8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Éditions Nouveau Prométhée, 1934, in-12, 205 pp, 21 portraits hors texte et 12 fac-similés, broché, couv. illustrée, bon état
Les figures socialistes du temps jadis... Par le guesdiste Léon Osmin, un livre qui faisait partie du bagage culturel du militant de base dans les années trente.
P., Larousse, 1913, in-8°, 128 pp, 16 portraits hors texte, broché, bon état
"L'étude de la Chimie même élémentaire reste incomplète et sans grande valeur éducative, si l'on ignore comment on est arrivé à la connaissance de ses lois principales ; l'auteur de ce petit livre comble cette lacune par une histoire abrégée faite avec des extraits bien choisis des principaux mémoires, reliés les uns aux autres par des notes précises sur la marche des idées directrices, depuis Lavoisier qui introduit la notion de conservation de la masse pour arriver à l'établissement des grandes lois de Proust et de Richter. Il montre comment ont été établies les relations entre les nombres proportionnels et les propriétés physiques avec Gay-Lussac, Dulong et Petit, Faraday, Raoult et Van't Hoff. Un chapitre est consacré à l'Ecole énergétique, inaugurée avec Laplace et Lavoisier par la thermochimie, avec Berthollet par l'étude des équilibres chimiques, avec Deville, avec Gibbs et la règle des phases avec Bakhuis Roozeboom et Le Chatelier. L'auteur suit l'évolution de l'Ecole atomiste de Dalton à laquelle se rattachent les substitutions de Dumas, les notions de fonctions chimiques et d'isomérie, les travaux de Laurent et Gerhardt, de Wurtz, la théorie des ions et des quanta, les théories corpusculaires et des colloïdes. Les deux derniers chapitres sont consacrés à la chimie biologique et à la chimie appliquée. L'enseignement littéraire exige la lecture des auteurs, au moins dans des recueils de morceaux choisis. Il en est de même pour l'enseignement scientifique. Cet ouvrage comble une lacune ; nos étudiants ne lisent pas et se contentent de manuels suffisants peut être pour passer des examens, mais impuissants à assurer une formation vraiment scientifique, Rappelons qu'à la Sorbonne la préparation au Certificat de Chimie générale comporte des interrogations sur les mémoires originaux se rapportant au programme d'examen." (Revue Scientifique [Revue rose], 1913)
P., Paulin, 1842, in-12, 543-(1) pp, tables chronologiques, reliure demi-veau glacé vert bouteille, dos lisse, titres et décor dorés, pas de mention de tomaison (rel. de l'époque), qqs rousseurs, bon état. Exemplaire joliment relié
Auguste Ott (1814-1903), avocat strasbourgeois et auteur d'un “Dictionnaire des sciences politiques et sociales”, fut l'un des deux plus fidèles disciples de Philippe Buchez (1796-1865). Un premier tome (1840) traite de l'Histoire ancienne.
Seuil, 2023, gr. in-8°, 265 pp, 18 illustrations, notes, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. L'Univers historique)
Florence, fin juin 1887, un dénommé Husayn rend l'âme. C'est le point d'orgue d'une trajectoire hors du commun d'un ancien esclave, né dans le Caucase, affranchi et devenu général de l'Empire ottoman ; l'achèvement d'une vie à circuler entre les empires bordant la Méditerranée. Tout a commencé quelques décennies plus tôt. Husayn est vendu sur un marché d'Anatolie comme esclave, avant de l'être de nouveau à Istanbul, puis à Tunis. Là, il est éduqué et promu jusqu'à atteindre le rang de dignitaire de l'Empire ottoman avant que la colonisation de la Tunisie par la France en 1881 ne le contraigne à l'exil, en Italie. Mais l'histoire ne s'arrête pas là, car sa mort en Toscane provoque une série de conflits autour de sa succession qui mettent aux prises le sultan ottoman, ses vizirs, des fonctionnaires français, des juristes européens et des membres de communautés musulmanes et juives sur les deux rives de la Méditerranée. Mobilisant des sources françaises, tunisiennes, italiennes, britanniques et ottomanes, “Un esclave entre deux empires” revient sur les pas de Husayn pour révéler les dimensions transimpériales de l'histoire de l'Afrique du Nord entre la seconde moitié du XIXe siècle et les années 1920. A travers ce destin singulier, ce livre montre en effet que l'histoire contemporaine du Maghreb ne saurait être lue au seul prisme de l'histoire coloniale française, mais qu'elle doit être appréhendée d'après l'histoire des sociétés maghrébines et au croisement de multiples puissances méditerranéennes. — Professeur à Sciences-Po Paris, M'hamed Oualdi est spécialiste de l'histoire du Maghreb moderne et contemporain (XVIe-début du XXIe siècle). Il a publié en français “Esclaves et maîtres” (Publications de la Sorbonne, 2011) et dirige un programme de recherches européen (ERC) sur les fins d'esclavages au Maghreb.
