Desjonquères, 2006, in-8°, 275 pp, préface de Pierre Béhar, index, broché, bon état
Une analyse des mouvements politiques, sociaux, culturels et religieux qui ont contribué à l'élaboration de l'idée de paix religieuse en France suite aux guerres de Religion, à partir des documents de l'époque, depuis les opuscules politico-religieux jusqu'aux chansons populaires, en passant par les journaux, les mémoires, les dépêches et les correspondances diplomatiques. "Royaume prééminent de la Chrétienté, la France, quand Henri IV accède au pouvoir, est le pays déterminant dans une Europe déchirée par le schisme protestant depuis bientôt un siècle. Une part importante de l'opinion publique y milite pour réunir les confessions antagonistes dans une Eglise gallicane, instaurée sous l'autorité du nouveau souverain et indépendante de Rome, à l'instar de l'Eglise anglicane : ce choix eût scellé la fin de l'Eglise catholique. Or la France préféra se décider pour une cohabitation des confessions dans un esprit sinon d'acceptation, du moins de « tolérance » réciproque. Pour quelles raisons ? Parmi le tumulte d'intérêts, de passions, d'entreprises contradictoires qui marquent les dernières convulsions des guerres de religion, Corrado Vivanti s'efforce de discerner les idées, les images, les sentiments dominant cette époque et parvient finalement à éclairer le processus de cristallisation de ce qu'on appellerait « l'exception » et qu'il serait sans doute plus juste de dire « l'originalité » française : rien de moins que les prémisses de la laïcité, cet état d'esprit qui soumet les convictions religieuses aux nécessités de la paix civile. Enfin traduite en français dans une version revue par l'auteur, cette étude, dans le pays dont elle évoque la genèse et qui s'interroge tant sur sa nature, est d'une actualité sans pareille."
Hachette, 1946, in-12, 285 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Sous la pression de la Ligue et de son chef, le très populaire duc de Guise, Henri III se voit contraint de signer le traité de Nemours le 7 juillet 1585. Le roi s'y engage à « bouter les hérétiques hors du royaume » et à faire la guerre à Henri de Navarre, son propre héritier. La huitième et dernière guerre de religion commence...
Plon, 1900, in-8°, xvi-432 pp, un portrait en frontispice, une carte et 2 fac-similés hors texte, index, reliure demi-basane noire époque, dos à nerfs orné de fleurons dorés
VOILLIARD (O.), CABOURDIN (G.), DREYFUS (F. G.), MARX (Roger).
Reference : 99804
(1971)
Paris Armand Colin, coll. "U" 1971 1 vol. broché in-16, broché, 399 pp. Tome 2 SEUL COMPLET POUR LA PERIODE. Couverture très légèrement salie, sinon bon état.
S. l. n. n. [Lyon], 1761, in-12 (16 x 10), xlviii-379 pp, reliure demi-chagrin rouge à coins, dos lisse avec titres dorés (rel. du XIXe s.), bon état
"En 1748, Voltaire avait fait paraître dans le tome II de l'édition de ses Œuvres donnée par Walther, à Dresde, des Anecdotes sur le csar Pierre le Grand. C'est en 1757 que Voltaire fut chargé par le comte Béstoujéf, ambassadeur de Russie à Paris, d'écrire une histoire de la Russie sous Pierre le Grand. Le tome Ier (S.l. [Genève], 1759), imprimé en 1759, ne parut qu'en 1760." (Bengesco, Notice bibliographique sur les principaux écrits de Voltaire ainsi que sur ceux qui lui ont été attribués, p. 43) — S'il est une figure qui ne cessa de fasciner Voltaire, c'est assurément celle de Pierre le Grand. En 1731 déjà, l'Histoire de Charles XII laissait percevoir la séduction exercée par l'empereur de Russie sur le philosophe. Comme souvent pour la rédaction de ses ouvrages historiques, Voltaire utilisa des documents imprimés et manuscrits pour la rédaction de l'ouvrage. Ici, ce furent principalement des sources fournies par le conte Ivan Ivanovitch Schouvalov, chambellan et favori de l'Impératrice Elisabeth Petrovna, qui avait commandé l'œuvre à Voltaire.Tous les matériaux nécessaires lui furent envoyés par l'Académie des sciences de Russie ; Voltaire n'eut alors "qu'à plonger à pleines mains au milieu de richesses de toutes espèces": notes, récits, mémoires, extrait du journal de Pierre-le-Grand, ainsi "qu'une foule de pièces historiques et critiques".
