8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 P., A. Sauton, 1870, in-12, 35 pp, broché, qqs rousseurs sur les 2 premiers et derniers feuillets, bon état
"Les lettres de l'académicien Vitet sont intéressantes à plusieurs titres. En premier lieu c'est un réquisitoire avant la lettre contre la future Assemblée dont la légitimité sera discutable du fait de la brièveté du délai pré-électoral (qu'il estimait à 25 jours !). Mais surtout, Vitet dévoile sa principale inquiétude : « les démences démagogiques, les démentielles entreprises » des Clubs et des énergumènes prêts à pactiser avec l'ennemi. Et il dénonce la coupable inertie du gouvernement qui tente de se concilier cet ennemi intérieur au lieu de réprimer énergiquement ses menées. Ce Rostopchine à prétentions littéraires, farouche républicain qui voulait voir incendier Paris plutôt que de subir la honte de l'occupation étrangère sera l'un des membres actifs du centre-droit à l'Assemblée nationale." (Robert Le Quillec, 4687)
P., Daragon, 1907, in-12, 242 pp, un frontispice gravé et un fac-similé d'écriture hors texte, index, broché, 2e plat lég. sali, bon état (Coll. Les énigmes de l'Histoire). Edition originale, tirage limité à 755 exemplaires justifiés à la plume par l'éditeur, le notre n° 383, imprimé sur papier d'Ecosse
Où l'auteur prouve que Louis-Philippe n'était pas le fils du geôlier italien Chiappini et que Maria-Stella Chiappini, femme de lord Newborough, puis du baron d'Lïngern-Sternberg, n'était pas fille du duc et de la duchesse de Chartres. — "Ce pauvre Louis-Philippe eut encore, par-dessus le marché, maille à partir, après sa mort, avec les Naundorffistes, qui, s’ils ont octroyé à Naundorff le droit de porter le nom de Bourbon, ont refusé au fils de Philippe-Égalité le droit de porter le nom d’Orléans. Celui-ci ne serait autre que le fils d’un certain Chiappini, geôlier italien. Substitution d’enfants. Ce que c’est tout de même ! Le duc de Chartres (plus tard Philippe-Égalité) et la duchesse, voulant absolument un héritier mâle, auraient fait le troc d’une fille, au jour de la naissance, contre un autre enfant, un garçon, le fils du Chiappini en question, né vers le même temps. Cette fille, baptisée Marie-Stella Chiappini et devenue lady Newborough, aurait découvert le faux, et elle prétendit effectivement, – munie d’un jugement qui mentionnait bien le fait d’une substitution d’enfants, lequel semble avéré, mais sans nommer le moins du monde le duc de Chartres (et pour cause) comme le complice de Chiappini dans cette substitution, – elle prétendit, disons-nous, prendre, dans la maison d’Orléans, le rang que Louis-Philippe, vulgaire Chiappini (!), y usurpait. (...) M. Duquesne, parent des Naundorff, a publié, sous le pseudonyme de Paul Dumont, un ouvrage destiné à prouver le bon droit de Lady Newborough. C’est cet ouvrage que réfute M. Vitrac, en établissant, d’une part, qu’à la date de la substitution Chiappini, en Italie, le duc et la duchesse de Chartres se trouvaient en France, et, d’autre part, que le complice de Chiappini était un certain comte Battaglini." (Edmond Barthèlemy, Mercure de France, 1907)
P., Jean de Bonnot, 1989, in-4°, 512 pp, 490 dessins de l'époque d'après nature, à pleine page ou dans le texte, dont 40 planches hors texte, par Nac, Pinson, Salvel, Gudin, Montader, St. Elme, Mas, etc., index alphabétique, reliure plein cuir bordeaux de l'éditeur, dos lisse richement décoré à l'or fin façon art nouveau, décor d'encadrement à froid sur les plats, tête dorée, signet, imprimé sur papier vergé filigrané, bon état
Belle évocation du Paris de la seconde moitié du XIXe siècle. Ecrivain et publiciste républicain, Auguste Charles Vitu (1823-1891) collabora à plusieurs journaux de l'époque, fonda l'Etendard et fut rédacteur en chef du Peuple français. — "Nous nous proposons, dans cet ouvrage, de retracer à travers 490 dessins pris sur le vif, Paris il y a 100 ans. Un Paris, qui, malheureusement, est en grande partie disparu, soit sous la pioche des démolisseurs, soit pour la réalisation de nouveaux plans d'urbanisme. Notre livre commence par la célèbre exposition du Champs de Mars en 1867, exposition qui fut l'apogée du Second Empire. La plupart des souverains du monde se rendirent à Paris pour assister au superbe témoignage de la civilisation française, et regarder, avec stupeur, les monstres engendrés par la technique et l'industrie naissantes. La grosse Bertha, l'énorme canon fabriqué par les Usines Krupp fut, comble de l'ironie, le clou de l'exposition. Trois ans plus tard, il devait bombarder Paris..." (L'Editeur) — Table : L'Exposition universelle de 1867 ; Vue générale de Paris à vol d'oiseau ; La Seine ; Les rues de Paris ; La Cité ; La rive gauche ; La rive droite ; L'Exposition universelle de 1889.
