8, rue Bréa
75006 Paris
France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 Back Bay Books, 2015, in-8°, xxxiv-449-12 pp, 60 photos, illustrations et plans, chronologie, notes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état. Texte en anglais
On June 14, 1940, German tanks entered a silent and nearly deserted Paris. Eight days later, France accepted a humiliating defeat and foreign occupation. Subsequently, an eerie sense of normalcy settled over the City of Light. Many Parisians keenly adapted themselves to the situation – even allied themselves with their Nazi overlords. At the same time, amidst this darkening gloom of German ruthlessness, deportations, shortages, and curfews, a resistance arose. Parisians of all stripes – Jews, immigrants, adolescents, communists, rightists, cultural icons such as Colette, de Beauvoir, Camus, and Sartre, as well as police officers, teachers, students, and store owners – rallied around a little-known French military officer, Charles de Gaulle. “When Paris Went Dark” evokes with stunning precision the detail of daily life in a city under occupation, and the brave people who fought against the darkness. Relying on a range of resources – memoirs, diaries, letters, archives, interviews, personal histories, flyers and posters, fiction, photographs, film and historical studies – Rosbottom has forged a groundbreaking book that will forever influence how we understand those dark years in the City of Light. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
JC Lattès, 1998, gr. in-8°, 627 pp, index, broché, couv. illustrée, bon état
"Somme sans précédent, enquête sans égale, lieu de débat, de critique et de confrontation sans concession, voici le seul livre qui pose dans son entier, dans toutes ses dimensions, l'énigme "Hitler". Parti du choc des photographies d'enfance, le grand écrivain et journaliste américain Ron Rosenbaum a consacré dix années à exhumer des archives inédites, à examiner toute la littérature sur le sujet, à investiguer tous les terrains du savoir (histoire, sociologie, philosophie, psychanalyse...), à visiter les lieux de mémoire, à rencontrer les témoins, et à questionner les plus éminents spécialistes de ce domaine (Alan Bullock, Daniel Goldhagen, George Steiner, Emil Fackenheim, Claude Lanzmann...) De ce voyage inouï au sein de la réalité de la Shoa, mais aussi de l'essence de la culture et de la conscience humaine ressort, adressée à chacun, la question : "Pourquoi Hitler" ?" Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Chez l'auteur, 1985, in-8°, xxv-415 pp, préface de Sir Brooks-Richards, 16 pl. de photos et 4 cartes hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
Henri Rosencher a servi sur tous les théâtres de la Résistance. Témoin et acteur du débarquement allié à Alger, il participe à la guerre de Tunisie, à celle d'Italie, connaît la guerre des maquis à Barcelonnette et dans le Vercors. Son destin de combattant-médecin se termine à Dachau, après être tombé dans les filets de la Gestapo. Marqué dans sa chair et dans son cœur, il n'échappera à la persécution nazie que pour apprendre la disparition de sa famille. Au fil de son récit, Henri Rosencher rappelle le drame permanent qui, en France, frappe alors la communauté juive. Ce livre mêlant la grande histoire et les histoires des jours et des nuits de combat, raconte l'aventure des évasions, les heures de camaraderies, les moments d'espoir et de doute. Un récit picaresque où surgissent les personnages en quête de pouvoir - Darland, Giraud... –, et l'action décisive du Général de Gaulle. Dans cette autobiographie, il y a le sel des larmes mais aussi le sel de la vie, la cendre des morts mais aussi la douce cendre du foyer, la flamme de la destruction mais aussi et surtout la flamme de l'espérance. — "L'intérêt de ce récit tient au parcours qu'il décrit. Il est exceptionnel, même pour la catégorie de jeunes gens furieusement décidés à ne pas se résigner, catégorie à laquelle Henri Rosencher appartient : immigration juive polonaise, enfance parisienne populaire, promotion par la réussite scolaire (et grâce à une formidable volonté), engagements de jeunesse, guerre et évasion, passage en Afrique du Nord et Résistance, campagne de Tunisie (dans une unité gaulliste) et capture par l'ennemi, transfert en Italie et évasion; retour en Algérie et entraînement dans les forces spéciales (le Club des Pins), mission en France et maquis du Vercors, nouvelle arrestation et déportation (le Struthof et Dachau). On comprendra sans peine qu'Henri Rosencher, devenu médecin après ce temps de "parenthèse", apparaisse comme étonné d'être resté en vie, alors que la plupart des siens disparaissaient dans la tourmente de la France vichyste et occupée, d'où les pages qui scandent régulièrement le récit pour rappeler le sort des Juifs de France alors que l'auteur, qui en ignorait tout, combattait." (Jean-Marie Guillon, Vingtième Siècle, revue d'histoire) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions de la Courtille, 1974, in-4°, 271 pp, très nombreuses reproductions en fac-similé de « une » de journaux et de coupures de presse, photos, dessins et caricatures, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, dos lég. abîmé, bon état
Excellent panorama de la presse française de juin à septembre 1944, avec en regard les communiqués de l'Axe et des Alliés. — "Nous avons utilisé délibérément et uniquement les sources imprimées de l'époque : journaux collaborateurs et nazis, journaux alliés et journaux neutres, journaux clandestins de la résistance... Nous avons reproduit côte à côte les communiqués des deux camps et la juxtaposition des informations peut quelquefois faire sourire. Nous avons reproduit avec émotion quelques journaux et tracts clandestins, réalisés et diffusés au péril de la vie. Nous avons reproduit avec dégoût quelques spécimens de la presse collaboratrice (pas les plus ignobles)..." (André Rossel) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Dominique Wapler, 1952, pt in-4°, 160 pp, avant-propos de A. Rossi (93 pages numérotées xciii), broché, bon état
Reproduction du seul numéro des “Cahiers du Bolchévisme” publié pendant la « drôle de guerre », daté de janvier 1940. Un document dont l'importance historique et politique est de premier ordre, avec un commentaire érudit et caustique par A. Rossi. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
ROTHBERG (Abraham), Pierce G. Fredericks et Michael O'Keefe.
