8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 P., François Maspero, 1975, in-8°, 344 pp, broché, bon état
Réimpression en fac-similé de l'édition publiée chez Reinwald en 1900. — "Dans sa remarquable biographie de Fernand Pelloutier, J. Julliard nous avait déjà vanté les qualités de cette étude que Pelloutier et son frère ont consacrée à la vie ouvrière et qui fut publiée en 1900. Saluons donc la bonne idée qu'ont eue les Editions Maspero de nous offrir en fac-similé ce livre depuis longtemps introuvable. Pelloutier a été l'un de ces rares militants révolutionnaires français – militant et théoricien : n'a-t-il pas contribué largement à mettre en forme et à propager les éléments doctrinaux du « syndicalisme d'action directe », au premier rang desquels la grève générale ? – à baser son projet révolutionnaire à la fois sur une pratique (et principalement celle des Bourses du travail) et sur une connaissance sociologique de la classe ouvrière. Ce livre est, pour une grande part, la reprise ordonnée d'un certain nombre d'articles que F. Pelloutier avait donné à des publications ouvrières à la fin du XIXe siècle. Ces articles étaient eux-même, sur des sujets variés (durée du travail, travail des femmes et des enfants, mortalité professionnelle, budgets ouvriers, chômage, alcoolisme...), des synthèses faites par l'auteur à partir, soit d'observations personnelles, soit surtout d'une documentation extrêmement éclectique, où le pamphlet anarchiste avoisine le traité du professeur en médecine. C'est un tableau, incomplet sans doute, mais combien riche, de l'exploitation ouvrière à la Belle Epoque. Non seulement en France, comme son titre l'indique, mais à travers le monde industriel, la comparaison d'Etat à Etat n'étant pas la moindre des ressources d'un livre dépourvu, en revanche, de grandiloquence et d'abstractions. On lira tout particulièrement le chapitre sur « le travail des femmes », où la tendresse (sans larmes) le dispute à l'indignation (sans cris) au spectacle de l'esclavagisme industriel – dont la femme a été (avec l'enfant) la première victime." (Michel Winock, revue Esprit, 1975) — "On a prétendu justifier l'empressement mis par le Capital à féminiser son personnel en alléguant que les « traditions d'ordre, d'économie et de sobriété de la femme lui permettent d'accomplir une tâche égale à celle de l'homme en se contentant d'un moindre salaire », ce qui revient à dire que les traditions d'égoïsme des négociants et des industriels les autorisaient à tirer profit des meilleures qualités féminines, et que, dans une société fondée sur un mauvais système économique, être bon, c'est être fatalement dupé. En fait, ce pitoyable essai de justification est purement rhétorique... on avoue hautement que la dépréciation du salaire qui en est la conséquence, permet au Capital de traverser impunément la crise économique et de s'alimenter de la détresse générale. Voyez les demoiselles téléphonistes ! Ces jeunes filles ne gagnent, après un stage gratuit de quelques mois, que 800 francs par an. Or quel est leur travail et dans quelles conditions l'exécutent- elles ? Elles sont généralement au nombre de cinquante ou soixante dans des salles hermétiquement closes, où l'air est sursaturé d'émanations malsaines et dont la température s'élève pendant l'été à plus de 30 degrés. Elles restent debout pendant dix heures, exposées ainsi aux désordres génitaux les plus graves, ont presque constamment le transmetteur à la bouche, le récepteur à l'oreille, et n'interrompent cette occupation que pour manœuvrer les jack-knives (conjoncteurs) ou relever les annonciateurs. D'une pareille tâche que retirent-elles ? Des affections nerveuses, des troubles de l'appareil circulatoire et de l'appareil respiratoire. Quant aux femmes employées dans la fabrique ou dans l'usine, on n'oserait dire ce qu'est leur vie pendant vingt ou trente années... Combien avons-nous connu de jeunes femmes travaillant quatorze heures par jour et se nourrissant de fruits, d'aliments achetés tout préparés dans les abominables gargotes des faubourgs parisiens, pour épargner quelque peu leur insuffisant salaire !... Voici les casseuses de sucre. Priez l'une d'elles de vous montrer sa main. Les ongles sont à demi rongés; l'extrémité du doigt présente un méplat produit par l'usure de la chair... Quelque fois ce ne sera plus un doigt que vous verrez mais un moignon sanglant que l'ouvrière recouvre d'un linge, non pas tant pour moins souffrir que pour ne pas tacher le sucre qu'elle manipule... Que dire des "porteuses", de celles qui débarrassent le scieur de pains et fournissent les plaquettes de sucre à la consommation du cassoir ! Ces plaquettes se transportent dans des caisses pesant environ 16 kg. Les ouvrières transportent par jour sept à huit cents de ces caisses d'un bout à l'autre de l'atelier (ici 25 mètres de longueur)... Des hommes ne voudraient pas faire ce travail même à raison de 50 centimes l'heure. Les femmes sont payées 20 centimes !"
