8, rue Bréa
75006 Paris
France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 P., Marcel Rivière, 1924, in-8°, 423 pp, portrait et signature de Proudhon en frontispice, notes et notes bibliographiques, avec en annexe le « Manifeste des Soixante » et le « Contre-manifeste des Quatre-vingts », broché, bon état (Coll. Oeuvres complètes de P.-J. Proudhon. Nouvelle édition publiée avec des notes et des documents inédits)
"Leroy travaille dans l’équipe réunie par le sociologue Célestin Bouglé à l’École normale supérieure autour de son Centre de documentation sociale pour éditer les oeuvres complètes de Proudhon. Parmi le groupe des Amis de Proudhon dirigé par Bouglé et Henri Moysset et comportant Roger Picard, Aimé Berthod, Michel Augé-Laribé, Armand Cuvillier, Daniel Halévy, Édouard Dolléans, Georges Duveau, Maurice Harmel, William Oualid, Gaëtan Pirou, Jules-L. Puech et Théodore Ruyssen, Leroy s’occupe du troisième tome consacré à “De la capacité politique des classes ouvrières”." (Alain Chatriot, Maxime Leroy, la réforme par le syndicalisme, 2006)
Stock, Delamain et Boutelleau, 1942, 2 vol. in-12, 200 et 188 pp, préface de L. Maury (p. 7-28), brochés, bon état (Coll. Etudes françaises)
I. Autobiographie. La France. La justice. Vues philosophiques. Du gouvernement. – II. Questions sociales. La femme. Enseignement. La guerre. De la mort. Vues d'histoire. Littératures. Lettres. — "M. Lucien Maury a présenté, en 2 volumes d'extraits groupés avec soin, “La Pensée vivante de Proudhon”, dans la collection « Etudes françaises »." (J.-L. Puech, Revue d'histoire économique et sociale)
Garnier frères, 1852, in-12, xii-281 pp, broché, couv. imprimée lég. défraîchie, C. de bibl. au 1er plat et sur la page de titre, qqs rousseurs, état correct
Sixième édition parue l'année de l'originale de cet ouvrage que Proudhon rédigea en prison. (Maitron, III, 259)
Grasset, 1929, gr. in-12, 363 pp, un portrait de Proudhon par Daumier en frontispice, broché, édition originale de ce choix, un des 21 exemplaires numérotés sur papier d'Annam (tirage de tête avant 95 vélin pur fil), ex. non rogné, dos détaché, intérieur propre (Coll. Les Ecrits)
Marseille, Fédération historique de Provence, 1998, in-8°, 137 pp, broché, bon état (Provence historique, tome XLVIII, fascicule 194)
La tradition révolutionnaire en 1848 (Christine Peyrard) ; La tradition républicaine de la Grande Révolution dans la naissance du mouvement démocratique italien (Antonio de Francesco) ; « Comment naissent les révolutions ? » à l'épreuve du cinquantenaire. Le voyage d'Ernest Labrousse en Révolution (Michel Vovelle) ; « La République au village » : quoi de neuf ? (Maurice Agulhon) ; Les élites économiques et la Seconde République : le cas d'un grand port de commerce, Marseille (Roland Caty et Eliane Richard) ; Les élites économiques et la Révolution de 1848 : l'exemple de la chambre de commerce de Toulon (Ivan Kharaba) ; Elements de bibliographie méridionale sur 1848 et la Seconde République (Christine Peyrard) ; Les divers aspects d'une mission scientifique au XVIIe siècle. Le voyage du père Feuillée, astronome marseillais, aux îles des Antilles (Michel Froeschlé).
