documents annexes, index des noms, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Texte remanié de la thèse de 3ème cycle, présentée devant l'Université Paris-Sorbonne IV en 1974. Table : I . Le climat, les événements, les hommes ; II .Marie-Urbane de Lima Barreto, baronne de Beaumont (1778 ?-1831) ; III. Suzanne Cappadoce-Peireira, (1760 ?-1831) ; IV. Marianne da Silva (1777-1843) ; Conclusion : une philosophie de l'échec. — "D'après des correspondances inédites recueillies à Braga, Paris, dans les archives au Brésil et aux Pays-Bas ainsi qu'à la Torre de Tumbo et parmi les documents de l'Ambassade de France au Portugal, l'auteur (archiviste-paléographe) publie les lettres de trois femmes presque inconnues : la baronne de Beaumont, Madame Cappadoce-Pereira et Marianna da Silva, qui ont eu des relations amoureuses ou amicales avec deux hommes politiques portugais : le Comte de Barca et le chevalier de Brito. Malheureusement, les réponses n'ont pas été retrouvées. Cette correspondance à sens unique éclaire les rapports politiques entre la France et le Portugal pendant le premier quart du XIXe siècle. Dans un premier chapitre (p. 3-78), l'auteur tente de donner un survol des relations franco-portugaises, dont les éléments peuvent éclairer les lettres, parfois obscures. Rappelons que Maria I, veuve depuis 1786, avait perdu son fils aîné en 1788. Son fils cadet, D. Joào (futur D. Joâo VI) exerça la régence, vu l'état de santé de sa mère (le Portugal est un pays catholique où les femmes avaient le droit d'être reine, il y en a plusieurs exemples). Le Portugal semble avoir peu réagi à la Révolution française jusqu'à la mort de Louis XVI, mais le changement de régime a provoqué de nombreux troubles dans les relations entre les deux pays. L'Angleterre, traditionnelle alliée du Portugal, a joué un rôle important dans ces relations, car la France essaya de détacher le Portugal de l'influence de la Grande-Bretagne. Il ne faut pas oublier que la famille royale portugaise et nombre de nobles et d'hommes influents gagnèrent le Brésil lors de l'invasion française de 1807 ; D. Joâo VI ne regagnera le Portugal qu'en 1821. Les lettres adressées par les trois épistolières sont dirigées tantôt au Portugal ou au Brésil, tantôt dans diverses villes européennes : Paris, La Haye, Bruxelles, St-Petersbourg ou Vienne où ces deux hommes politiques ont occupé un poste diplomatique ou ont été en mission. Antonio de Araùjo de Azevedo, plus tard comte de Barca, est né dans le Minho (1754). Issu d'une bonne noblesse du Nord du pays, il est poussé vers la diplomatie et étudie le droit et la philosophie à l'Université de Coimbra, avant d'entrer aux Affaires étrangères. Envoyé à la Haye, où il est suivi par Brito, il y prend contact avec les Israélites de souche portugaise, réfugiés aux Pays-Bas, dont Cappadoce et Da Silva (d'où la correspondance publiée plus loin). Nous trouvons ensuite le diplomate à Paris, où il fut incarcéré deux mois au Temple, puis à Hambourg, à Berlin, à St-Petersbourg, à Vienne. Après une traversée du désert, il est envoyé au Congrès de Vienne comme Ministre, et mourra en 1817. Il n'est pas aisé de juger l'œuvre politique de cet homme, car il manque beaucoup d'éléments, mais il est certain qu'il a occupé une place importante à une époque mouvante. Le chevalier a souvent été le second de Barca et a lui-même rempli les fonctions de ministre plénipotentiaire, notamment aux Pays-Bas, puis à Paris où il fut mêlé au séjour de D. Miguel dans cette ville, avant son départ en exil pour Vienne. D. Pedro, fils cadet de D. Joâo VI, anti-libéral devait en effet provoquer une guerre civile au Portugal, dont il sortit vaincu. Le chevalier de Brito est mort à Paris, en 1825, à 64 ans. Il a laissé la réputation d'humaniste qui reste encore à prouver, car aucun travail exhaustif n'a été effectué en ce sens. Mais, comme Barca, Brito était un homme cultivé et ouvert, vivant à une époque troublée. Si Monsieur Jean de Pins ne peut publier les lettres ou les manuscrits de ces deux hommes politiques portugais, il présente la correspondance de trois femmes, issues d'un même milieu social : la bourgeoisie d'affaires. « Leurs efforts pour échapper à leur condition par le même culte de l'homme mûr, avec ses aspects sécurisants, sa fortune réelle ou supposée. S'ajoutent des motivations plus ou moins conscientes, comme le sentiment d'une revanche chez Madame de Beaumont, la volonté de puissance chez Madame Cappadoce, voire la sauvegarde de sa personnalité pour Marianne Da Silva » (p. 79). Le deuxième chapitre est consacré à Maria Urbana de Oliveira Barreto, baronne de Beaumont (1768?