La Charité, Delayance, et P., Editions de la Maison des Sciences de l'Homme, 1982, gr. in-8°, 306 pp, 48 pl. d'illustrations, photos, fac-similés et cartes hors texte, sources, index, broché, couv. illustrée, bon état
"Le titre original de la thèse de Claude Pennetier : "Le socialisme dans les départements ruraux français : l'exemple du Cher" et ses limites chronologiques situent cette recherche dans le débat autour des origines du communisme français et notamment de la place des fédérations paysannes dans le passage du socialisme au communisme. Passage durable dans le cas du Cher ou "l'hégémonie vaillantiste puis communiste est une constante de la vie politique, de 1885 aux années 1930", (p. 10). Trois grands chapitres charpentent cette solide monographie : la présentation du milieu, l'étude de I'implantation du socialisme, I'analyse du procès de scission ; axés sur la recherche des héritages qui mènent à I'aboutissement – plus qu'à I'accident – de décembre 1920. "II n'est point de terre naturelle du socialisme", nous dit I'auteur (p. 65) mais le Cher constitue un terrain favorable. Département rural mais pas complètement désurbanisé : Bourges et Vierzon y jouent un rôle considérable. Département agricole (plus de la moitié de la population active) mais pas complètement désindustrialisé. Le passage de la sidérurgie traditionnelle à la métallurgie de transformation implique, au XXe siecle, des comportements ouvriers différents : ancienneté de la pratique de grève chez les mineurs de fer, radicalisation des luttes chez les forgerons de Torteron avant leur migration vers les villes, dépendance des métallurgistes de Rosières... Traditions ouvrières illustrées par un déplacement des pôles d'activités et un déplacement des centres de gravité socialistes, à l'intérieur du département et à I'intérieur des différentes catégories sociales. (...) Démarche rigoureuse, menée dans un cadre départemental qui n'exclut pas la diversité régionale, la thèse de Claude Pennetier fait aussi place à la voix des obscurs : chansons de grèves et souvenirs de militants qui constituent, autant que le charisme d'Edouard Vaillant, le patrimoine du socialisme français." (Florence Riffault-Regourd, Le Mouvement social, 1985) — "Dans ce livre, point de nuances superflues : il y a les mauvais (les non-socialistes), les douteux (les socialistes réformistes) et les bons (les socialistes non réformistes) ; d'ailleurs, dès la dédicace, l'auteur nous avertit que, pour lui, la rigueur n'exclut pas « la passion et l'engagement » ; opinion respectable à condition de tenir égaux les deux plateaux de la balance. Or la rigueur se trouve trop souvent sacrifiée à l'hagiographie pour qu'on ne finisse pas par en ressentir un agacement... De plus, certains aspects du sujet ne sont pas véritablement traités : le boulangisme est effleuré, le socialisme nationaliste est passé sous silence, si l'on excepte une allusion p. 155, de même que le syndicalisme jaune. C'est d'autant plus dommage que, par ailleurs, l'ouvrage ne manque pas de qualités : l'auteur a rassemblé une documentation étendue et originale, tant pour les archives écrites qu'orales, qu'il utilise avec minutie et talent. Il montre bien les évolutions successives du socialisme jusqu'à la rupture de 1920, objet même de son ouvrage comme il le dit un peu tard dans sa conclusion. On comprend alors pleinement le but de ce livre : infirmer les thèses d'Annie Kriegel sur les origines du communisme et prouver que son avènement, dans le Cher tout au moins, n'est pas un accident mais le résultat d'une longue évolution de la tradition vaillantiste jusqu'à la rencontre du bolchevisme. En récupérant le pacifisme rural qui procède de la guerre, en recrutant largement chez les jeunes démobilisés et en exploitant le rejet des politiciens trop accueillant aux sirènes du ministé- rialisme, le parti communiste apparaît donc comme le successeur légitime des années d'avant-guerre. Sur ce point, la démonstration de l'auteur est solide, argumentée et paraît convaincante." (Bertrand Joly, Bibliothèque de l'École des chartes, 1983)
Hachette, 1895, in-12, (6)-400 pp, une carte dépliante en couleurs in fine, biblio, reliure demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), pt. épidermure en tête, bon état. Rare
I. L'Egypte en 1879 ; II. Les puissances européennes pendant la crise, 1881-1882 ; III. Les Anglais en Egypte depuis 1882 ; IV. Etat social, économique et budgetaire de l'Egypte en 1895.
