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Phone number : 01 43 54 43 61 Société d'Histoire Napoléonienne, 1975 in-4°, 32 pp, 6 gravures, broché, bon état
Napoléon et Mme de Staël (Ch.-Otto Zieseniss), Napoléon et Benjamin Constant (F. Bartholoni), etc.
P., Guillaumin et Cie, 1848, 2 vol. in-12, 428 et 389 pp, reliures demi-chagrin bleu, dos à 4 nerfs ornés de fleurons dorés, tranches jaspées (rel. de l'époque), rares rousseurs, bon exemplaire
Tome I : Saint-Simon, Charles Fourier, Robert Owen. Tome II : La société et le socialisme, les communistes, les chartistes, les utilitaires, les humanitaires.
P., Michel Lévy, 1848, 4 vol. in-12, 287 pp chacun, brochés, couv. imprimées, qqs très rares rousseurs, bon état. Edition originale (Vicaire VI, 1102)
Célèbre satire du monde politique et des institutions qui eut un immense succès : Jérôme Paturot, qui a fait la gloire de son auteur, est "une de ces natures qui ne savent pas se défendre contre les nouveautés". Au lendemain de la révolution de 1848, il se regarde dans une glace et se trouve le profil républicain. Il assiste ainsi au remue-ménage que provoque la République : les républicains de la veille se voient supplantés par les républicains du lendemain, les réactionnaires s'étonnent de ne pas voir la ville mise à sac, et les exaltés prétendent que l'on est pas en république puisque les rues sont tranquilles. Tous les membres du gouvernement provisoire sont moqués sans exception et le prince Louis-Napoléon est plaisamment représenté avec son aigle empaillé, ses acolytes étant déguisés en dragons de la vieille garde. Le personnage de Paturot est un résumé de tout ce qu'on faisait à l'époque pour établir une position sociale : "cet homme qui se croit propre à tout et qui ne sait réussir à rien, ce fruit sec de la société, tout aussi apte à faire un danseur qu'un calculateur, et qui, selon les temps, est tour à tour poète chevelu, romancier, réaliste, saint-simonien, faiseur d'affaires, boursier, journaliste, feuilletoniste, publiciste officiel, aux gages des gouvernements, et finit par où il aurait dû commencer, par se faire bonnetier, comme l'était son père." (Larousse du XIXe)
Paulin, 1846-1847, 2 vol. pt in-12, 272 et 264 pp, rel. demi-maroquin vert, dos à 4 nerfs ornés de fleurons dorés. Bel exemplaire. Troisième édition, après deux éditions publiées sans le nom de l'auteur.
Furne, 1854, in-8°, 460 pp, 9 figures dans le texte, reliure demi-veau glacé cerise, dos lisse à faux-nerfs à froid, titres et filets dorés, roulette dorée en queue (rel. de l'époque), un coin abîmé, bon état (Walch, 799 ; Maitron III, p. 307 ; Caillet III, 9361)
Le livre le plus important de cet auteur saint-simonien visant à la réconciliation du spiritualisme catholique avec les idées révolutionnaires et démocratiques. Ouvrage rare, paru pour la première fois en 1854, condamné par le concile de Périgueux en 1864 et mis à l'Index en 1865. Reynaud, ingénieur des mines et philosophe saint-simonien, y défend la croyance en la métempsychose en rapportant un dialogue entre un théologien, représentant de l'orthodoxie catholique, et un philosophe ; il nie les notions théologiques d'Enfer et de Paradis en affirmant l'immortalité de l'âme, qui se perpétue dans une transmission infinie de corps en corps. Il insiste sur le caractère national et druidique de cette doctrine. Jean Reynaud (1806-1863) fut amené à la doctrine saint-simonienne par Pierre Leroux, avec lequel il avait édité la volumineuse "'Encyclopédie nouvelle".
