8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Calmann-Lévy, 1881, 2 vol. in-8°, xix-367 et 454 pp, 2 portraits en frontispice, reliures demi-chagrin brun époque, dos à nerfs (lég. frottés)
P., François Bernouard, 1927, in-8°, 271 pp, broché, dos recollé, bon état. Edition originale tirée à 1660 ex., un des 1500 ex. numérotés sur Vergé Navarre
"Edition originale formant le premier volume d'une collection qui n' a pas été continuée. L'annonce de publication portait que celle-ci comprendrait 14 volumes." (Talvart, XIV-256) — Table : Philippe II et Don Carlos ; Histoire de Jules César ; Histoire de la fausse Elisabeth II ; Mémoires contemporains relatifs aux faux Démétrius ; Etudes sur la Russie ; Mémoires secrets ; La littérature et le servage en Russie.
Hachette, 1939, in-12, 286 pp, broché, couv. illustrée, bon état
"Un portrait de Louis Bonaparte jeune où Mme Odette Merlat-Guitard. nous décrit la vie du futur empereur « de l'exil à l'Elysée ». Après avoir posé le problème de la naissance de Napoléon III et nous avoir laissé dans le doute devant lequel il est resté lui-même à ce sujet, elle nous montre que Louis-Napoléon Bonaparte n'avait « rien de Napoléon Ier », comme osa le lui dire avec une brutale insolence le prince Napoléon, fils du roi Jérôme. Il avait au contraire de nombreux traits de ressemblance avec sa mère, la reine Hortense : superficiel, rêveur, sensible, inconséquent et changeant comme elle... (...) Ce qu'il avait de commun avec Napoléon Ier – comme d'ailleurs avec sa mère, – c'était une sensualité se satisfaisant en des amours ausst rapides que brutales. Le roi Louis, frère de Napoléon, souffrit beaucoup de l'inconduite de la reine Hortense, dont il vécut presque tout le temps séparé, et l'impératrice Eugénie, de celle de Napoléon III. Pendant les années de sa jeunesse, qu'il passa en Italie, il mena toujours de front ses aventures amoureuses et ses intrigues politiques avec les Carbonari pour renverser le gouvernement pontitical qui lui donnait asile à luil et à toute sa famille ; il fut rappelé maintes fois à l'ordre sur ces deux chapitres par son père Louis, qui n'avait d'ailleurs aucune influence sur lui. M. Merlat-Guitard décrit en plusieurs chapitres sa vie de conspirateur en Italie quand, avec son frère .Napoléon, il prit part à l'insurrection de la Romagne contre le Pape. Il y poursuivait ces rêveries politiques qui devaient lui faire commettre tant de fautes quand il fut empereur... (...) Après la vie mondaine qu'il avait menée en Angleterre, il passa plusieurs « années de recueillement » au château d'Arenenberg, près du lac de Constance, où sa mère avait fixé sa résidence. Comme Napoléon avait commencé par être officier d'artillerie, il étudia cette arme sur laquelle il écrivit un traité en môme temps qu'il publiait un livre qu'il mtitula “Rêveries politiques”. (...) Il sortit de ce recueillement reatif pour tenter de soulever contre le gouvernement de Louis-Philippe la garnison de Strasbourg et marcher à sa tête sur Paris, comme son oncle l'avait fait à son retour de l'île d'Elbe. Mme Merlat-Guitard raconte en détail la préparation de ce coup d'Etat et aussi son lamentable échec en moins de deux heures (30 octobre 1836). Toujours débonnaire envers la reine Hortense et son fils, Louis-Philippe, au lieu d'ordonner contre le prince des poursuites, le fit expédier aux Etats-Unis où son oncle, l'ancien roi d'Espagne Joseph, refusa de le recevoir. Le séjour au Nouveau Monde déplut à Louis-Napoléon, et il se retira en Angleterre, son pays de prédilection, où il mena une vie mondaine. Londres était une ville qui pour les plus ardents au plaisir (Louis-Napoléon était de ceux-là) ne manquait pas d'attraits. Les dandys et tout ce monde un peu équivoque qui évoluent autour de Gore House et de la belle lady Blessington, accueillirent de bon cœur le prince Louis qui devint un des hôtes favoris de Gore House et un ami de l'inquiétant comte d'Orsay. En même temps, le prince, devenu, depuis la mort du duc de Reichstadt, en 1832, l'héritier de Napoléon Ier, poursuivait le rétablissement de l'Empire en écrivant une suite à ses “Rêveries”, les “Idées napoléoniennes”, qui parurent en 1839. Ce volume était à la fois un violent réquisitoire