Aubier, 1991, fort in-8°, 584 pp, préface de Pierre Goubert, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Histoires)
Centrés sur le XVIIe siècle (dont Denis Richet était un grand spécialiste) mais traitant aussi du XVIIIe, les textes ici rassemblés concernent l’Histoire des mentalités religieuses (jansénisme, congrégations...), l’histoire économique et, surtout, l’histoire sociale et politique (avec le long texte consacré à la famille du chancelier Séguier, grand serviteur de Louis XIII). Le centre de ce volume est donc consacré à un groupe social, la haute robe. À travers les contrats de mariage, les inventaires après décès, les achats et les ventes de terres ou d’offices, Denis Richet retrace l’itinéraire exemplaire d’une famille : en six générations, Étienne Séguier, l’apothicaire de Saint-Pourçain donne naissance à un chancelier de France dont la fille épouse un bâtard royal. Autour des Séguier, leurs collègues, les Nicolay, les Luillier, les Hennequin, les Du Tillet, les Bérulle : partis de la boutique, ils grimpent les échelons de la magistrature, depuis les auditeurs des Comptes et les secrétaires du Roi jusqu’aux présidents à mortier du Parlement de Paris. Par le jeu des intermariages et de la transmission familiale des charges, ils monopolisent une fonction : celle des grands serviteurs de l’État, source de leur fortune et de leur prestige. Pour que leur histoire particulière rejoigne l’Histoire tout court, il faut entrer en jeu un autre élément : l’évolution intellectuelle de la noblesse de robe. Rejetant la double tentation de la Réforme et de l’extrémisme catholique de la Ligue, les parlementaires se reconnaissent d’abord dans la Contre-Réforme, puis dans le jansénisme, enfin dans le courant de pensée réformateur dont Fénelon fut, pour un temps, la figure de proue. Dans Élite et despotisme, article écrit en 1969, Denis Richet prolonge son raisonnement jusqu’à la «révolution aristocratique» de 1789 : n’est-ce pas la révolte des parlementaires qui déclenche la crise où l’Ancien régime finira par sombrer ? Ainsi la filiation, au sein d’un même groupe social, des dissidences successives permet de comprendre comment le privilège a été «le véritable ancêtre, le père légitime, la source authentique» de la liberté. — "Ce recueil de ses articles, communications et conférences auquel D. Richet travailla jusqu'à ce que la mort en interrompît la préparation, retiendra surtout l'historien de la période 1560-1660, objet de prédilection de l'A. Mais il participa aussi, en collaboration avec F. Furet, à une histoire de la Révolution française qui fit date. Il fut également l'auteur d'un petit chef-d'œuvre, La France moderne : l'esprit des institutions, qui mène jusqu'au terme de cet Ancien Régime dont il refusait la dénomination. La fin du volume reprend quelques articles fondamentaux qui tournent autour des origines de la Révolution. Le premier, paru dans les Annales en 1969, « Autour des origines idéologiques lointaines de la Révolution française », mit en avant le rôle des élites conscientes de leur autonomie par rapport à l'ordre politique et de leur nécessaire contrôle du pouvoir, élites où la noblesse eut un rôle initiateur, et qui s'élargit ensuite à la richesse, à la propriété et au talent. Cette mise en cause du concept de révolution bourgeoise suscita les polémiques que l'on sait. Cela ne veut pas dire que l'A. écartait la lente mais révolutionnaire mutation économique du 18e siècle. Son article des Annales de 1968 (« Croissance et blocages en France du 15e au 18e siècle ») reprend tous les acquis depuis 1930 (Hamilton, Simiand, Labrousse, Baehrel, Meuvret, Goubert...) et examine un à un les indicateurs de croissance, rente foncière, salaire, population, produit des dîmes, production industrielle des secteurs nouveaux (houille, métallurgie, coton) et anciens (draps, toiles), pour mieux définir l'essor du siècle. Troisième article de grand prix, une comparaison des Révolutions française et anglaise, où le double décalage chronologique et spatial est expliqué dans ses composantes politique, économique et intellectuelle. Ajoutez quelques pages sur Malthus, morceau d'une conférence d'agrégation, et la lumineuse préface au livre de Léo Gershoy, L'Europe des princes éclairés, qui en dit plus sur le despotisme éclairé que bien des textes bavards, et vous aurez toute la richesse d'une moisson où on se plaît à retrouver la finesse et l'intelligence d'un historien trop tôt disparu, qui fut, pour ceux qui eurent la chance de travailler à ses côtés, un véritable maître." (C. Michaud, Dix-Huitième Siècle, 1992) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Sherbrooke, 1968, in-4°, 351 pp, 6 pl. de gravures hors texte, biblio, index. Mémoire présenté au département d'études françaises de la faculté des arts de l'université de Sherbrooke.