Marseille, Fédération historique de Provence, 2001, in-8°, 120 pp, une carte, tableaux, broché, bon état (Provence historique, tome LI, fascicule 204)
Marseille-Barcelone, 1847-1881 : les chemins de l'innovation et des échanges : le cas de l'« España industrial » (Gracia Dorel-Ferré) ; L'industrie marseillaise de la soude face aux enjeux de la seconde révolution industrielle (Xavier Daumalin) ; Marseille et la sidérurgie : les hauts-fourneaux de Saint-Louis, 1855-1905 (Olivier Raveux) ; Les savonneries de Nyons au XVIIe siècle (Alexandre Vernin) ; La bergerie impériale d'Arles et l'introduction des mérinos en Provence (Eric Teyssier) ; Augustin Fabre collaborateur involontaire de l'« Histoire de la Révolution » de Charles Lourde ? (Régis Bertrand) ; Helladius fut-il évêque d'Arles ? Quelques réflexions sur la lettre "Ignotus quidem tibi facie" de Prosper d'Aquitaine à Augustin (Paul André Jacob).
Lille, V. Ducoulombier et Chartres, Maurice Lester, 1913, in-8°, 535 pp, 2e édition, un frontispice et 11 planches de gravures hors texte, 2 plans hors texte, une carte dépliante in fine, reliure d'art plein maroquin carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, décor de cuir mosaïqué au 1er plat représentant un coq chantant à l'aube et des obus, tête dorée, couv. et dos conservés, encadrements dorés intérieurs, bon état
Au moment où commence ce récit, en 1870, Loigny n'est qu'un humble bourg de Beauce aux maisons d'apparence chétive et aux toits de chaume, qui ne compte pas plus de 435 habitants. Il deviendra cependant le théâtre de la bataille du 2 décembre qui met en pleine lumière la vérité sur la guerre de 1870 : ce fut « un châtiment public qui, accepté chrétiennement, serait devenu pour nous une rédemption ». Nulle part, on ne trouve comme à Loigny une série de revers qui succèdent aux victoires de la veille au soir et aux avantages de la matinée. « C'est l'avortement de toutes les combinaisons politiques, la chute de toutes les espérances humaines, en même temps que l'immolation volontaire des plus saintes victimes ». À la faiblesse organique de la France s'est joint un ensemble de coïncidences malheureuses qui, même dans l'esprit de l'ennemi victorieux, donne la sensation que la chance, ou la Providence, plus que le mérite, est à l'origine de la tournure que prirent les événements. Avec l'aube du 2 décembre apparut une lueur d'espoir pour les habitants de Loigny. Ils crurent sortir d'un lourd cauchemar, voyant l'ennemi s'éloigner et leur village reprendre un peu de liberté. Puis les soldats français commencèrent à arriver, sous l'acclamation des villageois, alors qu'une observation attentive de la plaine, depuis le haut du clocher, permit de constater la présence des Prussiens, évalués à cet instant à 40.000, tandis que la division Barry qui marchait en première ligne ne comptait, quant à elle, que 11.000 hommes, presque tous des mobiles sans instruction...
Genève, Mégariotis, 1977, fort in-8°, xl-688 pp, 12 photogravures, un fac-similé et 2 cartes hors texte, biblio, index, reliure simili-cuir fauve de l'éditeur, bon état (réimpression de l'édition de Paris, 1907)
Ouvrage fondamental sur Cabet et son mouvement. Très importante étude faite sur place, et d'après les papiers de Béluze, dispersés ou détruits aujourd'hui. L'auteur a rencontré en 1904 les derniers survivants de la colonie fondée sur les bords du Mississipi par Cabet.
Chez l'Auteur, 2004, 5 vol. in-4°, 1036 pp, pagination continue, 79 tableaux et graphiques, annexes, sources, biblio, index des noms propres, index généalogique, brochés, bon état (Thèse de doctorat en Histoire contemporaine, soutenue à Lille III en 2004 sous la direction de Bernard Menager)
Durant les 3ème et 4ème législatures de la Troisième République (1881-89), les parlementaires du Nord ont formé un groupe cohérent et singulier. Républicains et conservateurs, bien plus riches que bon nombre d'élus, continuent tous d'appartenir aux mêmes clans économiques qui accaparent le pouvoir local depuis la fin du XVIIIème siècle, associant endogamie et subtiles stratégies matrimoniales. Durant la période, beaucoup d'élus demeurent muets et peu actifs. Les plus dynamiques, souvent des juristes, se recrutent surtout dans les rangs de la Droite et du Centre-gauche et privilégient la tribune au travail en commission. Leur activité legislative traduit une triple tendance. Républicains et conservateurs du Nord s'opposent dans le débat constitutionnel et clérical. Les conservateurs sont pugnaces dans le débat militaire et scolaire. Tous mêlent leurs voix sur les questions économiques, défendant les théories protectionnistes, le travail national et les économies d'impôts.
