8, rue Bréa
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France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 Perrin, 1922, in-12, xxiii-323 pp, préface de Marcel Prévost, reliure demi-percaline prune à coins, dos lisse avec titres, fleuron et doubles filets dorés (rel. de l'époque), papier jauni, bon état (Coll. Drames judiciaires d'autrefois)
L’affaire Fualdès est une affaire judiciaire qui défraye la chronique de 1817 à 1818 dans la France de la Restauration et n’a cessé par la suite de susciter les passions. L’ancien procureur impérial Fualdès est égorgé dans la nuit du 19 au 20 mars 1817 à Rodez, puis son corps jeté dans les eaux de l’Aveyron. C’est la France tout entière, puis l’Europe et même l’Amérique qui bientôt se passionnent pour cette énigme de province appelée à devenir une des plus célèbres affaires judiciaires du XIXe siècle. Il s’y mêle des considérations politiques puisque l’assassiné est accusé d’être bonapartiste, que ses agresseurs sont au contraire dans la mouvance royaliste et que le premier procès les condamnant à mort est cassé à la fin de l’année 1817... — "Ce roman qui, comme l’indique son titre, relate la célèbre affaire Fualdès en y apportant une nouvelle solution, est d’abord paru en 1922 dans “La Revue de France”, avant d’être édité en volume. La psychologie joue un rôle de premier plan, mais on remarque aussi une attention particulière accordée à la description des lieux, principalement de la ville de Rodez telle qu’elle pouvait apparaître à l’époque de la Restauration. À la lecture du texte, on comprend que la description de la ville est redevable d’une documentation très sérieusement établie par l’auteur, tout comme l’est la solution proposée à l’énigme historique que constitue la mort de Fualdès. Pour Marcel Prévost, la justesse des sentiments représentés par Praviel, sa virtuosité dans la reconstitution des décors et son analyse minutieuse des passions publiques ayant entouré l’affaire font du texte un modèle à suivre pour le roman historique. Sans réserve, il affirme ainsi : « on est sûrs de l’impartialité de l’historien : ses conclusions ont de grandes chances d’être celles mêmes de l’histoire (...). Il fournit un exemple, à mon avis caractérisé et réussi, du roman historique d’aujourd’hui et de demain : documentation attentive et complète, parfaite connaissance des lieux, le domaine de l’imagination réduit à une claire distribution du récit et la mise en scène la plus probable »." (Pierre-Olivier Bouchard, Le roman historique de 1900 à 1930 : entre rupture et continuité, 2017)
Hachette, 1925 in-12, 123 pp, imprimé sur beau papier fort, broché, trace de mouillure ancienne au 1er plat de couverture, sinon bon état (Coll. Récits d'autrefois)
"Aventure héroï-comique, qui ressemble à une parodie de la féroce guerre de Vendée, série burlesque d'événements où une princesse royale, à la fois brave et gamine, mène de front, comme les femmes de la Fronde, l'amour et la politique, où ses adversaires et ses vainqueurs, Louis-Philippe, Thiers, Bugeaud s'acharnent vilainement à la déshonorer, comme s'ils prenaient à tâche de discréditer le principe monarchique : voilà le sujet du livre. Récit amusant comme un roman, qui paraît fondé sur une attentive étude des documents, mais qui ne fournit aucune reference." (Georges Renard, Revue d'Histoire du XIXe siècle-1848, 1926)
P., Editions de la Nouvelle Revue Critique, 1930, in-12, 250 pp, broché, bon état
Plon, 1929, in-12, 266 pp, broché, bords de la couv. renforcés avec du scotch, état correct (Coll. Le Roman des grandes existences)
Le titre indique le ton de vénération monarchique de l'ouvrage. C'est le récit de l'aventure héroï-comique où une princesse royale, à la fois brave et gamine, mène de front, comme les femmes de la Fronde, l'amour et la politique, où ses adversaires et ses vainqueurs, Louis-Philippe, Thiers, Bugeaud, s'acharnent vilainement à la déshonorer, comme s'ils prenaient à tâche de discréditer le principe monarchique. Le livre est fondé sur une attentive étude des documents, mais ne fournit aucune référence.
