8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 La Couronne Littéraire, 1949, pt in-8°, 262 pp, reliure cartonnée vélin à la bradel, dos lisse à filets dorés, couv. conservées (rel. de l'époque), bon état. Peu courant
Mémoires de Jean Renaud, dit Jean-Renaud (1880-1952), commandant des troupes coloniales, ancien prix Fémina, ancien aide de camp d'Albert Sarraut en Indochine, devenu un des principaux collaborateurs de François Coty au journal L'Ami du Peuple. En 1933, il fonde avec François Coty la ligue fasciste « Solidarité française », dont il prit la tête, et, après la dissolution de cette dernière par le Gouvernement du Front Populaire, anima le Front National, le Parti du Faisceau Français et, sous Vichy, la Jeunesse de France et d'Outre-Mer. Nommé, en juillet 1944, directeur de l'émission de "la France fidèle" a la radiodiffusion nationale, il s'y livrait à une propagande active en faveur du gouvernement de Vichy et des Allemands. Inculpé d'Intelligence avec l'ennemi en 1945, il fut finalement acquitté. Table : 1. Le chemin de la vérité ; 2. L'hôtel du Parc ; 3. Un homme derrière les barreaux (de la IVe République) ; 4. Le cas Laval. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Monaco, Editions du Rocher, 1993, in-8°, 139 pp, lettre-préface de Maurice Druon, broché, couv. illustrée, bon état
Jean-Pierre Renouard (1922-2014) entre dans la Résistance avec son jeune frère Jacques, en septembre 1941, en livrant des valises d'armes de poing à Jean Guyot, dit Gallois, patrons de plusieurs réseaux de la Résistance. Finalement membres du réseau de Dominique Ponchardier, les deux frères sont arrêtés par la Gestapo en mai 1944 et incarcérés au fort du Hâ à Bordeaux, avant d'être déportés au camp de concentration de Neuengamme, près de Hambourg. Son frère Jacques meurt à 20 ans, le 31 décembre 1944, au camp de concentration de Sachsenhausen, près de Berlin. Jean-Pierre Renouard est libéré du camp de Bergen-Belsen, le 15 avril 1945, par les troupes britanniques... — « Je n’ai rien lu, aucune étude, aucun témoignage, qui m’ait procuré un tel sentiment de la réalité concentrationnaire, de son horreur et de ses grandeurs ; et je ne pense pas qu’il en soit qui puisse mieux en donner le sentiment à tous ceux qui auraient pu la connaître, comme à ceux qui étaient trop jeunes alors ou qui sont nés depuis, que ces images, ces instants, ces fragments gravés dans la mémoire la plus profonde, et resurgis quand le temps permet d’en supporter l’aveu, et de surmonter la double pudeur de l’horreur et de la grandeur. L’absence d’effet et d’artifice dans le style, qui est simple et droit, contribue à la noblesse de l’ensemble. Le document est fascinant – si j’ose parler de document et de fascination – aussi bien pour le médecin qui veut comprendre la pathologie concentrationnaire, que pour l’historien, pour le psychologue, le philosophe et même le théologien. Il y a dans ses pages le suprême talent de la vérité. » (Maurice Druon) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Thonon, Chez l'Auteur, 1945, in-12, 382 pp, 16 planches hors texte en fin de volume (portraits de résistants, fac-similés, photos de matériel), broché, couv. illustrée par Pellos, dos bruni recollé, imprimé sur papier de guerre avec visa de censure, état correct. Peu courant
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
France-Empire, 1983, in-8°, 361 pp, 16 pl. de photos hors texte, 4 cartes, qqs fac-similés et plans d'avion, chronologie, broché, bon état
Auteur avec Maurice Bellonte, en 1930, de la première traversée aérienne de l'Atlantique-Nord, d'est en ouest, Dieudonné Costes était une vedette de la conquête de l'air. L'auteur retrace ses différents raids et les records qu'il a battus, les situant parmi ceux de ses concurrents, non sans évoquer les charges qui ont pesé sur lui, à l'issue de la seconde guerre mondiale où il fut peut-être agent double. — "Quel destin étonnant que celui de Dieudonné Costes, l'aviateur fabuleux de l'entre-deux guerres ! Personnage hors du commun, souvent difficile à saisir, il fut motivé à l'extrême. Son ambition, secondée d'un courage exemplaire, lui permit de tout attraper à bras le corps. Comment put-il remettre en jeu toute sa glorieuse carrière et risquer sa tête sur un coup de "poker" dans la déliquescence d'une France occupée par l'ennemi ? On se pose encore la question..." (4e de couverture) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