contre la Monarchie de juillet et un exposé du programme que prétendait réaliser le prince en le mettant sous le patronage de son oncte. It avait pour objet de rallier à la cause de l'Empire la bourgeoisie et les républicains et de rassurer les ouvriers. L'année 1840 fut une année difflcile pour la France et son gouvernement. La politique de Thiers en Orient, l'appui qu'il y prêta à Mehemet Ali, amena avec l'Angleterre une tension qui risquait d'amener la guerre et qui provoqua une crise ministérielle. Bonaparte crut le moment favorable pour une nouvelle tentative d'insurrection. Cette fois, il s'agissait de s'emparer du port de Boulogne avec une troupe venue d'Angleterre, puis de prendre cette ville comme base d'opérations pour une marche sur Paris. L'échauffourée de Boulogne (6 août 1840) dura moins que celle de Strasbourg : trois des conjurés furent tués, d'autres blessés ; le prince fut fait prisonnier. Cette fois on ne le lâcha pas ; avec 21 autres personnes il fut traduit devant la Cour des pairs pour « crime d'attentat à la sûreté de l'Etat » et malgré l'éloquence du grand orateur royaliste Berryer auquel il avait confié sa défense, il fut condamné ; le 9 octobre 1840, et enfermé au fort de Ham avec plusieurs de ses complices. Il y vécut plus de cinq ans jusqu'à son évasion, le 29 mai 1855, déguisé avec les vêtements d'un maçon qui s'appelait Badinguet. Moins de deux ans après, éclatait la Révolution de 1848 qui, en renversant la Monarchie de juillet et la remplaçant par la République, allait faire, de l'ancien détenu de Ham, d'abord un représentant du peuple, puis le président de la République, ce qui lui donna le moyen de préparer, cette fois avec succès, un coup d'Etat qui mit le comble à toutes ses ambitions en le portant au pouvoir d'abord comme prince président de la République, puis comme empereur. La dernière partie du livre de M. Merlat-Guitard décrit cette rapide ascension qui conduisit le fils de la reine Hortense au pouvoir suprême." (Jean Guiraud, La Croix, 26 février 1939)
P., Bonne Presse, 1960, pt in-8°, 332 pp, 24 pl. d'héliogravures hors texte, imprimé sur bouffant alfa, broché, bon état. Edition originale, prière d'insérer, envoi a.s.
P., Henri Jonquières, 1930, in-8°, lxvii-178 pp, préface et notes par H. d'Alméras, 10 gravures hors texte, pièces justificatives, broché, couv. rempliée lég. salie, bon état (Coll. Jadis et Naguère). Un des 500 ex. numérotés sur vélin chiffon du Marais
"Il est piquant de constater que le récit de ce boulevardier et de ce vaudevilliste, qui s'était fait nommer secrétaire du maréchal de Bourmont pour suivre la campagne, est la source à laquelle ont puisé, plus ou moins directement, presque tous les historiens qui ont écrit le récit de la conquête d'Alger. Ce directeur de théâtre écrit avec esprit et les détails qu'il donne n'ont pas été contestés par la critique. C'était d'ailleurs un homme de coeur, car il n'hésitait pas, en 1831, à protester contre le traitement scandaleux que la Révolution de Juillet faisait subir au maréchal. Enfin, ce n'était certes pas un sot, celui qui termine ce livre d'Anecdotes... pour servir à l'histoire de la conquête d'Alger en montrant dans cette conquête « l'événement le plus glorieux et le plus fécond de l'histoire moderne ». Son livre méritait bien d'être réédité. Une préface spirituelle évoque la vie de cet historiographe improvisé, auquel sa femme, Mme Dorval, par ses amours orageuses avec Alfred de Vigny, avait déjà assuré une place dans les coulisses de l'histoire littéraire. Aux pièces justificatives publiées par Merle, M. d'Alméras a joint d'intéressantes notes complémentaires extraites de divers ouvrages, dont l'une, qui reproduit intégralement le texte de Merle, montre avec quel sans-gêne celui-ci a été pillé." (G. Lestien, La Quinzaine critique des livres et des revues, 1930) — "Le seul livre sur la prise d'Alger qui ait été écrit, à l'époque de la conquête, par un civil ayant assisté aux événements." (Taillart, 1931) — Merle était le secrétaire particulier du comte de Bourmont, qui commandait l'expédition . "Je ne suis lié ni par la crainte ni par la reconnaissance. N'ayant ni sollicité ni obtenu de faveurs, je dirai franchement ce que j'ai vu".