Reference : 97661
(1963)
Marabout, 1963, 4 vol. in-12, 238, 238, 237 et 234 pp, 500 photos dans le texte et à pleine page, sources, brochés, couv. illustrées, bon état (Coll. Marabout Université)
Par le texte et par l'image, l'histoire vécue de la seconde guerre mondiale. – En 500 photos et 100.000 mots, cet ouvrage unique en son genre nous présente la guerre 1940/45 comme une expérience humaine complète, tant à l'échelle des nations que des individus. Il donne une vision immédiate et saisissante des divers aspects de la plus complexe, la plus tragique et la plus héroïque épopée que l'humanité ait endurée. – Le premier tome recherche les origines du conflit depuis l'Armistice de Compiègne, en 1919. II nous fait assister à la poussée du totalitarisme en Europe, à l'agression japonaise en Extrême-Orient, au répit illusoire accordé aux Alliés après Munich et, enfin, à l'invasion et à la chute de la France. – Le deuxième tome s'ouvre sur la résistance acharnée de la Grande-Bretagne contre les assauts de la machine de guerre nazie. II se poursuit par les hostilités dans l'Atlantique Nord et la Méditerranée, l'invasion des Balkans et de la Grèce, le combat-poursuite dans les déserts d'Afrique, l'attaque-suicide de l'Allemagne contre la Russie et l'inhumaine cruauté des batailles d'hiver. Pearl Harbour et la suite des victoires japonaises en Extrême-Orient terminent le volume. – Le troisième tome évoque les premiers revers des puissances de l'Axe et les premiers pas des Alliés sur l'interminable route de la victoire. Il débute par les trois grands tournants de la guerre : Stalingrad en Russie, Midway dans le Pacifique et El Alamein en Afrique du Nord. Lorsqu'il s'achève, Rome est tombée, les Nazis plient sous la virulence d'une puissante contre-offensive des Soviets et la première des campagnes sanglantes dans les îles du Pacifique vient de se terminer victorieusement. – Le quatrième et dernier tome couvre les dernières phases du conflit sur les théâtres d'opérations européens et orientaux. II commence par le débarquement allié en Normandie, puis enchaîne sur la bataille de France, l'offensive de l'Armée Rouge en 1944, la conférence de Yalta et la capitulation du Ille Reich. Les dernières pages du volume sont consacrées aux guérillas sauvages dans le Pacifique, au retour de Mac Arthur dans les Philippines, à l'explosion de la bombe atomique et à la reddition du Japon. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Nancy, Presses Universitaires de Nancy, 1994, gr. in-8°, 189 pp, sources, index, broché, couv. illustrée, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Alençon (Orne), Imprimerie alançonnaise, Maison Poulet-Malassis, 1947, gr. in-8°, vii-236 pp, 16 photos sur 4 pl. hors texte, 4 cartes et plans, broché, bon état. Édition originale numérotée sur papier bouffant, enrichie d'un envoi a.s.