Maison de l'Enfance, 1948, gr. in-8°, 151 pp, préface de M. Maugendre, 4 pl. hors texte dont un portrait de Laurent (de l'Ardèche), une carte politique, sources, index, broché, bel état
Editions Douin, 2014, in-8°, 208 pp, texte entièrement recomposé, broché, couv. illustrée, bon état
Amédée de Noé, dit Cham (1818-1879), est un dessinateur et caricaturiste de grand talent, il collabora de nombreuses années au «Charivari » et à «L’Illustration». Une personnalité comique et joyeuse, une capacité de travail peu commune et une imagination féconde, lui ont permis de s’intégrer facilement à la vie parisienne des années 1840 à 1870. Il cotoyait les plus grands artistes et les principales célébrités de cette moitié du XIXe. Il n’existe, à ce jour, aucune bibliographie complète des oeuvres de Cham. Son activité artistique a été si féconde qu’un volume de 500 pages ne suffirait pas à référencer les milliers de dessins qu’il a produit. Comment un tel prodige a-t-il pu être autant oublié ! La seule et unique biographie sérieuse jamais écrite est celle-ci. Félix Ribeyre la publia en feuilletons dans le “Figaro” juste après le décès de Cham et Plon en donna un volume en 1884. Depuis cette époque, elle ne fût jamais rééditée. Cette édition est illustrée d’une vingtaine de planches et fac-similés de lettres manuscrites. Le portrait de couverture, un cliché de Ferdinand Mulnier, est extrait de la Galerie contemporaine des illustrations.
P., Bloud et Barral, s.d. (1897), in-8°, viii-357 pp, un portrait photo en frontispice, reliure demi-basane verte, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), dos uniformément passé, bon état
Joseph Christian Ernest Bourret (1827-1896), né en Ardèche, évêque de Rodez en 1871, créé cardinal par Léon XIII en 1893. Historien de l’art, il encourageait les prêtres de son diocèse à poursuivre leurs études. — "Ordonné prêtre en 1851, il poursuit un triple cursus universitaire en lettres, en droit et en théologie. Il conquiert en 1855 à la Sorbonne son doctorat ès lettres avec une thèse française sur l'École chrétienne de Séville sous la monarchie des Visigoths et une thèse latine sur l'École chrétienne de Cordoue. En 1870, il accompagne Mgr Dabert, évêque de Périgueux, comme théologien au concile du Vatican. L'abbé Bourret est très proche des milieux néo-gallicans de la capitale. Il est de ce fait recommandé pour l'épiscopat par Mgr Hugonin, évêque de Bayeux, par Mgr Dabert, évêque de Périgueux, par Mgr Meignan, évêque de Châlons, et surtout par son ami, Mgr Lavigerie, archevêque d'Alger. Mais en revanche, il n'est pas appuyé par Mgr Darboy qui le trouve trop favorable aux idées romaines. En 1871, Mgr Guibert le place en tête des ecclésiastiques qu'il recommande à Jules Simon. Il est également proposé par le nonce, qui le compare à Mgr Freppel et souligne ses bonnes dispositions à l'égard du Saint-Siège, si bien qu'il est nommé évêque de Rodez le 19 juillet 1871. Évêque batisseur, il construit ou reconstruit de nombreuses églises dans son diocèse où il accueille aussi, dans les années 1870, plusieurs congrégations religieuses. Il restaure également l'abbaye Notre-Dame-de-Bonnecombe, rachetée à la Compagnie des mines de Carmaux. Mais il doit aussi faire face à la politique de laïcisation. Dans une longue lettre à son clergé, datée du 11 novembre 1882, il dénonce l'idée de neutralité dans l'enseignement. Évêque très en cour à Rome, il est plusieurs fois proposé pour un archevêché, notamment en 1893 pour l'archevêché de Lyon, de Cambrai ou de Tours, mais le gouvernement refuse d'y souscrire. Mgr Bourret de son côté refuse d'envisager la combinaison qui consisterait à l'envoyer à Chambéry ou à Besançon. Il devient cardinal le 12 juin 1893. Il meurt le 10 juillet 1896 à Rodez." (Jacques-Olivier Boudon, Dictionnaire des évêques français du XIXe siècle)
Victor Lecoffre, 1925, in-12, 210 pp, broché, état correct (Coll. Les Saints)
Calmann-Lévy, 1970, gr. in-12, lxviii-349 pp, préface de Christian Schmidt, broché, couv. à rabats, bon état
"Les Principes de Ricardo (1817) sont loin de constituer une oeuvre achevée : nés d'une polémique avec Malthus, James Mill et J.-B. Say, au sujet de la rente et des lois de la population d'une part, des coûts et de la demande de l'autre, conservant également la trace des controverses sur la loi des pauvres, ils combinent l'analyse de la reproduction de Quesnay avec celle des mécanismes du marché de Smith. Refusant la coupure classique entre le Ricardo du chapitre sur le commerce extérieur et la monnaie, jugé quantitativiste et libéral, et celui du chapitre sur la valeur, réservé à Marx, Christian Schmidt veut souligner l'unité du projet ricardien. Recensant tout d'abord l'héritage transmis aux économistes modernes, il analyse la théorie quantitative de Ricardo, sa théorie des coûts comparatifs, et montre comment sa théorie des rendements décroissants a pu mener au raisonnement « à la marge ». En seconde partie, est décrit le fonctionnement du système ricardien, ancêtre des modèles d'équilibre dynamique de nature causale..." (J. Hecht, Population, 1971)
P., José Corti, 1947, gr. in-8°, 586 pp, notes, biblio, index, broché, papier lég. jauni, bon état
P., Audin, Urbain Canel, Ponthieu, Béchet, 1827, pt in-12, 482 pp, 5 gravures hors texte, reliure plein veau, dos lisse à filets et fleurons dorés, pièce de titre maroquin rouge, tranches jaspées (rel. de l'époque), reliure lég. usée, état correct. Manque la carte annoncée
P., Nizet, 1968, in-8°, 284 pp, 16 pl. de gravures et portraits hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Excellente étude, très bien documentée. — "Il est surprenant qu'aucun ouvrage d'ensemble n'ait été consacré au mouvement de la décadence, aux alentours des années 1886-1890..." (Avant-propos)
P., Mme Ve. Louis Janet, 1848, in-8°, 224-48 pp, reliure demi-basane noire de l'époque, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titre doré (“Brochures politiques”), bon état. Peu courant
Avec relié à la suite : “L'Echo des Lois et Codes de la République, ou Le Livre de tous les citoyens contenant les Lois, Décrets, Arrêtés, etc., du Gouvernement, avec les déclarations des Droits de l'Homme”, Paris, au Bureau des Publications utiles, 1848, 48 pp, une planche en frontispice avec les portraits gravés des membres du Gouvernement provisoire (Crémieux, Lamartine, Dupont (de l'Eure), Garnier Pagès, Arago, Marie, Flocon, Marrast, Albert, Louis Blanc et Ledru Rollin). Rare
P., Librairie H. Le Soudier, 1892, pt in-8°, viii-82 pp, 2e édition, traduit de l'allemand, broché, état correct
Journal fictif d'un petit ouvrier relieur de Berlin décrivant naïvement, d'abord avec enthousiasme, puis avec amertume, les changements occasionnés par un supposé triomphe du socialisme.
P., Tchou, s.d. (1977), gr. in-8°, 729 pp, très nombreuses gravures et photos, 19 cartes hors texte, biblio, index, reliure simili-cuir acajou , titres dorés au 1er plat et au dos, une vignette illustrée contrecollée au 1er plat (rel. de l'éditeur), bon état
1. L'aventure européenne en terre américaine de ses origines à l'achat de la Louisiane (1513-1804) ; 2. Les chemins du Grand Ouest américain (1804-1848) ; 3. Le demi-siècle qui conquit l'Ouest (1848-1900) ; 4. Vers la mythologie. — "Les ouvrages sur le Far-West sont légion. Il manquait jusqu'ici, pourtant, ce que l'on entend d'ordinaire par le mot "somme". Ecrit par un spécialiste du western, cet ouvrage en a toutes les caractéristiques : sept cents pages grand format, un index d'importance, une table de sources biographiques fort nourries, un riche ensemble de cartes... La foisonnante iconographie est très amusante ou suggestive, ou émeut. Les citations dans le corps du texte sont heureuses. L'auteur coupe un récit qui galope sur plus de cent ans d'histoire par des biographies ou par ce qu'il appelle des "livrets de famille", quand les personnages évoqués en valent la peine – Buffalo Bill, David Crockett, – à la lumière des travaux les plus récents ; par des calendriers qui situent, dans le temps, les grands événements dont la Californie ou l'Oregon furent le cadre – ou qui affectent le sort des Sioux ; par des glossaires techniques, et l'on connaît ainsi l'essentiel du parler du cow-boy et du chercheur d'or. Jean-Louis Rieupeyrout a passé quelque douze ans à écrire son livre. On ne s'en étonnera pas. Aussi bien, puisque de somme il s'agit, a-t-il dû se faire géographe, historien, botaniste, zoologiste, économiste – voire ethnographe. La différence entre le "Conestoga wagon" et le "prairie schooner", on la trouve dans cette Histoire, qui conte par le menu aussi bien les avatars des transports en commun (de la diligence au chemin de fer) que l'épopée du bétail, le grand essaimage des bêtes à cornes du Texas vers le Nord. Le fil de fer barbelé et l'éolienne, dont l'invention marque la fin du règne de l'éleveur et la toute-puissance du fermier qui lui succède, ce qui a modifié en profondeur les structures de la société américaine, font l'objet d'une étude poussée. Jusqu'à des statistiques, qui portent sur les déplacements des troupeaux de "longhorns", dans le Sud-Ouest, entre 1866 et 1880. Un livre passionnant, le western sur sa table, l'Ouest lointain (far-west) à portée de la main, et l'on voudrait que le livre, comme enfant le conte de fées, ne se terminât jamais..." (Yves Berger, Le Monde, 6 sept. 1967) — "... Seul Jean-Louis Rieupeyrout est alors parvenu à se forger une réputation d’historien de l’Ouest. Professeur de français dans l’enseignement secondaire, il est d’abord auteur d’études sur le western et de matériel pédagogique sur question dans les années 1950, avant de livrer une synthèse d’Histoire du Far West chez Tchou en 1967. Rieupeyrout s’impose alors, auprès du grand public et au fil de ses ouvrages successifs, comme le spécialiste de l’Ouest et des Indiens jusqu’aux années 1990. Son rôle de vulgarisateur est essentiel." (Tangi Villerbu, “Écrire l’histoire de l’Ouest américain en France, 1917-1969”, 2010)
Fayard, 2019, in-8°, 311 pp, 18 photos, 3 fac-similés, une carte, notes, sources, broché, couv. illustrée, bon état
A la fin du XIXe siècle, face à la faillite de l'asile où l'on retient, plus qu'on soigne, les "aliénés" dans des établissements surpeuplés, des psychiatres réfléchissent à une solution alternative. Pourquoi ne pas faire sortir de ces hôpitaux les "incurables tranquilles" en les installant, contre rétribution, dans des familles, à la campagne ? Le conseil général de la Seine décide, en 1891, de tenter l'expérience. Un an plus tard, la petite ville de Dun-sur-Auron, dans le Cher, est choisie pour accueillir, "à titre d'essai" , la première "colonie familiale pour aliénés" en France. L'essai est si concluant que le nombre de familles prêtes à héberger des patients augmente de façon exponentielle. En 1913, la colonie de Dun compte plus de 1.000 malades mentaux pour environ 4.000 habitants. Appelé aujourd'hui "Accueil familial thérapeutique" , ce mode de soins existe toujours à Dun, même si les patients y sont moins nombreux qu'autrefois. En s'appuyant sur les archives hospitalières et sur des témoignages de patients, de familles d'accueil, de villageois, Juliette Rigondet raconte l'histoire de ce lieu à part dans la psychiatrie française et reconstitue l'existence de ces hommes et de ces femmes qui ont fait partie, jusqu'à leur mort, de la vie quotidienne des Dunois. Elle nourrit ainsi la réflexion sur ce que notre société fait des "fous" et de l'Autre.
P., Albert Messein, s.d. (1923), in-12, 544 pp, broché, qqs rares annotations stylo, état correct
Seuil, 1971, in-12, 248 pp, 18 tableaux, chronologie, biblio, broché, soulignures stylo sur 27 pp, bon état (Coll. Points Histoire). Edition originale, ex. du SP, envoi a.s. à l'historien Ernest Labrousse : « A notre maître E. Labrousse, cet essai de “synthèse”. En très respectueux hommage »
Quand commence la révolution industrielle ? L'expression de « révolution industrielle » est-elle propre à décrire son objet : faut-il lui préférer le terme anglais de take off ?, ou celui, plus général et plus synthétique, de « croissance » ? Quelles conditions président à son démarrage et à son expansion ? Quelles en sont les conséquences - sociales, culturelles, psychologiques, humaines en un mot ? Ouvre-t-elle le fossé entre les nations dominantes et les nations «prolétaires» ? Où en est aujourd'hui la réflexion des historiens sur cette formidable mutation du travail de l'homme ? Ce sont là quelques-unes des questions auxquelles répond ce livre devenu un classique.
P., Librairie d'éducation laïque, s.d. (1880), in-12, 156 pp, 12 illustrations (dont 6 à pleine page) et une carte dessinées par E. René Ménard, reliure demi-basane brune, dos lisse avec titres, faux-nerfs à froid pointillés et doubles filets dorés (rel. de l'époque), dos et plats lég. frottés, fer doré au 1er plat, bon état
Olivier Orban, 1988, gr. in-8°, 275 pp, notes, sources et biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"L'histoire du rêve est possible. Cet excellent livre le rappelle en s'inscrivant délibérément dans une dimension précise : l'imaginaire français du XIXe siècle. Connue pour ses travaux sur la folie au XIXe siècle. (La Ronde des folles, Aubier, 1986), Y. Ripa s'est intéressée avec courage et méthode à un sujet difficile. Elle présente ce qu'elle nomme «un Ancien Régime du rêve», ou plutôt une période de transition vers le nouveau statut du rêve psychanalysé. Résumer ce travail précis, fondé sur de nombreuses sources, en particulier sur des autobiographies, est sans doute le trahir. Il faut pourtant signaler que le fil directeur est constitué par la modification profonde du statut de l'imaginaire onirique : discours surnaturel toujours lié à Dieu ou surtout à Satan jusque-là, celui-ci est brutalement projeté dans la réalité par le langage savant du XIXe siècle, qui nie le démon et les superstitions. Mais la déchristianisation déclenche une angoisse collective face à ce phénomène vide de sens, que Freud n'explique pas encore. Nombreux sont les «blessés du rêve» qui tentent de retrouver des repères en se livrant aux charlatans de tout acabit. La médecine, quant à elle, s'affirme aliéniste à son sujet, en marche lente vers la psychanalyse. Mais en un temps d'expression de l'individu et de multiplication des autobiographies, le rêve devient aussi pour d'autres un mode d'accès à la connaissance de soi-même. Il faut lire les pages consacrées à ces figures de rêve, aux voyages oniriques masculins avec des femmes jeunes et blondes, par exemple, pour comprendre que l'analyse transforme l'anecdote en fine et rigoureuse étude des arcanes de ce tiers de la vie humaine où règne le sommeil. Au temps du secret, de l'intime, du non-dit, le songe est réellement la clef d'un imaginaire social essentiellement urbain ou bourgeois..." (Robert Muchembled, Revue du Nord, 1991)
Armand Colin, 2004, in-8°, 192 pp, 18 illustrations, chronologie, biblio, index, broché, bon état
Conseillère, mère, éducatrice, épouse, travailleuse, soignante, tricoteuse, féministe, pétroleuse, suffragette, pacifiste, résistante... les femmes ont endossé bien des rôles que l'histoire, plutôt attentive à l'événementiel et aux grands hommes, a longtemps passés sous silence ou caricaturés. Ce livre rend aux femmes leur mémoire et aux hommes le passé féminin. Il s'attache à décrire la réalité quotidienne. Tout en retraçant leur présence, leur figuration ou leur absence sur le devant de la scène de la Révolution française à la Seconde Guerre mondiale, il dessine une chronologie qui leur est propre et analyse les rapports de sexe. Il découvre ainsi les femmes, actrices de l'Histoire, et confirme qu'une histoire sans les femmes n'est plus possible.
