SAINT-RENÉ TAILLANDIER (René Gaspard Ernest Taillandier, dit).
Reference : 108434
(1865)
P., Michel Lévy, 1865, in-8°, vii-430 pp, reliure demi-chagrin bordeaux, dos à 4 nerfs soulignés à froid et fleurons dorés, titres dorés (rel. de l'époque), bon état
Même au XVIIIe siècle, si riche en vies aventureuses, la vie de Maurice de Saxe peut revendiquer l'une des premières places, peut-être la première : un destin où la naissance et la mort sont des problèmes incomplètement résolus, le bâtard d'une héroïne et d'un électeur deux fois roi de Pologne, qui manque de devenir tsar de toutes les Russies ; un homme qui, dans sa jeunesse, a porté les armes contre la France, devient ensuite le chef de ses armées et la sauve de l'invasion ; enfin, au travers de ces prodigieuses aventures ramassées en une vie assez brève, la plus éclatante série d'amours tumultueuses qui aient secoué une existence, celles qui relient le boudoir où agonise Adrienne Lecouvreur aux canaux de Venise et à la Chartreuse de Majorque où, de Musset à Chopin, George Sand, petite-fille de Maurice de Saxe, continue les désordres de son aïeul... — "M. Saint-René Taillandier a tiré une fort belle biographie [de Maurice de Saxe], savante, curieuse, intéressante." (Revue des Deux Mondes, 1864).
Paris Editions d'Histoire et d'Art, Librairie Plon, coll. "Les maîtres de l'histoire" 1946 1 vol. broché in-8, broché, XVI + 304 pp., 11 planches hors-texte. Très bon exemplaire.
Hachette, 1874, in-12, xxix-278 pp, reliure demi-chagrin chocolat, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titre doré (rel. de l'époque), dos uniformément passé, bon état
Le Régent ; Le duc du Maine ; Le cardinal Dubois. — Pendant vingt ans, le duc de Saint-Simon a observé ce qui se passait dans les antichambres de Versailles ; il a écouté ce qui se disait dans les coulisses ; il a interrogé les témoins et les acteurs. Puis, pendant quarante ans, le génial “reporter”, l'ancêtre et le maître des chroniqueurs mondains, a classé, a arrangé ses notes, animant ses souvenirs de ses vengeances et de ses indignations. La postérité a reproché au noble duc ses haines et ses rancunes. La postérité est bien ingrate, car elle doit à ces haines et à ces rancunes tenaces les Mémoires les plus palpitants de vie, les plus indiscrets et les plus véridiques, les plus dramatiques, qui existent dans aucune littérature. Grâce à Saint-Simon et à sa puissance d'évocation, les vastes galeries, les terrasses et les jardins de Versailles se repeuplent pour nous d'un peuple de courtisans. Grâce à lui et grâce à lui seul, nous sont révélés la vie intime et familière du Grand Siècle, les ressorts cachés de sa politique et le caractère des hommes et des femmes qui y ont tenu le principal rôle.
Paris Albin Michel 1920 1 vol. relié in-8, demi-chagrin havane, dos à faux-nerfs orné d'un guirlande dorée en encadrement, tête dorée, couvertures conservées, 335 pp., planches hors-texte. Tome 1 seul, complet en soi. Très bon exemplaire, bien relié.
Livre Club du Libraire, 1961, in-8°, xxiv-314 pp, préface de Pierre Gaxotte (18 pp), fac-similé de la page de titre de l'édition originale de 1788 et 10 gravures hors texte (2 dépliantes et 6 doubles provenant « de la Suite des appartements ou amusements de la famille royale à Versailles », reliure toile carmin décorée de l'éditeur à l'imitation du portefeuille aux armes de Saint-Simon contenant le manuscrit des Mémoires conservé à la Bibliothèque Nationale (lég. passée), bon état
Bien complet du dépliant volant présentant 2 pages du manuscrit en fac-similé.
