8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Payot, 1937, in-8°, 299 pp, 21 gravures hors texte, broché, bon état
Payot, 1983, in-8°, 295 pp, traduit de l'italien, biblio, broché, couv. illustrée, annotations stylo et crayon en marges, bon état
Personnage énigmatique et fascinant s'il en fut, Louis II de Bavière est entré dès son vivant dans la légende. Celle du roi vierge et du roi fou, à l'hérédité trop lourde pour assumer la charge du royaume. Mais c'est aussi l'ami passionné et le protecteur de Richard Wagner : jusqu'à leur rupture, le maître de Bayreuth devra aux libéralités de la couronne de pouvoir mener à bien et monter certaines de ses oeuvres les plus célèbres. Avant d'abandonner les rênes du pouvoir à des ministres dont il se séparera au gré de son humeur fantasque ou des intrigues de la cour, Louis II tentera de préserver l'indépendance de la Bavière face à une Prusse toute-puissante, dont il devra finalement accepter, l'hégémonie, invitant les autres souverains d'Allemagne à proclamer Guillaume empereur.Vint alors la déchéance progressivre, une vie de reclus fuyant la cour, préoccupé essentiellement de réaliser ses rêves de chateaux fantastiques. Il y promènera sa démence jusqu'au jour où le ministère, inquiet de ses folles dépenses, obtiendra sa destitution pour aliénation mentale et son internement dans la résidence royale de Berg. Deux jours plus tard, c'est la mort mystérieuse du roi déchu, noyé en compagnie de son médecin aliéniste, dans le lac voision du château où il se trouve interné. Il n'est âgé que de quarante et un ans. Souverain romantique, à l'image des décors baroques dans lesquels il se complaisait, on conçoit qu'il ait inspiré des écrivains et récemment encore des cinéastes comme Visconti ou Syberberg. (4e de couverture)
Payot, 1983, in-8°, 295 pp, traduit de l'italien, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Personnage énigmatique et fascinant s'il en fut, Louis II de Bavière est entré dès son vivant dans la légende. Celle du roi vierge et du roi fou, à l'hérédité trop lourde pour assumer la charge du royaume. Mais c'est aussi l'ami passionné et le protecteur de Richard Wagner : jusqu'à leur rupture, le maître de Bayreuth devra aux libéralités de la couronne de pouvoir mener à bien et monter certaines de ses oeuvres les plus célèbres. Avant d'abandonner les rênes du pouvoir à des ministres dont il se séparera au gré de son humeur fantasque ou des intrigues de la cour, Louis II tentera de préserver l'indépendance de la Bavière face à une Prusse toute-puissante, dont il devra finalement accepter, l'hégémonie, invitant les autres souverains d'Allemagne à proclamer Guillaume empereur. Vint alors la déchéance progressivre, une vie de reclus fuyant la cour, préoccupé essentiellement de réaliser ses rêves de chateaux fantastiques. Il y promènera sa démence jusqu'au jour où le ministère, inquiet de ses folles dépenses, obtiendra sa destitution pour aliénation mentale et son internement dans la résidence royale de Berg. Deux jours plus tard, c'est la mort mystérieuse du roi déchu, noyé en compagnie de son médecin aliéniste, dans le lac voision du château où il se trouve interné. Il n'est âgé que de quarante et un ans. Souverain romantique, à l'image des décors baroques dans lesquels il se complaisait, on conçoit qu'il ait inspiré des écrivains et récemment encore des cinéastes comme Visconti ou Syberberg. (4e de couverture)
Strasbourg, Faculté des Lettres et P., Les Belles Lettres, 1961, gr. in-8°, 280 pp, une illustration, figures et tableaux, pièces justificatives, biblio, index, broché, non coupé, bon état (Coll. de l'Institut des hautes études alsaciennes. XVIII). Edition originale
"Enseignements primaire, secondaire, supérieur et technique ; tels sont les volets d'une étude sur l'enseignement. Celle-ci, bien que restreinte dans le temps et dans l'espace, dépasse le plan de la seule analyse sociologique. En effet, la structure et l'évolution des systèmes scolaires peuvent être fertiles en enseignements dans la mesure où comprendre la pensée qui préside à l'élaboration d'une institution c'est saisir l'idéal social et religieux qui l'inspire. La Mulhouse ancienne, à traver ses écoles, vit dans ce livre solidement documenté." (Revue française de science politique, 1962)
