8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 P., Omnibus, 2010, in-8°, 1152 pp, avant-propos, choix et commentaires de Jacques Pessis, préface et conseils historiques de Jean-Louis Crémieux-Brilhac, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Un document historique exceptionnel : les textes de la mythique émission de la France Libre à Londres, Les Français parlent aux Français. — Le 18 juin 1940, sur les ondes de la BBC à Londres, un général prend la parole pour demander aux Français de poursuivre la lutte. Message fondateur, l'Appel du général de Gaulle, en donnant naissance à la France Libre, marque également le coup d'envoi d'une aventure singulière, celle d'une poignée de réfractaires qui, au micro de Radio Londres, multipliera quotidiennement de juin 1940 à octobre 1944 les messages d'espoir et de combat pour le peuple de France placé sous la botte nazie. Les voix qui deviendront familières, celles de Maurice Schumann, de René Cassin ou de Jacques Duchesne, voisinent avec celles des témoins anonymes et des grandes consciences nationales, tels Georges Bernanos ou Jules Romains ; toutes clament leur foi en la France éternelle et en la victoire finale, leur amour de la liberté. Ce premier volume couvre la première année de l'Occupation, alors qu'en France se met en place le gouvernement de Vichy et que l'Angleterre résiste avec succès aux assauts de l'aviation allemande. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
France-Empire, 1958, pt in-8°, 411 pp, traduit de l'allemand, 8 pl. de photos hors texte, broché, couv. factice très bien réalisée à partir d'une reproduction en couleurs de la jaquette originale, bon état
Souvenirs de l'amiral commandant en chef la flotte allemande jusqu'en janvier 1943. Erich Johann Albert Raeder (1876-1960) a servi dans la marine allemande au cours de la Grande Guerre et de la Seconde Guerre mondiale. Officier général de la Reichsmarine pendant l'entre-deux guerre, puis de la Kriegsmarine sous le Troisième Reich, il atteint le plus haut rang de la hiérarchie militaire navale, celui de Grand Amiral, en 1939. Il dirige la Marine allemande jusqu'à sa démission en 1943, date à laquelle il est remplacé par Karl Dönitz. Il est condamné à la prison à vie au tribunal de Nuremberg et est libéré en 1955 pour raisons médicales. — "Entré dans la marine impériale en 1895, Erich Raeder est chef d'état-major de l'amiral Hipper à la bataille du Jutland. Peu avant la révolte des marins, prélude de la révolution de 1918, il est appelé à Berlin où il joue un rôle de plus en plus déterminant dans l'organisation de la nouvelle marine définie par le traité de Versailles. En 1928, il en devient le chef. Quand Hitler arrive au pouvoir, en janvier 1933, l'amiral Raeder préside à l'extraordinaire expansion d'une marine qui se promet d'être millénaire et qui va sombrer, au bout de douze années, sous une tempête de sang et d'horreurs... Condamné par le tribunal international de Nuremberg, il est libéré de la prison de Spandau, en 1955, à l'âge de 80 ans. L'homme qui a façonné la Kriegsmarine, qui en a été la figure de proue pendant quinze ans, nous livre son histoire déterminante, dramatique et passionnée. Il revendique hautement ses responsabilités... « Ma vie » du grand amiral Raeder est un document d'un intérêt exceptionnel. Il apporte une contribution essentielle à l'histoire de l'Europe et du monde." (2e plat de la jaquette) — "La vie du Grand-Amiral Raeder, qui dirigea la marine allemande de 1928 à 1943, a été tout entière consacrée à celle-ci, au cours d’une carrière de près de cinquante ans. Il connut la marine allemande à ses grandes étapes : au moment où elle se constituait pour la première fois, au moment où elle était engagée dans la Première Guerre mondiale, au moment où elle se reconstituait pendant l’entre-deux-guerres, enfin au moment où elle se trouvait à nouveau au combat pendant la Seconde Guerre mondiale. Pour le lecteur d’aujourd’hui, ce sont évidemment les dernières périodes qui sont les plus intéressantes. Le Grand-Amiral expose, de façon très claire et fort simple, sur quelles données s’est reformée la marine allemande, lorsque Hitler se fut affranchi