P., Dentu, 1831, in-8°, xvi-317 pp, 4 plans et cartes dépliants hors texte, broché, couv. imprimée, rousseurs, état correct. Edition originale
Complet de ses 4 planches dépliantes. Merle était le secrétaire particulier du comte de Bourmont, qui commandait l'expédition. "Je ne suis lié ni par la crainte ni par la reconnaissance. N'ayant ni sollicité ni obtenu de faveurs, je dirai franchement ce que j'ai vu". — Edition originale du "seul livre sur la prise d'Alger qui ait été écrit, à l'époque de la conquête, par un civil, ayant assisté aux événements." (Taillart, 1931)
P., Henri Jonquières, 1930, in-8°, lxvii-178 pp, préface et notes par H. d'Alméras, 10 gravures hors texte, pièces justificatives, broché, couv. lég. jaunie, bon état (Coll. Jadis et Naguère)
"Il est piquant de constater que le récit de ce boulevardier et de ce vaudevilliste, qui s'était fait nommer secrétaire du maréchal de Bourmont pour suivre la campagne, est la source à laquelle ont puisé, plus ou moins directement, presque tous les historiens qui ont écrit le récit de la conquête d'Alger. Ce directeur de théâtre écrit avec esprit et les détails qu'il donne n'ont pas été contestés par la critique. C'était d'ailleurs un homme de coeur, car il n'hésitait pas, en 1831, à protester contre le traitement scandaleux que la Révolution de Juillet faisait subir au maréchal. Enfin, ce n'était certes pas un sot, celui qui termine ce livre d'Anecdotes... pour servir à l'histoire de la conquête d'Alger en montrant dans cette conquête « l'événement le plus glorieux et le plus fécond de l'histoire moderne ». Son livre méritait bien d'être réédité. Une préface spirituelle évoque la vie de cet historiographe improvisé, auquel sa femme, Mme Dorval, par ses amours orageuses avec Alfred de Vigny, avait déjà assuré une place dans les coulisses de l'histoire littéraire. Aux pièces justificatives publiées par Merle, M. d'Alméras a joint d'intéressantes notes complémentaires extraites de divers ouvrages, dont l'une, qui reproduit intégralement le texte de Merle, montre avec quel sans-gêne celui-ci a été pillé." (G. Lestien, La Quinzaine critique des livres et des revues, 1930) — "Le seul livre sur la prise d'Alger qui ait été écrit, à l'époque de la conquête, par un civil ayant assisté aux événements." (Taillart, 1931) — Merle était le secrétaire particulier du comte de Bourmont, qui commandait l'expédition . "Je ne suis lié ni par la crainte ni par la reconnaissance. N'ayant ni sollicité ni obtenu de faveurs, je dirai franchement ce que j'ai vu".
P., Henri Jonquières, 1930, in-8°, lxvii-178 pp,pp, préface et notes par H. d'Alméras, 10 gravures hors texte, pièces justificatives, reliure demi-basane carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, signet, couv. et dos conservés (rel. moderne), discret C. de bibl., bel exemplaire (Coll. Jadis et Naguère)
"Il est piquant de constater que le récit de ce boulevardier et de ce vaudevilliste, qui s'était fait nommer secrétaire du maréchal de Bourmont pour suivre la campagne, est la source à laquelle ont puisé, plus ou moins directement, presque tous les historiens qui ont écrit le récit de la conquête d'Alger. Ce directeur de théâtre écrit avec esprit et les détails qu'il donne n'ont pas été contestés par la critique. C'était d'ailleurs un homme de coeur, car il n'hésitait pas, en 1831, à protester contre le traitement scandaleux que la Révolution de Juillet faisait subir au maréchal. Enfin, ce n'était certes pas un sot, celui qui termine ce livre d'Anecdotes... pour servir à l'histoire de la conquête d'Alger en montrant dans cette conquête « l'événement le plus glorieux et le plus fécond de l'histoire moderne ». Son livre méritait bien d'être réédité. Une préface spirituelle évoque la vie de cet historiographe improvisé, auquel sa femme, Mme Dorval, par ses amours orageuses avec Alfred de Vigny, avait déjà assuré une place dans les coulisses de l'histoire littéraire. Aux pièces justificatives publiées par Merle, M. d'Alméras a joint d'intéressantes notes complémentaires extraites de divers ouvrages, dont l'une, qui reproduit intégralement le texte de Merle, montre avec quel sans-gêne celui-ci a été pillé." (G. Lestien, La Quinzaine critique des livres et des revues, 1930) — "Le seul livre sur la prise d'Alger qui ait été écrit, à l'époque de la conquête, par un civil ayant assisté aux événements." (Taillart, 1931) — Merle était le secrétaire particulier du comte de Bourmont, qui commandait l'expédition . "Je ne suis lié ni par la crainte ni par la reconnaissance. N'ayant ni sollicité ni obtenu de faveurs, je dirai franchement ce que j'ai vu".