P., Joseph Albanel, 1874, in-12, viii-296 pp, 3 photographies originales de Paul Odelin contrecollées sur des planches hors texte sous serpentes, reliure demi-chagrin vert, dos à 4 nerfs, titre et fleurons dorés, encadrements à froid sur les plats, un fer doré au 1er plat (rel. de l'époque), bon état. Edition originale hors commerce distribuée par la famille. Rare
Edition originale, composée en grande partie sur des documents fournis par la famille, et qui ne fut pas mise dans le commerce. Paul Odelin, lieutenant au 16e mobiles de la Seine, fut tué au premier jour de la Commune, lors de la manifestation de la place Vendôme, le 22 mars 1871 ; il portait le drapeau et fut frappé l'un des premiers. Il était le frère du vicaire général de Paris, Henri-Louis Odelin (1846-19..). — "Ouvrage anonyme à la mémoire de Paul Odelin, tué lors de la manifestation des « Amis de l'Ordre » de la place Vendôme, alors qu'à la tête de sa compagnie de mobiles il tentait d'arrêter la fusillade." (Le Quillec, 2e éd., 3413) — "Le lieutenant Paul Odelin fut un de ces soldats dont le général Ambert disait en voyant leur attitude au feu : « Voilà un élève des Jésuites ! » Préparé à tous les vaillants efforts par une éducation fièrement chrétienne, il avait défendu sa foi dans les clubs avant de défendre sa patrie contre l'étranger. Il tomba sous la balle d'un émeutier le 22 mars 1870 en allant sans armes les bras et le coeur ouverts, porter des paroles d'apaisement aux bêtes fauves de la Commune qui, pour ce grand coeur, étaient de pauvres égarés. Cette courte vie toute égayée de bonne humeur, cette mort héroïque bénie et pleurée par les PP. Olivaint et Ducoudray qu'un même sort attend à deux mois de là, les émotions du siège, les angoisses de la guerre civile, tout cela fait battre le coeur de française et de chrétienne façon." (La Liberté, 28 octobre 1892)
Edinburgh and London, William Blackwood and Sons, 1872, in-8°, 409 pp, reliure toile bleue de l'éditeur, titres dorés au dos, armoiries dorées au 1ert plat, reliure défraîchie, manque une garde, état moyen. Edition originale parue uniquement en langue anglaise
Tome II seul (sur 2) — "... Un de ses plus habiles biographes, une Anglaise protestante, raconte que, dans un des derniers entretiens du comte de Montalembert sur ces terribles problèmes, quelqu’un lui dit : « Si l’infaillibilité est proclamée, que ferez-vous ? – Je lutterai jusqu’au dernier moment, dit-il. – Mais au dernier moment, que ferez-vous ? » Le malade se souleva vivement sur sa chaise d’agonie, et avec cet accent animé que sa voix avait retrouvé, se tournant vers l’interrogateur : « Ce que je ferai ? J’ai toujours dit que le pape est un père. Eh bien, il y a des pères qui nous demandent parfois des choses contraires à nos idées. On y résiste tant qu’on peut ; mais quand on est à bout de raisonnement, quand le père insiste, l’enfant se soumet. Je ferai comme l’enfant. » (Memoir of count de Montalembert, by Mrs Oliphant, tome II, p. 397)" (M. Cuvillier-Fleury) — "... Mme Craven avait trouvé à Londres Mme de Montalembert qui se rendait à Windsor pour s'entendre avec Mme Oliphant au sujet de la vie de M. de Montalembert, écrite pour la première fois, c'est étrange à dire, par une Ecossaise et une protestante. (...) Mon opinion est faite depuis longtemps. Ce livre est excellent ! La meilleure manière de le prouver était, comme je l'ai fait, de le parcourir en traduisant plusieurs passages..." (Maria C. Bishop)
P., Fernand Nathan, 1970, gr. in-8°, 272 pp, 16 pl. de gravures hors texte, cartes, biblio, broché, couv. illustrée, tranche inf. salie, état correct (Coll. Nathan université)
"C'est une excellente mise au point sur la France de 1848 à 1914 que présentent MM. Antoine Olivesi et André Nouschi. Une documentation à laquelle aucun aspect des problèmes et aucun ouvrage important ne font défaut, une analyse souple, un style dense, des cartes suggestives : les étudiants ont dans cet instrument de travail un guide sûr. Encore une fois il s'agit d'un ouvrage plus qu'utile et qui dépasse la vulgarisation même de très haute qualité." (Jean Vidalenc, Revue Historique, 1971)
P., Fernand Nathan, 1991, in-8°, 271 pp, 16 pl. de documents hors texte, cartes, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Nathan Université)
P., Jérôme Martineau, 1970, in-8°, 244 pp, préface de Pierre Guiral, biblio d'Emile Ollivier, index, broché, couv. à rabats, bon état
Julliard, 1961, 2 vol. pt in-8°, xli-474 et 488 pp, préface de Raymond Dumay, 2 portraits hors texte, index, brochés, état correct