-1831). Aurait-elle rencontré Barca à Londres ? Puis à Paris ? Cependant, cette Portugaise épouse le général de Beaumont, en 1808 ; Brito est son témoin. Le général mourra en 1813, pendant les campagnes napoléonniennes. Mère et veuve, Marie-Urbane cherche un soutien financier, une pension de Napoléon, la restitution de ses biens au Portugal. Elle s'adresse à Barca en dernier recours. Elle se remarie en 1817 avec le colonel d'Ecquevilley (mort en 1828). La correspondance avec Barca couvre les années 1814-1817. Si l'orthographe y est incertaine, le ton est assuré : elle tient Barca pour l'Homme qui l'a abandonnée. Elle n'est pas une perdante et veut assurer son avenir. La fin de sa vie est peu connue. Suzanne Cappadoce-Pereira (1760?-1831), juive française, née Lévy, à Paris, en 1760, épouse en 1807 Abraham Cappadoce-Pereira dans la religion catholique et un troisième chapitre nous en parle. En Hollande, Suzanne a noué de tendres relations avec Barca, puis avec Brito ; ces relations semble avoir été dirigées par l'intérêt de jouir de la protection d'hommes qui pourront l'aider lors de la débâcle financière de son mari ; elle sollicite ou implore, mais avec dignité. Suzanne Cappadoce aurait incité Barca à lui faire connaître à l'étranger les lettres portugaises ; Barca avait déjà traduit en portugais les Odes d'Horace et des textes de Dryden et de Gray et est l'auteur d'un pamphlet: «Venality». Juive française, épouse d'un Hollandais de souche portugaise, Suzanne Cappadoce appartient à l'intelligentsia européenne, sans avoir choisi de camp. Chapitre IV : Mariana da Silva (1777-1843). Née à Nimègue d'une famille Israélite réfugiée aux Pays-Bas, célibataire, fait appel à Brito pour régler les ennuis de sa famille. Elle ne cherche pas à remplacer Suzanne Cappadoce dans la vie de Brito et elle reste d'une grande discrétion. Elle écrit bien et avec plaisir. Il n'y eut entre eux que cette correspondance, sauf, peut-être, une brève relation amoureuse. Dans la conclusion (p. 191), J. de Pins résume très bien la mentalité des trois épistolières : « Aucune d'elle, en définitive, ne parvient à surmonter le triple handicap du déracinement, de l'amoindrissement de son train de vie et surtout de sa jeunesse perdue : Marie-Urbane se drape dans sa dignité ; Marianne s'enferme chez elle, rideaux tirés ; Suzanne se réfugie dans un passé romanesque. Chacune, au demeurant, aura sa part de rêve ». Les lettres, annotées avec le plus grand soin, ont été traduites pour celles (rares) écrites en portugais. Une série de documents annexes écrits ou adressés par diverses personnalités, éclaire certains points de la correspondance. Une abondante bibliographie, un index des lettres et un index onomastique facilite le maniement de ce gros volume. Tant par sa présentation que son écriture, cette œuvre est un document très fouillé et utile à ceux qui s'intéressent à l'étude de la vie diplomatique en Europe occidentale au début du XIXe siècle." (S. Cornil, Revue belge de philologie et d'histoire, 1989)
Charles-Lavauzelle, 1912, in-12, 373 pp, préface de M. A. Messimy, 2e édition mise à jour, 5 cartes (dont 4 dépliantes), reliure demi-percaline bronze, dos lisse, titres dorés, couv. conservées (rel. de l'époque), C. de bibl., bon état
Charles-Lavauzelle, 1912, in-12, 373 pp, 2e édition revue, préface par Adolphe Messimy, ancien ministre de la Guerre, 5 cartes dont 4 repliées, reliure demi-percaline vert militaire, dos lisse avec titres et monogramme doré du Cercle de l'Union artistique en queue, couv. conservées (rel. de l'époque), bon état