P., Amable Gobin et Cie, 1830, in-8°, xx-484 pp, notice par Louis Du Bois, reliure demi-basane verte, dos lisse avec titres et filets dorés (rel. de l'époque), plats et coupes frottés, rousseurs sur les premiers feuillets et les derniers, bon état (Œuvres complètes de Voltaire, avec des remarques et des notes historiques, scientifiques et littéraires, XIV)
La Pucelle d'Orléans est un poème héroï-comique en vingt-et-un chants de Voltaire, paru à Genève en 1762. Voltaire commence à le rédiger en 1730 et en écrit les quatre premiers chants. L'œuvre, enrichie pendant plus de trois décennies, n'est pas destinée à un large public : elle circule secrètement au sein d'un groupe d'initiés. Les milieux aristocratiques libertins se réjouissent de cette œuvre irrévérencieuse. L'œuvre se met à « fuiter », et de nombreuses versions pirates et non reconnues par Voltaire ont vu le jour, à Genève, Paris, Amsterdam, Louvain, Londres, Glasgow... Un grand nombre d'entre elles n'hésitent pas renchérir dans l'obscène pour satisfaire la demande des lecteurs. Voltaire, voyant son œuvre lui échapper, décide d'en reprendre le contrôle en faisant paraître chez Cramer, à Genève, en 1762, une première édition « autorisée ». Cette œuvre provoqua un véritable scandale à la cour de France. Elle fut censurée et fit longtemps partie de l'Enfer de la Bibliothèque nationale de France.
Amsterdam [Genève] Chez Jean Robert 1770 1 vol. relié in-12, veau marbré, dos lisse orné de fleurons dorés avec pièce de titre de cuir rouge (deux petits manques), filet à froid en encadrement des plats, filet doré sur les coupes, tranches rouges, VIII + 174 pp. Édition originale, du second tirage, de ces mémoires d'une nièce de Madame de Maintenon, Madame de Caylus (1671-1729), publiés par Voltaire qui les a enrichis d'une préface et de notes. On joint un article de presse par Funck-Brentano précisant l'implication de Voltaire dans cette édition. Exemplaire un peu court de marges, sinon agréable reliure de l'époque.
Paris J. Techener 1860 1 vol. relié in-12, demi-chagrin vert sapin (dos passé), plats de papier caillouté, non rogné, XLIV + 268 pp. Mémoires d'une nièce de Madame de Maintenon, Madame de Caylus (1671-1729), publiés par Voltaire. Bonne édition orné d'un portrait en frontispice et de 4 gracieuses gravures hors-texte. Quelques rousseurs essentiellement sur les tranches pour cet exemplaire complet de la table analytique.
P., PUF et Firenze, Sansoni editore, 1961, 3 vol. in-12, 643 pp, introduction, notes, reliures toile crème de l'éditeur, jaquettes illustrées, bon état (Coll. Les Petits Classiques Français, sous la dir. de Antoine Adam)
Vol. I. Micromégas - Zadig ou la destinée - Le monde comme il va - Memnon ou la sagesse humaine - Histoire des voyages de Scarmentado. – Vol. II. Candide ou l'optimisme - Le blanc et le noir - Jeannot et Colin - L'ingénu . – Vol. III. L'homme aux quarante écus - La Princesse de Babylone - Le taureau blanc.
