8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 München, C. H. Beck, 1988, in-8°, 564 pp, notes, biblio, reliure cartonnée de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état. Texte en allemand
Il est rare que des ouvrages historiques se distinguent par leur brio stylistique et soient écrits de manière aussi stimulante, tout en étant pertinents et appropriés, que le livre de Willms sur le Paris de la Révolution à la Première Guerre mondiale. D'autant plus que les larges descriptions des conditions sociales à Paris à la veille de la Révolution et pendant le XIXe siècle ainsi que de la vie quotidienne font de la lecture un plaisir même pour ceux dont la spécialité n'est pas l'histoire de France ou Paris au XIXe siècle. (Politische Vierteljahresschrift, Juni 1990)
Penguin Books, 1972, pt in-4°, 302 pp, 39 pl. d'illustrations en couleurs hors texte, environ 200 gravures en noir dans le texte (portraits, scènes de rue, caricatures, etc.), index, broché, couv. illustrée, bon état
L'Angleterre victorienne au temps de Charles Dickens (1812-1870).
Presses de la Cité, 1964, in-8°, 284 pp, 14 pl. de photos hors texte (manque 2 pl.), cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
Picard/Editions Cénomane, 2007, gr. in-8°, 178 pp, 31 gravures et photos sur 20 pl. hors texte, cartes, sources et biblio, index, broché, bon état (Institut d'histoire moderne et contemporaine - CNRS)
Région par région, cette collection apporte un éclairage original sur une époque clé du développement économique français à travers ses agents essentiels : les entrepreneurs. — Une cinquantaine de notices biographiques pour comprendre comment la Picardie, région sans richesse minière, s'est maintenue, au XIXe siècle, dans le peloton de tête de l'industrie et de l'agriculture françaises. C'est là l'oeuvre de ces capitaines d'industrie et de ces grands agriculteurs agronomes dont le rayonnement, dans l'entreprise comme dans la vie publique, atteint son apogée sous le Second Empire. Ce livre offre au lecteur curieux du destin des hommes une histoire «incarnée» dans l'itinéraire de grands entrepreneurs connus tels Jean-Baptiste Godin ou Eugène Cosserat. Mais qui connaît aujourd'hui Henri Bertin, Hector Legru ou Antoine Fouquier d'Hérouël, les «maîtres du sucre», ou Albert Toulet, l'un des pères français de la machine-outil ? Des hommes souvent durs aux autres comme ils le sont à eux-mêmes, discrets et opiniâtres comme la plupart des Picards. Il ne s'adresse pas aux seuls universitaires mais tout autant au grand public qui y découvre la diversité des itinéraires personnels et familiaux et, à travers une riche iconographie, les traces encore visibles du patrimoine picard du monde du travail et du savoir-faire séculaire de notre région. Le volume est le dixième de la collection Les patrons du Second Empire dirigée par Dominique Barjot. Il s'inscrit dans le cadre d'un vaste programme de recherche lancé par l'Institut d'histoire moderne et contemporaine (IHMC) du CNRS et poursuivi par le Centre Roland Mousnier de l'Université Paris-Sorbonne (Paris IV) et par le Centre de recherche sur les économies, les sociétés, les arts et les techniques (CRESAT) de l'Université de Haute-Alsace.
Liège, Faculté de Philologie ; P., Droz, 1934, gr. in-8°, 149 pp, 5 planches hors texte, biblio, index, broché, bon état (Bibliothèque de la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université de Liège), envoi a.s.