Julliard, 1969, in-8°, 352 pp, lexique, index, cart. éditeur, sans la jaquette, bon état
"Facile à lire, attrayante par le pittoresque de la narration et du vocabulaire, cette sorte d'anthologie du Bel Canto sera, pour tous ceux que l'histoire de la musique n'a fait qu'effleurer, un passionnant documentaire. Une judicieuse introduction définit la morphologie du chanteur et démonte les rouages compliqués et fragiles de la technique vocale. Puis on nous initie aux conventions du théâtre lyrique, disant la part respective du compositeur, du librettiste, du metteur en scène, du chef d'orchestre (sans oublier les machinistes !) dans la création et la présentation scénique d'un opéra. Après ces préambules, vient un survol rapide et piquant de l'histoire des « hauts lieux du Bel Canto », et surtout de ses idoles à la voix d'or, prima donnas capricieuses, ténors corpulents, basses caverneuses, sombres contraltos. Truffé d'anecdotes savoureuses et de jugements à l'emporte-pièce, comme seul un Théophile Gautier savait en prononcer, ce récit n'est qu'un long coup d'oeil, indiscret, mais combien amusant, dans les coulisses des théâtres et sur la vie privée, parfois curieusement agitée, des artistes à la divine glotte, dont le nom demeure depuis 1800." (Jean-Paul Holstein, Revue Etudes) — "Une lecture passionnante, profitable de surcroit à tous ceux qui s'intéressent à l'art lyrique." (René Dumesnil, Le Monde) — "M. Merlin passe en revue les interprètes fameux des XIXe et XXe siècles, les hauts lieux de l'art lyrique ; son livre est aussi vivant que complet. Les mélomanes voudront le lire ; ils y apprendront une foule de choses. Mais les simples curieux, ceux qui veulent « se tenir au courant », devront le lire aussi. Ils pourront faire sur ce sujet mille réflexions." (Combat) — "Ce qu'il y a de si précieux dans le cas d'Olivier Merlin, c'est que sa foi ne lui fait rien perdre de son ironie et que son enthousiasme n'éteint jamais sa lucidité." (Kléber Haedens, Paris-Presse) — "Des Bouffes à l'Opéra de Paris, des Italiens du Boulevard à la Scala de Milan, de la Salle Ventadour au « Met » de New York, avec Olivier Merlin, nous courons de surprise en surprise, sans une minute d'ennui. Quel record !" (Marie-Claire)
Fayard, 1978, in-8°, 264 pp, lexique, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état. Le Bel Canto au siècle du Boulevard : la musique qui adoucit les moeurs couvrit deux Monarchies et un Empire, soit cinquante années sans guerre, de 1820 à 1870.
Arthème Fayard, 1925, in-12, 320 pp, broché, lég. défraîchi, bon état
Gabriel Syveton (1864-1904) est un homme politique et historien. Il fait partie des fondateurs de la Ligue de la patrie française, une association politique antidreyfusarde influente, dont il devient le trésorier. Élu député aux élections législatives de 1902, il siège dans le groupe républicain nationaliste. Le 4 novembre 1904, quelques jours après la révélation de l'affaire des fiches par son ami Jean Guyot de Villeneuve, il gifle Louis André, ministre de la Guerre du cabinet Combes, au cours d'une séance restée célèbre. Le 8 décembre 1904, la veille de son procès devant la Cour d'assises de la Seine, il est retrouvé asphyxié dans son cabinet de travail. Cette mort mystérieuse défraie la chronique, la police concluant au suicide, tandis que les nationalistes dénoncent un assassinat politique ou s'insurgent des pressions morales qui auraient pu être exercées sur lui. Mermeix écrit en 1924 cet ouvrage où il examine les différentes thèses et s'arrête plus particulièrement sur celle qui veut que l'entourage de Syveton ait été manipulé de l’extérieur pour provoquer un drame familial, hypothèse qui s'appuie notamment sur la déclaration suivante de Mme Syveton : « J'ai aujourd'hui la certitude que j'ai obéi à une suggestion (...), cherchez qui avait intérêt à déclencher ma colère jalouse la veille du procès »...