Bruxelles, Méline, Cans et compagnie, 1850, in-8°, (4)-434 pp, reliure pleine basane mordorée, dos lisse orné, coupes et coins lég. frottés, bon état. Edition belge, parue en même temps que l'édition originale (à Paris, chez Pagnerre)
Ancien officier d'ordonnance de Murat, le Napolitain Guglielmo Pepe (1782-1855), s'est naturellement transformé après la mort de son chef en "patriote" italien, et il fut l'âme du coup d'Etat de 1820 à Naples. Battu par les Autrichiens il dut s'exiler, mais la révolution de 1848 dans la Péninsule le vit revenir à Naples, puis accepter, à la demande de Manin, le commandement des forces de la Venise insurgée. La majeure partie du livre est d'ailleurs consacrée au soulèvement, au siège et à la reddition de l'ancienne République.
Jérôme Millon, 2009, in-8°, 338 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Maspero, 1977, in-8°, 419 pp, introduction d'Alain Faure, bibliographie compagnonnique, annexes, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Agricol Perdiguier est l’homme qui a le plus fait pour populariser la grande geste du tour de France au XIXe siècle. En 1852, chassé par l’Empire parce que républicain, il rédige, au cours de son exil, ce classique de la littérature ouvrière que sont ses “Mémoires d’un compagnon”. Ce livre part du désir légitime de mieux faire connaître le paysage de la France travailleuse de cette première moitié du siècle, telle qu’à chaque étape un compagnon assoiffé de nouvelles connaissances pouvait le rencontrer et le vivre, ainsi que le détail de la pratique du compagnonnage, de ses rites et de ses coutumes. À l’époque, l’industrialisation massive constitue rapidement un immense prolétariat sous-payé, démuni de toutes les qualifications et de toutes les traditions qui formaient l’essence même du compagnonnage : celui-ci ne peut donc plus avoir le rôle irremplaçable, décisif, de ferment et d’organisateur qu’il avait joué jusque-là. Faute de modifier radicalement son esprit, ses habitudes et son recrutement, il était condamné à se couper de la majorité de la nouvelle classe ouvrière, et à ne plus représenter qu’une tradition pour une élite d’aristocrates ouvriers. — "Agricol Perdiguier, Avignonnais-la-Vertu, Représentant du Peuple en 1848, exilé du crime du 2-Décembre, auteur bien connu du Livre du compagnonnage qui inspira le Compagnon du Tour de France de George Sand et donna chair au personnage d'Agricol Baudouin du Juif errant d'Eugène Sue. Rédigés en 1852-1853 au début de l'exil, ces Mémoires d'un compagnon couvrent très précisément les quatre années du Tour du jeune menuisier provençal. De 1824 à 1828, il parcourut la France, de Montpellier à Paris en passant par Bordeaux, Toulouse, Nantes et Chartres, puis de Paris à Lyon où il fut élevé au grade de premier compagnon. Si l'expérience acquise au jour le jour nourrit le récit, celle des années ultérieures, de la politique sous la seconde République, ajoutent la dimension réflexive à la simple narration descriptive. (...) Le compagnonnage aura encore de beaux jours devant lui, jusqu'en 1848 et même sous le Second Empire, plus qu'on ne l'a cru et écrit, mais il est ce passé que l'industrie nouvelle va détruire, broyer, engendrant d'autres luttes, d'autres solidarités ouvrières, la naissance du socialisme et du syndicalisme qui supprimeront l'univers cher à Perdiguier." (Jean-Yves Mollier, Revue d'Histoire du XIXe siècle)
P., Bloud et Barral, s.d. (1891), in-8°, 439 pp, 8 portraits hors texte, broché, couv. lég. salie, rousseurs éparses, état moyen
Mémoires de Crimée par un ancien capitaine de Zouaves.
Perrin, 2007, in-8°, 295 pp, sources, index, broché, couv. illustrée, bon état
La vie et le rôle dans la police de cet extraordinaire ancien forçat, qui a inspiré les plus grands romanciers de son époque. — François-Eugène Vidocq, né à Arras en 1775, mort à Paris en 1857, acquiert dans sa jeunesse quelque notoriété dans la pègre, mais plus par ses évasions de la prison de Douai et des bagnes de Brest et Toulon que par ses délits. Las d'être en cavale, il propose en 1809 à la préfecture de police de trahir ses anciens amis en échange de sa liberté. Mouchard à l'essai dans les prisons de Bicêtre et de la Force, puis lâché dans Paris, il montre une telle efficacité, une telle intelligence et une telle intuition que, au grand scandale de beaucoup de monde, il devient le premier chef de la brigade de sûreté, en 1812. Nommé sous Napoléon, il le restera sous Louis XVIII et Charles X, en dépit de multiples ennemis et malgré les pièges qui lui sont constamment tendus pour le faire tomber. Écarté en 1827, il publie des Mémoires qui achèvent d'en faire une grande vedette de son époque et fonde la première agence privée de renseignements, où la clientèle afflue et dont les résultats spectaculaires lui valent les attentions de la presse, de la justice et de la police officielle, jalouse de ses succès et exaspérée par ses agents, tous issus du " milieu ". Grand policier, manipulateur, dissimulateur, provocateur, opportuniste, il passionne les journalistes et les écrivains, inspire son Vautrin à Balzac, son Jean Valjean à Hugo, fournit l'essentiel de sa matière à Eugène Sue pour Les Mystères de Paris. Un siècle plus tard, il inspire même une série télévisée à succès...