"A la déclaration de la guerre avec l’Allemagne, l’auteur, André Rougeyron, est affecté, en sa qualité d’expert en mécanique à l’Armement, dans une usine de matériel de traction située à Colombes, en région parisienne. Il est alors âgé de quarante ans. En juin, de retour dans sa ville de Domfront, il écoute "la mort dans l’âme" l’annonce de la demande de capitulation par le maréchal Pétain. En janvier 1941, son activité professionnelle l’amène à voyager dans l’Orne, la Mayenne et la Manche. Il ne trouve pas à cette époque un réseau de résistance qui lui permette de faire du renseignement. En février 1943, requis pour le travail en Allemagne à Flers, il parvient à être déclaré inapte. Le 5 juillet 1943, suite au crash d’un bombardier dans le secteur de la forêt d’Andaine, il vient en aide à quatre aviateurs américains. Il devient ainsi un "agent d’évasion", activité qui consiste à cacher des aviateurs alliés abattus au-dessus du sol français et/ou à les aider à rejoindre l’Angleterre. Mais André Rougeyron est un novice qui ignore tout des procédures basiques de sécurité en matière de clandestinité. Comme il le fera systématiquement par la suite, les fugitifs sont installés à domicile, chez lui ou chez des proches, ce qui semble d’emblée fort imprudent. Dans le même registre, les aviateurs vont être présentés à diverses personnes dans la région, un peu comme on le ferait de célébrités. Tout cela souligne l’amateurisme de ce qu’il conviendrait d’appeler une chaîne de la solidarité, untel offrant le gîte, un autre le couvert. Un résistant, Claude Monnot, lui donne enfin la possibilité d’accompagner ses protégés jusqu’à Flers, où ces derniers partent pour Paris avant d'être dirigés vers la frontière espagnole. Cette première expérience aurait dû lui démontrer qu’une solide organisation est nécessaire pour ce type de sauvetage. Dans les mois qui suivent, l’auteur continue à beaucoup se déplacer pour son travail. Il en profite pour renseigner la Résistance sur l’organisation, les défenses côtières et les forces aériennes des Allemands. En janvier 1944, il est chargé de s’occuper d’un pilote anglais qu’il va lui-même accompagner à Paris. Mais il échoue à trouver une filière d’exfiltration susceptible de prendre le relais à partir de la capitale. Début mai, il reçoit pour mission de récupérer trois aviateurs britanniques qui se cachent dans la forêt de Ger. C’est un agriculteur qui s’occupe jusqu’alors de leur ravitaillement. Le 3 juin, il apprend de la bouche d’un autre résistant que le débarquement allié est prévu dans la nuit du 5 au 6 juin (p. 81). A compter du Débarquement, de violents bombardements ravagent la région. De nombreux appareils alliés sont abattus, ce qui amène André Rougeyron à cacher jusqu’à onze aviateurs britanniques et américains. Les Allemands pillant ou réquisitionnant sans cesse les habitations, les fugitifs sont constamment déplacés d’une cache à une autre, jusqu’à finir dans son propre domicile. Ce sont essentiellement des commerçants qui fournissent les vivres nécessaires à leur entretien. Pendant cette période tumultueuse, l’auteur est jour et nuit accaparé par ses activités de responsable de la Défense Passive, tout en posant des crève-pneus sur les routes pour ralentir les convois allemands. A de nombreuses reprises, il apparaît que beaucoup de gens de Domfront et des alentours connaissent ses activités dans la Résistance. D’ailleurs, on ne sait jamais très bien qui fait quoi, tant semble grande l’interactivité entre les gens du pays. Et c’est bien là l’aspect le plus surprenant de son récit. Il n’est donc pas surprenant que, le 3 août, il soit arrêté à Domfront par la police allemande et par des éléments de la Milice. En fait, il fait partie d’un coup de filet général qui vise des réseaux de Résistance implantés dans la région. Après avoir subi un interrogatoire musclé dirigé par le chef de la Sipo-SD de l’Orne, l’auteur est incarcéré à la prison d’Alençon, puis transféré le 9 août à Fresnes. Les conditions de détention y sont abominables. Le 15 août, sans autre forme de jugement, il fait partie des 4 000 détenus qui, de la gare de Pantin, sont déportés pour Buchenwald. Le 20 août, il pénètre dans l’enceinte du camp. Le reste de son récit est consacré à la description "classique" de l’univers concentrationnaire. Il ne reste que trois semaines à Buchenwald avant d’être envoyé dans le Kommando de travail d’Holzen, un petit camp situé dans le Hanovre. Début avril 1945, devant l’avancée des Américains, les Allemands font évacuer ce camp. Profitant d’une attaque aérienne, l’auteur s’échappe avec un camarade. Ils errent ensuite dans la campagne jusqu’à l’arrivée des troupes britanniques. André Rougeyron est rapidement rapatrié et retrouve Domfront le 1er juin. (A la déclaration de la guerre avec l’Allemagne, l’auteur, André Rougeyron, est affecté, en sa qualité d’expert en mécanique à l’Armement, dans une usine de matériel de traction située à Colombes, en région parisienne. Il est alors âgé de quarante ans. En juin, de retour dans sa ville de Domfront, il écoute "la mort dans l’âme" l’annonce de la demande de capitulation par le maréchal Pétain. En