8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 P., Guillaumin, 1857, 2 vol. in-8°, cxii-375 et 480 pp, reliures demi-chagrin vert, dos à 3 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), mors faibles, bon état
Première édition française. "Ce livre est un premier essai d'application de la méthode historique à l'étude de l'économie politique. Les investigations approfondies auxquelles M. Roscher s'est livré, l'immense érudition dont il a fait preuve, les curieux rapprochements historiques qui abondent dans son ouvrage, en rendent la lecture pleine d'intérêt et d'attrait... sans parler des aperçus nouveaux, remplis de finesse et de vigueur, qui donnent un si haut prix à ce travail... " (Avis de l'éditeur). Wilhelm Roscher déclare que la recherche économique doit être pluridisciplinaire, incorporant non seulement les méthodes des économistes mais aussi celles des historiens et des sociologues.
P., Informations Techniques des Services Vétérinaires, Revue du Syndicat National des Vétérinaires Inspecteurs du Ministère de l'Agriculture, 1985, in-4°, 343-325 pp, préface d'Edouard Boureau, très nombreuses illustrations et photos en noir et en couleurs dans le texte et hors texte, cartonnage illustré de l'éditeur, bon état
Numéro spécial 92 à 95 de la revue Informations Techniques des Services Vétérinaires. — Depuis quelques années, les Informations Techniques des Services Vétérinaires s'attachent à présenter des synthèses sur des sujets d'actualité : didactiques, abondamment illustrées, rédigées par plusieurs spécialistes, elles offrent à un public averti une connaissance mise à jour sur des thèmes variés qui touchent aussi bien à la pathologie animale, sous ses divers aspects, qu'à l'hygiène, à la transformation, à la qualité des produits. L'année qui marque le centenaire de la vaccination contre la rage offrait aux Informations Techniques l'occasion de célébrer l'événement en consacrant à cette maladie un numéro spécial qui soit un ouvrage d'une portée et d'une ambition plus larges qu'à l'accoutumée. Ce numéro spécial rassemble les contributions d'un grand nombre de personnalités compétentes et présente un ensemble qui est moins un thuriféraire de l'oeuvre pastorienne qu'un ouvrage historique et un document scientifique faisant le point de nos connaissances sur l'infection rabique.
Balland, 1984, in-8°, 254 pp, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Réédition de l'édition de 1919. Souvenirs sur la vie d'une famille d'aristocrates russes au XIXe siècle. Lydie Rostopchine (1837-1915) était la petite-fille de Théodore Rostopchine, l'incendiaire de Moscou.
Calmann-Lévy, 1888, in-8°, (4)-396 pp, reliure demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), rousseurs éparses, bon état, envoi a.s.
"Ce qui fait le mérite principal des lumineuses études de M. Rothan sur la politique française de 1866 à 1870, c'est qu'elles sont à la fois des mémoires personnels et l'œuvre d'un historien philosophe. L'auteur ne se contente pas de raconter ce qu'il a vu, il l'éclaire par une connaissance précise des antécédents historiques, par une intelligence pénétrante du sens et du caractère du rôle de la Prusse depuis Frédéric II. M. Rothan, qui a occupé pendant de longues années divers postes diplomatiques en Allemagne, avait su sinon prévoir les hautes destinées de la Prusse, du moins pénétrer ses vastes ambitions. Son nouveau volume de Souvenirs diplomatiques : la Prusse et son roi pendant la guerre de Crimée, nous reporte au temps où M. Rothan était second secrétaire à Berlin, où la Prusse, sous la direction fantaisiste de Frédéric-Guillaume IV, oscillait entre l'alliance de la Russie et celle des puissances occidentales, entre les féodaux et les nationaux-libéraux, où M. de Bismarck, représentant de la Prusse à la Diète, renonçait aux traditions ultra-conservatrices dans lesquelles il avait été élevé, pour concevoir le projet audacieux de reprendre les plans de Frédéric II et de détruire au profit de la Prusse..." (G. Monod, Revue Historique, 1888)