des stipulations du Traité de Versailles, puis comment la guerre sur mer a été menée par l’Allemagne dans les premières années du dernier conflit. Une figure domine : celle de Hitler ; sa personnalité s’éclaire d’un jour nouveau chaque fois qu’un des grands acteurs allemands du drame raconte ses mémoires. Pour le Grand-Amiral Raeder, Hitler reste un homme au caractère changeant, malgré sa détermination, une nature secrète, malgré les nombreux entretiens qu’il accordait aux grands chefs militaires et les grands discours qu’il leur adressait. Il est curieux, voire stupéfiant, de voir comment le responsable de la marine allemande était mal orienté par le Führer et devait déduire de ce qu’il disait et plus souvent de ce qu’il ne disait pas, les directives qu’il y avait lieu d’appliquer. Souvent en désaccord avec Hitler, le Grand-Amiral Raeder trouvait, dans la haute conception qu’il s’était faite de ses devoirs, une ligne de conduite à laquelle il restait fidèle. Son amour passionné de la marine, son désir de servir avec droiture, l’objectivité avec laquelle il envisageait les problèmes qui lui étaient soumis et ceux qui pourraient lui être proposés, lui masquaient quelque peu les conditions réelles dans lesquelles Hitler menait sa politique à l’intérieur même de l’Allemagne et hors de ses frontières. Aussi peut-on aisément croire l’Amiral Raeder lorsqu’il affirme qu’il eut connaissance pour la première fois au procès de Nuremberg, où il figurait avec les autres chefs allemands poursuivis comme criminels de guerre, des faits monstrueux qui étaient reprochés au régime nazi. Le récit du procès de Nuremberg, et le jugement qu’il porte sur lui, ne sont pas les parties les moins intéressantes du livre, dont les dernières pages ne manquent pas de grandeur. La traduction est particulièrement claire." (Jean Némo, revue Défense Nationale, 1959) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 1997, gr. in-8°, 322 pp, 8 pl. de photos hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"Gilles Ragache, dans cette étude très fouillée, nous introduit dans ce monde ignoré de l’histoire de la guerre, celui des enfants. Derrière le drame, celui de la défaite, de l’exode, de l’occupation, avec son cortège de pères disparus, de pères prisonniers, de bombardements, d’enfants juifs déportés, la vie continue. L’auteur nous décrit le quotidien de cette enfance qui passe par la cour de récréation, par le « ciné », par la lecture des journaux pour enfants qui épousent à des degrés divers les idéologies de l’époque. C’est une part importante du livre, G. Ragache a tout lu de cette littérature enfantine. Il a rencontré de très nombreux témoins, plus particulièrement en Normandie, sa terre d’origine, région particulièrement éprouvée en 1940 et en 1944. Les enfants parlent, se souviennent, fantasment, reconstruisent et apparaissent comme des témoins privilégiés, hors des présupposés culturels, des idéologies, malgré l’enjeu politique dont ils sont l’objet. Cette génération d’enfants, celle du maréchal, on surveillera ses lectures, on essaiera d’encadrer, d’organiser ses activités dans un souci d’endoctrinement, de création d’une jeunesse sur un modèle unique. Dans l’ensemble, les mouvements de jeunesse, à l’exception de quelques groupements très politisés, ne s’engageront que timidement dans cette voie. Comme l’analyse fort bien Gilles Ragache, il s’agit d’une génération d’enfants où en définitive, on est peu adolescent, l’absence des pères, près de 2 millions de prisonniers, amène à une évidente responsabilisation, mais aussi à une augmentation de la délinquance juvénile qui ressemble à celle des adultes. Délinquance, sur fond de marché noir, de trafic de toutes sortes, où malgré le discours moral officiel progressivement disqualifié, le jeune a bien du mal à repérer la frontière entre l’interdit et ce qui relève de l’indispensable système « D ». On retrouvera au moment de la Libération, écrit G. Ragache, des bandes d’enfants vivant de rapine, de mendicité..." (Jacques Bourquin, Revue d’histoire de l’enfance « irrégulière », 2000) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions du Cygne, 2019, in-8°, 216 