8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Grasset, 1946, 2 vol. in-8°, xix-444 et 346 pp, 16 planches hors texte, notes bibliographiques, brochés, couv. illustrées, traces de scotch sur les gardes, qqs annotations crayon, bon état
Champ Vallon, 1993, in-12, 177 pp, un portrait, index, broché, bon état
Fille d'un maître de forges, Clarisse Vigoureux est née à Montagney (Doubs) en 1789. Elle épouse François Vigoureux, marchand de draps à Besançon, où elle vivra de 1808 à 1834. La ruine puis le suicide de son mari viennent ébranler sa vie monotone de bourgeoise provinciale. Confrontée à des problèmes d'éducation, elle cherche des réponses et découvre les théories de Charles Fourier : "Ce fut comme l'horizon d'un monde nouveau où le but de la vie m'était révélé que ce grand livre ouvrait pour moi." Elle devient la première adepte féminine et la zélée propagandiste d'une doctrine perçue par elle et ses contemporains comme celle d'un complet renouvellement social. Amie de Fourier, elle entretient une correspondance régulière avec lui. Elle écrit dans La Phalange et publie, en 1834, Parole de providence, réponse fouriériste aux Paroles d'un Croyant de Lamennais, dans lequel elle voit une apologie de la lutte des classes et de la violence qui sont aux antipodes de la conception fouriériste de l'harmonie universelle. Collaboratrice à Paris de son gendre Victor Considerant, devenu chef incontesté de l'Ecole Sociétaire après la mort de Fourier, elle l'accompagne en exil, en Belgique d'abord, de 1849 à 1854, puis au Texas où elle meurt, à San Antonio, le 13 janvier 1865. — "Ce livre, qui porte pour nom Parole de Providence, n'est pas un assemblage de vaines paroles sur la vertu, la morale, la liberté, la justice, la charité, la religion ; ce ne sont pas d'impuissants préceptes comme tout ce dont on a gorgé l'humanité jusqu'à nos jours, [...] ce ne sont pas des subtilités métaphysiques sur le fini et l'infini, le moi et le non-moi, la conscience et le devoir. [...] C'est une conception de Dieu, de l'homme et de la société, que l'esprit reconnaît juste, que le cœur sent vraie, dont l'âme comprend la poésie et les merveilles." (Gustave Planche)
ACEP Ensemble, 1998, gr. in-8°, 175 pp, une carte et un plan contrecollés, 32 pl. d'illustrations hors texte (dont 8 pl. en couleurs), composition de l'Armée d'Afrique en mai 1830 en annexe, broché, couv. illustrée, bon état
P., A. Quantin, s.d. (1885), in-4°, vi-676 pp, 600 gravures par Danger, Deroy, Boudier, Dosso, Bourgain, Dargaud, Fraipont, etc., 4 cartes en couleurs hors texte dont 3 dépliantes et une double, reliure demi-chagrin rouge, dos à 5 nerfs, titres et caissons dorés richement ornés, encadrements à froid sur les plats, fer doré de la Ville de Paris au 1er plat, tranches dorées, coins lég. émoussés, bon état. Bel exemplaire
Très bel ouvrage, abondamment illustré, détaillant les paysages, monuments, mœurs et coutumes du Royaume-Uni. Nombreux détails sur les productions agricoles et industrielles, l'architecture, les institutions, le bassin houiller du Pays de Galles, les lacs écossais, Belfast et Dublin, les clubs londoniens, les tunnels, les égoûts et le gaz... Orné de six cents gravures sur bois d'après les dessins de Boudier, Deroy, Danger, Dosso, Libonis, Bourgain, Lancelot, Dargaud, Gotorbe, Toussaint, Fraipont, etc., et de quatre cartes en couleur repliées. En fin de volume, tableau précisant les divisions de recensement, les comtés, la superficie et la population en 1881. Index géographique. Bien que non mentionné dans le titre, le pays de Galles est également traité.