P., Beauchesne, 1975, in-8°, 313 pp, préface de Paul Poupard, index, broché, bon état
"Depuis quelques années, on constate un regain d'attention pour la pensée de Lucien Laberthonnière. Il faut s'en réjouir, car cette œuvre est vraiment digne de l'intérêt qu'on lui porte. Les problèmes soulevés par les auteurs auxquels on a accolé l'équivoque étiquette de « moderniste » sont demeurés pour une large part et malgré certaines évolutions, nos problèmes. Laberthonnière, de par sa situation de directeur d'une revue largement ouverte (les Annales de Philosophie chrétienne), s'est trouvé à un point de rencontre des idées et des hommes. Les dossiers de correspondance publiés par Marie-Thérèse Perrin nous font précisément entrer dans ce milieu soucieux d'une présence du christianisme à la pensée moderne dans des domaines très différents les uns des autres. Les lettres présentées font percevoir de façon vivante les liens existant entre les Blondel, von Hugel, Laberthonnière, Bremond, Le Roy, Loisy, Fogazzaro, en même temps qu'elles nous montrent comment ces personnages se situaient les uns par rapport aux autres (l'ouvrage comporte des lettres provenant d'autres correspondants que ceux mentionnés dans le titre). Ainsi, on peut découvrir l'amitié réelle que Laberthonnière portait à É. Le Roy en même temps que ses nettes réserves sur certains aspects de sa pensée. Les matériaux publiés ici couvrent une période qui débute en 1896 avec l'arrivée de l'Oratorien à Paris et s'achève en 1916, soit trois ans après la condamnation de celui-ci ; ils sont organisés principalement autour des menaces d'intervention et des interventions du Magistère ecclésiastique vis-à-vis du « modernisme » et des « modernistes ». En bref, le mérite de cette publication est de mettre entre les mains de ceux qui s'intéressent à la crise moderniste des dossiers partiels mais utiles pour approcher des personnes et un climat. En ce qui concerne Laberthonnière, ce livre éclaire surtout la grandeur morale de l'homme et du chrétien qu'il fut." (Paul Scolas, Revue Théologique de Louvain, 1976)
Hachette, 1963, in-8°, 280 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Flammarion, 1998, gr. in-8°, 494 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Les femmes font aujourd'hui du bruit ? C'est en regard du silence dans lequel les a tenues la société depuis des siècles. Silence des exploits guerriers ou techniques, silence des livres et des images, silence surtout du récit historique qu'interroge justement l'historienne. Car derrière les murs des couvents ou des maisons bourgeoises, dans l'intimité de leurs journaux ou dans les confidences distraites du passé, dans les murmures de l'atelier ou du marché, dans les interstices d'un espace public peu à peu investi, les femmes ont agi, vécu, souffert et travaillé à changer leurs destinées. Qui mieux que Michelle Perrot pouvait nous le montrer ? Historienne des grèves ouvrières, du monde du travail et des prisons, Michelle Perrot s'est attachée très tôt à l'histoire des femmes. Elle les a suivies au long du XIXe et du XXe siècles, traquant les silences de l'histoire et les moments où ils se dissipaient. Ce sont quelques-unes de ces étapes que nous restitue ce livre. — "Dans la présentation de ce recueil d’articles, en forme de bilan provisoire d’une œuvre, Michelle Perrot brosse son parcours intellectuel, tout entier tourné vers la volonté de savoir où gisent les raisons dernières des oppressions sociales et sexuelles. Elle rappelle en ouverture que les femmes ont été plus souvent imaginées que décrites ou racontées. C’est pourquoi « faire leur histoire c’est ... inévitablement se heurter à ce bloc de représentations qui les recouvrent et qu’il faut nécessairement analyser, sans savoir comment elles-mêmes les voyaient et les vivaient ». Là réside une grande partie des difficultés de l’histoire des femmes, due autant à la question des sources qu’à la longue indifférence des historiens vis-à-vis de cette question. « Traces », la première partie de l’ouvrage, expose les problèmes posés par la documentation. Tandis que les archives publiques taisent les femmes – le verbe étant l’apanage de ceux qui exercent le pouvoir –, les archives privées sont des trésors pour les historiens. A travers elles, Michelle Perrot a vu « émerger un nouveau et étrange personnage : une femme qui veut être une personne » et s’ouvrir un vaste champ de connaissance. Les figures des trois filles Marx à l’héritage si lourd, celle de Flora Tristan, sensibilisée aux rapports de sexe dans le ménage comme dans la sphère publique et de George Sand, une des femmes les plus politiques de son temps, en sont de beaux exemples. Grâce à ce nouveau regard et à une volonté militante, les femmes sont lentement sorties du silence historique..." (Danièle Voldman, “Travail, genre et sociétés” 1999/1)
Editions Ouvrières/Revue Le Mouvement Social, 1978, in-8°, 206 pp, présentation de Michelle Perrot, articles de C. Dufrancatel, C. Lesselier, A. Martin-Fugier, M. Perrot, L. Strumingher, L. Tilly, M.-H. Zylberberg-Hocquard, éléments de bibliographie, broché, couv. lég. frottée, bon état
