8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 P., Librairie Léopold Cerf, 1888, pt in-8°, 63 pp, broché, dos manquant, bon état
Albert Gauthier, dit "Gauthier de Clagny" est né à Versailles le 14 septembre 1853 et décédé à Paris le 16 décembre 1927. Docteur en droit (1882), avocat au Conseil d’Etat et à la cour de Cassation (1883), député (1889-1910) et conseiller général de Seine-et-Oise, directeur du Journal du droit administratif, vice-président de la Ligue des Patriotes. Albert Gauthier était apparenté à Marc Sangnier, député de Paris, fondateur du "Sillon". Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
France-Empire, 2000, gr. in-8°, 302 pp, 8 pl. de gravures et photos hors texte, tableaux généalogiques, chronologie du règne, biblio, broché, couv. illustrée, qqs soulignures crayon, bon état
Il y a cent ans, le 22 janvier 1901, s'éteignait Alexandrina Victoria de Grande-Bretagne, plus connue sous le nom de Victoria Ière. Au cours d'un règne qui fût le plus long de la monarchie britannique, l'Angleterre se hissa au premier rang des nations par sa puissance économique et l'étendue d'un empire que seul Rome, avant elle, avait égalé. Dans le même temps, alors que l'Europe était en proie aux convulsions et que la France s'épuisait à changer de régimes politiques, les Anglais, pragmatiques, conservaient la monarchie en lui ôtant tout pouvoir de nuisance et bâtissaient une démocratie parlementaire exemplaire. Bien que de tempérament autoritaire et capricieux, Victoria fut convaincue par le prince Albert, son mari, que la royauté, s'appuyant sur les classes moyennes entreprenantes, devait accompagner l'évolution démocratique et non la freiner. Elle devint ainsi le symbole vivant – et presque divinisé à la fin de son règne – d'une nation britannique persuadée que Dieu lui avait donné mission de dominer le monde. Follement amoureuse de son mari mais indifférente à ses enfants, imbue de son rang mais très critique à l'égard de l'aristocratie, incarnant la morale bourgeoise mais s'affichant elle-même avec un valet d'écurie puis avec un domestique indien, méfiante à l'égard du cosmopolitisme mais faisant d'un Juif son Premier ministre adulé, patriote jusqu'au chauvinisme mais conservant une étrange tendresse pour la France, Victoria fut pétrie de contradictions... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Julliard, 1965, in-12, 274 pp, 16 pl. de photos, gravures et documents hors texte, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Archives)
Ce capitaine paria, privé des honneurs militaires, comment est-il devenu le symbole d'une République de justice et de vérité ? Cinq ans d'un combat douteux – Voici l'âme de la réhabilitation, le "frère admirable" et le premier groupe de pression : de l'affaire de famille à l'Affaire d'Etat. — "À ceux qui connaissent mal « l'Affaire », l'ouvrage que composé autour des souvenirs du frère de Dreyfus fournira une excellente introduction vivante et complète. Il retiendra l'attention des autres par la tentative, parfois insuffisamment accentuée, de dresser une galerie de portraits des dreyfusards, des plus connus – Scheurer-Kestner, Picquart – aux moins célèbres tel Louis Bruyerre ; l'hypothèse finale qui insiste sur leur appartenance à des groupes minoritaires ou sur leur situation en marge de leur communauté est séduisante et mériterait être développée." (Revue française de science politique,1965) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Sanard et Derangeon, s.d., gr. in-8°, 354 pp, études avec portraits gravés hors texte sur Guizot (2 portraits : Guizot jeune et Guizot agé), Guillaume de Schlegel, Taine, Ozanam, Renan, J.-F. Rio, E. About, Camille Rousset, G. Boissier, Littré, Cantu, Victor Hugo, Charles Blanc, Villemain, Paulin Paris, Montalembert, et Michelet, couv. de relais des éditions Vromant à Bruxelles, dos fendu
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1933 in-12, 316 pp, 8 gravures hors texte, cartonnage éditeur (lég. défraîchi), bon état (Bibliothèque historique Plon)