"C’est la première fois que l’on fait en un volume le tableau d’ensemble des opérations diplomatiques et militaires dont l’Algérie, la Tunisie et le Maroc ont été le théâtre dans ces quatre-vingts dernières années. La prépondérance de la France dans ces régions y est nettement mise en lumière. Cette suprématie de la France est le résultat nécessaire des sacrifices d’hommes et d’argent qu’elle y a fait depuis près d’un siècle et de la correction de son attitude vis-à-vis des musulmans. On peut dire hardiment aujourd’hui, comme le permet la longue expérience de quatre-vingts années tant de conquête que d’occupation sans soulèvements importants – je laisse de côté la révolte de Mokrani dont les causes sont bien exposées par M. Piquet (p. 115 et suiv.) et sont tout spéciales – que les musulmans algériens acceptent sans trop de regret notre domination et sont de plus en plus préparés à nous donner une collaboration plus confiante et plus utile dans la mise en valeur de cette colonie. Le livre de M. Piquet n'est pas seulement, comme le titre semblerait l'indiquer, un exposé des opérations militaires effectuées dans l’Afrique du Nord jusqu'en 1910 depuis la conquête d’Alger. L'auteur a cherché à mettre en lumière notre action administrative, politique et diplomatique dans ces pays et à tirer pour le présent et l’avenir un enseignement puisé dans le passé. Il y a parfaitement réussi. Il a fait ressortir sans parti-pris les fautes commises et en a recherché les causes. Il a montré notamment comment pendant longtemps les difficultés de la conquête du pays avaient tenu aux hésitations de la Métropole et du Parlement. On n’envoyait pas assez de troupes aux généraux pour leur permettre d’étouffer dès le début les moindres soulèvements et pour faire face aux ennemis qui s'offraient à eux. La conclusion qui s’impose c'est que l'on ne saurait recommencer dans des régions, comme les différentes parties du Maroc dans lesquelles nous avons mission d'assurer l’ordre, le système des « petits paquets ». Envoyer une poignée d'hommes montrer à des rebelles comment des soldats français savent mourir est une action vaine. Ce qu’il faut, c’est maintenir le respect de notre drapeau. Au Maroc, comme ailleurs, on imposera le calme par la crainte salutaire qu’inspire la présence de forces suffisantes contre lesquelles toute attaque serait inutile et dangereuse, C’est ce qu'avaient déjà préconisé les Lamoricière et les Cavaignac, et ce qu’avait très sagement mis en pratique le général Lyautey dans la région marocaine où il avait mission d’assurer l'ordre, de là les résultats heureux obtenus sans violence brutale et à peu près sans effusion de sang. Telle est la vraie pénétration pacifique : elle consiste à développer le commerce et la mise en valeur du sol dans la sécurité du lendemain assurée par la présence de baïonnettes assez nombreuses. La lecture de ce livre dans lequel la clarté de l'exposition, la netteté des vues sont alliées à la pureté du style, est réellement attachante et instructive et l’on se plaira à reconnaître que l’auteur a tiré un bon parti des travaux de ses devanciers, des documents militaires et diplomatiques qu’il a consultés et dont il a souvent donné d'intéressants extraits." (Alfred Bel, Société de géographie et d’archéologie de la province d'Oran, 1911)
Neuchâtel, La Baconnière et Bruxelles, Office de Publicité, 1953, fort in-8°, xvii-708 pp, une carte dépliante en couleurs hors texte, 14 cartes en noir, broché, couv. très lég. salie, bon état
"Le thème essentiel de cet ouvrage, qui étudie la période 1830-1904, est l'histoire du libéralisme dont le succès donnera « à la civilisation atlantique une suprématie universelle incontestée ». L'auteur nous montre, de 1830 à 1848, l'Europe divisée en deux « zones de civilisation » l'une libérale, formée par les puissances maritimes et occidentales, l'autre autoritaire, s'étendant aux pays continentaux. C'est la vieille division de Francis Delaisi entre « l'Europe du cheval de trait et l'Europe du cheval-vapeur ». Dans ce plan, la réaction qui a suivi la flambée révolutionnaire de 1848, l'empire autoritaire de Napoléon III, gênent bien un peu l'auteur. Il s'en tire par un chapitre intitulé : « La crise du libéralisme en France », où il analyse les caractères particuliers du pouvoir de Napoléon III. L'expansion du libéralisme et, par là, la création d'une véritable solidarité économique mondiale lui permettent de revenir à son propos. Cet essor du libéralisme, l'auteur le salue aux États-Unis, et même en Amérique du Sud, ce qui est évident pour le Brésil, où, grâce à Pedro II, le régime parlementaire l'emporte. L'Europe est alors à la tête du monde, et la Grande-Bretagne détient une hégémonie mondiale, appuyée sur le libre-échange, et sur la primauté de sa flotte, tandis