De la nourrice à l'employée... Travaux de femmes dans la France du XIXe siècle (Michelle Perrot) ; La fin des nourrices (Anne Martin-Fugier) ; Structure de l'emploi, travail des femmes et changement démographique dans deux villes industrielles, Anzin et Roubaix, 1872-1906 (Louise Tilly) ; Les canutes de Lyon, 1835-1848 (Laura Strumingher) ; Les ouvrières d'Etat (Tabacs et Allumettes) dans les dernières années du XIXe siècle (Marie-Hélène Zylberberg-Hocquard) ; Employées de grands magasins à Paris (avant 1914) (Claudie Lesselier) ; Quelques éléments de bibliographie sur l'histoire du travail des femmes en France (principalement au XIXe siècle) (Michelle Perrot) ; Repères chronologiques (1791-1913) ; Document : le témoignage de Lucie Baud, ouvrière en soie ; Autobiographies de « femmes du peuple » (Christiane Dufrancatel) ; Sur le travail des femmes (Anne Martin-Fugier, Michelle Perrot, Madeleine Rebérioux).
Seuil, 1984, in-8°, 281 pp, 24 illustations, notes, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s. à l'historien Ernest Labrousse
"Il n'est pas si fréquent qu'un essai historique, en même temps que savant, se montre brillant et même sensuel. C'est pourtant le cas de l'ouvrage de Philippe Perrot." (L'Histoire) — "L'un de nos meilleurs historiens de la mode et des apparences." (Jean-Noël Jeanneney, Le Monde) — "Voici un marathon impressionnant ; Philippe Perrot a décidé de traverser sur deux siècles les apparences du corps féminin (XVIIIe-XIXe siècle). Il le fait avec brio." (Arlette Farge, Le Matin) — "A coup sûr, le livre mérite de figurer sur la liste des plus brillants travaux consacrés récemment à l'histoire de la culture et de la psychologie sociale."(Alain Corbin, Annales ESC) — "Son point de vue n'est pas d'un moraliste, mais d'un historien nouvelle manière, qui prête au monde du symbolique autant d'attention qu'au réel. (...) Une masse affolante d'informations (...) d'une lecture délectable." (Yves Harsant, L'Express).
Hachette, 1955, pt in-8°, 394 pp, un portrait en frontispice, broché, bon état. On joint 4 coupures de presse concernant Van Gohg et Picasso
"Ceci n’est pas une biographie romancée. J’y ai réduit autant qu’il se pouvait la part de l’imagination, qui, je ne l’ignore pas, existe cependant toujours peu ou prou dans les ouvrages de ce genre, eussent-ils été les plus sérieusement élaborés. J’ai patiemment recherché tout ce que l’on savait de Vincent Van Gogh, patiemment assemblé les éléments, importants ou mineurs, qui nous permettent de reconstituer sa vie. Sous chacun des détails de ce livre, il me serait, je crois, loisible d’indiquer une référence..." (Avertissement)
Calmann-Lévy, 1887, in-12, 334 pp, broché, dos lég. abîmé, bon état
"Par le directeur du journal “Le Soir”, républicain modéré – un peu à la gauche de Thiers." (Le Quillec, 3589)
P., E. Lachaud, 1873, pt in-4°, 160 pp, 14 gravures dont 10 à pleine page, broché, couv. illustrée lég. salie, bon état
P., Librairie d'Education nationale, s.d. (1904), in-12, 564 pp, 2e édition revue et augmentée, préface de M. Etienne Jacquin, reliure toile noire de bibliothèque, dos lisse avec titres dorés (rel. de l'époque), bon état (Bibliothèque d'instruction et d'éducation du citoyen). Rare
"Ce livre se compose de huit chapitres : Autour de l’école, Œuvres vues ; Des fêtes ; De l’Ecole au Lycée ; Féminisme pratique ; Après l’École ; Femmes et hommes d’œuvres ; Vers l’éducation sociale. C’est un tableau très animé, très vivant, peint fidèlement d’après nature, des expériences, des tentatives faites en tous lieux, en tout sens, pour donner son plein développement à l’école laïque, pour perfectionner cet instrument du progrès démocratique et républicain, pour faire jaillir plus pure et plus abondante la source où se retrempera la conscience nationale, où se renouvellera l’âme du peuple de France. Ce livre est un recueil de notes, d’articles, de chroniques, de comptes rendus écrits pour des revues spéciales ou des journaux quotidiens ; il contient aussi des rapports rédigés sur des questions mises à l’ordre du jour par la Ligue de l’Enseignement. Il offre ainsi dans sa forme une grande variété, qui lui donne de l’attrait, et, comme il s’y marque en même temps une évidente unité d’inspiration, l’attention du lecteur n’est pas seulement captivée, mais fixée et retenue. Quant au style, il conserve ces allures d’improvisation rapide, aisée et brillante par où il avait déjà plu dans les ouvrages précédents du même auteur. M. Edouard Petit est sans doute un lettré ; mais il veut surtout que ses livres soient des actes et poussent ses lecteurs à agir." (Maurice Pellisson, La Revue pédagogique,1902)
Bruxelles, Complexe, 1986, gr. in-8°, 251 pp, 14 gravures hors texte, notes, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Le Temps et les Hommes), envoi a.s. à Jean-François Revel
