P., L'Expansion scientifique française, 1971, in-8°, 271 pp, un portrait de Jean-Baptiste Denis en frontispice et 7 pl. de gravures et fac-similés, biblio, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
Le promoteur de la transfusion sanguine. — Jean-Baptiste Denis (1635 env.-1704) s'est rendu célèbre par la transfusion du sang qu'il pratiqua et dont il se fit le champion dès l'année 1667. Né à Paris vers 1635, Denis fut d'abord élève au collège des Grassins d'où il sortit « bachelier en théologie », puis il alla étudier la médecine à Montpellier où il prit le bonnet doctoral en 1667. Devenu docteur, il fut bientôt agrégé à la Chambre royale et nommé professeur de philosophie et de mathématiques à Paris ; il semble que ce soit vers 1668 qu'il obtint le brevet de conseiller et médecin ordinaire de Louis XIV. C'est à Paris que Denis réalisa ses expériences, curieuses pour l'époque, sur la transfusion du sang. La découverte de la circulation du sang par William Harvey, portée à la connaissance du public en 1628, avait déclenché un important mouvement scientifique. Encouragé par le comte de Montmort qui fut son protecteur jusqu'en 1679, Denis, avec son collaborateur, le chirurgien Emmerez, effectua sa première transfusion du sang d'un animal à l'autre le 3 mars 1667... Les activités de Denis ne se limitèrent pas à la pratique de la transfusion en clinique humaine. En 1667, il prononçait un discours dans lequel il dénonçait les abus de l'astrologie judiciaire et des horoscopes. En 1672, il commença à produire ses Mémoires concernant les Arts et les Sciences ; il les présenta à Mgr le Dauphin qui les reçut avec plaisir. En 1687, à la requête du roi Jean Sobieski, il donnait son avis sur l'eau d'une fontaine découverte en Pologne et démontrait que ses vertus surnaturelles étaient dues tout simplement au soufre qu'elle contenait en solution. Mais c'est surtout en 1673 que Denis prit place dans l'histoire de la pharmacie, en expérimentant la fameuse liqueur anti-hémorragique sur la composition de laquelle le mystère plane encore... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albin Michel, 1992, 2 vol. gr. in-8°, 354 et 376 pp, index, brochés, couv. illustrées, bon état
En 1736, peu après l'exil londonien de Voltaire, a commencé entre le « Salomon du Nord » et le « Virgile français » une étrange amitié faite d'admiration mutuelle et de suspicion : autant Frédéric II aime le poète, l'écrivain, le philosophe athée, autant, au cours des années et lors du séjour de Voltaire à Potsdam et Sans-Souci, il est irrité par l'homme, sa mauvaise foi et sa déloyauté ; Voltaire, lui, fasciné par le prince royal puis par le roi guerrier et poète, ne tarde pas à remettre en cause son statut d'écrivain courtisan. Un mot du roi sur « l'orange que l'on presse avant d'en jeter la peau » lui fait comprendre qu'il est temps de s'en aller. Et c'est vers un autre exil qu'il partira en 1755, avec sa nièce, dans la propriété genevoise des Délices. Après la jeunesse de Voltaire, Roger Peyrefitte évoque ici toute la période de maturité du « grand homme » : outre ses relations avec Frédéric II, son long compagnonnage avec Mme du Châtelet, ses déboires avec la censure, les rivalités qu'il entretient avec force pamphlets, les oeuvres auxquelles il travaille avec acharnement, tandis que ses correspondances privées et littéraires apportent sur lui un éclairage des plus révélateurs, comme les Journaux et les Mémoires de ses illustres contemporains. Maniant l'ironie, la critique acerbe, l'érudition et l'art de l'allusion, Roger Peyrefitte est le biographe par excellence de Voltaire, qu'il juge autant qu'il l'admire. Sans les tabous ni la pudeur de l'hagiographe, traquant la moindre des anecdotes, il reconstitue le portrait le plus authentique et le plus passionnant qui soit de l'homme et de l'écrivain. — "D'un strict point de vue romanesque, l'histoire des relations entre Voltaire et Frédéric II de Prusse est