PUF, 1956, gr. in-8°, 144 pp, biblio, broché, bon état
L'antisémitisme dans l'idéologie nazie (E. Vermeil), La condition des Juifs en France (J. Billig), Les "solutions finales" à la lumière d'Auschwitz-Birkenau (M. Borwicz), Quel est le nombre des victimes ? (L. Poliakov), Documents (M. Mazor), Bibliographie. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
PUF, 1952, gr. in-8°, (2)-110 pp, broché, bon état
La politique russe de l'Italie au printemps 1939 (M. Toscano), L'économie soviétique pendant la guerre (J. Halpérin), La Roumanie et la seconde guerre mondiale (H. Prost), L'Espagne pendant la guerre (P. Vilar), Le système des camps de concentration (G. Tillion), Comptes rendus, Bibliographie. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
PUF, 1952, gr. in-8°, 104 pp, broché, bon état
La responsabilité allemande (E. Vermeil), L'écroulement militaire et l'opinion allemande (F. Boudot), La politique britannique et le crise de la Tchécoslovaquie (W. N. Medlicott), L'économie de guerre britannique (F. Crouzet), Comptes rendus, Bibliographie. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
PUF, 1953, gr. in-8°, 96 pp, broché, bon état
Gouvernement et commandement (II) (Louis Marin), La guerre de Finlande (Général Bourcart), Historiographie ou propagande politique (G. Bourgin), Le procès Graziani (Repaci), Comptes rendus, Bibliographie. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
PUF, 1955, gr. in-8°, 144 pp, broché, bon état
Himmler (E. Vermeil), La Direction des Services de l'armistice à Vichy (II) (M. Catoire), Sur l'économie de guerre des Etats-Unis (J. Néré), Les nationalités au camp de concentration de Neuengamme (L. Maury), Les travaux sur l'histoire de la Seconde guerre mondiale en Angleterre (J. Grunewald), Comptes rendus, Bibliographie. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
PUF, 1955, gr. in-8°, 112 pp, broché, bon état
L'évolution des Etats-Unis vers la guerre (J.-B. Duroselle), La Défense nationale : son organisation entre les deux guerres (J. Vial), Les relations anglo-allemandes (30 septembre 1938 - 28 avril 1939) (Ch. Bloch), Comptes rendus, Bibliographie. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
PUF, 1955, gr. in-8°, 112 pp, broché, état correct
L'attaque allemande sur la Hollande (C. T. de Jong), L'effondrement des frontières roumaines en 1940 (E. C. Ciurea), Les Alsaciens dans la Wehrmacht et la S.S. (M.-J. Bopp), Roosevelt et la reddition inconditionnelle (H. Calvet), Comptes rendus, Bibliographie. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
PUF, 1956, gr. in-8°, 112 pp, broché, état correct
La marche vers la guerre : 1939 (W. N. Medlicott), Le projet d'union franco-britannique de juin 1940 (Léon Noël), La politique allemande de l'URSS (1ère partie) (G. Castellan), La Roumanie de 1939-1947 (J. Vidalenc), Comptes rendus, Bibliographie. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
PUF, 1956, gr. in-8°, 112 pp, broché, bon état
Sur l'Armistice germano-yougoslave (Vl. Dedijer), La Guérilla communiste (A. Fournier), Roosevelt contre De Gaulle (R. Villate), Sur Pétain et Vichy (H. Michel), La Guerre en Extrême-Orient (G. Renondeau), Comptes rendus, Bibliographie. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Charles-Lavauzelle, 1945, in-4°, 172 pp, 5 cartes ou croquis dépliants hors texte, nombreuses illustrations, broché, intérieur gondolé, état correct
