Fayard, 1995, gr. in-8°, 527 pp, 16 pl. de gravures hors texte, cartes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Peut-on rêver plus beau – et plus rare – corpus de textes que les écrits autobiographiques de trois générations d'hommes du XVIe siècle (1499-1628), plus belle étude de cas aussi de l'apparition d'une dynastie de la bourgeoisie urbaine caractéristique des sociétés d'Ancien Régime ? Au commencement est le père, Thomas Platter, dit le Vieux (1499-1582), petit berger misérable du Valais qui va tenter sa chance comme mendiant itinérant dans une partie de l'Europe germanique puis à Bâle. Il y est ouvrier cordier et bientôt devient un authentique intellectuel sur le mode humaniste : l'ancien illettré est un professeur renommé de latin, de grec et d'hébreu. Mieux encore, il s'établit comme patron imprimeur dans une ville très tôt et largement (mais avec modération) passée à la Réforme : c'est de ses presses que sortira la première édition latine de l'Institution chrétienne de Calvin en 1536. Assez à l'aise pour acquérir un domaine à la campagne, il peut aussi payer à son fils (né en 1536) des études de médecine à Montpellier, université très réputée en ce domaine, et lui offrir une pérégrination (à cheval, alors que lui-même circulait à pied dans sa jeunesse) en France et dans certaines contrées circonvoisines – une sorte de voyage initiatique. Investissement judicieux : Felix Platter, "médecin de ville" à Bâle, brûle les étapes. Le voilà professeur de médecine, doyen, recteur, auteur de livres médicaux et de physique, nouant des liens avec le réformateur David Joris comme avec Montaigne. Il épouse la fille d'un grand chirurgien bâlois. Le praticien est à présent un patricien. L'histoire ne s'arrête pas là. Sur le tard, à près de soixante-dix ans, en 1574, Thomas a, d'une seconde femme, un autre fils (prénommé Thomas également), qui représente en quelque sorte la troisième génération – il sera élevé en partie par son aîné. Thomas II lui aussi voyage, lui aussi embrasse la carrière médicale, lui aussi racontera certains épisodes de sa vie. A eux trois, les Platter traversent en tous sens le temps et l'espace de l'Europe de la Renaissance, de la Réforme et du Baroque. Leurs souvenirs et les informations recueillies par ailleurs jettent sur leurs personnalités et sur le monde dans lequel ils se meuvent une lumière incomparable. Acteurs (et bénéficiaires) d'une ascension sociale remarquable (le mendiant a fait de son fils un grand professeur et un médecin des princes), nés dans l'Europe rhénane (l'un des foyers les plus novateurs de la civilisation du temps), voyageurs, écrivains, collectionneurs, ces protestants répondent pleinement au portrait de l'homme de la première époque moderne. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hachette, 1987, in-4°, 357 pp, abondamment illustré en noir et en couleurs, 11 cartes et généalogies, chronologie, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée en couleurs, bon état (Coll. Histoire de France Hachette, 2)
"Ce volume se place sous le signe de quelques idées majeures : continuité, croissance, ouverture. Continuité : la démographie, la société et l'économie françaises, si "chahutées" soient-elles, ne sont plus en proie dorénavant aux phénomènes de désintégration apocalyptique qui étaient intervenus jadis entre la Peste noire et les temps difficiles de Jeanne d'Arc ou du jeune Charles VII. Croissance : l'appareil du pouvoir passe de 5000 fonctionnaires ("officiers") sous François 1er à 50 000 au temps des premiers Bourbons. Ouverture : une longue et sanglante recherche, plus que séculaire, détermine enfin, vers 1600, au temps d'Henri IV, un triple et favorable résultat : coexistence pacifique avec les puissances huguenotes ; bonne entente avec les puissances protestantes, libérales, capitalistes (Angleterre, Genève et surtout Hollande) ; accent heureusement mis, enfin, sur l'expansion, du reste spontanée, de l'économie nationale." (Emmanuel Le Roy Ladurie) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