Calmann-Lévy, 1884, in-8°, 399 pp, reliure demi-chagrin noir, dos à 5 nerfs, titres dorés (rel. de l'époque), ex-libris Bourlon de Rouvre, dos épidermé, sinon bon état
"C'est une correspondance exclusivement politique, que nous offre M. Rothan dans ses "Souvenirs diplomatiques d'Allemagne et d'Italie, 1870-71. I. Allemagne". Une introduction nous retrace les préliminaires immédiats de la guerre de 1870, mais le volume est rempli par les lettres que M. Rothan adressa de Morges en Suisse au gouvernement de la défense nationale du 9 septembre au 30 novembre 1870. Le second volume comprendra les lettres d'Italie, où il fut envoyé comme ministre de France en janvier 1871. On reprochera certainement à la publication de M. Rothan d'avoir un caractère trop marqué d'apologie personnelle. Même dans l'introduction, qui est un morceau vigoureux et brillant d'histoire diplomatique, on voit trop souvent paraître chez l'auteur la préoccupation de dégager sa responsabilité des dispositions belliqueuses et des illusions funestes où se complut le gouvernement impérial ; et, quant aux lettres qui suivent, on dira qu'elles ne peuvent pas renfermer de renseignements nouveaux, puisque M. Rothan n'avait pas d'autres nouvelles à ce moment que celles des journaux, et que leur publication n'a pas d'autre objet que de démontrer la clairvoyance de celui qui les a écrites. Sans méconnaître la portée de cette critique, et tout en reconnaissant que le nouvel ouvrage de M. Rothan est loin d'égaler en intérêt ses deux admirables volumes sur la guerre de 1866 et sur l'affaire du Luxembourg, je crois qu'on lira avec fruit son nouveau livre. M. Rothan connaît si bien l'Allemagne que ses impressions sur les événements de 1870 ont conservé leur valeur et peuvent nous servir à les apprécier aujourd'hui avec plus d'équité." (G. Monod, Revue Historique, 1884)
Editions Serpenoises, Presses universitaires de Nancy, 1983, gr. in-8°, 275 pp, 16 pl. de photos hors texte, sources et biblio, répertoire des principaux journalistes de la Lorraine mosellane (1871-1940), broché, couv. illustrée, pelliculage de la couv. lég. décollé au 2e plat, bon état, envoi a.s.
Editions Sociales Internationales, 1928, in-8°, 342 pp, broché, couv. lég. défraîchie, bon état (Coll. Bibliothèque marxiste). Première et unique édition française
"... Ce travail – un tableau du mouvement ouvrier anglais depuis les environs de 1832 jusqu'en 1914 – présente un intérêt réel. Ce qui compte c'est l'effort du prolétariat anglais pour la conquête des droits politiques ; effort déçu par le caractère bourgeois de la Réforme de 1832, et se renouvelant, au temps du Chartisme, par la revendication du suffrage universel. Sur deux points au moins, M. Rothstein apporte des contributions intéressantes à l'histoire du mouvement social. 1) II attire notre attention, mieux que personne ne l'avait fait avant lui, sur tout ce qui, dans les écrits du chartiste Bronterre O'Brien, prépare la doctrine marxiste de la lutte de classes ; et, puisque Karl Marx, au temps où il écrivit la Misère de la Philosophie, ignorait totalement la littérature prolétarienne anglaise, la question intéressante se pose des influences indirectes dans l'histoire des idées. – 2) Poursuivant l'histoire du mouvement ouvrier anglais après l'effondrement final du Chartisme en 1848, s'attachant à l'histoire du révolutionnaire Harney et de son groupe des « Démocrates Frères», M. Rothstein montre que le meeting de Saint Martin's Hall où prit naissance, en 1864, la première Internationale, ne fut pas le commencement absolu que trop souvent l'on paraît croire, mais au contraire l'aboutissant d'un long mouvement, spécifiquement britannique. Dans la deuxième