La Sentinelle, Editions Le Téméraire, 1995, gr. in-8°, 286 pp, photos, illustrations, tableaux, sources, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Terres septentrionales de France)
Boulogne-sur-Mer, premier port de pêche de France : le constat est connu de tous les écoliers de France en cette fin de XXe siècle. L'ouvrage de Georges Oustric, fruit d'une thèse de doctorat, nous rappelle que cette primauté ne s'établit que durant la période du Second Empire et que, toujours soumise à concurrence, elle exige une constante remise en cause des pratiques de pêche et des types d'armements. L'activité portuaire boulonnaise ne se résume pas à cette seule source de revenus, elle est orientée également vers le commerce maritime, le trafic transmanche sans oublier les implantations industrielles et le développement de la station balnéaire. (...) Les fiches techniques sur les types de navire et de très belles photographies d'époque insérées au sein du développement viennent compléter les propos de Georges Oustric qui réussit le délicat mariage de l'érudition et de la synthèse. La table des matières, claire, bien charpentée autour de titres éclairants en est la plus belle illustration. (Bruno Béthouart, Revue Historique, 1997)
David and Charles, 1974, in-8°, 159 pp, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette, bon état. Edition originale. Texte en anglais
Editions Ouvrières, Le Mouvement social, 1965, gr. in-8°, 11 pp, paginé 39-49, notes, broché, bon état. Tiré à part extrait de la revue “Le Mouvement social”, 1965
Gallimard/Le Seuil, 1992 gr. in-8°, 392 pp, annexes, biblio, broché, bon état
Quatre mille instituteurs qui avaient exercé avant 1914 ont accepté de prendre part à une large enquête qui est à l’origine de ce livre, mais les témoins de cette histoire ne se sont pas contentés de répondre à un questionnaire ; ils ont, collectivement, inventé une mémoire. Lire les textes que ces « maîtres » et ces « maîtresses » consacrent à leurs engagements politiques, au combat qu’ils ont mené pour la laïcité, à l’enseignement civique qu’ils ont dispensé, c’est dessiner plus exactement les traits de ce républicanisme français auquel nos contemporains demandent aujourd’hui un nouvel ancrage. Et par là ce peuple volontaire, inventif et moral, nous donne sa dernière classe.
Julliard, 1973, in-12, 269 pp, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. lég. salie, bon état (Coll. Archives)
Enquête exceptionnelle ! Soixante ans après, sur la demande de Jacques Ozouf, quatre mille instituteurs ont rassemblé leurs souvenirs. Ils ont fouillé leurs greniers, retrouvé leurs carnets de comptes jaunis, déterré dictées et « préparations », déballé leurs lettres et ces journaux à l'encre violette. Ils se racontent. Et de ces archives qu'il aurait été bientôt trop tard de susciter, renaît la France qui a formé la France.
Séguier, 1991, in-8°, 397 pp, 8 pl. de documents hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
Le 13 janvier 1898, Emile Zola relance l'affaire Dreyfus en publiant J'accuse, dans l'Aurore. L'affaire Zola vient de commencer. Le procès intenté au romancier, du 7 au 23 février, va partager la France en deux camps opposés.