que son alliée, la France, après la campagne de Crimée, est la première puissance continentale. Mais voici les signes annonciateurs des grands changements : les nationalités, aidées au début par Napoléon III, s'imposent. La Prusse réalise « l'unité de l'Allemagne sur les ruines du Second Empire français ». Et le nouvel état fait peser son hégémonie en Europe, tandis que les États-Unis devenus la plus grande puissance du monde, s'imposent au continent américain tout entier, et s'apprêtent à en déborder. Il y a là un autre climat, et tandis que les appétits des puissances impérialistes s'opposent, et que les annexions transforment la carte politique de continents hier ignorés, – l'Afrique par exemple, – le libéralisme recule aussi, devant les courants hostiles, tels le socialisme. De nouveaux pays comme le Japon, des pays jeunes comme les États-Unis, menacent sur le plan économique comme sur le plan politique la prépondérance européenne et, – ce qui paraît le plus important à l'auteur, – le protectionnisme et l'impérialisme ramènent l'Europe vers une politique agressive, vers la guerre qu'engendre la politique des blocs. Telles sont les grandes lignes de cette vaste fresque. On ne peut que féliciter l'auteur d'avoir su organiser autour de ces grandes idées toute l'histoire de la période, et de n'avoir pas forcé, en général, le sens des faits, pour les faire entrer dans le cadre qu'il s'était tracé. Cette habileté de la construction a son revers. Le livre se présente comme une mosaïque. On va, dans un même chapitre, de la guerre des Duchés à la fin de la première Internationale, en passant par la guerre de 1866, la crise du Second Empire français, l'organisation de la première Internationale, le concile du Vatican, la guerre de 1870 et la Commune. Tout cela est un peu comprimé, un peu mêlé. Le lecteur, soucieux de ne pas perdre le fil, de respecter les intentions de l'auteur, devra souvent se reporter à la table des matières, d'ailleurs très complète, et qui sera un instrument indispensable. L'histoire fragmentée est à la mode. C'est peut-être une façon plus intelligente de concevoir l'histoire que celles d'autrefois. Félicitons donc l'auteur d'avoir aussi aisément fait sa démonstration, même si l'on regrette que certains faits soient plus longuement étudiés que d'autres. Ainsi la guerre de 1870 est expédiée en trois pages, alors que l'auteur insiste sur la guerre du guano et les conflits d'Amérique du Sud. Dans l'ensemble, toutefois, il y a un grand souci d'équilibre. Dans un ouvrage de ce genre, qui doit tout son intérêt aux idées générales, à la construction délicate d'un ensemble compliqué et vaste, on est reconnaissant à l'auteur de témoigner d'une information généralement précise et neuve. Ce qu'on retiendra, c'est la hauteur de vues de l'historien, l'habileté du plan, la bonne présentation du livre – les cartes sont de lecture facile, et fort utiles, – qualités qui permettent de tirer le plus large profit de cette histoire universelle." (L. Genet, Revue belge de philologie et d'histoire, 1955)
Plon, 1930, in-12, 266 pp, bandeaux, culs-de-lampe et dessins de Gustave Alaux, cart. percaline crème, dos lisse avec titres rouges, plats de papier carmin (rel. de l'époque), papier jauni, bon état
"Un combat entre des galères françaises et espagnoles en août 1638, alors que Richelieu était Grand Maître de la Navigation ; deux batailles entre des frégates françaises et anglaises à Algésiras et à Cadix au cours de l'été 1801, se terminant par une scène où le Premier Consul Bonaparte déclara que le capitaine Troude était l'Horace français ; et le combat entre des navires français et chinois sur la rivière Min à la fin du mois d'août 1884, constituent les trois victoires décrites avec fougue et accompagnées de gravures sur bois très guerrières dans ce petit livre. Les descriptions minutieuses des navires, et des uniformes des trois époques concernées seront d'un intérêt considérable pour les amateurs d'histoire navale." (H. D. Hill Fairfax, Books Abroad, 1931)
Grasset, 1962 in-8°, xi-306 pp, préface de J. Paul-Boncour, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Prix maréchal-Louis-Hubert-Lyautey 1963 de l’Académie des sciences d’outre-mer)