Ximénès Doudan (1800-1872) fut le précepteur du fils de Madame de Staël, puis devint chef de cabinet du duc de Broglie comme ministre de l'Instruction publique et des Affaires étrangères, et l'un de ses amis les plus fidèles. Doudan correspondit abondamment avec le "clan staëlien" et l'ensemble des doctrinaires de 1823 à 1872. — "Mademoiselle Witmeur a écrit une thèse d'une lecture bien agréable. Ce n'est pas que son sujet soit d'un intérêt capital, mais Ximénès Doudan, si restreintes que soient son importance et son influence littéraires, est un homme de bonne compagnie, de goût et d'esprit, et qui sut ne pas s'en faire accroire. Le grand mérite de Mademoiselle Witmeur, après une documentation sûre et abondante, est d'avoir rendu son personnage sympathique – il en était digne – sans nous le présenter comme un génie – ce qu'il n'était certes pas. Doudan est fort intelligent. Il ne se croit ni artiste, ni philosophe, bien qu'il soit fort sensible à la beauté et capable de suivre une pensée élevée et ardue. Il a du bon sens. Il sait lire avec finesse et compréhension. Sa correspondance nous renseigne sur l'accueil que l'on fit à certaines œuvres dans certains milieux. Ce n'est pas un critique de métier, mais un lettré conditionné par son époque, son éducation et son entourage. L'écrivain en lui est d'une parfaite correction, d'un sérieux très respectable et d'une rhétorique fort savante. Dans ses lettres, il a des moments charmants d'humeur, mais « il n'est pas doué pour composer des ouvrages de longue haleine ». Ce n'est pas un créateur et il ne semble guère en souffrir. Il n'aime pas les écrivains qui réservent leur talent pour leurs livres : c'est un causeur. Sa correspondance rend exactement le timbre de sa conversation. Les lettrés qui le lisent, sont trop rares pour pouvoir conférer la gloire à un auteur qui n'y a d'ailleurs point droit. Ximénès Doudan ne peut être pour son lecteur qu'un ami ; il l'est presque toujours. Mademoiselle Witmeur nous retrace avec beaucoup de soin la vie de ce familier des Broglie..." (Robert Guiette, Revue belge de philologie et d'histoire, 1935)
Arras, Imp. H. Schoutheer, 1872, in-8°, ii-77 pp, broché, bon état. Rare
L'auteur était lieutenant au 2e bataillon des Mobiles de l'Aisne (17e Régiment de marche).
London, The Hogarth Press, 1974, in-8°, 206 pp, 12 photos hors texte, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état. Texte en anglais
De 1960 à 1969, Leonard Woolf (1880-1969) raconte en cinq volumes de souvenirs sa vie, ses engagements divers dans le mouvement travailliste, ses activités littéraires, journalistiques. Leonard et Virginia Woolf s’étaient établis pendant la guerre dans leur propriété du Sussex, à Rodmell. C’est là que Virginia Woolf se suicide le 28 mars 1941. Sur avis médical, le couple n’avait pas eu d’enfant. — Diplômé de Trinity College, Cambridge, en 1903, Woolf prépare le concours d’entrée à la fonction publique qu’il réussit en 1904. Il est aussitôt envoyé comme administrateur colonial à Ceylan où il demeure jusqu’en 1911. Comme l’expérience coloniale avait éveillé chez lui un besoin de prendre des responsabilités civiques, il démissionne en 1912 et se met à étudier le système social cependant que la misère qu’il découvre alors dans les taudis de l’East End convertit ce libéral au socialisme. C’est dans le mouvement coopérateur qu’il commence par s’engager, car il voit là le meilleur moyen de remplacer le capitalisme. En 1912, il avait épousé la fille de Sir Leslie Stephen, Virginia, la célèbre romancière. Avec elle, il fonde une maison d’édition, Hogarth Press, qui tout en ne publiant que des œuvres de qualité, se révèle être un succès commercial. Au cours de la Première Guerre mondiale, Leonard Woolf, passionné de réconciliation entre les peuples, fonde dans ce but une association en faveur d’une société des nations (League of Nations Association qui deviendra la League of Nations Union)... (Maitron)