PUF, 1957, pt in-8°, viii-328 pp, seconde édition refondue, broché, bon état (Coll. Clio)
P., EDHIS, 1968, 2 vol. in-4°, 111 et 58-6 pp, brochés, bon état. Bien complet des 2 volumes. Tirage numéroté sur papier vergé à la main limité à 1.000 exemplaires
Réimpression en fac-similé de l’édition originale publiée à Paris, par l’Imprimerie Impériale en 1870, parue sans indications de lieu ni de date. Publications secrètes destinées aux seuls fonctionnaires et magistrats chargés des poursuites et de la répression de la Section Française de l’A.I.T. Elles reproduisent les pièces saisies au cours des perquisitions et contiennent un historique de l'Association Internationale des Travailleurs, de 1864 à 1870. L'Association Internationale des Travailleurs est le nom officiel de la Première Internationale fondée à Londres en 1864.
P., Adrien Le Clère, 1814-1849, 130 vol. in-8°, reliures demi-basane naturelle et cartonnages disparates, reliures frottées, rousseurs éparses sur qqs volumes, C. de bibl., état correct. Très rare
Ensemble complet de 1814 à fin 1845 de cette revue politique catholique très importante qui disparut en 1862. Détail : tomes 1-127 (août 1814 - décembre 1845), tome 133 (avril-juin 1847), tomes 139-142 (octobre 1848 - septembre 1849) + 2 volumes de tables manuscrits, reliés demi-basane. Les tomes 53-54, 55-56, 65-66 et 67-68 sont reliés ensemble deux par deux. — Adrien Le Clère et Picot fondèrent, en 1814, ce journal royaliste et catholique, mais avant tout catholique, comme son nom l'indique et comme le démontre surtout la modification que subit ce titre après la révolution de juillet 1830, lors de l'avènement de Louis-Philippe, époque à laquelle le journal ne conserva plus que le titre de “l'Ami de la Religion”. MM. de Lamennais et Frayssinous en furent les premiers collaborateurs, ainsi que MM. de Boulogne, Clausel de Montals, qui allait devenir évêque de Chartres, Affre, archevêque de Paris, Lecuy et de Salinis. Le premier numéro parut le 20 avril 1814, neuf jours après l'abdication de Napoléon et trois jours avant le retour de Louis XVIII en France. Il cessa de paraître pendant les Cent jours et ne reparut qu'au retour de Louis XVIII. Outre les deux fondateurs, ce journal eut encore comme directeurs Genoude et l'évêque Dupanloup. ll professait un catholicisme libéral. En 1862, il disparut et le service de ses abonnés fut fait par le “Journal des villes et des campagnes”. “L'Ami de la Religion et du Roi” était l'organe officieux de l'Eglise de France. C'est une source inépuisable d'informations pour l'histoire et la politique de l'Eglise au XIXe siècle, les succès et les difficultés des missions, etc. — Compte-tenu du poids de l'ensemble (95 kg environ), nous serons amenés à demander des frais d'expédition plus importants en cas d'envoi.
Bordeaux, 1870-1871, 207 fasc. in-4° (25 x 38), 207 quotidiens de 4 pp chacun, reliés ensemble à l'époque en un volume demi-toile verte, titres dorés, 2 coins inférieurs manquants sur les plats, état correct. Très rare
"Au mois d'août 1870, au début de la guerre avec la Prusse, M. Bord avait créé un petit journal qui s'imprimait sur un seul feuillet, donnait les dernières nouvelles de la campagne et se vendait cinq centimes. Il avait pour titre : le Canon d'alarme. Le succès ayant répondu à son attente, M. Bord transforma au mois d'octobre cet embryon de journal en une feuille quotidienne, qu'il nomma la Victoire ; – il espérait, comme tous les Français, que nos armes seraient victorieuses. A la suite de nos revers, M. Bord changea le titre de son journal, qui devint successivement la Victoire, organe de la confédération européenne, et la Victoire, organe de la démocratie..." (Georges Bouchon, Histoire d'une imprimerie Bordelaise 1600-1900 - Les imprimeries G. Gounouilhou, la Gironde, la petite Gironde, 1901) — Auguste Bord sera par la suite maire de Pompignac de 1884 à 1888. — Selon la BnF, le périodique « La Victoire » (Bordeaux) [sous-titré Organe des Etats-Unis d'Europe, puis Organe de la Confédération européenne, puis Journal politique quotidien, puis Journal républicain quotidien] a paru du 29 septembre 1870 au 14 novembre 1874 (n° 1-1520). Le 15 novembre 1874, il est remplacé (provisoirement) par « Le Petit Girondin. Journal quotidien de la démocratie républicaine », avant de reparaître à partir de janvier 1876 (6e année)... (notice n° FRBNF32888497 de la BnF) — Détail : Du n° 8 au n° 288, moins les numéros 11-13, 15, 17-19, 21-24, 27, 31-33, 36-40, 42, 46, 47, 50, 52, 54, 58, 60, 62, 65, 67, 68, 74, 78, 81, 87-90, 92-96, 100, 102-111, 113, 115, 118, 121, 122, 133, 143, 144, 161, 168, 170, 171, 180, 181, 187, 189, 190, 193, 200, 222, 223, 232-234, 249, 259, 264, 269, 281 et 284. — A noter : il y a deux exemplaires publiés (différents) des numéros 145, 153, 173, 191, 212, 216, 217, 219, 227, 275 et 285, qui ont eu deux éditions différentes le même jour.