Sommaire : I. Emblèmes et drapeaux : La Croix de Lorraine, par le Cdt. du Mesnil (14 pp, 19 gravures et plans, une pl. en couleurs h.t., une pl. de fac-similés en dépliant h.t.). - II. Histoire militaire ancienne et moderne : Le général de Castelnau, par le général H. Colin (13 pp, 6 photos). La dernière campagne de Villars, par le Lt.-Colonel Henri Carré (18 pp, 14 gravures, une carte du théatre des opérations de la campagne de 1733-34 en Italie du nord en dépliant h.t.). L'armée de Rhin-et-Moselle passe deux fois le Rhin, par A. Le Corbeiller (21 pp, 18 gravures, une carte en dépliant h.t.). Ida Saint-Elme, l'amazone de la Bérézina, par Henry Lachouque (10 pp, 6 ill.) - III. La campagne de 1939-1945 : Avec le général Leclerc en Tunisie, par le général Ingold (20 pp, 6 photos). La cictoire de Colmar (12 pp, 7 photos, une carte en dépliant h.t.). Episodes de la libération de la Bretagne (12 pp, 9 photos, une carte de la Région M des F.F.I. en dépliant h.t.). Le maquis de la Loire-Inférieure (11 pp, 9 photos). - IV. A travers l'Empire : La colonne des Haha en 1913, par le général A. Niessel (13 pp, 5 photos et une carte). Le siège d'Agadès (Niger), 1916-1917, par le Cap. R. Gaffiot (11 photos, un croquis et une grande carte en dépliant h.t.) V. Bibliographie : Les revues françaises. Les livres. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Éditions Tiresias, 1992, in-8°, 220 pp, 33 pl. de photos et documents hors texte, mémorial des Eyssois et des familles de disparus, broché, bon état
En octobre 1943, la prison d'Eysses, à Villeneuve-sur-Lot, devient un lieu stratégique où les autorités de Vichy décident de concentrer tous les condamnés politiques de la zone Sud. Le chiffre des prisonniers politiques détenus à Eysses atteindra 1.400 début 1944. Eysses contre Vichy est le récit unique des hommes, – tant par leur part dans la résistance, – tant par leur comportement en prison, – tant part leur attitude en déportation – que part leur combat d’hier jusqu’à nos jours, qui surent en plus conjuguer le mot humanité. De leur expérience au bagne d’Eysses (47), ils donnèrent sens et existence aux mots : Vie, Liberté, Respect, Solidarité, Culture, Démocratie, Instruction, République. Après leur insurrection, ils furent pour leur très grande majorité déportés au camp de la mort lente de Dachau. 12 furent fusillés par les GMR... — "En 1943, toutes les prisons de France regroupent des “terroristes” : le gouvernement de Pétain-Laval ne reconnaît pas de détenus politiques ; pourtant en regroupant, à l'automne 43, a la Centrale d'Eysses prés de Villeneuve-sur-Lot, des centaines d'emprisonnés politiques jusqu'alors disséminés dans diverses prisons (de la zone sud en majorité), il s'agissait pour lui de mieux empêcher les évasions qui se multipliaient dans les petites prisons, en même temps que de garder sous la main une masse d'otages tout désignés. Les 1200 détenus sont représentatifs de la Résistance considérée dans la diversité de ses composantes et de ses formes d'action. Mais “frères d’armes”, déjà organises, dés les premiers jours, les détenus patriotes et anti-fascistes élisent une délégation générale des différents “préaux” qui réussit a arracher à la direction de la Centrale des avantages (droit de fumer, d'enseigner, d’envoyer et recevoir des lettres...) qui permettent, entre autres, a l'organisation clandestine “militaire” de se renforcer sous couvert d'activités sportives. Bien vite, le collectif prend en main toute la vie quotidienne des détenus, sans un esprit de solidarité qui a imprégné ces militants bien au-delà des quelques mois passés à Eysses, et dont témoigneront les quelques survivants rescapés des camps ou les hitlériens, “conscients du danger que leur faisait courir ce rassemblement de patriotes indomptables, merveilleusement unis et organisés”, les avaient déportés après que Vichy les eut remis aux autorités allemandes en mai 44. En effet, tout entière tournée vers la perspective d'une évasion collective, I'héroïque action du bataillon d’Eysses, entreprise le 19 février 44, a échoué : livrant combat à