PUF, 1961, in-8°, 522 pp, 8 pl. de photos hors texte, annexes, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"Ce livre n'est pas une biographie de plus. Après avoir fait la synthèse de la pensée de Clemenceau, M. Wormser retrace sa carrière de la mairie de Montmartre, à la veille de la Commune, jusqu'à la retraite amère qui suit la victoire. Tranchant le plus souvent en faveur du Tigre, il expose cependant avec objectivité et en détail tous les cas où son action a été discutée ou mal comprise : le scandale de Panama, l'affaire Dreyfus, la politique coloniale, les deux présidences du Conseil. Son ouvrage contient en annexes plusieurs documents inédits qui éclairent des étapes importantes de la vie de Clemenceau, ainsi que d'utiles précisions bibliographiques sur son oeuvre littéraire et journalistique. II est illustré de quelques photographies fort bien choisies et fort bien reproduites. Comme chef de cabinet et ami de Clemenceau, l'auteur a noté des conversations et il a pu consulter des papiers privés. L'admiration légitime qu'il éprouve pour son ancien patron l'a conduit quelquefois à exagérer ses mérites. Par la valeur et l'abondance de sa documentation, par le sérieux de ses sources, M. Wormser a constitué un dossier indispensable aux futurs historiens de la Troisième Republique." (Gustave Moeckli, Revue suisse d'histoire, 1961) — Par Georges Wormser (1888-1978), ancien élève de l'École normale supérieure et agrégé de lettres. Officier, il est deux fois blessé au front durant la Première Guerre mondiale. Il est membre du cabinet de Georges Clemenceau quand ce dernier est pour la seconde fois président du Conseil en novembre 1917 puis son chef de cabinet de décembre 1918 à février 1920. Il est aussi secrétaire de la délégation française lors des négociations du traité de Versailles. À la mort de Clemenceau dont il a été un des plus proches collaborateurs et dont il a toujours défendu la mémoire, il fonde la société des amis de Georges Clemenceau dont il devient le président. Il est chef de cabinet de Georges Mandel quand il est ministre des PTT de novembre 1934 à juin 1936. En 1936, il fonde la Banque d'Escompte qui deviendra plus tard la Banque Wormser Frères. En 1961, il publie son ouvrage le plus célèbre La république de Clemenceau pour lequel il reçoit les félicitations du général de Gaulle : « Il n'est pas de meilleur moyen de servir sa mémoire que de faire connaître sa vie, son action, sa passion... »
Akadémos, 2005, in-8°, 285 pp, préface de Pierre Messmer, qqs photos dans le texte et 8 pl. de gravures hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
Ce livre réunit les actes du colloque des 4 et 5 novembre 2005, sur le thème : « la Séparation en province ». La commémoration du centenaire de la Séparation ne pouvait raisonnablement séparer l'histoire nationale de l'histoire locale. Les hommes politiques qui ont élaboré la loi de 1905 étaient bien conscients que le sort de la grande réforme se jouerait in fine, en province. Les mêmes questions que chacun se posait en 1905 ont guidé les vingt-deux acteurs de ce livre en 2005 : suffit-il de voter une loi à Paris, dans l'enchevêtrement des enjeux politiques et des intérêts de partis, pour que la séparation des Eglises et de l'Etat soit acceptée par la population ? La loi risque-t-elle d'amener la France au bord de la guerre civile ? En suivant, grâces aux sources locales, les répercussions en province des longs débats de la Séparation, puis en évaluant les tensions qui ont accompagné l'application de la loi – notamment les fameux Inventaires –, les études réunies dans ce recueil permettent de mieux comprendre la portée réelle de la loi de 1905 sur la société française.