GLM/Fayard, 2000, gr. in-8°, 703 pp, 12 pl. de gravures hors texte, 4 cartes, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état
On n'a pas oublié l'extraordinaire réussite sociale et intellectuelle de Thomas Platter (dit le Vieux, 1499-1582), mendiant et berger des montagnes suisses devenu imprimeur et professeur, notable de la ville de Bâle, non plus que celle de son fils Felix (1536-1614), étudiant à Montpellier, grand médecin et collectionneur. Emmanuel Le Roy Ladurie a conté leurs aventures et leurs pérégrinations dans “Le Mendiant et le Professeur”. À son tour, le même Felix offre un demi-siècle plus tard à son jeune frère Thomas (1574-1628) de semblables études à Montpellier et un voyage d'initiation dans le sud et l'ouest de la France, le nord de l'Espagne (ainsi que les Pays-Bas et l'Angleterre), comme lui-même l'avait fait et raconté au temps du roi Henri II. Thomas II Platter a reçu une éducation soignée et une véritable culture ; tout au long de son itinéraire, le futur médecin, excellent latiniste et bon connaisseur des Écritures, se tourne avec un égal intérêt vers l'histoire et les lettres, vers la botanique et les monuments, vers le droit et la toponymie, vers les paysages et l'économie tant rurale qu'urbaine ; les hommes, avec leurs coutumes et leurs usages particuliers d'un lieu à un autre, le passionnent plus encore. Réformé et fier de l'être, citoyen de l'une des citadelles du protestantisme européen, il est d'une ouverture d'esprit surprenante pour son époque : sa modération envers les "papistes", son admiration (feutrée) pour les collèges jésuites et sa bienveillance pour les façons de vivre des Juifs d'Avignon, sa francophilie (presque constante), son regard quasi ethnologique sur les populations rencontrées, bref son absence générale de préjugés donnent au texte qu'il rédigera quelques années plus tard une liberté de ton unique ; il réunit aussi une considérable somme d'informations et d'observations sur la France d'Henri IV (les ruines morales et matérielles de trente ans de guerres religieuses et civiles sont bien visibles). La relation du périple est d'une richesse, d'une finesse et d'une saveur telles qu'Emmanuel Le Roy Ladurie a cette fois préféré donner la parole à son héros au moyen de la traduction intégrale du texte du voyage en France du Sud et en Catalogne (traduction effectuée en commun avec Francine-Dominique Liechtenhan). En incomparable spécialiste des sociétés méridionales et en analyste de l'Etat moderne, il introduit cette oeuvre et l'éclaire de notes et de commentaires abondants où trouvent à s'exercer ses talents d'historien à l'universelle curiosité. La biographie de Thomas le Vieux et celle de Felix, le récit de Thomas le jeune forment un panorama sans équivalent sur tout le XVIe et les débuts du XVIIe siècle en France et en Europe – ce second volume le prouve à l'envi –, et c'est à bon droit que l'on peut parler de « siècle des Platter », pour désigner les accomplissements de cette illustre famille bâloise. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
LE ROY LADURIE (Emmanuel), NEVEUX (Hugues), JACQUART (Jean).
Reference : 94009
(1976)
Paris Seuil 1976 1 vol. relié fort vol. in-8, cartonnages toilé vert de l'éditeur, jaquette illustrée, 620 pp., nombreuses illustrations en noir et en couleurs, index. Bon état.
Amsterdam, et se trouve à Paris, chez Moutard, 1781, in-8° (17 x 9,5), xii-347 pp, discours du roi de Suède depuis son accession au trône jusqu'à la fin de la Diète de 1772 et quelques autres pièces relatives à la Révolution en annexe (pp. 289-347), reliure plein veau, dos lisse orné, encadrements dorés sur les plats (rel. de l’époque), coins émoussés, bon état (Brunet, 15305)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Paris Paul Ducrocq 1874 1 vol. relié grand in-8, demi-maroquin brun, dos à nerfs orné d'encadrements de filets dorés et à froid, XII + 634 pp., fleurons, culs-de-lampe et 10 gravures sur acier de Léopold Flameng d'après les peintres du temps (Devéria, Rubens, Steuben, Fleury, etc.). Bel exemplaire, bien relié à l'époque.