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Bordeaux, Editions Delmas, 1945, pt in-8°, 163 pp, lettrines illustrées en début de chaque chapitre, appendices, notes, broché, couv. à rabats, bon état. Edition originale numérotée à 630 ex. sur sur vélin chiffon de Maumont, seul tirage
Essai sur Jeanne du Monceau de Tignonville, comtesse de Panjas, l'une des amourettes du Béarnais. En appendice : Les amours du roi de Navarre d'après Agrippa d'Aubigné suivi d'un aperçu bibliographique. Par l'historien et archéologue Raymond Ritter, "... un spécialiste d'Henri IV et de l'architecture militaire. Fasciné par le personnage d'Henri IV, il consacra une partie de ses ouvrages à une approche du Béarnais : les femmes lui parurent les plus aptes à procurer l'image bien réelle et néanmoins diversifiée qu'il souhaitait : la petite Tignonville, la romanesque Corisande et la belle Gabrielle, pour lesquelles l'historien éprouva rétrospectivement des sentiments divergents qu'il ne cacha pas, l'admiration pour la seconde, l'antipathie pour la dernière..." (Jean-Pierre Babelon, Bibliothèque de l'école des chartes) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Tours, Ad. Mame et Cie, 1841, in-12, xii-210 pp, 4 planches de gravures sur acier, page de titre gravée, reliure romantique plein veau vert bouteille, dos lisse orné en long, titre et motifs dorés, encadrement doré et décor à froid sur les plats, coupes filetées, tranches marbrées (rel. de l'époque), coiffe sup. arasée, bon état
"... Ce n'est pas que nous voulions nous élever contre ce qu'on appelle la philosophie de l'histoire ; mais cette science présuppose la connaissance exacte des faits, un esprit droit et judicieux, des principes sûrs et une discussion approfondie. Sans ces conditions, cette nouvelle science devient un écueil pour bien des intelligences ; pour l'éviter il faut de toute nécessité se livrer à l'étude des faits : ce n'est qu'après s'être imposé cette tâche qu'on peut ensuite généraliser et conclure avec plus d'assurance. Sous ce rapport l'Histoire de Charles-Quint, que nous offrons au public, peut être d'une grande utilité. Elle n'est pour le fond qu'une traduction de celle que Robertson a donnée en anglais, mais à laquelle on a cru ajouter un nouvel intérêt, en modifiant certains passages où cet historien, d'ailleurs si estimable, s'est laissé aller aux préjugés de sa nation. Comme les grands historiens, Robertson raconte des faits, il décrit, il peint, il met en scène les personnages dont il rapporte les actions ; il n'est point philosophe, il est historien..." (Préface du correcteur) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Lyon Laboratoires Ciba, coll. "Les grands hommes et leurs médecins" 3 1936 1 vol. broché in-16, broché, couv. illustrée rempliée, 61 pp., illustrations en deux tons et en couleurs. Préface du Dr T. de Martel. Bon état.
Félix Alcan, 1912, in-8°, xiv-307 pp, un fac-similé dépliant, broché, bon état
À la mort de Louis XIII, Mazarin, qui avait succédé à Richelieu comme principal ministre, poursuit ses fonctions auprès d’Anne, régente de France pendant la minorité de son fils Louis XIV. Jusqu'où est allée la liaison de la Reine Anne d’Autriche et du cardinal Mazarin ? En analysant, avec Paul Robiquet, la correspondance secrète entre ces deux grands personnages, nous voyons que la Reine a eu pour son ministre un sentiment de la nature la plus tendre. Mais fût-il son grand ami, son amant, le père de son fils ? Ont-ils été mariés secrètement ? Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
La Toison d'or, 2004, gr. in-8°, 288 pp, préface de Michel Balard, 25 illustrations, généalogies, biblio, index, broché, bon état
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Florence European University Institute, EUI Working Papers n° 238 1986 1 vol. broché in-8, broché, 57 pp. Bon état.