P., Armand Colin et FNSP, 1972, gr. in-8°, 273 pp, biblio, index, broché, couv. à rabats, bon état
"L'ouvrage ressortit à deux genres : L'histoire sociale à la manière des études de Notables qui nous sont familières depuis la thèse André Tudescq (Qui sont les Conseillers d'Etat ? famille, fortune, éducation, carrière, alliances, religion, opinions, etc.) et l'histoire institutionnelle de plus lointaine origine. Mais peut-être vaudrait-il mieux dire qu'il y a là un genre neuf et bien défini, une histoire sociale de administration qui cumule les mérites des deux genres et fait bien plus que les additionner. l'ouvrage est solide, clair, bien écrit et même agréablement, dans un sujet réputé grave. Bien il soit horriblement banal d'évoquer l'humour à propos d'un Anglais, nous serions coupables de ne pas signaler que V. Wright en a parsemé son étude, avec un dosage parfait." (Maurice Agulhon, Annales ESC, 1975)
P., Léopold Cerf, 1890, in-12, xv-379 pp, pièces justificatives, index, broché, dos factice, état moyen
Par Gabriel Terrail dit « Mermeix » (1859-1930), rédacteur en chef du journal boulangiste La Cocarde, élu député du VIIe arrondissement de Paris de 1889 à 1893. Il reprendra ensuite ses activités de journaliste et d'écrivain jusqu'à la guerre de 1914-1918. En 1890, Mermeix révèle dans « Les Coulisses du boulangisme » la collusion de Boulanger avec la droite monarchiste, l'entourage du général, composé jusqu'à la fin de républicains de gauche, servant de façade devant le pays. D'après Jean-Louis Ormières (Politique et religion en France, Editions Complexe, 2002), les droites entreprennent les premières démarches auprès de Boulanger, en la personne du baron de Mackau, dès après l'élection de Sadi Carnot à la présidence de la République, le 3 décembre 1887, et, quand, l'été suivant, le général l'emporte lors d'élections partielles dans trois départements, il attire aussi bien à lui l'électorat conservateur (royalistes et bonapartistes) que de la gauche radicale et socialiste. Un mandat d'arrêt est lancé contre lui pour complot contre la sûreté de l'Etat, et il doit s'enfuir en Belgique. Le gouvernement fit interdire le cumul des candidatures et aux élections du 22 septembre 1889 les boulangistes n'eurent que 44 élus contre 166 monarchistes et 366 républicains. Le boulangisme s'effondre. Deux mois après la mort de sa maîtresse, le général Boulanger se suicide le 30 septembre 1891 sur la tombe de celle-ci...
Gallimard, 2000, gr. in-8°, 796 pp, 41 gravures sur 16 pl. hors texte, notes, sources et biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Un lorgnon masquant un regard malicieux, quelques notes familières : tout le monde a en tête le visage d'Offenbach et certaines de ses mélodies, parmi les plus célèbres de l'histoire de la musique. Cent trente ans après sa mort, l'inventeur de l'opérette n'a rien perdu de sa popularité. Ses ouvrages - de La Vie parisienne aux Contes d'Hoffmann, d'Orphée aux Enfers à La Périchole - occupent toujours l'affiche des scènes lyriques du monde entier. Et pourtant, Jacques Offenbach (1819-1880) demeure méconnu et une grande partie de son immense répertoire - cent dix oeuvres scéniques sans compter de nombreux autres morceaux - attend encore d'être redécouverte. Cette biographie est la première à retracer la carrière d'Offenbach dans toute sa richesse. Elle exhume une grande variété de sources longtemps ignorées et pour beaucoup inédites. Elle restitue l'ensemble des oeuvres scéniques du maestro des Bouffes-Parisiens, leur genèse, leur fortune, leur postérité. Jean-Claude Yon promène le lecteur d'une main sûre à travers le vaste répertoire de ce génie inépuisable, " l'un des plus grands créateurs satiriques de tous les temps et de toutes les cultures ", selon le mot de Karl Kraus.
London, Jonathan Cape, 1954, in-8°, 288 pp, 18 portraits et photos sur 12 pl. hors texte, cart. toilé de l'éditeur, jaquette illustrée lég. défraîchie, bon état. Texte en anglais
"L'ouvrage est une autobiographie qui paraît sincère et se lit très agréablement. L'auteur, membre d'une des familles princières les plus riches de la Russie, décrit avec talent sa vie fastueuse, et – faut-il ajouter – bien vide, tout au moins jusqu'au moment où il organise, avec quelques autres, l'exécution de Raspoutine. Mais c'est là épisode connu, et que Félix Youssoupoff a déjà raconté dans un précédent ouvrage : "La fin de Raspoutine", paru en 1927. L'historien pourra glaner cependant, au fil de ces nouveaux et légers souvenirs, de nombreux traits de mœurs qui l'aideront à comprendre la haute société tsariste à la veille de sa dispersion. Il y retrouvera aussi des noms qui évoquent l'époque 1900 à Londres et à Paris. Belles photographies de palais et de membres de la famille impériale." (Roger Portal, Revue Historique, 1953)