"Un récit très vivant et complet du long duel de Mme de Staël et de Napoléon, cette lutte entre le « souverain de l'action » et « l'impératrice de la pensée. ». La déconvenue et les déboires, les ambitions et les menées de Mme de Staël, d'abord admiratrice indiscrète de Bonaparte, ensuite opposante tenace et « incorrigible intrigailleuse », enfin ralliée un instant au Napoléon de 1814 : M. Gautier nous expose les péripéties de cette lutte avec une sûreté et une richesse d'information qui complète, renouvelle ou précise ce que d'autres avaient dit sur ce sujet. L'impression fâcheuse que pourrait produire tout ce qu'il y a d'un peu occulte et policier dans cette histoire, où le cabinet noir et les rapports secrets jouent un rôle éminent, est heureusement corrigée par des portraits alertes et un suffisant rattachement à l'histoire générale et au mouvement contemporain des idées." (F. Baldensperger, Revue critique d'histoire et de littérature, 1903) — "Ce livre, remarquable par l’abondance et la précision de renseignements, dont beaucoup étaient inédits, l’est aussi bien par l’art de l’exposition. M. Paul Gautier sait conter et il sait peindre. Les portraits qu’il a semés dans le récit, ceux d’un Necker, d’un Fouché, d’un Bernadotte, sont d’une touche juste, fine, spirituelle. La figure de Mme de Staël apparaît en plein relief : voilà bien cet incurable ennui dont elle soutire et qui la jette dans toute sorte d’agitations, cet orgueil, cette personnalité exubérante, ce besoin de tout rapporter à soi, et aussi ce courage, cette énergie, cet amour vrai des idées, cette noblesse d’âme, ce continuel progrès, cette sorte d’ascension vers un idéal supérieur. Le nouvel historien de ce duel fameux a su conserver à la question elle-même toute son ampleur ; en outre, les vues qu’il nous ouvre de plus d’un côté nous aident à mieux comprendre certains aspects du gouvernement de Napoléon." (René Doumic, Revue littéraire, 1903) — "Le beau livre de M. Gautier n'est pas seulement un important chapitre de notre histoire littéraire entre 1800 et 1815, c'est aussi une contribution capitale à l'histoire politique et diplomatique de l'Empire. Sous le rapport politique, il nous rend le très grand service de nous renseigner abondamment sur ce mouvement d'opposition qu'on a longtemps soupçonné, que des travaux récents ont commencé à nous révéler, que le travail actuel nous fait voir avec toute son ampleur et toute sa portée. Au point de vue diplomatique, les rapports d'Andréossy et les dépêches de M. de Cabre nous montrent sous un jour curieux le rôle de Mme de Staël en Autriche et en Suède." (Ch. Dufayard, Revue Historique, 1904) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Les Introuvables, 1999, in-8°, 356 pp, index, broché, qqs marques et soulignures au crayon, bon état
Dans “L’Histoire du romantisme”, son dernier livre inachevé, Théophile Gautier revient sur ses enthousiasmes littéraires, sa fascination pour l’œuvre de Victor Hugo, son amitié avec Gérard de Nerval et les compagnons du « Petit Cénacle ». L’auteur de “Capitaine Fracasse” et du “Roman de la momie” signe avec ce texte le portrait d’une génération de flamboyants, dont il fut l’un des plus éminents représentants, prêts à en découdre avec les grisâtres du classicisme, comme il le rappelle ici avec l’épisode célèbre de la bataille d’Hernani. À la fois étude littéraire et mémoires de son auteur, “L’Histoire du romantisme” démontre brillamment que ce mouvement fut l’une des plus intenses aventures de la création littéraire et artistique. « Tout germait, écrit Gautier, tout bourgeonnait, tout éclatait à la fois. Des parfums vertigineux se dégageaient des fleurs ; l’air grisait, on était fou de lyrisme et d’art. » Une galerie de portraits vivants et colorés, drôles ou poignants, de figures artistiques et littéraires que Gautier a bien connues. Comme dans un bal, actrices et danseuses côtoient ici peintres, écrivains, musiciens, sculpteurs, illustrateurs, de Balzac à Berlioz et à Delacroix. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Michel de l'Ormeraie, 1974, in-4°, vi-145 pp, 72 planches légendées hors texte, reliure plein chagrin bleu de l'éditeur, dos lisse à caissons ornés et titre doré, encadrements doré, à froid et décor doré sur les plats, tranches dorées, signet, ex. numéroté et nominatif, bon état