P., Editions de la Fontaine au Roy, 1989, in-4°, 512 pp, 430 dessins d'après nature, à pleine page ou dans le texte, par Nac, Pinson, Salvel, Gudin, Montader, St. Elme, Mas, etc., index, reliure cuir vert, dos lisse avec titres et caissons dorés, décor doré au 1er plat (rel. de l'éditeur), jaquette illustrée, bon état
Réimpression de l'édition Quantin de 1889. Belle évocation du Paris de la seconde moitié du XIXe siècle. Ecrivain et journaliste républicain, Auguste Charles Vitu (1823-1891) collabora à plusieurs journaux de l'époque, fonda l'Etendard et fut rédacteur en chef du Peuple français. — "Nous nous proposons, dans cet ouvrage, de retracer à travers 430 dessins pris sur le vif, un Paris, qui, malheureusement, est en grande partie disparu, soit sous la pioche des démolisseurs, soit pour la réalisation de nouveaux plans d'urbanisme." (L'Editeur) — Table : Vue générale de Paris à vol d'oiseau ; La Seine ; Les rues de Paris ; La Cité ; La rive gauche ; La rive droite.
Armand Colin, 1896, in-12, 343 pp, reliure demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), bon état
Au panorama du Siècle ; Le comte d'Antraigues ; Larevellière-Lépeaux ; Le compte Chaptal ; Le maréchal Ney ; La duchesse de Broglie ; Le maréchal Canrobert ; Le legs de Pasteur ; Hippolyte Taine ; Emile Montégut ; etc.
Maisonneuve et Larose, 2005, gr. in-8°, 476 pp, 130 ill. dans le texte (croquis, plans, photos), notices biographiques, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Les années 1850-1950 ont légué à l'Egypte, en amont et en marge de l'occupation coloniale, une riche production bâtie, qui en fait un terrain fécond pour étudier la formation et le déploiement des pratiques et savoirs architecturaux modernes dans un contexte extra-européen. Ce travail s'attache à en proposer une histoire centrée sur l'émergence et l'essor d'un corps local d'ingénieurs-architectes en liaison avec les grands projets publics d'aménagement urbain. A partir des scansions usuelles de l'histoire politique égyptienne – le temps des réformes vice-royales (jusqu'en 1882), l'occupation britannique (1882-1922), l'âge dit "libéral" (à partir de 1922) – la narration parcourt successivement trois champs de pratiques : celui de la codification et de la transmission des savoirs techniques propres au métier d'architecte étudiés à travers le développement d'un enseignement spécifique, la production de traités et de manuels spécialisés et les formations acquises en Europe ; celui de l'aménagement urbain, vu au prisme d'une sélection d'opérations significatives et de la mise en place du dispositif institutionnel et réglementaire encadrant l'édilité urbaine ; celui, enfin, de la production architecturale proprement dite, analysée à partir d'un ensemble de réalisations représentatives. C'est une maîtrise d'oeuvre de qualité, stimulée par une commande publique progressiste, et en position d'assimiler et de s'approprier la pensée et les techniques modernes, dans leurs référents européens, qui a pris ainsi peu à peu corps.