une mine d'or. Quarante ans d'un dialogue intense entre deux des plus fortes personnalités d'un siècle qui en compta tant. Avec des envolées lyriques et des éclairs de haine, de la grandeur et de la mesquinerie, des fastes et des épisodes misérables, des aventures rocambolesques et de la pure poésie, de la naïveté et de la ruse, de la haute philosophie et de la basse police. Le tout sous le regard fasciné des cours, des salons et des ambassades européennes, qui commentent les péripéties multiples du spectacle et retiennent leur souffle. Le sujet est si magnifique, si mouvementé, si haut en couleurs qu'il n'a pas cessé, depuis deux siècles, d'alimenter la verve des mémorialistes, d'exciter la curiosité des biographes et de provoquer, chez les historiens et les érudits, une émulation savante qui s'est traduite par des dizaines de milliers de pages imprimées. Encore tous les mystères de ce tête-à-tête à grand spectacle ne sont-ils pas éclaircis, les deux protagonistes ayant volontiers, pour la galerie, pratiqué le mensonge, la plupart des témoins ayant choisi leur camp après la rupture de 1753 et l'histoire des relations franco-allemandes venant au surplus brouiller les cartes dans le récit et l'appréciation des faits. Le livre de Roger Peyrefitte fait-il la synthèse de toutes les recherches passées et présentes, ou bien apporte-t-il au débat des éléments nouveaux ? Ni l'un ni l'autre. Poursuivant l'étrange entreprise commencée il y a cinq ans avec Voltaire. Sa jeunesse et son temps, Peyrefitte ne paraît guidé pendant plus de sept cents pages que par une seule passion, assouvie dans le désordre de l'urgence, celle de dégrader. Se moquant ouvertement de tout ce qui pourrait apparaître comme une preuve, une source, une légitimation même légère de ce qu'il avance, Peyrefitte raconte des histoires sales. Il a, peut-être, lu tous ces écrivains de la fange dont parle Robert Darnton et qui, par mercenariat ou par haine sociale, déversaient sur le pavé parisien des tombereaux de littérature pornographique et diffamatoire. Il recopie tout cela comme s'il s'agissait de la vérité vraie, et y ajoute, pour faire bonne mesure, le fruit de ses obsessions personnelles ; en premier lieu, celle de l'internationale homosexuelle – Peyrefitte dit "pédérastique" – qui, en sous-main, gouverne l'histoire. Dès lors, plus de mystère en effet : le grand dialogue entre le philosophe-roi et le roi-philosophe se recroqueville en une crasseuse querelle entre deux amants..." (Pierre Lepape) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albin Michel, 1985, 2 vol. gr. in-8°, 483 et 390 pp, index, brochés, couv. illustrées, qqs marques et annotations stylo au tome I, bon état, envoi a.s. au tome I
On a souvent appelé Roger Peyrefitte « le Voltaire moderne » par rapport à ce que son style, son tour d'esprit, son ironie et le ton de son oeuvre peuvent évoquer de son illustre devancier. Mais c'est pour des raisons plus profondes qu'il devient maintenant son biographe. Voltaire était son héros français, comme Alexandre le Grand son héros grec. Après s'être acquitté envers l'un par une trilogie mémorable, il aborde aujourd'hui celui que Goethe a qualifié « le Français suprême, le plus grand écrivain de tous les temps ». L'amour qu'il lui porte depuis son enfance, et qu'il entretient par un commerce continuel avec les ouvrages de l'auteur de Candide, n'est évidemment pas aveugle, mais éclairé. Les lumières qu'il jette sur des aspects de sa vie et de son entourage, font de ce livre quelque chose de tout à fait nouveau. Le Voltaire qu'il nous campe, dans « sa jeunesse et son temps », n'est pas un Voltaire traditionnel, mais inattendu et parfois scandaleux, c'est-à-dire authentique. Le XVIIIe siècle est la période littéraire française la plus particulièrement chère à l'auteur de la Jeunesse d'Alexandre. Il était donc à son aise, à travers mémorialistes, historiens et chansonniers de cette époque, pour la faire revivre avec minutie, sans préjugé et sans fard. Homme de la liberté, il libère de leurs masques Voltaire et son temps. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albin Michel, 1985, gr. in-8°, 483 pp, broché, couv. illustrée, bon état