Réimpression de l'édition de Paris, 1857. C'est à la suite de séjours qu'il fait dans les Pyrénées, et notamment à Gavarnie, que Sulpice-Guillaume Chevallier dit Paul Gavarni (1804-1866) choisit son pseudonyme Gavarni. Remarqué par l’abbé de La Mésangère, qui publia plusieurs de ses œuvres dans le Journal des dames et des modes, puis par Emile de Girardin, il collabora à La Mode. Ses dessins furent aussi publiés dans d’autres journaux tels que L'Artiste et L'Illustration, avec notamment sa série des fumeurs de pipe. Vers 1835, il devient un collaborateur régulier du Charivari, journal satirique d'opposition républicaine. Ses séries lithographiques (Les Enfants terribles, Fourberies de femmes) et ses dessins en font un observateur moqueur, parfois amer, de la société parisienne sous Louis-Philippe et le Second Empire. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Indes savantes, 2011, gr. in-8°, 213 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
La question, portée par l'actualité, est de savoir si le capitalisme est moral ou moralisable. L'historienne analyse les pratiques privées et publiques qui, dans le passé, ont répondu à la volonté d'associer la morale à l'économie comme y invite la doctrine sociale catholique. Chemin faisant, la notion d'économie-sociale est reliée à la morale qu'inspire la justice, économie et morale sont associées pour répondre aux nécessités de l'homme en société. Conduite dans la longue durée des civilisations, la réflexion met en évidence que l'économie, dont la vocation est de servir l'homme et la société, se coupe de sa raison d'être en l'absence de mobiles sociaux moraux. Elle fait ressortir que les rapports économiques qui lient les hommes entre eux ne peuvent se construire durablement sur d'égoïstes intérêts. Nombreux ont été les Français à en acquérir la certitude depuis le début du XIXe siècle, et à exprimer conséquemment leur prédilection pour une organisation économique qui permette à chacun de vivre décemment de son travail dans le respect de celui d'autrui. Une définition claire et simple de l'économie tout à la fois sociale et morale, et des propos particulièrement opportuns en ces temps de crises. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions du Temps, 2005, gr. in-8°, 286 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Synthèse d'histoire contemporaine)
C'est à Paris que bat le pouls de l'Europe lors de la Révolution française : la France constituerait-elle un puissant tremplin pour la doctrine libérale venue de Grande-Bretagne où elle s'est tissée d'individualisme foncier ? C'est à Trèves que naît Karl Marx, théoricien de la doctrine socialiste, et philosophe du matérialisme historique ; la critique de la propriété privée y est omniprésente. C'est du Vatican que souffle la pensée thomiste de Léon XIII, venue réactualiser la doctrine de l'Église catholique ; la propriété familiale en guide l'ardeur. Trois doctrines mises au service d'une actualité ouverte à tous les changements. Et toutes trois, chacune à sa façon, traitent de la «propriété», clé de voûte de la société rurale postrévolutionnaire. A la rencontre de l'histoire, et à l'épreuve des faits de terrain, la pensée européenne prend ici tout son relief, en une synthèse qui s'inscrit dans la riche historiographie française, pour englober des pans entiers de l'histoire économique, sociale, politique contemporaine. L'ouvrage fournit une grille de lecture pour scander les étapes de la longue marche des paysans ; l'accent est mis sur l'itinéraire français. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1998, gr. in-8°, 558 pp, traduit de l'anglais, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Civilisations et Mentalités)