Julliard/L'Age d'Homme, 1983, in-8°, 411 pp, 16 pl. de documents hors texte, index, reliure toile éditeur, jaquette
Garnier, 1980, in-8°, 164 pp, broché, un portrait de Volney en couv., bon état (Coll. Les Classiques de la Politique)
Une tête froide, dit-on, ce Constantin-François Volney (1757-1819), qui sera fait sous l'Empire comte de Chasseboeuf. Ses voyages ne lui font jamais perdre la vue scientifique des choses. D'Egypte et de Syrie, où il partit jeune plusieurs années, ayant appris l'arabe, il revient sans tableaux lyriques. Il préfère édifier une somme de connaissances positives, géographiques et économiques. La publication le rend célèbre, à trente ans. Elle servira en outre à l'expédition de Bonaparte. Député en 1789, Volney est emprisonné après Thermidor. Il s'embarque peu après pour le Nouveau Monde. Au retour, il se confirme que l'homme est d'une autre époque, voire d'une autre trempe, que Chateaubriand. Il publie simplement un exact et austère Tableau du climat et du sol des Etats-Unis... Rien ne lui est plus étranger que le fanatisme : "Je me préserve surtout du tétanos de l'intolérance", écrit joliment Volney. Evidemment, c'est aussi un styliste... (Le Monde) À noter la remarquable préface de J. Gaulmier qui nous brosse de Volney le portrait d'un positiviste avant la lettre, incarnant l'esprit laïc et républicain.
P., Bossange, 1822, in-8°, xlix-368 pp, précédé d'une vie de Volney et de ses écrits par Adolphe Bossange, 4 planches gravées par Tardieu dont un portrait en frontispice, une planche (Invocation) et 2 planches repliées in fine (tableau du ciel astrologique des anciens et mappemonde), reliure demi-veau glacé caramel, dos à 5 faux-nerfs guillochés à froid soulignés de triples filets dorés, pièces d'auteur et de titre basane noire, roulette en tête et palette en queue (rel. de l'époque), mors frottés, bon état
Constantin-François Chasseboeuf (1757-1820), grand admirateur de Voltaire, s'était forgé un pseudonyme à partir de Voltaire et de Ferney.
Les Indes savantes, 2004, gr. in-8°, 697 pp, une carte, tableaux, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
La France est restée près d'un siècle en Indochine (1860-1954). Dès les premiers jours de la conquête, des commerçants entreprenants ont emboîté le pas aux militaires, et se sont implantés en Indochine, avec des succès inégaux. Moteurs et acteurs-clés du système colonial, ils sont trop souvent oubliés par les livres d'Histoire au profit des guerriers, des diplomates, des missionnaires et des ethnographes. Kham Vorapheth retrace ici la naissance et le développement du tissu commercial et des courants d'échanges entre la métropole et sa colonie, ainsi qu'à l'intérieur de l'Indochine, et avec les pays voisins. Il raconte l'histoire des pionniers qui ont créé les maisons de commerce, observe en particulier le développement de la maison Denis-Frères, saga d'une famille, "success story" d'une implantation parmi les plus durables et les plus performantes. L'Indochine, atout majeur de la présence française en Asie orientale, a longtemps financé un solde commercial largement négatif avec la France par le dynamisme de ses ventes, notamment de riz, de caoutchouc et de matières premières. Ces résultats ont été obtenus en partie grâce à la constitution de positions dominantes par une quinzaine de grandes maisons coloniales françaises.
Emile-Paul, 1912, pt in-8°, 221 pp, deux portraits inédits et deux fac-similés inédits hors texte, index, broché, état correct (Le Quillec, 4715)
Gustave Chaudey, avocat puis journaliste, membre de l'Internationale, fut le disciple préféré de Proudhon et son exécuteur testamentaire. Le 23 mai 1871, le procureur de la Commune Raoul Rigault le fit fusiller. – Edouard Moreau prit le parti de la Commune, fit parti du Comité Central et fut fusillé le 25 mai 1871.