On a souvent appelé Roger Peyrefitte « le Voltaire moderne » par rapport à ce que son style, son tour d'esprit, son ironie et le ton de son oeuvre peuvent évoquer de son illustre devancier. Mais c'est pour des raisons plus profondes qu'il devient maintenant son biographe. Voltaire était son héros français, comme Alexandre le Grand son héros grec. Après s'être acquitté envers l'un par une trilogie mémorable, il aborde aujourd'hui celui que Goethe a qualifié « le Français suprême, le plus grand écrivain de tous les temps ». L'amour qu'il lui porte depuis son enfance, et qu'il entretient par un commerce continuel avec les ouvrages de l'auteur de Candide, n'est évidemment pas aveugle, mais éclairé. Les lumières qu'il jette sur des aspects de sa vie et de son entourage, font de ce livre quelque chose de tout à fait nouveau. Le Voltaire qu'il nous campe, dans « sa jeunesse et son temps », n'est pas un Voltaire traditionnel, mais inattendu et parfois scandaleux, c'est-à-dire authentique. Le XVIIIe siècle est la période littéraire française la plus particulièrement chère à l'auteur de la Jeunesse d'Alexandre. Il était donc à son aise, à travers mémorialistes, historiens et chansonniers de cette époque, pour la faire revivre avec minutie, sans préjugé et sans fard. Homme de la liberté, il libère de leurs masques Voltaire et son temps. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hachette, 1942, fort in-8°, 542 pp, traduit de l'allemand, 13 planches hors texte (dont le frontispice), 3 tableaux généalogiques, index des sources, broché, couv. illustrée, qqs rares rousseurs, état correct
Selon Ludwig Pfandl, Philippe II a préféré la grandeur de la seule Espagne à l'esprit d'unité chrétienne et européenne, qui (selon lui) avait animé Charles-Quint... Son « erreur » fut la même que celle que devait commettre plus tard Richelieu, qui, à son tour, « introduisit le nationalisme conquérant dans la tradition capétienne » : « un siècle entier de guerres épuisantes en est sorti. Guerres dont la politique philippéenne fut l'initiatrice » et que le grand Cardinal « continua de nourrir par son permanent dessein de substituer l'hégémonie française à l'hégémonie espagnole ». — "... On ne peut tenir pour négligeable cet ouvrage plein de passion, car Pfandl a beaucoup aimé l'Espagne, qu'il n'a guère connue que par les bibliothèques allemandes. Et puis c'est un écrivain : il a un style alerte, coloré, qui garde ses qualités dans les traductions. Les meilleurs passages du livre sont des descriptions. Pfandl relate avec brio les péripéties de la bataille de Lepante ou l'odyssée de l'Armada. Il excelle à peindre les voyages et les noces princières. C'est ainsi qu'il nous conte les mésaventures du cardinal Silíceo allant à la rencontre de la première épouse de Philippe II, Marie de Portugal. Disons en passant que Pfandl traite ce bon prélat de pédant et lui reproche avec quelque injustice de n'avoir pas appris à son royal élève les langues étrangères. Au cours de son voyage, le cardinal est entraîné par ses mules dans un ruisseau boueux dont on ne le dégage qu'avec peine. Il se remet de ses émotions en se reposant pendant huit jours chez les moines de Cantalapiedra, sans se soucier le moins du monde de la future reine et du duc de Medina Sidonia, qui l'attendent à Badajoz..." (Henri Lapeyre, Bulletin Hispanique, 1957) — A noter un chapitre curieux – et sans doute le plus original du livre – que Ludwig Pfandl a consacré à la vraie figure du monarque espagnol sous le titre significatif de « la Psyché ». Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Taschen Deutschland, 2016. 730 pp. within the two volumes. Publisher's illustrated boards in slipcase .Two volumes, hardcovers.