Tome I : 1846-1860. Tome II : 1861-1869. — Témoignage essentiel sur la vie politique sous le Second Empire, notamment pour le parti républicain et l'Empire libéral. Emile Ollivier commença à tenir son journal dès l'âge de 21 ans. Il y raconte ses débuts dans la vie politique, son existence, les difficultés rencontrées, ses espoirs... — "Ce Journal, qui ne contient pas de révélations sur l'histoire du Second Empire, est avant tout le récit d'un ralliement. Comment un républicain de 1848, fils d'un proscrit du 2 décembre, se rallie à l'Empire libéral et devient ministre de Napoléon III. Dans ce Journal, E. O. parle beaucoup de lui-même, non sans quelque complaisance, mais il se révèle peu et il n'est pas aisé, à le lire, de déterminer dans quelle mesure son évolution a été inspirée par l'ambition, par l'intérêt, par la crainte du désordre ou par la conviction sincère que le régime de Napoléon III était devenu après 1860 le plus capable de réaliser les espoirs de 1848." (Revue française de science politique, 1963)
P., Librairie Internationale, A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie, 1869, in-12, 483 pp, deuxième édition, reliure demi-toile, titres dorés au dos (rel. de l'époque), trace de mouillure ancienne, état correct
P., Librairie Internationale, A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie, 1869, in-12, 483 pp, sixième édition, reliure demi-basane brune à la bradel, dos lisse, titres et fleuron doré (coiffes lég. épidermées), qqs rousseurs éparses, bon état
P., Garnier, 1902, fort in-12, 647 pp, un portrait hors texte de l'auteur, broché, état correct
Fayard, 1970, in-8°, 234 pp, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Marie-Thérèse Gravier est la seconde femme d'Emile Ollivier, ministre de Napoléon III. Son témoignage sur l'impératrice, l'empereur, le prince Napoléon, la princesse Mathilde et toutes les personnalités politiques et littéraires qu'elle rencontre présente un intérêt de premier ordre parce qu'il est spontané, sans passion et extrêmement lucide. "Le centenaire des événements de 1870 est l'occasion pour Mme Troisier de Diaz, petite-fille d'Emile Ollivier, de rappeler le rôle et le souvenir de ses grands-parents. Le journal de Marie-Thérèse Gravier, seconde épouse d'Emile Ollivier, évoque une jeunesse heureuse à Pondichéry et ressuscite une Inde pittoresque où se mêlent les coutumes locales et françaises. A l'âge de treize ans, Marie-Thérèse rentre en France. Sérieuse, intelligente, vive, jolie, elle séduit, très jeune encore, Emile Ollivier. Mariée en 1869, femme de député puis du Garde des sceaux, elle décrit avec verve et perspicacité les hauts personnages du monde politique et de la cour ainsi que leurs réactions jusqu'à la chute du ministère en août 1870. Le manuscrit s'achève sur l'exil en Italie.Une postface de Mme Troisier de Diaz complète cette biographie, en insistant sur la coopération efficace de Mme E. Ollivier aux livres publiés par son époux." (M.-R. Morin)
Lausanne, Edita, 1977, in-4°, 183 pp, avec la collaboration du Metropolitan Museum of Art de New York, introduction par Audrey Kennett, adaptation française par Yvan de Riaz, très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, dans le texte et à pleine page, biblio, reliure pleine percale blanche de l'éditeur, titre doré au 1er plat et au dos, sans la jaquette, bon état
Belin, 1988, in-8°, 367 pp, traduit de l'américain, 33 gravures, cartes et fac-similés, index, broché, bon état (Coll. Un savant, une époque)
Cet ouvrage est une traduction de l'ouvrage publié en 1957 aux Etats-Unis. Il retrace la courte vie du mathématicien Abel. Son enfance est décrite dans le cadre d'une Norvège rigoriste où la vie est très dure en ce début de XIXe siècle bouleversé par les guerres napoléoniennes. Boursier du gouvernement Abel se dirige lentement à travers l'Europe vers Paris où des désillusions causées par la négligence de Cauchy l'attendent. Le monde scientifique parisien y est décrit sans complaisances à l'aide de lettres d'Abel lui-même. Malgré l'appui constant du mathématicien allemand Crelle et de son journal le jeune mathématicien meurt en 1829 démuni mais en voie d'être reconnu comme mathématicien de génie. L'ouvrage contient de nombreux extraits de lettres écrites par Abel. Un chapitre est consacré aux avatars du manuscrit essentiel de ses travaux. Le livre est illustré de nombreuses reproductions et comporte en annexes une partie mathématique traitant des équations algébriques, des fonctions elliptiques et les travaux d'Abel sur ces sujets.