Plon, 1871, gr. in-8°, 375 pp, reliure demi-chagrin vert bouteille, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et caissons dorés (rel. de l'époque), coiffe sup. lég. frottée, bel exemplaire
"... C'est donc le Livre bleu des préliminaires de la formidable insurrection de la Commune, et celui de l'occupation d'un quartier de Paris que nous présentons au public." (Introduction) — "L'occupation de Paris par les Prussiens, bien que très limitée dans l'espace et dans le temps, doit être considérée comme l'une des causes immédiates de la Commune." (Le Quillec, 2643)
Plon, 1871, gr. in-8°, 375 pp, reliure demi-chagrin chocolat, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), bel exemplaire
"... C'est donc le Livre bleu des préliminaires de la formidable insurrection de la Commune, et celui de l'occupation d'un quartier de Paris que nous présentons au public." (Introduction) — "L'occupation de Paris par les Prussiens, bien que très limitée dans l'espace et dans le temps, doit être considérée comme l'une des causes immédiates de la Commune." (Le Quillec, 2643)
P., Editions Dittmar, 2006 in-8°, 377 pp, préface de Marcel Cerf, avant-propos d'Alain Dalotel, 17 pages de photos et fac-similés, documents en annexe, broché, bon état. Ouvrage tiré à 200 exemplaires seulement. Epuisé
La première biographie de cet acteur important des débuts de la Commune. — "Je note l’importance du travail exemplaire de P.-H. Zaidman sur Emile Duval. Ce n’est pas, en dépit d’un titre accrocheur, une biographie héroïque, mais une mise au point très neuve sur la situation dans le XIIIe arrondissement, de février à la mort de Duval, le 4 avril." (Jacques Rougerie) — Emile Victor Duval, né à Paris en 1840, mort fusillé au Petit-Clamart le 4 avril 1871 est un acteur important des débuts de la Commune de Paris. Ouvrier fondeur en fer, il était doué d’une nature ardente et plein d’un dévouement absolu, aveugle, à la cause révolutionnaire, à laquelle il consacra son existence et jusqu’à sa vie. Ce fut lui qui organisa la célèbre grève des ouvriers fondeurs. Il fut délégué par les grévistes à Londres, auprès du conseil de l’Internationale, dont il obtint d’importants subsides, qui permirent aux ouvriers de tenir longtemps tête à leurs patrons. Duval fut aussi envoyé par les ouvriers fondeurs à la chambre fédérale, qu’il dut d’être impliqué dans le procès de 1870, dirigé contre l’Association. Il est condamné à deux mois de prison au 3e procès de l'Internationale. Il est libéré par la proclamation de la République le 4 septembre 1870. Il est délégué au Comité central républicain des Vingt arrondissements et participe aux mouvements insurrectionnels du 31 octobre 1870 et du 22 janvier 1871, contre le Gouvernement de la Défense nationale. Sans succès il est candidat socialiste révolutionnaire aux élections du 8 février 1871 à l'Assemblée Nationale. Pendant le soulèvement du 18 mars il se rend maître d'une grande partie de la rive gauche de Paris et de la Préfecture de police. Le 26 mars il est élu au Conseil de la Commune par le XIIIe arrondissement, il siège à la commission militaire et à la commission exécutive. Le 3 avril 1871, il est nommé général de la Commune. Contre son gré, sous la pression des gardes nationaux il lance avec Théophile Ferré et Émile Eudes, l'offensive désastreuse en direction de Versailles. Arrêté sur le plateau de Châtillon, il est fusillé au Petit-Clamart, le 4 avril 1871, sur ordre du général Vinoy.
P., Editions Saint Honoré, 2016 in-8°, 544 pp, annexes, biographies, broché, couv. illustrée, bon état
Septembre 1870, alors que l'armée française est en déroute et que les troupes régulières se réorganisent, les gardes nationaux et francs-tireurs surgissent un peu partout infligeant des pertes à l'ennemi, certes peu importantes, mais suffisantes pour que l'état-major allemand décide de les éradiquer en intimidant, si nécessaire, les populations civiles qui les soutiennent. C'est ainsi que le 18 octobre 1870, dans une petite ville tranquille d'Eure-et-Loir, Châteaudun, 1.200 francs-tireurs, gardes nationaux et sapeurs-pompiers, dépourvus de cavalerie et d'artillerie, affrontent une demi-journée durant, 6.500 hommes de la 22e division d'infanterie allemande dans un combat inégal et symbolique, infligeant des pertes infimes à l'ennemi, mais dont la mémoire et le souvenir sont restés vivants partout dans le pays.
L'Harmattan, 2023 in-8°, 279 pp, annexes, sources et biblio, broché, couv. illustrée, bon état (livre neuf)
Août-septembre 1870, alors que l'armée française est en pleine déroute et que les troupes régulières tentent de se réorganiser, les gardes nationaux et francs-tireurs surgissent un peu partout infligeant des pertes à l'ennemi, certes peu importantes, mais suffisantes pour que l'état-major allemand décide de les éradiquer en intimidant, si nécessaire, les populations civiles qui les soutiennent. Le 18 octobre 1870, dans une petite ville tranquille d'Eure-et-Loir, Châteaudun, 1.200 francs-tireurs, gardes nationaux et sapeurs-pompiers, dépourvus de cavalerie et d'artillerie, affrontent une demi-journée durant, 6.500 hommes de la 22e division d'infanterie allemande dans un combat inégal et symbolique, infligeant des pertes infimes à l'ennemi mais dont la mémoire et le souvenir sont restés vivants partout dans le pays. Pourquoi et comment est-ce arrivé ? C'est ce que ce livre tente d'expliquer en s'appuyant sur de nombreuses sources éparpillées dans les centres d'archives et les bibliothèques. C'est ainsi qu'une poignée de francs-tireurs et de gardes nationaux, malgré eux, sont entrés dans l'Histoire précédant les Jean Moulin, les Charles Tillon, les Gabriel Péri et tous les autres.
Pages d'Histoire, libraire-éditeur, 2023, gr. in-8°, 240 pp, biographies des membres du Comité central de la garde nationale, broché, couv. illustrée, bon état
Né de la défaite de l’armée française et de la faillite du gouvernement de Défense nationale, le Comité central de la garde nationale de la Seine fut le moteur de la révolution communaliste à Paris au printemps 1871. Composé d’hommes simples, sans ambition politique, il élabora des idées démocratiques et sociales auxquelles il resta fidèle pendant tout le déroulement des événements parisiens. Détenteur légitime du pouvoir que lui avait donné l’insurrection du 18 mars, le Comité central le confia à une institution élue, le Conseil de la Commune qu’il surveilla et affronta pendant plus de deux mois. Dans la déroute de la Commune, au milieu des cadavres, le 26 mai, il exerça un pouvoir dérisoire pendant deux jours mais toujours en restant fidèle à ses idéaux démocratiques. — Ce petit livre reprend avec quelques corrections, une étude parue dans la revue Gavroche en janvier 2008 sur la naissance du Comité central plus deux chapitres inédits sur la transition du pouvoir entre le 18 et le 26 mars entre le Comité central et le Conseil de la Commune et l’affrontement jusqu’à la fin de la Commune entre les deux ainsi que des annexes.
Chez l'Auteur, Editions du Baboune, 2000 in-4°, 89 pp, 8 illustrations dont un portrait, documents en annexe, sources, broché, couv. illustrée, bon état
Passionnante étude sur un acteur peu connu de la Commune de Paris. Condamné à mort pour commandement de "bandes armées" pendant la Commune, Henry fut gracié et sa peine commuée en déportation. Arrivé au bagne de Nouvelle-Calédonie en 1873, il entreprend des études artistiques. Amnistié en 1879, il part pour l'Australie où il devient un artiste reconnu...
Editions du Cerf, 2019, in-8°, 351 pp, annexes, biographies des principaux personnages cités, références, notes, index, broché, couv. illustrée, bon état
Soufi libéral, prince de l'islam, héros de la résistance algérienne, Abd el-Kader fut aussi un franc-maçon favorable au progrès. En cela, il reste une énigme de l'histoire. Alors que le monde musulman préfère nier son affiliation à la maçonnerie, Thierry Zarcone démêle le vrai du faux et revisite, à la lueur de nouvelles sources arabes et occidentales, l'histoire secrète de l'émir et le rôle joué par son fils aîné et ses descendants dans la construction d'un mythe. Car si le souvenir d'Abd el-Kader a perduré dans la confidence de certaines loges du Caire, de Tunis, de Dakar et de Paris qui portent son nom, son grand retour dans les débats sur l'islam de France, le djihadisme ou la laïcité nous engage à découvrir l'homme derrière le mystère.