Tallandier 2002, in-8°, 510 pp, édition revue et augmentée, notes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
L'anarchisme est-il un mouvement politique, une philosophie, un mode de vie, une vision du monde ? Doit-on le considérer uniquement sous l'angle de la violence et de "l'action directe" ? Comment se situe-t-il, depuis deux siècles, dans l'histoire des luttes sociales, des mouvements révolutionnaires et par rapport aux idéologies dominantes ? A partir de l'analyse des philosophies et des courants de pensée qui sont à l'origine de l'esprit libertaire, Jean Préposiet nous donne le premier tableau historique complet des anarchismes en Occident. Il retrace le parcours politique et doctrinal des pères fondateurs – Proudhon, Stirner, Bakounine ou Malatesta –, analyse le rôle tenu par les anarchistes pendant la révolution russe ou la guerre d'Espagne, rappelle ce que furent les attentats anarchistes en France à la Belle Epoque avant d'explorer les avatars et les marges de la galaxie libertaire : antimilitarisme et pacifisme, nihilisme et terrorisme, anarcho-syndicalisme et mythe de la grève générale, anarchisme de droite, anarcho-capitalisme, situationnisme, écologie, antimondialisme, etc., autant de propositions qui continuent de concerner nos sociétés et posent l'éternelle question de la liberté des hommes.
P., Aristide Quillet, s.d. (1937), pt in-8°, 292 pp, deux portraits de l'auteur dont un en frontispice, préface par François Piétri, broché, pt accroc à une page, bon état. Edition originale, envoi a.s. et carte de visite a.s. de l'auteur
"Chers escrimeurs d'aujourd'hui, écoutez, avec la voix grave du vieux Prévost, celle d'un de vos anciens plus récents..." (François Piétri)
P., La Nouvelle Société d'Edition, 1931, in-12, 123 pp, reliure demi-percaline gris-clair, dos lisse avec titres, fleuron et doubles filets dorés (rel. de l'époque), bon état (Coll. Nos grandes écoles)
Né à Paris, le 1er mai 1862, Marcel Prévost intégra l’École Polytechnique en 1882. A sa sortie de l’École, il fut un temps ingénieur avant d’occuper un emploi dans un ministère. Attiré par l’écriture, il démissionna de son poste en 1890 pour entamer une carrière de romancier. Son nom reste attaché à son roman le plus célèbre, Les Demi-Vierges (1894) dont le succès fut avant tout lié au scandale que suscita cet ouvrage d’inspiration érotique. Directeur de la Revue de France de 1922 à 1940, Marcel Prévost présida également La Société des gens de lettres, et fut élevé en 1935 à la dignité de grand-croix de la Légion d’honneur. Battu en 1907 par Maurice Donnay au fauteuil d’Albert Sorel, il fut élu à l’Académie française le 27 mai 1909, au fauteuil de Victorien Sardou, par 18 voix devant l’historien Lenôtre, le philosophe Boutroux, et le pamphlétaire antisémite Édouard Drumont. Il mourut le 8 avril 1941. (www.academie-francaise.fr)
Garnier, 1981, in-8°, 294 pp, longue présentation par Pierre Guiral (p. 7-55), liste des œuvres de Prévost-Paradol, biblio, broché, un portrait photo de Prévost-Paradol en médaillon au 1er plat, bon état (Coll. Les Classiques de la politique)
En juillet 1868 paraît “la France nouvelle”, un essai politique qui fait l'effet d'une bombe. Son auteur, Anatole Prévost-Paradol, journaliste et académicien d'à peine 39 ans, y pose d'emblée, sous le Second Empire finissant, une question simple, "celle de savoir si nous serons enfin une nation libre", et y répond par un appel à des réformes propres à instaurer une "démocratie française" telle qu'il la conçoit. Ce percutant manifeste du libéralisme trouve bien des échos dans le temps présent... Nommé ambassadeur aux États-Unis avec pour mission de porter l'assurance de la paix en Europe. Prévost-Paradol se suicida à l'annonce de la déclaration de guerre à la Prusse.
