8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Plon, 1875, in-8°, vi-(2)-252 pp, reliure demi-chagrin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), bon état
L'histoire de la Garde nationale, des origines à la Commune de Paris, par un ancien membre de son état-major. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 1977, in-8°, 343 pp, 16 pl. de gravures hors texte, qqs documents en fac-similé dans le texte, reliure skivertex carmin de l'éditeur, bon état
Des années de recherches dans les archives de Lagrange, demeure des La Fayette, ont permis à l'auteur, descendant de Virginie, petite-fille du général, de mettre au jour des documents inédits grâce auxquels il a pu reconstituer heure par heure les dix ans passés par Gilbert de La Fayette dans les forteresses de l'Europe monarchique, et par sa femme Adrienne, née Noailles dans les geôles de la Révolution française. Parmi les pages les plus passionnantes du livre : la tentative d'évasion de la forteresse d'Olmütz, en Moravie. La cheville ouvrière en a été un médecin hanovrien, Erich-Justus Bollmann, homme de confiance d'un petit groupe de Français de Londres – entre autres Mme de Staël, Talleyrand, la princesse d'Hénin – qui s'employaient sans relâche à tenter d'obtenir la libération du prisonnier. — "... Lafayette fait arrêter en août 1792 les commissaires envoyés par le nouveau gouvernement, ce qui provoque sa mise en accusation à l’Assemblée. Le 17 août, le Conseil exécutif somme Lafayette de remettre le commandement de son armée à Dumouriez. Deux jours plus tard, est votée par l’Assemblée la destitution de Lafayette, considéré comme traître à la nation. Il a le choix entre la guillotine ou l’exil. Le jour même, il part pour l’étranger, mais il est arrêté à la frontière par des Autrichiens. Il passe alors plusieurs années en détention dans les cachots autrichiens, ce qui l’a peut-être sauvé de la Terreur et donc de la mort. Une tentative d’évasion, organisée en 1794 par l’Américain Francis Huger, échoue. Il ne sort de la forteresse d’Olmütz qu’en 1797, suite aux pressions exercées par la diplomatie américaine, en particulier George Washington qui écrit lui-même à l’empereur d’Autriche pour faire libérer Lafayette. Bonaparte agit aussi en faveur de sa libération, mais tant qu’il ne s’est pas assuré de son pouvoir par le coup d’État du 18 brumaire, il refuse encore que Lafayette retourne à Paris, car il est conscient de l’influence que ce dernier pourrait retrouver. De fait, quand Lafayette entre clandestinement en France, il est acclamé à Paris, ce qui provoque la colère de Bonaparte. Ce n’est donc qu’en 1800, après deux ans d’exil supplémentaires aux Pays-Bas, qu’il revient en France." (Philippe Schneider, La popularité de Lafayette, 2014) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Haussmann, 1956, in-8°, 247 pp, préface du duc de Lévis Mirepoix, 6 gravures et portraits sur 4 pl. hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état. Edition originale, un des 20 ex. numérotés sur papier Rives (seuls grands papiers)
"Collègue de Du Pont à la Constituante, Mirabeau-Tonneau, frère cadet du célèbre tribun, avait peu attiré l'attention. Marcel Chapron a entrepris de raconter la vie de cet « aristocrate » résolu, émigré dès le 3 août 1790, mort d'apoplexie – ou des suites d'un duel ? – près de Fribourg quelques jours avant Valmy. Une existence pittoresque et mouvementée." (Jacques Godechot, Revue Historique, 1959) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Publication de l'Association des Amis des beaux-arts de la Lorraine, s.d. (1958), in-8°, 16 pp, plaquette agrafée, couv. illustrée, bon état
"Le nom du général Gérard n'évoque guère pour beaucoup que sa participation à l'indépendance de la Belgique et à la prise d'Anvers en 1831. Or ce brillant fait d'armes ne fut que l'épisode final de la longue carrière d'un valeureux soldat des guerres de la Révolution et de l'Empire. Il ne doit faire oublier, ni l'activité politique de Gérard comme député libéral sous la Restauration, ni son rôle dirigeant comme ministre et président du Conseil, sous la Monarchie de Juillet." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Centre culturel du Panthéon, Mairie du Ve arrondissement, 1989, in-4°, 288 pp, 258 illustrations en noir dans le texte et à pleine page et sur 44 planches en couleurs, biblio, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état