P., Knapen et Fils, 1778, in-8°, xxxii-324-[1] f. (errata) pp, reliure plein veau marbré, dos à 5 nerfs guillochés et caissons ornés, titres dorés, coupes filetées, tranches rouges (rel. de l'époque), bon état
Edition originale de cet ouvrage qui réfute les idées émises par le baron d'Holbach dans son «Système de la nature» et prône le bonheur comme objectif de toute éducation. Guillaume Dubois de Rochefort, né en 1731 à Lyon et mort le 25 juillet 1788 à Paris, est un helléniste français. Après avoir fait ses études à Paris, il obtient en 1750, à dix-neuf ans, la place de receveur général des fermes à Sète. Il s'y occupe bien moins de sa fortune que de littérature : après l’anglais et l’italien, il s’applique a l’étude de la langue grecque et se passionne tellement pour Homère qu’il entreprend de le traduire en vers. En 1762 il résigne son emploi et vient s’établir à Paris. En 1767, il entre à l’Académie des inscriptions et belles-lettres... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Letouzey et Ané, 1895-1896, 3 forts vol. in-8°, lxiv-488, 536 et 694 pp, 8 portraits gravés et 3 grandes cartes en couleurs dépliantes hors texte, pièces justificatives, reliures demi-basane brun-rouge, dos lisses avec titres et filets dorés (reliure de l'époque), dos passés et lég. frottés, bon état
Chapitre préliminaire : Mission des Jésuites en Acadie. Livre premier : Depuis la fondation de Québec jusqu'à l'érection du vicariat apostolique (1608-1658). Livre second : Depuis l'érection du vicariat apostolique (1658) jusqu'à la fin du XVIIe siècle et au delà. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1989, fort in-8°, 645 pp, 18 illustrations, biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état
Le plus grand des naturalistes français, Buffon (1707-1788) a été à la fois un savant, un philosophe et un haut fonctionnaire de l'Ancien Régime finissant. Intendant du prestigieux Jardin du Roi, auteur d'une Histoire naturelle qui a été le best-seller du siècle, c'est une des grandes figures de la philosophie des Lumières. Bourguignon et Parisien, gentilhomme campagnard et familier des ministres, admiré des souverains et surveillé par les théologiens, il est en relation avec les plus grands noms de son époque: Diderot, Voltaire, Helvétius, d'Alembert. Relations d'amitié ou d'hostilité et de jalousie: derrière les grands principes, il y a des hommes, et la biographie de cet ambitieux avide de gloire scientifique jette un jour parfois cruel sur les coulisses du théâtre académique et philosophique. Mais Buffon est d'abord un savant philosophe qui a transformé l'histoire naturelle en y introduisant l'éthologie et la répartition géographique des espèces. Il a osé calculer l'âge de la Terre sans tenir compte de la Bible, affirmer que les espèces vivantes n'étaient pas immuables et brosser une histoire de la vie en faisant intervenir la paléontologie. Il a remis l'homme à sa place dans la nature et fondé l'anthropologie. Bref, il a posé les grandes questions auxquelles les sciences naturelles essaient de répondre depuis deux siècles. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
ROLAND de LA PLATIERE (Jean-Marie) et Marie-Jeanne, dite Manon PHLIPON.
Reference : 15538
(1909)
P., Alphonse Picard, 1909, in-8°, 409 pp, 2 fac-similés et un plan sur double page hors texte, broché, état correct
Cette correspondance se compose de 113 lettres échangées, de 1777 à 1780, entre Roland — le futur ministre de 1792, et Marie-Jeanne Phlipon, la jeune fille qui devait illustrer le nom de Roland. Roland habitait Amiens, où il était inspecteur des manufactures, mais avec de fréquents et longs séjours à Paris. C'est dans un de ces voyages, qu'il y fit, en Janvier 1776, la connaisance de Mlle Phlipon, qui habitait alors chez son père, maître graveur, en la Cité, quai de l'Horloge du Palais. Il l'épousa le 4 février 1780. Ces lettres nous donnent, à la condition d'y joindre les éclaircissements nécessaires, l'histoire de leurs relations durant ces quatre années, relations d'abord simplement amicales, puis passionnées, orageuses, traversées par des obstacles longtemps insurmontables. Elles ne sauraient être indiffèrentes à l'historien, puisqu'elles font mieux connaître deux personnages de la Révolution ; mais elles offrent aussi cet intérêt particulier de nous apprendre comment on sentait et exprimait l'amour vingt ans après la Nouvelle Héloïse. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Héraklès, 1938 gr. in-8°, 233 pp, biblio, broché, couv. de relais de la Librairie sociale et économique (1939), bon état