Genève, La Palatine, 1964, pt in-8°, 271 pp, 12 pl. de gravures hors texte, couv. illustrée à rabats
P., Guy Le Prat, 1945, 2 vol. in-12, 243 et 251 pp, 8 pl. de gravures hors texte, index, brochés, bon état (Coll. Jadis et Naguère)
Mémoires très plaisants, de première importance pour la petite et la grande histoire de la première moitié du 19e siècle, documentation vivante sur la fin de l'Empire, la Restauration, et le début du Second Empire. — "Docteur en médecine, Louis-Désiré Véron (1798-1867) souhaitait devenir le mémorialiste de Paris au XIXe siècle, dans la lignée de L'Estoile et de Barbier. Rédacteur à "La Quotidienne" en 1828, fondateur de la "Revue de Paris" en 1829, il consacre près de la moitié de ses mémoires à la fin de l'Empire et à la Restauration. On y trouve de nombreux portraits d'hommes politiques ou de lettres, d'artistes, de médecin, de très nombreuses anecdotes. Ces mémoires représentent bien la mentalité de la bourgeoisie du temps." (Bertier, 986 ; Tulard, 1476 ; Vicaire VII, 1019)
P., E. Lachaud, 1873, fort pt in-4°, 810 pp, gravures dans le texte et hors texte, reliure pleine percaline verte de l'éditeur, dos lisse orné de caissons à froid, encadrements à froid sur les plats, titres dorés au dos et au 1er plat, qqs rousseurs, bon état
Belin, 2002, gr. in-8°, 256 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
"Inhérents à la civilisation occidentale, les liens entre religion et culture sont encore très forts au XIXe siècle. La religion imprègne la politique, nourrit les domaines philosophique, littéraire et artistique. Son rôle dans les institutions culturelles est essentiel. Par ailleurs, elle développe des pratiques qui lui sont propres, à travers les théologien, les courants de spiritualité, les formes de dévotion et la littérature religieuse. Parallèlement, le XIXe siècle hérite d'un lent processus de sécularisation, amorcé à l'époque de l'humanisme et de la Renaissance, avivé par la philosophie des Lumières et radicalisé par la Révolution. Il ne se traduit pas de manière linéaire, mais par des mouvements de flux et de reflux, depuis les différentes formes de critique des Lumières, aux lendemains de la Révolution, jusqu'à la crise du modernisme, au tournant des XIXe et XXe siècles. Les principaux pays européens (France, Allemagne, Italie, Royaume-Uni) sont touchés par cette évolution, même si chacun d'entre eux l'enregistre d'une manière spécifique. Ce contexte ne provoque pas la disparition de la religion, qui continue à marquer fortement les sociétés, mais appelle néanmoins un renouvellement des relations entre religion et culture."
JC Lattès, 1986, gr. in-8°, 545 pp, 23 gravures sur 8 pl. hors texte, chronologie, biblio, index, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
Née avant la Révolution et morte sous la présidence du futur Napoléon III, Juliette Récamier, la Belle des Belles, est la pure incarnation de l'intelligence et du charme féminins. Par sa beauté, son raffinement, son sens de l'amitié, elle sut, tout au long de sa vie, rassembler ce que l'Europe comptait de mérites politiques, artistiques, littéraires et faire de son salon un lieu d'échange d'une qualité inégalée. Riche, avenante, d'une élégance discrète, vouée au blanc, Juliette connaît très tôt la renommée. Mariée à 15 ans, sa relation purement affectueuse avec le banquier Récamier, dont elle apprendra qu'il est son père, fait d'elle une femme célébrée sinon heureuse. Elle règne sur le Paris consulaire mais, sous l'Empire, elle lutte inlassablement en faveur de ses amis opposants au régime, notamment Mme de Staël et Benjamin Constant. Elle ne faiblit jamais et sa fidélité aux proscrits lui vaudra les rigueurs de l'exil. Sous la Restauration et la monarchie de Juillet, son rayonnement s'étend sur la brillante société qui se retrouve chez elle, à l'Abbaye-aux-Bois. Elle encourage la création et favorise l'éclosion de la pépinière Romantique, sous l'égide de Chateaubriand, qu'elle a su s'attacher et avec lequel elle forme, pendant trente ans, un couple éblouissant, légendaire : il la fera entrer dans l'immortalité en lui consacrant des pages inoubliables des Mémoires d'outre-tombe. — "Celle qui fut la star de son temps méritait ce livre passionnant et peut-être définitif qui fait revivre toute une époque." (Jean d'Ormesson)