armes inégales contre des GMR abrités dans des blockhaus qu'a fait élever récemment le nouveau directeur du fort (un colonel milicien nommé a la suite de l'évasion réussie, le 3 janvier, de 54 détenus politiques français et anglais), et malgré la complicité de quelques gardiens et l'attente des groupes locaux de résistance, les détenus, pris sous les mitraillettes et les grenades des miradors, durent se rendre plutôt que d'attendre le carnage (les Allemands alertés se préparaient à bombarder la partie de la prison tenue par les insurgés). Sans doute faut-il chercher la cause de cet insuccès en partie aussi dans la mauvaise liaison avec la Résistance à l'extérieur : l'insurrection à l'intérieur de la Centrale devait être appuyée par une action des Groupes Francs de Lyon à l'extérieur (sous la direction du COMAC). En février, sachant ne plus pouvoir compter sur une aide extérieure rapide et efficace, le collectif décide de l'action : on ne peut risquer de voir les miliciens découvrir les armes cachées à l'intérieur, et d'autre part les combattants libérés pourront former un noyau de résistance renforçant les actions des bataillons Soleil, Hercule, Carlos de Dordogne-Sud (eux-mêmes constituant un important élément de diversion pour soulager les maquis de Savoie). Il faut lire le récit détaillé de ce combat, avec ses moments d'espoir et de repli, les multiples actes d’héroïsme de la part de ces hommes jeunes (moyenne d'âge : 28 ans) mais ayant déjà de nombreuses luttes et actions derrière eux (y compris dans la guerre d'Espagne) : il faut lire le récit de sa féroce répression par les miliciens (12 fusillés le 23 février) et l'horrible rappel des conditions de la déportation, dans des wagons à bestiaux ou les hommes sont entassés sans nourriture, et, plus horrible encore, sans eau (d'où l'hécatombe du convoi de la mort, de Compiégne à Dachau, 2-5 juillet 44). Ce livre écrit par Michel Reynaud à la demande de I'Amicale d’Eysses, après et d'après celui de Jean-Guy Modin, maintenant épuisé, en citant les noms et les actions de nombreux combattants de l'ombre, rappelle utilement qu'au-delà des statistiques et des explications historiques, c'est l'engagement individuel dans l'esprit de révolte et de désobéissance au “désordre établi” et à la honte comme politique qui a été le terreau de la Résistance..." (Claude Papp, Gavroche, 1993) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Éditions Tiresias, 1992, in-8°, 220 pp, 33 pl. de photos et documents hors texte, mémorial des Eyssois et des familles de disparus, reliure toile rouge de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, bon état. Un des ex. du tirage de tête ; 721 ex. numérotés de 1 à 721, tirés sur papier vergé et reliés pleine toile
En octobre 1943, la prison d'Eysses, à Villeneuve-sur-Lot, devient un lieu stratégique où les autorités de Vichy décident de concentrer tous les condamnés politiques de la zone Sud. Le chiffre des prisonniers politiques détenus à Eysses atteindra 1.400 début 1944. Eysses contre Vichy est le récit unique des hommes, – tant par leur part dans la résistance, – tant par leur comportement en prison, – tant part leur attitude en déportation – que part leur combat d’hier jusqu’à nos jours, qui surent en plus conjuguer le mot humanité. De leur expérience au bagne d’Eysses (47), ils donnèrent sens et existence aux mots : Vie, Liberté, Respect, Solidarité, Culture, Démocratie, Instruction, République. Après leur insurrection, ils furent pour leur très grande majorité déportés au camp de la mort lente de Dachau. 