Ibis Rouge Editions, 1998, in-8°, 228 pp, sources et biblio, broché, couv. illustrée, bon état
La période de 1848 à 1852 correspond à un des moments importants de l'histoire de la Martinique et est vécue comme tel par sa population. Ce fut pour les trois quarts de la population, le passage de l'état de servitude à celui de la liberté et aussi l'accès au statut de citoyens. Cette époque magnifiée dans la conscience populaire, paradoxalement est mal connue. Les acteurs de cette grande page d'histoire sociale, en dehors des figures de proue, ont été peu étudiés dans leur démarche collective. Gilbert Pago a fait le choix d'appréhender les femmes martiniquaises de ce milieu du XIXe siècle comme un groupe social hétérogène qui n'est ni une entité figée, naturelle et éternelle. Il a tenté de les saisir comme le produit d'une évolution historique, c'est à dire se créant une identité instable en perpétuelle évolution. Quel nouvel équilibre les femmes martiniquaises sont parvenues à établir dans la période de liquidation du système esclavagiste ? Comment expliquer que l'émancipation n'a pas débouché sur une avancée considérable de la condition féminine à la Martinique, alors que les femmes ont été très présentes sur les scènes décisives ? En quoi les acquis de cette époque ont constitué des points d'appui pour les périodes ultérieures et pour les femmes ?
Firmin-Didot, 1930, in-8°, 389 pp, nouvelle édition revue, une gravure hors texte, index, broché, bon état (François Buloz et ses amis, II)
Perrin, 1924, in-8°, 372 pp, 3 gravures hors texte dont le frontispice, index, broché, bon état (François Buloz et ses amis, IV)
"Je suis certain que si François Buloz avait écrit ses mémoires, ils ne seraient pas plus amusants et plus intéressants que les quatre si curieux volumes qu'a tirés Mme Marie-Louise Pailleron des papiers, lettres et autres documents d'archives privées laissés après lui par le célèbre fondateur de la Revue des Deux Mondes. Mme Pailleron nous introduit aujourd'hui parmi les Ecrivains du Second Empire. Notons naturellement qu'il ne s'agit que des écrivains qui collaborèrent à la Revue des Deux Mondes, aussi ne sera-t-il question ni de Flaubert, ni des Goncourt. En revanche, Victor Hugo y figure, et de quelle façon, dans une lettre adressée à Blaze de Bury par Alexandre Dumas fils. Cette lettre nous offre un éreintement à toute volée de l'auteur d'Hernani... Parmi les collaborateurs de la Revue, nous trouvons les grands noms de l'époque, entre autres Taine et Renan... Buloz était un directeur habile et ferme. Certes il se montrait sans doute, parfois autoritaire et, peut-être n'était-il pas sans rudesse dans l'expression de ses volontés directoriales... François Buloz savait aussi ouvrir la porte de sa Revue à des talents originaux et discutés. Les admirateurs de Baudelaire n'oublieront jamais qu'il eut l'audacieux courage de publier dans son recueil, en 1855, un certain nombre des pièces qui allaient figurer dans les Fleurs du; mal... De cette vie intime de la Revue, Mme Marie-Louise Pailleron nous trace le tableau le plus agréablement coloré et le plus pittoresquement vivant. Son livre, très solidement, et ingénieusement documenté, est de la plus amusante et de la plus profitable lecture." (Henri de Régnier, Le Figaro, 25 mars 1924) — "On trouvera dans le volume amusant et documenté de Mme Marie-Louise Pailleron, les Écrivains du second Empire, la lettre assez bouffonne de Dumas fils à Blaze de Bury contre Hugo, dont parle M. de Régnier. Précédemment, Dumas fils racontait à son correspondant un bizarre potin sur un article de Granier de Cassagnac, qui « insultait d'un bout à l'autre » Dumas père dans les Débats, et dont Victor Hugo, très lié avec les Bertin, aurait corrigé les épreuves. Interrogé sur ce dernier point, Victor Hugo aurait répondu « C'est vrai, mon cher Dumas, pour en atténuer quelques expressions trop dures. » Il serait curieux de retrouver cet article, et de voir dans quelle mesure il était injurieux. On sait que les auteurs prennent facilement les critiques d'ordre littéraire pour des injures. Ce qui est certain, de l'aveu même de Dumas fils, c'est que Dumas père ne se brouilla pas avec Hugo, comme il l'eût fait sans doute si le grand poète avait eu des torts graves..." (Paul Souday, Le Temps, 21 mai 1925)