Hachette, 1962, gr. in-8°, 302 pp, 96 pages de gravures, photos et documents et 8 pl. en couleurs (illustrations contrecollées) hors texte, catalogue et discographie par Jean Witold, chronologie, imprimé sur papier vergé Saint-Alban, reliure skivertex aubergine de l'éditeur, bon état (Coll. Génies et Réalités)
9 études par Marcel Brion (Héros de son propre drame), Jean-René Huguenin (Des amours intéressées), Antoine Goléa (Wagner au miroir de ses héros), Joseph Rovan (Le bourgeois Wagner et le pangermanisme), Marcel Beaufils (La philosophie wagnérienne : de Schopenhauer à Nietzsche), Bernard Gavoty (Au confluent du siècle musical : de Meyerbeer à Liszt), René Dumesnil (La nature du drame wagnérien), Jean Mistler (La mort à Venise), Walter Panofsky (L'apothéose du Festival). — "Dans la belle collection « Génies et Réalités », vient de paraître un ouvrage sur Wagner auquel une dizaine d'écrivains ont collaboré. Les principaux chapitres sont les suivants : « Héros de son propre drame », par Marcel Brion ; « Des amours intéressés », par J.-R. Huguenin » ; Au confluent du siècle musical : de Meyerbeer à Liszt », où Bernard Gavoty étudie particulièrement les rapports de ce dernier et de Wagner ; « La nature du drame Wagnérien », par René Dumesnil ; et enfin « La mort de l'auteur de Parsifal à Venise » par Jean Mistler. Fort bien illustré en noir et en couleurs, relié avec goût, ce bel in-octavo est complété par une chronologie, des notes et un catalogue complet des œuvres gravées, imprimées ou enregistrées sur disques de Richard Wagner, établi avec grand soin par M. Jean Witold." (Revue des Deux Mondes, février 1963)
Editions d'Histoire et d'Art, Librairie Plon, 1954, gr. in-8°, 221 pp, 48 pl. de gravures, photos et documents, références chronologiques, biblio, index, broché, jaquette illustrée, bon état (Coll. Ars et Historia)
"La publication de cet excellent livre de M. Dumesnil était singulièrement opportune à cette heure où l'astre wagnérien – c'était bien un astre – à la suite de circonstances qui toutes ne sont pas un honneur pour l'esprit, semble baisser à l'horizon. L'historien a retracé les étapes d'une carrière glorieuse, certes, mais difficile, et dont les débuts étaient particulièrement décourageants. Il a parfaitement défini le système musical qu'il étudiait en parlant d'une mélodie continue à thèmes directeurs. Il a fait une analyse à la fois technique et spirituelle des principales pièces d'un magistral ensemble, et l'on ressent, à lire son commentaire sur Parsifal, quelque chose de l'émotion qu'on éprouve, à entendre ce prodigieux chef-d'œuvre. Wagner a été le plus passionné des génies, pendant qu'il atteignait aux cimes les plus sereines de l'intelligence, nourri de ses forêts germaniques et du plus subtil de la spéculation orientale. C'est ce qu'on oublie trop et ce que M. Dumesnil nous rappelle, utilement..." (G. T., Hommes et mondes, mai 1955)
P., Bibliothèque-Charpentier, 1929, in-12, 218 pp, broché, couv. lég. abîmée, papier jauni, état correct
Buchet/Chastel, 1983, gr. in-8°, 472 pp, texte français et notes de Martial Hulot avec la collaboration de Christiane et Melchior de Lisle, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
L'autobiographie de Richard Wagner parut en Allemagne sous le titre "Mein Leben" entre 1870 et 1874. Elle embrasse la période qui va de 1813 à 1864. L'originale allemande fut imprimée à compte d'auteur et tirée seulement à 18 exemplaires (à Bâle) et cela uniquement pour éviter une éventuelle perte de manuscrit. L'éditeur dut s'engager à garder le secret. L'ouvrage, conservé par la famille ne fut rendu public qu'après la mort du génie, selon sa volonté, par égard pour les personnes vivantes citées dans le livre. Outre son grand intérêt biographique, ce récit présente de grandes qualités littéraires, et par son style et par la description d'une des périodes les plus agitées de la vie artistique allemande.