janvier 1941, son activité professionnelle l’amène à voyager dans l’Orne, la Mayenne et la Manche. Il ne trouve pas à cette époque un réseau de résistance qui lui permette de faire du renseignement. En février 1943, requis pour le travail en Allemagne à Flers, il parvient à être déclaré inapte. Le 5 juillet 1943, suite au crash d’un bombardier dans le secteur de la forêt d’Andaine, il vient en aide à quatre aviateurs américains. Il devient ainsi un "agent d’évasion", activité qui consiste à cacher des aviateurs alliés abattus au-dessus du sol français et/ou à les aider à rejoindre l’Angleterre. Mais André Rougeyron est un novice qui ignore tout des procédures basiques de sécurité en matière de clandestinité. Comme il le fera systématiquement par la suite, les fugitifs sont installés à domicile, chez lui ou chez des proches, ce qui semble d’emblée fort imprudent. Dans le même registre, les aviateurs vont être présentés à diverses personnes dans la région, un peu comme on le ferait de célébrités. Tout cela souligne l’amateurisme de ce qu’il conviendrait d’appeler une chaîne de la solidarité, untel offrant le gîte, un autre le couvert. Un résistant, Claude Monnot, lui donne enfin la possibilité d’accompagner ses protégés jusqu’à Flers, où ces derniers partent pour Paris avant d'être dirigés vers la frontière espagnole. Cette première expérience aurait dû lui démontrer qu’une solide organisation est nécessaire pour ce type de sauvetage. Dans les mois qui suivent, l’auteur continue à beaucoup se déplacer pour son travail. Il en profite pour renseigner la Résistance sur l’organisation, les défenses côtières et les forces aériennes des Allemands. En janvier 1944, il est chargé de s’occuper d’un pilote anglais qu’il va lui-même accompagner à Paris. Mais il échoue à trouver une filière d’exfiltration susceptible de prendre le relais à partir de la capitale. Début mai, il reçoit pour mission de récupérer trois aviateurs britanniques qui se cachent dans la forêt de Ger. C’est un agriculteur qui s’occupe jusqu’alors de leur ravitaillement.Le 3 juin, il apprend de la bouche d’un autre résistant que le débarquement allié est prévu dans la nuit du 5 au 6 juin (p. 81). A compter du Débarquement, de violents bombardements ravagent la région. De nombreux appareils alliés sont abattus, ce qui amène André Rougeyron à cacher jusqu’à onze aviateurs britanniques et américains. Les Allemands pillant ou réquisitionnant sans cesse les habitations, les fugitifs sont constamment déplacés d’une cache à une autre, jusqu’à finir dans son propre domicile. Ce sont essentiellement des commerçants qui fournissent les vivres nécessaires à leur entretien. Pendant cette période tumultueuse, l’auteur est jour et nuit accaparé par ses activités de responsable de la Défense Passive, tout en posant des crève-pneus sur les routes pour ralentir les convois allemands. A de nombreuses reprises, il apparaît que beaucoup de gens de Domfront et des alentours connaissent ses activités dans la Résistance. D’ailleurs, on ne sait jamais très bien qui fait quoi, tant semble grande l’interactivité entre les gens du pays. Et c’est bien là l’aspect le plus surprenant de son récit. Il n’est donc pas surprenant que, le 3 août, il soit arrêté à Domfront par la police allemande et par des éléments de la Milice. En fait, il fait partie d’un coup de filet général qui vise des réseaux de Résistance implantés dans la région. Après avoir subi un interrogatoire musclé dirigé par le chef de la Sipo-SD de l’Orne, l’auteur est incarcéré à la prison d’Alençon, puis transféré le 9 août à Fresnes. Les conditions de détention y sont abominables. Le 15 août, sans autre forme de jugement, il fait partie des 4.000 détenus qui, de la gare de Pantin, sont déportés pour Buchenwald. Le 20 août, il pénètre dans l’enceinte du camp. Le reste de son récit est consacré à la description "classique" de l’univers concentrationnaire. Il ne reste que trois semaines à Buchenwald avant d’être envoyé dans le Kommando de travail d’Holzen, un petit camp situé dans le Hanovre. Début avril 1945, devant l’avancée des Américains, les Allemands font évacuer ce camp. Profitant d’une attaque aérienne, l’auteur s’échappe avec un camarade. Ils errent ensuite dans la campagne jusqu’à l’arrivée des troupes britanniques. André Rougeyron est rapidement rapatrié et retrouve Domfront le 1er juin." (Stéphane Lamache, « Ecrits de Guerre et d’Occupation » EGO 1939-1945) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Grasset, 1954 pt in-8°, 249 pp, broché, bon état