partie du livre (la Période du Trade-Unionisme), il était difficile d'être aussi neuf, venant après tant d'autres. M. Rothstein réussit pourtant, par une utilisation habile des statistiques, à suggérer sur plusieurs points des solutions nouvelles... Bien entendu, le cœur marxiste de M. Rothstein bat très fort lorsqu'il raconte, en insistant sur le caractère révolutionnaire du mouvement, la fermentation qui travailla les trade-unions au cours des quatre ou cinq années d'avant 1914. Il aime à croire qu'elle aurait conduit l'Angleterre tout droit au socialisme, s'il n'y avait eu la guerre..." (Elie Halévy, Annales d'histoire économique et sociale, 1929)
Gallimard, 1995, in-8°, 251 pp, broché, jaquette illustrée, bon état
L'homme de toutes les séductions. Morny a fasciné ses contemporains. Sa vie aventureuse, ses passions, l'énigme de sa naissance n'ont pas cessé de nourrir l'imagination des romanciers acharnés à percer son secret. Balzac, s'est inspiré de lui pour créer le cynique et fastueux Marsay ; Daudet en a fait un des héros du Nabab ; Zola le dépeint comme un érotomane. Personnage digne à la fois de Marivaux et de Tacite, dit Victor Hugo qui voit en lui l'illustration des turpitudes élégantes du Second Empire. Fils adultérin de la reine Hortense, petit-fils caché de Talleyrand, est-ce dans sa bâtardise que Morny puise une énergie redoublée pour la conquête du pouvoir et la quête frénétique des femmes ? Dandy de la politique, affairiste sans scrupule, amateur d'art, auteur de vaudevilles, ministre, ambassadeur, promoteur de l'essor indutriel et des chemins de fer, il mène de front plusieurs vies. Aristocrate de sa propre volonté, passant des salons des Tuileries aux coulisses où l'attendent les actrices et les demi-mondaines, qu'a-t-il cherché dans le pouvoir : un apaisement à sa frénésie de plaisirs ou à la blessure de l'illégitimité de sa naissance ? Personnalité paradoxale : cynique et libéral, organisateur du coup d'Etat du 2 décembre mais aussi cheville ouvrière de l'Empire libéral, il est à la fois jouisseur et visionnaire, homme d'argent et homme d'Etat. C'est avec Napoléon III, son demi-frère, la personnalité la plus passionnante et la plus mystérieuse du Second Empire.
Armand Colin, 1945, in-12, 223 pp, 2 cartes, broché, papier jauni, bon état
P., Librairie nouvelle - A. Bourdillat et Cie éditeurs, 1869, in-12, 311 pp, une gravure de Pougues en frontispice, une carte dépliante de Pougues et ses environs, reliure demi-chagrin carmin, dos à 4 nerfs pointillés, titres et caissons fleuronnés dorés (rel. de l'époque), bon état
Depuis longtemps fréquentées par les habitants des contrées voisines, c'est au XVIe siècle que les eaux de Pougues étendirent leur renommée, grâce à la consécration apportée par les rois de France et les plus hauts personnages de la cour. Henri III ouvrit la série de ces puissants protecteurs. Lors de son deuxième séjour, il fut accompagné de Catherine de Médicis qui fit construire un couvent confié à des capucins pour procurer asile, soins et nourriture aux malades qui venaient des pays lointains. Henri IV y soigna ses coliques néphrétiques et sa goutte. Louis XIV fut si satisfait qu'il rendit un édit pour le transport des eaux. Jean-Jacques Rousseau, furieux de la fermeture de la grille entourant la fontaine, écrivait « qu'on vend au poids de l'or l'eau qu'ici l'on veut boire ». Au XIXe siècle, « joli petit bourg dans le centre de la France, sans aspect grandiose ni terrible », Pougues se développera du côté de l'ouest, le besoin de loger chaque année des visiteurs riches et nombreux donnant aux habitations « un cachet de coquetterie et de confort » inhabituel en milieu rural. En 1875, les hôtels qui accueillent les buveurs d'eau sont au nombre de quatre : hôtel des Eaux, hôtel des Bains, hôtel des Baigneurs, hôtel du Cheval Blanc ou hôtel Petit. Pour les