8, rue Bréa
75006 Paris
France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 Flammarion, 1937, pt in-8°, 96 pp, 11 illustrations hors texte en héliogravure, reliure demi-maroquin vert bouteille à coins, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. illustrées conservées, bon état
Quand le lit du curé d'Ars prit feu, une nuit, il dit : « Le démon n'a pas pu brûler l'oiseau, il n'a brûlé que la cage. » Un jour une personne corpulente lui dit : « Quand vous irez au Ciel, je tâcherai de m'accrocher à votre soutane », et le curé d'Ars, qui n'avait que la peau sur les os à force de toujours tout donner et de refuser la nourriture un peu reconstituante que ses paroissiennes essayaient de lui prodiguer, de répondre : « Gardez-vous-en bien ! L'entrée du Ciel est étroite, et nous resterions tous deux à la porte. » Né en 1786 et mort en 1859, saint Jean-Marie Vianney a réveillé la foi dans le petit village d'Ars où il avait été envoyé. Saint patron des prêtres, il est une immense figure de simplicité et de foi. — Henri Vangeon, en littérature Henri Ghéon, né à Bray-sur-Seine (Seine-et-Marne) le 15 mars 1875 et mort à Paris le 13 juin 1944, est un médecin et écrivain français, à la fois poète, auteur dramatique et critique littéraire. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Champion, 1927, gr. in-8°, viii-227 pp, 3 planches hors texte, très importante bibliographie, broché, couv. à rabats lég. salie, état correct
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 1996, fort in-12, 1840 pp, chronologie 1887-1925, notices, notes sur le texte, annexes, notes et variantes, reliure plein cuir doré à l'or fin de l'éditeur, rhodoïd, étui cartonné imprimé, bon état (Coll. Bibliothèque de la Pléiade) (Prix éditeur : 76 €)
Le Journal que Gide donna à la Pléiade en 1939 était une œuvre, composée par lui et qui laissait dans l'ombre près d'un tiers du Journal intégral. La présente édition reproduit cette œuvre et y ajoute, à leur date, les passages écartés. Ces inédits – aisément repérables, puisqu'imprimés sous une forme distincte – ne sont pas seulement « l'Enfer » du Journal ; certes, ils contiennent de nombreuses pages impudiques ou scabreuses, mais ils abordent tous les sujets, de la littérature à la famille en passant par la morale et la politique. Quant aux textes déjà connus, ils ont été révisés sur les manuscrits. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Arche, 1948, in-8°, (vii)-131 pp, imprimé en noir et rouge sur beau papier, qqs extraits de musique notés, broché, couv. lég. défraîchie, bon état
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Laffont, 1947, in-12, 360 pp, broché, couv. illustrée, bon état
"Le relèvement de la France après les guerres de l'Empire et les débuts du régime représentatif à travers les vicissitudes politiques ou militaires sont les thèmes essentiels de cet ouvrage, qui accorde une grande place aux questions financières, en particulier à l'oeuvre du baron Louis, non sans quelques allusions à la vie politique la plus contemporaine." (J. Vidalenc, Revue Historique, 1951) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 1931, in-12, 252 pp, broché, bon état (Coll. Sous la Troisième)
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P., Librairie de La Nouvelle Revue, 1897, gr. in-8°, viii-375 pp, nouvelle édition, suppléments et pièces justificatives, 13 tableaux de marche, reliure demi-toile chocolat, pièce de titre basane noire, bon état