Les Editions rationalistes, 1971, in-8°, 192 pp, préface de Jean Pommier, biblio, broché, bon état (Prix Darnaud)
Mémorialiste, biographe, critique littéraire, Henriette Psichari nous offre aujourd'hui une étude des plus originales, elle a étudié ce flot de conversions qui a déferlé sur la France à partir de 1900. Ce fut une vaste entreprise conçue par l'Eglise pour sauver la France de la déchristianisation. De Jacques Maritain à Péguy, d'Alain Fournier à Francis Jamrnes, de Charles de Foucauld à Brunetière, les échecs et les réussites sont expliqués. On y croise Maritain, Léon Bloy, Charles Péguy, Ernest Psichari, Jacques Rivière, Jean Cocteau, Max Jacob, Francis Jammes, Maurice Sachs, Eve Lavallière, Louis Massignon, Charles de Foucauld, Ferdinand Brunetière... "Un ouvrage dont la portée n'est pas petite." (Jean Pommier) — Henriette Psichiari (1884-1972) était la petite-fille d'Ernest Renan, la fille de Jean Psichari, la sœur d'Ernest, mais aussi la belle-sœur de la fille d'Anatole France, l'amie de Louiss Havet et de Louis Massignon, de Jacques Maritain, de Marcel Cachin et de bien d'autres.
Klincksieck, 1950, gr. in-8°, ii-35 pp, 3 portraits de Jean Psichari et un autographe sur 4 planches hors texte, broché, bon état
Allocutions commémorant l'œuvre de Jean Psichari prononcées par Henri Massé, André Mirambel, le Dr S. G. Mazarakis, Thrasso Castanakis et Stamatis C. Caratzas, au cours de la séance d'hommage tenue à l'École nationale des langues orientales vivantes, le 22 mars 1950. — "Linguiste et écrivain, Jean Psichari, père d'Ernest Psichari et gendre de Renan, est né à Odessa ; il vient en France à quatorze ans, à Marseille puis à Paris où il fera des études supérieures à l'École des langues orientales. Toute sa vie et son œuvre sont consacrées à la question linguistique en Grèce. Après quelques voyages dans ce pays, il devient directeur d'études à l'École pratique des hautes études, puis professeur à la Sorbonne et, en 1900, il succède à son maître, Legrand, à l'École des langues orientales. Il élabore peu à peu une doctrine sur l'emploi du grec moderne démotique. Une série d'essais de philologie et de linguistique contribuent ainsi à promouvoir cette langue. Il veut d'abord en établir les lois (Essais de grammaire historique néo-grecque, 1884) et en étudier l'évolution (Études de philologie néo-grecque, 1892), afin de montrer comment elle est la seule possibilité d'unité linguistique et, partant, d'unité nationale de la Grèce. Ce choix fondamental en faveur du grec moderne, il entend ensuite le mettre en pratique dans sa création littéraire personnelle. “Mon voyage” (1888) est ainsi l'un des premiers textes littéraires grecs rédigés en langue vulgaire, dont il illustre toute la richesse." (Antoine Compagnon, Universalis.fr)
Gallimard, 1993, in-8°, 293 pp, 23 pl. de gravures hors texte, broché, bon état (Coll. Bibliothèque des histoires)
Desclée De Brouwer, 1932, 2 pt vol. in-8°, non paginés, brochés, qqs rousseurs et pt tache au coin de qqs feuillets au vol. I., état correct
Quatrième et cinquième numéros du Journal Vrai
Vézenaz (Suisse), Pierre Cailler, 1933, pt in-8°, 96 pp, tirage à 1070 ex., celui-ci un des 1000 ex. numérotés sur papier chamois vélin, broché, bon état (Coll. Beaux textes, textes rares, textes inédits)
