Paris PUF, coll. "Littératures modernes" 1985 1 vol. broché in-8, broché, 239 pp., bibliographie. Envoi de l'auteur. Couverture légèrement défraîchie. Bon état.
Librairie Académique Perrin 1900 1 vol. broché in-12, broché, II-316 pp. Très bon état général, non coupé.
Perrin, 1904, in-8°, 448 pp, 2 pl. de portraits hors texte (dont le frontispice), broché, couv. lég. défraîchie, bon état
"Parmi les personnages qui vécurent autour de François ler, le connétable de Bourbon est certainement l'un de ceux dont l'existence fut le plus tourmentée. La grandeur de sa fortune, l'éclat de ses dignités, les questions de divers ordres que soulève son procès, sa trahison, sa campagne infructueuse en Provence et l'extraordinaire marche sur Rome, l'horreur tragique de sa fin préludant au sac de la Ville Eternelle, voilà de quoi exciter la curiosité érudite d'un psychologue et mettre à l'épreuve la diligence inlassable d'un historien : c'est un beau sujet, et vaste, et d'importance capitale." (V.-L. Bourrilly, Revue d'histoire moderne et contemporaine, 1904-1905)
P., Champion et Beauvais, Impr. départementale de l'Oise, 1921, gr. in-8°, 352 pp, 7 pl. en phototypies et 80 marques, signatures et monogrammes hors texte, broché, bon état
"Sous ce titre, L'art et les artistes en Ile-de-France au XVIe siècle, M. V. Leblond a publié une série de documents concernant les manifestations artistiques dans le Beauvaisis de 1547 à 1595, notamment les marchés conclus pour toute œuvre d’art, pour les constructions et décoration d'églises où d’habitations privées. Ces textes sont extraits de minutes notariales qui demeurent, on le sait, une des sources les plus précieuses de l’histoire locale. Ils nous révèlent l'intensité de la vie artistique dans. ce coin de l‘Ile de France et la publication en est faite avec beaucoup de méthode et de soin. M. V. Leblond a reproduit toutes les marques, signatures et monogrammes qu'il a pu rassembler et enrichi son intéressant volume de sept phototypies qui en augmentent la valeur artistique et documentaire." (Combes de Patris, Revue des Questions historiques, 1922)
Albin Michel, 1996, in-8°, 283 pp, biblio, broché, bon état (Bibliothèque Albin Michel Histoire)
Cultures anciennes, contes, oeuvres théâtrales, reprennent, sur des registres différents, le motif du roi d'un jour, cet homme de modeste condition transporté endormi au palais pour y exercer durant une journée le pouvoir et rendu ensuite à sa condition d'origine. Le pauvre hère croit à un rêve qu'il s'en va raconter. Dans des contextes différents, les uns dramatiques – les rites annuels de sacrifices d'un substitut royal dans certaines sociétés –, les autres burlesques – l'inversion carnavalesque, le roi de la fève, etc. –, c'est toujours au même miroir que l'homme se reflète : être autre, rêver, ne serait-ce qu'un moment, que l'on est beau, riche et puissant. Constatant qu'à partir du XVIe siècle, le théâtre européen met très souvent en scène le thème de la royauté temporaire, l'auteur, pour en comprendre les raisons, lui restitue toute sa richesse symbolique et montre qu'il met en jeu l'essence même du théâtre comme représentation du désir humain et du monde.
P. et La Haye, Mouton, 1971, gr. in-8°, 562 pp, 7 pl. hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Professeur à l'Université de Haute-Bretagne, François Lebrun a consacré sa thèse à l'étude d'une province typique de l'ancienne France : l'Anjou aux XVIIe et XVIIIe siècles. Se tenant quasi totalement à l'écart des "révolutions" démographiques ou mentales du XVIe siècle finissant, l'Anjou fait partie du vaste ensemble Normandie-Poitou-Bretagne qui connaît, dans un siècle de progrès, la stagnation des déshérités et des médiocres. Faire l'histoire de ces temps et de ces lieux, c'est observer des hommes qui vivent mal, donc vulnérables, face aux nombreux fléaux qui les accablent : hommes, femmes et enfants, tous se débattent ou se résignent, désarmés devant la mort.