Gallimard, 1975, in-8°, 520 pp, traduit par L. Schmidt et J. Lacant, avant-propos de G. Samazeuilh, reliure simili-cuir rouge de l'éditeur, jaquette, bon état (Coll. Les Classiques allemands). Edition définitive
"Le génie n'aime pas le génie contemporain, c'est un fait", affirmait Péguy. Sans doute n'est-il pas de démenti plus éclatant à cette formule que l'amitié de Liszt et Wagner : une amitié de près de quarante ans, orageuse parfois, entrecoupée de refroidissements, et même frôlant la rupture, telle que permet de la retracer leur correspondance, unique entre deux compositeurs. Couvrant principalement les années 1850, cette correspondance permet de suivre la genèse des travaux théoriques de Wagner et de plusieurs de ses chefs-d'œuvre : L'Anneau du Nibelung, Tristan et Isolde, tandis que Liszt a renoncé aux lauriers du virtuose pour devenir Kapellmeister à Weimar et se métamorphoser en un compositeur fécond et inventif. Comme tous deux étaient en relation avec nombre d'autres musiciens : Berlioz, Schumann, Bülow, Joachim, notamment et qu'ils furent de grands voyageurs, leurs lettres constituent une source d'informations précieuses sur la vie musicale de leur temps en Allemagne et dans la plupart des pays d'Europe où ils se sont produits à la fois en tant que créateurs et interprètes. Ce livre comblera donc les wagnériens, les lisztiens, mais aussi tous les mélomanes désireux de mieux connaître une des époques les plus florissantes de l'histoire de la musique occidentale.
Perrin, 1976, in-8°, 378 pp, index, broché, couv. illustrée, bon état
On joint une photo de Blandine Ollivier.
P., Bibliothèque-Charpentier, Eugène Fasquelle éditeur, 1903, in-12, v-410 pp, broché, dos factice, sinon bon état. Edition originale, envoi a.s. (nom du destinataire découpé)
Recueil des discours et interventions de Waldeck-Rousseau prononcés devant différentes assemblées entre le 30 novembre 1899 et le 17 février 1902. Classés par thème : Assistance publique - Hygiène publique - Prévoyance, mutualité - Police - Grèves, syndicats, coopératives - Cultes (1899-1902).
P., Bibliothèque-Charpentier, Eugène Fasquelle éditeur, 1907, in-12, viii-378 pp, mention de 3e mille, reliure demi-chagrin noir, dos à 4 nerfs filetés soulignés à froid, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), bon état
Recueil des discours et interventions de Waldeck-Rousseau prononcés devant différentes assemblées entre le 3 mars 1881 et le 4 février 1900. Classés par thèmes : Les employés des Compagnies de chemin de fer - Sociétés de secours mutuels - La protection des enfants abandonnés - Le chômage. Rôle de l'Etat - Les grèves - Les associations ouvrières - Les syndicats professionnels - Arbitrage entre patrons et ouvriers - Travail et capital : le progrès social. — "Dans la biographie que Pierre Sorlin consacre à Waldeck-Rousseau, il écrit sur Waldeck-Rousseau et les idées sociales : « Il est facile de critiquer Waldeck-Rousseau, de montrer que son programme néglige les réalités du moment. Ce procès à distance n’a pas d’intérêt. Mieux vaut souligner à quel point l’attitude du député de Rennes tranche sur celle de ses contemporains. Au Parlement il est un des rares opportunistes à admettre qu’il existe un problème social et à considérer que les travailleurs ne sont pas de toute éternité voués à la misère. En dehors de Tolain, Nadeau dont l’origine sociale est bien différente, Waldeck-Rousseau est avec Brousse le seul bourgeois à vouloir s’occuper correctement du prolétariat. Il n’est évidemment qu’un théoricien. Il s'accroche à un mythe, à une fantomatique association ouvrière, mais il entend aussi se renseigner, lit les journaux syndicaux, reçoit les ouvriers, et ce souci d’informations lui fait honneur »." (François Ewald, La politique sociale des opportunistes (1879-1885), 1992)
Fasquelle, 1904, in-12, ii-502 pp, table alphabétique, reliure demi-percaline verte, dos lisse avec fleuron et double filet doré en queue, pièce de titre basane havane (rel. de l'époque), bon état
Les têtes de chapitres portent les titres suivants: le pouvoir exécutif ; les bureaux des deux chambres ; la constitution des bureaux des deux chambres ; les questions budgétaires et fiscales ; les lois discutées et votées en 1903 ; les Congrégations et la question religieuse ; les questions d'enseignement ; interpellations et questions ; les grèves en 1903 ; l'Affaire Dreyfus ; les manifestations politiques ; notre politique extérieure. — "A partir de 1901, René Wallier fait paraître un “Vingtième siècle politique” qui est aussi publié annuellement, de 1901 à 1907 : le plan n'est plus chronologique (un chapitre par mois ou par deux mois) comme chez Daniel, il est analytique, mais le critère de choix des événements est identique." (Pierre Favre, Revue française de science politique, 1983)