Plon, 1875, gr. in-8°, xv-509 pp, un plan de Paris dépliant hors texte, reliure demi-percaline bleue, dos lisse avec titres dorés (rel. de l'époque), bon état
L'Hôtel de ville avant et pendant l'année 1848 - M. Berger, préfet. Le personnel administratif - L'emprunt et les projets de travaux - Difficultés. La constitution, les émeutes et le choléra. Fin de l'année 1849 - Application à Paris des deux lois organiques de 1850 sur l'enseignement, sur les élections - Les grands travaux de Paris. Le plan de Louis-Napoléon - Nouvel emprunt municipal et fêtes de l'Hôtel de ville au milieu des luttes parlementaires - Le coup d'Etat. Conséquences pour la ville de Paris.
Plon, 1875, gr. in-8°, xv-509 pp, un plan de Paris dépliant hors texte, reliure demi-chagrin noir, dos à 5 nerfs orné de fleurons, pièce de titre chagrin bordeaux (rel. de l'époque), coiffes lég. frottées, annotations crayon sur les pages de garde et de de faux-titre, bon état
L'Hôtel de ville avant et pendant l'année 1848 - M. Berger, préfet. Le personnel administratif - L'emprunt et les projets de travaux - Difficultés. La constitution, les émeutes et le choléra. Fin de l'année 1849 - Application à Paris des deux lois organiques de 1850 sur l'enseignement, sur les élections - Les grands travaux de Paris. Le plan de Louis-Napoléon - Nouvel emprunt municipal et fêtes de l'Hôtel de ville au milieu des luttes parlementaires - Le coup d'Etat. Conséquences pour la ville de Paris.
P., Editions Bossard, 1922, pt in-8°, 260 pp, un portrait gravé sur bois par Achille Ouvré en frontispice, numéroté sur papier vélin pur chiffon (Coll. des Chefs-d'œuvre méconnus)
Nancy, Presses universitaires de Nancy, 1992, gr. in-8°, 383 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Louise von François (1817-1893), écrivain allemand dont les écrits (souvent des récits ou des romans historiques) puisent principalement leur matière dans la vie quotidienne des petites villes allemandes de la fin du XVIIIe siècle. Figure discrète, mais importante de la vie littéraire, elle publie une trentaine de récits et trois romans de 1855 à 1879.
La Crèche, Geste éditions, 2008, in-8°, 276 pp, 16 pl. de gravures et photos hors texte, ordre de bataille de l'armée française d'Italie, broché, couv. illustrée, bon état
Biographie romancée. Philippe Mesmin raconte ici l'histoire véridique de son arrière grand-père, du temps de l'Empire et des guerres de Napoléon III. En 1854, il tire le mauvais numéro (les appelés étaient choisi par tirage au sort), ce qui le contraint à partir sur le champ de bataille, n'ayant pas les moyens de payer un remplaçant. Ce départ est un vrai déchirement car il quitte tout ce qui lui est cher : sa famille, son travail, ses habitudes, son Poitou. Mais au fil des sept années qu'a duré la conscription, il va se transformer pour devenir un prestigieux voltigeur décoré de la médaille militaire. Découvrez, à travers ce récit, toutes les étapes décisives de la bataille de Solférino mais aussi le destin partagé par de nombreux hommes, d'un soldat-paysan...