Ouvrage publié à l'occasion de la somptueuse exposition du Centre culturel du Panthéon, qui rassemblait à la Mairie du Ve arrondissement de Paris objets et meubles insignes vendus ou nationalisés, selon les cas, à la période révolutionnaire ; tous ne venaient pas de Versailles malgré le titre, mais nombre d'entre eux ayant pu être connus de Saint-Simon chez le Roi ou les princes... Table : 1. Histoire des collections de la couronne jusqu'à la Révolution ; 2. Les collections de la couronne face à la Révolution ; 3. Le destin des collections royales après la Révolution ; 4. Notices scientifiques sur les oeuvres exposées. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Editions du CTHS, 1990, gr. in-8°, 603 pp, broché, bon état (Actes du 114e congrès national des sociétés savantes, Paris, 1989 – 32 études érudites)
De l’aventure des éléphants du Stathouder aux « artistes » mécaniciens de l’expédition d’Égypte, en passant par la théorie de la chaleur, les poudres et salpêtres, la systématique des Bryozoaires, le galvanisme, la naissance de l’anthropologie ou les Écoles nationales supérieures des mines, les divers aspects ici abordés d’une période particulièrement fertile en travaux et épisodes sont enrichis de perspectives nouvelles, ou fondés sur des documents inédits. Lagrange, Marat, Fourier, Biot, Chaptal, Berthollet, Desfontaines, Humboldt, Blumembach et quelques autres grandes figures sont évoquées tour à tour, ce volume apportant une importante contribution à l’histoire des sciences et des techniques pendant la Révolution et l’Empire. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mayenne, Joseph Floch, Imprimeur-Editeur, 1973, 11 vol. gr. in-8°, xxix-523, 555, 628, xii-621, 639, ix-575, 699, xii-607, 636, viii-803 et 658 pp, cartes dépliantes au dernier volume, brochés, couv. grises imprimées en rouge et noir, dos insolés, très bon état. Réimpression tirée à 800 ex. numérotés seulement (750 numérotés + 50 hors commerce, celui-ci un des 750 ex. numérotés), de l'édition de Paris, Paul Dupont, 1892-1900. Rare (Lemière, pp. 95-96 ; Vachon, 1180)
Complet en 11 volumes. — Tome 1, 2, 3 : La Préparation de la Guerre de Vendée, 1789-1793 – Tomes 4, 5, 6, 7 : La Vendée patriote (1793-1794) – Tomes 8, 9, 10 : Les Pacifications de l'Ouest (1795-1815). I. La Jaunaye, La Mabilais, Saint-Florent, Quiberon ; II. La dictature de Hoche ; III. Du dix-huit fructidor au Concordat et à l'invasion – Tome 11 : Table générale alphabétique et analytique des trois séries, avec cartes du théâtre de la guerre civile. — "... Le travail monumental de Charles-Louis Chassin comprend onze forts volumes répartis en trois séries dont la première, intitulée « La préparation de la guerre de Vendée », retiendra notre attention. Cette publication commentée de sources jusque-là inédites pour la plupart demeure, aujourd'hui encore, extrêmement précieuse. Dès l'avertissement, l'auteur prévient que son travail « est destiné à détruire quelques légendes, à dissiper beaucoup de préjugés ». Ce que Chassin a cherché dans les archives, c'est « la clé des conspirations royalistes ». De fait, l'essentiel des trois tomes dont se compose “La préparation...” est destiné à montrer comment les prêtres réfractaires dressèrent les populations contre les réformes des assemblées révolutionnaires, à suivre d'autre part « le fil des conspirations de la noblesse », celle du marquis de Favras en 1789, les camps de Jalès en 1790-1792 et surtout le complot de La Rouairie..." (Claude Petitfrère, “Les causes de la Vendée et de la Chouannerie. Essai d'historiographie”, Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, 1977) — “Son oeuvre est un étonnant télescopage entre d’une part une publication de sources d’une richesse inouïe, solidement référencé, et d’autre part une obsession qui conduit l’auteur à traquer partout le complot et à faire de la Vendée tout à la fois la cause et l’aliment de la Terreur (...) elle épuise la thèse du complot contraignant à terme ce courant de pensée à enfin élaborer une problématique.” (Alain Gérard) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1941, in-12, 352 pp, chronologie, biblio, broché, état correct (Coll. Les Grandes études historiques) (Prix Thérouanne)