Hachette, 1876, in-12, 288 pp, reliure pleine toile verte de l'éditeur, dos lisse avec titres dorés, titre et décor doré au 1er plat, encadrements à froid sur les plats, reliure défraîchie, état correct
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Librairie Garnier, s.d. (v. 1918), in-12, xxvi-434 pp, reliure demi-chagrin époque, dos orné de caissons et motifs dorés, tête dorée
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Honoré Champion, 1977, in-12, xxxvii-146 pp, vocabulaire, index, un des 60 ex. nominatifs numérotés sur Vergé de Hollande (seul grand papier) (Société des textes français modernes)
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Paleo, 2000, in-8°, 271 pp, broché, bon état (Sources de l'histoire de France)
Né en 1546, Pierre de L'Estoile s'installa à Paris, vers 1569, comme audiencier à la chancellerie. Grand collectionneur de livres, de gravures et de libelles, il prit l'habitude de noter, au jour le jour, les événements petits ou grands de Paris. Ainsi le journal qu'il écrivit durant le règne d'Henri III, rassemble une multitude d'informations sur la vie de la capitale du royaume de France. Les rumeurs et les humeurs des parisiens, côtoient les séances des cours de justice, les procès retentissants, les passes d'armes ou les bons mots entre huguenots, ligueurs et mignons du roi. A chaque fois Pierre de L'Estoile reproduit les pamphlets et satires qui circulaient. Et ce n'est jamais en partisan, mais en curieux qu'il rassemble et note ces faits. Cela donne à son journal le ton plaisant d'une discussion, à bâtons rompus, entre amis, et à laquelle, le plus naturellement de monde, nous finissons par prendre part. "Le jour de carême-prenant, ils allèrent de compagnie, suivis de leurs mignons et favoris, par les rues de Paris, à cheval et en masque, déguisés en marchands, prêtres et avocats, et en toute sorte d'états ; courant à bride-avalée, renversant les uns, battant les autres à coup de bâtons et de perches, singulièrement ceux qu'ils rencontraient masqués comme eux, parce que le roi seul voulait avoir ce jour privilège d'aller par les rues en masque. Puis passèrent à la foire de Saint-Germain, prorogée jusqu'à ce jour, où ils firent mille insolences, et toute la nuit coururent, jusqu'au lendemain dix heures, par toutes les bonnes compagnies qu'ils surent être à Paris." (Février 1584) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Librairie Jules Tallandier, 1982-1983, 12 vol. in-8°, lxviii-405, 419, 391, 418, 376, 350, 423, 393, 441, 431, 458 et 402 pp, publiée avec de nombreux documents inédits et un commentaire historique, biographique et bibliographique par MM. G. Brunet, A. Champollion, E. Halphen, Paul Lacroix, Charles Read, Tamizey de Larroque et Ed. Tricotel, avec 386 reproductions de gravures, estampes ou peintures d'époque hors texte, index, imprimés sur papier des Gorges de l'Andlau, reliures plein cuir fauve aux armes de Pierre de L'Estoile ornés, sur les deux plats, de l'élégant décor "à la fanfare" (repris d'après un original de 1613 et entièrement doré à chaud), dos ornés, têtes dorées, bon état. On joint les prospectus de l'éditeur
Témoignage exceptionnel du « Saint-Simon du XVIe siècle », les Mémoires de Pierre de L'Estoile (1546-1611) rédigés entre 1574 et 1610, recouvrent la majeure partie de la période des guerres de Religion, ainsi que le règne de Henri IV. Cette très bonne édition reprend celle de Jouaust-Lemerre de 1875-1899, augmentée de passages découverts après 1899, d'une très importante iconographie et d'une préface par Robert Merle. Le douzième volume contient la table générale et l'appendice. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Cologne, Chez les Héritiers de Herman Demen, 1719, 2 vol. in-8° (17 x 10 cm), [xvi]-334-[46] et [4]-384-[56] pp, un frontispice gravé dramatique, signé Rich. van Orley et Harrewijn (répété au tome II), titres imprimés en rouge et noir, avec des motifs gravés sur bois, 33 portraits gravés à pleine page (signés Harrewijn), reliures plein veau havane, dos à 5 nerfs, pièces de titre et de tomaison chagrin rouge, caissons fleuronnés dorés, coupes guillochées, gardes marbrées, tranches rouges (rel. de l'époque), bon état
Témoignage exceptionnel du « Saint-Simon du XVIe siècle », les Mémoires de Pierre de L'Estoile (1546-1611) rédigés entre 1574 et 1610, recouvrent la majeure partie de la période des guerres de Religion, ainsi que le règne de Henri IV. La deuxième partie (1589-1611) est imprimée ici pour la première fois ; la première partie avait été publiée en 1621 sous le titre “Journal des choses mémorables advenues durant tout le règne de Henry III” (Cioranesco, 13602). Le frontispice est remarquable et constitue une allégorie violente de ce siècle turbulent. La personnification féminine de la France est assaillie par une foule de pétitionnaires sous la forme de vagabonds, d'un moine, de nobles et de marchands, tandis qu'à l'arrière-plan se déroulent plusieurs exécutions brutales, avec la ville de Paris et les tours de Notre-Dame dans le lointain. Elle est l'œuvre de Richard van Orley (1663-1732), peintre et graveur bruxellois, et gravée par François Harrewijn (1700-1764), également graveur bruxellois, élève de Romeyn de Hooghe, connu surtout pour ses portraits de personnages historiques. Harrewijn a également fourni l'excellente suite de 33 portraits de rois et de reines (dont Marie Stuart) et de membres éminents de l'Église et de l'État. — Détail : tome I : Depuis 1515, jusqu'en 1589 ; [xvi] (dont un frontispice gravé), 334, [46] pp, avec 17 portraits ; tome II : Depuis 1589, jusqu'en 1611 ; [4] feuillets (dont un frontispice répété), 384, [56] pp, avec 16 portraits. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'ESTOILE (Pierre de) – BOURGEOIS (Louise, dite Boursier) – GILLOT (Maître J.) – GROULARD (Claude) – MARILLAC (Michel de).