"Il y a sans doute certains éléments crispants dans ce gros livre. Tenant d'une psychohistoire très reconnue outre-Atlantique, Peter Gay introduit dans son texte des notions (le surmoi, la libido, etc.) ou des relations (entre agressivité et sexualité) auxquelles l'historiographie française est peu habituée. On peut aussi être gêné par le parti pris globalisant de l'auteur, prompt à considérer une « société occidentale » dont il accentue les aspects homogènes. Quelles que soient les réticences, la Culture de la haine est un livre qui fait date dans la mesure où il répond à cet appel naguère lancé par Lucien Febvre en faveur d'une histoire des sentiments qui, si fertile qu'elle fût dans les domaines de l'amour ou de la peur, avait jusqu'à présent laissé celui de la haine en chantier. Le projet de Peter Gay, adossé à une érudition incontestablement maîtrisée, vient ainsi jeter les bases de cette histoire de la haine à venir. Et quelles bases ! Peter Gay réunit ici le fruit de recherches commencées en 1976, et développées au fil de multiples conférences. En six gros chapitres, il explore les différentes facettes de cette « culture de la haine » en Occident de 1815 à 1914, qui illustre selon lui le goût bourgeois du duel et singulièrement du Mensur prisé par la « sous-culture universitaire allemande ». Les « prétextes » de l'agressivité (du darwinisme social au racisme en passant par le culte de la virilité), les pathologies sociales, le césarisme, les représentations du « sexe faible », les jeux du rire et du mot d'esprit ; les tentatives de maîtrise de l'agressivité sont ainsi étudiées successivement. Le nombre et la diversité des exemples convainquent. Le style, qui se donne comme celui d'un vagabondage érudit, rend la lecture agréable. Peter Gay remet en cause certaines idées trop sûres d'elles-mêmes (la rupture provoquée par Darwin dans le domaine des représentations) ; il produit, propose, provoque, suscite le débat et les questionnements. Il invite, au total, à une nouvelle lecture du XIXe siècle, dont il serait dommage de se priver." (Sylvain Venayre, Histoire, économie et société, 1999) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Daragon, 1908, 7 vol. pt in-8°, (xviii)-396, 334, 358, 360, 353, 358 et 346 pp, brochés, qqs dos abîmés et recollés, état correct. Rare (Saffroy, I, 11506b)
"... “Les d'Orléans au tribunal de l'histoire” sont avant tout une oeuvre de sincérité et de vérité historique, où l'on pourra recueillir tous les faits qui y sont consignés pour l'éternelle honte d'une famille princière, qui est l'opprobe de la France et qu'un de nos adversaires politiques, M. de Lourdoueix, a marquée lui-même de cette flétrissure ineffaçable : « Si vous pouviez voir les flots de sang que cette famille a fait verser, les désolations et les ruines qu'elle a causées, vous diriez avec nous qu'aucun fléau de l'humanité n'a produit de plus grands ravages. » Cette histoire consiste simplement en une longue et gigantesque exposition de faits, narrés sans prétention, mais méthodiquement groupés et présentés avec une netteté que nous nous sommes efforcé de rendre lumineuse..." (Préface) —Table : Tome I. Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV, chef de la Maison d'Orléans (1640-1701) ; Le Régent, fils de Philippe d'Orléans (1674-1723). – II. Le Régent ; Louis d'Orléans-Sainte-Geneviève (1703-1752). – III. Philippe-Louis d'Orléans, dit le Gros-Philippe (1725-1785). – IV. Philippe-Egalité (1747-1793) et Louis-Philippe (1773-1850), leur vie pendant la Révolution (1ère partie). – V. Philippe-Egalité (1747-1793) et Louis-Philippe (1773-1850), leur vie pendant la Révolution (2e partie). – VI. Philippe-Egalité (1747-1793) et Louis-Philippe (1773-1850), leur vie pendant la Révolution (3e partie). – VII. Philippe-Egalité (1747-1793) et Louis-Philippe (1773-1850), leur vie pendant la Révolution (4e partie) ; Louis-Philippe, sa vie de 1793 à 1830. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Bloud et Cie, 1912, in-12, vi-292 pp, broché, bon état