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Quand l’Histoire piétine les boîtes à musique des histoires familiales, quand il ne reste aux survivants que des mémoires blessées, il revient aux descendants de redécouvrir leur petite musique filiale, la seule qui leur permette d’affirmer leur pleine identité. C’est ainsi que Monique Raikovic est parvenue à se trouver en renouant avec des origines juives ashkénazes enracinées dans l’Odessa de l’empire tsariste : « En mars 1943, j’ai eu cinq ans. C’était la guerre, nous raconte-t-elle. Ma mère me disait souvent que j’avais de la chance, beaucoup de chance, ce qui m’exaspérait. Parce que je percevais ces propos comme un reproche, comme si elle me signifiait du même coup que cette chance, je ne la méritais pas. Je ne devais en comprendre la signification qu’en 1946. Mais en s’expliquant ma mère me chargeait d’un secret : personne dans notre entourage ne devait savoir qu’elle était d’origine juive. Du même coup, elle me rendait incompréhensibles ses parents, si différents de mes grands-parents paternels. J’avais huit ans. À cet âge, on ne trahit pas un secret, jamais. On ne sait pas, non plus, qu’au fil des années, on va se construire avec, puis, contre ce secret. Mais, quand on parviendra à se libérer de son emprise, on découvrira que celui-ci nous a fait ce qu’on est devenu. » Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albin Michel, 1972, in-8°, 309 pp, index, broché, bon état
"Très intéressant témoignage direct sur la période 1939-1945. L'auteur, secrétaire général à la Cour de Cassation à la veille de la guerre, reprend les notes personnelles prises au fil des événements et, de son pittoresque passage à l'Amirauté en qualité de matelot réserviste à la libération de Paris, nous apporte en particulier sur la personnalité de Darían, sur la carrière et l'attitude du Premier Président de la Cour de Cassation Pierre Caous, chargé de conduire le procès de Riom, une documentation de première main, avec le filial souci de redresser pour la postérité l'image de ce haut Magistrat son chef et ami, qui nous est présenté comme « un seigneur de la justice » et que le Maréchal Pétain avait désigné en qualité de membre du Collège de sept personnes appelé à pourvoir « à la suppléance et à la succession du chef de l'Etat » (acte constitutionnel n° 4 sexies)... D'utiles annexes – sur les notes obtenues par Darlan au cours de sa carrière militaire, sur l'ultime message de Pétain, sur les réactions de Pierre Caous à propos de la Cour Suprême de justice qu'il présidait – complètent ce livre vivant, minutieusement écrit et qui, sans toujours nous convaincre constituera de toute facon un ouvrage de référence pour les historiens de la guerre." (La Revue administrative, 1972) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albin Michel, 1963, pt in-8°, 523 pp, 56 photos hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats lég. salie, bon état
"Une biographie du général Weygand, pleine de sympathie à son égard. G. R. a eu en communication bon nombre de textes inédits..." (Revue française de science politique, 1964) — Maxime Weygand (1867-1965), adjoint de Foch en 1914, généralissime en 1940, favorable à l'armistice, incarna, dans la politique de Pétain, les velléités de résistance à l'Allemagne. Membre de la Commission d'Instruction de la Haute Cour, l'auteur a directement participé à l'instruction de l'affaire Weygand après le retour du général de sa captivité en Allemagne et à l'issue de son arrestation sur l'ordre du général de Gaulle. — L'auteur d'« Un soldat dans la tourmente » ne s'est pas borné à relater comment un enfant, né à Bruxelles le 21 janvier 1867, de père et mère inconnus, devint le bras droit du plus illustre de nos maréchaux, ensuite Commandant en chef de nos forces armées, puis Proconsul en Afrique, avant d'être incarcéré en Allemagne, détenu en France et finalement dispensé de comparaître devant la Haute Cour. En réalité, le jeune Maxime, après avoir été reconnu, en 1888, par François Weygand, est devenu le personnage central d'une oeuvre qui ressuscite des péripéties peu communes et met en scène les hommes exceptionnels qui en furent les protagonistes