Reference : 110437
(1825)
P., Foucault, 1825-1826, 5 vol. in-8°, 477, 636, 536, 456 et 479 pp, reliures demi-veau glacé caramel à coins, dos à 4 larges nerfs filetés, caissons à froid, pièces de titre et tomaison basane noire, roulette dorée en queue, tranches marbrées (rel. de l'époque), C. de bibl., étiquettes en queue, bon état (Coll. complète des Mémoires relatifs à l'histoire de France, depuis le règne de Philippe-Auguste, jusqu'au commencement du dix-septième siècle ; avec des notices sur chaque auteur, et des observations sur chaque ouvrage, par M. Petitot). Exemplaires trés bien reliés à l'époque
Le 5e volume comprend la fin du Journal de l'Estoile et les mémoires de Gillot, Groulard et Marillac. "Un anecdotier et un épigrammatiste comme L'Estoile ne peut être manié qu'avec précaution, mais c'est une mine précieuse. Un bourgeois de Paris, qui à vécu à sa fenêtre ou plutôt derrière sa fenêtre, attentif au spectacle de la rue, l'oreille aux aguets néanmoins du côté du Louvre. L'exactitude des chroniques est démontrée à chaque instant par les constatations des Registres du Bureau de la Ville de Paris. La bonne fois et la véracité de ce témoin sont ainsi mises au-dessus de toute discussion." (Hauser III, 1420) – "Les mémoires de Marillac sont intéressant pour la vie des quartiers de Paris et des assemblées de ville, pour l'opposition entre la Ligue française et l'espagnole." (Hauser, Sources IV, 3048) – "Claude Groulart, en qui Henri IV a la plus grande confiance, relate ses entretiens avec le roi qui lui raconte ses souvenirs sur Catherine de Médicis, lui parle de ses deux femmes, de Gabrielle, de ses projets, etc." (Hauser, Sources IV, 2590) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Tallandier, Cercle du Nouveau Livre, 1971, gr. in-8°, 391 pp, suite iconographique de 54 gravures et documents hors texte, biblio, reliure toile éditeur, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Arthur Rousseau, 1900-1904, 4 forts vol. gr. in-8°, lxxxviii-715, 988, xix-ciii-749 et 912 pp, brochés, couv. lég. abîmées, dos recollés (un dos manquant), intérieurs propres et sans rousseurs, bon état. Rare complet
La meilleure édition de l' « Histoire des classes ouvrières », publiée 40 ans après la première (1859). — "Le contenu de chaque chapitre a été très modifié ; plusieurs chapitres ont même été entièrement refaits. L'ensemble a plus que doublé d'importance ; c'est presque un ouvrage nouveau, composé sur l'ancien plan. (...) Cette histoire contient ainsi en quelque sorte plusieurs histoires distinctes : histoire de la législation économique (moins celle de l'agriculture), histoire de l'industrie, histoire du salaire, histoire de l'instruction populaire, histoire de la politique douanière, histoire de la condition physique et morale des personnes adonnées à l'industrie, histoire des idées sociales sur l'organisation du travail, lesquelles s'enchevêtrent se complètent et s'expliquent l'une par l'autre." (préface de l'auteur) — "Cette seconde édition d'une oeuvre devenue classique, et depuis longtemps épuisée en librairie, est en réalité une refonte entière de ce grand travail. Le plan général n'en a pas été changé. M. Levasseur suit et expose par périodes, depuis les origines gauloises et gallo-romaines jusqu'à la Révolution de 1789, l'histoire économique française. Ces périodes sont découpées le plus souvent sur les divisions de l'histoire politique ou de l'histoire générale ordinaire. Et l'histoire qui nous est donnée est plus qu'une histoire proprement dite des classes ouvrières : sauf l'agriculture qu'elle laisse de côté complètement, on peut dire qu'elle embrasse presque tout le domaine économique, industrie, production, régimes de la production, grande et petite industrie, commerce, commerce extérieur, action de l'Etat sur la vie économique, classes économiques, condition des personnes... (...) Il n'est pas besoin d'insister sur la valeur de cette oeuvre et sur les services qu'elle est en mesure de rendre à la science économique. L'ensemble est une mine abondante où l'économie positive pourra puiser, et d'où elle devra partir pour de nouvelles et autres recherches." (F. Simiand, L’Année sociologique, 1902, à propos des 2 premiers volumes) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 2006, in-8°, 994 pp, notes, sources et biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Les Indispensables de l'Histoire)