Both books are as new, clean and sharp all around. Slipcase shows minimum wear and shelf life. Beautiful volumes
Plon, 1928, in-12, v-282 pp, 2 gravures hors texte, cart. bleu-nuit de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, bon état
"On ne se souvient guère aujourd’hui de Madame de La Ferté-Imbault, marquise d’Étampes, née à Paris en 1715 – l’année où disparut Louis XIV – et morte, toujours à Paris, en 1791, à la veille de l’exécution de Louis XVI. Personnalité importante de la société mondaine de son temps, Madame de La Ferté-Imbault n’apparaît pas seulement dans les mémoires et les correspondances de ses contemporains; elle a laissé un témoignage direct de sa vie et de son monde dans divers Mémoires, Anecdotes, Lettres, Portraits aujourd’hui encore inédits. C’est à partir de ces manuscrits que les deux plus grands spécialistes de notre comtesse, le marquis de Ségur et Constantin Photiadès, ont élaboré leurs biographies." (Benedetta Craveri, Revue d'histoire littéraire de la France, 2005) — "Un livre bien fait, bien écrit, qui, par le fond et la forme, contraste avec ces biographies bâclées dont est encombré en ce moment le marché littéraire... Cette fois, on n'a pas ravaudé en hâte des pages ramassées au hasard, on n'a pas démarqué de compilations périmées ; M. Constantin Photiadès a cherché les éléments de vérité à des sources inédites, il les a découverts dans les Archives nationales et dans les archives privées, notamment dans les papiers conservés par le marquis d'Estampes et par le comte Wladimir d'Ormesson. Son livre a amplement bénéficié de cette consciencieuse information ; c'est avec une très vivante précision qu'il évoque la figure du personnage auquel il, est consacré et le milieu où fut goûtée la fantaisie calculée de “La Reine des Lanturelus”. La marquise de La Ferté-Imbault avait l'esprit robuste et profond; son éducation et son penchant naturel l'attiraient vers les livres sérieux, les méditations graves ; il y avait en elle l'étoffe d'un moraliste. Elle était belle et bien faite, sa brune beauté lui valait de nombreux hommages, et au premier rang de ses admirateurs elle compta un roi, le bon Stanislas Leczinski. Mais de bonne heure les déboires et les tristesses ne manquèrent pas à sa vie ; veuve prématurément d'un mari léger et futile, elle vit mourir sa fille alors que celle-ci entrait. à peine dans l'adolescence ; et un peu plus tard elle eut la douleur de perdre sa nièce par alliance, morte en donnant le jour à une fille qui devait devenir la vicomtesse de Bourdeilles. Mais, pour ne pas entrer constamment en conflit avec sa mère si impérieuse, si jalouse de sa royauté salonnière, Marie-Thérèse s'était de longue date entraînée à la contrainte. Elle avait pris le parti de cacher tous les côtés graves et réfléchis de sa nature. Elle dissimulait sa réelle valeur sous les dehors du caprice et de l'étourderie. Elle babillait, elle ironisait, tout lui était prétexte à plaisanterie, et à folle plaisanterie bref, pour parler comme elle, « sa raison se déguisait sous un domino de déraison ». Ainsi allait, dans le bal masqué que lui semblait le monde, cette jeune femme qui était vertueuse et pieuse et qui, aux heures de solitude, avait les plus graves lectures, faisait sa compagnie préférée des Pères de l'Eglise, des prédicateurs chrétiens, des moralistes du seizième et du dix-septième siècle de ceux qu'elle appelait « ses vieux amis morts ». On ne voyait, on ne voulut voir longtemps en elle qu'une personne aimable, gaie, fantasque, dont la verve folle déridait les plus moroses – bref, le boute-en-train des Lanturelus. Le « Sublime Ordre des Lanturelus » avait été fondé au cours de l'hiver 1771. A l'instar des confréries occultes qui pullulaient alors, des sociétés badines se constituaient et prenaient figure de sociétés secrètes. Un secret qui était bientôt celui de