curistes, « c'est la vie de famille avec toutes les convenances du monde, avec toutes les délicatesses d'une bonne éducation », occupée en priorité par les soins du traitement, mais laissant la place également aux divertissements et à la promenade. Un casino construit face à l'établissement hydrothérapique offre salle de lecture, fumoir, concerts, bals, pièces de théâtre, tables de jeux, billards, etc. Après avoir exposé les vertus et les inconvénients des eaux de Pougues, le Dr Roubaud propose en complément du traitement une série d'excursions, que le curiste pourra faire à pied ou en voiture, pour « prévenir l'ennui mortel et le découragement funeste ». C'est l'occasion de rappeler quelques éléments du passé des environs : le château ducal élevé à Nevers par Jehan de Clamecy ; Prémery, résidence d'été des évêques de Nevers ; les forges réputées de Guérigny ; la chronique du château de Remeron ; La Charité, ville monacale ; l'église de Germigny ; le musée de pipes de Garchizy. Ce guide médical et touristique, très simple et d'un accès facile, donne de nombreux renseignements sur la société au XIXe siècle, ainsi que sur une activité économique alors florissante à Pougues-les-Eaux (Nièvre). (Micberth)
Saint-Etienne, Editions de "La Région illustrée", 1935, in-8°, 247 pp, 24 pl. de gravures hors texte, broché, couv. illustrée lég. salie, bon état. Rare
Tome I seul (sur 3). Les deux autres volumes ont été publiés en 1937 et 1939.
P., André Bonne, 1957, pt in-8°, 350 pp, un portrait hors texte, broché, pt mouillure marginale au 1er plat, état correct
Editions du CNRS, 1987, gr. in-8°, 176 pp, 14 gravures et photos, 2 fac-similés, une carte, 3 index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Du retentissement de la Révolution de 1848 en Amérique latine aux effets dévastateurs de la ruée vers l’or californien, les lettres et les notes de voyage de Joseph Miran, jeune pharmacien, fourmillent de notations variées et apportent un témoignage vivant sur l’immigration des Européens au Nouveau Monde. — "Les auteurs font revivre un jeune pharmacien du Sud-Ouest, Joseph Miran, qui s'installa au Chili, où il résida pendant treize ans, de 1841 à 1853, et d'où il revint après fortune faite pour vivre définitivement dans son domaine du Rayet, en Lot-et-Garonne. Grâce à sa correspondance et à son journal de voyage, cet ouvrage nous livre de très nombreux renseignements sur l'exercice de la profession au Chili, sur les phénomènes sociologiques et économiques de cette époque en Amérique latine, sans oublier les relations franco-britanniques dans le Pacifique Sud. Il s'agit là d'un document précieux dont la lecture est parfois pittoresque. Il est complété par des index des noms concernant les lieux, les navires et les personnes citées, ainsi que par une illustration dans la pure tradition de cette moitié du XIXe siècle, y compris la photographie de Joseph Miran dans son domaine du Rayet. Nul doute que les pharmaciens aimant l'histoire y découvriront de nombreux détails passionnants." (Marcel Chaigneau, Revue d'Histoire de la Pharmacie, 1988)
Arles-sur-Tech, Impr. Copylux, 1988, in-8°, 103 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Le terme de trabucaire (ou trabucayre) désigne de manière générale en catalan toute personne armée d'un trabuc (tromblon) à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle. Plus spécifiquement, le nom désigne une bande de malfaiteurs catalans du XIXe siècle, pour la plupart de nationalité espagnole et carlistes, ayant commis des vols, prises d'otages et meurtres de part et d'autre de la frontière entre l'Espagne et la France, dans la province de Gérone et le département français des Pyrénées-Orientales. Leur procès a lieu en 1846 à Perpignan. Depuis, les Trabucaires sont devenus des personnages de la culture populaire locale, inspirant de nombreuses œuvres...