William Pitt le Jeune (1759-1806) est un homme politique britannique. Il fut Premier ministre de Grande-Bretagne de 1783 à 1801, puis Premier ministre du Royaume-Uni de 1804 jusqu'à sa mort. L'essentiel de son ministère est placé sous le signe de la Révolution française et de ses conséquences. D'abord favorable aux évènements, il adopte une attitude conservatrice à partir de 1791. En 1792 la Grande-Bretagne entre en guerre et Pitt est à la tête des coalitions dirigées contre la France. Il réprime dans le sang la rébellion irlandaise de 1797-1798 et réalise l'intégration politique de l'île dans le Royaume-Uni par l'Acte d'union en 1800. Il s'oppose à George III en voulant accorder aux catholiques irlandais les mêmes droits civiques que ceux des anglicans, et démissionne en 1801. Après quelques années passées dans l'opposition il revient au gouvernement de 1804 à 1806. Il met sur pied avec la Russie et l'Autriche la troisième coalition européenne et meurt l'année suivante, âgé de 46 ans. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Seuil, 1982, gr. in-8°, 282 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, état correct
Mirabeau s’est imposé à ses contemporains – comme à la postérité – comme une des figures les plus fascinantes de la Révolution. Brillant mais intrépide, il use une partie de sa jeunesse dans l’affrontement avec son père. Interdit, embastillé, victime de l’arbitraire, il est devenu l’apôtre de la liberté... — "La qualité incontestable de Mirabeau était son éloquence torrentueuse. L'auteur nous donne une biographie allègre « de ce Titan qui... semblait porter l'histoire de la France... comme Hercule portait le monde » (p. 246). Passons sur les traumatismes de l'enfance ; on n'est pas traité impunément par son père d'excrément de sa race, puis révolvérisé par sa mère ! Passons également sur les exploits du « fornicateur olympique ». Et retenons la thèse de l'auteur sur la continuité de l'action politique de Mirabeau et sa fidélité à un idéal de gouvernement qui aurait à la fois garanti la liberté contre tout retour offensif du despotisme et assuré à l'exécutif, c'est-à-dire au roi, l'autorité nécessaire pour éviter l'anarchie du gouvernement d'assemblée. Cette recherche d'un régime équilibré n'alla pas sans détours tortueux. On peut se demander si l'ambition qui assurait la vengeance de ce transfuge à sa caste, ne fut pas le moteur vrai du personnage. Il voulait devenir ministre et usa pour cela de toutes les armes. Commandita-t-il les journées d'octobre 1789 ? nous ne le saurons sans doute jamais. Ce qui est sûr, c'est qu'il offrit ses services à Louis XVI, émargea largement aux fonds secrets du roi, lui fournit un plan pour discréditer l'Assemblée nationale. « Il s'est laissé payer, il ne s'est pas vendu », affirme l'auteur pour excuser son héros (p. 210). La différence est-elle si grande ? Mirabeau, honoré de quelques paroles d'un souverain auquel il n'avait pas ménagé son mépris, donna libre cours à une joie naïve et courut s'installer dans l'hôtel et les meubles d'une ancienne cocotte. Fidélité à un idéal, peut-être, mais aussi petitesse d'un grand homme !" (Cl. Michaud, Dix-Huitième Siècle, 1983) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Domat-Montchrestien, 1946, gr. in-8°, 237 pp, préface de Georges Bourgin, biblio, broché, état correct (Coll. d'histoire sociale), envoi a.s.
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Chez Postel, 1837, in-8°, viii-399 pp, un frontispice gravé, fac-similé d'une lettre de Nodier hors texte, reliure demi-basane havane, dos lisse avec titres, tomaison et filets dorés, et fleurons à froid (rel. de l'époque), dos uniformément passé, rousseurs éparses, bon état. Edition originale.