Société d'édition "Le Livre", 1926, pt in-8°, xv-218 pp, préface de Léon Bérard, broché, couv. lég. salie, bon état
L'étude des doctrines sociales du marquis de la Tour du Pin. — "J'ai lu le petit livre que Jean Rivain a consacré à « La Tour du Pin, précurseur ». C'est une synthèse de ce qu'a écrit le maître et qui a été rassemblé en un gros livre intitulé : Vers un ordre social chrétien. La Justice sociale, l'Economie sociale, la Politique sociale forment les éléments des chapitres essentiels de ce livre qui est un véritable discours sur les conditions de la civilisation chrétienne et qui pourrait se dénommer : « Traité des mœurs des peuples chrétiens » (...) La Tour du Pin dont la vie de soldat, de diplomate et de sociologue, donnera à nos esprits, quand elle sera écrite avec l'ampleur désirable, des satisfactions extraordinaires, fut, il faut le dire, un, élève, en quelque sorte de Monseigneur le Comte de Chambord. Familier de Henri V, pénétré de tout ce qui constitue le légitimisme français et chrétien, La Tour du Pin a donné, de cette doctrine qui ne soumet pas la loi à l'homme, mais l'homme à la loi, les formules capitales. Voilà ce qui a fait la puissance de ce qu'il a été et que M. Rivain a si lumineusement groupé et condensé..." (Paul Courcoural, de l'Action Française)
Armand Colin, 1911, in-12, (4)-258 pp, 80 illustrations de Robida dans le texte et à pleine page, reliure percaline verte, dos lisse avec titre doré et caissons à froid, encadrements à froid sur les plats, fer doré de la ville de Paris au 1er plat (rel. de l'époque), bon état
"Le Capitaine Bellormeau, du régiment de Picardie, gagne ses premiers grades sous le maréchal de Turenne, se distingue dans la lutte contre les Espagnols, dans la défense de Gravelines, par sa bravoure et sa belle humeur pendant le siège, jusqu’au jour où, en récompense de sa brillante défense de la place, M. le Gouverneur obtient la main de Mlle de Malicorne. Par l’entrain, la verve et la variété du récit comme du dessin dus à la plume et au pinceau de Robida, “le Capitaine Bellormeau” fait bonne figure dans l’œuvre du brillant et ingénieux conteur." (Revue des Deux Mondes) — La veine de la littérature pour l’enfance s'était tout d’abord manifestée chez Albert Robida par deux romans exubérants de fantaisie et illustrés avec humour, La Tour enchantée (1880) et Le Voyage de Monsieur Dumollet (1883). À partir de 1889 et jusqu'à la fin de sa carrière, elle va constituer une part significative de son œuvre. Robida transpose sa passion de l'histoire dans de nombreux ouvrages pour la jeunesse écrits et illustrés par lui comme "Le Capitaine Bellormeau" (1900), personnage chevaleresque, mélange de d’Artagnan et de Cyrano de Bergerac, ferraillant dans les Flandres sous le règne de Louis XIII.
Ed. Monnier et Cie, 1885, in-12, 375 pp, qqs rousseurs, reliure toile noire de bibliothèque, dos détaché. Edition originale