"L'évolution est marquée. Au 17e siècle, la hiérarchie sociale est définie par la Providence. Au 18e, le bonheur de la terre prend désormais le pas sur les délices du ciel. D'où chez les auteurs bourgeois du siècle suivant l'idée d'un véritable dressage des serviteurs au sein de leur famille d'adoption. On saisit vite les nuances dans les rapports. Ceux-ci connaîtront cependant une trève durant la Révolution ou l'on ira jusqu'à supprimer le valet dans les jeux de cartes. Court répit : la réaction thermidorienne rétablira l'ordre traditionnel. Une remarquable étude des mentalités." (Lectures, 34, 1986) — "Après plusieurs ouvrages partiellement ou totalement consacrés à la domesticité urbaine, le livre de Claude Petitfrère a su trouver un angle d'attaque original parfaitement défini par son titre même. C'est en effet le regard du maître sur le domestique qui se trouve ici privilégié, à travers la littérature pédagogique et normative, les travaux des observateurs et des moralistes, les œuvres littéraires, l'iconographie et les sources publiques ou privées. Seconde originalité majeure de ce travail, cette perspective est suivie dans une longue durée qui mène le lecteur de l'époque de Louis XIV à celle de Charles X. Le premier des six chapitres rappelle l'importance numérique d'un milieu qui, dans la plupart des cas, constitue à la fin de l'Ancien Régime 7 à 10 % de la population urbaine, et sa double fonction : les hommes-machines de la domesticité accomplissent un certain nombre de tâches, mais ils sont là aussi « pour la décence et pour la montre », organisés en une hiérarchie très étirée. L'apport neuf du livre de C. Petitfrère réside surtout dans les chapitres suivants, consacrés à l'analyse des rapports entre maîtres et serviteurs. Ceux-ci sont d'abord d'autorité et de sujétion, mais, dans des sociétés urbaines qui, au point de départ de l'étude, sont profondément marquées par des valeurs religieuses, ne s'y limitent pas. L'égalité des hommes devant Dieu crée à chacun non seulement des obligations, mais, en fonction de sa condition, des devoirs envers l'autre : le maître est aussi « père et patron », c'est-à-dire protecteur, voire banquier et confident ; le serviteur peut être lui aussi un confident, un conseiller, un soutien, dans les moments difficiles dévoué jusqu'au sacrifice. La proximité, la familiarité suffiraient d'ailleurs à faire glisser les rapports sur le plan de l'affectivité : le domestique connaît trop bien son maître, sa maison et ses affaires pour ne pas susciter la méfiance, la peur du vol – aussi est-il plus durement réprimé que chez tout autre coupable – mais aussi de l'indiscrétion, voire de la trahison. Le serviteur, la servante doivent être des alliés, des complices : cette complicité peut devenir tendre ou abusive lorsque s'y mêle l'attirance des cœurs et le désir des corps qui, comme des études régionales l'ont également montré, font de la domesticité féminine le milieu d'origine le plus fréquent des filles-mères. Sur tous ces points, C. Petitfrère a su rendre avec finesse la diversité, dans le même instant, des situations réelles. Mais il a aussi démontré, notamment par l'analyse, menée sur 150 ans, de la littérature destinée aux maîtres et aux serviteurs, à quel point le discours des maîtres avait changé. La religion se dégrade en morale utilitaire, propre à améliorer le rendement de la machine domestique, ou en moyen de préservation sociale ou morale. Les nouvelles élites contemporaines de l'âge des Lumières et que la crise révolutionnaire renforce, « rêvent de dissocier le couple maître-serviteur, de mettre fin à ce corps à corps alternativement tendre et brutal pour le remplacer par des relations policées, purement fonctionnelles, faites de surveillance renforcée et de distanciation prudente ». Une fois de plus, cette échelle de temps se révèle opératoire pour jalonner l'histoire d'une mutation sociale et mentale, à laquelle le livre de C. Petitfrère apporte une remarquable contribution." (J. Quéniart, Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, 1987) — Ce livre est avant tout l'histoire d'un regard, celui que les maîtres de l'ancien temps portaient sur leurs domestiques. Regard riche et ambigu, nourri de la foi, des désirs, des fantasmes, des préjugés, des peurs de ceux qui le portent, autant que des réalités matérielles. Regard que l'on surprend non seulement dans l'abondante littérature que les élites ont consacrée à définir les normes de leurs rapports avec leurs serviteurs, mais dans de multiples témoignages épars : dispositions d'une loi, extraits de Mémoires, pages d'un livre de comptes, anecdote d'un roman, scènes de théâtre (Le Malade imaginaire de Molière, Le Barbier de Séville de Beaumarchais, La Fausse Suivante de Marivaux) aussi bien que dessin réaliste ou gravure licencieuse. Ce regard a ainsi une histoire qui ne saurait se satisfaire de l'image "à plat" d'un "bon vieux temps" sans âge. De l'époque du Roi Soleil à celle du dernier des Bourbons on le voit évoluer au rythme lent (mais bousculé par la Révolution) des changements d'une société qui s'individualise, invente l'intimité et consacre l'argent au centre de la relation humaine. Le regard du maître façonne en grande partie le comportement et jusqu'à la conscience de soi du domestique. C'est pourquoi L'Œil du Maître, histoire d'une subjectivité, apporte aussi une importante contribution à la connaissance "objective" de la condition ancillaire en France du XVIIe au XIXe siècle.