"... Le 23 octobre 1940, l'obscur professeur Rougier, parti de Vichy, arrive à Londres sans mandat officiel. Il voit Churchill et lord Halifax. Il revient avec un texte qu'il présente à son retour, au maréchal Pétain. Celui-ci n'y prête guère attention. Il refuse notamment de prendre acte de l'engagement de restauration de la France, formulée par la Grande-Bretagne. Cet engagement suppose, en effet, la victoire anglaise et le maréchal n'y croit pas. Ce que M. Rougier appellera plus tard un protocole franco-britannique n'est rien d'autre que le résumé de ses conversations : la Grande-Bretagne s'engage à rétablir la France dans son intégrité et dans sa souveraineté si elle ne fait rien pour aider la victoire des totalitaires et, à fortiori, si elle contribue à la victoire britannique ; Londres promet de ne plus chercher à prendre par la force les colonies françaises demeurées fidèles à Vichy ; le gouvernement français s'engage à ne pas tenter de reprendre les colonies passées à de Gaulle ; il remettra l'Empire dans la guerre le jour où les Britanniques et leurs alliés éventuels, ayant fait la preuve de leur force, seront à même de débarquer en nombre... Ce papier ne fut signé par personne. Rougier ne parlait du reste, au nom de personne. Il ne représentait donc rien. Alors que Vichy ne tenait nullement à s'engager dans pareille voie en 1940, les pétainistes, dans l'après guerre, brandiront ce soi-disant accord pour montrer que le maréchal jouait le double jeu, au bénéfice de ses anciens alliés. Or, le jour où le professeur Rougier arrivait à Londres, Pétain rencontrait Hitler à Montoire. Cette pure coïncidence de dates est exploitée, on s'en doute, par les révisionnistes : Montoire, Verdun diplomatique ! ..." (Henri Bernard, Revue belge de philologie et d'histoire, 1958) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CNRS Editions, 1993, gr. in-8°, 302 pp, notes, annexes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Une étude fondée sur l’exploitation de plus de mille cinq cents dossiers de fonctionnaires des PTT et de l’Éducation nationale instruits par les commissions centrales d’épuration : outre les résultats statistiques importants auxquels elle aboutit (conduisant à multiplier au moins par deux le chiffre officiel de 11 343 fonctionnaires sanctionnés donné par le gouvernement à l’Assemblée nationale en avril 1948 – on se situe plutôt entre 22 000 et 28 000 sanctions, dont près de la moitié de révocations, licenciements ou mises en retraite), le travail dépasse le seul cadre de la fonction publique et fournit en fait un très large échantillon des perceptions de la collaboration et de l’épuration par la société française. (Vingtième Siècle, revue d'histoire) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Vichy, Imprimerie Wallon, Aux dépens de l'auteur, 1944, in-8°, 358 pp, broché, état correct. Edition originale (octobre 1944). Peu courant
Récit autobiographique par Serge Rousseau (1915-1975) où il raconte les quatre évasions (la quatrième fut la bonne !) qu'il mena à bien pour rentrer en France, à partir de différents stalags allemands... De retour de captivité, il s'engagea dans la Résistance et participa à la libération de Vichy. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions du Pavois, 1946, in-12, 190 pp, broché, papier jauni comme toujours, bon état (Prix Renaudot 1946). Edition originale sur papier courant
Rescapé du camp de Buchenwald, David Rousset fut le premier déporté à décrire les mécanismes et la logique des camps de concentration que le nazisme a portés aux paroxysmes de l'horreur. Son témoignage dénonce implacablement les différentes strates bureaucratiques et idéologiques de ce système. Il rend également hommage à ces hommes et à ces femmes qui, au pire de l'inhumanité, ont su garder un sens de la solidarité et de l'espoir. Une analyse aussi magistrale qu'émouvante, écrite dans un style clair et dense, pour essayer de comprendre l'incompréhensible. Un texte essentiel et désormais classique. — Durant l’Occupation, David Rousset (1912-1997) participe à la reconstitution du Parti ouvrier internationaliste clandestin. Il est arrêté par un inspecteur français et deux allemands, le 16 octobre 1943. Il est torturé rue des Saussaies pendant une journée, emprisonné à Fresnes, puis déporté à Buchenwald, puis envoyé aux camps de Porta Westphalica et de Neuengamme. Devant l'avancée des Alliés, il est déplacé avec les autres survivants plus au Nord, cette dernière marche de la mort se termina pour lui dans le kommando de Woebbelin près de Schwerin avec les déportés déplacés du camp de Neuengamme. Après la guerre, il publie "L'Univers concentrationnaire", ouvrage fondamental sur les camps nazis qui obtient le Prix Renaudot en 1946. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Seuil, 1987, in-8°, 378 pp, notes, annexes, index, broché, couv. illustrée, bon état
La France est malade de son passé. Depuis 1944, le souvenir de l'Occupation n'en finit pas d'agiter la mémoire "collective". Quelques décennies après la fin de cette guerre civile, Vichy est encore d'actualité, dans la presse, dans le débat politique, au cinéma ou dans la littérature, dans les prétoires d'une justice constamment sollicitée. Le Syndrome de Vichy n'est pas un livre de plus sur cette époque trouble, mais l'histoire de sa difficile résorption ou de sa survivance, celle des mythes constitutifs, du pétainisme au résistantialisme, qui ont tenté de reconstruire et travestir une réalité plus complexe que les images d'Epinal, tout en perpétuant des clivages ancestraux. L'auteur s'interroge sur la transmission comme sur la réception des représentations mouvantes et contradictoires de quatre années que certains auraient souhaité rayer de notre histoire. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