ou les héros. Décrivant les étapes primordiales de la longue existence de cet homme rigide et entier, « ombrageux et violent » qu'est le Général d'armée Weygand, Guy Raissac évoque sous un éclairage nouveau certains aspects dramatiques ou parfois saugrenus des évènements souvent confus, contradictoires et âprement controversés qui se sont déroulés de 1940 à nos jours. L'auteur, après de minutieuses recherches et maintes vérifications, relie entre eux, pour la première fois, des faits peu compréhensibles jusqu'alors. Il compose un portrait vivant de ceux qui, sur des plans différents et à des degrés divers, eurent un rôle à remplir au cours de ces années cruciales. Cette vaste fresque littéraire et historique entraîne le lecteur de la France occupée à la capitale britannique, de l'Afrique au Moyen-Orient et à l'Allemagne en guerre. Elle dépeint au passage les coulisses de l'Assemblée Nationale à Vichy, relate les délibérations secrètes de l'hôtel du Parc ou du Palais d'Hiver à Alger, évoque même les réactions de l'Académie française lors des temps difficiles. Elle retrace la mise en route laborieuse de la Haute Cour de Justice, de la Libération, et éclaire certains incidents curieux ou significatifs survenus au cours du procès Pétain. L'exposé détaillé du long conflit qui a opposé Weygand à De Gaulle permet à l'auteur de révéler quelques données particulières de l'antagonisme aussi pénible que fondamental qui a, peu à peu, mais inexorablement, dressé Pétain et De Gaulle face à face. Il décrit à cette occasion, et pour la première fois, les phases les plus caractéristiques du contentieux judiciaire dont, au cours de l'été 1940, Charles de Gaulle fut la victime, à titre d'ailleurs symbolique et analyse les mesures de révision qui en furent la conséquence. L'affrontement durable et souvent passionné qui a successivement mis aux prises le Général Weygand avec Pierre Laval et avec l'Amiral Darlan est relaté, tout au long, avec une complète impartialité. Telle est la substance d'un ouvrage qui comporte maintes révélations inédites et nombre de mises au point historiquement nécessaires. En le rédigeant, son auteur, réputé pour son indépendance d'esprit, sa pondération et sa probité intellectuelle, a eu le souci constant de sauvegarder son entière liberté d'appréciation à l'égard de tous. Il a entendu ne servir que la seule vérité. (4e de couverture) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Levallois-Perret, Manya, 1991, in-8°, 414 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Contrairement à une légende tenace, Drancy ne fut pas qu'un simple camp de transit. À seulement quelques kilomètres de Paris on entrait dans la mort. La violence et les souffrances physiques infligées aux déportés montrent à quel point Drancy était bien un camp de concentration très ordinaire. D'août 1941 à août 1944, 67.000 Juifs de France ont transité par le camp de Drancy. Moins de 2.000 d'entre eux reviendront des camps d'extermination. Avec l'appui de nombreuses archives et de très riches témoignages, le livre jette une lumière crue sur le fonctionnement de ce camp et surtout sur le rôle central de la police et de l'administration française dans son organisation. Placé sous l'autorité de la préfecture de police, il fut administré et gardé uniquement par des policiers et des gendarmes français jusqu'en juin 1943. Grâce à des archives inédites et de nombreux témoignages, ce livre dévoile des faits historiques trop vite passés sous silence... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mazarine, 1985, in-8°, 361 pp, index, broché, couv. illustrée, bon état