"Mme Pisani-Ferry, petite nièce de Jules Ferry, a voulu aborder l'œuvre de Jules Ferry dans le seul domaine de la politique extérieure. Mais en donnant trop d'importance aux rapports Ferry-Bismarck, "seul essai d'entente sérieuse et un peu durable" entre la France et l'Allemagne, on risque de perdre de vue le fondement de la politique des opportunistes, tout entière dirigée sur la recherche patiente, obstinée d'un système de sécurité antiallemand. Il ne pouvait y avoir d' "entente sérieuse" entre les deux pays, et Jules Ferry le savait bien. "Laissons nos ennemis se persuader que Gambetta a emporté dans sa tombe le dernier souffle de la revanche", écrivait-il, en 1883, à son cousin. Pour sa part, il travaille au redressement français, et l'entente momentanée avec l'Allemagne n'est qu'une politique de circonstances, qui donne le change, qui permet l'action coloniale. Car Ferry n'a pas le choix. La France est encore à la recherche de ses alliances, en face d'une Allemagne qui domine diplomatiquement l'Europe. Mme Pisani-Ferry l'indique assez bien : il est trop tôt pour l'alliance russe, que Freycinet et Ribot réaliseront par la suite. Mais Ferry y songe, il s'emploie à rassurer le gouvernement du Tsar sur la République, il écrit en 1885, après sa chute : "Quand on fera l'histoire de ce ministère, on y constatera le constant effort de la diplomatie française pour créer entre la France et la Russie des liens positifs" ; il se garde aussi de transformer la rivalité coloniale avec l'Angleterre en conflit. S'il utilise Bismarck dans les négociations, il se hâte de traiter avec Londres dès qu'un accord possible donne satisfaction aux intérêts français. Le rapprochement avec l'Allemagne n'est que tactique ; Ferry cherche ailleurs des engagements durables pour la France..." (Pierre Miquel, Le Monde, 1962)
Laffont, 1965, in-8°, 334 pp, préface d'Edgar Faure, 16 pl. de gravures hors texte, biblio, couv. illustrée à rabats, bon état
Intéressante étude. L'auteur, petite-nièce de Jules Ferry, a eu accès à des sources inédites, comme les "Souvenirs" du maréchal de Mac-Mahon. — "L'auteur, petite-nièce de Jules Ferry, fait de la célèbre crise un récit vivant, exact et documenté qu'on suit sans lassitude. Elle possède bien la documentation de son sujet. Elle a eu communication des souvenirs de Mac-Mahon, mais elle n'a pu trouver la partie des mémoires d'Albert de Broglie, touchant cette période. Disparition bien regrettable et qu'on souhaite temporaire. Par contre, elle cite la presse de l'époque avec à-propos. Le livre montre bien la réapparition du personnel bonapartiste avec ses procédés de violence et de répression, contenus toutefois par Broglie dans les limites d'une légalité encore très dure et aussi l'efficacité, le réalisme de la réponse républicaine. Les adversaires du coup d'État savent assurer leur cohésion, des radicaux au centre gauche ; du moins jusqu'à la victoire. On n'en saurait dire autant de leurs adversaires ; les orléanistes sont très vite réticents et les légitimistes font bande à part. Une centaine de pages retracent d'abord la tentative de restauration monarchique de 1873 d'où sort le septennat. Puis rien n'est dit sur les années 1874 et 1875. Il en résulte que l'action bonapartiste est sous-estimée : l'ouvrage souffre ici d'un défaut de composition. M. Edgar Faure, qui réintroduisit la dissolution dans la vie politique française, donne dans sa préface quelques réflexions et comparaisons qui lui furent demandées par la « malice amicale » de l'auteur. Des illustrations complètent le volume et ajoutent à son attrait." (Louis Girard, Bulletin de la Société d'histoire moderne, 1966)
Plon, 1906, in-8°, v-503 pp, 7 carte dépliantes hors texte., reliure demi-chagrin carmin, dos à 4 nerfs, titres et caissons dorés (rel. de l'époque), bon état
"Ce lendemain terrible, M. le général de Piépape nous le raconte en un poignant volume : le Coup de grâce, – épilogue de la guerre franco-allemande. C'est l'histoire d'un long calvaire, qui commence à Héricourt pour finir en Suisse, du mois de décembre 1870 au mois de février 1871 ; c'est le dernier effort utile de la France contre l'envahisseur, celui qui une dernière fois inquiéta l'ennemi ; lorsque l'armée de Bourbaki dut se retirer en débandade vers la Suisse, tout fut perdu, la défense nationale avait reçu « le coup de grâce » : ce sont là des pages singulièrement douloureuses, mais bien belles et nobles, de notre histoire." (Ph.-Emmanuel Glaser, Le mouvement littéraire ; petite chronique des lettres, 1906)