"Les éditeurs ont réuni dans ce volume une vingtaine d'articles où Gebhart a conté ses impressions de voyage en Italie et en Grèce, surtout aux temps déjà lointains où il était élève à l'École d'Athènes. Il s'y trouvait au moment où fut renversé le roi Othon (1862), et les pages qu'il a consacrées à cet événement, outre qu'elles sont fort agréables, ont le mérite de nous apporter le témoignage direct d'un observateur très avisé. De même, il a connu et il décrit d'amusante façon la Rome de Pie IX avant 1870..." (Ch. Bémont, Revue Historique, 1912) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Macula, 2011, gr. in-8°, 528 pp, suivi de : Souvenirs sur Claude Monet, 1889-1909 par Lilla Cabot Perry, broché, bon état
Publié par les Editions Crès en 1922, puis en 1924, du vivant de Monet, principale source de tous les écrits postérieurs sur le peintre, "le Geffroy" était devenu introuvable. Les éditions Macula le rééditent en 1980, puis en 1987, augmenté d'un large appareil de notes dû à Claudie Judrin, alors conservatrice au Musée Rodin. Cette édition de 2011 a été entièrement revue et remaniée. Gustave Geffroy (1855-1926) fut l'un des critiques les plus perspicaces de son temps et – avec Clemenceau – le principal soutien de Monet dans la deuxième phase de l'impressionnisme. Son livre s'ouvre sur leur rencontre à Belle-Ile, en septembre 1886 : Monet est "vêtu comme les hommes de la côte, botté, couvert de tricots, enveloppé d'un « ciré » à capuchon. Les rafales lui arrachent parfois sa palette et ses brosses des mains. Son chevalet est amarré avec des cordes et des pierres. N'importe, le peintre tient bon et va à l'étude comme à une bataille." Pendant près d'un demi-siècle, Geffroy sera l'ami de tous les instants, le défenseur et le mémorialiste. Monet, sa vie, son œuvre est une somme inégalée de témoignages et d'analyses, d'extraits de presse, de lettres d'appel ou de découragement. Geffroy observe jour après jour l'acharnement du peintre "à rendre ce [qu'il] cherche : l'instantanéité, surtout l'enveloppe, la même lumière répandue partout". Il nous montre aussi Pissarro, Renoir, Sisley, Rodin, et nous décrit en quelques pages éblouissantes comment, trois mois durant, Cézanne l'a peint, lui, Geffroy, entouré de ses livres (un portrait qui est aujourd'hui au Musée d'Orsay). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Lausanne, Editions Rencontre, s.d. (1968), 2 vol. pt in-8°, 259 et 279 pp, préface de Julien Cain, 40 gravures et documents en noir et en couleurs (dont Daumier, Philippoteaux "Lamartine repousse le drapeau rouge", portraits de Blanqui), imprimé sur papier offset vergé, reliures simili-cuir bordeaux de l'éditeur, dos ornés avec titres, doubles filets et fleurons dorés, premiers plats avec double encadrement et fleurons dorés, bon état (Coll. Douze meilleures oeuvres historiques ; le dos de l'ouvrage porte : Blanqui l'enfermé)
Auguste Blanqui passa plus de trente ans en prison, le surnom « l'Enfermé » lui fut donné de son vivant. — “La plus émouvante biographie de Blanqui.” (Le Quillec, 1048) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Bureaux du journal “L'Attaque”, 1898, in-8°, 105 pp, broché, bon état. Edition originale, envoi a.s. Très rare
Témoignage acerbe d'un ancien inspecteur du service des enfants assistés : « En décrivant anecdotiquement leur douloureux calvaire, je ferai le procès de la tutelle administrative, inintelligente et volontairement aveugle, sous laquelle ils s'acheminent, par de douloureux cahots, vers leur majorité.» Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