Hachette, 1911, in-12, 304 pp, index, reliure demi-percaline chocolat, dos lisse orné d'un fleuron et d'un double filet doré en queue, pièce de titre basane noire (rel. de l'époque), bon état
Portraits de dames d'autrefois, de Héloïse à Delphine Gay, par Joseph Henry Roujon (1853-1914), haut fonctionnaire, essayiste et romancier. Il fut le secrétaire de Jules Ferry, puis le directeur des Beaux-Arts en 1891. En 1899, il est élu membre libre de l’Académie des beaux-arts, dont il devient secrétaire perpétuel en 1903. Il est élu membre de l’Académie française en 1911. — "Ce volume n'est qu'un recueil d'articles ; mais ces articles ne sont pas seulement d'une forme exquise, ce sont aussi des morceaux d'histoire ou de critique littéraire brillants et solides tout ensemble, nourris par l'étude et la réflexion de toute une vie. L'histoire occupe une large place dans la galerie de portraits de “Dames d'autrefois” que nous offre aujourd'hui M. Roujon. D'Héloïse à Dorothée de Courlande en passant par Éléonore d'Este, la reine Margot, Marie de Médicis, Christine de Suède, Mme Guyon, la reine Caroline, Mme Dubarry, Mme Roland, Lady Hamilton, Mme de Staël, nous trouvons dans ces pages, non seulement les pastels les plus délicats et les plus spirituels, mais l'intelligence la plus pénétrante des époques et des caractères." (G. Monod, Revue Historique, 1911)
Hachette, 1911, in-12, 304 pp, index, broché, couv. lég. défraîchie, bon état. Edition originale (il n'est pas mentionné de grands papiers). On joint une lettre a.s. de l'auteur (au poète et critique Fernand Gregh, mais ce n'est pas précisé sur la lettre), à en-tête de l'Institut de France et datée de 1904, où il évoque Victor Hugo
Portraits de dames d'autrefois, de Héloïse à Delphine Gay, par Joseph Henry Roujon (1853-1914), haut fonctionnaire, essayiste et romancier. Il fut le secrétaire de Jules Ferry, puis le directeur des Beaux-Arts en 1891. En 1899, il est élu membre libre de l’Académie des beaux-arts, dont il devient secrétaire perpétuel en 1903. Il est élu membre de l’Académie française en 1911. — "Ce volume n'est qu'un recueil d'articles ; mais ces articles ne sont pas seulement d'une forme exquise, ce sont aussi des morceaux d'histoire ou de critique littéraire brillants et solides tout ensemble, nourris par l'étude et la réflexion de toute une vie. L'histoire occupe une large place dans la galerie de portraits de “Dames d'autrefois” que nous offre aujourd'hui M. Roujon. D'Héloïse à Dorothée de Courlande en passant par Éléonore d'Este, la reine Margot, Marie de Médicis, Christine de Suède, Mme Guyon, la reine Caroline, Mme Dubarry, Mme Roland, Lady Hamilton, Mme de Staël, nous trouvons dans ces pages, non seulement les pastels les plus délicats et les plus spirituels, mais l'intelligence la plus pénétrante des époques et des caractères." (G. Monod, Revue Historique, 1911)
Aix-en-Provence, Edisud, 1974, gr. in-8°, 408 pp, tableaux et schémas, sources, biblio, broché, bon état
"A partir des délibérations des conseils municipaux marseillais de 1848 à 1875, N. R. analyse le pouvoir des édiles au niveau à la fois des rapports entre la population marseillaise et ses représentants et à celui des liens entre la politique municipale et la politique du pouvoir central. Distinguant les périodes de crise – révolution de 1848, Commune – des périodes « normales », N. R. montre que les fluctuations du pouvoir exercé par les édiles marseillaises dépendent très largement de la cohésion du pouvoir central : la force ou même seulement la stabilité de ce dernier limitent efficacement les aspirations constantes à la décentralisation politique de la population de Marseille. Bien que consacrée à la fin du 19e siècle, cette analyse qui s'appuie sur une documentation très riche constitue une référence importante pour non seulement les historiens mais aussi pour ceux qu'intéresse l'étude des rapports qu'entretiennent actuellement les collectivités locales et l'Etat." (Revue française de science politique, 1977)
