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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 P., Jacques Lecoffre, 1859, 2 vol. in-8°, 543 et 592 pp, reliures demi-basane verte, dos à 4 faux-nerfs pointillés ornés de filets dorés, titres dorés, bon état
Dans cette étude classique, Nettement s'est donné comme objectif de rendre compte des principaux mouvements intellectuels de la période, en postulant que ceux-ci sont étroitement liés au contexte institutionnel, politique et social dans lequel ils se développent. Sous le titre d' "Histoire de la littérature", c'est bien aussi l'histoire des idées de 1830 à 1848 que l'auteur examine.
P., Lecoffre, 1878, in-12, 287 pp, 7e édition revue et considérablement augmentée, reliure demi-chagrin vert, dos à 4 nerfs et fleurons (rel. de l'époque), dos très frotté, quelques rousseurs,
Tome 2 seul (sur 2) : De la mort du duc d'Enghien à 1851.
P., Jacques Lecoffre et Cie, 1859, in-8°, vii-564 pp, nouvelle édition revue et considérablement augmentée, testament de Louis XVI et lettre écrite de la Conciergerie par la Reine à Madame Elisabeth en annnexes, reliure demi-chagrin noir, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés, encadrements à froid sur les plats (rel. de l'époque), qqs très rares rousseurs, bon état
Biographie de référence écrite par un ardent et talentueux légitimiste. Marie-Thérèse, qui épousa le duc d'Angoulême fils aîné de Charles X, mourut en 1851.
P., Boussod, Valadon et Cie, L'Univers Illustré, s.d. (1885), in folio (42 x 32 cm), 80 pp, 60 dessins et gravures d'Alphonse de Neuville, dans le texte et à pleine page, reliure percaline gris-souris décorée de l'éditeur, coupes bisautées, reliure défraîchie, bon état intérieur
"Alphonse de Neuville (1836-1885) est, avec Edouard Detaille, un des principaux artistes ayant évoqué la guerre de 1870 à de multiples reprises dans son abondante production. Dès le Salon de 1873, où il présente Les Dernières cartouches, un épisode des batailles de septembre aux environs de Sedan, il remporte un vif succès et est admis au grade de chevalier de la Légion d'honneur. Dès lors, il décline dans un format monumental les différents épisodes où se sont illustrées les troupes françaises, participant tout à la fois à l'idée de revanche et au mouvement de défense et d'affermissement du patriotisme républicain." (Musée d'Orsay). Le présent album présente 60 dessins et tableaux illustrant magnifiquement les combats et les combattants de la guerre de 1870-1871.
P., Auguste Fontaine, 1855, in-8°, 316 pp, reliure demi-veau glacé bleu-nuit, dos à 4 nerfs filetés et soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), bon état. Peu courant
Joseph de Villèle, comte de Villèle (1773-1854) fut président du Conseil des ministres entre 1821 et 1828, sous Louis XVIII et Charles X. Le comte de Villèle voulait inscrire l’œuvre de son ministère dans la durée et stabiliser la situation de la France et de la monarchie, pour cela il fit voter une nouvelle loi qui fixait la durée de la législature à 7 ans, au terme desquels auraient lieu des élections générales pour renouveler la Chambre. S'appuyant sur les efforts de ses prédécesseurs, il mena en plus de cela une politique budgétaire d’équilibre, voire d’excédent. Les finances ne se portèrent jamais aussi bien, la dette fut très réduite. Il décide alors d'utiliser les fonds de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) pour financer des projets industriels, en commençant par la rénovation du port de Dunkerque. Il s’appuya sur des agents d’État tous dévoués : plus de la moitié des députés étaient fonctionnaires. De plus le comte de Villèle était Chevalier de la Foi, et pouvait compter sur les ultras.