Georges Gilbert fait partie de l’école de la manœuvre napoléonienne, qui considère qu’il n’y a pas de modification significative à apporter à la doctrine française suite à la guerre ; le système napoléonien est indépassable. Georges Gilbert, né le 18 janvier 1851, est entré à l’Ecole polytechnique en 1869. Capitaine d’artillerie (1876), major de la première promotion de l’Ecole supérieure de guerre (1876-77), il a été rapidement attaché à l’état-major du général Miribel, puis à celui de la fameuse 11e division d’infanterie (“division de Nancy” ou “division de fer”). Gravement malade, il a quitté l’armée en 1884 pour se consacrer à l’étude et à l’écriture. Ses principaux ouvrages sont : Essais de critique militaire, Paris, Librairie de la Nouvelle Revue, 1887 ; Sept études militaires, Paris, Librairie de la Nouvelle Revue, 1892 ; Lois et Institutions militaires, Paris, 1895 ; La guerre sud-africaine, Paris, Nancy, Berger-Levrault, 1902. Très lié avec les milieux militaires français officiels et très apprécié par ces derniers, le général Bonnal a pu dire de lui au moment de son hommage funèbre : “Avec Gilbert disparaît le plus grand penseur et le plus illustre écrivain de l’armée française contemporaine”. — "Ce n'est pas en revenant à la tradition militaire napoléonienne, comme l'y invitent beaucoup d'officiers distingués, que la France échappera à cette servile émulation du militarisme allemand qui paralyse ses facultés propres de defense et d'action. Depuis quinze ou vingt ans, il y a eu, dans notre jeune armée, même républicaine, comme un réveil napoléonien, un retour aux idées tactiques et stratégiques du grand manieur d'hommes, du grand manœuvrier. C'est, je crois, le capitaine Gilbert qui a été un des initiateurs de ce mouvement ; c'est lui du moins qui lui a donné la forme la plus nette et la plus forte. Ses études, qui parurent d'abord dans la Nouvelle Revue, de Mme Adam, et qui furent publiées en deux volumes, en 1890 et 1892, sous le titre : Essais de critique militaire, et Sept études militaires, ont eu sur l'esprit de l'armée une grande influence ; et presque tous les officiers qui pensent ou qui écrivent s'en inspirent à quelque degré. Notre enseignement de l'École supérieure de guerre en procède dans une large mesure. Nombreux sont dans l'armée ceux qui considèrent l'œuvre du capitaine Gilbert comme géniale et qui lui empruntent toute leur philosophie militaire. Et il est vrai qu'elle est remarquable par la netteté de ses formules, par la précision des vues, par la vigueur de l'esprit de synthèse..." (Jean Jaurès, L'Armée nouvelle, chap. 4) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
SEVPEN, 1961, gr. in-8°, xxvii-192 pp, index, broché, non coupé, bon état (Ecole pratique des hautes études. VIe section. Centre de recherches historiques. Affaires et gens d'affaires. 25)
"Le 7 juin 1810, l'Empereur crée auprès du ministre de l'Intérieur un Conseil des Fabriques et Manufactures composé de soixante membres nommés par le ministre sur la proposition de l'Empereur. Celui-ci recherche l'appui des industriels pour lutter contre l'hégémonie économique de l'Angleterre, il estime que les bureaux du ministère de l'Intérieur sont très insuffisants pour l'éclairer sur les questions économiques, enfin des signes de crise apparaissent, l'avis des intéressés mérite d'être recueilli. Le Conseil est un organe consultatif destiné à renseigner le pouvoir en matière industrielle, mais il n'hérite d'aucune des attributions contentieuses du Bureau du Commerce de l'ancienne monarchie. Le Conseil, maintenu par la Restauration, est réorganisé en 1819, en 1825, en 1830 et en 1831. L'inventaire analytique des procès-verbaux que publie M. Gille permet de suivre les vicissitudes du recrutement du personnel et les préoccupations du Conseil au début du XIXe siècle. Hostile à tout rétablissement de l'organisation de l'Ancien Régime, favorable à une certaine police des manufactures, résolument protectionniste, intéressé par le problème des brevets, par la législation des faillites et par les problèmes douaniers, son activité décline sous la monarchie de juillet quand les industriels constituent les premiers grands syndicats patronaux dont l'influence politique est immédiatement plus marquée et plus efficace. Désormais les intérêts des industriels sont portés devant une Chambre Législative facilement acquise à leurs vues. On saura gré à M. Gille d'avoir mis cette ample documentation à la disposition