Polichinelle ! On parlait des Lanturelus dans toutes les cours d'Europe. On savait que le baron de Grimm était « doyen de l'Ordre », le cardinal de Bernis « grand protecteur », le duc de La Trémoïlle « grand fauconnier », Le Pelletier de Saint-Fargeau « chancelier », etc. Marie-Thérèse avait débuté comme « grande-maîtresse », mais, de par la volonté de ses sujets, elle était devenue « Sa Très Extravagante Majesté Lanturelienne, fondatrice de l'Ordre et autocrate 'de toutes les Folies »... Il y a là un aspect de la vie mondaine du dix-huitième siècle qui méritait d'être fixé. (...) Il faut savoir beaucoup de gré à M. Constantin Photiadès de nous avoir fait mieux connaître cette femme d'esprit qui fut une femme de tête, une femme de coeur et une honnête femme." (Raymond Lécuyer, Le Gaulois, 15 mars 1928) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., EDHIS, 1973, 2 vol. in-12, (4)-239 et (3)-277-(2) pp, 2 tomes reliés en un volume plein cuir éditeur, bon état. Reprint de l’édition originale publiée chez P. Lambert, en 1757. Tirage à 250 exemplaires numérotés
Clément Humbert Piarron de Chamousset (1717-1773), philanthrope français, était maître des comptes. Il consacra sa fortune au service des pauvres et des malades, améliora le régime des hôpitaux et créa à ses frais un hôpital modèle où il supprima l'usage de réunir plusieurs malades dans un même lit. Il fut nommé intendant général des hôpitaux sédentaires de l'armée. On lui doit, en outre, plusieurs établissements d'utilité publique, entre autres celui de la petite poste. Il eut la première idée des associations de secours mutuels. Sous ce titre général, le lecteur trouvera tous les écrits de ce précurseur de la législation de Sécurité Sociale actuelle : Plan d'une maison d'association, lettre critique à l'auteur d'une brochure intitulée : Plan d'une maison et réponse de Chamousset. Exposition d'un plan proposé pour les malades de l'Hotel Dieu, Mémoire politique sur les enfans, sur les revenus de l'hôpital Saint Jacques, et Plan général pour l'administration des hôpitaux du royaume, et pour le banissement de la mendicité. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Furne et Cie, 1854, gr. in-8°, xv-560 pp, reliure demi-chagrin carmin, dos à 4 nerfs pointillés soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), bon état. Peu courant
Amédée Pichot (1795-1877), directeur de la Revue britannique, prévoyait un second volume (jamais paru) qui devait s'intituler : "Histoire de la lutte de Charles-Quint contre le sultan des Turcs, les papes de Rome et les rois très-chrétiens". Charles-Quint intéressait fort les historiens du XIXe siècle : en 1859, à son tour, Mignet publiait "Charles Quint, son abdication, son séjour et sa mort au monastère de Yuste". Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Ladvocat, 1830, 2 vol. in-8°, xxxvi-386 et 434 pp, brochés, couv. très lég. salies, bon état. Edition originale
Le dernier prétendant jacobite aux trônes d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande : le prince Charles Edouard, le petit-fils du dernier roi de la dynastie des Stuart, Jacques II. En août 1745, il débarque sur la côte écossaise dans l'espoir de reprendre son trône aux "vilains Hanovriens", les bouscule à Prestonpans, arrive à deux jours de marche de Londres, triomphe de nouveau à Falkirk Muir, a la quasi-totalité de l'Écosse sous son contrôle – puis c'est la défaite sanglante de Culloden (16 avril 1746), où l'armée britannique anéantit ses forces. Fuite, traque, poursuite pendant des mois, avant de trouver un navire pour regagner la France... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Milan Editions d'art Amilcare Pizzi 1951 1 vol. relié in-folio, cartonnage demi-toile de l'éditeur, non paginé, 28 belles planches contrecollées en couleurs. Cartonnage défraîchi, dos fendu. Sinon intérieur en très bon état.