SEDES, 1992, in-12, 212 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Regards sur l'histoire)
Les villes constituent un carrefour privilégié de l'histoire économique, sociale, politique et culturelle et cette pensée a constamment guidé les trois auteurs de cet ouvrage. Au long d'une étude chronologique, ils ont analysé l'évolution des sociétés urbaines et de la gestion municipale, sous l'influence conjuguée de l'industrialisation et du développement des villes, en la reliant aux transformations profondes subies par le cadre de ces cités. L'urbanisation progressa lentement au cours de la première moitié du XIXe siècle. Les débuts de l'industrialisation engendrèrent néanmoins des tensions dans les sociétés citadines traditionnelles confrontées à l'extension du paupérisme. Ces problèmes sociaux qui occupèrent la pensée de la bourgeoisie libérale ne furent pas étrangers aux événements révolutionnaires de 1848, dont Cologne, Berlin, Vienne et Prague furent le théâtre. Sous l'influence des facteurs démographiques (mouvement naturel et migrations internes) et d'une accélération de l'industrialisation, 48 «,grandes villes » s'étaient développées dans les Etats Fédérés allemands dans la seconde moitié du siècle. A la veille du premier conflit mondial, Berlin et Vienne figuraient au nombre des grandes métropoles. Elles étaient également des foyers culturels européens de tout premier ordre, alors que Prague demeurait un grand centre de la pensée allemande dans cette Mitteleuropa.
P., Librairie d'Adrien Le Clère et Cie, 1856, in-8°, 253 pp, reliure demi-basane bleue, dos lisse avec titres et triples filets dorés (rel. de l'époque), C. de bibl. sur la page de titre, qqs rares rousseurs, coiffes lég. épidermées, bon état
Le Carême 1856 devant l'Empereur Napoléon III et l'Impératrice. Par Charles Deplace (ou de Place) (1808-1871), jésuite (1826-1849), puis prêtre du Diocèse de Paris, chanoine titulaire (1849), et enfin Archiprêtre de Notre-Dame de Paris (1863-1869).
P. Ollendorff, 1892, in-12, vii-348 pp, reliure demi-toile noire, dos lisse avec titres dorés et filets à froid (rel. de l'époque), bon état. Rare
L'auteur fut grand-écuyer du roi Jérôme, et ancien député.
Editions Douin, 2020, in-12 à l'italienne, 110 pp, texte entièrement recomposé, broché, couv. illustrée, bon état
Edmond Plauchut (1824-1909), d’abord rédacteur au journal "La Constitution" à Angoulême en 1848, s’expatrie ensuite et bourlingue autour du monde, en particulier en Asie d’où il ramène plusieurs récits. Puis, après dix années parisiennes, il se retire au château de son amie George Sand ("Tu es la crème des naufragés", écrira-t-elle au joyeux convive, en référence commune à un naufrage de cet épicurien au Cap-Vert) où il rassemblera des souvenirs intitulés "Autour de Nohant", publiés en 1897 par Calmann-Lévy.
Hachette, 1981, in-8°, 389 pp, une carte, notes, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Histoire et économie, artisans, école, vie religieuse, traditions... — On ne lit plus guère “L'Astrée”, et le Forez, petit pays d'entre Rhône et Loire, aurait peut-être connu l'oubli si, à la fin du siècle dernier, le “Tarif-Album” de la Manufacture française d'Armes et Cycles n'avait rappelé, au fond des campagnes et au-delà des mers, que la région stéphanoise était le berceau de la première révolution industrielle, que son bassin houiller fut le plus important du royaume jusqu'au milieu du XIXe siècle et que la locomotive de M. Seguin y circula sur la première voie ferrée française. A la fin du XIXe siècle, victime de cette précocité, l'industrie forézienne sort d'une crise, la plus sévère de son histoire. une fois de plus le sens de l'adaptation, le génie inventif et le goût de l'effort ont prévalu, et c'est avant tout un pays de travail qui s'offre à nous : chevalements des puits de mine, cheminées des aciéries et des verreries, hautes fenêtres des passementiers. mais Saint-Etienne est une ville bâtie à la campagne : entre la terre et la ville, entre l'usine et la ferme, les liens sont nombreux et réciproques, et de cette interpénétration est né un peuple original. En ce livre de fidélité, l'auteur s'est proposé de saisir un type humain et une vie sociale si profondément particuliers.