P., Librairie de Ch. Meyrueis, 1869, in-12, 121 pp, broché, qqs rares rousseurs, bon état
P., Michel Lévy, 1871, in-12, ii-279 pp, reliure pleine toile noire, titres dorés au dos (rel. de bibliothèque de l'époque), C. de bibl., édition originale, état correct
"Le pasteur a été l'auteur, avec quatre autres députés, de la première proposition de loi d'amnistie. Sa femme Elise, était très proche du socialisme, même si la Commune les a profondement déçus. ... Sa condamnation de l'insouciance égoïste des riches envers les souffrances et la misère du peuple apparaît comme une clause de style." (Le Quillec, 3739)
Hachette, 1883, 2 vol. in-12, vi-517 et vii-532 pp, appendices, reliures demi-percaline brique, dos lisses avec titres, tomaisons et doubles filets dorés (rel. de l'époque), qqs rousseurs éparses, bon état
Par Lucien-Anatole Prévost-Paradol (1829-1870), un des principaux rédacteurs du Journal des débats, collaborant également au Courrier du dimanche. Il fut l'un des principaux représentants de l'opposition libérale au Second Empire, ce qui lui valut un séjour en prison d'un mois. En 1865, il est élu à l'Académie française. — "Prévost-Paradol (1829-1870) mérite notre attention à un triple point de vue : c'est un écrivain de talent dont les contemporains ont peut-être exagéré le mérite, mais qui tient sa place parmi les mellleurs esprits du XIXe siècle ; il a une fin dramatique ; il représente le modèle des politiques qui, après avoir longtemps soutenu des principes opposés au principes régnants, se rallient au régime qu'ils avaient combattu..." (Pierre Guiral)
Michel Lévy, 1862-1867, 4 vol. in-12, xii-311, x-527, xix-385 et xxxv-336 pp, index, reliures demi-percaline brique, dos lisses avec titres, tomaisons et doubles filets dorés (rel. de l'époque), qqs rousseurs éparses, bon état. Edition originale (mention de deuxième édition au tome IV). Complet en 4 volumes
Par Lucien-Anatole Prévost-Paradol (1829-1870), un des principaux rédacteurs du Journal des débats, collaborant également au Courrier du dimanche. Il fut l'un des principaux représentants de l'opposition libérale au Second Empire, ce qui lui valut un séjour en prison d'un mois. En 1865, il est élu à l'Académie française. — "Prévost-Paradol (1829-1870) mérite notre attention à un triple point de vue : c'est un écrivain de talent dont les contemporains ont peut-être exagéré le mérite, mais qui tient sa place parmi les mellleurs esprits du XIXe siècle ; il a une fin dramatique ; il représente le modèle des politiques qui, après avoir longtemps soutenu des principes opposés au principes régnants, se rallient au régime qu'ils avaient combattu..." (Pierre Guiral)
Hachette, 1894, in-12, vi-305 pp, broché, bon état
Etude, suivie de plus de 150 pages de lettres inédites d'Anatole Prévost-Paradol (1829-1870), un des principaux représentants de l'opposition libérale au Second Empire avant de se rallier au régime et d'être nommé ambassadeur aux Etats-Unis avec pour mission de porter l'assurance de la paix en Europe. Il se suicida à l'annonce de la déclaration de guerre à la Prusse.
Michel Lévy, 1868, in-12, xvi-423 pp, mention de sixième édition, reliure demi-percaline brique, dos lisse avec titres et doubles filets dorés (rel. de l'époque), qqs rousseurs éparses, bon état
Célèbre essai politique datant de 1868. Sous le second Empire, Prévost-Paradol fut nommé ambassadeur aux États-Unis avec pour mission de porter l'assurance de la paix en Europe. Il se suicida à l'annonce de la déclaration de guerre à la Prusse. — Qu'est-ce qu'une démocratie ? Comment une société devient démocratique, et pourquoi elle reste telle. Du despotisme démocratique. Des institutions et des principes de gouvernement qui conviennent à la démocratie française.