Liège, Bibliothèque de la Faculté de Philosophie et Lettres de l’Université de Liège, 2003, gr. in-8°, 530 pp, tableaux, graphiques, figures et cartes, annexes, biblio, broché, jaquette illustrée (un peu défraîchie), cachet de la bibl. d'Emmanuel Le Roy Ladurie, bon état
Les comportements démographiques individuels et leur transformation au cours du temps constituent le principal objet d’étude de cet ouvrage. À travers l’étude du cours de la vie des habitants d’une région rurale de Belgique, il s’agit essentiellement de relier les comportements individuels à leur environnement immédiat, que celui-ci soit économique, familial où local. Il s’agit donc d’une monographie, sur un demi-siècle (1846-1900), du pays de Herve (région de Belgique francophone, située entre Liège et Verviers) plus spécifiquement centrée sur trois villages dont les registres de population ont été entièrement dépouillés. Ces registres recueillent en continu, à l’échelle de la commune, l’ensemble des événements démographiques, naissances, mariages, décès et migrations, qui surviennent à un individu entre deux recensements. Le dépouillement des registres des trois villages sur cinquante ans, soit 34.718 « histoires de vie », fournit le matériel de base pour cette analyse d’une société rurale confrontée notamment à la transition démographique. L'étude se divise en trois parties que l’on peut grossièrement résumer comme communauté, famille et individu. L'analyse successive de ces trois éléments donne un cadre d’ensemble cohérent qui décrit avec précision les acteurs de cette histoire rurale et leur environnement. Au final, cet ouvrage dresse un panorama complet, du moins en ce qui concerne les questions démographiques, de la vie dans une communauté rurale de Belgique dans la seconde moitié du XIXe siècle. (Lionel Kesztenbaum, INED)
P. et Lyon, Delhomme et Briguet, 1883, in-8°, 320 pp, reliure demi-basane chagrinée carmin à coins, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés, filets dorés sur les plats (rel. de l'époque), bon état. Edition originale
Voyageur infatigable, l'abbé Alexandre Stanislas Neyrat (1825-1913), maître de chapelle de la Primatiale et membre de l'Académie de Lyon, parcourait tous les étés l'Europe et l'Asie mineure, où il était en rapport avec de nombreuses personnalités ecclésiastiques. Il a publié trois relations de voyages, mais il a aussi laissé de nombreux carnets de route inédits. Son voyage en Norvège et Suède (pp. 3-246) s'est déroulé du 10 août au 24 septembre 1872 ; le voyage en Dalmatie et au Monténégro (pp. 247-320) a été fait en septembre 1878, lors de la guerre d'Autriche en Bosnie ; le séjour en Angleterre (pp. 321-342) date de 1877. — En 1878, Nikita Ier (1841-1921) régnait sur le Monténégro sous le titre de prince (1860-1910), avant de prendre celui de roi (1910-1918). Le congrès de Berlin (13 juin-13 juillet 1878) venait de tirer les conséquences diplomatiques de la victoire de la Russie sur la Turquie dans les Balkans : le Monténégro, allié de la Russie dans la guerre, obtenait un débouché maritime avec Antivari ; la Bosnie et l'Herzégovine passaient sous occupation militaire et sous administration civile de l'Autriche-Hongrie.
Hachette, 1947, in-8°, 304 pp, traduit de l'anglais, 8 gravures hors texte, biblio, broché, bon état
"Sir Harold Nicolson se lit toujours avec agrément. Son expérience pratique et son sens du passé lui ont permis de dresser rapidement en trois cents pages un tableau coloré et vivant des relations internationales de 1812 à 1822. (...) Le sous-titre « Histoire d'une Coalition, 1812-1822 » est d'ailleurs plus exact que le titre même : le livre commence par « la Retraite de Moscou » et s'achève par quelques pages rapides sur « l'Échec du Système des Conférences 1818-1822. » Des grands protagonistes, il trace des portraits dont les touches sont plus ou moins accusées selon sa sympathie. Il n'en éprouve pas pour Metternich et l'on ne relève aucun trait favorable à l'homme, mais une