des chercheurs et des historiens." (R. Besnier, Revue économique, 1964) — "Le Conseil général des manufactures fonctionna de 1810 à 1829. Organe consultatif, il avait pour mission de renseigner le pouvoir en matière industrielle et était appelé à donner des avis sur les projets de lois concernant les tarifs de douane, les licences, les permis d'exporter... Cet ouvrage, après une liste des membres du Conseil, contient un résumé analytique des procès-verbaux des séances avec référence aux dossiers d'archives." (Revue française de science politique, 1962) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Club des Éditeurs, 1959, in-8°, (54)-327-xxv pp, 44 gravures et photos sur 32 pl. hors texte sur papier crème, copieuse chronologie (47 pp), index biographique (17 pp), biblio, imprimé sur pur alfa d'Avignon et numéroté, reliure pleine toile carmin de l'éditeur avec photo de Tolstoï en médaillon, titres et encadrements dorés, gardes illustrées, bon état (Coll. Hommes et faits de l'histoire)
« Une biographie écrite comme elles le sont habituellement, passant sous silence tout le côté vicieux et coupable de ma vie, serait fausse, et si elle doit être écrite, l'entière vérité doit être dite... » Ainsi s'exprimait Léon Tolstoï, parlant de lui-même. En reprenant de fond en comble tous les matériaux biographiques sur Tolstoï, Daniel Gillès n'a pas voulu seulement parler, bien entendu, de la culpabilité tolstoïenne. Tolstoï a connu bien des défaillances, mais il est surtout un magnifique patriarche et un prodigieux exemple d'écrivain prométhéen, comme le fut Victor Hugo ou, dans un autre domaine, Beethoven. Ces géants, ces « phares » représentent une source d'inspiration intarissable... Le livre de Daniel Gillès apparaît comme un prodigieux tableau, ressuscitant toute une époque et montrant comment Tolstoï sut concilier le rôle écrasant d'écrivain de génie, d'homme exemplaire et de prophète inspiré. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Sycomore, 1981, in-8°, 327-vi-x-ii pp, qqs gravures et portraits, notes, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état. Édition originale
Le 8 janvier 1800, un enfant vagabond, sourd-muet, mendiant, orphelin, est capturé dans une forêt de l'Aveyron où il aurait vécu depuis sa naissance. D'emblée, Victor atteint au mythe universel, à l'égal des héros des tragédies de Sophocle et de Shakespeare ou des enfants martyrisés des contes d'Andersen. En échappant à la simplicité réductrice de tout modèle philosophique, il impose au monde de reconnaître quelle sorte de sauvagerie peut animer la raison, et devient le premier enfant dont on tente de soigner la folie. Quelle fut sa vie ? Qui fut son médecin ? Pourquoi décida-t-on de le soigner ? A quelles questions métaphysiques nous force-t-il ? Comment nos théories sur l'homme en sont-elles bouleversées ? En nous sauvant du désespoir de la mort de l'homme. Victor nous lègue la question qui nous arrache à la barbarie : qu'est-ce qui fait de la bête humaine, malgré tout, une personne humaine ? Victor de l'Aveyron, dernier enfant sauvage, premier enfant fou, constitue le dossier complet et inédit du renoncement à l'innocence naturelle et de la reconnaissance que vices et fantaisies fondent et ordonnent l'intelligence et l'affectivité. — "Depuis que Lucien Maison nous a fait redécouvrir Victor, les enfants sauvages ont fait couler beaucoup d'encre. Dernier en date, le livre de Th. Gineste présente un ensemble de textes pour la plupart inédits et il faut d'abord saluer la somme de travail dont il est le produit. Son intérêt, cependant, va au-delà de celui - non négligeable - d'une mise à la disposition de sources documentaires nouvelles pour les spécialistes ou les passionnés d'enfants sauvages. Les textes rassemblés constituent le matériau d'une réflexion qui conduit le lecteur, aussi peu historien ou érudit soit-il, au cœur d'une méditation dans laquelle il peut difficilement ne pas se sentir impliqué, car elle touche à la nature même de l'humanité, en deçà de ce que la science peut et pourra jamais en appréhender. Victor n'est plus seulement la balle que se renvoient les partisans de l'inné ou de l'acquis, de la nature ou de la culture, il redevient un être humain. À travers l'histoire de sa vie publique in volontaire, c'est toute une époque qui nous est contée : une époque où la misère et la dissolution des liens familiaux multiplient les abandons d'enfants et où la revendication provocante de licence morale et sexuelle de certains privilégiés fait écho en négatif à la condamnation de ce que les bien-pensants considèrent comme la corruption morale des classes populaires ; une époque dans laquelle Victor, incarnation inattendue du sauvage des philosophes devient simultanément objet de science et objet de cirque, en proie à la ruée des foules comme aux mondanités parisiennes, aux discours scientifiques comme aux controverses journalistiques, sujet de romans, de chansons, de pièces de théâtre, enjeu de rivalités administratives, scientifiques, personnelles et entichement passager des grands de ce monde (Victor réclamé par Lucien Bonaparte, ministre de l'Intérieur, qui demande qu'on le lui adresse « sans délai »...). Dans ce concours de désirs, de volontés, d'intérêts publics ou privés, mais aussi de circonstances de hasard, son destin se joue à la croisée de celui de son médecin et éducateur, J.M.G. Itard, « le père-mère d'un enfant qui n'aura jamais eu ni l'un ni l'autre » (p. 94)..." (Monique Vial, Histoire de l'éducation,1982) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Pierre Lafitte & Cie, s.d. (1912), in-12, iii-356 pp, 15 planches hors texte, index, reliure demi-percaline verte à la bradel, dos lisse avec pièce de titre carmin, fleurons et double filet doré en queue, couv. conservée (rel. de l'époque), bon état
"Une amusante et pittoresque revue des événements grands et petits dont s'occupaient la ville et la cour à la veille de l'Année terrible. Comme tout cela paraît ancien ! Les Tuileries, leurs usages et leur étiquette, l'intimité des souverains, la vie de leur entourage, le monde, l'Académie, le bal Mabille, la politique, le théâtre, le Salon de peinture, les courses à Longchamp, les journaux, le Palais." (Le Temps, 6 mars 1912) — "MM. Paul Ginisty et Quatrelle l'Epine nous offrent, en des pages très vivantes, très alertes et documentées, la Chronique parisienne des six derniers mois du second Empire ; c'est l'évocation amusante, curieuse, colorée, tragique aussi pour nous qui savons ce que devait être le lendemain, du Paris de 1870, du Paris laborieux, mondain, sérieux ou frivole." (Le Figaro, 8 mars 1912) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Pierre Lafitte & Cie, s.d. (1912), in-12, iii-356 pp, 15 planches hors texte, index, reliure demi-percaline brique, dos lisse avec pièce de titre basane noire, fleuron et double filet doré en queue, couv. conservée (rel. de l'époque), bon état, ex-libris Jean-Claude Lachnitt
"Une amusante et pittoresque revue des événements grands et petits dont s'occupaient la ville et la cour à la veille de l'Année terrible. Comme tout cela paraît ancien ! Les Tuileries, leurs usages et leur étiquette, l'intimité des souverains, la vie de leur entourage, le monde, l'Académie, le bal Mabille, la politique, le théâtre, le Salon de peinture, les courses à Longchamp, les journaux, le Palais." (Le Temps, 6 mars 1912) — "MM. Paul Ginisty et Quatrelle l'Epine nous offrent, en des pages très vivantes, très alertes et documentées, la Chronique parisienne des six derniers mois du second Empire ; c'est l'évocation amusante, curieuse, colorée, tragique aussi pour nous qui savons ce que devait être le lendemain, du Paris de 1870, du Paris laborieux, mondain, sérieux ou frivole." (Le Figaro, 8 mars 1912) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Flammarion, 2013, gr. in-8°, 398 pp, 8 pl. de photos et documents hors texte, notes, index, broché, couv. illustrée, bon état
De la famille Daudet, on connaît généralement Alphonse, le patriarche provençal, l'auteur de La Chèvre de M. Seguin et de Tartarin de Tarascon. On connaît aussi son fils Léon, écrivain lui aussi et tribun redouté de la IIIe République, dont la pensée a nourri longtemps l'extrême droite française. Mais sait-on qu'il ne s'agit là que de deux rejetons d'une famille singulière ? C'est l'« âge d'or » de cette famille, du milieu du XIXe siècle à la veille de la Seconde Guerre mondiale, que raconte ce livre. On y croisera Vincent et Adeline, parents d'Alphonse, petits commerçants en Provence, fervents catholiques et monarchistes convaincus ; on verra Alphonse « monter » à Paris et mener la grande vie dans les fastes du Second Empire avec Ernest, son frère aîné, lui aussi écrivain prolifique mais moins brillant. On croisera, dans leur cercle d'amis, les Goncourt, Flaubert, Zola et Tourgueniev, mais aussi Frédéric Mistral et les félibres ; on fera la connaissance de Julia, la femme d'Alphonse, qui écrivait elle aussi aux côtés du grand homme. À la génération suivante, c'est Léon, dont le mariage avec Jeanne Hugo défraya la chronique et qui devint l'un des piliers de l'Action française, mais aussi Lucien Daudet, son frère cadet, poète ami de Proust. Enfin, on apprendra le tragique destin de Philippe, fils d'Alphonse, dont la mort violente fut entourée d'un mystère encore irrésolu. Racontée avec brio, la saga de cette famille hors norme offre une traversée originale d'un siècle d'histoire française : histoire littéraire, culturelle, politique, qui conduit comme sans crier gare de la bohème insouciante du Second Empire aux ombres de la contre-révolution de Vichy. — "La famille Daudet offre la particularité d’avoir compté presque simultanément des écrivains connus ou oubliés : Alphonse Daudet, Léon Daudet, mais également Ernest Daudet romancier et historien, Julia Daudet et le second fils Lucien Daudet. Le projet de Stéphane Giocanti est de faire revivre un cercle littéraire autour d’une famille qui a joué de 1870 à 1940 un rôle de premier plan dans la vie littéraire française, Léon siégea à l’Académie Goncourt de sa fondation à sa mort, Julia fut la présidente du jury Femina jusqu’à sa mort. Lucien était très répandu dans les salons mondains et Ernest avait toutes ses entrées dans la Presse. On s’explique l’irritation d’Auriant évoquant le monopole de la famille Daudet. Le livre suit bien naturellement l’ordre chronologique s’attachant aux membres de la famille les uns après les autres. Loin d’inventer – comme certains biographes – Stéphane Giocanti utilise une bibliographie fiable. C’était une gageure de donner en 398 pages cinq biographies, aussi l’information n’est-elle pas complète partout et il n’est pas question d’exhaustivité pour chacun des membres de la famille. Les deux « gros » morceaux concernent Alphonse et Léon. Dans sa biographie d’Alphonse Daudet, Stéphane Giocanti ne se s’attache qu’à certains épisodes – mais ils sont essentiels. Les pages concernant Léon sont intéressantes, surtout quand Stéphane Giocanti envisage le journaliste de l’Action Française et les rapports politiques avec Maurras. Les vies d’Alphonse et de Léon sont connues par des ouvrages fiables ou récents, ce sont les apports sur les autres membres de la famille qui font l’originalité du livre. Ernest ce grand méconnu a joué un rôle auprès de son frère qui déborde largement la pieuse vignette du Petit Chose où Alphonse l’a peint sous les traits du personnage de ma mère Jacques. Journaliste et historien autodidacte, Emest a aidé son frère et il a su aussi se faire un prénom, devenant un des historiens qui fait autorité sur la Restauration et les soulèvements royalistes dans le Midi. Julia a également été une femme de lettres, elle traverse cette biographie familiale mais elle mériterait sans doute qu’on s’attarde davantage sur son travail de collaboratrice, son œuvre personnelle et ses activités littéraires. Lucien Daudet – l’ami de Marcel Proust – est une personnalité complexe et attachante qu’éclaire le livre. Cette biographie chorale écrite d’une plume alerte – à mi-chemin entre vulgarisation et érudition trace les lignes de continuité familiale tant sur le plan idéologique que dans le domaine du style. Elle restitue agréablement une constellation d’écrivains dans son arrière-plan biographique, social et culturel. Cette étude a le grand mérite de relayer les travaux universitaires et de corriger des images conventionnelles constamment reprises par des biographes moins scrupuleux. Des notes et un index facilitent la lecture." (Bulletin de l'association des Amis d'Alphonse Daudet, 2013) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions des Femmes, 1976, pt in-8°, 298 pp, broché, couv. illustrée lég. salie, bon état
Cette traduction de "Pierres de l'Oiseau Jingwei" et les commentaires qui l'accompagnent ont fait l'objet d'une thèse de 3e cycle en chinois en juin 1975 à l'Université de Bordeaux. Qiu Jin a écrit ce document dans un but de propagande politique. C'est un appel angoissé aux femmes chinoises qui vivaient en état d'esclavage dans un pays décadent et ruiné. Qiú Jin est une jeune poétesse chinoise venant d'une famille de petits fonctionnaires, elle se marie en 1896. Née au Fujian et de parents originaires de la ville de Shaoxing, elle arrive à Pékin pour suivre son mari dans son travail. C'est en 1903 qu'elle commence peu à peu à penser et à agir autrement après le mouvement des Boxers réprimé en 1900. A cette époque, pour montrer son sentiment envers la dynastie Qing et son gouvernement, elle s'habille en homme et manie le sabre. En 1904, pendant ses études, elle se révolte contre les autorités japonaises qui interdisent à tout étudiant des actions allant à l'encontre de la politique du gouvernement. En 1906, elle dirige la revue Femmes de Chine (Zhongguo nubao) à Shangai. De retour à Shaoxing, elle occupe le poste d'enseignante dans une des premières écoles destinées aux filles. Depuis la ville de Shaoxing, elle tente de provoquer un coup d'Etat qui renverserait la dynastie des Qing mais cette action se traduit par un échec. Par ordre impérial, elle est condamnée à mort et est exécutée le 15 juillet 1907. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 1954, in-12, 236 pp, nombreuses planches hors texte, broché, dos uniformément passé, bon état (Coll. Les Documents bleus)
"... Ceux – et ils seront nombreux – qui étudieront plus tard l'oeuvre d'Anatole France et voudront connaître les multiples raisons qui font de ses écrits un miroir exact de sa personnalité, trouveront dans ce livre pénétrant et consciencieusement documenté les matériaux les plus précieux. Rarement homme fut plus exactement, plus exclusivement même, pourrait-on dire, le produit de son éducation, de l'atmosphère où s'écoula son enfance et des lectures où se forma son esprit, que le grand homme qui vient de mourir. Fils, on le sait, du libraire François-Noël Thibaut qui, après avoir été lui-même commis de librairie et avoir pris la succession de son patron, ouvrit en 1842 un commerce de livres 19 quai Voltaire, le jeune Anatole, qui devait illustrer le prénom de son père, prononcé à la façon angevine, grandit, enrichit son esprit et façonna ses sensibilités dans la boutique où s'écoulèrent les jours de son enfance et de sa jeunesse..." (Le Figaro, supplément littéraire, 1925) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., A La Cité des Livres, 1924, pt in-8°, 101 pp, 4 fac-similés sous serpentes sur 4 pl. hors texte, broché, couv. à rabats défraîchie, état correct. Edition originale, ex. numéroté sur vergé d'Arches