Armand Colin, 1990, gr. in-8°, 380 pp, 3 cartes, biblio, broché, couv. illustrée, trace d'humidité ancienne au 2e plat, qqs rares soulignures crayon, bon état (Coll. U)
Excellent manuel. — Qu'est-ce que le 17e siècle ? Depuis longtemps déjà, les historiens cherchent, au-delà des récits traditionnels de l'histoire politique, les réalités plus complexes d'une histoire totale. Totale parce que, ne se limitant plus à la seule Europe, voire à la seule France, elle veut faire leur place légitime aux autres continents. Totale parce que, sans négliger l'événement, elle entend mettre l'accent sur toute la vie du passé, s'efforçant d'en éclairer tous les aspects. Ce "nouveau" 17e siècle, ne peut se ramener à une image simple, pas même selle du Roi-Soleil. C'est à la fois le siècle de Cromwell et de Louis XIV, des procès de sorcellerie et de Descartes, de Calderon et de Racine, de Rubens et de Rembrandt, et aussi d'Aureng-Zeb et de K'ang-hi, des "réductions" jésuites et des débuts de la traite des Noirs. Siècle foisonnant, complexe, comme la vie même.
P., Temps Actuels, 1983, in-8°, 206 pp, 8 pl. de gravures hors texte, lexique, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
"Voici un petit livre, sur un sujet ample, et qui pourtant ne laisse sans réponse aucune des questions que le lecteur est amené à formuler. F. Lebrun ne nous livre pas un chapitre d'histoire de la médecine mais bien une approche globale de « l'attitude des Français des 17e et 18e siècles face à la maladie ». Encore ce livre d'histoire culturelle conçoit-il son enquête de la manière la plus large qui soit, en liant cette attitude devant la maladie à « tous les éléments qui constituent une civilisation : croyances religieuses et explication qu'elles fournissent au mystère de la maladie, structures économiques et niveau de vie (...) connaissances scientifiques et techniques en matière médicale, place dans la société des divers praticiens de l'art de guérir » (p. 7). (...) Ce n'est donc pas seulement un livre commode : c'est un livre important." (Alain Croix, Annales ESC, 1985)
Rennes, Editions Apogée, 1994, in-8°, 188 pp, 2 cartes, généalogie, index, broché, une coupure de presse contrecollée sur les gardes in fine, bon état
Mémoires de Marie Du Bois, sieur de Lestourmière et du Poirier (1601-1679), gentilhomme servant du Roi, valet de chambre de Louis XIII puis de Louis XIV de 1634 à 1671, présentés par François Lebrun (24 pp).
Pontoise, Alexandre Seyès, Libraire, 1878, gr. in-8°, 246-cxiii pp, 9 planches hors texte (sur 12) dont 3 à double page, 23 gravures dans le texte, lettrines, bandeaux, culs-de-lampe, index, reliure demi-maroquin lie-de-vin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, ouvrage tiré seulement à 450 exemplaires sur papier vergé Van Gelder d'Amsterdam, bon état. Rare
La seconde partie de l'ouvrage, avec un titre propre et en pagination séparée, comprend les pièces justificatives, réunies sous le titre : Collection de documents historiques inédits ou réimprimés pour la première fois par Henri Le Charpentier. Recueil suivi de notices historiques, de notes bibliographiques, etc.
Tallandier, 2006 in-8°, 144 pp, 16 illustrations sur 8 pl. en couleurs hors texte, généalogie de la maison de Valois, chronologie, broché, couv. illustrée, bon état
Le 14 septembre 1515, sur le champ de bataille de Marignan, François Ier entre dans la légende. Trente-deux ans plus tard, à sa mort, le roi laisse un bilan en demi-teinte : la guerre perpétuelle contre Charles Quint, une cour de France divisée, des peuples mécontents, la montée inquiétante et la répression impitoyable de l'hérésie protestante. François fut pourtant un homme de séduction qui vécut, dès l'enfance, dans la compagnie et l'amour des femmes : sa mère Louise de Savoie, sa sœur Marguerite, ses deux épouses et ses maîtresses. Derrière le chevalier de Marignan se profile le mécène fastueux, le protecteur des humanistes, l'inspirateur des châteaux de Fontainebleau et de Chambord, le "grand roy Françoys" qui fit entrer la France dans l'ère moderne.