Depuis les origines, les reines jouent en France les seconds rôles ; les régences féminines se comptent sur les doigts d'une main et la loi salique donne tout juste à l'épouse du roi le droit d'apporter en dot une province nouvelle ou une alliance étrangère, et surtout le devoir d'engendrer un héritier pour la Couronne... C'est un paradoxe qu'il ait fallu attendre le couchant de la monarchie pour voir une reine de France se rendre aussi célèbre (sinon plus) que le souverain, devenir un porte-drapeau ou un repoussoir et même se mêler directement de politique (en s'y cassant les dents...). C'est un autre paradoxe que d'observer un couple aussi mal assorti connaître un destin à ce point uni dans le malheur. Parallèles mais écrites chacune d'un point de vue différent, les biographies que Evelyne Lever a consacrées à Louis XVI et Marie-Antoinette s'éclairent l'une l'autre. Chefs-d'œuvre d'objectivité, de précision et d'élégance, elles forment un ensemble irremplaçable. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 2000, in-8°, 407 pp, 8 pl. d'illustrations en noir et en couleurs hors texte, biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur; bon état
Mme de Pompadour tient une place très particulière dans l'histoire des grandes favorites : c'est tout à la fois une amoureuse et une femme de pouvoir dont « le règne » a duré vingt ans. Belle, intelligente, cultivée, douée d'une rare énergie, elle séduit un monarque profondément dépressif et parvient toujours à l'arracher à sa mélancolie. Mais elle comprend très vite que, pour durer, son ascendant doit peu à peu s'exercer sur l'esprit du roi plutôt que sur ses sens. Moins elle est traitée en amante, plus elle agit en souveraine : elle fait et défait les ministres, conseille les ambassadeurs, correspond avec les généraux et tient, avant la lettre, le rôle de ministre de la Culture. En ce milieu du XVIIIe siècle où la prééminence mondiale de la France est en jeu, Mme de Pompadour, l' « amie nécessaire » de Louis XV, connaît le destin extraordinaire d'une maîtresse qui ferait office d'épouse, de ministre et de thérapeute. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1991, fort in-8°, 736 pp, biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, état correct
Que l'on s'attache à la jeune, fraîche et frivole archiduchesse d'Autriche donnée pour épouse au futur Louis XVI, à la reine insouciante et inconséquente ou à la victime d'un procès inique, Marie-Antoinette suscite l'attendrissement. C'est pourquoi beaucoup des travaux qui lui ont été consacrés sont fortement empreints d'émotion. On se saurait certes passer sous silence la fête perpétuelle que fut sa vie de reine, ni la tragédie que fut la fin de son existence, mais on ne doit pas pour autant négliger le poids spécifiquement historique de ses faits et gestes. L'échec de son mariage a-t-il eu un rôle aussi anodin qu'on a bien voulu le dire dans le comportement politique d'un roi peu sûr de lui ? Les folles amitiés (masculines et féminines) entretenues par la reine n'ont-elles pas isolé la cour de l'opinion éclairée et du peuple ? L'affaire du collier ne fut-elle qu'une vulgaire histoire d'escroquerie sans conséquences ou a-t-elle choqué au point de discréditer davantage une monarchie déjà confrontée à de difficiles problèmes ? Les pamphlets orduriers et calomnieux écrits sur Marie-Antoinette n'ont-ils pas puissamment fortifié un dégoût de plus en plus prononcé pour le régime et monté les esprits contre lui ? Enfin, la docilité de cette princesse aux volontés de sa famille viennoise et son défaut d'intelligence politique n'ont-ils pas contribué à perdre le trône dans l'opinion ? Il était nécessaire qu'on entreprît sur la dernière reine de France une biographie renseignée aux meilleures sources, ne négligeant ni la femme, à la fois séduisante et inquiétante, ni la reine dépourvue d'expérience qui, par la force des choses, se vit poussée à se mêler directement des affaires de l'Etat et multiplia les erreurs. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Laffont, 2002, gr. in-8°, 333 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Frivole et sentimentale, animée d'un irrésistible désir de plaire et d'être aimée, indépendante et passionnée, Marie-Antoinette nous dévoile jour après jour les ressorts les plus intimes de sa vie. Avec une spontanéité parfois désarmante, elle confie à son journal ses joies, ses déceptions, sa recherche effrénée des plaisirs, son amour secret pour le comte de Fersen, mais aussi les rivalités de cour et les intrigues politiques. On suit pas à pas sa destinée singulière et tragique, depuis son arrivée à Versailles, à l'âge de 15 ans, jusqu'à l'effondrement de la monarchie en 1792. Grâce à ce journal imaginaire de Marie-Antoinette, Evelyne Lever offre la plus vivante des leçons d'histoire. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 2001, gr. in-8°, 394 pp, 16 pl. d'illustrations en couleurs, notes et références, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