accumulation de jugements hostiles et sévères à son égard. M. de Talleyrand n'est pas seulement pour Sir Harold un habile négociateur, mais un politique profond. Il lui attribue une clairvoyance à longue portée qu'il ne mérite pas. (...) Sir Harold est un excellent anglais, aussi l'examen de la politique des dirigeants britanniques retient sa particulière attention. Sur la constance de cette politique, sur les impératifs qui la guident, il y a dans ce volume d'excellentes remarques. A cet égard ce livre est à recommander aux futurs diplomates qui y trouveront présentées avec clarté des indications précises sur les fondements de la Grande Politique anglaise (notamment l'analyse des principes de Pitt et de Castlereagh, pp. 60 et suiv.). L'intérêt de cet ouvrage vient surtout des réflexions personnelles de l'auteur (qui a été mêlé de près à d'importantes négociations diplomatiques), sur la procédure des conférences (pp. 162-3, par ex. sur le double rôle du tsar), sur les manœuvres dans les coulisses, sur les démarches subtiles des hommes d'État. Fruit d'une vaste expérience, ce volume agréable rendra d'utiles services à ceux que passionnent les questions délicates des relations internationales." (Robert Demoulin, Revue belge de philologie et d'histoire, 1953)
Hachette, 1947, in-8°, 304 pp, traduit de l'anglais, 8 gravures hors texte, biblio, reliure demi-chagrin vert bouteille, dos à 3 nerfs soulignés à froid, titres et filets dorés, couv. conservée, bon état
"Sir Harold Nicolson se lit toujours avec agrément. Son expérience pratique et son sens du passé lui ont permis de dresser rapidement en trois cents pages un tableau coloré et vivant des relations internationales de 1812 à 1822. (...) Le sous-titre « Histoire d'une Coalition, 1812-1822 » est d'ailleurs plus exact que le titre même : le livre commence par « la Retraite de Moscou » et s'achève par quelques pages rapides sur « l'Échec du Système des Conférences 1818-1822. » Des grands protagonistes, il trace des portraits dont les touches sont plus ou moins accusées selon sa sympathie. Il n'en éprouve pas pour Metternich et l'on ne relève aucun trait favorable à l'homme, mais une accumulation de jugements hostiles et sévères à son égard. M. de Talleyrand n'est pas seulement pour Sir Harold un habile négociateur, mais un politique profond. Il lui attribue une clairvoyance à longue portée qu'il ne mérite pas. (...) Sir Harold est un excellent anglais, aussi l'examen de la politique des dirigeants britanniques retient sa particulière attention. Sur la constance de cette politique, sur les impératifs qui la guident, il y a dans ce volume d'excellentes remarques. A cet égard ce livre est à recommander aux futurs diplomates qui y trouveront présentées avec clarté des indications précises sur les fondements de la Grande Politique anglaise (notamment l'analyse des principes de Pitt et de Castlereagh, pp. 60 et suiv.). L'intérêt de cet ouvrage vient surtout des réflexions personnelles de l'auteur (qui a été mêlé de près à d'importantes négociations diplomatiques), sur la procédure des conférences (pp. 162-3, par ex. sur le double rôle du tsar), sur les manœuvres dans les coulisses, sur les démarches subtiles des hommes d'État. Fruit d'une vaste expérience, ce volume agréable rendra d'utiles services à ceux que passionnent les questions délicates des relations internationales." (Robert Demoulin, Revue belge de philologie et d'histoire, 1953)
P., Jean-Jacques Pauvert, 1967, in-12 étroit, 192 pp, traduction par Robert Rovin, présentation de Dionys Mascolo, broché, bon état (Coll. Libertés)
Club bibliophile de France, 1954, 2 vol. in-8°, xxxi-335 et 337 pp, traduit de l'italien, 10 illustrations hors texte par Paulette Humbert, imprimé sur papier vélin Afnor VII-I de Renage, reliures demi-basane verte de l'éditeur, dos à 4 nerfs, titres dorés, bon état