Armand Colin, 1987, gr. in-8°, 480 pp, nombreuses illustrations, reliure toile éditeur, jaquette
Dalloz, 1993, gr. in-8°, 171 pp, biblio, index, broché, bon état (Coll. Mémentos)
P., Charles Osmont, 1731 et 1751, 2 vol. in-12, (6)-404-(18) et 296-(4) pp, complet mais les 2 tomes dans des éditions (et des reliures) différentes. Tome I : reliure pleine veau raciné, dos à 5 nerfs guillochés et caissons ornés, tranches rouges (rel. de l'époque, 1751), coiffe inférieure manquante, coins lég. abîmés, bon état ; tome II : reliure demi-veau marbré à coins, dos lisse orné de fleurons dorés encaissonnés, pièce de titre basane rouge, tranches rouges (rel. de l'époque, 1731), coins et coiffes émoussés, bon état
Edition originale pour le tome II (Blake, 261). Le Dran était chirurgien-chef à l'hôpital de la Charité, où il créa une école de chirurgie et où Haller viendra étudier. "Chirurgien habile, il conseille le débridement des plaies contuses et ferme les plaies latérales intestinales par sutures à anses séparées. Il met au point un bandage pour immobiliser les fractures du membre supérieur. Il modifie la taille, l'opération du bec-de-lièvre. En 1718, il réussit la première désarticulation de l'épaule." (Dictionnaire des Médecins).
Paris Perrin 1902 2 vol. relié 2 vol. in-8, bradel pleine toile grège, pièces de titre de basane olive, couvertures et dos conservés, 441 et 459 pp., bibliographie et index. Très bon exemplaire de l'édition originale, bien établi.
La Haye chez la veuve Staatman 1781 2 vol. Relié 2 vol. in-18, bradel demi-vélin recouvert de papier maroquiné orange, tranches rouges, VIII + 552 et 556 pp., index locum. Edition originale. Le point sur la situation des Pays-Bas, libérés de la domination espagnole, au temps de leur prospérité économique, par l'auteur (1744-1809) d'un "Eloge historique de Pierre le Grand". Bien complet des 5 planches dépliantes (une carte, trois plans et un tableau). Modeste reliure postérieure. Sinon exemplaire solide, très frais et sans rousseurs.
Hachette, 1963, in-8°, 253 pp, biblio, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
"« Ce que les contemporains connaissaient le mieux de leur époque, c'est, apparemment, ce que nous en connaissons le moins. » Ainsi s'exprime M. Abel Lefranc dans la préface qu'il a placée en tête de son beau livre : La vie quotidienne au temps de la Renaissance. Tout ce qui constitue, en effet, le cadre de la vie des hommes aux différents degrés de l'échelle sociale, les menus faits qui marquent les contingences de la vie de chaque jour, la mode et ses exigences, les habitudes de penser et les façons de s'exprimer, cette ambiance, enfin, où se reflète toute une société sont des éléments difficiles à saisir parce que, le plus souvent, leurs contemporains les subissaient sans même que l'idée leur vînt de nous en informer. Le but que s'est proposé l'auteur est précisément de nous faire pénétrer dans cette vie cachée des diverses classes sociales d'un pays que nous devrions connaître, tout comme les grandes manifestations qui rythment son histoire militaire ou artistique. Et l'on n'attendait pas moins du maître incontesté des études du XVIe siècle en France que cet ouvrage qui couronne son oeuvre d'érudit sans doute, mais aussi de professeur, puisque M. Lefranc avait consacré plus d'un cours, soit au Collège de France, soit à l'École des Hautes-Études, à l'étude même du sujet de son livre..." (Michel François, Bibliothèque de l'école des chartes)