Armand Colin, 1966, in-12, 285 pp, 75 illustrations, chronologie, biblio, index, broché, bon état (Coll. Kiosque. Les faits, la presse, l'opinion)
Le formidable Félix Tournachon (1820-1910), dessinateur et photographe, plus connu sous le nom de « Nadar ».
PUF, 1966, gr. in-8°, 508 pp, postface de F. Bloch-Lainé, 30 gravures et portraits hors texte, 20 diagrammes, annexes, notes, sources, reliure toile éditeur, jaquette, bon état
"Il faut louer M. Bloch-Lainé d'avoir, à l'occasion du cent cinquantenaire de la Caisse des Dépôts, ouvert à un historien les archives de cette vénérable institution. On lira avec plaisir les pages alertes consacrées par R. Priouret aux difficultés de la Caisse sous l'Empire et la Restauration, à la curieuse histoire de l'indemnité de Saint Domingue, ou aux efforts de Goudechaux et de Garnier-Pagès en 1848 aux prises avec la commission de surveillance entièrement orléaniste : l'histoire financière de la France n'est pas faite, et toute étude est la bienvenue. Mais la partie la plus neuve et la plus curieuse de l'ouvrage est sans doute celle consacrée à la personnalité et à l'œuvre de Jean Tannery (1878-1939) placé à la tête de la Caisse par le cartel des gauches, en 1925, et démissionné par Vincent Auriol en juin 1936 (pages 290-356) : cette histoire encore fort proche de nous est très instructive." (Guy Thuillier, La Revue administrative, 1966)
Grasset, 1959, in-8°, 266 pp, broché, bon état
Grasset, 1963, in-8°, 283 pp, notes et biblio, broché, bon état
"R. Priouret a dépouillé un journal patronal, le “Moniteur industriel” ; c'est la matière première essentielle de cette étude sur les débuts de l'action patronale organisée, de la Restauration à la fin du Second Empire. Il ne s'agit pas, en effet, d'une histoire de la catégorie sociale constituée par les chefs d'entreprise, mais d'une histoire de leur organisation, histoire que l'auteur aurait poursuivi plus avant s'il avait pu avoir accès aux archives du Comité des forges, officiellement créé en 1864. L'auteur n'en apporte pas moins des précisions sur l'origine sociale des patrons du XIXe siècle. Il décrit des carrières. A l'intérieur de cadres économiques qu'il esquisse à grands traits, il campe avec vigueur des caractères dont il nous fait revivre, dans un style alerte et direct, les passions et les craintes, et dont il nous montre les démarches, les succès et les déboires. Le suspense même (on pense à la signature du traité de libre échange de 1860) n'est pas absent de cet ouvrage qu'on lit avec plaisir." (Bernard Mottez, Sociologie du travail, 1964) — "Il s'agit ici de l'histoire de l'organisation professionnelle des patrons industriels français. Ce sujet était jusqu'à présent une terre en friche, non seulement inconnue mais méconnue : pour l'opinion publique, l'histoire du syndicalisme patronal ne commence-t-elle pas à la loi de 1884 ? En fait, l'auteur montre comment sous l'impulsion d'Auguste Mimerel, filateur à Roubaix, se crée l'« Association de défense du travail national » en 1844. Au-delà de l'histoire d'un homme et de sa génération, ce sont les problèmes permanents du patronat qui sont évoqués : l'attitude vis-à-vis du libre-échange sur le plan extérieur, les relations avec le monde ouvrier sur le plan intérieur." (Revue française de science politique, 1965)
P., Ollendorff, 1897, in-12, 235 pp, deuxième édition, reliure pleine toile verte, titres dorés au dos, couv. illustrée en couleurs d'après F. Gros conservée, papier jauni, bon état. Recueil de cinquante chansons, avec musique notée, écrites par le poète-chansonnier Xavier Privas (pseud. de Antoine-Paul Taravel, Lyon 1863-Paris 1927).
P., Delagrave et Garnier frères, 1880, 2 forts vol. gr. in-8°, vii-2617-68 pp, 2943 gravures et figures (+ 18 gravures et figures dans le supplément), qqs rousseurs éparses, reliures demi-chagrin vert époque, dos ornés de caissons à froid, de fleurons et de filets dorés, bon état
P., EDHIS, 1968, in-12, 216 pp, deuxième édition publiée par la Commission de propagande du Conseil fédéral parisien de l’Association Internationale des Travailleurs, broché, bon état. Reprint de la seconde édition publiée à Paris en juillet 1870. Tirage limité à 1000 exemplaires numérotés
Compte rendu, avec toutes les pièces annexes justificatives, qui ne figurent que dans cette seconde édition. Parmi les accusés, les futurs communards Varlin, Malon, Camélinat, etc.