P., Jean de Bonnot, 1966-1967, 22 vol. in-8°, planches et portraits hors texte, tableaux généalogiques, impression sur papier chiffon, reliure plein cuir carmin de l'éditeur, fers dorés sur les plats (reliure dite "au soleil naissant" conçue pour la naissance de Louis, Dauphin de France), têtes dorées, signets, coiffes lég. frottées, bon état
Bien complet des 20 volumes des "Mémoires", plus les 2 volumes de supplément : "Parallèle des trois premiers rois Bourbons" (436 p) et "Pièces diverses" (504 pp). — "Si, sur la valeur historique de ces mémoires, des réserves sont indispensables, l'œuvre de Saint-Simon n'en reste pas moins un monument impérissable de la littérature française. Là seulement on trouve des portraits qui sont de véritables chefs-d'œuvre, comparables à ceux que Retz a insérés dans ses mémoires, et généralement supérieurs à ceux-ci : les scènes de cour, quelques épisodes sont reproduits avec un relief saisissant et à peine grossi. Les négligences, les répétitions, l'oubli des règles, loin de nuire à ce style personnel, lui donne une variété, une allure, une couleur, qui en font quelque chose d'unique et de merveilleux." (Bourgeois et André, II-893) — Compte-tenu du poids de l'ensemble (17 kg), nous serons amenés à demander des frais d'envoi légèrement plus élevés en cas d'expédition.
P., A. Quantin, Imprimeur-Editeur, 1880, gr. in-8°, (4)-411 pp, pièces justificatives, broché, couv. lég. abîmée, dos factice, rousseurs éparses, état correct (Vicaire VII, 106)
"Après une séquestration de cent vingt ans contre laquelle tous les lettrés ont protesté en vain, les papiers divers et les manuscrits du duc de Saint-Simon, déposés, en 1760, aux Archives du ministère des Affaires étrangères, voient enfin la lumière. Sous ce titre les “Papiers inédits du duc de Saint-Simon”, la librairie Quantin met en vente un volume qui est destiné à produire une vive sensation. Ce volume contient les Lettres et les dépêches adressées par Saint-Simon, pendant son ambassade en Espagne, au duc d'Orléans, au cardinal Dubois, au roi, au comte de Belle-Isle. Ces documents, publiés pour la première fois, révèlent sous un jour tout nouveau le caractère de Saint Simon et la nature de ses rapports avec Dubois. Le tableau de la cour d'Espagne, fait à la fin de 1721 et au commencement de 1722, très intéressant à comparer avec le texte des Mémoires dont il différe notablement, montre l'écrivain à côté de l'homme politique. Enfin, dans une longue introduction qui ne sera pas un des moindres attraits de ce volume, M. Édouard Drumont, après avoir raconté en détails les circonstances presque incroyables de cette longue et incompréhensible séquestration d'une partie de l'œuvre du grand historien français, indique et analyse les innombrables manuscrits et mémoires de Saint-Simon qui se trouvent aux Archives du ministère des affaires étrangères." (Revue du monde catholique, 20e année, tome 62, 1880)
Nimes, Garve, et Paris, Grassart, Ch. Meyrueis, J. Cherbuliez, 1856, in-12, 114 pp, 2e édition, broché, couv. imprimée défraîchie, sinon bon état
Bernard Palissy, probablement né à Saint-Avit vers 1510 et mort à Paris, à la Bastille en 1589 ou 1590, est un potier, céramiste, émailleur, peintre, artisan verrier, écrivain et savant. Beaucoup ne voient en lui qu'un céramiste obstiné brûlant ses meubles dans son four pour essayer de réaliser des plats émaillés aussi beaux que ceux fabriqués alors par les Italiens. Derrière l'image simpliste qu'il a lui-même contribué à forger se cache une personnalité autrement complexe et fascinante.
P., chez Leriche, Libraire, 1819 et 1813, in-8°, x-177 et iv-324 pp, Les deux ouvrages reliés ensemble en un volume demi-veau glacé fauve, dos lisses avec titres et filets dorés (rel. de l'époque), bon état
1. “Essais pour servir d'introduction à l'histoire de la Révolution française”. La première édition était parue en 1802. – 2. “Annales françaises, depuis le commencement du règne de Louis XVI, jusqu'aux Etats Généraux”. Edition originale. Cet essai sur les origines de la Révolution sera complété en 1832 seulement par deux volumes traitant de la période 1789-1790. — Guy-Marie Sallier-Chaumont de la Roche (1763-1839), Conseiller au Parlement de Paris au moment où la Révolution éclate, prend d'abord parti pour les idées nouvelles et approuve les réformes accomplies ; mais la marche de la Révolution refroidit son enthousiasme. Il vécut alors fort retiré, se consacrant à la littérature, loin des affaires publiques. A la Restauration, il est nommé maitre des requêtes au Conseil d'Etat. Il sera député de la Côte-d'Or de 1824 à 1827, siégeant au centre, puis conseiller d'Etat sous la Monarchie de Juillet.