Fontenay-Le-Comte, Charles Claireaux, 1903, gr. in-8°, 90 pp, imprimé sur papier d'Arches, broché, bon état
"... Le premier des deux Mémoires que nous publions, constituait en quelque sorte, ce nous semble, un véritable programme de politique extérieure, dont la mise à exécution, bien simple et bien facile, eût pu éviter, peut-être, de grands malheurs. Le second, et c'était le point capital, démontrait par des arguments qui, jusqu'alors n'avaient pas été produits, que l'Autriche sur laquelle on comptait, n'avait pas intérêt à rétablir la Pologne. A la publication de ces deux documents, nous joindrons celle d'un Mémoire adressé deux ans avant la guerre contre l'Allemagne, à M. le marquis de Moustier, alors Ministre des Affaires étrangères, et dans lequel il était tenu compte des changements qui s'étaient opérés en Europe, depuis qu'un refroidissement s'était produit dans nos relations avec la Russie. Dans ce dernier document, on s'attachait à réfuter l'idée de la conquête des bords du Rhin, préconisée par M. Emile de Girardin, dans la « Liberté », journal que dirigeait ce publiciste. On y prévoyait en même temps que le rapprochement entre la Russie et la Prusse, amené par notre impolitique attitude en 1863, rapprochement qui nous a été si funeste en 1870, finirait par avoir un terme, à cause de l'antagonisme forcé d'intérêts existant entre ces deux pays... (...) M. le Baron de Mesnard, dont la famille a donné tant de preuves de dévouement à la branche aînée de la Maison de Bourbon et qui est l'auteur de ces Mémoires, était au nombre des attachés du Ministère des Affaires étrangères..." (Note de la rédaction de la Revue du Bas-Poitou)
P., Le Sycomore, 1979, gr. in-8°, 377 pp, préface et notes de Jean Maitron, postface de Charles Vildrac, broché, couv. illustrée, bon état
Les Lettres de déportation d’Henri Messager, sont un document exceptionnel sur la Commune, ses suites politiques et la vie en déportation. Henri Messager, père de l’écrivain Charles Vildrac, apparaît comme un témoin original : ni chef, ni acteur obscur. Cette confession presque quotidienne, vraie aussi de ses petitesses humaines qu’aggrava la réaction versaillaise, enrichit notre connaissance des Communards. — "Henri Messager avait 21 ans en 1871. Il combattit pour la Commune comme capitaine dans l'artillerie de la Garde Nationale." (Le Quillec, 3144)
Moscou, Editions en langues étrangères, 1959, in-8°, 328 pp, introduction et notes par A. Gaissinovitch, 6 portraits, 4 fac-similés hors texte, biblio, index, cart. éditeur, bon état. Peu courant
"Il faut féliciter très vivement le Pr A.E. Gaissinovitch de Moscou pour cette remarquable édition en français de divers articles autobiographiques du grand biologiste russe Elie Metchnikov (1845-1916). Une courte introduction de quelques pages retrace brièvement et brillamment la vie de ce savant, et son attitude devant le flot montant de la Révolution russe est exposée avec une objectivité que l'on aimerait toujours trouver dans les ouvrages soviétiques. Puis ce sont divers textes de Metchnikov lui-même qui sont réimprimés ici avec d'abondantes notes critiques ; ils concernent diverses questions telles que l'histoire de la biologie en Russie de 1850 à 1900, des souvenirs sur A.O. Kovalevski, Setchenov, Pirogov, Lister, Koch, etc., sur son séjour à Messine de 1882 (au cours duquel il découvrit chez les étoiles de mer le phénomène de la phagocytose qui devait immortaliser son nom). Les lecteurs français seront particulièrement intéressés par les souvenirs sur Pasteur et les débuts de l'Institut Pasteur racontés par un témoin oculaire. Les relations entre Metchnikov et Tolstoï sont illustrées par le récit de la rencontre de ces deux éminents fils de la Russie (1909) et, dans ses cahiers d'auto-observations, Metchnikov s'analyse avec une finesse et un sens aigu de l'introspection digne des héros de Tolstoï ou de Dostoïevski. L'ouvrage se termine par la publication de diverses lettres de Metchnikov ou adressées à lui, parmi lesquelles certaines étaient jusqu'ici inédites (lettre de Metchnikov à Pavlov, lettres de Baer, de De Vries et 6 lettres de Pasteur à Metchnikov). Les notes au nombre de 247 (pp. 231-306), une très complète bibliographie sur Metchnikov et son oeuvre (pp. 307-309) et un index des noms cités (pp. 310-325) terminent cet ouvrage qui fait honneur à l'édition russe et témoigne de la vitalité de l'histoire des sciences biologiques en URSS." (J. Théodoridès, Revue d'histoire des sciences et de leurs applications, 1960)
Plon, 1880-1908, 5 vol. in-8°, xiv-372,545,631,610 et 678 pp, un portrait-frontispice à l'eau-forte, un fac-similé dépliant hors texte, index, 5 volumes reliés demi-basane brune époque, dos à faux-nerfs ornés de fleurons. Bon exemplaire
Tomes I et II : Depuis la naissance de Metternich jusqu'au Congrès de Vienne (1773-1815) ; tomes III à V. L'Ere de paix (1816-1835). Manque les tomes VI et VII : L'Ere de paix (1835-1848) et VIII : La période de repos (1848-1859). Ouvrage capital pour l'histoire de la première moitié du XIXe siècle (premier Empire, Restauration, Sainte Alliance). Tulard, 1017 : «La première partie qui englobe les deux premiers volumes est formée de documents concernant la mission de Metternich à Berlin, l'ambassade d'Autriche à Paris, la mission de 1810, les événements de 1814 et 1815. Cette source, naturellement fondamentale, encore qu'il ne s'agisse pas de mémoires écrits directement par Metternich, a suscité de vives polémiques, dans la mesure où elle est défavorable à Napoléon». Tulard (Dictionnaire Napoléon) : «Le grand portrait que [Metternich] devait tracer de [Napoléon] dans ses Mémoires (t.1, pp. 277-292) reste l'un des plus pénétrants de ceux écrits par des contemporains». Voir aussi Davois, II-235, et Bertier, 726.