Hachette, 1956, in-8°, 253 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"« Ce que les contemporains connaissaient le mieux de leur époque, c'est, apparemment, ce que nous en connaissons le moins. » Ainsi s'exprime M. Abel Lefranc dans la préface qu'il a placée en tête de son beau livre : La vie quotidienne au temps de la Renaissance. Tout ce qui constitue, en effet, le cadre de la vie des hommes aux différents degrés de l'échelle sociale, les menus faits qui marquent les contingences de la vie de chaque jour, la mode et ses exigences, les habitudes de penser et les façons de s'exprimer, cette ambiance, enfin, où se reflète toute une société sont des éléments difficiles à saisir parce que, le plus souvent, leurs contemporains les subissaient sans même que l'idée leur vînt de nous en informer. Le but que s'est proposé l'auteur est précisément de nous faire pénétrer dans cette vie cachée des diverses classes sociales d'un pays que nous devrions connaître, tout comme les grandes manifestations qui rythment son histoire militaire ou artistique. Et l'on n'attendait pas moins du maître incontesté des études du XVIe siècle en France que cet ouvrage qui couronne son oeuvre d'érudit sans doute, mais aussi de professeur, puisque M. Lefranc avait consacré plus d'un cours, soit au Collège de France, soit à l'École des Hautes-Études, à l'étude même du sujet de son livre..." (Michel François, Bibliothèque de l'école des chartes)
Hachette, 1963, in-8°, 253 pp, biblio, cart. éditeur, sans la jaquette, bon état
"« Ce que les contemporains connaissaient le mieux de leur époque, c'est, apparemment, ce que nous en connaissons le moins. » Ainsi s'exprime M. Abel Lefranc dans la préface qu'il a placée en tête de son beau livre : La vie quotidienne au temps de la Renaissance. Tout ce qui constitue, en effet, le cadre de la vie des hommes aux différents degrés de l'échelle sociale, les menus faits qui marquent les contingences de la vie de chaque jour, la mode et ses exigences, les habitudes de penser et les façons de s'exprimer, cette ambiance, enfin, où se reflète toute une société sont des éléments difficiles à saisir parce que, le plus souvent, leurs contemporains les subissaient sans même que l'idée leur vînt de nous en informer. Le but que s'est proposé l'auteur est précisément de nous faire pénétrer dans cette vie cachée des diverses classes sociales d'un pays que nous devrions connaître, tout comme les grandes manifestations qui rythment son histoire militaire ou artistique. Et l'on n'attendait pas moins du maître incontesté des études du XVIe siècle en France que cet ouvrage qui couronne son oeuvre d'érudit sans doute, mais aussi de professeur, puisque M. Lefranc avait consacré plus d'un cours, soit au Collège de France, soit à l'École des Hautes-Études, à l'étude même du sujet de son livre..." (Michel François, Bibliothèque de l'école des chartes)
dans les Mémoires de la Société historique de Pontoise et du Vexin, t. XL, 1930, gr. in-8°, 28 pp, (p. 69-96 sur 120), une pl. hors texte, broché, bon état
Travaux à l'abbaye de Saint-Martin. Bâtiments construits par Mansard ; jardins dessinés par Lenôtre. Réceptions à l'abbaye ; les habitués. — On trouve également dans le même numéro les souvenirs sur la Révolution à Osny de Madame de Nicolay : Souvenirs de quatre-vingts ans (Extraits des Mémoires inédits de Madame de Nicolay, née de Lameth) (11 pp), une étude sur Honoré de Balzac et ses deux amis de l'Isle-Adam (15 pp), une notice sur Champagne-sur-Oise au Moyen Age (12 pp), etc.