P., Firmin-Didot, 1892, in-4°, (4)-698 pp, un frontispice représentant le pont de Brooklyn en héliogravure, 320 reproductions sur cuivre, 14 cartes ou plans dans le texte, 3 cartes hors texte dont 2 en couleurs (une dépliante des chemins de fer aux Etats-Unis), reliure demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs très orné, plats de percaline rouge chagrinée avec encadrements à froid, fer doré de la ville de Paris au plat supérieur, tranches dorées (rel. de l'éditeur), trace de mouillure ancienne au 2e plat et au bas du 1er plat, affectant la marge inférieure de qqs feuillets en début et fin d'ouvrage, qqs rares rousseurs éparses sur qqs feuillets en début et fin d'ouvrage, intérieur propre et frais, état correct. Edition originale
« Beau livre, bien illustré. » (Chadenat, 4118) — Les Etats-Unis sous le regard de la science sociale. Une belle évocation des Etats-Unis à la fin du XIXe siècle : le Far West, les grands centres indutriels, les chemins de fer, les moeurs, la culture, les religions, la politique. — "La Vie américaine est le produit d'un voyage d'étude effectué par P. de Rousiers aux Etats-Unis, de mars à juin 1890, grâce au soutien financier de l'éditeur Firmin-Didot. C'est une radiographie de la société américaine contemporaine, faisant apparaître ses éléments fondamentaux (la production, la famille, l'éducation, la vie publique, etc.) et leurs interactions, partant de l'observation de types sociaux significatifs. Ce n'est donc pas un reportage réalisé au gré des hasards d'un voyage mais une analyse reposant sur une investigation raisonnée et variée, alliant visites d'usines et d'exploitations agricoles, entretiens avec des représentants des différentes catégories sociales (patrons et ouvriers, responsables politiques et hauts fonctionnaires, membres de professions libérales, etc.), observations de la vie quotidienne à la ville et à la campagne, recherche documentaire... P. de Rousiers ne se veut pas un visiteur curieux, désireux de rapporter le pittoresque du Nouveau Monde au public français. Son objectif est d'expliquer les ressorts sociologiques de la puissance économique des Etats-Unis qui commence à inquiéter sérieusement les pays européens." (Antoine Savoye, Paul de Rousiers, sociologue et praticien du syndicalisme, 1988) — Paul de Rousiers (1857-1934) est un sociologue leplaysien, auteur de nombreux articles, principalement dans la "Réforme sociale", puis dans la "Science sociale" et de trois ouvrages importants qui ont eu un retentissement certain : "La Vie américaine" (1892), "La Question ouvrière en Angleterre" (1895) et "Le Trade-unionisme en Angleterre" (1897), des travaux qui commencent à mettre en évidence la montée du syndicalisme et sa portée sociale, et qui accordent une part prépondérante à l'enquête menée sur place, c'est-à-dire à l'observation directe des faits sociaux selon le principe de méthode énoncé par Le Play. — Table : Chapitre préliminaire : L'Amérique autrefois et aujourd'hui ; I. Comment on ouvre un territoire ; II. L'exploitation par le bétail. Les ranches ; III. Les débouchés du bétail. Les grandes "villes de viande" ; IV. L'exploitation en grande culture. Les grandes fermes ; V. L'exploitation en petite culture. L'homestead ; VI. Les auxiliaires de la culture. Les petites villes de l'Ouest ; VII. Les débouchés de la culture. Les grandes villes de l'Ouest ; VIII. L'exploitation minière. L'or des montagnes rocheuses ; IX. L'Ouest et la naissance de l'industrie ; X. Les manufactures de l'Est ; XI. La question ouvrière ; XII. La situation économique des manufactures américaines ; XIII. La grande ville du commerce et de la banque (New-York) ; XIV. L'éducation américaine ; XV. Les fiançailles et le mariage ; XVI. Les Américains chez eux et hors de chez eux ; XVII. La vie journalière ; XVIII. L'aristocratie en Amérique ; XIX. L'esprit d'association et les intérêts généraux ; XX. La vie politique ; XXI. La vie intellectuelle aux Etats-Unis ; XXII. La situation religieuse ; XXIII. Conclusion.