En 1858, parvenu au soir de sa vie, le noble vénitien Carlo Altoviti entreprend la rédaction de ses mémoires. Il retrace ainsi parallèlement sa propre existence et l'histoire de l'Italie, de la fin du XVIIIe siècle jusqu'en 1855, au seuil de l'unité du royaume. Enfant illégitime recueilli par sa tante dans le grand château de Fratta, le petit Carlino observe, de l'immense et mystérieuse cuisine où on l'a relégué, le monde qui l'entoure. Peu à peu, l'enfant va se constituer une personnalité puis se gagner une place dans la société. La dernière fille du hobereau, Pisana, mélange de tendresse et de tyrannie enfantines, devient bientôt sa plus proche amie et l'élue de son coeur. Le récit de ce grand amour, paradoxal et déconcertant, est le fil conducteur de cette oeuvre foisonnante, truffée de personnages et de coups de théâtre, qui relate l'agonie de Venise, l'invasion napoléonienne, les éphémères républiques soeurs et leur effondrement, puis, alors que l'Autriche domine tout le nord de la péninsule, les premiers combats pour le Risorgimento. Vif et alerte, ce roman de formation aux tonalités picaresques a obtenu en Italie un succès jamais démenti. — Ippolito Nievo (1831-1861) est un écrivain romantique italien. Militant dès 1848 du Risorgimento, il fait des études de droit à Pavie de 1852 à 1855. Son premier roman paraît en 1856, Ange de bonté ainsi qu'un recueil de nouvelles Le Varmo. Il fréquente ensuite les salons littéraires milanais. Son deuxième roman paraît en 1857, Le Comte berger, sur la paysannerie frioulane, trois tragédies sur des thèmes historiques, Les invasions modernes, Les Capouans et Spartacus. Il commence cette même année la rédaction de son chef-d'oeuvre, Les Confessions d'un Italien, qui ne paraîtra qu'après sa mort en 1867. Ippolito Nievo s'engage auprès de Garibaldi dans la seconde guerre d'indépendance italienne en 1859, puis dans l'expédition des Mille des volontaires garibaldiens débarquant en Sicile en 1860. Nommé colonel, il meurt dans le naufrage du bateau Ercole entre Palerme et Naples l'année suivante.
Fernand Nathan, 1991, in-8°, 200 pp, biblio, broché, bon état (Coll. Repères pédagogiques)
"Tout au long du XIXe siècle, et souvent même au XXe, l'une des préoccupations majeures des gouvernements a été de diriger l'opinion publique. Selon François Guizot, qui craignait plus que tout les revendications populaires et les désordres sociaux qu'elles risquaient d'engendrer, « le grand problème des sociétés modernes était le gouvernement des esprits ». Tous les régimes (monarchies, empires, républiques) ont à un moment ou à un autre tenté de dicter aux gens ce qu'ils devaient penser. L'école a ainsi été conçue pour transmettre des valeurs. Afin qu'elle puisse jouer ce rôle, il fallait des maîtres qui adhèrent à ces valeurs. Pour les former, pour les normer, on a inventé les écoles normales. Ce livre retrace l'histoire de ces écoles depuis leur origine en l'an III (1795) jusqu'à leur disparition en septembre 1991. Il révèle le rôle que les hommes politiques ont voulu faire jouer aux écoles normales dans le but de gouverner les esprits des Français." (4e de couverture)
P., Edouard Champion, 1922-1930, 6 vol. in-8°, (vii)-356, 491, 467, 481, 464 et 408 pp, 7 portraits, 3 planches et un fac-similé, index, volumes en partie débrochés, couv. lég. salies, dos fendu et abîmé au tome 2, scotch au dos des tomes 2 et 5, intérieurs propres, état correct. Rare. Mériterait une reliure (Fierro, 1041 ; Tulard, 1030 ; Bertier, 731)
Complet – Ministre de la Justice de Napoléon, ministre de la Marine de Louis XVIII, chef du gouvernement sous Louis-Philippe, Molé fut aussi un grand amoureux et le rival de Chateaubriand auprès des femmes. Molé a joué un rôle prépondérant dans l’histoire politique du début du XIXe siècle. Il est le seul à avoir été ministre de Napoléon, de Louis XVIII et de Louis-Philippe. Sa biographie a été écrite par le marquis de Noailles à partir de ses mémoires qui n’ont été que partiellement publiés. Son style incisif rend particulièrement réjouissante la lecture de ses portraits de Talleyrand, Fouché, Louis XVIII...