Éditions Séguier, 1993, in-8° carré, 274 pp, biblio, index de 238 noms, broché, couv. illustrée, bon état
Appuyée sur un corpus d’environ cinq cents contes parus entre 1862 et 1922, voici l’étude de la mutation du conte dans la première partie du XIXe siècle. Les fées d’hier ressemblent de plus en plus à des femmes en chair et en os, voire à des lorettes, quand elles ne prennent pas toutes les apparences de la « femme fatale ». Inutile de préciser que Perrault, dans ces contes « pour grandes personnes », fait les frais de cette mutation. — "Jean de Palacio étudie ici ce curieux monstre qu'est un conte de fées décadent. Le Petit Poucet chez des Esseintes : à première vue, le sujet est une gageure ; rien ne semble plus étranger au merveilleux « naïf » des anciens contes, lié à une certaine idée de l'enfance (cercle familial, veillées populaires, folklore) que les rêveries vénéneuses, parisiennes et sophistiquées de ceux qui se proclamèrent « décadents ». Si merveilleux et décadence paraissent parfaitement opposés, la poésie symboliste fit cependant, on le sait grand usage de fées à noms bizarres empruntés à Maeterlinck ou Schwob ; de plus, la forme du conte connaît dans les années 1890 une intéressante recrudescence... L'ouvrage étudie les transformations des deux personnages-clés du merveilleux traditionnel : les fées et les ogres – devenus ogresses. La figure obsessionnelle de la femme fatale absorbe celles de Viviane et Mélusine, chargées d'exprimer la malignité ou la monstruosité du corps féminin ; l'ogresse se résout en croqueuse (de cœurs, de patrimoine). Entre la Fée et l'Ogre, Jean de Palacio précise les métamorphoses subies par trois contes de Perrault particulièrement propices aux variations décadentes : Barbe- Bleue, La Belle au Bois dormant, Cendrillon. (...) Le corpus envisagé est impressionnant Traversant les distinctions entre symbolistes ou naturalistes, l'inventaire mène des contes de Léo Lespès à ceux d'Anatole France en passant par Catulle Mendès, Paul Arène, Rebell, Mauclair, Gourmont Willy (ses Mécomptes de fées), Régnier, Bernard Lazare, Maizeroy..." (Mireille Dottin-Orsini, Littératures, 1993)
Perrin, 1976, in-8°, 238 pp, 16 pl. de gravures hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Les billets adressés par Talleyrand à Anne-Dorothée de Courlande, sa maîtresse, lors du Congrès de Vienne. Talleyrand a emmené avec lui Dorothée, future duchesse de Dino, qui est sa nièce par alliance et l'une des ravissantes filles d'Anne-Dorothée. À sa maîtresse, qu'il aime tendrement, il parle forcément de son enfant, des succès qu'il remporte, dus à son charme, à son intelligence, à son savoir-faire diplomatique. Il le fait avec tant d'insistante régularité qu'on déchiffre, à son insu, un grand sentiment prenant racine... — "Ce volume, qui est une sélection de la correspondance entre Talleyrand et la duchesse de Courlande, est essentiel pour le Congrès de Vienne. Chacune des soixante et onze lettres est accompagnée par une note explicative qui la resitue dans son contexte historique." (Philip G. Dwyer, « Les publications sur Talleyrand depuis 1928 ») — "Gaston Palewski, qui publiera en 1976, Le Miroir de Talleyrand, Lettres inédites de Talleyrand la duchesse de Courlande pendant le Congrès de Vienne, avait bénéficié des archives du château du Marais dont avait hérité sa femme Violette de Talleyrand-Périgord. Ces Lettres de Vienne sont contemporaines du meilleur succès de ce clerc qui, formé à l'exégèse saint sulpicienne, était orfèvre pour transférer les techniques du droit canon vers le droit public. Et, cette fois, tout le monde sait qu'à Vienne, ralliant les puissances à l'idée d'une légitimité liée à la durée, il a réussi à convaincre le concert des nations que le rétablissement de la paix en Europe passait par celui de la légitimité en France. Ce succès sera d'autant mieux honoré par la tradition universitaire qu'oubliant sa plaidoirie de 1814, Talleyrand se ralliera la révolution parlementaire de 1830. Louis-Philippe remercia le vieil homme en l'envoyant à Londres comme ambassadeur." (Odile Rudelle, Revue française de science politique, 2002)
PALIKAO (Général Charles-Guillaume Cousin de Montauban, comte de).