Neuchâtel, La Baconnière et Paris, Albin Michel, 1946, 2 vol. in-8°, 333 et 407 pp, brochés, bon état
Alençon, A. Pinson, 1922, pt in-8°, 156 pp, un portrait de Triger en frontispice, un fac similé, 2 cartes hors texte dont une dépliante (réseau télégraphique de l'Orne en 1870-1871), broché, bon état. Peu courant
P., Ernest Flammarion, 1905, in-12 (67 x 103 mm), xiv-312 pp, 17e édition, la deuxième illustrée, nombreuses vignettes dans le texte et à pleine page par Alfred Le Petit, broché, couv. illustrée lég. salie (avec un tout pt mque en coin), bon état
Par Auguste Roussel (1817-1880), esprit farouchement voltairien, pamphlétaire, poète, fabuliste et conteur, bête noire des catholiques, rédacteur en chef du journal Cadet-Roussel. Cet ouvrage violemment anti-clérical fut publié une première fois à Bruxelles par l'éditeur Lacroix en 1864, puis à nouveau en 1865. L'ouvrage fut condamné à la destruction par un jugement du Tribunal correctionnel de Lille du 6 mai 1868, pour outrages à la religion catholique (Drujon, Ouvrages poursuivis, 185). Il est composé de six entretiens entre Gros-Jean et un curé systématiquement contredit et découragé par l'indéfectible athéisme de son interlocuteur. Le texte est suivi de nombreuses notes et pièces justificatives. La première édition illustrée par Alfred Le Petit date de 1881. Ses féroces illustrations accompagnent parfaitement ce pamphlet anticlérical. Cette célèbre satire fut longtemps considérée comme une œuvre de Victor Hugo.
Albin Michel, 1946, in-8°, 404 pp, notes, reliure demi-chagrin noir à coins, dos à 4 nerfs filetés, titres dorés (rel. de l'époque), bon état
Toute action judiciaire portée contre un souverain ou sa dynastie possède une dimension potentiellement déligitimante. Le règlement public de querelles successorales devant les tribunaux peut ainsi contribuer à discréditer une maison royale. Un ouvrage très attachant. — Table : Introduction. – Les Jugements concernant les Souverains dans l'espace et dans le temps. – Le Procès de Louis XVI. – Le Procès de Marie Antoinette. – L'Affaire du Chevalier Desgraviers. – Le Procès touchant le testament de Napoléon Ier. – Le futur Napoléon III devant la Justice. – Les Procès relatifs aux biens des d'Orléans et à la Succession du Roi Louis Philippe. – Une leçon d'histoire au Prétoire. La loyauté du Prince Eugène, Vice-Roi d'Italie, discutée devant la Justice. – La Succession du Roi Jérôme devant la Justice. L'affaire Paterson.
P., Librairie Illustrée, s.d. (1896), in-12, viii-368 pp, 31 gravures dont 21 à pleine page et 7 culs-de-lampe, reliure demi-percaline rouge, dos lisse, pièce de titre basane noire, couv. conservées (rel. de l'époque), bon état
P., Librairie illustrée Jules Tallandier, s.d. (1912), in-4°, 320-x pp, très riche iconographie : 20 planches hors texte en noir et en couleurs, 134 tableaux et dessins (par Lix, Pils, Robida, Vierge, etc.), 110 portraits, 76 scènes diverses, monuments, cartes et autographes dans le texte, reliure demi-chagrin vert, dos lisse orné, plats percaline vert bouteille décorés de fers dorés, tranches rouges (reliure de l'éditeur), bon état
Premier volume seul (sur 3) : Livre I. La Paix (pp. 1-29) ; II. La Commune (pp. 30-112) ; III. La Libération du Territoire (pp. 113-197) ; IV. L'« Ordre Moral » (pp. 198-279) ; V. La Constitution de 1875 (pp. 280-320). — "M. le lieutenant-colonel Rousset a entrepris, sous le titre de "Trente ans d'histoire", une histoire de la France contemporaine depuis la guerre de 1870. Il traite le sujet avec une grande clarté (les opérations militaires, en particulier, sont excellemment exposées) et avec une remarquable impartialité." (E. Driault, Revue Historique, 1912)