P., Fernand Hazan, 1971, gr. in-8°, 367 pp, iconographie et légendes de Marie-José Villotte, texte sur 2 colonnes, 800 articles, 92 illustrations, chronologie, biblio, reliure toile noire de l'éditeur avec titres en rouge, jaquette illustrée, bon état
" ... Plus d'un millier d'articles à propos des événements, des acteurs et des idées du mouvement insurrectionnel ..." — Mars-mai 1871 : trois mois qui, avec le trésor perdu d'un désir de révolution durement réprimé, ne cessent de nourrir la réflexion politique d'aujourd'hui. A Paris, les révoltés idéalistes s'opposent au pouvoir de la République de Jules Grévy, président, et de Louis Adolphe Thiers, chef du pouvoir exécutif, qui gouvernent la France après l'écrasante défaite de Sedan. Varlin, Ferré, Vallès et tant d'autres créent et animent la Commune de Paris sur les principes des penseurs collectivistes, tels que Proudhon et Fourier. A travers le pays, d'autres villes sont le siège de rebellions identiques qui revendiquent elles aussi l'appellation de "communes". Dans la capitale, les Communards détruisent les symboles du pouvoir bourgeois (la colonne Vendôme) et mettent en place des réformes égalitaires : séparation de l'Eglise et de l'Etat, reconnaissance juridique des enfants naturels et des "concubines"... Repliés à Versailles, Thiers et l'armée entrent en guerre avec le mouvement libertaire et populaire. La répression par les troupes "versaillaises" est impitoyable. Au cours de la "Semaine sanglante", du 21 au 28 mai, des milliers de Communards – entre 20.000 et 35.000 – sont exécutés. Des milliers d'autres sont arrêtés et déportés. "Les hommes, les faits, les sentiments, les idées, la vie quotidienne sont les principaux matériaux de ce “Dictionnaire de la Commune”. Sa composition affiche l'arbitraire de l'ordre alphabétique et démonte par là le récit même qu'elle appelle et alimente : c'est un texte sans hiérarchie, sans chronologie et, par nature, pluriel. L'événement s'y démultiplie et retourne à cet état de chantier que l'histoire a pour habitude de nier en faisant de lui un monument fini. Sur ce chantier le texte demeure en état de travail : il permet d'établir des rapports entre toutes les parties de l' "histoire" mais il n'achève aucun de ces rapports afin de s'en approprier l'intelligence et le mérite – ceux-là sont laissés au lecteur. Pas de vérité toute faite, uniquement des relations que la lecture établit pour s'en aller à la recherche de la vérité."
Nouvelles Editions Latines, 1957, in-8°, 350 pp, biblio, broché, couv. illustrée par Salvat, état correct
Les hommes et les choses vers 1900. La politique intérieure. Les affaires extérieures et coloniales. La vie littéraire. La vie artistique. Le théatre et ses satellites. L' activité économique. La vie mondaine. Avec une importante bibliographie.
La Nouvelle Edition, 1947, in-8°, 124 pp, 12 gravures hors texte, broché, bon état, envoi a.s.
Un abbé, un oratorien, un évêque. Tels sont, à la veille de la Révolution les personnages que nous allons voir vivre et évoluer pendant près d'un demi-siècle... Sous cinq régimes différents et une dizaine de constitutions variées, ces trois hommes, ayant tour à tour jeté le froc aux orties, coiffé le bonnet phrygien, puis endossé l'uniforme chamarré de croix et de dorures de dignitaires de Cour, vont occuper presque sans cesse le centre de la scène, remplir les plus hautes charges de l'Etat. (...) Sieyès, bourgeois, fils de bourgeois, est le juriste du trio, le théoricien, le rédacteur de Constitutions ; même au pouvoir, il ne sera jamais vraiment un homme d'action. Honnête au sens le plus habituel du mot, il ne le paraîtra pas aussi complètement en politique. Oscillant entre les partis, plus riche de prudence que de courage, il sera tour à tour suspect à tous. Mais après les coupes sombres de la Convention, la pénurie d'hommes de talent assurera autant que son assiduité au travail sa brillante carrière. Fouché, au contraire, est le type même de l'homme d'action, mais sans ménagements et sans scrupules. D'origine fort modeste, plébéien dans l'âme, il restera dans une certaine mesure, même sous