Reference : 44786
(1874)
Plon, 1874, gr. in-8°, 196 pp, 3e édition, une grande carte dépliante en couleurs hors texte, broché, bon état
"Celui qui fut le commandant en chef de l'expédition de Chine dénonce la politique d'économie dont l'armée fut l'objet." (Bourachot, 107)
Plon, 1871, gr. in-8°, 196 pp, 2e édition, un tableau dépliant, reliure demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et caissons fleuronnés dorés (rel. de l'époque), bon état. Exemplaire très bien relié et sans rousseurs
"... C'est en présence des dispositions stratégiques d'un ennemi aussi vigilant qu'audacieux et avec des forces à peine rassemblées à Châlons que le général de Palikao parlait de revenir aussitôt à l'action. Il avait deux ou trois plans de campagne en quelques jours. Il voulait ou qu'on allât droit sur Verdun pour culbuter le prince de Saxe et donner la main à l'armée de Metz, – ou qu'on marchât par Stenay sur Montmédy, si Bazaine ne pouvait plus percer que de ce côté, – ou bien enfin qu'on se jetât sur le prince royal de Prusse en marche sur Paris par la ligne de l'Est. Il n'y avait que le choix des combinaisons tour à tour proposées et agitées, malheureusement fondées les unes et les autres sur une appréciation bien peu juste de nos forces, et sur une ignorance des mouvemens de l'ennemi qui ne fut peut-être jamais égalée, qui reste un des phénomènes les plus étranges de cette étrange et triste guerre..." (Charles de Mazade, Revue des Deux Mondes, 1874) — "Celui qui fut le commandant en chef de l'expédition de Chine dénonce la politique d'économie dont l'armée fut l'objet." (Bourachot, 107)
Tallandier, 1980, in-8°, 407 pp, traduit de l'anglais, 16 pl. de gravures et photos hors texte, sources, reliure plein cuir taupe de l'éditeur, dos lisse orné, encadrements dorés sur les plats, tête dorée, bon état (Coll. Figures de proue)
"Un ouvrage intéressant qui n'est point une réhabilitation de Guillaume II, mais une tentative d'explication d'un homme timide, dilettante et inconsistant, obsédé par le besoin d'apparaître comme digne de la lignée guerrière des Hohenzollern et perturbé par le « complexe anglais » qui lui ordonne d'égaler la puissance navale de la Grande-Bretagne. Ce livre, bien informé surtout sur les questions de politique étrangère, apporte des détails fort vivants sur le précepteur de l'empereur, le Dr Hirzpeter, sur la puissance des sentiments qui l'attachent à Windsor, sa « seconde patrie », sur les liens entre les scandales de cour et la grande politique. En conclusion, il est, selon l'auteur, injuste de faire de l'empereur le bouc-émissaire d'une politique que ses conseillers et ministres lui ont eux-mêmes imposée, alors qu'il ne fut que le simple reflet des faiblesses de l'Allemagne de son temps et, comme l'avait défini son oncle Edouard VII, « le plus brillant fiasco de l'histoire »." (Jacques Droz, Revue Historique)
P., Didier et Cie, 1878, in-8°, (8)-lxii-542 pp, un portrait en médaillon en frontispice, appendices, reliure demi-chagrin chocolat, dos à 4 nerfs filetés et soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), mors et dos lég. frottés, C. de bibl., rousseurs éparses, état correct
Tome I seul (sur 2). La correspondance diplomatique de Palmerston : toute son action en Europe de 1830 à 1848, y compris la célèbre crise européenne de 1840, qui marqua son « triomphe ». — "Si l'on néglige une interruption de quelques mois en 1834-1835, on peut dire que Palmerston a dirigé de sa main puissante la politique extérieure anglaise depuis novembre 1830 jusqu'en août 1841. Dans la longue carrière de l'homme d'État, cette première tranche d'activité a été marquée par de brillants et parfois spectaculaires succès, dus à sa force de travail, à sa rare compétence technique, à sa parfaite connaissance des questions les plus complexes, à son enthousiasme et à sa sincérité enfin..." (Jacques Willequet)
Plon, 1945, in-8°, 315 pp, 9 gravures hors texte (dont une en couleurs en frontispice) et une carte dépliante in-fine, broché, couv. illustrée, papier lég. jauni, bon état