"Dans ce livre, il ne s'agit pas seulement de corporations proprement dites, – corps de communes et communautés de métiers, – mais de corps en général, – ecclésiastiques, administratifs, judiciaires, professions libérales. Reconnaissons que M. Rolland a fait, pour écrire son étude, des recherches assez importantes aux archives départementales et municipales de Blois. Un certain nombre d'indications sur l'administration municipale et les tendances économiques de la région blésoises sont, d'ailleurs, très utiles. C'est après ces renseignements que M. Rolland aborde son sujet proprement dit : origine des divers corps considérés, fonctionnement des organes de direction, caractéristiques juridiques fondamentales (personnalité morale et droit d'ester en justice), activité corporative propre (bourse commune, pouvoirs réglementaires et discipline intérieure, défense des intérêts corporatifs), liaison avec les institutions d'État (subordination au pouvoir central, qui contrôle l'activité corporative, participation aux assemblées politiques, – états, assemblées provinciales et municipales, – charges militaires, intervention des dirigeants des corps dans l'administration des impôts), tels sont les chefs essentiels sous lesquels sont rangés les faits repérés et les interprétations auxquelles ces faits donnent lieu. Le livre paraît complet, et, dans l'ensemble, objectif." (G. Bourgin, Revue Historique,1941) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Club français du livre, 1956, in-8°, 256 pp, 23 gravures, cartes et portraits, biblio, une carte dépliante volante, reliure toile brique décorée de l'éditeur, bon état. Edition originale tirée sur papier offset et numérotée. Bien complet de la carte
Henri le Navigateur – De Jean II à Vasco de Gama – L'ère d'Albuquerque. — "M. J.-F. Rolland nous offre un récit très alerte des principales étapes des découvertes portugaises et de la création de l'empire, de 1415 à 1524. L'auteur n'a pas été dupe d'une pseudo-historiographie qui n'est que propagande officielle maladroite, mais qui, misant à fond sur la « mythologie » formée autour de l'expansion des XVe et XVIe siècles, reste le cadre mental et du grand public et d'une partie des historiens. Il a été assez habile pour débiter cet ensemble de légendes de façon à ne pas dérouter le lecteur, tout en lui dévoilant leur caractère légendaire et leur fonction historique. Puis il montre qu'en critiquant cette mythologie et en l'expliquant, on parvient à saisir les fils cachés du développement et à éclairer les grandes forces mouvantes qui le déterminèrent. Ainsi, M. Rolland ouvre au lecteur courant, et même aux spécialistes marginaux, des horizons qui leur restent habituellement voilés... Ce livre agréable et sympathique rendra de nombreux services..." (Vitorino Magalhães-Godinho, Revue Historique, 1958) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hachette, 1927, in-12, 210 pp, onzième édition, un portrait, broché, bon état (Vie des hommes illustres)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., M.-J. Henée, 1805, 4 vol. in-12, (8)-780, (8)-676, (8)-606 et (8)-779 pp, un portrait gravé en frontispice, reliure plein veau glacé vert, dos lisses très ornés, plats estampés à froid et encadrés par un filet doré, fer doré du collège national de Versailles sur les premiers plats, tranches jaspées, quelques épidermures mineures aux coiffes mais bel exemplaire finement relié à l'époque. (Œuvres complètes de Rollin, accompagnées de notes historiques et critiques)
Véritable bible de l'enseignement au XVIIIe siècle. L'édition originale de ce classique de la didactique et de la pédagogie fut publiée en 1726 sous le titre : Traité des Etudes. Elu recteur de l'Université de Paris en 1694, Charles Rollin (1661-1741) apporta de profondes réformes dans l'enseignement de son époque, à tous les degrés d'apprentissage, mettant un accent tout particulier sur l'étude de la langue française. "L'histoire de la pédagogie française ne présente pas de nom plus sympathique que celui du "bon Rollin", véritable saint de l'enseignement." (Buisson, Dictionnaire de Pédagogie) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Flammarion, 1972, in-12, 180 pp, chronologie 1492-1556, biblio, index, broché, bon état (Coll. Questions d'histoire)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 1913-1914, 2 vol. gr. in-8°, ix-577 et v-464 pp, 4 planches de portraits et 2 cartes dépliantes hors texte, notes bibliographiques, index, reliures demi-chagrin carmin, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés, filets à froid sur les plats (rel. de l'époque), bon état