l'habit doré de Ministre de la Police,l'ancien révolutionnaire audacieux, le mitrailleur de Lyon. Risquant le tout pour le tout chaque fois qu'il le faudra, il se présente à nous avec la vie la plus romanesque, la plus bouleversée, la plus féconde en contrastes que l'imagination puisse rêver. Talleyrand, enfin, de très haute et vieille lignée, est et reste, en réalité, tout au long de sa carrière, le partisan avoué ou non, de l'Ancien Régime. Diplomate dépravé, sans droiture et sans foi, mais d'une intelligence hors de pair et d'un esprit étincelant, il s'imposera à tous et partout par sa valeur personnelle et par son talent. Ce n'est pas un grand exemple, mais c'est une grande figure...(Avant-propos)
Julliard, 1962, in-8°, 471 pp, 3 plans, un fac-similé, sources, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Il y a toujours un reporter)
Cent témoins directs, qui furent aussi, le plus souvent, les protagonistes des évènements qu'ils relatent et commentent ont founi la matière vivante de ce livre. Successivement sont évoqués : la constitution et la mise sur pied, à Toulon, du corps expéditionnaire et de l'armada qui doit le transporter, la traversée et ses multiples incidents, le débarquement à Sidi-Ferruch, la campagne, la prise d'Alger, et le tableau de la Régence en 1830, enfin. Mais cette histoire de l'expédition de 1830 par ceux qui l'ont vécue, serait incomplète si elle limitait aux seuls aspects militaires d'une entreprise qui, dès le premier jour, eut de profondes incidences politiques. Aussi Henri Noguères a-t-il donné également la parole aux témoins qui ont à Paris, assisté aux délibérations des ministres de Charles X, mené campagne dans la presse pour ou contre l'expédition...
P., EDHIS, 1979, in-8°, vi-91-(2) pp, broché, bon état. Réimpression de l’édition originale publiée à Rouen, chez François, en 1836
Militant et théoricien ouvrier né à Rouen en 1802, Charles Noiret fut étroitement lié au mouvement néo-babouviste sous la Monarchie de Juillet. Ouvrier tisserand, il fut commissaire de la République en 1848, puis déporté en 1852. Ses expériences vécues des conditions de travail dans l’industrie cotonnière rouennaise, alors en plein crise économique, font de son témoignage une source de tout premier ordre.
Gallimard/Julliard, 1977, in-12, 215 pp, 16 pl. de gravures et photos hors texte, broché, bon état (Coll. Archives)
Un portrait psychopolitique : la fibre politique qui a fini par amalgamer les aspects les plus divers de la tradition républicaine et par assurer à la nation le régime le plus stable qu'elle a connu depuis la Révolution. Une sensibilité, une culture, une société : des fondateurs aux gestionnaires, des tribuns aux petits, aux obscurs, aux sans grade, des grands moments qu'ont incarnés Gambetta, Clemenceau, Mendès France au folklore des comités, des salons, des banquets et des antichambres, voici le portrait de l'une des France qui a le plus fait pour faire la France
P., Michel Lévy, 1870, pt in-8°, 141 pp, 75 illustrations gravées sur bois dont 14 à pleine page hors texte, culs-de-lampe gravés, reliure demi-chagrin vert, dos à 5 nerfs filetés, pièce de titre basane verte (rel. de l'époque), coupes frottées, coins émoussés, qqs rares rousseurs, bon état
Physiologie militaire à succès publiée en 1858 par Jules Noriac (pseudonyme de Jules Cayron). Au cours du XIXe siècle est née en France une production culturelle divertissante prenant pour sujet l’armée et ses représentants. Apparue au théâtre dès la Restauration, déployée ensuite dans la presse, notamment la presse satirique illustrée puis dans les circuits populaires de la littérature et sur les scènes des cafés-concerts, le comique troupier construit la place du militaire dans l’imaginaire social. Leurs auteurs épinglent les travers d’une institution longtemps tenue éloignée de la nation, cette fonction critique tend néanmoins à s’étioler après la généralisation du service militaire en 1872. (Odile Roynette)
Plon, 1858, in-8°, 487 pp, index, reliure demi-toile (rel. de l'époque), bon état
Tome II seul (sur 2), contenant le Journal du 22 mai au 31 décembre 1848.