"Le livre suit, quinze années durant, des exilés d'Europe centrale, polonais pour moitié, chassés de leur pays par l'antisémitisme, et qui ont abandonné « la Torah de leur enfance » pour « Le capital et les œuvres complètes de Lénine » (p. 16). Comment ce petit peuple d'ouvriers et d'étudiants a-t-il vécu à l'ombre du Parti communiste et de ses organisations de masse, la MOI en particulier ? C'est ce que nous montre M. Rajsfus sans détours. Il nous promène du début des années 1930 à l'après-Libération via le Front populaire et la guerre d'Espagne, le pacte germano-soviétique et la Résistance. Chemin faisant, il prend un malin plaisir à placer ses acteurs et ses témoins devant leurs contradictions : comment ont-ils pris les « virages à 180° » du Parti, du mois d'août 1939 au printemps 1941 ? Comment y ont-ils réagi ? Ont-ils été des combattants « internationalistes » ou des résistants « antiboches » ? Ont-ils été des combattants à part entière ? On se chargea vite de les décevoir, au PCF comme dans l'armée « amalgamée », après la Libération ; je ne parle pas des désillusions qui les attendaient plus tard dans leurs pays d'origine où « se construisait le socialisme ». (...) Construit à partir de témoignages souvent inédits, cet ouvrage est utile sur une question trop longtemps occultée. Il aurait cependant gagné à être parfois moins diffus et moins polémique aussi. Ce sont les défauts de ses qualités." (Claude Lévy, Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 1985) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Cherche Midi, 1995, in-8°, 286 pp, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Documents)
L’affaire Bousquet (il fut secrétaire général à la police d’avril 1942 à décembre 1943) a remis en lumière le rôle de la police française pendant l’Occupation. Mais, au-delà des responsabilités d’un homme, fussent-elles accablantes, il était temps d’étudier le comportement des policiers, à tous les stades de la hiérarchie, durant ces années noires. Témoignages et documents à l’appui, dont nombre d’inédits, Maurice Rajsfus démontre que si certains « collaboraient le jour pour mieux résister la nuit », la plupart des policiers anticipèrent et outrepassèrent les ordres de Vichy pour plaire aux autorités d’Occupation, Gestapo en tête. Plus de 200.000 personnes furent déportées après leur arrestation par la police française entre 1940 et 1944. La plupart d’entre elles auraient, à n’en pas douter, échappé aux griffes des nazis sans cette participation française aux répressions raciales et politiques. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Cherche Midi, 2002, gr. in-8°, 270 pp, 8 pl. de fac-similés et un dessin hors texte, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Documents)
Maurice Rajsfus a eu accès à de nombreuses pièces d'archives inédites et à des documents récemment mis au jour. Il a pu ainsi reconstituer une des pages les plus sombres de l'Occupation. Le port obligatoire de l'étoile jaune, imposé aux Juifs de la zone occupée, en application de la 8e ordonnance du 29 mai 1942, n'est que l'une des mesures répressives décidées par la Gestapo mais appliquée par les policiers français. Les étoiles jaunes seront délivrées dans les commissariats de police et non dans les officines de la Gestapo. À partir du 7 juin 1942, premier jour du port de l'étoile jaune, dès l'âge de six ans, la vigilance policière sera sans faille, et de nombreuses personnes seront arrêtées, internées puis déportées sous les prétextes les plus divers : sur les mains courantes des commissariats sont évoquées les étoiles mal cousues, peu visibles ou mal détourées. Il est également question du comportement "arrogant" des victimes. En cette circonstance, comme pour les déclarations des Juifs dans les commissariats, en octobre 1940, ou la réquisition des postes de TSF ou des récepteurs de téléphone l'année suivante, la police française fera respecter l'ordre nazi avec un zèle qui lui vaudra les éloges de ses maîtres. Cinq semaines plus tard, ce sera la rafle du 16 juillet 1942. Maurice Rajsfus relate ensuite dans “Jeudi noir” comment sa famille fut arrêtée à Vincennes. Lui et sa soeur aînée furent libérés, mais ses parents, déportés à Auschwitz, ne reviendront pas. Un récit émouvant et sans complaisance. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Besançon, L'Amitié par le Livre, 1990, gr. in-8°, 214 pp, illustrations dans le texte, 2 cartes hors texte, broché, couv. illustrée, édition originale, un des 250 ex. numérotés sur Bouffant Astrid et signés par l'auteur, bon état. Journal d'un prisonnier de guerre, tiré de sa dernière année de captivité (6 juin 1944 - 6 juin 1945), depuis le camp de Schindelwald, en Tchécoslovaquie, jusqu'au retour à Paris.