Payot, 1980, in-8°, 347 pp, biblio, éléments de discographie, broché, couv. illustrée, bon état (Prix Broquette-Gonin de l'Académie française 1981), ex. du SP
"Michel Oriano a abordé de façon nouvelle l'étude de la « classe ouvrière » sur la Frontière, à partir du corpus de chansons qu'ils ont laissé. Elles sont conservées dans diverses phonothèques universitaires, privées et surtout à la Library of Congress. L'approche est à la fois linguistique (étude de la langue, du vocabulaire de ces chansons), sociologique et ethnologique. Trois catégories professionnelles sont concernées, les bûcherons, les cowboys, les chemineaux." (Claude Fohlen, Revue Historique, 1984) — "L'historien saura gré à Michel Oriano d'avoir eu l'idée d'utiliser les chansons des bûcherons, des cheminots et des cow-boys américains comme des documents sur la vie et la conscience des ouvriers des Etats-Unis au XIXe siècle et au début du XXe siècle. L'auteur présente un corpus précis et cohérent : chants propres à certains travailleurs, et non création syndicaliste. Bûcherons, cow-boys et cheminots sont des hommes sans femmes, travaillant sur des chantiers longtemps isolés, dans de grands espaces ou l'homme même est rare. L'utilisation discrète mais sûre d'acquis linguistiques donne plus de finesse aux analyses documentaires. Enfin la chronologie est suffisamment nette pour sortir du flou des images mythiques. A partir de 1820, commence la saga des bûcherons, celle des cow-boys est la plus inscrite dans le temps historique (1865-1890), celle des cheminots porte la marque industrielle et démarre apres la Guerre de Secession. Michel Oriano montre que les fonctions du chant sont multiples : rythmer le travail souvent, combattre la solitude, preserver la dignité du travailleur que son métier use et finit souvent par tuer (ce livre est aussi une chronique lancinante des accidents du travail, et de la hantise qu'ils suscitent)... L'ouvrage de Michel Oriano est aussi une riche anthologie bilingue des chants etudiés et, de « l'alphabet du bucheron » au cycle de John Henry, c'est tout l'envers du « capitalisme sauvage » américain qui se deploie : la vermine, la peine, l'alcool remplaçant le succès et le conte rose de l'ascension sociale à portée d'energie..." (Jeanine Brun, Revue française d'études américaines, 1981)
Calmann-Lévy, 1890, in-8°, xiv-513 pp, reliure demi-chagrin vert, dos à 5 nerfs filetés, titres et fleurons ornés (rel. de l'époque, qqs épidermures, bon état, mais il MANQUE les 2 cartes dépliantes, qui ont été omises par le relieur (Vicaire VI, 282)
Journal de l'expédition de Mascara – Journal de l'expédition des Portes de Fer – Lettres diverses concernant l'Afrique. — Fils aîné de Louis-Philippe et de Marie-Amélie, le duc d'Orléans se distingua à la prise de Mascara en 1835 et à l'expédition des Portes de Fer en 1839. L'ouvrage comprend les journaux de ces expéditions et les lettres du duc relatives à l'Algérie. En 1842, âgé de trente-deux ans seulement, le duc d'Orléans fut tué lors de l'emballement des chevaux de sa voiture. — "Le nouveau volume du duc d'Orléans, publié par ses fils : Récits de campagne, se compose de lettres écrites d'Afrique, principalement au général puis maréchal Valée, et de deux journaux des expéditions de Mascara (1835) et des Portes-de-Fer (1839). Ces journaux, écrits au jour le jour, sont pétillants de verve, étincelants de couleur, admirables de hauteur de vues, de curiosité universelle, de large et clairvoyante intelligence. Si on les rapproche de l'Histoire des campagnes d'Afrique, parue en 1843 et 1870, on y trouvera bien plus de fraîcheur d'impression et de force de style. Ce sont des modèles de narration militaire et aucun Français ne les lira sans sentir battre son coeur et parfois ses yeux se mouiller au récit de tant d'actions héroïques si gaiement accomplies, de tant de souffrances si allègrement supportées." (Gabriel Monod, Revue historique, 1890)