P., EDHIS, 1968, in-12, vii-243 pp, broché, bon état. Reprint de l’édition originale, publiée à Paris, en juillet 1870. Tirage limité à 1000 exemplaires numérotés
Dans la défense générale des accusés, dont les futurs membres de la Commune Varlin, Pindy, Avrial, Assi, etc., un ample exposé des théories et de l’action de la Première Internationale.
P., EDHIS, 1968, in-12, vii-243 pp, reliure toile lie-de-vin, dos lisse, pièce de titre basane verte, bon état. Reprint de l’édition originale, publiée à Paris, en juillet 1870. Tirage limité à 1000 exemplaires numérotés
Dans la défense générale des accusés, dont les futurs membres de la Commune Varlin, Pindy, Avrial, Assi, etc., un ample exposé des théories et de l’action de la Première Internationale.
Torino, Favale, Schiepatti, 1849, pt in-8°, 115 pp, un portrait gravé du général Ramorino en frontispice, broché, bon état. Rare. Texte en italien
Le général Gerolamo Ramorino (Gênes 1792-Turin 1849) participe très jeune aux campagnes napoléoniennes d'Autriche et de Russie. De retour dans le Piémont, il participe aux soulèvements de 1821 et, en 1834, Mazzini veut faire de lui le chef militaire de l'expédition en Savoie. Après l'armistice de Salasco, il rejoint l'armée piémontaise et prend le commandement de la cinquième division à Lomellina. La guerre contre l'Autriche reprend le 20 mars 1849, et Ramorino est accusé d'avoir négligé les ordres qu'il avait reçus et abandonné le poste qui lui avait été confié. Il est tenu pour responsable de la défaite de Novare (23 mars 1849). À la suite de cette accusation, il a été déféré au Conseil de guerre, condamné à mort et exécuté.
Plon, 1934, in-12, xvii-232 pp, 8 gravures hors texte, broché, couv. lég. défraîchie, état correct (Coll. Les Témoins de l'épopée)
Par Anton Graf, baron de Prokesch-Osten (1795-1876), diplomate, homme d'Etat et général autrichien. "Sorti d'une famille bourgeoise, il entra en 1813 dans la carrière militaire, et fut en 1815 employé dans les bureaux de l'archiduc Charles, alors gouverneur de Haguenau. En 1816, il publia quelques traités sur les mathématiques transcendantes, qui lui valurent la chaire de mathématiques à l'école militaire d'Oilmutz. Capitaine d'infanterie en 1823, il était en garnison à Trieste lorsqu'il obtint un congé, qui lui permit de séjourner pendant plusieurs années en Grèce, à Constantinople, en Asie Mineure et en Egypte. Par les rapports semi-officiels qu'il envoya à Vienne, et dans lesquels il fit preuve d'une aptitude peu ordinaire à juger les hommes et les choses, il acquit la confiance de son gouvernement, qui le chargea de surveiller le commerce autrichien dans le Levant. En 1826, il fut envoyé en mission scientifique en Egypte, et remonta le Nil jusqu'aux grandes cataractes. De retour en 1827, on le nomma chef d'état-major du comte Dandolo, qui commandait l'expédition antrichienne contre les pirates grecs, position dans laquelle il réussit à négocier l'extradition des prisonniers chrétiens et à améliorer, par un traité conclu avec le pacha de Saint-Jean-d'Acre, le sort général des chrétiens en Orient. En récompense de ces service, il fut anobli, sous le titre de Ritter von Osten (chevalier d'Orient). Après avoir pris part à l'expédition des Romagnes (1831), il passa en 1832 à Rome pour être attaché à l'ambassade d'Autriche, il entretenait depuis quelques années des rapports intimes avec le jeune duc de Reichstadt , auquel il avait voué une tendre amitié, que la mort seule vint rompre (juillet 1832). En 1834, Prokesch fut nommé ministre plénipotentiaire à Athènes. (...) Les Souvenirs de Prokesch, par l'élégance du style, la richesse de la composition et la beauté des descriptions, peuvent se comparer aux Souvenirs de Lamartine." (Hoefer, Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours)