Gallimard, 1980, fort in-12, 1824 pp, glossaire, note bibliographique, reliure plein cuir doré à l'or fin de l'éditeur, rhodoïd, qqs rares annotations crayon, bon état (Coll. Bibliothèque de la Pléiade). Volume épuisé
Ce volume contient : Essais - Journal de voyage en Italie - Lettres - Notes sur les « Éphémérides » de Beuther. Appendice : Les Sentences peintes dans la « librairie » de Montaigne. — Il fut gentilhomme, propriétaire terrien, voyageur, maire de Bordeaux, courtisan, négociateur au service de ses rois. Il fut aussi un lecteur éclairé, l'auteur d'un livre unique, et pendant plus de vingt ans, sur plus de mille pages, le bâtisseur de sa propre image, celle d'un homme retiré, jouissant d'un exil intérieur propice à l'exercice du jugement. C'est dans l'espace qui s'étend entre ces deux figures, l'homme à cheval et l'homme de papier, qu'il faut appréhender Les Essais. Grand amateur de livres, Montaigne juge sévèrement « l'écrivaillerie » de son temps et combat la culture livresque lorsqu'elle conduit au pédantisme. Familier des interminables périodes de ses confrères en « parlerie », il use d'un langage « coupé », d'un style primesautier – « soldatesque », dit-il. Non content d'inventer une forme, l'essai, il se dote d'une écriture qui est le truchement de son âme et, on le sent bien, l'exact reflet de la vivacité de son esprit. De sorte qu'il ne nous enseigne pas : il nous parle – de lui, de l'humain à travers lui, et donc de nous. D'une voix et sur un ton jusqu'alors inouïs, et peu entendus depuis, il sape en ironiste le conformisme intellectuel et, le premier, revendique pour chacun le droit à l'esprit critique et au libre examen dans tous les domaines (celui de la foi excepté). C'est pourquoi, alors que tant d'ouvrages contemporains sont oubliés, Les Essais demeurent un livre vivant. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Nouvelle Librairie de France, 1953, gr. in-8°, 384 pp, très riche iconographie dans le texte et hors texte : 64 pl. hors texte en noir, 11 pl. hors texte en couleurs, 6 cartes, plus des illustrations et armoiries dans le texte, biblio, reliure plein vélin décorée de l'éditeur, gardes illustrées, bon état
Archiviste-paléographe, Edmond Pognon (1911-2007) a mené de front un parcours d'administrateur au sein de la Bibliothèque nationale et une carrière de médiéviste pour l'essentiel consacrée au tournant si controversé de l'An Mil. On lui doit une synthèse sur ce moment crucial (L'An Mille, 1947), une biographie pionnière d'Hugues Capet (Le Mémorial des siècles, Albin Michel, 1966), et un très accessible essai, La Vie quotidienne en l'An Mille (Hachette, 1981). Entré en 1935 comme bibliothécaire au département des manuscrits de la BN, il passe à celui des estampes, avant de devenir conservateur en chef. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Paris Nouvelle Librairie de France, Librairie Gründ 1953 1 vol. broché petit in-4, broché, couverture rempliée, 383 pp., planches en noir et en couleurs. Deuxième volume de cette série dirigée par L.-H. Parias. Très bonne condition.
Berger-Levrault, 1973, gr. in-8°, 447 pp, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bandes conservées ("avec de nombreux inédits", "Prix Malherbe 1975"), bon état
"Il s'agit bien, précisons-le, d'une biographie, et non d'une analyse littéraire des Mémoires. Tout au contraire, – et c'est peut-être là un des aspects les plus originaux et les plus nouveaux du livre – , M. Poisson insiste tout au long sur ce fait, évident mais souvent négligé ou perdu de vue, que les Mémoires ont été écrits très longtemps après les événements qu'ils relatent : quarante-cinq ans pour le début des Mémoires, vingt-cinq ou vingt-six ans pour la fin. Prendre pour argent comptant le récit des Mémoires et rebâtir d'après lui la vie de l'auteur serait donc, non seulement inutile (pourquoi récrire après Saint-Simon ce qu'il a écrit mieux que personne ?) mais illusoire. M. Poisson s'est fixé pour règle de ne recourir aux Mémoires, pour relater la vie de Saint-Simon, qu'à titre d'appoint, et toutes vérifications faites à l'extérieur : ce qui l'amène à citer, dans ses notes, une impressionnante quantité de documents d'archives. Un des éléments neufs et originaux du livre de M. Poisson est le développement consacré au sort posthume des Mémoires et des autres écrits de Saint-Simon, ainsi qu'à l'évolution et à l'épanouissement du saint-simonisme aux XIXe siècle et XXe siècle. On a l'impression, quand on referme l'ouvrage, de mieux connaître la curieuse, irritante et, finalement, malgré tout, attachante personnalité du coléreux duc et pair. « Nous avons essayé moins de le juger que de le comprendre », écrit M. Poisson dans son avant-propos. Il y a pleinement réussi, et au-delà. On se sent l'envie, après lui, de relire aussitôt les Mémoires ; c'est le plus beau compliment, je pense, qu'on puisse faire à l'auteur de ce livre." (Michel Duchein, La Gazette des archives, 1974) — "Cette biographie est à la fois sérieuse et palpitante. Exploitant son fichier avec un sens très sûr du vivant, du coloré et du caractéristique, Georges Poisson révèle d'emblée des qualités d'écrivain et d'historien. L'honnête homme désireux de mieux connaître l'existence de l'un des plus extraordinaires écrivains de langue française qui furent jamais, pourra revivre le curieux destin de Louis de Rouvroy, deuxième duc de Saint-Simon et premier mémorialiste de France ; il constatera en tournant les pages l'intérêt constant porté par le biographe aux mentalités, aux manières de vivre, de sentir et de penser d'une époque qui coïncide avec les règnes de Louis XIII et Louis XIV, et la Régence. Le lecteur des Mémoires sera ravi de découvrir que le dernier quart du livre se penche avec un luxe de détails sur Saint-Simon après 1723 (c'est-à-dire après la mort du Régent qui clôt les Mémoires), et sur « Saint-Simon après Saint-Simon »." (Dirk Van Der Cruysse, Cahiers Saint-Simon) — "Cet ouvrage constitue une biographie minutieuse et admirablement documentée de Saint-Simon. On y suit le personnage depuis l'enfance jusqu'aux dernières années dans ses multiples aspects de courtisan, de politique et de mémorialiste. Ce livre se recommande par sa très riche information, sa clarté et, ce qui ne gâte rien, l'agrément de la lecture." (Raymond Trousson, Dix-Huitième Siècle) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Harmattan, 1990, gr. in-8°, 218 pp, 16 pl. de photos hors texte, qqs gravures dans le texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"Aimer Dieu c'est aimer ses images" : cette phrase de sainte Thérèse d'Avila pourrait servir d'emblème au concile qui se réunit à Trente, en 1545, pour tenter de lutter contre une Réforme iconoclaste qui envahit l'Europe, brise les "veaux d'or" catholiques et interdit au croyant de contempler l'image de son Dieu. Ce qui aurait pu sembler une simple querelle esthétique cache en fait une profonde crise politico-religieuse. Derrière l'enjeu de la représentation, c'est celui du pouvoir qui se dessine. En effet les guerres de Religion se conjuguent a l'effondrement d'un monde très hiérarchisé, figé et ordonné, prenant modèle sur la physique aristotélicienne. Nulle puissance qui ne vienne du Grand Architecte divin. A chacun sa place et son destin. Mais voilà que le bel édifice vacille sous les coups de la Réforme. L'échelle de Jacob qui structure l'espace entre l'homme et son Dieu s'affaisse. La nouvelle physique galiléenne, ouverte à l'infini, offre à l'individu une dangereuse liberté. La féodalité ne se relèvera pas de ce formidable changement dans la vision du monde. L'Eglise catholique qui lui prêtait ses schémas résistera-t-elle ? Parviendra-t-elle par la toute-puissance de l'art et du discours mystique à redresser les hiérarchies et à combler les espaces béants ? C'est ce que nous avons voulu, à l'aube de la modernité, tenter de découvrir ici. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Nouvelles Editions Latines, 1966, in-8°, 396 pp, broché, couv. illustrée d'un portrait de Frédéric le Grand, bon état (ouvrage couronné par l'Académie française), envoi a.s.
"Frédéric II a fait l'objet de nombreuses biographies, dont la meilleure, de loin, est celle de Pierre Gaxotte, à qui ce livre est dédié. Marcel Pollitzer analyse ici avec minutie, fort de documents d'archives de notre ministère des Affaires étrangères, dont la plupart étaient inédits, le comportement du « despote éclairé » dès son avènement et pendant les guerres de Succession d'Autriche et de Sept Ans. L'auteur prussien de “l'Anti-Machiavel” fut, comme on pouvait le croire, un disciple accompli de l'Italien subtil. Son machiavélisme, dont il joua en maître, lui permit d'entraîner la France dans une guerre injustifiée, de conclure, la Sibérie une fois conquise, une paix séparée avec l'Autriche, puis de traiter avec l'Angleterre, ce qui entraîna, à Versailles, « le renversement des alliances ». Conduite par l'Angleterre au déclenchement d'une guerre, leurrée du vain espoir de porter un coup mortel au Hanovre, la France s'y épuisa au point d'ébranler sa propre monarchie, longtemps avant que la Révolution de 1789 lui eût donné le coup de grâce. L'appendice publiant tout ou partie des lettres de Louis XV, de Fleury, du marquis d'Argenson, des maréchaux de Broglie et de Noailles et des ambassadeurs des deux pays, illustre un récit mené avec aisance par l'historien." (Revue des Deux Mondes, 1967) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Avignon, Aubanel, 1955, in-8°, 180 pp, biblio, broché, couv. illustrée d'un portrait de Charles-Edouard, bon état. Edition originale, un des 2000 ex. numérotés sur Fleur d'alfa des papeteries d'Avignon, envoi a.s. à Pierre Chanlaine
Charles Edouard Stuart (1720-1788), surnommé Bonnie (« beau » en scots) Prince Charlie, était le fils aîné du prince Jacques François Stuart (lui-même fils du roi Jacques II d'Angleterre, Jacques VII d’Écosse, qui avait perdu son trône en 1688) et le prétendant Stuart aux couronnes anglaise et écossaise. La mère de Charles, Maria Clementina Sobieska était la petite-fille du roi polonais Jean III Sobieski. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Louis-Michaud, 1908-1909, 3 vol. pt in-8°, 192, 192 et 192 pp, textes annotés et édités par Albert Savine (et François Bournand pour le Fouquet) d'après les documents d'archives et les mémoires, 36, 36 et 33 gravures d'époque dans le texte et hors texte, les trois ouvrages reliés ensemble en un volume demi-basane caramel, dos lisse orné en long, tête dorée (rel. de l'époque), bon état
Le séjour à la Cour de M. de Pöllnitz (1692-1775), conseiller de Frédéric le Grand à Berlin et grand voyageur européen – Parmi les dizaines de milliers de forçats qui furent condamnés à servir sur les galères de guerre du Roi-Soleil, un seul écrivit ses Mémoires, et celui-là fut protestant. Condamné aux galères perpétuelles en 1701, à l'âge de dix-sept ans, « pour cause de religion », Jean Marteilhe y restera quinze ans. À sa libération, il rédige ses Mémoires qui constituent un témoignage unique sur la vie des galériens sous Louis XIV. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Stock, 1966, in-8°, 240 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"Agréable voyage à travers l'Europe du XVIIIe siècle, sa diversité sociale et politique, son unité qui est celle d'une culture exclusivement réservée à la société des «. honnêtes gens ». R. P. sacrifie à l'anecdote sans renoncer à dégager l'esprit d'une époque qui fut celle des bourgeoisies éprises à la fois d'idéal et de matérialisme, des « despotes éclairés » adaptant la philosophie à leur recherche de la puissance. Une plume alerte au service d'un récit suggestif." (Revue française de science politique, 1968) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Stock, 1991, in-8°, 305 pp, nouvelle édition, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"Le livre de R. P., publié chez le même éditeur en 1966 et qui reçut alors le prix Fémina de l'essai, est un classique. Le voici, sous une belle couverture en couleur, dans une présentation plus imposante, des dimensions agrandies, une typographie plus large, et par suite, un nombre accru de pages. Seuls l'avant-propos et les dernières pages (p. 274-277) ont été sensiblement modifiées pour tenir compte des perspectives de l'Europe d'aujourd'hui. La bibliographie des textes et des études (241 n°s en 1966) a été actualisée et enrichie d'une quinzaine de titres. Mais on retrouve pratiquement tel quel le texte de cette enquête alerte et stimulante, nourrie aux meilleures sources et qui restitue, sans l'idéaliser ni la simplifier, l'Europe du 18e siècle dans la dynamique des Lumières et la diversité des nations qui la composent. L'histoire politique, l'histoire des idées, la littérature, la musique, etc. trouvent ici leur place. Un livre qui n'a pas vieilli et qui demeure, notamment pour les comparatistes, la meilleure introduction à l'Europe des Lumières." (R. Desné, Dix-Huitième Siècle, 1992) — "Voilà un beau livre remarquablement écrit. Cet ouvrage ne prétend pas décrire les structures sociales et économiques de l’Europe au XVIIIe siècle, mais brosser un tableau de cette mince couche de la société européenne qui, cosmopolite avant tout, constituait « l’Europe des lumières ». René Pomeau pour peindre son image a consulté essentiellement les récits bien connus des voyageurs. Son livre se distingue des travaux analogues qui l’ont précédé par l’extrême souci des nuances." (Jacques Godechot, Annales historiques de la Révolution française) — Au XVIIIe siècle, la « Nation européenne » est déjà sur le point de naître... Des projets d'unification se forment, bientôt brisés par le sentiment bourgeois d'amour de la patrie et la politique de puissance des nations qui choisissent de rester divisées. Pourtant, l'Europe a bien failli être et l'idée européenne survivra – une idée d'avenir. René Pomeau, sur le ton de l'anecdote qui restitue l'esprit de l'époque, conte ce qu'a pu être l'Europe à l'époque des Lumières : une culture partagée par les « honnêtes gens », qu'ils soient français, anglais, allemands ou italiens, qui accomplissent le « grand tour » – le voyage en Europe – et puisent un enseignement cosmopolite à la source d'une abondante littérature. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Armand Colin, 1963, pt in-8°, 254 pp, chronologie, biblio, broché, couv. lég. salie, état correct (Coll. U. Idées politiques)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., EDHIS, 1976, in-8°, 54 pp, brochés, bon état. Reprint de l’édition originale publiée à Londres en 1783. Tirage limité à 150 exemplaires numérotés
Un des textes les plus intéressants de la littérature pré-révolutionnaire. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Nizet, 1978, fort in-12, xxxviii-465 pp, index, broché, bon état
"... Restent, autour de Racine, bien d'autres attitudes à explorer, celles-là mêmes qui formaient le dernier point du programme de Lucien Febvre : ce qu'on pourrait appeler les faits de mentalité collective. Des raciniens avertis les ont eux-mêmes signalés au passage, en souhaitant qu'un jour, bien au-delà de Racine, on les explore. C'est Jean Pommier réclamant une histoire du mythe racinien, dont on peut sans peine imaginer quel éclairage précieux elle apporterait à la psychologie, disons pour simplifier : bourgeoise, de Voltaire à Robert Kemp. (...) On voit que les tâches de cette histoire littéraire dont on évalue ici les obligations ne font pas défaut." (Roland Barthes, Annales ESC) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1930, in-12, 307 pp, broché, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Strasbourg, Librairie Istra, 1925, gr. in-8°, xiii-410 pp, un portrait, biblio, index, broché, pt trace d'humidité sans gravité au coin du 1er plat, C. de bibl., bon état (Publications de la Faculté des Lettres de l'Université de Strasbourg, 26) (Ouvrage couronné par l'Académie française, 1926)
"M. E. Pons, maître de conférences à l'Université de Strasbourg, s'est signalé récemment par une excellente étude : « Le Thème et le Sentiment de la Nature dans la poésie Anglo-Saxonne ». Aujourd'hui, il présente un ouvrage de toute première importance sur Swift. Ce volume comprend deux parties qui examinent l'histoire et la critique swiftiennes d'abord, puis, en deuxième lieu, la jeunesse de Swift, les œuvres de jeunesse et, particulièrement, le « Conte du Tonneau ». Il est permis dès à présent, de considérer l'étude de M. Pons comme une œuvre capitale. Capitale d'abord à cause de son impartialité. La critique, en effet, a fortement déformé le grand écrivain dans le sens de la détraction systématique ou dans le sens d'une « réhabilitation » tout aussi subjective. Même des œuvres toutes récentes gardent des traces de cette déformation. D'un autre côté, des publications de ces dernières années ont apporté à l'étude de Swift des éléments nouveaux. M. Pons est donc amené, en guise d'introduction, à examiner critiquement les diverses interprétations de l'homme et de l'œuvre, et il le fait avec une érudition réelle et une grande objectivité. Les années de jeunesse et les œuvres de cette époque sont ensuite étudiées à fond... Nul ouvrage ne donne du jeune Swift une idée aussi nette. Nul ouvrage n'en donne une idée aussi détaillée, aussi complète." (Franz De Backer, Revue belge de Philologie et d'Histoire, 1926) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Paris Henri Jonquières, coll. "Jadis et naguère" 1929 1 vol. broché in-8, broché, couv. rempliée, XXXVIII + 328 pp. (petites salissures à la couverture), 8 gravures hors-texte. Un des 500 exemplaires numérotés sur vélin du Marais. Préface et notes par Robert Laulan. Bon exemplaire.
P., Henri Jonquières, 1929, pt in-8°, xxxix-328 pp, 8 pl. de gravures hors texte, broché, bon état (Coll. Jadis et Naguère)
Madame de Sévigné écrit : « Je lis des Mémoires d'un Monsieur de Pontis. Il conte sa vie et le temps de Louis XIII avec tant de vérité, de naïveté et de bon sens que je ne puis m'en tirer. » Ce sont des Mémoires de cape et d'épée, écrits dans un but d'édification – mais sans niaiserie – à Port-Royal-des-Champs, par un hobereau provençal engagé comme simple porteur de mousquet et qui finira « maréchal de bataille » après avoir servi durant cinquante-six ans Henri IV, Louis XIII et Louis XIV... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hachette, 1898 in-4°, (8)-349 pp, 12 planches hors texte, 12 en-têtes et 12 culs-de-lampe en couleurs gravés par H. Reymond d'après les aquarelles de Julien Le Blant, la couverture et les 12 frontispices ont été exécutée par le même graveur, d’après les aquarelles de Adolphe Giraldon, reliure demi-veau fauve à coins, dos lisse orné d'un fleuron doré, pièce de titre bleu pétrole, plats de percaline bleu pétrole ornés d'un décor doré et polychrome, titre doré dans un cartouche havane, tête dorée, gardes peignées, charnières intérieures renforcées, couvertures papier illustrées en couleurs (reliure de l’éditeur), imprimé sur papier couché, pt cachet d'un précédent propriétaire, légères épidermures sans gravité, bon état
Belle édition illustrée. D'une famille de petite noblesse des confins provençaux-dauphinois, Bénédict-Louis de Pontis (1578-1670) servit 56 ans, et atteignit un grand âge malgré 17 blessures. Retiré à Port-Royal des Champs, il fut sollicité par Thomas du Fossé, qui arrangea ses souvenirs, les constituant en modèle de conduite à offrir aux gens de guerre. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1969, in-8°, 302 pp, traduit de l'anglais, 3 cartes, biblio, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
Traduction française de "Sins of the Fathers. A study of the Atlantic slave traders, 1441-1807" (London, 1967). — "Ouvrage rapide, mais fondé sur des sources sérieuses, au reste énumérées." (Gabriel Debien, Revue française d'histoire d'outre-mer, 1970) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Weidenfeld and Nicolson, 1967, in-8°, (10)-296 pp, 12 pl. de gravures et photos hors texte, 3 cartes, biblio, index, reliure éditeur, jaquette illustrée (lég. abîmée), mque la page de titre, bon état. Edition originale. Texte en anglais
"Ouvrage fondé sur des sources sérieuses, au reste énumérées." (Gabriel Debien, Revue française d'histoire d'outre-mer, 1970) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Flammarion, 1972, in-12, 442 pp, 16 cartes, broché, pt tache sur la tranche, bon état (Coll. Science)
Edition abrégée de la somme de Boris Porchnev publiée par le Centre de Recherches Historiques (EPHE, VIe section) sous le titre "Les soulèvements populaires en France de 1623 à 1648" (Paris, 1963). Il manque surtout la partie proprement scientifique (tableaux, sources, biblio, index). Selon Robert Mandrou, l'ouvrage de Porchnev paru en 1948 dans l'édition russe, "relève d'une histoire marxiste de la France de Richelieu et de Mazarin. C'est néanmoins un livre important dont le premier mérite est d'avoir mis en pleine lumière un ensemble d'insurrections paysannes et urbaines trop dédaignées par les historiens français". La traduction en français de ce livre a été voulue par Fernand Braudel et Robert Mandrou. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Club Français du Livre, 1961, in-8°, 309 pp, 7 gravures, chronologie, biblio, reliure pleine toile éditeur, rhodoïd, bon état (Coll. Portraits de l'histoire). Bien complet de la carte en dépliant volant
De son vivant déjà, Pierre le Grand (1672-1725) a soulevé à la fois admiration et critique. « Antéchrist » pour les uns, héros créateur pour les autres, il a été, après sa mort, au centre de toutes les discussions relatives à l'histoire de la Russie. Catherine II s'est constamment référée à son glorieux prédécesseur. Au XIXe siècle les conservateurs lui ont reproché d'avoir déterminé dans le monde russe une coupure sociale en séparant la noblesse « européanisée » d'un peuple resté dans une tradition essentiellement religieuse. Mais lorsque la Russie a été en danger, lors de l'invasion napoléonienne en 1812, de l'invasion hitlérienne en 1941, les historiens ont évoqué l'image du tsar patriote, dévoué à l'indépendance et à la grandeur de l'État... — "A ce livre il manque un sous-titre qui éclairerait le dessein de l'auteur. R. P. en effet n'a pas voulu faire une nouvelle biographie de Pierre le Grand, mais s'est attaché à étudier un aspect peu connu de son règne et de son œuvre : la politique économique du tzar et ses conséquences sociales. Nous devons à cette intention un livre passionnant, extrêmement riche d'analyses et de renseignements inédits. Les chapitres consacrés à la société russe bouleversée par Pierre le Grand (chap. 7), à l'Eglise (chap. 8), à la lutte des classes et aux problèmes coloniaux (chap. 9) sont particulièrement intéressants pour la suite de l'histoire russe. Détail important, R. P. donne ici une bibliographie dont la plupart des ouvrages sont accessibles géographiquement et linguistiquement au lecteur français." (Revue française de science politique) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Seuil, 1977, in-8°, 503 pp, traduit de l'anglais, index, broché, couv. illustrée, état correct (Coll. L'Univers historique)