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Association du Mémorial de Bernes-sur-Oise, 1998, gr. in-8°, 144 pp, 44 photos, 10 illustrations, plans et fac-similés, une carte, broché, couv. illustrée, bon état
Ce livre retrace l’histoire du terrain d’aviation de Persan-Beaumont et de ses environs, pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette plate forme aéronautique à la limite des départements de l’Oise et du Val d’Oise sera utilisée successivement par l’Armée de l’Air Française (GB I/31, GB I/12 et GB II /12 équipés de LéO 451), puis de façon limitée par la Luftwaffe. Enfin à partir d’octobre 1944, le 386ème Bomb Group de la 9ème Air Force Américaine (équipé de B-26 Maraudeur et A-26 Invader) opèrera depuis cette base aérienne (A-60). La dernière partie de l’ouvrage présente l’inauguration du Mémorial en octobre 1994 sur la commune de Bernes-sur-Oise. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Sans lieu, sans nom, s.d. (1942), in-8°, 84 pp, broché, agrafé, couv. illustrée, bon état
Rare plaquette collaborationniste publiée en 1941 ou 1942. L'ouvrage s'intéresse aux trois occupations qu'a connu la France de la guerre de 1871 (occupation allemande) à la Seconde guerre mondiale (occupation allemande à partir de 1940) en passant par l'occupation française en Rhénanie à l'issue du premier conflit mondial pour tenter de justifier la collaboration. L'appel du Général De Gaulle est mentionné. — "Le bonheur et l'avenir de la France, le bonheur et l'avenir de l'Europe exigent une prompte victoire allemande. L'occupation, comme nous l'avons déjà dit, peut être un pont jeté entre deux pays..." (Conclusion) — Table : Principes du droit international concernant les occupations militaires ; Trois ans d'occupation allemande en France (1871-1873) ; Douze ans d'occupation française en Allemagne (1918-1930) ; Occupation allemande en France (1940) ; Conclusion. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
France-Empire, 1989, gr. in-8°, 371 pp, 12 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
Jacques Raphael-Leygues est le petit-fils du grand ministre de la Marine, Georges Leygues. Dès sa jeunesse, il vécut dans l'ambiance de la Marine et en connut tous les chefs, à commencer par l'amiral Darlan. En 1938, jeune commissaire de la Marine, il fut attaché au cabinet du président du Conseil Daladier, participa à la campagne de Norvège, puis rejopingnit les forces combattantes. Trente ans après, il analyse les événements de la période 1939-1945 et apporte par des anecdotes pittoresques une contribution à l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1986, in-8°, 282 pp, nombreux documents en annexes (34 pp), broché, couv. illustrée, bon état
"La biographie que l'ambassadeur Raphaël-Leygues et l'amiral Flohic ont consacrée à l'amiral Darían n'a pas l'ambition d'être exhaustive – il y manque notamment le récit de l'assassinat, jugé sans doute trop connu pour être répété dans ce livre. Pas davantage celle d'être une explication des comportements contradictoires du personnage, qu'à vrai dire aucun des deux auteurs, l'un et l'autre gaullistes éminents, n'était prédisposé à admettre. Ceux-ci n'en ont que plus de mérite d'avoir été impartiaux. Ce qui est intéressant, ce sont les souvenirs et le jugement flatteur du petit-fils de Georges Leygues, qui fut de 1926 jusqu'à sa mort ministre de la Marine, après l'avoir été une première fois dix ans plus tôt, et dont l'amiral Darían fut le chef de cabinet. (...) L'ouvrage est également passionnant par les nombreux documents inédits tirés des archives personnelles de l'ambassadeur Raphaël-Leygues : lettres, notes et exposés de l'amiral, notamment un résumé des erreurs commises par Hitler, par l'Angleterre et par Vichy, auquel Darlan aurait dû ajouter la liste des fautes dont il se rendit lui-même coupable." (Jacques de Ricaumont, Revue des Deux Mondes, 1987) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Editions de la Cité, 1990, in-8°, 208 pp, 8 pl. de photos hors texte, annexes, broché, couv. illustrée, bon état