Plon, 1922-1924, 2 vol. in-12, lii-270 et xxviii-250 pp, 1er volume traduit de l'allemand par Mme H. Pernot, 2e volume écrit directement en français, préfaces et notes de Marcel Dunan, 4 portraits hors texte, brochés, dos consolidé avec un film transparent autocollant au 1er volume, dos proprement restauré au second, bon état, envoi a.s. de la traductrice au 1er volume
Petite-fille du fameux chancelier, épouse de Richard de Metternich, ambassadeur d'Autriche à Paris, la Princesse Pauline de Metternich fait rapidement la conquête de l'Empereur Napoléon III et de l'Impératrice Eugénie. Elle évolue dans ce milieu de la cour en triomphatrice, grâce à son esprit, son affabilité et aussi son élégance qui créa la mode à Paris. La charmante princesse, « la jolie laide » comme l'appelaient ses amis, fait revivre dans ses Souvenirs toute une époque et un milieu... Tout est noté, les rencontres avec les princes et les princesses de la cour, les écrivains, les compositeurs (elle a une réeelle affection pour Wagner). Erudite et avide d'apprendre, elle organisa des salons littéraires qui eurent un réel succès. Elle raconte les scandales, comment faire évoluer le protocole à la cours, etc. Pauline n'a pas son pareil pour rire des défauts de ses contemporaines. Le souvenir d'un voyage sur la “Mouette”, bateau impérial reste dans les mémoires et surtout comment ces dames n'arrivaient pas à supporter les voyages en train pour aller à Compiègne ou Fontainebleau... — La princesse Pauline de Metternich, belle-fille et petite-fille du chancelier, écrit dans ses mémoires {Souvenirs d'enfance et de jeunesse, p. 31), en parlant du séjour du chancelier à Bruxelles : « Le roi Léopold de Belgique appartenait aux visiteurs les plus assidus et venait volontiers chercher conseil auprès du prince de Metternich. On sait qu'il était considéré comme le médiateur de tous les Cabinets. Grand-père affirmait qu'il était un des meilleurs diplomates qu'il ait rencontrés. Très circonspect, très prudent et rusé à l'extrême ». — "La princesse Pauline de Metternich, petite-fille et belle-fille du célèbre chancelier, avait épousé son propre oncle, Richard de Metternich, qui fut ambassadeur d'Autriche à Paris de 1859 à 1871. A la cour de Napoléon III et dans la haute société parisienne, la princesse se rendit célèbre par son esprit de conversation, son enjouement, sa vivacité. Elle vécut longtemps. Elle est morte le 28 septembre 1921. Elle a laissé, en français, des souvenirs que M. Marcel Dunan vient de publier. Ces pages, dans le goût du XVIIIe siècle et du prince de Ligne, sont charmantes. Observatrice intelligente et sans méchanceté, la princesse de Metternich a tracé, au jour le jour, un tableau de la cour de Napoléon III, en forme d'anecdotes, qui ont toutes un air de vérité. On sent que ce sont de loyales impressions et instantanées. L'auteur voit en beau, par amitié. Mais il suffit d'effacer en esprit certaines épithètes laudatives pour s'apercevoir que c'est un témoignage aussi impartial qu'il était possible de l'attendre d'un tel témoin. Ce livre a donc une valeur historique. C'est une contribution à l'histoire politique du Second Empire, et aussi à l'histoire morale de la société officielle et polie à cette époque. Lecture amusante, et qu'on ne peut quitter quand on l'a commencée. Le ton devient plus grave à la fin. C'est la déclaration de guerre, c'est la guerre, c'est la chute de l'empire, c'est la fuite de l'impératrice, que la princesse raconte après tant d'autres, mais avec quelques détails nouveaux. Sur la confiance en la victoire que la princesse vit alors, sinon chez Napoléon III lui-même, du moins dans son entourage, sur cette confiance qu'elle ne partageait pas, elle donne des détails qu'aujourd'hui on ne peut lire sans mélancolie. Si Napoléon Ill avait des illusions, il les perdit dès le combat de Forbach. L'impératrice Eugénie montra à M. de Metternich, le mari de la princesse Pauline, une dépêche que t'empereur lui adressa de Forbach, et dans laquelle il lui disait « Rien n'est prêt. Nous n'avons pas suffisamment de troupes. Je nous