Ce premier volume (sur 2), dû à M. Postan pour la période médiévale (du IIe au XVIe siècle) et à Ch. Hill pour la période moderne (de la Réforme à la révolution industrielle, 1530 à 1780), dresse une vaste fresque des transformations économiques, sociales, démographiques, intellectuelles et religieuses qui ont placé l'Angleterre dans le lot de tête des grandes forces politiques médiévales et lui ont fourni ensuite ce que Rostow intitule « les conditions préalables du démarrage économique ». Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1980, in-8°, 373 pp, introduction et notes de Daniel Beauvois, une carte, lexique, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. La Bibliothèque des voyageurs)
Par le futur auteur du “Manuscrit trouvé à Saragosse”. Jan Potocki a 23 ans lorsqu'il décide de partir vers l'Orient. Il écrit à sa mère pour la rassurer chaque fois qu'il le peut. Ses lettres, bien écrites, sont tour à tour remplies de détails truculents, voire intimes, et d'histoires rapportées. Un autre volume de voyages de Potocki (“Dans les steppes d'Astrakhan et du Caucase, en Chine”) a été publié dans la même collection. — "Tous ceux qui ont aimé le “Manuscrit trouvé à Saragosse”, publié en 1958 par Roger Caillois, retrouveront avec plaisir son insolite auteur. A travers les pays qu'il traverse, le comte Potocki, d'une des plus grandes familles polonaises et écrivain français du meilleur aloi, cherche moins le frisson exotique qu'il n'étudie les coutumes, les mœurs et les systèmes de gouvernement. Il le fait avec la compréhension d'un ethnologue qui se veut dégagé des préjugés. «Les voyageurs n'ont, ordinairement pour observer, que les lunettes qu'ils ont apportées de leurs pays et négligent entièrement le souci d'en faire retailler les verres dans les pays où ils vont » (p. 167). S'il ne peut cependant éviter quelques jugements à l'emporte-pièce (Sidi Mohammed « était Africain, c'est-à-dire, inconséquent, avide, emporté... », p. 254), il se montre fin observateur, comme en témoignent ses notations sur la civilisation berbère ou le « youyou » des femmes dans Tanger assiégée. Le spectacle des Marocains et des Turcs lui permet de mettre en cause la bonne conscience européenne, ce besoin d'action frénétique devenu une véritable drogue ou cette prolifération du « moi, objet de tant de soins et d'attentions » (p. 290). En homme du 18e s., il accorde bonne place aux réflexions sur les libertés ou le despotisme ; mais lorsqu'il est en mer, il est sensible aux rêveries qui « portent avec elles je ne sais quelle inquiétude et laissent dans l'âme le vide sur qui elles reposent » (p. 141). Chez ce voyageur infatigable existe aussi le goût du silence et de la méditation !" (C. Michaud, Dix-Huitième Siècle, 1981) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Frédéric Léonard, 1709, in-12, (22)-454-(45) pp, bandeaux, vignettes, culs-de-lampe, reliure plein veau glacé, dos à 5 nerfs et caissons ornés, pièce de titre basane bordeaux, coupes guillochés (rel. de l'époque), bon état
On trouve in fine un glossaire de monnoye, des Métaux dOr, d'Argent, de billon et de cuivre. Seconde édition en partie originale. Elle a été publiée par Nicolas Le Verrier et est augmentée de diverses pièces qui la rendent plus intéressante que l'édition originale de 1617. Ce recueil est un rapport sur les monnaies présenté à Sully par Poullain alors conseiller à la Cour des Monnaies. (INED, 3650bis). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.