France-Empire, 1968, pt in-8°, 254 pp, avant-propos de Geneviève Anthonioz de Gaulle, 32 pl. hors texte de dessins originaux de Jeannette L'Herminier, broché, jaquette illustrée, bon état, envoi a.s. de Catherine Roux « À notre chère sœur de captivité ... qui a connu le pire de notre épreuve à Ravensbruck... » et dédicace a.s. de Jeannette L'Herminier (Prix littéraire de la Résistance 1968)
Souvenirs de déportation à Ravensbrück et à Holleischen. Agée de 24 ans lors de son arrestation, Catherine Roux –matricule 35 282 – fut marquée du "triangle rouge" de ceux qui faisaient de la résistance... — "Voici le livre du courage. Pas de la peur, et Dieu sait pourtant qu'elles lui étaient promises ces femmes traquées, arrêtées, torturées, jetées dans les prisons, puis franchissant le seuil de l'univers concentrationnaire parmi les coups, les cris, les aboiements des chiens... Certaines d'entre elles ont rejeté la peur, ne lui ont même pas livré leurs songes. « Dévêtue, battue, piétinée, cravachée, échevelée... », Catherine Roux entend les agents de la Gestapo lui assurer « qu'elle est juive, qu'ils le prouveront scientifiquement », et de s'armer d'un mètre-ruban de couturière pour mesurer l'écart entre ses deux yeux. Innocente et douce, elle interroge: « Il paraît que les Juifs ont des écailles sur le ventre, en plus ? » Catherine sourit après avoir manqué son suicide avec une « épingle anglaise, arme dérisoire ». « C'est dit je ne mourrai pas cette nuit. » C'est qu'elle est un « vrai petit coffre-fort bourré de secrets »... Ne portait-elle pas sur elle, au moment de son arrestation, le Plan d'insurrection pour le jour du débarquement ? (...) A Ravensbrück, Catherine découvrira le pire : la férocité dans le cœur de certains hommes et elle rencontrera avec épouvante ses sœurs dans l'univers concentrationnaire : leurs yeux sans regard, leurs lèvres sans sourires, leurs visages devenus inhumains. C'est l'heure de vérité où le courage n'affronte plus seulement la peur, mais le désespoir. Il n'est pas une d'entre nous qui, ayant dû traverser ce feu, n'en ait pas gardé l'âme brûlée. (...) De la tendresse, il y en a beaucoup aussi dans les dessins de Jeannette l'Herminier qui illustrent « Triangle Rouge ». Dans notre Block de quarantaine – nous avons fait partie du même convoi des 27.000 – elle croquait nos silhouettes avec un méchant crayon et quelques fragments de papier ou de carton « récupérés »..." (Geneviève Anthonioz de Gaulle, avant-propos) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Julliard, 1987, in-8°, 243 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Joseph Rovan a été interné au camp de concentration de Dachau du 5 juillet 1944 au 29 mai 1945. Moins d’un an, et pourtant les souvenirs de ces jours interminables tiennent dans la mémoire une place démesurée. Ils ont, au cours des décennies, pris la forme de récits que l’auteur, après les avoir médités et racontés à ses proches, s’est décidé à présenter au public. Conformément à ce que fut Dachau à partir de 1943, l’horreur y est presque toujours sous-jacente, comme au second degré et peut-être, par là, plus envahissante. Au printemps de 1945, il y avait entre cent cinquante et deux cent morts par jour : presque exclusivement de misère et d’épidémies... L’horreur a mille visages, et parfois elle ne parvient pas tout à fait à effacer un sourire. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Bonn, Berto-Verlag, Service de Presse et d'Information du Gouvernement fédéral allemand, 1961, gr. in-8°, 332 pp, 3e édit. revue, remaniée et augmentée par Erich Zimmermann et Hans-Adolf Jacobsen, 144 photos, chronologie de la résistance, biblio (livres en allemand), broché, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Comité Parisien de la Libération, Imprimerie Draeger, novembre 1945, in-4°, 105 pp, 34 photos reproduites en héliogravure provenant des studios L.A.P.I., Louis Sylvestre, France-Presse, ensemble de textes : tracts, proclamations, messages, appels, etc. promulgués par le C.P.L. de 1943 à 1945, broché, bon état
Bel ouvrage imprimé par Draeger rassemblant les proclamations du Comité Parisien de Libération, tiré à 1500 ex. numérotés sur vélin alfa. Le texte de présentation du Comité Parisien de la Libération (C.P.L.) a été écrit par Claude Roy. Le C.P.L. organe de coordination de la Résistance parisienne, rassemble des résistants de toutes tendances (Ceux de la Libération, Ceux de la Résistance, CGT, Front National, Libération-Nord, Organisation Civile et Militaire, Parti communiste, Parti socialiste). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Julliard, 1966, in-8°, 317 pp, broché, couv. illustrée, bon état