Jolie réédition sur papier chamois du texte de l'édition originale parue aux Cahiers de la Quinzaine en 1905. — "Contrairement à ce que l’on pourrait penser spontanément à la seule lecture de son titre, "Notre Patrie" n’est ni un essai ni un pamphlet nationaliste. Témoignage à chaud de ce que Charles Péguy qualifie d’irruption brutale de la réalité dans la société française en 1905, cet ouvrage se présente sous la forme d’une longue digression où sont abordées, dans le style inimitable de Péguy, la domination combiste de la République, c’est-à-dire le « césarisme civil », « le césarisme en veston » exercé par le petit père Combes, la corruption de l’ancien dreyfusisme et de l’ancien socialisme, la délation organisée en théorie officielle, mais également Paris et son peuple, « peuple de rois et peuple roi », peuple antithétique, qui, à la manière de Victor Hugo, aime et déteste la guerre simultanément. "Notre Patrie" débute ainsi : « Ce fut une révélation ». Mais quel est donc cet événement ? Il s’agit tout simplement de la démission, à la suite de la crise marocaine, de Théophile Delcassé, ministre des Affaires étrangères. Celui-ci refusa de convoquer la conférence demandée par l’Allemagne, après le coup de Tanger le 31 mars de la même année, et démissionna du gouvernement. Pour Péguy, en ce « demi-clair matin » du 6 juin 1905, est alors apparue de manière brutale, aux yeux de tous, la menace d’une invasion allemande. Le tournant de juin 1905 est avant tout la prise de conscience que l’anéantissement est proche. « Un orage montait que nul ne voyait venir », écrit-il..." (Éric Thiers, Charles Péguy : la révélation du 6 juin 1905, 2001)
Gallimard, 1941, in-12, 78 pp, notes, biblio, broché, une photo de Charles Péguy au 1er plat, bon état
P., L'Artisant du livre, 1929, pt in-8°, 61 pp, broché, numéroté sur alfa des Papeteries du Marais, bon état (Cahiers de la Quinzaine, 12ème cahier de la 19ème série)
Important cahier sur une dimension politique de l'oeuvre de Péguy.
Julliard, 1963, gr. in-8°, 412 pp, préface de Robert Guillain, 31 gravures et photos sur 20 pl. hors texte, 9 cartes, 2 plans, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Il y a toujours un reporter)
"Sélection de textes dûs aux témoins ou aux acteurs des principaux événements de l'histoire de la Chine de 1839 à 1949, découpée en douze périodes. Brèves introductions en tête des périodes. Le livre est tout de même pittoresque et commode. On doit le considérer comme un instrument d'initiation du grand public à l'histoire de la Chine moderne et contemporaine." (Revue française de science politique, 1964)
P., Douniol, 1866, gr. in-8°, 298 pp, une carte dépliante hors texte, reliure demi-chagrin noir, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés, qqs rares rousseurs, bon état. Bien complet de la grande carte plusieurs fois repliée et montée sur onglet "Place d'Ancône et ses approches, 1860"
Episode de la fondation de l'unité italienne au cours duquel les troupes de l'État naissant se sont affrontées avec celles du Vatican ici dirigées par le général de La Moricière. Ancône n’était qu’à une trentaine de kilomètres au Nord de Lorette. La ville avait été fortifiée depuis près d’un mois par le comte de Quatrebarbes, nommé capitaine d’état-major par La Moricière. Il s’agissait d’en faire une citadelle imprenable... Théodore de Quatrebarbes, né à Angers (Maine-et-Loire) en 1803, ancien officier de l’armée française, était entré au service du Saint-Siège comme capitaine d’État-major le 16 août 1860, à l’âge de 57 ans. Promu major le 21 septembre, il est nommé Gouverneur d’Ancône pendant le siège.