PUF, 1962, in-8°, xi-194 pp, un frontispice et 12 pl. de gravures et fac-similés hors texte, chronologie, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Tartuffe interdit ; Tartuffe autorisé ; Tartuffe en Nouvelle-France ; Tartuffe à travers les siècles. — "La longue histoire d'une réception critique dont Herman Prins Salomon a retracé les étapes essentielles dans son très utile ouvrage sur Tartuffe devant l'opinion française." (Jean-Pierre Collinet, préface au Tartuffe, Livre de Poche, 2012)
Paris Dupray de La Mahérie 1862-1863 6 vol. relié 6 vol. in-8, demi-basane fauve, dos à nerfs ornés de frises et fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison de basane noire (reliure de l'époque), 432, 447 + (5), 481 + (3), 451 + (5), 516 + (4) et 544 + (2) pp. Dos frottés, rousseurs éparses, sinon en bon état général.
Neuchâtel, Ed. du Griffon, 1948, gr. in-8°, 290 pp, 32 pl. hors texte
Genève, Droz, 1967, gr. in-8°, 104 pp, broché, bon état (Coll. Histoire des idées et critique littéraire)
"L'ouvrage de M. Jean Sareil vient s'ajouter aux nombreux écrits déjà consacrés au fameux conte. L'auteur prétend néanmoins considérer celui-ci avec des « yeux neufs ». Le résultat est qu'il développe des points de vue nouveaux et suggestifs à côté d'autres plus discutables. M. Sareil s'est interrogé sur la place de Candide dans l'univers voltairien, de ses rapports avec la métaphysique, sur son réalisme et sa fantaisie. Pour M. Sareil, Candide est en fait la réponse satirique, sous une forme romanesque, de Voltaire à un socinianisme leibnizien ou optimiste fort prisé à Genève." (J. Vercruysse, Revue belge de philologie et d'histoire, 1969)
P., Imprimerie Nationale, Klincksieck, 1964, gr. in-8°, vi-779 pp, biblio, index, broché, bon état
"Un grand livre, qui vient combler une grande lacune et réparer une grande injustice, en faisant sortir des oubliettes le XVIIIe siècle espagnol. (...) ce compte rendu est dérisoire devant l'ampleur et l'importance de son objet : près de 800 pages denses, d'un style dépouillé, d'une franchise et d'une probité égales à la substance de l'œuvre. Une œuvre qui aurait pu être écrasante par la masse énorme des documents utilisés, mais qui attache par la vie qui circule en elle : ces « géants » de l'Espagne éclairée, Jovellanos surtout, dont l'admirable figure va se composant sous nos yeux d'un chapitre à l'autre, vivent dans ces pages, d'une vie que leur communique l'auteur, qui les aime pour leur passion de la vérité, de la justice et de la liberté, et leur amour des hommes. Voilà donc désormais notre guide pour le XVIIIe siècle..." (Albert Mas, Bulletin hispanique, 1954)
P., Firmin-Didot, 1846, in-12, 383 pp, reliure plein chagrin brun foncé, dos lisse avec titre doré et caissons à froid, encadrement doré sur le pourtour des plats, fer doré du Lycée de Dijon au 1er plat, tranches dorées, bon état
Antoine de Latour a également publié un second volume contenant la “Conjuration des Espagnols contre Venise”, par l'abbé de Saint-Réal, et“l'Histoire des révolutions du Portugal” et “l'Histoire des révolutions de Suède”, par l'abbé de Vertot. — "Nous croyons que l'on ne saurait sans injustice relèguer au fond des bibliothèques les travaux sérieux de Saint-Réal, de Vertot, de Rulhières, et de quelques autres encore, trop négligés aujourd'hui. Le but de M. A. de Latour a été de « rechercher un certain nombre d'ouvrages très courts, dont les uns deviennent chaque jour plus rares et moins connus, et dont les autres veulent être détachés des collections volumineuses, exposés, la plupart, à suivre dans l'oubli ces collections qu'on ne lit plus guère, si on ne prenait soin de les en séparer ; rassembler sous un titre commun ces perles de l'histoire, en faire connaître les auteurs, tel est notre dessein. » (...) Les “Petits chefs-d'oeuvre historiques” offrent plus d'une sorte d'intérêt. La “Conjuration de Fiesque”, écrite par un jeune homme de dix-sept ans, qui devait être le cardinal de Retz, nous rappelle les paroles prononcées par Richelieu quant il lut cet essai d'un génie précoce : « Voilà dit-il, un dangereux esprit ! » Il avait deviné, dans le jeune et élégant abbé, le conspirateur futur. Pour nous, c'est avec un singulier sentiment de surprise que nous reconnaissons, dans la brillante figure du comte Jean-Louis de