"Le maréchal Pétain fut-il un traître ou non ? Les Français qui crurent en la parole du vainqueur de Verdun et le firent roi en 1940 ont-ils été trompés par lui ? Comme je n'ai jamais grenouillé dans les marais de Vichy, de Londres et d'Alger, mon propos se borne à ce qui fut dit sous les hauts plafonds dorés de la première chambre du Palais de justice. J'ai écouté les témoins, les juges, le procureur général et les avocats de la défense, sondé leurs paroles et leurs silences, et beaucoup observé le visage de l'accusé. Pourquoi n'aurais-je pas apporté aussi mon propre témoignage de soldat qui, pendant plus de deux ans, a aimé le maréchal Pétain et lui a obéi ? Ce procès fut atroce et se déroula comme un drame. Pour ma part, je lève la main droite et je jure de dire, même quand elle est gênante, toute la vérité, rien que la vérité. S'il en existe une, elle doit se trouver dans un cri de l'âme." (Jules Roy) — "Ancien de l'armée d'armistice, J. R. s'est senti directement concerné par la condamnation de Pétain en 1945. Vingt ans après, dans ce livre passionné où l'historien cède souvent la place au soldat, il ouvre de nouveau le dossier du procès, qu'il raconte minutieusement, pour conclure, plus fermement qu'aucun des livres parus ces dernières années sur ce sujet, à la non-trahison." (Revue française de science politique, 1967) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Lyon, Editions L'Hermès, 1983, in-8°, 263 pp, préface de Marie-Madeleine Fourcade, 16 pl. de photos hors texte, broché, annotations crayon, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Chez l'Auteur, 1969, in-8°, 509 pp, préface de Jacques Droz, 18 pl. de photos hors texte, biblio, index, broché, bon état
Thèse sur le ministre de l'Education Nationale du Front populaire, député à 27 ans, ministre à 31 ans, prisonnier politique à 36 ans, assassiné à 39 ans... L'auteur a eu accès aux papiers que lui a transmis Madame Jean Zay et aux archives de son plus proche collaborateur, Marcel Abraham. ; "D'origine juive et de souche alsacienne, élevé à Orléans dans la religion protestante, franc-maçon, militant du Parti radical socialiste, Jean Zay fut ministre de l'Education nationale et des Beaux-Arts à 27 ans, et le resta du 5 juin 1936 au 10 septembre 1939, date à laquelle il donna sa démission pour être incorporé sous les drapeaux. M. R. retrace en détail les étapes de sa brillante carrière et son activité débordante : projets de réforme de l'enseignement, législation sur les droits d'auteur, projets de création de l'Ecole nationale d'administration et du Centre national de la recherche scientifique, etc. Le dernier chapitre décrit l'arrestation de Jean Zay en août 1940 à la suite de « l'affaire du Massilia », son emprisonnement et son assassinat, le 12 juin 1944." (Revue française de science politique, 1972) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions LBM, 2014, gr. in-8°, 483 pp, 3e édition revue et augmentée, préface de Christine Levisse-Touzé, 34 pl. de photos hors texte, index, broché, couv. illustrée, bon état
Des politiciens, des historiens, des « témoins » ont trouvé dans les forces de l'ordre un exutoire commode aux incertitudes des Français pendant les années de l'Occupation. Tout n'aurait été possible que par la soumission totale des policiers aux desiderata des Allemands. Dès lors n'ont été mis en relief dans les livres sur l'époque que les différents aspects de ce qu'on a appelé la « collaboration policière », qui n'était en fait, le plus souvent, que l'application des lois de l'État français, dont l'inexistence a été proclamée rétroactivement. Cette « collaboration » a fait l'objet de nombreux ouvrages, qui en complètent d'autres, plus généraux, mais qui n'oublient pas d'évoquer le sujet. Il n'est certes pas rare d'y croiser au détour d'une page des preuves de comportements « déviants » de la part de policiers – ou de gendarmes. Mais nul n'avait jamais souhaité se pencher spécifiquement sur cet aspect des choses au sein de l'institution policière. C'est cette Résistance oubliée qui est ressuscitée ici : la surprise est qu'elle fut plus précoce, plus abondante et plus active qu'on ne l'imaginait. Les archives et témoignages de l'époque ou de l'immédiat après-guerre fournissent un aveu sans équivoque, certes sur les compromissions de l'institution, mais aussi sur l'héroïsme d'une forte minorité de policiers, malgré les risques lourds qu'ils couraient au sein d'une «maison» parcourue, à l'image de la société française, de courants divergents. Une masse passive aux comportements variés, une minorité dangereuse de « légalistes zélé s» flirtant avec la collaboration, quelques admirateurs du Grand Reich, les multiples dénonciations populaires, la surveillance allemande, rendaient la résistance des policiers plus dangereuse qu'au sein de toute autre structure. Ce sont ces braves de l'ombre qui sont ressuscités par ce premier tome, ciblé sur l'ex-département de la Seine (la Préfecture de Police). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Pygmalion, 1989, in-8°, 281 pp, 16 pl. de photos hors texte, un tableau généalogique, broché, bon état, triple envoi a.s. de l'auteur, de Edmond Floquet survivant du maquis Surcouf, et d'un ancien du maquis Surcouf