Gallimard, 1949, in-8°, 250 pp, broché, couv. illustrée, bon état
"Le livre de M. Louis-Raymond Lefèvre se lit avec agrément et souvent avec intérêt parce qu'il a l'esprit alerte, le don de trouver les anecdotes qui peignent, et que, première condition pour amuser les autres, il prend lui-même un amusement visible à se promener à travers les replis et les dédales de ce vieux XVIe siècle, à la fois si proche et si loin de notre siècle à nous." (Lucien Febvre, Annales ESC, 1951) — "Ce livre raconte les événements depuis avril 1559 (traité de Cateau-Cambrésis, et fin des guerres d’Italie) jusqu’à la fin de mars 1560 (échec et répression de la conjuration d’Amboise). Le récit est alerte, impartial – je ne saurais dire si l’auteur est catholique ou protestant. Celui-ci puise directement aux sources mêle agréablement la petite histoire à la grande, et se plaît en des peintures de mœurs pleines de pittoresque. Les chapitres où il décrit la mentalité des grands bourgeois, membres des Parlements, ou celle encore de la petite noblesse guerrière sont particulièrement suggestifs. (...) Se contentant de résumer à grands traits l’histoire politique, diplomatique et militaire, l’auteur développe largement l’histoire morale et psychologique, multipliant les portraits et les anecdotes, et citant les écrits politiques, théologiques, littéraires et poétiques du XVIe siècle. Son livre est, de ce fait, singulièrement vivant. Ajoutons que M. L.-R. Lefèvre dirige aux éditions Gallimard la collection “Mémoires du Passé pour servir au Temps présent”, où il a personnellement donné une édition critique des Mémoires de Sully, et le texte intégral et mis en ordre du Journal de Pierre de l’Estoile." (J.-D. Benoit, Revue d'Histoire et de Philosophie religieuses, 1950)
P., Editions de la Nouvelle France, 1944, in-12, 254 pp, broché, bon état (Cahiers de la Restauration française, 4). Peu courant
François Leger : La fin de la Ligue (pp 5-155) ; Suivi de : Philippe Ariès : Journal de l'Estoile pour le regne de Henri III (pp. 159-175) ; André Chastel : Sur le baroque français (pp. 177-214) ; Raymond Charmet : L'énigme de Rabelais et les origines du rationalisme (pp. 215-254).
Perrin, 1949, in-12, 256 pp, un portrait en frontispice, biblio, broché, bon état
"M. Légier-Desgranges nous conte l'évasion de Mme de La Motte, la triste héroïne de l'Affaire du Collier, avec un incontestable talent narratif et une connaissance de la topographie de la Salpêtrière dont ses fonctions lui avaient donné la familiarité et qui lui permet d'expliquer par le menu comment la prisonnière a pu s'échapper. Elle trouva dans sa singulière prison des complicités plus ou moins volontaires et la description des personnages qui l'aidèrent n'est pas la partie la moins pittoresque du livre. Le public crut a l'intervention de grands personnages et surtout de la reine. M. Légier n'a pas trouve d'arguments decisifs à cet égard et, tout compte fait, estime que la connivence de l'entourage a pu suffire. On le pense aussi, mais, comme il en convient, il reste que la reine et ses familiers montrèrent de l'intérêt pour le sort de la prisonnière et la question reste ouverte de savoir quels rapports cette dernière avait pu entretenir avec Marie-Antoinette. Toute l'Affaire du Collier se trouve, de ce chef, en question et on pourrait en reprendre l'examen, car le livre de Funck-Brentano fut l'objet de justes critiques en 1903..." (Georges Lefebvre, Revue Historique, 1952)
Hachette, 1954, in-8°, xv-478 pp, préface de Pierre Gaxotte, 16 gravures hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