Calmann-Lévy, 1890, in-8°, xiv-513 pp, 2 cartes dépliantes hors texte (une de l'Oranais, l'autre de la Kabylie), reliure demi-chagrin vert bouteille, dos à 5 nerfs filetés, titres dorés (rel. de l'époque), dos uniformément passé, bon état (Vicaire VI, 282)
Journal de l'expédition de Mascara – Journal de l'expédition des Portes de Fer – Lettres diverses concernant l'Afrique. — Fils aîné de Louis-Philippe et de Marie-Amélie, le duc d'Orléans se distingua à la prise de Mascara en 1835 et à l'expédition des Portes de Fer en 1839. L'ouvrage comprend les journaux de ces expéditions et les lettres du duc relatives à l'Algérie. En 1842, âgé de trente-deux ans seulement, le duc d'Orléans fut tué lors de l'emballement des chevaux de sa voiture. — "Le nouveau volume du duc d'Orléans, publié par ses fils : Récits de campagne, se compose de lettres écrites d'Afrique, principalement au général puis maréchal Valée, et de deux journaux des expéditions de Mascara (1835) et des Portes-de-Fer (1839). Ces journaux, écrits au jour le jour, sont pétillants de verve, étincelants de couleur, admirables de hauteur de vues, de curiosité universelle, de large et clairvoyante intelligence. Si on les rapproche de l'Histoire des campagnes d'Afrique, parue en 1843 et 1870, on y trouvera bien plus de fraîcheur d'impression et de force de style. Ce sont des modèles de narration militaire et aucun Français ne les lira sans sentir battre son coeur et parfois ses yeux se mouiller au récit de tant d'actions héroïques si gaiement accomplies, de tant de souffrances si allègrement supportées." (Gabriel Monod, Revue historique, 1890) — "Journal de l'expédition de Mascara, 1835, rédigé au jour le jour pour sa femme et sa famille ; Journal de l'expédition des Portes de Fer, 1839, écrit pour la duchesse d'Orléans. Lettres diverses concernant l'Algérie." (Taillliart, L'Algérie dans la littérature française, 1943)
Calmann-Lévy, s.d. (1902), in-12, xxiv-458 pp, un portrait photographique de l'auteur en frontispice, avant-propos par Eugène Dufeuille, broché, bon état
Récit d'un voyage en Indochine et dans la province siamoise de Battambang. — "Une main paternelle a recueilli, dans la “Revue des Deux-Mondes”, la “Revue de Paris”, dans d'autres recueils ou brochures, les pages les plus fortes de ce voyageur ardent, simple et charmant. Le premier chapitre a donné son titre au volume; le dernier est la lettre écrite du Lang-Bian (19 juin 1901). – Henri d'Orléans fut passionément asiatique. L'Indo-Chine l'avait reçu à son premier voyage; il y revint une quatrième fois, onze ans après, pour y rencontrer la mort. Aussi, à l'exception d'un chapitre sur Madagascar et d'une conférence sur l'Abyssinie, l'Asie remplit ce livre comme elle avait pris l'âme du voyageur. Ne craignons pas de rappeler combien furent clairvoyantes les vues d'Henri d'Orléans sur l'Extrême Orient et féconde sa propagande indo-chinoise." (L. Raveneau, Annales de Géographie, 1903)
P., Dentu, 1869, in-12, vii-201 pp, broché, qqs rousseurs, bon état. Edition originale
Une exploration du Rhin depuis ses sources jusqu'à Bâle, Zurich, Engen ; puis de Bâle au confluent de la Lauter, Fribourg, Sasbach ; du confluent de la Lauter à la frontière hollandaise et sur les branches du fleuve en Hollande. Intéressant pélerinage militaire sur les lieux de combats du XVIIIe siècle et de l'empire, publié un an avant la guerre de 1870.