Le 27 novembre 1942, la flotte française se sabordait à Toulon pour éviter de tomber entre les mains des troupes allemandes qui avaient envahi l'arsenal. Son commandant, l'amiral de Laborde, n'avait pas hésité à donner l'ordre fatal, refusant de déférer au message de son ancien chef l'amiral Darlan, qui d'Alger "l'invitait" à rallier l'Afrique du Nord pour reprendre le combat aux côtés des Alliés. Devant cette occasion manquée, on a parlé de "l'anglophobie" de Laborde. Mais il existait aussi une sourde rivalité entre les deux amiraux, dont J. Raphaël-Leygues et F. Flohic nous font suivre les sombres méandres, depuis l'Ecole Navale jusqu'à la consommation du drame. Ils révèlent en outre l'incroyable projet de Laborde qui, après avoir quitté le service actif de la Marine, comptait recruter une "Légion du désert" sous les ordres de Rommel en vue de reconquérir le Tchad et de précipiter la France aux côtés de l'Allemagne. C'est encore un portrait inédit de Darlan que nous brossent les auteurs. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Découverte, 1992, gr. in-8°, 391 pp, préface de François Bédarida, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Textes à l'appui)
"En France, Adam Rayski, engagé dès la première heure dans la Résistance, est responsable de la section juive de la MOI et de sa presse clandestine de 1940 à 1944. Cofondateur du Conseil représentatif des Juifs de France, président de l'Union des résistants et déportés juifs de France, ce témoin privilégié est aujourd'hui l'un des historiens les plus marquants de cette période - « Nos illusions perdues » ou « Le Sang de l'étranger » (avec Stéphane Courtois et Denis Peschanski). Son dernier ouvrage, « Le Choix des Juifs sous Vichy. Entre soumission et résistance », souligne comment des Juifs, en France, cessant d'être des victimes passives, ont décidé de devenir les acteurs de leur propre destin, tandis que tombaient, les armes à la main, les insurgés du ghetto." (L'Express) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1982, in-8°, 328 pp,
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
London, BBC Books, 1999, pt in-4°, 255 pp, préface de Ian Kershaw, 106 photographies en noir et en couleurs, dans le texte et à pleine page, 4 cartes en couleurs, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état. Texte en anglais
A l'aide de documents et de photographies inédits, ce livre présente des entretiens avec des témoins qui ont connu Hitler ou Staline, et les voix des soldats et des civils présents sur le front de l'Est afin de jeter un nouvel éclairage sur la "guerre d'annihilation" de Hitler. — “The demise of the Soviet Union opened up access to new material that Laurence Rees’s book [is] able to exploit for the first time. The eyewitness testimony assembled highlights the policy decisions that cost the lives of millions – those inflicting suffering and those who suffered – in the war of the century.” (Ian Kershaw) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Genève, 1977, in-8°, 340 pp, 12 pl. de photos hors texte, reliure skivertex éditeur
Colditz : un superbe château au bord d'un escarpement, un château pour contes de fée. C'est dans cette forteresse allemande que, pendant la Seconde Guerre mondiale, furent enfermés des officiers appartenant aux Forces Alliées du monde entier, qui avaient tenté de s'évader d'un camp régulier. En fait, ce "camp des enfants terribles", où la garnison allemande fut toujours plus nombreuse que les prisonniers, devint très vite le repaire des professionnels de l'évasion. De novembre 1941 à avril 1942, le narrateur lui-même y remplit les fonctions "d'officier d'évasion" et permit ainsi à des hommes dont le courage n'avait d'égal que l'ingéniosité de démontrer que Colditz n'était plus à la hauteur de sa réputation... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1969, in-8°, 346 pp, reliure toile éditeur, jaquette, bon état