"M. Maurice Paléologue, ancien ambassadeur de France à Saint-Pétersbourg, publie un volume plutôt destiné au grand public, mais que les historiens, avec raison, ne manqueront pas de lire en raison de la personnalité et du talent pénétrant de l'auteur." (André Mazon, Revue des études slaves)
Plon, 1955, in-8°, iv-271 pp, broché, jaquette, bon état
"La publication posthume de ce journal présente un grand intérêt historique, car Maurice Paléologue était chargé au Quai d'Orsay de suivre l'affaire Dreyfus et il était en constants rapports avec les officiers du Service de renseignements. II se déclare certain que de 1886 à 1896 plusieurs officiers français ont alimenté l'ambassade d'Allemagne en documents confidentiels et il met en cause en termes voilés (pp. 156-159) un « officier d'un très haut grade » qui aurait occupé « durant plusieurs années des fonctions importantes au ministère de la Guerre ». Ces révélations tardives seraient évidemment plus probantes si elles étaient plus précises et surtout si les convictions intimes de M. P. l'avaient parfois amené à se départir de la réserve diplomatique qui constitue la règle constante de son attitude. Le journal de Maurice Paléologue est le journal d'un parfait fonctionnaire ; il constitue un excellent – et parfois bien involontairement cruel – tableau du Quai d'Orsay à la fin du siècle dernier. Ce n'est pas le moindre intérêt de ce livre." (Revue française de science politique, 1956) — "Grand commis au Ministère des Affaires étrangères, Maurice Paléologue a connu, pendant sa carrière, beaucoup de secrets d'Etat. Il a vécu au plus près les péripéties shakespeariennes de l'Affaire Dreyfus et en a tenu un journal quotidien, que les Editions Plon nous font connaître. Les contemporains de cette « affaire », dont certains aspects demeurent encore troubles, liront avec passion ces pages, qui sont celles d'un grand mémorialiste. Les autres n'auront pas à superposer leurs propres souvenirs aux faits racontés par Paléologue, mais ils y ramasseront une ample moisson de faits dramatiques. Là, l'histoire est un roman quotidien avec, pour fond de décor, les coulisses des Affaires étrangères, de l'Etat-Major et du 2e Bureau." (Bernard Simiot, Hommes et mondes, 1956) — "Maurice Paléologue avait tenu un journal. Pendant les seules années dramatiques de l'affaire Dreyfus ? On ne sait. Toujours est-il que le récit qu'il en a tiré et qu'on vient de publier ne se rapporte qu'à elle. Ultérieurement, il détruisit les annales que le récit résume ; et on le regrette, car, on va le voir, il est au moins probable qu'elles comporteraient bien davantage. Paléologue reconnaît qu'il n'aimait pas les Juifs et l'aspect physique, l'attitude de Dreyfus lui furent antipathiques ; il crut à la culpabilité comme presque tout le monde. Mais, diplomate et mondain, il apprit beaucoup ; le doute s'insinua, puis la conviction s'affirma d'une erreur judiciaire ; finalement, il conclut que Dreyfus avait été victime d'une criminelle machination destinée à couvrir trois traîtres : Esterhazy ; un second officier, Maurice Weil ; et un troisième, « de très haut grade », dont la carrière n'aurait souffert aucun dommage, mais qu'il ne nomme pas. Henry, ami et débiteur d'Esterhazy, Lauth, préoccupé de sauver l'anonyme pour des motifs privés, ourdirent la trame qui perdit Dreyfus. On ne peut douter que le journal rapportait les renseignements qui appuyaient le bref exposé qu'on lit aux pages 156-157. Telle quelle, la publication rouvre le problème de l'affaire et on peut s'attendre à en voir d'autres, un jour ou l'autre, la compléter ou la contredire." (G. Lefebvre, Annales ESC, 1957)
Plon, 1934, in-8°, 455 pp, un portrait hors texte, 7 cartes, broché, bon état