12 furent fusillés par les GMR... — "En 1943, toutes les prisons de France regroupent des “terroristes” : le gouvernement de Pétain-Laval ne reconnaît pas de détenus politiques ; pourtant en regroupant, à l'automne 43, a la Centrale d'Eysses prés de Villeneuve-sur-Lot, des centaines d'emprisonnés politiques jusqu'alors disséminés dans diverses prisons (de la zone sud en majorité), il s'agissait pour lui de mieux empêcher les évasions qui se multipliaient dans les petites prisons, en même temps que de garder sous la main une masse d'otages tout désignés. Les 1200 détenus sont représentatifs de la Résistance considérée dans la diversité de ses composantes et de ses formes d'action. Mais “frères d’armes”, déjà organises, dés les premiers jours, les détenus patriotes et anti-fascistes élisent une délégation générale des différents “préaux” qui réussit a arracher à la direction de la Centrale des avantages (droit de fumer, d'enseigner, d’envoyer et recevoir des lettres...) qui permettent, entre autres, a l'organisation clandestine “militaire” de se renforcer sous couvert d'activités sportives. Bien vite, le collectif prend en main toute la vie quotidienne des détenus, sans un esprit de solidarité qui a imprégné ces militants bien au-delà des quelques mois passés à Eysses, et dont témoigneront les quelques survivants rescapés des camps ou les hitlériens, “conscients du danger que leur faisait courir ce rassemblement de patriotes indomptables, merveilleusement unis et organisés”, les avaient déportés après que Vichy les eut remis aux autorités allemandes en mai 44. En effet, tout entière tournée vers la perspective d'une évasion collective, I'héroïque action du bataillon d’Eysses, entreprise le 19 février 44, a échoué : livrant combat à armes inégales contre des GMR abrités dans des blockhaus qu'a fait élever récemment le nouveau directeur du fort (un colonel milicien nommé a la suite de l'évasion réussie, le 3 janvier, de 54 détenus politiques français et anglais), et malgré la complicité de quelques gardiens et l'attente des groupes locaux de résistance, les détenus, pris sous les mitraillettes et les grenades des miradors, durent se rendre plutôt que d'attendre le carnage (les Allemands alertés se préparaient à bombarder la partie de la prison tenue par les insurgés). Sans doute faut-il chercher la cause de cet insuccès en partie aussi dans la mauvaise liaison avec la Résistance à l'extérieur : l'insurrection à l'intérieur de la Centrale devait être appuyée par une action des Groupes Francs de Lyon à l'extérieur (sous la direction du COMAC). En février, sachant ne plus pouvoir compter sur une aide extérieure rapide et efficace, le collectif décide de l'action : on ne peut risquer de voir les miliciens découvrir les armes cachées à l'intérieur, et d'autre part les combattants libérés pourront former un noyau de résistance renforçant les actions des bataillons Soleil, Hercule, Carlos de Dordogne-Sud (eux-mêmes constituant un important élément de diversion pour soulager les maquis de Savoie). Il faut lire le récit détaillé de ce combat, avec ses moments d'espoir et de repli, les multiples actes d’héroïsme de la part de ces hommes jeunes (moyenne d'âge : 28 ans) mais ayant déjà de nombreuses luttes et actions derrière eux (y compris dans la guerre d'Espagne) : il faut lire le récit de sa féroce répression par les miliciens (12 fusillés le 23 février) et l'horrible rappel des conditions de la déportation, dans des wagons à bestiaux ou les hommes sont entassés sans nourriture, et, plus horrible encore, sans eau (d'où l'hécatombe du convoi de la mort, de Compiégne à Dachau, 2-5 juillet 44). Ce livre écrit par Michel Reynaud à la demande de I'Amicale d’Eysses, après et d'après celui de Jean-Guy Modin, maintenant épuisé, en citant les noms et les actions de nombreux combattants de l'ombre, rappelle utilement qu'au-delà des statistiques et des explications historiques, c'est l'engagement individuel dans l'esprit de révolte et de désobéissance au “désordre établi” et à la honte comme politique qui a été le terreau de la Résistance..." (Claude Papp, Gavroche, 1993) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Paris, 1946, in-8°, 22 pp,
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
New York, Vintage Books, 2003, in-8°, xii-335 pp, 16 pl. de photos hors texte, cartes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état. Texte en anglais