University of Minnesota, 1965, in-4°, ix-334 pp, 4 cartes, 2 croquis, 11 tableaux, notes, biblio, index, broché, bon état. Reproduction en photocopie. Texte en anglais
Ph.D. dissertation, Dept. of History, University of Minnesota. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hatier, 1968, in-8°, 512 pp, très nombreuses gravures, photos et cartes dans le texte, 816 planches hors texte (8 en couleurs), documents, cart. illustré de l'éditeur, découpures au bas des 2 premiers feuillets (cachets découpés), état correct (Coll. d'histoire Hatier, Classe de Première)
Excellent manuel. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Hazan, 1986, gr. in-8°, 95 pp, 62 illustrations en noir (11 en couleurs) dans le texte et à pleine page, notes bibliographiques, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. XIXe siècle/Histoire, dirigée par Madeleine Rebérioux)
"Le XIXe siècle a créé la rue." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 1972, in-8°, 298 pp, 16 pl. de photos, gravures et documents hors texte, chronologie, index, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
"Pendant de longues années, l'affaire Dreyfus a bouleversé la France à un point que nous avons aujourd'hui peine à imaginer. Le pays fut, dira-t-on, « ravagé comme par un tremblement de terre ». La nation se divisa en deux camps dressés l'un contre l'autre dans un incroyable déchaînement de fureur, de haine, de violence. A cette heure encore il n'est pas absolument sûr que tout ce feu soit complètement éteint. Le grand mérite de Georges Roux est d'en parler avec une hauteur de vues et une indépendance d'esprit qui le placent nettement au-dessus de la mêlée. De plus, cette histoire dramatique aux péripéties multiples, sans cesse rebondissantes, souvent tragiques, nous est contée dans un style très simple, très alerte, qui en rend la lecture facile comme celle d'un roman." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Flammarion, 1969, gr. in-8°, 457 pp, sources, reliure pleine toile verte de l'éditeur, rhodoïd, bon état
"Napoléon ler, à Sainte-Hélène, disait : « Quel roman que ma vie ! » A plus forte raison faudrait-il le dire de l'autre Bonaparte qui monta sur le trône de France. Enfant royal, exilé, plus ou moins aventurier, prisonnier à Ham, évadé, au seul bénéfice de son nom, il est porté à la Présidence de la République par une France déconcertée. Et ce fut le règne aux apparences fastueuses. Puis l'effondrement en quelques semaines. Dans un récit clair, rapide, M. G. Roux raconte tout cela. Quelle matière à réflexion !" (E. Tesson, Etudes, 1969) — "La figure et le caractère de Napoléon III sont décevants pour les historiens, qui les décrivent difficilement, tant ils paraissent flous, changeants, discutables. Georges Roux, comme ses prédécesseurs, s’est heurté au mystère – si mystère il y a – de cet homme d’aventure que le peuple français porta au poste suprême, dans un élan d’enthousiasme incontrôlé, et que, déçu par les désastres des débuts de la guerre de 1870, il oublia presque aussitôt. Le seul fait qu’il était le neveu – mais l’était-il ? – du grand Napoléon n’explique pas l’engouement des Français pour l’homme ni cette extraordinaire réussite politique, qui, de conspirations en geôles, mène Napoléon III au trône. L’ouvrage est centré sur Napoléon III lui-même : il a favorisé personnellement la naissance en France de l’économie moderne, de la législation sociale, de l’urbanisme ; il a continué la politique de regroupement des États allemands et italiens qu’avait inaugurée son oncle ; il s’est laissé emporter par la vague de chauvinisme et d’aveuglement qui précipita notre pays dans la guerre contre la Prusse, qu’il ne désirait pas et dont il comprit rapidement qu’elle ouvrait une ère sanglante pour l’Europe et pour le monde. Il a eu, des questions coloniales, une vue moderne, très en avance sur son temps. Autant de titres contradictoires, certes, mais qui devraient le placer à un rang, dans notre histoire, auquel les historiens ne l’ont pas fait accéder." (Jean Nemo, Revue de Défense nationale, 1969) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Université de Lille III, Service de reproduction des thèses, 1981, 2 vol. gr. in-8°, 914 pp, pagination continue, texte dactylographié, biblio, chronologie, 3 index, brochés, bon état