I. Henri II et l'Italie (1547-1555) ; II. La fin de la magnificence extérieure. Le Roi contre les Protestants (1555-1559). — "Les origines politiques des guerres de religion ne sont autre chose que l'histoire, renouvelée aux sources italiennes, du règne de Henri II, du monarque tout entier tourné, d'abord, vers la péninsule, comme ses prédécesseurs sur le trône, puis obligé d'abandonner les guerres de magnificence pour s'appliquer à maintenir à l'intérieur du royaume un ordre que les hérétiques semblent devoir, à ses yeux, compromettre. Qu'on relise, au début du livre, le chapitre consacré aux « cardinaux protecteurs » et l'on restera frappé des portraits de ces princes de l'Église, peints, si l'on peut dire, par eux-mêmes, puisque tout y est emprunté à leur propre correspondance, où l'on voit les intérêts des grandes familles auxquelles ils appartiennent traverser à chaque instant la ligne politique que leur souverain ou le pape, pour eux un autre souverain, leur recommande de suivre. (...) Lucien Romier ne devait pas s'en tenir à cette somme par lui composée de nos connaissances politiques et diplomatiques sur le règne de Henri II..." (Michel François, Bibliothèque de l'école des chartes, 1944) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Editions Bossard, 1921, pt in-8°, 245 pp, un portrait gravé sur bois par Achille Ouvré en frontispice, broché, numéroté sur papier vélin pur chiffon, bon état (Coll. des Chefs-d'œuvre méconnus)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Grenoble Editions de la revue "Les Alpes" 1937 1 vol. relié in-8, demi-chagrin acajou, dos à nerfs, couvertures conservées, non rogné, 174 pp. Edition originale tirée à 260 exemplaires, celui-ci un des 10 hors commerce de tête enrichi d'un envoi de l'auteur à son préfacier Pierre Champion. Mors un peu frottés, sinon corps d'ouvrage bien conservé.
P., Société générale de librairie catholique, 1886, in-8°, xvii-577 pp, 86 gravures, reliure pleine toile rouge, dos lisse, caissons à froid et titre doré, encadrements à froid sur les plats, tranches dorées, rousseurs éparses, bon état
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Strasbourg, Librairie Oberlin, 1986 2 vol. gr. in-8°, xxxiii-574 et x-726 pp, 34 illustrations, index, broché, couv. illustrée, bon état (Société savante d'Alsace et des régions de l'Est, Coll. « Grandes Publications », tomes XXXI et XXXII)
"A l'occasion du soixante-quinzième anniversaire de l'éminent historien strasbourgeois Jean Rott, soixante-trois de ses articles ont été rassemblés dans les deux présents volumes, munis d'index de noms de lieux et de personnes. Les diverses études ont été regroupées sous sept rubriques : I. Histoire de l'Église à la fin du Moyen Age. II. Mouvements sociaux et Guerre des Paysans. III. La Réforme à Strasbourg. IV. La Réforme en France. V. Anabaptisme. VI. Biographies du XVIe siècle VII. Sources de l'histoire alsacienne." (Marc Lienhard, Revue d'Histoire et de Philosophie religieuses, 1987) — "Un titre en trois langues correspond parfaitement à l'activité de Jean Rott pour qui furent rassemblés par Marijn de Kroon et Marc Lienhard, à l'occasion de son soixante-quinzième anniversaire, soixante-trois articles sur les cent vingt-neuf que Jean Rott fit paraître depuis sa scolarité à l'École des chartes en 1933. Publiés simultanément en France et en Allemagne, ces deux volumes rassemblent la somme de travail d'un érudit « du XVIe siècle », homme de deux cultures qu'il a toujours autant aimées et comprises. La Tabula gratulatoria montre cependant avec éclat que le renom de Jean Rott dépasse largement la France et l'Allemagne. Un index des lieux et des noms à la fin du t. II permet au lecteur de comprendre la permanence de ses recherches : un article succède à l'autre, lui répond, le complète et élargit sans cesse le débat. L'histoire du chapitre cathedral de Strasbourg au XIVe et au XVe siècle fut sa thèse à l'École des chartes ; puis son séjour à l'École française de Rome lui permit quelques recherches sur les collecteurs pontificaux au XVe siècle. Mais, dès 1938, l'édition du manifeste humaniste de Jean Sturm