1499 1 vol. en feuilles Beau document manuscrit sur parchemin, format 11,5 x 19,5 cm. Pierre II de Bourbon (1439-1503) et son épouse Anne de France, fille de Louis XI, exercèrent la régence du royaume de 1483 à 1491 avant de regagner leurs terres à la majorité de Charles VIII."Nous Pierre duc de Bourbonnois et d'Auvergne, gouverneur de Languedoc, confesson avoir eu et receu de Maistre Anthoine Bayart, conseiller de mon Seigneur le Roy, tresorier et Receveur général de ses finances es pays de Languedoc, Lyonnois, Forestz et Beaujolois, la somme de vingt quatre mille livres tournois à nous ordonnée par mondict Seigneur le Roy, pour noz gaiges à cause dudict gouvernement de Languedoc de l'année finie mil CCCC IIII XX dix huit [1498]... En tesmoing de ce nous avons signé ces presentes de nostre main et fait sceller de nostre scel le VIIIe jour de Janvier mil CCCC quatre vings dix huit [1499 n. st.]". Avec l'intitulé de la quittance au verso.Sceau mutilé, sur languette.
Calmann-Lévy, 1979, in-8°, 324 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état. Ouvrage couronné par l'Académie française (prix Feydau de Brou, 1980)
"Sur la famille aux derniers siècles de l'Ancien Régime, cet ouvrage se distingue par l'ampleur du champ couvert et la continuité du souci comparatiste. Six chapitres étudient, du début du XVIe aux environs de 1750 – période d'évolution lente et où dominent les traits communs –, les caractéristiques essentielles : législation, choix du conjoint et amour conjugal, problèmes matériels et financiers, « mystères de la vie et de la mort », types de maisonnées, couples et enfants illégitimes. Le dernier – « Le temps des divergences » – est consacré à l'évolution dans les deux pays au cours du demi-siècle 1750-1800, alors que « la famille en France connaît une véritable crise et entre dans une phase nouvelle de son histoire »." (Emile Goichot, Archives des sciences sociales des religions, 1980) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Marseille, 1975, gr. in-8°, 17 pp, paginé 259-275, notes, broché, bon état. Tiré à part extrait de “Provence historique”, 1962
Extrait des Mémoires d'Antoine de Félix. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Culture, Art, Loisirs – Fribourg, Éditions du Lac, 1975, gr. in-8°, 328 pp, qqs illustrations et cartes, sources et biblio, filmographie, index, reliure skivertex bleu roi à décor doré de l'éditeur, bon état (Coll. Histoire de la France, dirigée par Robert Philippe)
"Nous sommes particulièrement heureux de signaler à nos lecteurs le début de la publication de cette nouvelle histoire globale de notre pays qui comprendra vingt volumes. Elle est destinée à remplacer la célèbre collection de Ernest Lavisse rédigée au début du 20e siècle et qui ne correspond plus à l’évolution actuelle de l’information historique. Celle-ci s’attache, en effet, de plus en plus à présenter les événements en les rattachant aux transformations sociales et économiques de l’époque. D’où la prise en considération des sciences annexes de l’histoire comme l’archéologie, l’iconographie, qui sont devenues des éléments indispensables à toute étude sérieuse. Le plan général de chaque ouvrage a été établi suivant ces principes, et comprend quatre parties : 1) Une chronologie rigoureuse des faits ; 2) Un dictionnaire des hommes et des institutions ; 3) Une histoire globale des aspects essentiels de la période considérée du point de vue politique, économique, militaire, social, religieux, littéraire, etc. ; 4) Un appareil critique comportant une bibliographie, une muséographie et une filmographie." (Revue historique des Armées, 1971) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Tallandier, 1973, pt in-8°, 416 pp, 25 illustrations en couleurs sur 16 pl. hors texte, 158 gravures et portraits en noir dans le texte et à pleine page, 7 cartes, chronologie, index, biblio, reliure pleine toile rouille décorée de l'éditeur, rhodoïd, bon état (Coll. Histoire universelle)