C'est par le théâtre que s'illustre avec le plus d'éclat le siècle des Lumières. Voltaire y voit "la seule manière d'assembler les hommes pour les rendre sociables", les philosophes l'opposent à l'église comme lieu de l'éloquence profane et sanctuaire des idées nouvelles, les plus grands architectes édifient des temples à sa gloire ; comédiens, comédiennes, danseurs, cantatrices, "enchanteresses" en tous genres occupent le haut du pavé. Quant au théâtre de société (ou théâtre "chez soi"), il passe pour le plus haut degré de la civilisation : l'esprit y acquiert du goût, le corps y cultive la grâce, le libertinage y aiguise les sens. Du grand seigneur dans ses terres à l'artisan dans son échoppe, la théâtromanie n'épargne personne : élèves des jésuites, magistrats, officiers, fermiers généraux, écrivains, savetiers, séminaristes ou filles galantes, tout le monde veut jouer la comédie. Du démocratique "parterre" aux loges louées à l'année, de l'Opéra à la Comédie-française, des Italiens à la baraque foraine et aux parades de boulevard, le public se presse aux spectacles, indiscipliné, turbulent parfois, mais toujours passionné, prompt à rire, à s'émouvoir, à siffler, guettant la réplique vengeresse ou l'équivoque obscène. A l'époque où l'opinion ne dispose d'aucun espace public, le théâtre apparaît comme un foyer sensible, où peut à chaque instant jaillir une étincelle de liberté. Historien des lettres et de la société de l'Ancien Régime, connaisseur averti des choses et des gens de théâtre, Maurice Lever en trace un tableau exact et fidèle, non moins que jubilatoire. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mercure de France, 1993, in-8°, 431 pp, introduction et notes de Jacques Dupâquier, index, broché, couv. illustrée, bon état
De Gaston de Lévis (1764-1830), il ne reste plus, dans la mémoire des contemporains, qu'une rue de Paris. On a retrouvé et publié des fragments de son “Journal de Cour”. Ses manuscrits et sa correspondance semblent perdus ou du moins dorment dans quelque fonds privé. Pourtant Lévis a été un personnage de premier plan : témoin lucide des dernières années de l'Ancien Régime qu'il a décrites dans ses “Souvenirs-Portraits” (1813 et 1815) ; libéral impénitent, l'un des rares à ne pas s'être laissé emporter par le torrent des événements ; émigré exemplaire, à la fois digne, fidèle, modéré et courageux ; grand auteur, clair, vif, et mordant, dont les modèles ont été le cardinal de Retz, La Rochefoucauld et La Bruyère ; enfin une figure marquante de la Restauration, pair de France et académicien. Lévis a l'art de la formule percutante et l'on retrouve souvent, dans les “Souvenirs-Portraits”, l'auteur des “Maximes et Réflexions”. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
France Loisirs, 1991, in-8°, 353 pp, sources et biblio, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
En faisant surgir de terre un fabuleux palais, Louis XIV poursuivait un dessein politique : fixer, sous son autorité, la noblesse qui avait, par la passé, défié l'autorité monarchique. Du Roi-Soleil à la Révolution, Versailles deviendra le haut-lieu du pouvoir et une ruche fourmillante d'intrigues, d'amours, de rivalités, de cabales, dans le cadre d'une étiquette rigide. Courtisans, princes, favorites, préposés aux multiples emplois et charges... c'est la vie quotidienne de milliers d'individus que retrace cet ouvrage d'une lecture passionnante. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hachette, 1972, in-8°, 253 pp, sources et biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Du XVIIe siècle à la Révolution, Versailles n'a pas eu bonne réputation. Quand Louis XIII, entouré d'hommes, se retirait au pavillon de chasse, les mauvaises langues allaient leur train. Après lui, pendant plus d'un siècle, le château va devenir le coeur du royaume, le centre de sa vie politique et le theâtre de mainte intrigue. Avec le Roi-Soleil, un principe s'affirme : hors de la cour, point de salut... En faisant surgir de terre ce fabuleux palais, Louis XIV poursuivait un dessein politique : fixer, sous son autorité, la noblesse qui avait, par la passé, défié l'autorité monarchique. Du Roi-Soleil à la Révolution, Versailles deviendra le haut-lieu du pouvoir et une ruche fourmillante d'intrigues, d'amours, de rivalités, de cabales, dans le cadre d'une étiquette rigide. Courtisans, princes, favorites, préposés aux multiples emplois et charges... c'est la vie quotidienne de milliers d'individus que retrace cet ouvrage d'une lecture passionnante. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Perrin, 1977, in-8°, 344 pp, 16 pl. de gravures hors texte, biblio, reliure skivertex éditeur, gardes illustrées, bon état