... Rhodes gives full weight, for the first time, to the Einsatzgruppen's role in the Holocaust. These "special task forces," organized by Heinrich Himmler to follow the German Army as it advanced into Poland and Russia, were the agents of the first phase of the Final Solution. They murdered more than 1.5 million men, women, and children between 1941 and 1943, often shooting them into killing pits, as at Babi Yar... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1975, in-8°, 318 pp, biblio, cart. éditeur, sans la jaquette, bon état, envoi a.s. à Philippe Bouvard
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Baudinière, 1944, in-12, 286 pp, broché, bon état
Souvenirs d'un artilleur d'une Batterie divisionnaire anti-chars à matériel de 47mm hippomobile. —1. La drôle de guerre ; 2. En guerre ; 3. Veille de Paix. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Centre Jouffroy - JRSC Editions, 1994 in-8°, (20)-428 pp, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
"Ce récit relate les expériences d'un officier de réserve d'artillerie montée, en France, dans les premiers temps de la deuxième guerre mondiale. Il commence et s'achève à Paris. Entre les deux, la drôle de guerre, en position sur la ligne Maginot, puis la grande offensive de chars de la Somme. C'est ensuite la retraite vers le sud, en passant par Paris, le jour même de son occupation par les Allemands. C'est une histoire simple, celle d'un régiment comme beaucoup d'autres, qui a dû faire face à une tâche au-dessus de ses forces. Il n'y a pas de gloire dans la défaite. Le soldat qui retourne de la guerre vaincu, sait qu'à l'épreuve d'un combat inégal, s'ajoutera l'amertume de la défaite. Mais la mémoire de mon régiment perdu et de la conduite des gradés et des canonniers a toujours été pour moi un motif de fierté, une raison d'espérer". (J. Riboud, juin 1941) — Cette narration faite par l'auteur des événements auxquels il a participé est complétée par des réflexions sur les choix militaires et politiques qui les ont précédés. Dans ces pages réalistes et lucides, parfois teintées d'humour, Jacques Riboud donne avant tout un bel exemple de courage serein et d'esprit positif. Ainsi détaille-t-il le nouveau modèle d'affût qu'il a dessiné et réalisé à partir de l'expérience acquise au combat, et qui a été à l'origine de son activité dans l'armement, aux Etats-Unis et au Canada, pendant plusieurs années. Jacques Riboud a écrit de nombreux ouvrages, la plupart à contre-courant des idées dominantes, et il s'est efforcé de mettre en pratique ses propositions: sur le pétrole, contre le gigantisme industriel (Théorie des Raffineries grappes, 1962); sur le développement urbain, contre la mode des « grands ensembles » préconisée par Le Corbusier (La Ville Heureuse, 1971); sur les mines de charbon, pour retarder leur fermeture (Extraction du carbone diffus, 1975); sur la monnaie européenne, pour promouvoir un euro constant qui retrouve le mérite de l'étalon-or au lieu de s'aligner sur les monnaies en usage (Mécanique des monnaies, 1980). Ces « souvenirs » sont, eux aussi, à contre-courant, car ils montrent les hommes et les femmes, les militaires et les civils, tels que l'auteur les a vus en juin 1940, au combat et sur les routes; et autrement que ne les peignent, le plus souvent, les écrits sur ce temps-là. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Bruxelles, André Versaille éditeur, 2008, in-8°, 279 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