Suzanne Pillorget introduit Voltaire et Rousseau à propos des idées nouvelles sous le règne de Louis XV : la tendance à l'irréligion, l'irrévérence ou même l'hostilité envers l'Église, l'exaltation de la raison constituent les idéaux de l'Europe des Lumières. Cette idée est explicitée dans le chapitre « Les Lumières de 1748 à 1763 » où sont traités Voltaire et Rousseau. L'accent est mis sur le rationalisme et la lutte contre l'Infâme. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1925, in-12, 242 pp, broché, bon état
Un poète de Marie Stuart : M. de Maisonfleur ; Maucroix et la marquise de Brosses ; Au pays de Louise de la Vallière ; L' « Estelle de Florian » : Madame Gonthier ; Une figure d'Alsace : la baronne d'Oberkirch ; Ondine Valmore. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albin Michel, 1941, in-8°, 253 pp, édition revue, augmentée et précédée d'une introduction par G. Lenotre, 16 gravures hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
"Cette réédition, revue et augmentée, de l'ouvrage de M. Pilon inaugure une nouvelle collection consacrée à la vie de famille à travers les âges. C'est sur « les solides assises de la famille » que l'auteur a vu s'établir la grandeur de l'Ancien Régime; et il tend à montrer que les gens du XVIIIe siècle, même quand ils furent en réaction contre la tradition ou quand ils se laissèrent prendre aux idéologies de l'époque, ne s'égarèrent jamais, pour la plupart, « au point de méconnaître la notion familiale, indispensable ... à tout état ». A ses développements sur les divers aspects de la vie de famille et sur ses manifestations dans les différentes classes de la société, l'auteur a ajouté, en appendice, un certain nombre de textes, parmi lesquels nous retiendrons surtout ceux qui concernent l'éducation dans les couvents. L'illustration du volume reproduit des peintures ou des gravures du XVIIIe siècle. Elle est très fine et constitue, pour le lecteur, un attrait de plus." (R. Limouzin-Lamothe, Revue d'histoire de l'Église de France, 1942) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Clavreuil, 1945, in-8°, 261 pp, 8 pl. de gravures hors texte, biblio, broché, bon état
Le chevalier d'Eon n'a cessé de défrayer la chronique. Tout à tour homme et femme, ou les deux à la fois, agent secret de Louis XV et diplomate officiel, il est mêlé à d'innombrables intrigues. Les contemporains déjà ne cessaient de colporter sur cet inclassable des fables incroyables et prenaient des paris sur sa véritable identité sexuelle... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Amsterdam, Chez Zacharie Chatelain, 1729, 2 vol. in-12, (36)-415 et (8)-404 pp, 10 planches gravées en taille douce (dont 2 dépliantes), culs-de-lampe, reliures plein veau moucheté, dos à 5 nerfs guillochés et caissons ornés, titres dorés (rel. de l'époque), dos frottés, un mors faible, sinon bon état
Tomes 1 et 2 seuls (sur 3) — "Intéressants mémoires sur la Régence, particulièrement au chapitre économique et financier avec les passages concernant la Compagnie des Indes et le système de Law. Les finances de la France étant dans un état désastreux à la mort de Louis XIV, le duc d'Orléans devenu Régent se laisse séduire par le système financier de l'écossais Law, qui crée une banque rue Quincampoix à Paris et émet du papier-monnaie garanti par la Compagnie des Indes. Après un énorme succès initial et une spéculation effrénée la confiance faiblit et le système s'effondre en 1720 dans une panique qui fait de nombreuses victimes. Deux belles gravures dépliantes (Tome 2) présentent sous forme caricaturale et allégorique les victimes du système. Parmi les portraits figurent celui de Law." (Barbier III, 200) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Amsterdam, 1749, 5 vol. pt in-12, 13 portraits et 4 planches dépliantes hors texte, reliures modestes papier vert, tranches rouges, bon exemplaire