intitulé Epistolae classicae, édition non reproduite ici, montre la première passion de J. Rott pour ce fondateur du Gymnase de Strasbourg, cet ami des Du Bellay, financier et diplomate, dont J. Rott a rassemblé avec patience la correspondance, mais sans la publier encore à ce jour. Sturm l'introduit chez Sleidan, son ami historien, puis auprès de leur ami commun Martin Bucer, le réformateur de Strasbourg, qu'il contribua à redécouvrir et dont il est l'éditeur. Nul mieux que J. Rott ne pouvait comprendre ce milieu strasbourgeois entre France et Empire et publier les nombreuses biographies ou lettres éditées dans le t. II sur Dietrich de Manderscheid-Schleiden, Wurm de Geudertheim, H. von Gronberg. L'histoire de l'anabaptisme, dont J. Rott édita les sources en deux volumes avec Manfred Krebs en 1959-1960, est illustrée ici par quatorze articles, introuvables, sur ce mouvement et la guerre des paysans. Les cinq derniers articles seront précieux pour les historiens de l'Alsace par les précisions qu'ils apportent sur les sources de l'histoire alsacienne, que notre auteur a débusquées au cours de sa vie et des expositions qu'il a préparées. Ce recueil dépasse largement les mélanges traditionnels offerts à l'occasion d'anniversaires : ils rassemblent une thèse sur l'Alsace de la Réforme et de l'Humanisme, que J. Rott continue de découvrir pour notre instruction et notre plaisir." (Jean-Daniel Pariset, Bibliothèque de l'École des chartes, 1987) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 1998, in-8°, 249 pp, broché, jaquette illustrée, bon état
Jeune abbé, protégé de Mme de Pompadour, Bernis traverse le siècle des plaisirs avec l'éclat singulier d'un héros de roman. "Il y a du Julien Sorel et du comte Mosca dans Bernis", dira Roger Vailland. Parcours foudroyant que celui de cet ambitieux couvert de femmes : parti de sa province, il est élu à l'Académie française à vingt-neuf ans. Ambassadeur à Venise où il en remontre à Casanova dans les intrigues amoureuses, le voilà à quarante ans ministre des Affaires étrangères de Louis XV, chargé de mettre en œuvre le renversement des alliances qui précipite la France dans la guerre. Ami et rival de Choiseul, au pouvoir, il révèle un autre visage. L'arriviste devient homme d'Etat. Plutôt que de poursuivre une guerre qu'il désapprouve, il préfère affronter la disgrâce et l'exil. Cette vie de plaisirs, éclairée par la passion de la gloire, est devenue légendaire. Symbole de la séduction et du panache, cardinal atypique, Bernis nous introduit au cœur d'un XVIIIe siècle qui jette ses derniers feux. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Paris, Les Belles Lettres, coll. "Les Classiques de l'Humanité", 1959, 1959 fort in-8, broché, 550 pp., index, bibliographie.
Editions Alain Piazzola, 2006, in-4°, 204 pp, préface de Jean-Marc Olivesi, nombreuses illustrations en noir et en couleurs, biblio, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, soulignures et annotations stylo sur 15 pages, bon état
A partir d'un choix de tableaux français et italiens, pour la plupart issus des collections du musée Fesch d'Ajaccio, Nicole Rouillé nous propose une approche originale de la Rhétorique gestuelle aux XVIIe et XVIIIe siècles, et apporte ainsi sa contribution à cette "découverte du continent baroque" qui séduit les chercheurs depuis la première moitié du XXe siècle. La composition, les postures, les gestes, les physionomies, en résumé l'ensemble des choix du peintre ne sauraient reposer sur sa seule inspiration. Une judicieuse mise en rapport des traités de l'époque, fréquemment cités tout au long de l'ouvrage, avec les tableaux étudiés, permet de rendre compte de façon évidente que les choix du peintre s'inscrivent pleinement dans une esthétique du geste, du mouvement, de la mise en scène... Mais pour appréhender totalement ce sujet, on ne saurait le limiter à la peinture, bien trop liée aux arts de la scène, à l'éloquence. Jean-Marc Olivesi rappelle dans sa préface que cette période "lie la théologie, l'esthétique et la rhétorique aux différents arts, articulés de manière quasi dialectique". C'est en élargissant son propos que Nicole Rouillé rend sa démonstration plus probante. Ainsi la célèbre formule de Nicolas Poussin, "Moy qui fait profession des choses muettes", ne saurait faire oublier tout ce que la peinture doit au "corps éloquent". (4e de couverture) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.