"Toute biographie, plus ou moins, est une réhabilitation, et plus ou moins passionnée. Disons tout de suite que l’auteur, qui est chartiste et qui occupa une chaire d’histoire médiévale, ne traite pas à la légère un sujet considéré volontiers comme léger, mais par les seuls esprits légers. Toutefois, le secret qu’il va dévoiler est simple et humain : c’est celui d’une femme très intelligente, très raisonnable, d’un goût, d’un sens artistique exquis et rare d’un courage, d’une énergie exceptionels qu’elle eut l’ambition d’appliquer aux affaires publiques, et à qui Versailles, complice de toutes les nobles corruptions, ne pardonna pas, non sa naissance, mais ses vertus bourgeoises. Car elle les avait toutes (sans leurs revers) – y compris la vertu tout court. Jeune fille sage, épouse fidèle, quand elle avait épousé à dix-neuf ans un financier jeune mais pas très beau, elle lui avait dit sérieusement : « je ne vous abandonnerai jamais », ajoutant en manière de tendre plaisanterie : « sauf, naturellement, pour le roi ». Ainsi se prédisait-elle à elle-même son propre destin : Louis XV fut, autant du moins qu’il y a de certitude absolue en ces choses, le premier amant de Jeanne-Antoinette (surnommée dès l’enfance, ce qui était encore une anticipation, « Reinette ») et plus probablement encore le dernier. Elle n’en fut pas moins atrocement, bassement injuriée, brocardée, chansonnée, comme ne le fut jamais la plus dévergondée des duchesses. Duchesse, il lui manqua toujours de l’être pour se faire pardonner. Elle y suppléa de son mieux – qui fut bien. Jeanne-Antoinette avait tout de suite montré de l’ambition : elle voulait s’élever de cercle en cercle – c’est alors qu’elle devint l’amie des écrivains et des philosophes, ce qui devait ajouter au scandale de son règne – et ne mettait sans doute point, à l’avance, de borne à son ascension. Elle ne pouvait que viser la cour, et ce n’est pas par hasard qu’elle traversait les voies du roi à la chasse. Celui-ci, en tout cas, s’éprit de cette Diane qui conduisait elle-même avec témérité un phaéton bleu quand elle était habillée de rose et un phaéton rose quand sa robe était bleue. Tout ce prélude est d’un romanesque achevé. L’aventure alla aussi grand train que le phaéton de la chasseresse, et M. Levron souligne toute la délicatesse, la réserve, la pudeur, l’intelligence enfin que« Reinette » déploya avant et après son « couronnement ». N’ayant pu désarmer ses ennemis qui, le plus souvent, portaient de grands noms et de petites âmes, elle dut s’armer contre eux. Tout autant que la femme, c’est la « reine » que son biographe réhabilite. Il montre que si le règne de Louis XV ne fut pas indigne de celui de Louis XIV, s’il laissa un art et un style, c’est grâce à la marquise de Pompadour, toute née Poisson qu’elle fût. La réhabilitation – sans du tout se présenter comme telle, et par le simple exposé des faits – concerne aussi l’action politique de cette nouvelle Maintenon, d’un esprit autrement ouvert et entreprenant, introduite, comme l’autre, aux affaires par le roi lui-même. Ce qui était, au témoignage du ministre des affaires étrangères, « du bien de son service de la mettre, pour ainsi dire, de moitié dans les affaires publiques . » Car si elle se préoccupa d’abord de politique intérieure, c’est la politique étrangère qui la requit bientôt et la passionna. Elle recevait ministres et ambassadeurs, défaisant ou faisant, le cas échéant, les uns et les autres. Elle envoie Bernis à Venise, et elle bataille longuement et tenacement (jusqu’à se mettre elle-même, dit-on, dans la balance) pour imposer et faire nommer à Rome son protégé, sa découverte : le comte de Stainville, qui deviendra Choiseul. Pendant trois ans, dans une correspondance sérieuse, lucide, volontaire, parfois impérieuse, mais toute mêlée de potins, de coquetteries, de