Tome I seul (sur 3) — "Auteur de théâtre besogneux, Alissan de Chazet n'a pas écrit de véritables mémoires, mais il a consigné dans l'ordre chronologique toute une série d'anecdotes, souvent piquantes, sur des hommes qu'il a connus et des événements auxquels il n'a pas toujours assisté." (Fierro, 313 ; Tulard, 314 ; Bertier, 242) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Pygmalion, 1976, gr. in-8°, 286 pp, préface de Xavier de Sade, 19 gravures et 4 fac-similés, chronologie, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"Pourquoi Sade a-t-il écrit ce qu'il a écrit ? Si le mot liberté a aujourd’hui un sens pour des millions d’êtres humains (surtout depuis Marx, Engels, Freud) c’est en partie grace à ce bouc émissaire d’une société pourissante, à cet emmuré vivant pendant vingt-huit ans, à son imagination éclatée en fantasmes de la liberté." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Payot, 1936, in-8°, 360 pp, préface de Gabriel Hanotaux, 8 pl. de gravures hors texte, note bibliographique, reliure demi-maroquin carmin à coins, dos à 5 nerfs soulignés à froid avec titres dorés, couv. illustrée et dos conservés, dos légèrement et uniformément passé, bon état. Edition originale, exemplaire très bien relié
"La France de 1789 était pleine de jeunes avocats qui faisaient écho au cri d'amertume de Barnave : « Les chemins sont fermés de toute part ». A quelques-uns, la Révolution offrit la chance d'une vie glorieuse mais courte. Barnave et Robespierre furent du nombre, le premier victime du second. Barnave, jeune et talentueux bourgeois de Grenoble, quelque peu dandy, admirateur de Montesquieu, fit d'abord carrière dans l'orbite de Mounier. Mais au lendemain du 14 juillet, ne lâcha-t-il pas à la tribune de l'Assemblée qu'il ne fallait point s'attendrir sur le sort des victimes : « Ce sang était-il donc si pur ? ». Avec ses amis Duport et les frères Lameth, il batailla à la tribune et sur le pré contre les aristocrates ; son éloquence en fit presque l'égal de Mirabeau. Et puis tout bascule. Il y eut d'abord la discussion sur les colonies, où il défendit, contre Brissot, les « Grands Blancs » contre les mulâtres. Surtout Robespierre se révéla un adversaire redoutable pour ceux qui voulaient, comme Barnave, affermir l'acquit constitutionnel de 1789-90, sans aller au-delà. Ajoutons « l'ébranlement sentimental qui va pousser à son terme une évolution politique déjà bien avancée » : il alla chercher le roi à Varennes et s'entassa « dans la berline avec la Monarchie souffrante ». Il s'imagina alors qu'il pouvait sauver la monarchie et correspondit secrètement avec la reine. La découverte de ce commerce le mena à l'échafaud (29 févr. 1793). Pour Barnave, il ne s'agissait pas de savoir comment finir une grève, mais comment terminer une révolution, dont il jugeait qu'elle avait atteint son but." (C. Michaud, Dix-Huitième Siècle) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 1982, 3 forts vol. in-8°, 543, 477 et 699 pp, 317 gravures et photos, sources, index, reliures pleine toile blanche de l'éditeur, signets, bon état
Tome I : 1793. La grande guerre de M. de Bonchamps. Le prince de Talmont et son ami Jean Chouan. Tome II : Les géants. Le chevalier Charette et son émule Nicolas Stofflet. Tome III : Les Chouans. Le rêve normand du comte de Frotté. Hippolyte de Piré, le Chouan de l'Arc de Triomphe. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 1982, in-8°, 542 pp, 84 gravures et photos, 2 cartes et 7 plans, reliure toile blanche décorée de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état
De 1792 à 1832, de la chute de Louis XVI aux lendemains du départ de Charles X, les provinces de l'Ouest – Anjou, Poitou, Maine, Bretagne et Normandie – ont, tantôt ensemble, tantôt séparément, tenu tête à la centralisation révolutionnaire. Princes et pauvres, gentillâtres et bourgeois, paysans, artisans, marins, faux sauniers ont mené, avec un indomptable courage, cinq guerres bien différentes, allant de campagnes classiques aux luttes de l'ombre. Longtemps fut réputé rétrograde cette épopée en sabots. Il était temps qu'à des récits partiaux fît place la sérénité de la grande Histoire. À travers quelques-uns des personnages les plus fascinants de cette aventure titanesque – et, tout d'abord, M. de Bonchamps, l'officier modèle devenu général de guerre civile, et le prince de Talmont, diable à quatre, dont l'action permettra la réunion de la Grande Armée et de la première Chouannerie – Jean-François Chiappe montre comment Blancs et Bleus se sont battus pour une conception différente de la liberté. Si l'anecdote trouve sa place, si l'histoire-bataille et l'histoire-traité restent à l'honneur, les analyses psychologiques, économiques et sociales rendent au sujet sa vérité, son ampleur et son actualité. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Perrin, 1909, pt in-8°, ii-377 pp, un portrait en frontispice, broché, non coupé, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CHOISEUL (Claude-Antoine-Gabriel, duc de Choiseul-Stainville, dit).