L'incroyable aventure de Violette Morris (1893-1944), 52 fois internationale, 9 fois championne de France, titulaire de plusieurs records nationaux et mondiaux, ne se raconte pas en trois lignes. Elle se lit, se dévore de la première à la dernière page. Impossible, en effet, de relater brièvement la cascade de péripéties qui jalonnent son extraordinaire existence. Cette passionnante reconstitution historique, présentant tous les ingrédients d'un scénario de film, comble cette lacune. Violette Morris sort de l'ombre et prend la place qui lui revient dans l'inquiétante galerie des personnages de l'histoire. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Presses de la Cité, 1977, gr. in-8°, 254 pp, 16 pl. de photos hors texte, 2 cartes, documents en annexes, broché, couv. illustrée, bon état
Pour montrer l'importance, la vitalité et l'efficacité de la résistance normande, Raymond Ruffin a entrepris de faire revivre quelques uns des principaux groupes de l'armée de l'ombre en Normandie : Maquisards du Calvados, de l'Eure, de la Manche, de l'Orne et de la Seine-Maritime ; Groupes francs de Rouen, du Havre, d'Evreux, d'Alençon, d'Argentan, de Granville, de Vire, d'Elbeuf, d'Avranches, d'Orbec, de Vernon, de Pont-Audemer, d'Yvetot, de Blangy-sur-Bresle, de Domfront, de Ferté-Macé, de Saint-Hilaire du Harcouët ; Réceptionnaires de parachutages de Neufchâtel, de Lyons-la Forêt, de Sées, de Mortagne, de Flers, de Fougerolles-du-Plessis, de Condé-sur-Noireau, d'Ecouché, de Laigle ; Sédentaires du renseignement de Caen, de Saint-Lô, de Falaise, de Mortagne, de Lisieux, de Fécamp, de Vassy, de Thury-Harcourt, de Deauville, de Gisors, des Andelys ; Certes, ils ne figuent pas tous, les valeureux volontaires du combat pour la liberté, mais, à travers l'activité répressive des séides de la Gestapo et de leurs suppôts, qui leur fut si funeste, à travers cet éventail largement ouvert sur la province normande, l'auteur nous montre bien que les Résistants furent, n'en déplaise aux historiographes de bibliothèques, une force essentielle dans les combats pour la libération. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
France-Empire, 2000, gr. in-8°, 333 pp, préface de Michel de Decker, 16 pl. de photos hors texte, glossaire, sources, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
De tout temps, les récits historiques ont souligné le rôle important de l'espionnage, particulièrement dans les domaines politiques et militaires. Cependant il apparut très vite aux manipulateurs que les femmes disposaient, grâce à leur capacité de séduction, d'atouts redoutables. Si c'est au XIXe siècle, avec la constitution des centres de renseignements, que sont recrutés les premiers agents féminins, c'est le XXe siècle qui est la période la plus prolifique en espionnes. Mais en s'aventurant dans le monde du Secret, il est bien souvent difficile de trancher entre légende et réalité. Mata Hari, Marthe Richard, la "Chatte", sont des noms qui viennent immédiatement à l'esprit lorsque l'on évoque l'espionnage féminin. Pourtant, "professionnellement", la première ne brilla pas, le rôle de la seconde fut largement surévalué, quant à la troisième, elle bénéficia d'une étrange mansuétude eu égard à ses agissements criminels ! Paradoxalement, les espionnes les plus efficaces demeurent inconnues. Qui connaît Mademoiselle Docteur, Violette Morris, Christine Granville, Madeleine Bihet-Richou, redoutables auxiliaires pour les services de renseignements qu'elles servaient ? Qui sait que Joséphine Baker fut recrutée par les Services Secrets français et prit des risques considérables par amour de la France ? Qui a entendu parler de Carla Benedix, de Lydia Oswald, d'Hildegarde Burckardt-Beetz, de Carla Capek, de Renata von Natzmer, de Marguerite Francillard, authentiques aventurières de l'espionnage international ? En faisant table rase des extrapolations, des affabulations et des légendes, après quinze années de recherches, d'analyse d'archives, de recueil de témoignages, de déplacements aux quatre coins du monde, Raymond Ruffin est parvenu à faire la lumière sur ces "amazones de l'ombre". Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Presses de la Cité, 1994, gr. in-8°, 318 pp, 16 pl. de photos hors texte, annexes et sources, broché, couv. illustrée, bon état
Ce document, “Résistance normande et Jour J”, dévoile tous les événements, tant du côté anglo-américain qu’allemand, qui, du 31 mai au 6 juin 1944, précédèrent le Débarquement. Bien des points restés obscurs sont enfin éclaircis : le rôle véritable de la Résistance normande dans la préparation d’ « Overlord » ; le décryptage des fameux plans d’intoxication « Fortitude » et « Starkey » ; l’inutilité des bombardements aériens sur certaines villes normandes ; les raisons de l’imbroglio régnant dans les commandements allemands... Raymond Ruffin fait précisément l’inventaire des forces en présence, explique la position du général de Gaulle sur les plans alliés, raconte le débarquement des 177 « Français libres » en Normandie (commando Kieffer), fait revivre les réactions de la population et montre enfin quel fut l’apport considérable de la Résistance normande au Jour J. Il relate aussi, avec un témoignage inédit, le massacre des patriotes, le 6 juin, à la prison de Caen. Dans cet ouvrage construit chronologiquement, quasiment heure par heure, tous les personnages politiques et militaires apparaissent et leur attitude se révèle dans leur rigueur historique. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.