P., Société d'éditions littéraires et artistiques, Ollendorff, 1902, in-12, xi-315 pp, préface du vicomte E.-M. de Vogüé, reliure demi-basane noire, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), coupes frottées, C. de bibl., bon état
Souvenirs sur la guerre des Boers. — A l’instar d’autres pays comme l’Allemagne et l’Italie, des volontaires français s’engagent du côté des Républiques Boers. Ils sont 500, commandés par le comte de Villebois-Mareuil, ancien officier qui devient le chef d’état-major de Piet Joubert, l’un des plus importants officiers du Transvaal, qui fait rapidement de lui un général et le commandant des volontaires étrangers. D’ailleurs, une partie des Français déjà présents sur place, travaillant dans les mines, rejoint cette troupe. Georges de Villebois-Mareuil est toutefois tué à Boshof le 5 avril 1900 et n’assiste pas à la fin de la guerre. — "Les nouveaux succès remportés cette semaine par les Boers ramènent l'attention sur la guerre prodigieuse qui se poursuit au Transvaal. Justement, le “Carnet de campagne” du colonel de Villebois-Mareuil vient de paraître en volume... C'était l'instant de le relire. Quand ses feuillets parurent au jour le jour dans la “Liberté”, ils ne laissèrent pas d'exciter un assez vif étonnement. Le public, qui les suivait avec avidité s'attendait à y trouver une apologie sans réserve des admirables fermiers de Krûger, une sorte d'hymne enthousiaste en leur honneur. Il fut surpris de voir percer, à travers les lignes de ce journal, un peu de mauvaise humeur, de dépit, l'impression d'une impatience et d'un découragement mal dissimulé. Le colonel de Villebois-Mareuil, parti, plein de confiance et d'entrain, se trouvait, quand il mourut frappé par une balle anglaise, dans des dispositions différentes..." (Adolphe Brisson, Les Annales politiques et littéraires, 16 mars 1902)
P., Société d'éditions littéraires et artistiques, Ollendorff, 1902, in-12, xi-315 pp, préface du vicomte E.-M. de Vogüé, reliure demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), dos très lég. frotté, bon état
Souvenirs sur la guerre des Boers. — A l’instar d’autres pays comme l’Allemagne et l’Italie, des volontaires français s’engagent du côté des Républiques Boers. Ils sont 500, commandés par le comte de Villebois-Mareuil, ancien officier qui devient le chef d’état-major de Piet Joubert, l’un des plus importants officiers du Transvaal, qui fait rapidement de lui un général et le commandant des volontaires étrangers. D’ailleurs, une partie des Français déjà présents sur place, travaillant dans les mines, rejoint cette troupe. Georges de Villebois-Mareuil est toutefois tué à Boshof le 5 avril 1900 et n’assiste pas à la fin de la guerre. — "Les nouveaux succès remportés cette semaine par les Boers ramènent l'attention sur la guerre prodigieuse qui se poursuit au Transvaal. Justement, le “Carnet de campagne” du colonel de Villebois-Mareuil vient de paraître en volume... C'était l'instant de le relire. Quand ses feuillets parurent au jour le jour dans la “Liberté”, ils ne laissèrent pas d'exciter un assez vif étonnement. Le public, qui les suivait avec avidité s'attendait à y trouver une apologie sans réserve des admirables fermiers de Krûger, une sorte d'hymne enthousiaste en leur honneur. Il fut surpris de voir percer, à travers les lignes de ce journal, un peu de mauvaise humeur, de dépit, l'impression d'une impatience et d'un découragement mal dissimulé. Le colonel de Villebois-Mareuil, parti, plein de confiance et d'entrain, se trouvait, quand il mourut frappé par une balle anglaise, dans des dispositions différentes..." (Adolphe Brisson, Les Annales politiques et littéraires, 16 mars 1902)
Club français du livre, 1956, in-8°, 304 pp, 20 illustrations, un dépliant volant contenant 4 cartes, biblio, reliure toile brique décorée de l'éditeur, bon état. Bien complet du dépliant volant