Victor Palmé, 1881-1886, 9 vol. in-8°, * pp, reliures pleine toile verte, pièces de titre de maroquin vert, C. de bibl. annulés, bon état
Tome I. La Révolution (xvi-540 pp). Tome II. La Terreur (401 pp). Tome III. Réaction thermidorienne (501 pp). Tome IV. Directoire (485 pp). Tome V. Consulat (499 pp). Tome VI. Empire (587 pp). Tome VII. Restauration & Cent-Jours (448 pp). Tome VIII. Louis XVIII (496 pp). Tome IX. Charles X (550 pp). Manque les deux derniers volumes sur La Monarchie de Juillet (T. X) et la République de 1848 (T. XI).
Librairie des Méridiens, 1984, in-8°, 233 pp, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Déviance et société)
Vingt études érudites par M. Ignatieff, J. A. Conley, Nicole Castan, Yves Castan, André Zysberg, Jacques Valette, Michel Pierre, Michelle Perrot, Claude Langlois, Jacques Léonard, Alain Corbin, Jacques G. Petit, etc. — 'Cet ouvrage réunit vingt communications présentées en septembre 1982 au Colloque international d'histoire pénitentiaire de Fontevraud. Cinq articles, de haute tenue, concernent des pays étrangers: États-Unis, Pays-Bas, Suisse, Suède, Russie. La moitié du livre environ a trait aux prisons et aux bagnes français du XIXe siècle. On se bornera donc à évoquer trois grandes diagonales. La première retrace une évolution, une suite de changements complexes dans l'histoire pénitentiaire. L'Ancien Régime, c'est l'évidence, est loin d'ignorer les prisons... (...) Seconde remarque générale : l'histoire pénitentiaire plonge toute entière dans l'histoire sociale. La prison (comme le bagne) exprime la nature des rapports entre ceux qui sont dedans et ceux qui sont dehors. C'est pourquoi, au fil des chapitres, il est beaucoup question des personnalités et des groupes qui, à des titres divers, s'occupent des murs et des hôtes des prisons, des politiciens et des théoriciens comme Charles Lucas, Moreau-Christophe ou Tocqueville. (...) Enfin le troisième pôle d'intérêt – qui n'est pas le moindre – réside dans les descriptions concrètes de la vie quotidienne des galériens, des bagnards et des prisonniers. On a des aperçus très significatifs, par exemple, sur le travail en atelier ou en cellule, sur le silence imposé et ses transgressions, sur les odeurs et les fièvres, sur les perversions et les suicides, sur les sanctions et les sévices... (Jacques Léonard, Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, 1985)
Fayard, 1990, fort gr. in-8°, 749 pp, 17 illustrations, 43 tableaux, 6 cartes et graphiques, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Grandes études historiques)
"La peine de prison – invention moderne puisqu'elle n'est devenue la base de la pénalité en France que sous la Révolution – est pavée dès ses débuts de bonnes intentions. En 1791, son principal promoteur, Le Pelletier de Saint-Fargeau, veut en faire l'espace et le temps du rachat social en attendant que de justes lois rendent les lois répressives inutiles. Mais déjà la prison réelle apparaît comme un lieu de souffrances cachées et l'école du crime. La prison, purgatoire des égarés ou enfer des condamnés ? Le débat est loin d'être clos. Cette histoire concerne l'évolution de notre société postrévolutionnaire. Situant les hommes qui ont fait de la prison le pivot de la pénalité, elle retrace aussi la vie quotidienne des condamnés et la naissance des manufactures carcérales. Il y est donc question de politique, de droit et de justice. Il y est encore question de philanthropie, de médecine et d'architecture, d'entrepreneurs privés et de concurrence, de violence et de religion. Analyser comment les prisons pénales sont nées au XVIIIe et se sont développées au XIXe siècle, c'est voir comment, pour affirmer leur pouvoir et discipliner une société qui se recompose, les élites du siècle du progrès, dans l'obscurité carcérale, ont fait sentir aux « mauvais pauvres » la terrible douceur des peines." (4e de couverture)
Larousse, 1936, gr. in-4°, 464 pp, 900 photos, gravures, portraits et cartes, 4 planches et 2 cartes hors texte en couleurs, cart. éditeur lég. abîmé (coiffes et mors frottés, coins émoussés), état correct
La Troisième République jusqu'à la Grande Guerre (Maxime Petit) – La présidence de Raymond Poincaré. La Grande Guerre (Maxime Petit, Général Ibos, Albert Pingaud) – La politique intérieure et extérieure de 1920 à 1932 (Maxime Petit) – L'expansion coloniale (Henri Froidevaux) – Les institutions et les lois (Olivier Martin) – Les lettres, les arts et les sciences (Auguste Dupouy, Emile Sedeyn, Francisque Marotte et Henri Froidevaux).