Encres, Editions Recherches, 1978, in-8°, 421 pp, traduit de l'anglais, notes bibliographiques, broché, couv. illustrée, bon état
Tome 1 seul (sur 5) — "L'un des livres les plus important... jamais écrits sur la civilisation française... rappelant seulement par son ampleur et sa densité les grandes synthèses de Fernand Braudel." (Le Monde) – "Aucun historien ne pourra plus parler de la France dans ce siècle sans se référer à la lecture qu'en fait Zeldin." (E. Labrousse) – "Comment ne pas dire ma totale admiration pour ce livre, chef-d'œuvre impressionniste, synthèse réussie entre l'histoire sociale et l'histoire des mentalités ; la réussite étant d'autant plus méritoire qu'elle s'opère à l'échelle d'un “stupide XIXe siècle” qui constitua, si longtemps, le parent pauvre de nos études historiques." (Emmanuel le Roy Ladurie) – "Qu'un Anglais, professeur à Oxford, donne en cinq épais volumes le panorama le plus perspicace, le plus fouillé, le plus passionné et passionnant des passions françaises entre 1815 et 1945, voilà qui fait rêver. Quelle somme de travail, quelles plongées dans tout ce qu'on a pu écrire sur la France, en France et ailleurs. Quel amour pour nous, Français insaisissables. Quel acuité à nous observer." (Paris-Match) – "Deux mille pages, qui se lisent comme un roman. C'est une succession de portraits éblouissants, d'éclairages insolites, d'analyses qui fascinent et hérissent à la fois." (Sophie Lannes, L'Express) – "On ne pourra plus écrire sur l'histoire de notre enseignement sans se situer par rapport à cette œuvre majeure." (Antoine Prost, Le Monde de l'éducation) – "Nous connaissons peu, bien peu, de spécialistes français de la France postrévolutionnaire qui aient lu autant et qui en sachent autant sur elle." (Maurice Agulhon, Annales ESC)
Encres, Editions Recherches, 1978, in-8°, 390 pp, traduit de l'anglais, une carte, notes bibliographiques, broché, couv. illustrée, bon état
Tome 2 seul (sur 5) — "L'un des livres les plus important... jamais écrits sur la civilisation française... rappelant seulement par son ampleur et sa densité les grandes synthèses de Fernand Braudel." (Le Monde) – "Aucun historien ne pourra plus parler de la France dans ce siècle sans se référer à la lecture qu'en fait Zeldin." (E. Labrousse) – "Comment ne pas dire ma totale admiration pour ce livre, chef-d'œuvre impressionniste, synthèse réussie entre l'histoire sociale et l'histoire des mentalités ; la réussite étant d'autant plus méritoire qu'elle s'opère à l'échelle d'un “stupide XIXe siècle” qui constitua, si longtemps, le parent pauvre de nos études historiques." (Emmanuel le Roy Ladurie) – "Qu'un Anglais, professeur à Oxford, donne en cinq épais volumes le panorama le plus perspicace, le plus fouillé, le plus passionné et passionnant des passions françaises entre 1815 et 1945, voilà qui fait rêver. Quelle somme de travail, quelles plongées dans tout ce qu'on a pu écrire sur la France, en France et ailleurs. Quel amour pour nous, Français insaisissables. Quel acuité à nous observer." (Paris-Match) – "Deux mille pages, qui se lisent comme un roman. C'est une succession de portraits éblouissants, d'éclairages insolites, d'analyses qui fascinent et hérissent à la fois." (Sophie Lannes, L'Express) – "On ne pourra plus écrire sur l'histoire de notre enseignement sans se situer par rapport à cette œuvre majeure." (Antoine Prost, Le Monde de l'éducation) – "Nous connaissons peu, bien peu, de spécialistes français de la France postrévolutionnaire qui aient lu autant et qui en sachent autant sur elle." (Maurice Agulhon, Annales ESC)