Hachette, 1984, in-8°, 339 pp, une cartes, notes, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Sur la vie des mineurs au siècle dernier, un livre fait foi aujourd'hui : Germinal. Mais les mineurs du roman sont-ils ceux de la réalité ? Pour répondre à une telle question, il fallait envisager l'existence du mineur sous tous ses aspects. On découvre alors que la réalité est plus complexe et plus nuancée, selon l'âge, l'implantation et l'importance du bassin, selon la nature du travail, les époques de crise ou de prospérité. Malgré les révolutions techniques, le métier reste des plus durs et des plus risqués. Pourtant les mineurs l'aiment. Il les unit dans une puissante solidarité qui se manifeste lors des catastrophes et des conflits, mais s'épanouit aussi dans les fêtes, les jeux et les loisirs. Au travail ou dans sa famille, à travers ses moeurs et ses goûts, dans ses méfiances et ses croyances, c'est un type humain particulièrement attachant que révèle cet ouvrage...
France Loisirs, 1993, in-8°, 339 pp, biblio, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
Sur la vie des mineurs au siècle dernier, un livre fait foi aujourd'hui : Germinal. Mais la vérité de l'art est-elle celle de l'histoire ? Les mineurs du roman sont-ils ceux de la réalité ? Pour répondre à une telle question, il fallait envisager l'existence du mineur dans tous ses aspects. Il fallait aussi, au lieu de parler en son nom, faire entendre sa voix. On découvre alors que la réalité est plus complexe et plus nuancée, selon l'âge, l'implantation et l'importance du bassin, selon la nature du travail, selon les époques de crise ou de prospérité, et qu'elle se transforme à mesure que le mineur-paysan devient l'ouvrier-mineur. Malgré l'évolution technique, le métier reste des plus durs et des plus risqués. Pourtant les mineurs l'aiment. Il les unit dans une puissante solidarité qui se manifeste dans les catastrophes et les conflits, mais s'épanouit aussi dans les fêtes, les jeux et les loisirs. Au travail et dans sa famille, à travers ses moeurs et ses goûts, dans ses méfiances et ses croyances, c'est un type humain particulièrement attachant que révèle cet ouvrage, et les auteurs ne cachent pas que, au-delà de la nécessaire objectivité, ils n'ont cessé d'éprouver pour les mineurs une sympathie et un respect qui leur ont fait dédier leur travail à tous ceux qui, d'hier à aujourd'hui, s'affairent dans les entrailles de la Terre.
Compiègne, 1900, in-12, 69 pp, broché (pt manque en coin du premier plat), manque la page de titre, état correct
P., Imprimerie Nationale, 1882, 2 vol. gr. in-4° (24,5 x 32), un volume de 395 pages + un atlas de 15 planches dépliantes, doubles ou triples, montées sur onglets. Le volume de texte est broché, couv. imprimée, le volume de planches est en cartonnage de l'éditeur, premier plat imprimé, bon état. Rare
Les planches représentent les plans des ports suivants : Anvers, Amsterdam, Rotterdam, Brême-Bremerhafen, Hambourg (plan général), Hambourg (plan des bassins), Londres, Hull, Great-Grimsby, Newcastle, Glasgow, Liverpool, Bristol, plus une planche triple avec une très belle gravure des Docks Clark et Stanfield, et une planche triple de Machines à eau sous pression.