"Les « clubs de livres » ont introduit en France un nouveau type de livres qui se distinguent des autres par leur présentation soignée ; ils ont l’avantage d’être reliés, agréablement illustrés et soigneusement imprimés sur du bon papier. Le Lincoln de M. Louis de Villefosse, publié par le Club français du livre se recommande lui aussi, dès l’abord, par son aspect plaisant ; ce n’est pas le volume de grand luxe que l’on craint de toucher, mais le livre bien présenté qu’on a plaisir à lire. Lincoln est avec Washington la plus haute figure de l’histoire américaine, et sa vie dramatique constitue une lecture passionnante. Son rôle dans la guerre de Sécession fut pour lui une épreuve douloureuse ; pour maintenir l’unité des États-Unis et faire valoir le principe de l’égalité des hommes, il dut mener une lutte impitoyable contre une partie de ses compatriotes ; cette attitude lui a valu des haines implacables dont il a fini par être victime. Lincoln reste pour la postérité le grand Américain qui à un moment de l’histoire a personnifié les aspirations les plus nobles de l’humanité. M. de Villefosse traite son sujet en historien scrupuleux ; il est en même temps un écrivain au style limpide et sobre." (Le Monde diplomatique, novembre 1956)
Jean Vigneau, 1945, in-8°, 297 pp, un portrait hors texte, broché, état correct
P., Josserand, 1878, in-8°, xii-(8)-591 pp, 6e édition revue avec soin et augmentée, un portrait gravé sous serpente en frontispice, broché, bon état
P., Charpentier, 1872, in-12, 499 pp, modeste reliure demi-toile noire, dos lisse avec titre entouré de doubles filets dorés (rel. de l'époque), mors fendus (mais solides), coiffes élimées, qqs rousseurs, état correct
Par Charles Edmond Villetard de Prunières, dit Edmond Villetard (1828-1889), journaliste, conférencier à l'Opinion nationale, rédacteur en chef au Courrier du dimanche (1862) puis au Journal des débats. Rédacteur au Soir, il s'y fait l'avocat du gouvernement républicain du 4 septembre 1870 en soutenant Adolphe Thiers dans sa volonté de fonder une république conservatrice. La première partie de l'ouvrage est consacrée au développement de l'esprit révolutionnaire sous le Second Empire. Suivent le récit de l'insurrection, l'influence de la presse, les hommes de la Commune ; la déposition de Thiers fait l'objet d'un long commentaire. (Le Quillec, 4662)
Les Indes savantes, 2014, gr. in-8°, 302 pp, préface de Christophe Prochasson, 11 illustrations et 10 tableaux, sources et biblio, annexes, index, broché, couv. illustrée, bon état
Ouvrage issu de thèse. — En 1848, le Gouvernement provisoire issu des journées de Février proclame le suffrage direct et universel. Cette décision est inédite, elle est aussi impromptue. En effet, le suffrage universel est encore une énigme. Nul ne s'accorde sur un tel concept qui apparaît davantage comme un slogan d'opposition à la monarchie de Juillet. Par ailleurs, la mise en oeuvre du suffrage universel quarante-huitard se présente comme une gageure. Comment faire voter des millions de citoyens qui, pour beaucoup, n'ont jamais été électeurs ? Tout reste à faire, et à inventer : un corps électoral de masse, une géographie électorale, des pratiques. Toutefois, les quarante-huitards arrivent à relever le défi d'un suffrage de masse. Malgré de multiples difficultés, incidents et fraudes, le processus électoral arrive à son terme. Par l'adhésion qu'il suscite, le suffrage universel quarante-huitard s'impose alors comme un mode d'exercice légitime, fondateur et singulier d'une souveraineté populaire. — Vincent Villette est archiviste et docteur en histoire de l'EHESS. Le livre est issu de la thèse de l'auteur, qui a reçu le Prix de thèse de la Fondation Varenne dans la catégorie "Histoire et Institutions de la République en France, 1848-1958" (2012) et la mention spéciale du Prix de thèse du Sénat (2012).