“Et la Terre sera pure” est l'histoire d'un crime : celui des médecins nazis qui ont mis leur art au service du cauchemar hitlérien. Dès 1938, le Troisième Reich fait pratiquer l'euthanasie de grabataires, d'enfants arriérés et de déficients mentaux, dans le but avoué d'éradiquer les tares de la nation et de purifier la race allemande. Mais, à partir de 1941, les camps de la mort offrent aux SS l'occasion de planifier et d'étendre leurs expériences aux prisonniers – juifs, polonais, homosexuels ou gitans –, soumis à des froids intenses, à la submersion, à l'asphyxie, à la gangrène ou aux produits chimiques, sous prétexte d'évaluer l'endurance du corps humain, et particulièrement celui des soldats. A Auschwitz, le docteur Mengele se distingue par son "zèle", reculant les limites de l'horreur, tandis que Himmler soumet des jeunes filles à ses travaux de "démographie positive", conséquence ultime des thèses de Hitler... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Archipel, 1997, gr. in-8°, 348 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Et la Terre sera pure est l'histoire d'un crime : celui des médecins nazis qui ont mis leur art au service du cauchemar hitlérien. Dès 1938, le Troisième Reich fait pratiquer l'euthanasie de grabataires, d'enfants arriérés et de déficients mentaux, dans le but avoué d'éradiquer les tares de la nation et de purifier la race allemande. Mais, à partir de 1941, les camps de la mort offrent aux SS l'occasion de planifier et d'étendre leurs expériences aux prisonniers – juifs, polonais, homosexuels ou gitans –, soumis à des froids intenses, à la submersion, à l'asphyxie, à la gangrène ou aux produits chimiques, sous prétexte d'évaluer l'endurance du corps humain, et particulièrement celui des soldats.A Auschwitz, le docteur Mengele se distingue par son "zèle", reculant les limites de l'horreur, tandis que Himmler soumet des jeunes filles à ses travaux de "démographie positive", conséquence ultime des thèses de Hitler. Pour rédiger ce livre-témoignage, qui fit l'objet d'une première édition chez Fayard en 1969, Silvain Reiner a recueilli les confidences des survivants et de leurs proches et a étudié les comptes rendus des médecins nazis, ainsi que tous les documents existant sur leurs actes de barbarie. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Monaco, Odile Pathé, 1945, in-12, 172 pp, préface par Henri Bourdeau de Fontenay, 16 pl. de photos hors texte, une carte, bon état
5-6 juin 1944, un récit vécu : le maire de Sainte-Mère-Eglise raconte. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Odile Pathé, 1964, in-12, 213 pp, préface par Henri Bourdeau de Fontenay, 16 pl. de photos hors texte, 7 illustrations, une carte, broché, bande conservée, bon état. On joint un dépliant de 4 pp sur l'auteur, avec une photo
Alexandre Renaud était maire de Sainte-Mère-Église. Dès 1945, il publie “Sainte-Mère-Église, première tête de pont américaine en France”, l'histoire des premiers combats de la Libération, le 6 juin 1944, par les parachutistes Américains des 82e et 101e Divisions Aéroportées. Couronné par l’Académie Française, son ouvrage est le premier livre publié sur le débarquement et constitue un récit personnel saisissant et relativement précis des premières heures de la libération de la cité. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Couronne Littéraire, 1949, pt in-8°, 262 pp, broché, couv. lég. salie, état correct, envoi a.s. Peu courant
Mémoires de Jean Renaud, dit Jean-Renaud (1880-1952), commandant des troupes coloniales, ancien prix Fémina, ancien aide de camp d'Albert Sarraut en Indochine, devenu un des principaux collaborateurs de François Coty au journal L'Ami du Peuple. En 1933, il fonde avec François Coty la ligue fasciste « Solidarité française », dont il prit la tête, et, après la dissolution de cette dernière par le Gouvernement du Front Populaire, anima le Front National, le Parti du Faisceau Français et, sous Vichy, la Jeunesse de France et d'Outre-Mer. Nommé, en juillet 1944, directeur de l'émission de "la France fidèle" a la radiodiffusion nationale, il s'y livrait à une propagande active en faveur du gouvernement de Vichy et des Allemands. Inculpé d'Intelligence avec l'ennemi en 1945, il fut finalement acquitté. Table : 1. Le chemin de la vérité ; 2. L'hôtel du Parc ; 3. Un homme derrière les barreaux (de la IVe République) ; 4. Le cas Laval. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.