P., Ariane, 1946, in-8°, 399 pp, 1et plat de couverture et illustrations en noir de Marcel Capy dans le texte, 22 gravures sur 11 pl. hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
Intéressant ouvrage qui retrace la vie théâtrale des Boulevards : L'Opéra sur les Boulevards (de Louis XVI à la chute de l'Empire) – L'ancienne Porte-Saint-Martin (De la Restauration à 1830) – La Citadelle du Romantisme (Sous Charles X et Louis-Philippe) – Les Derniers jours de la Vieille Porte-Saint-Martin (de la monarchie de Juillet à la Commune) – La Nouvelle Porte-Saint-Martin (de 1873 à nos jours). — "Le théâtre original de la Porte Saint-Martin, construit en deux mois sur l'ordre de Marie-Antoinette (1781), a duré 90 ans en tant qu'opéra, vaudeville et théâtre régulier. M. de Plunkett retrace l'histoire de cette célèbre maison principalement à travers des anecdotes, tantôt amusantes, tantôt tragiques, des acteurs et surtout des actrices qui ont gratifié ses planches. Parmi les plus remarquables, citons Mlle Mars, favorite de Napoléon, le clown Deburau, Frederick Lemaitre, le plus grand des comédiens, et d'autres. M. de Plunkett relate les batailles théâtrales du passé, en particulier les duels du XIXe siècle entre les classiques fortifiés dans la Maison de Molière et les romantiques mis en scène à la Porte Saint-Martin. Ce n'est qu'après la première guerre mondiale que les expérimentateurs contemporains, dont H.-J. Lenormand, ont été produits à la Comédie ; la Porte St-Martin a été beaucoup plus accueillante pour les jeunes. C'est là que Cyrano, Chantecler et L'Aiglon ont été produits pour la première fois au début du XXe siècle. Tout au long des 160 années recensées ici, les nombreux directeurs et leurs troupes ont maintenu ce théâtre populaire en prise directe avec son temps : révolutions, empires, républiques, se succèdent ; mais l'art, en France du moins, vit et prospère." (Winifred Smith, Books Abroad, 1948)
Gallimard, 1979, fort in-12, xiii-1165 pp, notices de Baudelaire, biblio, reliure plein cuir souple de l'éditeur, dos lisse orné de filets dorés, rhodoïd, bon état (Coll. Bibliothèque de la Pléiade)
Ce volume contient : Dédicace à Maria Clemm par Charles Baudelaire ; Histoires extraordinaires ; Nouvelles Histoires extraordinaires ; Aventures d'Arthur Gordon Pym ; Euréka ; Histoires grotesques et sérieuses.
Gallimard, 1955, fort in-12, 1775 pp, reliure plein cuir souple de l'éditeur, dos lisse orné de filets dorés, jaquette illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque de la Pléiade). Volume épuisé
Contient : Vie de Henry Brulard ; Journal ; Souvenirs d'égotisme ; Essais d'autobiographie ; Earline ; Les Privilèges.
Armand Colin, 1970, in-12, 226 pp, biblio, broché, bon état (Coll. U2)
Armand Colin, 1970, in-12, 226 pp, biblio, broché, état correct (Coll. U2)
Plon, 1926-1933 et 1974, 11 vol. in-8°, 391, 430, 367, 550, 543, 357, 378, 356, 448, 467 et 505 pp, 109 gravures hors texte dans les 10 premiers volumes, 8 pl. de photos hors texte dans le onzième. Les 10 premiers volumes en reliure demi-toile verte, titres et tomaisons dorés (rel. de l'époque), dos uniformément passés, bon état ; le tome XI est en cartonnage éditeur, tel que paru (1974), avec sa jaquette, bon état
Bon exemplaire. — Bien complet du très rare tome XI (préface de Pierre Renouvin, notes de Jacques Bariéty et Pierre Miquel, index), paru 40 ans après les dix premiers. — I. Le Lendemain d'Agadir. 1912 ; II. Les Balkans en feu. 1912 ; III. L'Europe sous les armes. 1913 ; IV. L'Union sacrée. 1914 ; V. L'Invasion. 1914 ; VI. Les Tranchées. 1915 ; VII. Guerre de siège. 1915 ; VIII. Verdun. 1916 ; IX. L'Année trouble. 1917 ; X. Victoire et armistice. 1918 ; XI. A la recherche de la paix. 1919. — "M. Raymond Poincaré rassemble et publie les souvenirs de sa vie politique de 1911 à 1920 en une série de volumes dont chacun porte un titre spécial. Le récit suit strictement l'ordre chronologique, il contient de nombreuses pièces inédites (memoranda, dépêches, lettres privées, etc.). Le deuxième volume est un témoignage de tout premier ordre, en particulier sur les affaires d'Orient de 1912-1913 et les relations avec la Russie pendant la guerre balkanique." (Raymond Guyot, Revue Historique) — "Grâce aux copies de documents qu'il avait en sa possession, M. Poincaré a été à même de livrer à la publicité quantité de pièces inédites de grande valeur. Il va de soi que ces souvenirs ont provoqué de vives polémiques. Mais personne, je crois, n'a contesté la largeur de vues, la fermeté de pensée, la vigueur de certaines démonstrations, qui font de ces volumes de fortes pages d'histoire." (Pierre Renouvin, Revue Historique)