Armand Colin, 1911, pt in-8°, xii-448 pp, traduction de Henri Bergmann, un tableau généalogique de la Maison de Savoie, notes bibliographiques, index, broché, pt mque en coin, bon état
"Un ouvrage classique qui a pour dessein d'étudier le développement du Risorgimento ; paru d'abord en anglais à Londres et à New-York en 1900, puis en italien dans trois éditions successives, dont la dernière, en 1909, était perfectionnée d'additions notables, traduit en allemand et en serbe, il a été donné aux lecteurs français dans la meilleure forme par M. Bergmann , qui l'a tenu au courant au point de vue statistique et littéraire. Il contient en appendice une très bonne bibliographie générale. C'est un vaste tableau d'histoire, s'étendant sur cent cinquante années, mouvementées et fécondes en événements divers. M. Orsi procède par grandes vues, et son œuvre peut se diviser en trois parties, qui sont les trois phases par lesquelles a passé l'Italie en cent cinquante années. Un siècle d'abord d'influences et de dominations étrangères ; la péninsule morcelée entre les Etats confiés aux papes, les royaumes soumis aux Habsbourg, deux républiques turbulentes, le modeste royaume de Sardaigne ; puis la domination française, l'Italie soumise à une direction unique, mais étrangère, en 1815 le retour presque intégral au passé, – sauf pour les deux républiques, – et la période d'étouffement. La seconde phase est celle de l'action décisive qui va de 1848 à 1870, et l'on ne sera point étonné que M. Orsi lui ait donné un large développement dans son récit, car c'est l'époque définitive qui, en vingt-deux années, va transformer l'Italie, tailladée, serve, confuse, en l'Italie indépendante et libre. Enfin, la troisième période est celle de l'installation, on dirait volontiers de la consolidation du jeune royaume, les trois règnes de Victor-Emmanuel Ier, d'Humbert, de Victor-Emmanuel II, et une esquisse à larges traits de l'état actuel des lettres et des arts en Italie." (Paul Matter, Revue Historique, 1911)
Éditions Nouveau Prométhée, 1934, in-12, 205 pp, 21 portraits hors texte et 12 fac-similés, broché, couv. illustrée, bon état
Les figures socialistes du temps jadis... Par le guesdiste Léon Osmin, un livre qui faisait partie du bagage culturel du militant de base dans les années trente.
P., Larousse, 1913, in-8°, 128 pp, 16 portraits hors texte, broché, bon état
"L'étude de la Chimie même élémentaire reste incomplète et sans grande valeur éducative, si l'on ignore comment on est arrivé à la connaissance de ses lois principales ; l'auteur de ce petit livre comble cette lacune par une histoire abrégée faite avec des extraits bien choisis des principaux mémoires, reliés les uns aux autres par des notes précises sur la marche des idées directrices, depuis Lavoisier qui introduit la notion de conservation de la masse pour arriver à l'établissement des grandes lois de Proust et de Richter. Il montre comment ont été établies les relations entre les nombres proportionnels et les propriétés physiques avec Gay-Lussac, Dulong et Petit, Faraday, Raoult et Van't Hoff. Un chapitre est consacré à l'Ecole énergétique, inaugurée avec Laplace et Lavoisier par la thermochimie, avec Berthollet par l'étude des équilibres chimiques, avec Deville, avec Gibbs et la règle des phases avec Bakhuis Roozeboom et Le Chatelier. L'auteur suit l'évolution de l'Ecole atomiste de Dalton à laquelle se rattachent les substitutions de Dumas, les notions de fonctions chimiques et d'isomérie, les travaux de Laurent et Gerhardt, de Wurtz, la théorie des ions et des quanta, les théories corpusculaires et des colloïdes. Les deux derniers chapitres sont consacrés à la chimie biologique et à la chimie appliquée. L'enseignement littéraire exige la lecture des auteurs, au moins dans des recueils de morceaux choisis. Il en est de même pour l'enseignement scientifique. Cet ouvrage comble une lacune ; nos étudiants ne lisent pas et se contentent de manuels suffisants peut être pour passer des examens, mais impuissants à assurer une formation vraiment scientifique, Rappelons qu'à la Sorbonne la préparation au Certificat de Chimie générale comporte des interrogations sur les mémoires originaux se rapportant au programme d'examen." (Revue Scientifique [Revue rose], 1913)
P., Paulin, 1842, in-12, 543-(1) pp, tables chronologiques, reliure demi-veau glacé vert bouteille, dos lisse, titres et décor dorés, pas de mention de tomaison (rel. de l'époque), qqs rousseurs, bon état. Exemplaire joliment relié
Auguste Ott (1814-1903), avocat strasbourgeois et auteur d'un “Dictionnaire des sciences politiques et sociales”, fut l'un des deux plus fidèles disciples de Philippe Buchez (1796-1865). Un premier tome (1840) traite de l'Histoire ancienne.