Reference : 43001
(1824)
P., Bossange, 1824, in-8°, 497 pp, reliure plein papier rouge à la bradel de l'époque, dos lisse, pièce de titre basane noire (indiquant "Mémoires des contemporains"), bon état. Edition originale (Quatrième livraison des Mémoires des contemporains pour servir à l'histoire de France et principalement à celle de la République et de l'Empire)
Il n'est pas certain que le duc de Choiseul (1762-1838) ait jamais écrit d'autres parties de ses Mémoires que sa « Relation du départ de Louis XVI, le 20 juin 1791 » et son « Histoire et procès des naufragés de Calais »... Ce dernier « extrait » évoque le naufrage du navire sur lequel il se trouvait sur la côte de Calais, le 14 novembre 1795, et qui l'amenait d'Angleterre avec ses hussards d'émigration. Il fut traduit devant une commission militaire qui l'acquitta. Le jugement fut cassé et les Cinq Cents le condamnèrent à mort. Malgré les lois ordonnant la mise en liberté des « naufragés de Calais », il traîna de prison en prison jusqu'à sa libération sur ordre du Premier consul. (Fierro, 321) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hachette, 1914, in-8°, 287 pp, 8 gravures et portraits sous serpentes hors texte, imprimé sur beau papier, broché, couv. rempliée, bon état (Coll. Figures du passé)
La biographie de référence sur Charles-François Dumouriez (1739-1823), général et ministre, abordant notamment ses campagnes, son rôle en Belgique et sa trahison. Dans cette « remarquable » biographie, pour reprendre le mot de Jean Tulard, Arthur Chuquet n’a qu’une exigence : réhabiliter l’un des principaux acteurs de la Révolution française, mort dans l’oubli, à Londres, en 1823. Oublié de qui ? Pourquoi ? Ce texte délicat, basé sur l’analyse de documents inédits, nous révèle tout : Dumouriez, militaire impétueux aimé de ses soldats, a été victime d’engagements paradoxaux pris à une époque où, luttant à mort, royalistes et républicains redoutaient la moindre défection. Ainsi, les premiers ne pardonneront jamais à l’aristocrate Du Périer du Mourier d’avoir mené les armées révolutionnaires aux victoires fondatrices de Valmy et Jemappes (1792). De même que les seconds n’oublieront pas que leur héros des premiers combats a émigré après avoir tenté de sauver Louis XVI... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Léopold Cerf, 1886, in-12, viii-303 pp, notes bibliographiques, reliure demi-chagrin chocolat, dos à 4 nerfs filetés, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), dos lég. frotté, rousseurs, bon état
"C'est un chapitre d'histoire militaire que nous donne M. Chuquet dans son livre sur la “Première invasion prussienne”, mais de l'histoire militaire comprise dans un sens très large et qui éclaire tout un côté de la Révolution française. La moitié du volume est consacrée à la déclaration de guerre et à une étude sur l'armée française et sur l'armée prussienne qui éclaire d'un jour singulièrement vif toutes les guerres révolutionnaires et même la psychologie des deux nations. Non seulement M. Chuquet s'est livré à l'enquête la plus approfondie sur, tous les documents imprimés et manuscrits qui pourraient éclairer son sujet, non seulement il les a soumis à la critique la plus rigoureuse, mais il a su en tirer un tableau complet des institutions militaires de la France et de la Prusse à la fin du XVIIIe siècle et des jugements pénétrants et impartiaux sur l'état moral des deux armées. Il faut admirer en effet à la fois et l'aisance, la clarté, l'agrément avec lesquels M. Chuquet a su grouper la masse énorme de renseignements qu'il a recueillis, et la sereine impartialité avec laquelle il juge les hommes et les choses. De même qu'il rend pleine justice aux mérites des troupes allemandes et trace le plus équitable portrait de Brunswick, il sait reconnaître dans l'armée française aussi bien les mérites des officiers de la monarchie que ceux des volontaires de 91. Il a déterminé dans quelle mesure les anciens cadres ont été conservés et ont servi à former l'armée nouvelle ; il a su distinguer les excellentes recrues de 91 des médiocres ou mauvais éléments levés en 92 ; il a admirablement démêlé la part que les idées nouvelles ont eue dans les succès de la Révolution..." (G. Monod, Revue Historique, 1886) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, s.d. (v. 1910), in-12, 271 pp, broché, couv. défraîchie, dos abîmé recollé, pt découpure à la page de titre sans atteinte au texte, intérieur propre, état correct