Hachette, 1939, in-12, 254 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Les Vies privées)
P., chez l'Auteur, 1906, pt in-8°, 383 pp, 2e édition, un portrait de l'auteur en frontispice, 65 figures dans le texte, broché, couv. lég. défraîchie, état correct (Coll. Les Plaies sociales)
Intéressante et pittoresque étude. “La Machine à voler” met les joueurs en garde contre les innombrables escroqueries journellement commises au baccara, dans les cercles et les casinos. Les autorités se sont émues de ses "révélations", et c'est grâce à elles que des mesures de police ont été prises à l'égard de certains tripots où les joueurs, sous les apparences les plus mondaines et les plus accueillantes, étaient odieusement dépouillés...
P., Henri et Charles Noblet, , 1856, in-8°, 374 pp, un portrait de l'auteur en frontispice, une gravure et une carte dépliante hors texte, reliure demi-chagrin vert, dos lisse à faux nerfs filetés et soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), qqs rousseurs, bon état (Lorentz IV, 615)
Étude de Constantinople, de l'Empire Ottoman, de l'Egypte, de la Syrie, des peuples habitant ces régions, de l'état actuel des gouvernement , des réformes etc.
Hachette, 1978, fort in-8°, 448 pp, sources et biblio, glossaire, broché, couv. illustrée, bon état
Entre 1800 et 1900 vont se succéder en France, à un rythme ahurissant, l'Empire, la Restauration, les Révolutions, les Républiques et surtout les premiers soubresauts du progrès technique. Mais pendant que se dérouleront ces événements et souvent même avec une grande indifférence à leur égard, le peuple des campagnes bourguignonnes va continuer à vivre les derniers jours de la civilisation traditionnelle. Henri Vincenot décrit la vie journalière de ses ancêtres, artisans-menuisiers, cultivateurs, vignerons, tisserands de village, forgerons. Ses sources sont les récits directs, à peine corrigés par l'érudition, des derniers survivants de ce qu'il appelle « la civilisation lente », dans une province dont la forte personnalité éclate à chaque page. « Tout ce que je raconte dans ce livre, précise-t-il, je l'ai entendu tomber de la bouche de ceux qui ont connu cette vie du XIXe siècle. C'est vous dire que ce récit est tout simplement une glane de soixante-cinq ans de pérégrinations ».
Robert Laffont, Michel Archimbaud, 1985, gr. in-8°, 347 pp, biblio sommaire, index, broché, couv. illustrée, bon état
Les droits fondamentaux : d'une conception religieuse et philosophique à une institution juridique (les fondements intellectuels, le cadre juridique de la reconnaissance internationale) ; Les contenus des droits de l'homme (droits civils et politiques, droits économiques et sociaux) ; Valeur de la reconnaissance constitutionnelle des droits de l'homme (les garanties internes, les garanties internationales, les garanties de la démocratie).
Rivages, 1986, in-8°, 259 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Histoire)
De l'oeil humide aux flots de pleurs, du regard brouillé aux sanglots, les larmes manifestent l'émotion. Elles ont aussi une histoire, qui permet de réfléchir aux manières subtiles ou contraintes, selon l'époque et la société, de les utiliser. A partir de sources littéraires, médicales, judiciaires, de journaux intimes, de traités de savoir-vivre et de manuels d'éducation, ce livre montre un XVIIIe siècle aux larmes facilement versées en public et un XIXe siècle où chacun aime pleurer dans le secret et la pudeur, et qui, dans sa seconde moitié, va tenter de mettre de l'ordre dans les pleurs.
Liège et Bruxelles, Pierre Mardaga, 1978, in-8°, (4)-372 pp, nombreuses gravures dans le texte et à pleine page, plans, vignettes, broché, couv. illustrée, bon état
Réimpression en fac-similé de l'édition parue chez Hetzel. Eugène Emmanuel Viollet-le-Duc (1814-1879) fut un architecte français, célèbre pour ses restaurations de constructions médiévales. Ses écrits théoriques rationalistes (Entretiens sur l’architecture, 1863), posèrent aussi les bases de l’architecture moderne.