"Le plus fort est que toutes ces lettres existaient. Oui, les lettres de Jules César, de saint Jérôme, de Boèce, de Cassiodore, de Grégoire de Tours, de saint Augustin, de Charlemagne et d'Alcuin. Et aussi, les lettres dont ne parle pas ici M. Chasles, de Sapho, de Marie-Madeleine et de Lazare – et toutes, notez-le bien, rédigées en français du XVIe siècle : beaux autographes écrits d'une écriture ancienne avec une encre passée sur du papier jauni, et dont l'aspect seul avait assuré l'éminent savant de leur authenticité. Mais c'était à tort, quoique avec les plus fortes apparences de raison, que M. Chasles se refusait à croire que toutes fussent l'oeuvre d'un même faussaire. Cet homme de génie existait. Et il avait nom – vous l'avez deviné – il avait nom : Vrain Lucas." (Introduction, p. 16-17) — Remarquable et savoureuse anthologie où le chartiste Georges Girard célébre ironiquement, sous le titre : Le parfait secrétaire des grands hommes, les mérites un peu particuliers du fabricant d'autographes Vrain Lucas ; avec le texte de quelques-unes (63) des 27.000 lettres autographes fabriquées entre 1862 et 1869 par l'escroc génial (et beauceron), pour assouvir la passion de l'amateur d'autographes Michel Chasles, géomètre génial (beauceron également). Pour le candide et crédule mathématicien Chasles, Vrain Lucas, prince des faussaires, si l’on peut dire, composa des lettres de Thalès, Sapho, Socrate, Platon, Jules César, Vercingétorix, Cléôpatre, Dagobert, Charlemagne, Jeanne d'Arc, Christophe Colomb, Rabelais, Pascal, Newton, etc. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albert Méricant, 1913, in-12, 288 pp, préface de Gabriel Hanotaux, 44 photographies, autographes, dessins (par C. Léandre, Albert Guillaume, Fabiano, Léal da Camara, etc.), cartonnage demi-papier crème à la bradel, pièce de titre basane havane, couv. illustrée conservée (lég. abîmée) (rel. de l'époque), état correct
"Sous ce titre, M. Henry Girard publie un très intéressant volume. Par ses travaux antérieurs et par sa connaissance du monde parlementaire, M. Henry Girard était désigné pour écrire une vie de M. Raymond Poincaré qui ne fut pas un panégyrique, mais un livre d'histoire vécue et hautement impartiale. En un récit alerte, émaillé de nombreuses anecdotes, l'auteur retrace la carrière du nouveau Président de la République et en place les diverses étapes dans le cadre de la vie générale du pays, pendant ces vingt-cinq dernières années. Toute l'importance du rôle joué, durant celle période si agitée et parfois si dramatique de la troisième République, par celui qu'on a appelé le « Président National », est ainsi mise eu lumière." (L'Union agricole et maritime, 1913) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albert Méricant, 1913, pt in-8°, 288 pp, préface de Gabriel Hanotaux, 60 photographies, autographes, dessins (par C. Léandre, Albert Guillaume, Fabiano, Léal da Camara, etc.), broché, couv. illustrée lég. salie, bon état
"Sous ce titre, M. Henry Girard publie un très intéressant volume. Par sa connaissance du monde parlementaire, M. Henry Girard était désigné pour écrire une vie de M. Raymond Poincaré qui ne fut pas un panégyrique, mais un livre d'histoire vécue et hautement impartiale. En un récit alerte, émaillé de nombreuses anecdotes, l'auteur retrace la carrière du nouveau Président de la République et en place les diverses étapes dans le cadre de la vie générale du pays, pendant ces vingt-cinq dernières années. Toute l'importance du rôle joué, durant celle période si agitée et parfois si dramatique de la troisième République, par celui qu'on a appelé le « Président National », est ainsi mise eu lumière." (L'Union agricole et maritime, 1913) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Librairie Nouvelle, 1856, 3 vol. in-12, iv-372,347 et 352 pp, un portrait en frontispice, reliures demi-chagrin noir, dos lisses à triples filets et fleurons dorés, tranches mouchetées (rel. de l'époque), rares rousseurs, bon exemplaire