familiarité affectueuse envers « sa petite Excellence bleue » et qui font le charme unique de cette correspondance diplomatique, elle instruit, soutient, exhorte, morigène, encourage, dirige « son » ambassadeur : « Occupez-vous sans cesse des grandes affaires auxquelles je veux absolument que vous réussissiez. » La plus grande affaire, c’est celle du jansénisme qui empoisonne le royaume, détruit la paix intérieure, et qu’elle est d’autant plus ardente à régler qu’elle sent approcher la guerre : « je ne (la) crains que pour le mal qu’elle fait au royaume, je me battrai de toutes mes forces. » Ce n’est pas forfanterie : elle se bat. A travers l’incapacité des ministres, c’est grâce à elle et par elle qu’est connu le traité secret conclu entre Londres et Berlin ; c’est par elle, et c’est chez elle, que se négocie la parade : l’entente avec Vienne. Le fameux renversement des alliances – ou plutôt la riposte à la trahison de Frédéric – est l’œuvre de ce « Cotillon IV » que le Prussien avait tout de suite redoutée. Elle justifia cette crainte avec largesse. Et c’est à elle que l’ambassadeur d’Autriche Kaunitz écrivait, c’est elle qui lui répondait : « C’est avec une grande satisfaction, Monsieur, que je vous fais mes compliments... On dirait du roi lui-même. Les suites furent moins heureuses, par la faute, comme il advient quelquefois, des militaires : elles s’appellent Soubise et Rosbach. Elles n’abattent pas la marquise, dont l’énergie et la constance sont d’une tout autre trempe que celle de la plupart des hommes, le roi en tête : « Je hais le vainqueur plus que jamais, écrit-elle à Kaunitz.Prenons de bonnes mesures, pulvérisons l’Attila du Nord... » Enfin, Stainville devient duc de Choiseul et parvient au pouvoir. Et, peu à peu, volontairement, la marquise s’effacera devant l’homme qu’elle a mis en place, plus digne d’y être que quiconque, et qui fera sa politique. Car elle en eut une : solide, cohérente, clairvoyante. Si cette politique n’a pas réussi, ce n’est certes pas la faute de cette femme, mais celle des hommes qui ne surent ni en procurer les moyens ni en assurer l’exécution. Bien plus qu’eux, elle souffrit de cet échec qui était celui du roi et du royaume, elle s’en désespéra, sans cesser d’entreprendre. M. Levron n’hésite point à parler de la « maîtrise » » politique de la maîtresse royale. Pas plus que sa lucidité et que son courage, on ne peut en tout cas mettre en doute son désintéressement, un sens élevé de ses actes et que nous dirions aujourd’hui « national » : « L’intérêt personnel ne m’a jamais conduite qu’à la gloire du roi, et à ce que je crois bon et honnête... » – Et, après la terrible épreuve de l’attentat de Damiens : « Il vit, tout le reste m’est égal : cabale, indignités, écrits, et je le servirai, quoi qu’il doive m’arriver, tant que je serai en position de le pouvoir. » Ses erreurs ne sont pas contestables ; mais, en vérité, la bourgeoise la plus honnie et outragée de France, pendant sa vie et après sa mort, pourrait bien avoir été une des plus nobles dames de son siècle : et cette femme si féminine fut, à coup sûr, un des rares hommes de la cour et du gouvernement." (Yves Florenne, Le Monde diplomatique) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Arthaud, 1961, in-8°, 308 pp, 78 héliogravures hors texte, documents, biblio, broché, jaquette illustrée, rhodoïd, bon état
La marquise de Pompadour a été une des femmes les plus aimées, les plus louées, mais aussi les plus critiquées de notre histoire. On lui a reproché ses dépenses, son goût pour les constructions coûteuses. On a condamné, – trop vite et beaucoup trop en bloc – la politique dont elle fut l'instigatrice. Dans une biographie vivante et colorée, mais fondée exclusivement sur des sources authentiques et renouvelée par l'apport de documents inédits ou peu connus, Jacques Levron nous donne une image plus juste de cette femme. Ce n'est ni un plaidoyer, ni un essai de justification. L'auteur ne cache pas les fautes et les erreurs que la favorite a pu commettre. Il expose les faits. Il ne les interprète pas. Et de son récit se dégage néanmoins l'impression que Jeanne-Antoinette Poisson a toujours défendu la grandeur de la France, au milieu des intrigues et des cabales d'une cour déchaînée contre elle. Elle a été, non seulement une protectrice des arts témoignant d'un goût raffiné, mais aussi, un élément d'accord et de modération dans un monde en effervescence. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.