"Ce livre, sous forme de journal, est une composition faite sur un vrai journal, peut-être discontinu, dont quelques fragments sont cités. Il est écrit avec talent, dans le style du genre. Le livre nous offre, d'ailleurs, la plus vivante peinture des relations franco-russes pendant la guerre d'Extrême-Orient et des relations franco-allemandes pendant la première alerte marocaine ; il y a des documents, des renseignements nouveaux, ainsi sur l'existence d'un ancien accord de « souverains » entre Guillaume ler et Alphonse XII, sur les conseils très prudents, donnés à Paris par Edouard VII en mai 1905 ; la presse a fait connaître le curieux épisode de l'informateur allemand, dit le Vengeur, révélant en 1904 le plan Schlieffen. L'ouvrage est en somme centré sur Delcassé, dont M. M. Paléologue, sous-directeur adjoint au Quai d'Orsay, était l'actif second. Il nous est décrit avec force : silencieux, passionné, absorbé par son travail et sa patrie..." (A. Lajusan, Revue d'histoire moderne, 1935) — "... dans cet ouvrage si intéressant, M. Paléologue, l'éminent académicien, a consigné les souvenirs de sa vie diplomatique au moment de la guerre russo-japonaise. Cette publication a fait apparaître tout ce qu'il y avait d'hypocrite dans l'attitude de Guillaume II, qui a vraiment été le mauvais génie de Nicolas II. Guillaume II excitait le Tsar à l'assaut contre le Japon. Pourquoi ? Pour repousser, certes, la Russie vers l'Asie, mais surtout, par-dessus tout, dans le but d'affaiblir la force et la valeur de l'alliance franco-russe..." (Albert Sarraut)
Bruxelles, Editions Racine, 2003, in-8°, 225 pp, 3 tableaux généalogiques, sources et biblio, index, broché, couv. illustrée, jaquette illustrée, bon état (Coll. Les racines de l'histoire), envoi a.s.
Pendant des décennies, la naissance de "Maxime", futur général Weygand, l'un des chefs les plus prestigieux des armées françaises du XXe siècle, est demeurée un mystère. Venu au monde officiellement le 21 janvier 1867 à Bruxelles, de père et de mère inconnus, il n'aurait jamais su qui étaient ses parents. De nombreux historiens se sont passionnés pour cette énigme, mais les diverses solutions proposées ne reposaient pas sur de véritables preuves. On a cité plusieurs pères possibles. Parmi eux : le roi des Belges Léopold II ; l'empereur Maximilien du Mexique, son beau-frère ; le général Alfred van der Smissen, commandant la Légion des volontaires belges au Mexique, à cause d'une troublante ressemblance ; David Cohen, le tuteur de "Maxime". En tête des mères supposées figuraient l'impératrice Charlotte du Mexique, sœur de Léopold II ; la femme d'un jardinier mexicain ; une dame hongroise ou polonaise de la haute société ; Thérèse Denimal, épouse du tuteur. Après deux années d'une enquête extrêmement approfondie, tant en Belgique qu'en Autriche et en France, une ample moisson de documents inédits, venant s'ajouter à ceux déjà découverts, permet d'élucider enfin le secret du général Weygand. Dans l'ombre ont œuvré des personnes souvent haut placées : ce sont elles qui ont unanimement évoqué la protection de la Cour de Belgique et montré le chemin de la vérité.
Les Indes savantes, 2012, gr. in-8°, 391 pp, 10 pl. de photos hors texte, 63 illustrations dans le texte (dont 12 en couleurs), broché, couv. illustrée, bon état
Délaissée par les souverains Nguyên, elle s’est affranchie pendant trois quarts de siècle du poids de l’autorité impériale avant de devenir, autour des années 1880, une ville de juridiction française, le chef-lieu du protectorat du Tonkin et la capitale de l’Indochine coloniale. Mais ce grand mouvement du balancier politique n’a pas empêché la population de poursuivre son chemin. Dans le cœur de la ville, dans ses faubourgs, dans les villages qui l’entouraient, elle s’est adaptée, ou opposée, aux transformations de son environnement urbain, politique, économique et social. À l’aide des archives locales, cet ouvrage fait le point sur l’évolution des différents territoires de la ville et sur la manière dont les Vietnamiens, membres de l’élite, mais aussi artisans, commerçants, employés et paysans, ont été les acteurs de l’histoire et ont fait leur ville.
Tours, Université Francois Rabelais, 2011, in-4°, 307 pp, tableaux et graphiques, 20 illustrations, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Mémoire de Master 2 d'Histoire contemporaine présenté sous la direction de Philippe Chassaigne. — I. Le cadre juridique ; II. Le crime ; III. Les protagonistes et l'attentat ; IV. Justice et jugement ; Conclusion.