"Voici le troisième volume de nos études sur l'histoire militaire de la Révolution. Il n'est pas le moins curieux. Il retrace les singulières négociations qui suivirent la canonnade de Valmy et la retraite lamentable de l'armée prussienne. Il expose la fin de cette campagne de 1792 qui devait tout terminer et qui commença tout." (Préface) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1899, in-12, (8)-237 pp, un plan hors texte, broché, non coupé, bon état
"Ce volume est consacré à l’invasion de la Hollande et aux échecs successifs qui aboutissent aux désastres de Neerwinden et de Louvain, puis à la défection de Dumouriez. Le caractère de ce dernier, les mobiles et les calculs avoués ou secrets de sa politique apparaissent avec une absolue netteté. Les négociations de Dumouriez avec Mack, ses entretiens avec les commissaires de la convention, la ferme attitude de l’armée, tout cela est supérieurement mis en lumière. Les révoltes et les mécontentements causés par l’ineptie de l’administration militaire, l’anarchie parlementaire, la tyrannie exercée sur les pays conquis, le découragement produit par les insuccès militaires, voilà autant de motifs qui s’unissaient à ses craintes et à ses ambitions personnelles, pour amener Dumouriez à des idées de restauration. Le dernier chapitre intitulé : la Trahison est d’une ampleur et d’un relief vraiment admirables. C’est un véritable drame dont le lecteur suit le développement et les phases multiples avec la même curiosité que s’il en ignorait le dénouement. La seule éloquence des faits suffit à M. Chuquet pour amener les effets les plus saisissants. Il est peu de livres qui, sans commentaires ni considérations d’aucune sorte, fassent autant réfléchir que celui-là." (Revue internationale de l'enseignement) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Champion, 1911, pt in-8°, 389 pp, reliure pleine percaline rouge, dos lisse orné, couverture conservée, bon exemplaire. Recueil de 67 lettres et documents tirés, pour la plupart, des archives du Ministère de la Guerre ou de collections particulières. Tous datés de l'année 1792, ces témoignages très divers se rapportent aux sujets suivants : la Garde de Louis XVI, le bureau de surveillance de la Commune, la loi du 24 août, la garnison de Montmédy, Custine et la prise de Mayence, les fédérés à Nancy, les Français à Francfort, etc.
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions des Portiques, 1932, gr. in-8°, 187 pp, préface de Louis Barthou, 19 pl. hors texte de gravures et fac-similés (dont un dépliant), broché, couv. à rabats, bon état. Edition originale, tirage unique à 1000 exemplaires numérotés et paraphés par l'auteur, celui-ci un des 900 ex. sur papier bouffant
Lieutenant des Suisses de la garde de Monsieur, comte de Provence, futur Louis XVIII, le marquis de Favras fut accusé en 1789 d'avoir comploté contre l'Assemblée nationale et d'avoir préparé l'enlèvement de Louis XVI pour le mettre à la tête d'une armée contre-révolutionnaire. Condamné à mort sans preuves, il fut pendu en place de grève le 19 février 1790. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Jean de Bonnot, 1967, in-8°, 241-52 pp, 70 planches de gravures du temps et un plan hors texte, reliure plein cuir vert empire de l'éditeur, dos orné de caissons fleuronnés dorés, double encadrement et initiales JBC dorés frappés sur les plats, tête dorée, signet, imprimé sur papier vergé filigrané, coiffes frottées, bon état
Réimpression de l'édition de Londres, 1798, pour le Journal de Cléry. Raymond de Sèze prononça avec courage la défense du roi devant la Convention le 26 décembre 1792, Il fut l'un des avocats de Louis XVI pendant son procès en 1793, et fut par la suite arrêté comme suspect. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Julliard, 1984, in-8°, 220 pp, préface de Emmanuel Le Roy Ladurie, index, broché, bon état
L'interprétation de la Révolution française est cruciale pour comprendre la période qui l'a précédée et les deux siècles qui suivirent. Selon une vision orthodoxe, la Révolution ne serait que le couronnement d'une longue évolution économique et sociale qui fait de la bourgeoisie la maîtresse du monde moderne. Le grand historien anglais Alfred Cobban va réfuter cette orthodoxie. Pour lui, l'Histoire ne consiste pas à prendre des théories pour des faits. La Révolution française est avant tout une révolution politique, une lutte pour le pouvoir, pour l'exercice et la répartition du pouvoir. Elle aboutit au renversement de l'ancien système politique et à la création du nouveau : l'Etat napoléonien. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.