Fiesque, le portrait tracé à l'avance du coadjuteur de Paris. La relation des campagnes de Rocroy et de Fribourg nous fait assister à la partie la plus glorieuse de cette époque singulière, dont le nom du cardinal de Retz éveille dans notre pensée tous les souvenirs. Nous approchons de la Fronde. Mais la guerre civile n'a pas encore éclaté. Condé sert la France, et il la sert avec la puissance de son génie. On aime à entendre de la bouche d'un témoin simple et naïf, d'un pur et sage écrivain, les circonstances de ces campagnes, dont l'éloquence de Bossuet a peint à grands traits le magnifique tableau. C'est encore un témoin oculaire qui nous raconte la “Révolution de Russie” en 1762. De Henri de Bessé à Rulhières, la distance est grande, et la transition subite. L'écrivain du XVIIIe siècle n'a pas la sage simplicité qui recommande l'historien des campagnes de Rocroy et de Fribourg, mais il se distingue par une brillante et spirituelle vivacité. Placées entre les “Campagnes de Rocroy et de Fribourg”, et le “Précis de l'histoire des Maures en Espagne” , les anecdotes sur la cour de Pierre III, sur les amours et les intrigues de Catherine II, ressortent singulièrement en cette grave et sérieuse compagnie de Bessé et de Florian..." (Nouvelle Revue encyclopédique, 1847)
Hachette, 1943, in-12, 252 pp, sources, broché, couv. illustrée, bon état
"Dans ce volume fort attrayant, le comte de Sars montre que la plupart des historiens ne font pas au cardinal de Fleury la place qu'il mérite parmi les grands serviteurs de la France : il a été vraiment l'apôtre de la paix politique, religieuse et sociale après les folles années de la régence. L'auteur suit le cardinal dans sa longue carrière ; il raconte avec des détails savoureux l'arrivée de l'abbé Fleury à la Cour de Louis XIV (...) Ce volume, appuyé sur une documentation abondante, permet de corriger les erreurs et les parti pris des contemporains et des historiens anciens. Les chapitres les plus intéressants et les plus neufs sont ceux qui sont consacrés à la paix intérieure du royaume, à la pacification religieuse et à la paix des nations." (J. Carreyre, Revue d'histoire de l'Église de France, 1943) — Une des rares biographies modernes du grand ministre de Louis XV.
S.l.n.d. [1595] 1 vol. relié in-32, basane fauve, dos à nerfs, pièce de titre de maroquin bordeaux, caissons ornés d'un fleuron doré, coupes guillochées, tranches mouchetées, 125 ff. + p. 126 à 132. Manque la page de titre avec le portrait au verso et la partie inférieure du dernier feuille (sans manque de texte), mais bien complet des 2 figures gravées sur bois. Célèbre pamphlet politique contre la Ligue dû à Pierre Le Roy, Jacques Gillot, Florent Chrestien, Pierre Pithou, Nicolas Rapin, Jean Passerat et Gilles Durant. Les pages 126 à 132 concernent "Le Testament de l'Union". Nombreuses mouillures marginales (sans inconfort de lecture) et coins un peu émoussés. Annotations manuscrites sur le contreplat et le premier feuillet.
Publications de l'Université de Rouen et du Havre, 2012, gr. in-8°, 308 pp, 54 illustrations en noir et en couleurs, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Histoire & Patrimoines), envoi a.s. d'Eric Saunier
Quelles sources les chercheurs mobilisent-ils pour approcher la complexité du « fait esclavagiste » issu de la traite transatlantique ? Que tirent les historiens de leur retour vers des sources d'archives utilisées par leurs prédécesseurs et de l'entrée d'instruments méthodologiques novateurs dans ce champ de la recherche pour lequel on observe un regain d'intérêt ? Que peuvent apporter la peinture, le cinéma ou l'étude de l'imaginaire visuel à la connaissance de l'impact de l'esclavage dans les sociétés depuis plus de trois siècles ? Telles sont les principales questions qui constituent l'aiguillon de “Figures d'esclaves”, un ouvrage dans lequel quinze historiens, sociologues, anglicistes, anthropologues et spécialistes de littérature se sont réunis dans le but de présenter des études inédites. — Ouvrage dirigé par Eric Saunier Avec les contributions d’Harry-Pascal Bannais, Sylvie Barot, Jacques de Cauna, Prosper Eve, Richard Flamein, Bernard Gainot, Brigitte Kowalski, Nick Nesbitt, Erick Noël, Claire Parfait, Thomas Raffin, Frédéric Regent, Marie-Jeanne Rossignol, Philippe Vitale et Anne Wicke.
Fernand Nathan, 1940, in-8°, 160 pp, 149 photographies reproduites en héliogravure dans le texte et 4 pl. en couleurs hors texte, cart. crème de l'éditeur avec une vignette au 1er plat, bon état
P., Lacombe, 1777, in-8°, xiii-(3)-528 pp, table des auteurs, reliure plein veau raciné, dos à nerfs orné de caissons dorés un peu frottés, coupes filetées, coiffe sup. arasée, tranches rouges (rel. de l'époque), bon exemplaire
Dialectique, logique, ontologie, cosmologie, psychologie, théologie naturelle, religion naturelle, morale, législation et jurisprudence, politique, grammaire, rhétorique et éloquence, poésie.
P., Société Encyclopédique Française, 1970, in-8°, 278-(8) pp, préface de Léon Poliakov, 28 pl. de gravures hors texte, annexes, couv. illustrée à rabats, état correct
Excellente biographie de Berend Lehmann (1661-1730), banquier allemand qui fut "Juif de Cour" auprès de Frédéric-Auguste de Saxe, dit "le Fort" (1670-1733), prince Electeur de Saxe et roi de Pologne. Son influence fut considérable sur la question du trône de Pologne.
P., Louis Michaud, 1908, pt in-8°, 190 pp, 37 gravures dans le texte et à pleine page, reliure pleine percaline bleue, dos lisse, pièce de titre basane havane (rel. de l'époque), bon état (Coll. historique illustrée)
"C'est un fait singulier qu'en dehors des pamphlets du temps et de ce chef-d'oeuvre, les Mémoires de Grammont, incomplets volontairement, puisqu'ils s'arrêtent au mariage du chevalier avec la belle Hamilton, l'histoire de la Cour galante de Charles II n'ait jamais été écrite. Le sujet était tentant, cependant. Un prince à la jeunesse romanesque, qui avait eu des aventures de paladin malheureux ; des maîtresses allant de la grande dame à la comédienne, de la fille de race à l'entretenue, sans oublier ce prototype de demi-vierge avant la lettre qu'est la belle Stewart ; une reine-mère hautaine et sévère ; une jeune reine malheureuse ; le duc d'York, au mariage clandestin, aux maîtresses avouées ; le grand conflit religieux comme fond de décor, avec la mainmise française sur la politique anglaise; l'entente cordiale scellée dans l'alcôve d'une petite Bretonne au château d'Euston, le tableau était curieux, piquant et parfois même de haut goût. A l'aide des correspondances diplomatiques, des journaux, des correspondances privées, des mémoires, on s'est efforcé de l'esquisser ici, sans reculer devant les détails que l'impudeur de nos pères, habitués à appeler les choses par leur nom, rendait difficile de retracer sans circonlocutions..." (Préface)
Louis-Michaud, 1910, pt in-8°, 192 pp, 35 gravures, reliure percaline éditeur lég. abîmée (pt manque au dos). (Coll. historique illustrée)
Sophie Wilhelmine, comme son frère Frédéric II, aimait les décorations rococo, les chinoiseries, les ornements capricieux, peints ou sculptés, avec beaucoup de feuillages, de fleurs, de perroquets, de guirlandes et de rubans. La plume à la main, elle devenait autre : un mémorialiste féroce, réaliste, sans pitié, qui, à distance, effarouchait Sainte-Beuve. Les Mémoires de la Margrave ne se rapportent qu'à sa jeunesse et à son mariage. C'est le tableau le plus vivant, le plus coloré et certainement le plus exact de la cour prussienne au temps du terrible roi-sergent, Frédéric-Guillaume Ier, le collectionneur de grenadiers géants. C'est aussi le tableau de la petite cour de Bayreuth, assez misérable par la faute d'une mauvaise administration, avec un vieux prince ivrogne, qui était néanmoins populaire, parce que son seul plaisir était d'aller au cabaret. Ces Mémoires font penser parfois au plus féroce Saint-Simon. Ils font découvrir une Allemagne que nous ne connaissons guère, et aussi un écrivain français pittoresque, amusant et cruel.