"Loin d’être un ennemi de l’histoire, comme certaines apparences pourraient le faire croire, Péguy est au contraire un passionné d’histoire. Pour lui, l’histoire – non seulement la grande histoire, celle qui se fait avant de s’écrire, l’histoire en tant que devenir de l’humanité, mais l’histoire comme connaissance (Geschichte) – est l’épicentre de l’existence. C’est pourquoi le sujet a inspiré d’excellents travaux, notamment Françoise Gerbod, “Écriture et histoire dans l’œuvre de Péguy”, thèse, université de Lille III, 1981." (François Bédarida, “Histoire et mémoire chez Péguy”, in Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 2002) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Sun, 1951, in-8°, 298 pp, broché, état correct
Mémoires de l'écrivain André Germain (1881-1971), fils du fondateur du Crédit Lyonnais Henri Germain (1824-1905). — "Thiers, qui vit mon père à l'oeuvre, conçut pour lui une estime et une admiration très grandes. Il lui en donna la preuve en lui offrant le Ministère des Finances. Ce Ministère fut, au fond, le rêve constant de la vie de mon père. Seulement, il ne voulait l'accepter que de mains dignes et sûres. II l'avait refusé l'année précédente quand, par l'intermédiaire de M. Léon Chevreau, l'Empire expirant le lui proposa, il allait le refuser encore, dix ans plus tard, quand Gambetta lui proposa de faire partie du « grand Ministère ». Cette fois, il accepta avec enthousiasme. Or, à la dernière minute, il se produisit une intervention extraparlementaire bien étrange. M. Alphonse de Rotschild fit savoir qu'il n'admettait pas la nomination de mon père. Thiers s'inclina. Il poussa même la défaite jusqu'à accepter, des mains de M. de Rotschild, le nouveau ministre des Finances, Léon Say. La puissance des Rotschild, comme, plus tard, la puissance des Wendel, était au-dessus des lois..." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Flammarion, 1947, in-8°, 331 pp, sources, recueils des documents diplomatiques utilisés, index, broché, papier lég. jauni, bon état, envoi a.s. On joint une lettre de l'auteur
Biographie de Pauline von Metternich (1836-1921), petite-fille du fameux chancelier, épouse de Richard de Metternich, ambassadeur d'Autriche à Paris de 1860 à 1871. Sa vivacité, l'originalité de son caractère, ses manières et ses mots d'esprit redoutés lui valurent l'amitié de l'Impératrice Eugénie. Elle évolue dans ce milieu de la cour en triomphatrice, grâce à son esprit, son affabilité et aussi son élégance qui créa la mode à Paris. La charmante princesse, « la jolie laide » comme l'appelaient ses amis, restera une des salonnières les plus brillantes du Second Empire. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1939, in-8°, ii-505 pp, index des noms (8 p.), broché, couv. lég. abimée recollée, état correct
Premier volume des mémoires de Pierre-Barthélemy Gheusi (1865-1943), journaliste, écrivain et ancien directeur de l'Opéra Comique (il n'y a pas de mention de tomaison mais 3 autres volumes suivront, publiés en 1941-1942). Un document très précieux sur la vie politique et mondaine sous la IIIe République. — Cousin éloigné de Gambetta et fils d’un banquier, il grandit à Castres où il croise Jean Jaurès répétiteur dans le collège où il étudie. Vers 1887-1888, pendant ses études de droit à Paris, il rencontre Laurent Tailhade qui le fait débuter au Décadent d’Anatole Béju sous le pseudonyme de Norbert Lorédan. Devenu avocat et aussi un des piliers du Chat Noir, il tente de se lancer dans la carrière littéraire par le biais de la presse parisienne, en vain. Il fait la campagne de Jaurès aux