P., G. Charpentier, 1878, in-4°, (4)-vi-166-(2) pp, nouvelle édition (la 1ère est de 1875), 30 dessins originaux hors texte sous serpentes légendées par A. de Neuville (12 dessins au fusain et 18 dessins a la plume), reliure demi-maroquin à coins, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, tête dorée (rel. de l'époque), nerfs et coins lég. frottés, bon exemplaire imprimé sur papier fort, très bien relié et sans rousseurs (Palat, Bibliographie générale de la guerre de 1870-71, p. 378)
Bel ouvrage sur la guerre de 1870 vue par Ernest Lépine dit Quatrelles, illustrée de 30 dessins hors texte par Alphonse de Neuville.
France-Empire, 1987, in-8°, 174 pp, 16 pl. de gravures et photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Si 1900 m'était conté), envoi a.s.
Il n'y a pas si longtemps, les moulins faisaient partie du décor : on en voyait partout – sur les collines où le vent faisait tourner leurs ailes, au bord de l'eau pour ceux qui utilisaient la force hydraulique. Un paysage sans moulins ni meuniers aurait paru désertique. Seul le descendant d'une longue dynastie meunière pouvait évoquer ces temps révolus. Marcel Gouzène, fils, petit-fils et arrière-petit-fils de meunier a confié souvenirs et anecdotes à Jean-Louis Quereillahc. C'est un témoignage sans enjolivures que nous donne ici l'un des derniers témoins de la meunerie d'antan.
P., F. Juven, s.d. (1899), in-12, 304 pp, 40 pp de documents en annexe, broché, dos recollé, bon état
Exposé général – L'Affaire du Panama – Les Commissions politiques. — "On a bien oublié le procureur général Quesnay de Beaurepaire – le descendant du bon docteur Quesnay, le physiocrate – qui joua un tel rôle dans l'affaire de Panama. Or en 1899 – après sa démission forcée de la Cour de cassation – il publie un livre “Le Panama et la République”, où il règle ses comptes avec vigueur avec les parlementaires. Quesnay de Beaurepaire (1837-1923) fut magistrat sous l'Empire, procureur au Mans, avocat après le 4 septembre 1870 ; il revient à la magistrature en 1878, il est procureur général de la Cour d'appel de Rennes, puis en mars 1889 procureur général à Paris : Quesnay sera le procureur général de la Haute Cour qui jugera Boulanger et Rochefort. C'était un esprit fin, un homme de lettres, il écrit dans la “Vie parisienne”, il est bien vu dans le cercle de Juliette Adam, il passe pour un bon républicain... Or il est pris dans la tourmente du Panama, qui est un piège extraordinaire pour les opportunités ; car ce n'était pas la seule affaire, la corruption était endémique dans le Parlement des années 1880. Il manoeuvre plus ou moins adroitement au gré des gardes des Sceaux, il retarde l'ouverture du dossier, conclut d'abord aux poursuites, puis contre les poursuites... “Le Panama et la République” est un ouvrage qu'il faut lire : car on trouve là bien des problèmes fâcheux qu'eurent à résoudre dans des années récentes, avec plus ou moins de bonheur, des magistrats judiciaires. Quesnay a publié en tête du livre quelques pages sous le titre Exposé général qui constituent une critique violente du système parlementaire ; lui, l'ami de Juliette Adam, de Joseph Reinach, le procureur général de la Haute Cour contre Boulanger, donne un réquisitoire très violent contre le personnel parlementaire, son absence de moralité, sa voracité, sa corruption..." (Guy Thuillier, La Revue administrative, 2003)