Encres, Editions Recherches, 1979, in-8°, 550 pp, traduit de l'anglais, une carte, notes bibliographiques, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Tome 5 seul (sur 5) — "L'un des livres les plus important... jamais écrits sur la civilisation française... rappelant seulement par son ampleur et sa densité les grandes synthèses de Fernand Braudel." (Le Monde) – "Aucun historien ne pourra plus parler de la France dans ce siècle sans se référer à la lecture qu'en fait Zeldin." (E. Labrousse) – "Comment ne pas dire ma totale admiration pour ce livre, chef-d'œuvre impressionniste, synthèse réussie entre l'histoire sociale et l'histoire des mentalités ; la réussite étant d'autant plus méritoire qu'elle s'opère à l'échelle d'un “stupide XIXe siècle” qui constitua, si longtemps, le parent pauvre de nos études historiques." (Emmanuel le Roy Ladurie) – "Qu'un Anglais, professeur à Oxford, donne en cinq épais volumes le panorama le plus perspicace, le plus fouillé, le plus passionné et passionnant des passions françaises entre 1815 et 1945, voilà qui fait rêver. Quelle somme de travail, quelles plongées dans tout ce qu'on a pu écrire sur la France, en France et ailleurs. Quel amour pour nous, Français insaisissables. Quel acuité à nous observer." (Paris-Match) – "Deux mille pages, qui se lisent comme un roman. C'est une succession de portraits éblouissants, d'éclairages insolites, d'analyses qui fascinent et hérissent à la fois." (Sophie Lannes, L'Express) – "On ne pourra plus écrire sur l'histoire de notre enseignement sans se situer par rapport à cette œuvre majeure." (Antoine Prost, Le Monde de l'éducation) – "Nous connaissons peu, bien peu, de spécialistes français de la France postrévolutionnaire qui aient lu autant et qui en sachent autant sur elle." (Maurice Agulhon, Annales ESC)
Perrin, 1969, in-8°, 470 pp, 16 pl. de gravures hors texte, annexes, sources et biblio, cart. éditeur, jaquette illustrée lég. abîmée avec pt mque, bon état
"Le général André Zeller retrace l'histoire des événements sanglants, tragiques, qui se passèrent entre le 18 mars et le 28 mai 1871 d'après les documents qu'il a consultés. Il s'attache à suivre pas à pas les actes divers du drame après en avoir rappelé les prodromes. De Thiers, l'auteur plante la silhouette et l'appelle « le vieillard providentiel ». Si l'on veut. Tout dépend de quel point de vue on considère les choses ! N'oublions pas que le bonhomme Thiers eut un mot atroce après la Commune : « En voilà pour cinquante ans des revendications ouvrières ! » Ce bourgeois préfigurait Staline qui entendait « faire l'unanimité dans la mort. » Evidemment, l'anarchie fut vaincue, l'Internationale, tenue pour la grande responsable de la Commune, mise en échec. Mais la leçon ne fut point comprise et, pour employer cette comparaison de Jacques Bainville en une autre circonstance, on s'assit sur le couvercle de la marmite qui bouillait. On éteignit le feu qui la maintenait en ébulition par une répression sommaire : 17 000 victimes selon le général Appert, chargé par Thiers de diriger « les opérations de la justice militaire. » Retenons que la Commune se montra anticléricale. L'opportunisme empressé d'un certain nombre de prêtres et prélats depuis 1848 ne fut pas étranger à cette prévention attisée par l'antireligion des penseurs socialistes, Proudhon y compris. La haine de la soutane et de l'Eglise conduisit à des scènes dignes de 1793 ; celle de la monarchie à l'incendie des Tuileries. Si les faiblesses, les égoïsmes, l'inexpérience des communards causèrent l'échec de la révolution, ils servirent d'enseignement à Lénine pour préparer sa Révolution d'Octobre..." (Revue des Deux Mondes, 1969) — "Ecrit à la prison de Tulle par le général Zeller, le rebelle de la guerre d'Algérie. Une véritable surprise que cette « compréhension » d'un militaire pour l'insurrection..." (Le Quillec, 4814) — "Une heureuse surprise." (Henri Guillemin, dans le numéro de la revue « Europe » sur la Commune de Paris)