élections législatives de 1889 à Castres. Il devient chef de cabinet du sous-préfet de Reims, avant de quitter définitivement l’administration en 1894. En 1897, Arthur Meyer lui confie la direction du supplément littéraire illustré du Gaulois. A cette même époque, il part aussi en tournée d’inspection des écoles chrétiennes en Palestine. En 1899, il rachète la Nouvelle Revue et en devient le directeur. En 1906, après un bref passage au Ministères des Colonies, il est chargé par le ministre des affaires étrangères en 1911 de travailler au rétablissement des relations diplomatiques entre la France et le Venezuela. Il rejoint Pedro Gailhard à la direction de l’Opéra en 1906. En 1914, il prend la direction de l’Opéra-Comique. En août 1914, il est nommé officier d’ordonnance de Galliéni. En 1919, il est limogé par Clemenceau de son poste à l’Opéra-Comique. Après un court passage à la direction du Théâtre Lyrique du Vaudeville (1919-1920), il entre comme rédacteur au Figaro et en devient directeur-administrateur, il le quittera en 1932... Il rédige ses souvenirs, “Cinquante ans de Paris. Mémoires d’un témoin”, qui font de lui un mémorialiste précieux de la vie politique et mondaine de la IIIe République. Dans le “préambule”, il expose la philosophie de l’ouvrage : « Mieux vaut dire, tout simplement, la vérité, sans méchanceté, – Sans haine surtout... » — "Dans ses “Cinquante ans de Paris”, M. P. B. Gheusi, homme de théâtre et journaliste, après avoir évoqué ses souvenirs de jeunesse, nous parle de ce Paris qui lui est familier et où ses fonctions lui ont permis d'approcher l'élite intellectuelle et artistique de son temps. Riche d'anecdotes, de révélations piquantes, de jugements parfois sévères, de commentaires très personnels, ce volume constitue une contribution précieuse à l'histoire du demi-siècle qui vient de finir. Il y a notamment sur la guerre et le rôle de Galliéni des pages pleines d'intérêt, que l'on ne lira pas sans profit." (B. Combes de Patris, Revue des études historiques, 1939) — "Rares sont les narrateurs qui parviennent à intéresser le lecteur, à le mettre dans le jeu, à le captiver pour des gens qu'il n'a pas connus et des aventures qu'il n'a pas partagées. Pour y réussir, il faut que l'homme qui parle, qui se raconte. éveille la sympathie, ait un accent humain qui touche le coeur. M. P.-B. Gheusi possède ces dons..." (Jean Vignaud, Le Petit Parisien, 1939) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albin Michel, 1909, in-12, 405 pp, 9 pl. de portraits photographiques hors texte, dont un portrait de Gambetta en frontispice, 2 photos et 5 fac-similés, reliure demi-chagrin vert à coins, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titre et fleurons dorés (rel. de l'époque), bon état
"Ce n'est pas sous la voûte du Panthéon, c'est dans la pleine lumière du Midi, dans ce familial cimetière de Nice, que devait reposer Gambetta. Si l'on en doutait, le livre que vient de publier M. Gheusi “Gambetta par Gambetta”, viendrait éloquamment le démontrer ; ce livre, ces feuillets d'histoire, restera comme l'un des plus beaux titres du grand patriote ; il s'y révèle, en effet, tout entier, sans aucune arrière-pensée, sans préoccupation extérieure et ces lettres spontanées, familières, écrites au cours de toute une vie, à son père, à sa tante, à quelques très intimes amis, nous offrent l'extraordinaire surprise d'un homme public qui, dans le laisser-aller d'une correspondance intime, se montra égal et semblable à lui-même, parfois supérieur, puisqu'il ne prend pas le soin de cacher, de tamiser, les élans de sa généreuse bonté ; Gambetta enfant, étudiant, avocat, député, homme d'Etat, nous livre, dans ces pages, l'envers de sa vie publique, et c'est, je vous assure, la plus belle, la plus noble, là plus touchante histoire qui ait été écrite jamais, du grand homme qui fut l'âme de la Patrie blessée." (Le Figaro) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.