"Lionel Richard livre ici un portrait, non une biographie, de Joseph Goebbels. Lionel Richard se méfie des reconstructions « où se complaisent tous les sophistes qui se dérobent aux analyses sociales » (p. 271). Ce refus d’une « psychiatrisation de l’Histoire » (idem), s’accompagne de la méfiance envers les sources – les premiers portraits de Goebbels sous le IIIe Reich sont apologétiques – et la littérature historique d’après 1945 sur le sujet, manifestant bien souvent « au mieux, une attirance pour le romanesque » (p. 273). (...) Le sel du portrait tient d’abord à la mise en évidence des manipulations auxquelles Goebbels se livre pour conforter l’image du parti, le charisme du chef. Il modifie ainsi la voix d’Hitler à la radio pour lui donner plus de substance, de pouvoirs de séduction. Il est aussi à l’origine des cérémonies funèbres données pour les « martyrs » de la cause nazie, comme Horst Wessel. En matière de propagande, Goebbels se montre attentif à tout, maniant le ciseau et les coupes... Écrit d’une plume alerte, Goebbels portrait d’un manipulateur, est une bonne introduction à la lecture de son journal, réédité il y a peu (Tallandier, 2005). Les chapitres consacrés par Lionel Richard aux ambitions littéraires de Goebbels s’avèrent ici précieux pour comprendre que le carnet n’est pour lui qu’un lieu où se projeter dans la postérité et aussi se protéger de celle-ci. Par touches, Lionel Richard a su composer un portrait attentif aux analyses sociales." (Vincent Chambarlhac, Cahiers d’histoire, 2009) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1947, in-12, 290 pp, 2e édition revue (la première a paru à Alger en 1945 sous le titre : La Bissectrice de la guerre), nombreux documents en annexes, broché, papier jauni comme toujours, bon état, envoi a.s. au philosophe Louis Lavelle
"Il apparaît tout à fait clair, sans s’avancer plus avant dans l’analyse politique de la période – il suffit de se reporter, notamment aux ouvrages postérieurs de Robert Paxton et de quelques autres sur ce sujet, que novembre 1942 aura bien été la « bissectrice » de la guerre, ou, comme l’a écrit Raymond Aron, « la date de la rupture essentielle, radicale, finale ». C’est le moment où tout a changé, en même temps que le vent a commencé à tourner : les forces de l’Axe perdirent l’initiative, au plan des opérations militaires, à Stalingrad, en Tunisie, après El Alamein, et dans le Pacifique, mais aussi dans le domaine politique..." (Pierre de Longuemar, Guerres mondiales et conflits contemporains, 2009) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Olivier Orban, 1990, in-8°, 376 pp, 8 pl. de photos hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
La vie quotidienne des Français, inconnus ou célèbres, au front ou à l'arrière, pendant les huit mois qui ont précédé l'offensive allemande. — En 250 jours, du 2 septembre 1939 au 10 mai 1940, la France va basculer de la paix au drame de la débâcle. Que savons-nous de la vie des paysans, des 350.000 Alsaciens-Lorrains repliés en Périgord et en Limousin, des communistes passés dans la clandestinité, des fantassins de la ligne Maginot et des Parisiens touchés par les premières restrictions ? Grâce à l’étude des carnets ou journaux personnels, de la presse de l’époque et des recherches souvent inédites, Philippe Richer retrace cette "Chronique du temps détruit", selon la belle expression de Paul Nizan, mort au champ d’honneur en mai 1940. L’auteur nous raconte aussi bien des difficultés des millions de Français lancés sur les routes d’un premier exode aujourd’hui oublié que le bonheur de voir Maurice Chevalier accomplir la tournée des popotes. Voici l’histoire de ces Français, taraudés par l’attente et résignés à la guerre, alors que s’ouvre le plus grand conflit de tous les temps. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Nouvelles éditions Debresse, 1964, pt in-8°, 127 pp, broché, non coupé, bon état
Souvenirs du 2 septembre 1939 au 20 novembre 1940. L'auteur a combattu en Moselle, dans le Bas-Rhin, en Meurthe-et-Moselle, dans la Meuse et les Ardennes. Fait prisonnier à Verdun, il voyage à travers la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne puis l'Autriche jusqu'au camp de Krems. Il est envoyé ensuite au camp de Bruck-s-Mur en Styrie. Fatigué par le dur labeur du camp de travail, il est renvoyé en France via la Suisse jusqu'à Pau où il est démobilisé. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.