considère d'avance comme perdus. » Cette dépêche est-elle authentique ? L'a-t-on retrouvée depuis ? Je n'ai pas eu le temps de le rechercher. Mais il est bien probable qu'aux premiers échecs Napoléon III considéra la situation comme désespérée. La princesse a assisté à l'effondrement moral qui précéda l'effondrement physique du régime impérial. Ses souvenirs ne sont pas seulement intéressants et amusant : ils sont utiles, et M. Marcel Dunan a rendu service à l'histoire en les publiant." (A. Aulard, La Révolution française, revue historique, 1923) — "Ces importants souvenirs de l'épouse de Richard de Metternich, ambassadeur d'Autriche à Paris, sont primordiaux, notamment pour mieux connaître la vie à la Cour impériale : le couple faisait partie du cercle d'amis de Napoléon III et de l'Impératrice Eugénie." (Bourachot, 285)
P., Imprimerie A. Lacour, s.d. (1848), in-folio, 2 pp, impression sur 3 colonnes, petites déchirures en marge, bon état. Edition originale. Rare
Appel aux socialistes, toutes écoles confondues, pour la création d'une Union démocratique socialiste où toutes les tendances, des Communistes aux Phalanstériens pourraient s'exprimer. Cet appel est rédigé par le fouriériste Victor Meunier, collaborateur de la Phalange, de la Démocratie pacifique et éditeur de la Revue Synthétique. Il était partisan d'une propagation pacifique du socialisme et féru d'associations libres et volontaires. (Del Bo, Fourier, p. 37)
Plon, 1912, in-12, 431 pp, un portrait de la comtesse de Loynes sous serpente en frontispice, index des noms cités, broché, bon état
Arthur Meyer était directeur du journal le "Gaulois". "Cet ouvrage est principalement consacré à la comtesse de Loynes, alias Marie-Anne Detourbay, dite Jeanne de Tourbey, une ancienne courtisane très prisée sous le Second Empire." (Bourachot, 286) — "Le nouveau volume de Mémoires que M. Arthur Meyer publie chez Plon ; sous le titre qui promet tant de curieuses anecdotes, "Ce que je peux dire", sera bien vite dans toutes les mains. C'est le récit gracieux et indulgent de cinquante années de vie parisienne ressuscitées pour le plaisir et la documentation du lecteur dans le cadre séduisant d'un des salons littéraires les plus recherchés et les moins républicains de la troisième République. A noter un curieux chapitre que M. Arthur Meyer consacre à la chevaleresque équipée du duc d'Orléans en 1890, au séjour du Prince. à la Conciergerie, à Clairvaux, etc. Notre éminent confrère le directeur du "Gaulois" a joué un rôle particulièrement actif, et jusqu'à ce jour peu connu, dans cet épisode inoubliable de la jeunesse ardente du prétendant..." (Le Figaro, 1912)
Hachette, 1985, in-8°, 298 pp, une carte hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
Ils étaient, ou avaient été, navigateurs, missionnaires, soldats de marine, commerçants, médecins, administrateurs, douaniers, employés des postes, ingénieurs, aventuriers, planteurs... Débarqués d'un paquebot des Messageries maritimes sur les quais de Saigon entre 1860 et 1914. Vite intégrés à la société coloniale ou lentement marginalisés. Tous plus ou moins intensément atteints du « mal jaune ». Sous la rude autorité des amiraux-gouverneurs, les premiers arrivés ont vécu la période héroïque et fondé la première ville française : Saigon. Une société originale, marquée par son environnement asiatique, à la fois soucieuse de conformisme et riche d'extravagances, y voit le jour. Au fil des années, d'autres communautés françaises se constituent à Phnom-Penh, à Hanoi, à Vientiane. En marge de ces sociétés urbaines, loin de la vie facile et des pièges qu'elle comporte, quelques centaines d'exilés choisissent l'isolement et les dangers de la brousse. La vie quotidienne de ces défricheurs, coureurs de jungle, géographes, missionnaires des tribus, aventuriers pittoresques, fait partie de ce qui fut la geste d'une Indochine qui n'existe plus, sinon dans l'imaginaire d'une histoire légendaire et révolue.
Société mutuelle d'Edition, 1921, in-12, 93 pp, un portrait hors texte de Nicolas Micard (1811-1888), couv. lég. salie, envoi a.s.