Tunis, Société anonyme de l'imprimerie Rapide, 1928, gr. in-8°, xxxv-250 pp, tableaux, broché, bon état. Peu courant
Nouvelle édition du "Rapport à M. Jonnart, gouverneur général de l'Algérie, par M. de Peyerimhoff, directeur de l'Agriculture, du commerce et de la colonisation" intitulé : "Enquête sur les résultats de la colonisation officielle de 1871 à 1895." (1906) — "... Voici enfin qu'un ouvrage considérable vient nous apporter quelque clarté : c'est le rapport de Mr de Peyerimhoff sur les résultats de la colonisation officielle de 1871 à 1895. On y trouvera consignés les résultats d'une vaste enquête ordonnée par M. Lépine, poursuivie sous MM. Laferrière et Révoil et achevée sous M. Jonnart. Pour chacun des 300 centres ou groupes de fermes créés de 1871 à 1895, on a étudié l'origine des terres et des colons, le mouvement de la population, la situation économique des colons et des indigènes, constituant ainsi une série de notices monographiques qui forment en quelque sorte le dossier de chaque centre. Ces indications sont reprises dans des tableaux annexes et des graphiques, qui montrent, année par année, les résultats de la colonisation officielle. L'enquête vaut surtout par le rapport dont M. de Peyerimhoff l'a fait précéder et où il en dégage les conclusions. L'auteur, qui a été pendant plusieurs années directeur de l'Agriculture, du Commerce et de la Colonisation, a vécu l'oeuvre coloniale avant de la décrire ; il s'est passionnément dévoué à l'Algérie et y a marqué sa trace lumineuse et durable. Son livre est d'une belle sincérité, oeuvre d'historien et non de fonctionnaire. (...) La colonisation officielle nous semble certaine, parce que les colons sont comme une garnison civile qui marque fortement notre empreinte sur le pays ; puis et surtout parce que, si nous n'introduisions pas des éléments français, nous ne pouvions empêcher les éléments espagnols et italiens de se porter vers la Berbérie d'un mouvement aussi spontané que celui de l'eau qui coule. Sans la colonisation officielle, nous étions donc réduits à faire les frais de la soumission du pays et de sa mise en valeur au profit des peuples de l'Europe méridionale..." (Augustin Bernard, “La colonisation et le peuplement de l'Algérie d'après une enquête récente”, Annales de Géographie, 1907) — "Le Comité Bugeaud veut contribuer dans la mesure de ses forces à faire connaître au grand public français toutes les données du problème de l'Afrique du Nord. Il a déjà publié une série de tracts populaires. Il publie aujourd'hui une nouvelle édition du remarquable rapport de M. de Peyerimhoff sur la colonisation en Algérie. Ce sont les conclusions d'une vaste enquête entreprise sous sa direction sur la petite colonisation algérienne de 1871 à 1895..." (Introduction)
Valence, Editions Sorepi, 1973, gr. in-8°, 257 pp, un portrait en frontispice, 5 pl. hors texte, biblio, index, broché, bon état, envoi a.s.
P., Desloges, 1850, in-8°, 16 pp, cart. bradel moderne, bon état
"Plaidoyer pour l'Appel au peuple et le droit de pétition, prononcé devant la Cour d'Assises de la Seine le 22 décembre 1849 dans l'affaire de Jean Fournier, ouvrier typographe, et Jean Hulard, ouvrier peintre, accusés d'attaques à la Constitution."