En marge de l’histoire de Port-Royal. Mme de Moysan dirigea pendant 37 ans l’Hôpital général, ancêtre de la Salpêtrière. Sa nomination, imposée par l’archevêque de Paris, entraîna une incroyable pagaille et une fronde des administrateurs. — "Plus que la biographie d'une femme qui pendant trente-sept ans gouverna la Salpêtrière, ce livre est le récit d'un épisode de cette rébellion du Parlement de Paris sous le règne de Louis XV où l'on peut voir en même temps qu'une séquelle du jansénisme l'un des prodromes de la Révolution. L'héroïne, Louise-Urbine Robin était fille d'un marchand de vins de la rue Montmartre. Née vers 1712, selon les conjectures de l'auteur, elle était encore bien jeune en 1727 lorsqu'elle épousa le « marchand-maistre teinturier en soye » Claude Mériel qui mourut peu après le mariage. Elle ne tarda pas à convoler en secondes noces avec le sieur Bénigne Herbert de Moysan, comme elle de bonne bourgeoisie parisienne, et qui, huit ans plus tard, périt dans un accident de voiture. Son veuvage ne fut, dit-on, pas exempt d'aventures, mais, en 1747, une grave maladie la ramena à une vie moins mondaine et, le 12 juillet 1749, quand elle fut appelée à occuper le poste de supérieure de la Salpêtrière, elle portait le cordon du tiers-ordre de Saint-François. Cette nomination, imposée par l'archevêque Christophe de Beaumont en dépit de la majorité du Bureau de l'Hôpital général fut vivement attaquée et déchaîna une campagne haineuse au cours de laquelle se distinguèrent par leur violence et leur mauvaise foi, les “Nouvelles ecclésiastiques”, organe du parti janséniste. Elle fut l'occasion d'un grave conflit entre le Parlement et l'autorité royale. Ce conflit qui eut pour conséquence, entre autres, l'attentat criminel de Damiens contre la personne du Roi, est narré avec minutie et analysé avec sagacité par M. Légier- Desgranges. Tâche difficile et d'autant plus que la perte de documents due au sac de l'archevêché sous la Monarchie de Juillet et à l'incendie de l'Hôtel-de-Ville sous la Commune a singulièrement rétréci le champ des investigations. Pour en revenir à Mme de Moysan, rappelons seulement que cette femme de tête et de cœur, abreuvée de calomnies au début de son supériorat, finit par désarmer ses pires adversaires. Quand elle mourut, le 15 septembre 1776, elle fut regrettée de tous et principalement des pauvres qui avaient vécu sous son administration. M. Pierre Gaxotte, dans sa préface, souligne l'intérêt du livre pour quiconque « voudra étudier les vicissitudes de l'autorité monarchique après la mort de Louis XIV »..." (Ernest Wickersheimer, Revue d'histoire des sciences, 1955) — "Mme de Moysan, qui devait gouverner pendant près de trente ans l'Hôpital général – ancêtre de l'actuelle Salpêtrière – devenu comme une forteresse du jansénisme parisien, avait été imposée comme Supérieure par l'archevêque Christophe de Baumont en 1749 pour y remettre de l'ordre, malgré la majorité du Bureau de l'Hôpital général, à la grande fureur du parti janséniste. D'après les papiers Joly de Fleury, ceux inédits de l'avocat Le Paige, « généralissime occulte de Paris », les “Nouvelles ecclésiastiques”, l'auteur retrace toute la violente campagne qui s'en suivit, avec appel au roi, au Parlement (1751), jusqu'au compromis final." (Paul Leuilliot, Annales ESC, 1956)
Albin Michel, 1926, in-8°, 288 pp, 16 pl. de gravures hors texte, broché, bon état (Coll. Ames et visages d'autrefois)
Très intéressante biographie. — "N'eut-il pas écrit ses “Commentaires”, qui ajoutèrent au renom du soldat la gloire de l'écrivain, Blaise de Monluc n'en aurait pas moins été un rude chef de guerre et, comme nous disons maintenant, dans un langage qui ne vaut pas le sien, un « personnage représentatif », car il réunit en lui, à merveille, les qualités qui constituaient, aux yeux de ses contemporains, le « grand capitaine ». (...) M. Joseph Le Gras nous présente Monluc comme un « héros malchanceux », et il voit dans, cette malchance du soldat un contraste avec la chance qui le place au rang des grands écrivains. En effet, les “Commentaires” font plus pour la gloire de Monluc que les nombreux combats auxquels il prit part ; mais, même sans les “Commentaires”, Monluc est une bien curieuse et typique figure militaire du XVIe siècle..." (Henri de Régnier, Le Figaro, 13 décembre 1927)