De 1836 à 1848 Delphine de Girardin a publié dans "La Presse", quotidien dirigé par son mari Emile de Girardin, un feuilleton hebdomadaire : "Le courrier de Paris", sous le pseudonyme du vicomte de Launay. Ces Lettres - en édition intégrale -, véritable chronique du monde à la mode, sont un reportage au jour le jour sur la vie parisienne au temps de Louis-Philippe. "La verve ne tarit jamais dans ces pages charmantes dans lesquelles l'esprit pétille sans cesse et qui resteront le modèle du genre. Ces chroniques sont de plus, très précieuses pour l'histoire de la vie parisienne sous la monarchie de Juillet et il arrivera plus d'une fois au chercheur en quête d'un renseignement de s'oublier longtemps à feuilleter cet ouvrage agréable et spirituel." (Paul Lacombe, Bibliographie parisienne, 941) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Garnier Frères, s.d. (1877), in-12, xvi-128 pp, préface d'Emile de Girardin, reliure demi-chagrin carmin, dos lisse avec titres, doubles filets et roulette en queue, (rel. de l'époque), qqs marques au crayon, bon état
"Demain, 24 septembre 1877, s'ouvrira la période électorale. Les collèges électoraux sont convoqués. Dans vingt jours, le 14 octobre prochain, auront lieu les élections générales. Dans vingt jours, la France, itérativement consultée par le dépositaire du pouvoir exécutif, répondra à son appel. Par ces deux dates s'explique la publication de ce volume, destiné à éclairer le vote des électeurs. Soit qu'ils donnent, soit qu'ils refusent leur suffrage à un candidat impérialiste, il importe qu'ils sachent ce qu'ils font. Les interventions de la France dans les affaires intérieures des autres nations, et ses expéditions militaires lui ont coûté trop cher pour que, désormais, elle s'expose aveuglément à une troisième invasion et à un troisième démembrement, qui, cette fois, serait le dernier, car ce serait le partage du territoire français entre l'Allemagne et l'Italie, dont l'alliance touche à la complicité. Ce volume, uniquement composé de documents officiels et de pièces acquises à l'histoire, convaincra tous ceux qui le liront que, d'avril 1854 à juillet 1870, la France a constamment marché vers le fatal dénouement de janvier 1871, par le fait de l'impéritie de l'empereur Napoléon III et de l'incurie de ses ministres..." (Préface) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Amyot, 1844, in-8°, 360 pp, reliure demi-chagrin vert, dos à 4 nerfs filetés et caissons, filets sur les plats (rel. postérieure), coupes lég. frottées, coins émoussés, sinon bon état, envoi a.s.
Alexandre, comte de Girardin (1776-1855) se distingua à Austerlitz, où il reçut sur le champ de bataille la croix d'officier de la Légion d'honneur ; Louis XVIII le nomma premier veneur, titre qu'il conserva jusqu'en 1830. Il était le père naturel d'Emile de Girardin. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Bordas, 1961, fort in-8°, 584 pp, 532 gravures, photos et cartes, cart. illustré de l'éditeur, très bon état (Collection d'histoire Louis Girard)
Excellent manuel de classe de Première. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CDU, 1960, in-4°, 313 pp, texte dactylographié, broché, bon état (Coll. Les cours de Sorbonne)
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CDU, 1957, 2 vol. in-4°, 270 pp, pagination continue, texte dactylographié, biblio, broché, bon état (Coll. Les cours de Sorbonne)
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Aubier, 1985, in-8°, 277 pp, biblio, broché, couv. illustrée, soulignures crayon, bon état (Coll. historique)
"Ce livre, qui tient à la fois du manuel et de l'essai, rendra les plus grands services. Vingt-quatre chapitres denses suivent le fil chronologique et refusent les facilités du présent de narration. Des phrases concises retracent une histoire politique débarbouillée du jargon que certains disent sociologique... Les faits essentiels montrent, en action, les libéraux et leurs adversaires. Les textes constitutionnels racontent les avatars des droits politiques. L'exposé des doctrines s'agrémente du portrait des penseurs..." (Jacques Léonard, Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, 1985) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.