Denoël, 1984, in-8°, 335 pp, 12 pl. de gravures hors texte, broché, couv. illustrée (pelliculage de la couv. lég. décollé), bon état
P., Cercle du Livre précieux, 1963, in-8°, 366 pp, préface de Pascal Pia, 48 gravures curieuses et érotiques sur 48 pl. hors texte, reliure éditeur en soie moirée rouge, dos lisse avec auteur et titre dans des cabochons dorés, titre dans un cadre doré au 1er plat, bon état. Tiré à 2500 ex., tous numérotés (n° 638). Belle édition (l'originale date de 1902)
En 1902, année où paraît 'Les Flagellants et les Flagellés de Paris', l'un des derniers, sinon le dernier des livres de Charles Virmaître, les « gens à passions » sont à la mode et les traités de flagellation font florès. Le XIXe siècle finissant et les débuts de la Belle Epoque sont délicieusement décadents, amateurs d'expériences nouvelles, de sensations épicées : Marcel Prévost d'un côté, pour la polissonnerie bourgeoisement mesurée, Jean Lorrain de l'autre, qui conjugue les amours de portefaix aux fragrances les plus rares et mêle les étreintes de barrière aux morbides lascivités. Entre ces deux pôles, Charles Virmaître inscrit sont jeu subtil de chroniqueur reporter à l'affût des potins et des rumeurs, attentif au moindre détail, n'hésitant pas, dit-il, à payer de sa personne et à vérifier 'de visu', sinon 'de tactu', les exigences des belles perverses rencontrées çà et là au détour des petites annonces très spécialisées, pour nous entraîner, à sa suite, « dans l'antre ténébreux de la flagellation ».
S.l., s.n. (chez l'auteur), 2009, in-4°, 137 pp, 6 planches en couleurs, biblio, broché, couv. illustrée, dos à spirale, qqs annotations stylo, bon état
Master 2 Histoire Contemporaine réalisé sous la direction de Didier Musiedlak (Université Paris X Nanterre).
P., Bureau de la Revue des Deux Mondes, 1848, in-12, 72 pp, broché, bon état
Originellement publié dans la "Revue des Deux Mondes" du 15 septembre 1848. — Ludovic Vitet (1802-1873), petit-fils de Louis Vitet (médecin et maire de Lyon), , normalien et journaliste (il débuta dans le Globe), fut le premier inspecteur des Monuments historiques. Nommé par Guizot en 1830, il laissa son poste à Mérimée en 1834 pour se consacrer à la politique, notamment comme député de Bolbec (Seine-Inférieure), mais il continua de suivre de près avec Mérimée les monuments historiques. En 1834 il est nommé membre du comité chargé de diriger les recherches et la publication de documents inédits, et, en 1835 est nommé membre du nouveau Comité chargé de concourir à la recherche et à la publication des documents inédits littéraires par Guizot. Outre de nombreux articles dans le Journal des savants, la Revue des Deux-Mondes, la Revue contemporaine, on lui doit un Rapport au ministre de l’Intérieur sur les monuments, les bibliothèques, etc. de l’Oise, de l’Aisne (1831), une Histoire de Dieppe (1838), une Monographie de Notre-Dame de Noyon (1945) et une Histoire financière du gouvernement de Juillet (1848).