Plon, 1860, 2 vol. in-12, 432 et 493 pp, troisième édition avec les préfaces de la première (mars 1858, 13 pp) et de la 2e édition (décembre 1858, 18 pp), index, reliures demi-veau glacé ocre, dos à 5 nerfs soulignés à froid et fleurons dorés, pièces d'auteur et de titre basane carmin et verte, tranches pennées (rel. de l'époque), qqs rousseurs éparses, bon état
Intéressant témoignage de l'ambassadeur de Grande-Bretagne sur la Révolution de 1848 et ses conséquences. Le marquis de Normanby (1797-1863) siégea dès 1818 à la chambre des Communes dans les rangs du parti libéral anglais. Il fut nommé plus tard gouverneur de la Jamaïque et favorisa de tout son pouvoir l'émancipation des esclaves. En 1846, il accepta le poste d'ambassadeur à Paris, où il fut témoin de la révolution de février 1848 et du coup d'état du 2 décembre 1851, auquel les instructions de Palmerston le forcèrent d'adhérer. Son récit fut réfuté par Louis Blanc. (Cf. Larousse du XIXe s.)
NORMAND (C.) et P. Caussat, J.-L Chiss, J. Médina, C. Puech, A. Radzinski.
Reference : 75578
(1978)
Bruxelles, Complexe, 1978, gr. in-8°, 216 pp, notes biographiques, biblio, index, broché, bon état
"... C’est en qualité d’historienne que Claudine Normand publie en 1978 (avec la collaboration de Pierre Caussat, Jean-Louis Chiss, Jacques Medina, Christian Puech et Annie Radzinski) un “Avant Saussure”. C’est un recueil de textes qui situe l’œuvre du maître de Genève dans son contexte historique, et offre, en supplément, quelques-uns des comptes rendus auxquels a donné lieu la publication, en 1916, du “Cours de linguistique générale”. De Meillet à Jespersen, de Vendryès à Bloomfield, de Séchehaye à Schuchardt, on repère, tant par les approbations que par les réserves, le rôle qu’allait prendre le Cours dans l’évolution ultérieure de la linguistique." (Michel Arrivé, « Hommage à Claudine Normand », Langages 1/2012)
Bruxelles/Paris, Editions Complexe/Musée de l'Armée, 1993, gr. in-8° carré, 95 pp, 68 illustrations et photos en noir et en couleurs, dans le texte et à pleine page, une carte, chronologie, biblio, généalogie des Romanov, broché, couv. illustrée, bon état
Le 13 octobre 1893, une escadre russe jetait l'ancre à Toulon. L'arrivée de marins russes, dans le contexte politique de l'époque, signifiait pour la France la fin de vingt ans d'isolement diplomatique, donc un gage de sécurité... Une étude de Raymond Noulens suivie d'un catalogue de 180 numéros décrits. Cet ouvrage constitue le catalogue d'une exposition organisée à l'Hôtel National des Invalides du 30 septembre au 11 novembre 1993.
Payot, 1934, in-8°, 330 pp, traduit du russe, reliure demi-toile verte, dos lisse avec fleuron et double filet dorés, couv. illustrée conservée, pièce de titre basane rouge, bon état (Bibliothèque Historique)
La bataille de Tsushima a lieu les 27 et 28 mai 1905 entre la flotte de la Baltique de la Marine impériale russe commandée par l'Amiral Rojestvenski, et la Marine impériale japonaise sous les ordres de l'amiral Tōgō, dans le détroit de Tsushima qui sépare la Corée du Japon. La quasi-totalité de la flotte de la Baltique russe fut perdue dans la bataille... L'auteur, ancien matelot-cambusier sur le croiseur cuirassé Orel, a tenu son journal de bord pendant toute la durée de la campagne qui vit le désastre de Tsoushima. Il sera fait prisonnier par les Japonais. Bien des années plus tard, il reprit son Journal et le compléta par une enquête auprès des survivants et dans les archives pour nous donner ce récit. "Nous avions couvert plus de 18.000 milles. Trois jours de route nous séparaient seulement de Vladivostok. Mais pour toucher la terre de la Patrie, il fallait traverser le terrible passage de la mort, le passage de Tsoushima."