Nouvelle édition augmentée par Lenglet du Fresnoy de cet important témoignage sur la Régence, particulièrement intéressant sur la banqueroute de Law et l’état financier de la France (première édition en 1729, Mémoires de la Régence du Duc d’Orléans durant la minorité de Louis XV, 3 vol. in-12). Un recueil chronologique, de 1715 à 1723, de tous les faits politiques et financiers. Nombreuses citations textuelles d'édits, de décisions, d'exposés, intéressant les finances, Law et son système. A la fin du 5e volume: histoire abrégée du système des finances. L'ouvrage est illustré de treize portraits hors texte dus à Bernard Picart et de quatre planches gravées repliées dont deux planches satiriques relatives à la banqueroute de Law (portrait du très fameux Seigneur messire Quinquempoix, allégorie de l'agiotage et des victimes du système) et deux planches relatives au règne de Louis XV (sacre et premier lit de justice de Louis XV). — "Ces petits volumes, au milieu de nombreuses anecdotes, contiennent beaucoup de textes financiers utiles à posséder." (René Stourm, Bibliographie historique des finances de la France au dix-huitième siècle, 1895) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Rome, Université Pontificale Grégorienne, 1963, in-4°, ix-488 pp, texte dactylographié, biblio, broché, bon état. On joint un carton d'invitation à la soutenance de la thèse
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Passage, 2013, in-8°, 237 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Roman. Un portrait que vous avez toujours vu chez vous. II a été peint au début de la Révolution à Paris. La facture en est classique, on y respire un certain luxe tranquille dans lequel vit une famille très Ancien Régime. Et pourtant... Quand le hasard vous met entre les mains le journal écrit par l'homme représenté sur le tableau, celui-ci se met à révéler ses secrets et c'est l'envers du décor que l'on découvre. Car ce journal, c'est celui de Jean Lacoste, un homme qui vient de la campagne, avoue son ambition de grimper l'échelle sociale et décrit sans détour les étapes de sa métamorphose : son enfance dans un village du Quercy, sa découverte de Paris et d'une société brillante, son arrivée à Lyon où se révèlent à lui un métier, celui du tissage de la soie, et un art, celui de la décoration. On suit avec bonheur le récit de ces années d'apprentissage, jalonnées de séduisantes figures féminines. Elles le mèneront à occuper une position enviable, celle d'un citadin élégant dont la fortune est faite. Mais à jouer les marquis en se faisant portraiturer dans son beau salon parisien, Jean Lacoste ne s'approche-t-il pas dangereusement de la guillotine ? Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CDU, 1941, in-4°, 60 pp, texte dactylographié, broché, bon état (Coll. Les cours de Sorbonne)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Armand Colin, 1964, gr. in-8°, 144 pp, 2 pl. hors texte, index, broché, bon état (Coll. Cahiers des Annales)
"Un paysage impitoyable, une société rustique et ignare, une famille indigente, voilà ce que la vie offre à ses débuts à Thomas Platter. C'est son autobiographie, traduite dans un français moderne mais plus fidèle que les tentatives précédentes à la simplicité, à la maladresse même, du vieux suisse alémanique de l'original, que nous présente Marie Helmer. Quelles duretés, quels détours cette âme vigoureuse devait-elle subir et vaincre avant d'en arriver à l'accomplissement de son premier vœu ardent : se faire une éducation ; puis, beaucoup plus tard, à s'établir confortablement dans la vie, respecté enfin, professeur, père de famille, propriétaire de plusieurs maisons à Bâle, et, dans l'émouvante simplicité de son âme, reconnaissant à Dieu de lui avoir prodigué tant de bienfaits. Sans aucune révolte, loin de tout ressentiment des longues années de lutte cruelle, le vieux Platter cède, aux environs de sa 73e année, aux vœux de ses amis et surtout de son cher fils Félix et raconte naïvement les minces épisodes de son enfance montagnarde, ses vagabondages à travers l'Europe, toujours à la recherche d'une école, les méfaits, innocents parfois, mais plus d'une fois frôlant le crime, des bandes d'« étudiants » auxquelles il fut attaché, souvent bien contre son gré. Les grands événements, ce furent la rencontre avec Zwingli et sa conversion à la nouvelle foi, ailleurs l'intérêt bénévole, l'instruction qu'il trouva auprès de Myconius à Zurich. Cette vie d'homme fruste, qui nous permet tant de vues obliques dans un coin du seizième siècle, méritait d'être portée de nouveau à l'attention de tous ceux qui ne voudraient, ou ne sauraient se battre avec un dialecte difficile." (Eva Marcu, Bibliothèque d'Humanisme et Renaissance, 1965) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.