P., A. Sauton, 1870, in-12, 35 pp, broché, qqs rousseurs sur les 2 premiers et derniers feuillets, bon état
"Les lettres de l'académicien Vitet sont intéressantes à plusieurs titres. En premier lieu c'est un réquisitoire avant la lettre contre la future Assemblée dont la légitimité sera discutable du fait de la brièveté du délai pré-électoral (qu'il estimait à 25 jours !). Mais surtout, Vitet dévoile sa principale inquiétude : « les démences démagogiques, les démentielles entreprises » des Clubs et des énergumènes prêts à pactiser avec l'ennemi. Et il dénonce la coupable inertie du gouvernement qui tente de se concilier cet ennemi intérieur au lieu de réprimer énergiquement ses menées. Ce Rostopchine à prétentions littéraires, farouche républicain qui voulait voir incendier Paris plutôt que de subir la honte de l'occupation étrangère sera l'un des membres actifs du centre-droit à l'Assemblée nationale." (Robert Le Quillec, 4687)
P., Daragon, 1907, in-12, 242 pp, un frontispice gravé et un fac-similé d'écriture hors texte, index, broché, 2e plat lég. sali, bon état (Coll. Les énigmes de l'Histoire). Edition originale, tirage limité à 755 exemplaires justifiés à la plume par l'éditeur, le notre n° 383, imprimé sur papier d'Ecosse
Où l'auteur prouve que Louis-Philippe n'était pas le fils du geôlier italien Chiappini et que Maria-Stella Chiappini, femme de lord Newborough, puis du baron d'Lïngern-Sternberg, n'était pas fille du duc et de la duchesse de Chartres. — "Ce pauvre Louis-Philippe eut encore, par-dessus le marché, maille à partir, après sa mort, avec les Naundorffistes, qui, s’ils ont octroyé à Naundorff le droit de porter le nom de Bourbon, ont refusé au fils de Philippe-Égalité le droit de porter le nom d’Orléans. Celui-ci ne serait autre que le fils d’un certain Chiappini, geôlier italien. Substitution d’enfants. Ce que c’est tout de même ! Le duc de Chartres (plus tard Philippe-Égalité) et la duchesse, voulant absolument un héritier mâle, auraient fait le troc d’une fille, au jour de la naissance, contre un autre enfant, un garçon, le fils du Chiappini en question, né vers le même temps. Cette fille, baptisée Marie-Stella Chiappini et devenue lady Newborough, aurait découvert le faux, et elle prétendit effectivement, – munie d’un jugement qui mentionnait bien le fait d’une substitution d’enfants, lequel semble avéré, mais sans nommer le moins du monde le duc de Chartres (et pour cause) comme le complice de Chiappini dans cette substitution, – elle prétendit, disons-nous, prendre, dans la maison d’Orléans, le rang que Louis-Philippe, vulgaire Chiappini (!), y usurpait. (...) M. Duquesne, parent des Naundorff, a publié, sous le pseudonyme de Paul Dumont, un ouvrage destiné à prouver le bon droit de Lady Newborough. C’est cet ouvrage que réfute M. Vitrac, en établissant, d’une part, qu’à la date de la substitution Chiappini, en Italie, le duc et la duchesse de Chartres se trouvaient en France, et, d’autre part, que le complice de Chiappini était un certain comte Battaglini." (Edmond Barthèlemy, Mercure de France, 1907)
P., Jean de Bonnot, 1989, in-4°, 512 pp, 490 dessins de l'époque d'après nature, à pleine page ou dans le texte, dont 40 planches hors texte, par Nac, Pinson, Salvel, Gudin, Montader, St. Elme, Mas, etc., index alphabétique, reliure plein cuir bordeaux de l'éditeur, dos lisse richement décoré à l'or fin façon art nouveau, décor d'encadrement à froid sur les plats, tête dorée, signet, imprimé sur papier vergé filigrané, bon état
Belle évocation du Paris de la seconde moitié du XIXe siècle. Ecrivain et publiciste républicain, Auguste Charles Vitu (1823-1891) collabora à plusieurs journaux de l'époque, fonda l'Etendard et fut rédacteur en chef du Peuple français. — "Nous nous proposons, dans cet ouvrage, de retracer à travers 490 dessins pris sur le vif, Paris il y a 100 ans. Un Paris, qui, malheureusement, est en grande partie disparu, soit sous la pioche des démolisseurs, soit pour la réalisation de nouveaux plans d'urbanisme. Notre livre commence par la célèbre exposition du Champs de Mars en 1867, exposition qui fut l'apogée du Second Empire. La plupart des souverains du monde se rendirent à Paris pour assister au superbe témoignage de la civilisation française, et regarder, avec stupeur, les monstres engendrés par la technique et l'industrie naissantes. La grosse Bertha, l'énorme canon fabriqué par les Usines Krupp fut, comble de l'ironie, le clou de l'exposition. Trois ans plus tard, il devait bombarder Paris..." (L'Editeur) — Table : L'Exposition universelle de 1867 ; Vue générale de Paris à vol d'oiseau ; La Seine ; Les rues de Paris ; La Cité ; La rive gauche ; La rive droite ; L'Exposition universelle de 1889.