Firmin-Didot, 1860, in-12, 548 pp, un portrait gravé de Voltaire en frontispice, reliure demi-chagrin carmin, dos à 4 nerfs, titre doré (“Histoire de Charles 12”) et caissons à froid (rel. de l'époque), coins émoussés, bon état
“Histoire de Charles XII, roi de Suède” (p. 1-246) suivie de “Histoire de l'Empire de Russie sous Pierre le Grand” (p. 247-548). — Histoire abrégée de la Suède jusqu'à Charles XII. – Son éducation ; ses ennemis. – Caractère du czar Pierre Alexiowitz. –Particularités très curieuses sur ce prince et sur la nation russe. – La Moscovie, la Pologne et le Danemark se réunissent contre Charles XII. – "La Suède et la Finlande composent un royaume large d'environ deux cents de nos lieues, et long de trois cents. Il s'étend du midi au nord depuis le cinquante-cinquième degré; ou à peu près, jusqu'au soixante et dixième, sous un climat rigoureux, qui n'a presque ni printemps ni automne..." — "L'empire de Russie est le plus vaste de notre hémisphère ; il s'étend d'occident en orient l'espace de plus de deux mille lieues communes de France, et il a plus de huit cents lieues du sud au nord dans sa plus grande largeur. Il confine à la Pologne et à la mer Glaciale ; il touche à la Suède et à la Chine. Sa longueur, de l'île de Dago, à l'occident de la Livonie, jusqu'à ses bornes les plus orientales, comprend près de cent soixante et dix degrés..."
Sans lieu, ni éditeur [Genève, chez les Frères Cramer], 1775, in-8°, 355 pp, un portrait gravé en frontispice, texte encadré, reliure plein veau marbré, dos lisse à caissons ornés, pièce de titre basane bordeaux, coupes filetées, tranches marbrées (rel. de l'époque), manque une pièce de titre, pt épidermure au 2e plat, bon état (tome 21 des oeuvres complètes)
L'Histoire de Charles XII est celle d'un roi guerrier et du chef d'un grand pays du Nord. A la fin du XVIIe siècle la Suède s'étendait en Carélie, en Poméranie aux duchés de Brême et de Verden. Le jeune roi était bien jeune et son redoutable voisin le tsar Pierre, bien puissant, bien assez en tout cas pour tenter de mettre la main sur tout l'Orient de la mer Baltique et, signant une entente avec le roi de Pologne, tenter d'enlever à la Suède "tous ces pays qui sont entre le golfe de Finlande, la mer Baltique, la Pologne et la Moscovie..." — L'Histoire de Charles XII est un chef-d'oeuvre de la littérature française. Chef-d'oeuvre d'élégance, de pittoresque, de clarté, que Voltaire publia en 1731, à 37 ans. L'amour de la gloire l'avait attiré vers un tel personnage, qui brillait au nord de l'Europe par ses exploits et ses malheurs. Pour écrire l'Histoire de Charles XII, « l'homme le plus extraordinaire peut-être qui ait jamais été sur la terre », Voltaire eut la chance de pouvoir interroger les témoins et parfois les acteurs. Charles XII, orphelin à 15 ans, se proclama roi de Suède lui-même, se couronnant des ses propres mains. En 1700, à 18 ans, il soumet le Danemark, puis, en tête de 8 000 hommes, met les « Moscovites » en déroute. Il occupe Varsovie en 1704, attaque la Russie en 1708, investit l'Ukraine, est vaincu le 8 juillet 1709 au siège de Pultava, par Pierre Ier. « Prisonnier chez les Russes ? Allons plutôt chez les Turcs ! » Il reste cinq années fort mouvementées chez le Sultan, regagne la Suède à cheval, réorganise son armée, envahit la Norvège, et meurt – assassiné ? – au siège de Fredrikshald, fin 1718, à 37 ans. Sa mort reste la plus mystérieuse des grandes morts de l'Histoire. Telle est l'Histoire de Charles XII, « moitié Alexandre, moitié Don Quichotte », que nous conte, dans un style aussi noble que superbe, un Voltaire fasciné.
P., Ménard et Desenne, 1821, 2 vol. in-12, 298 et 314 pp, reliure demi-veau glacé, dos à 4 nerfs soulignés à froid, pièces de titre et de tomaison chagrin brun (rel. de l'époque), mors faibles, trace de mouillure en marge sup., état correct, ex. sur vergé
S'il est une figure qui ne cessa de fasciner Voltaire, c'est assurément celle de Pierre le Grand. En 1731 déjà, l'Histoire de Charles XII laissait percevoir la séduction exercée par l'empereur de Russie sur le philosophe. Comme souvent pour la rédaction de ses ouvrages historiques, Voltaire utilisa des documents imprimés et manuscrits pour la rédaction de l'ouvrage. Ici, ce furent principalement des sources fournies par le conte Ivan Ivanovitch Schouvalov, chambellan et favori de l'Impératrice Elisabeth Petrovna, qui avait commandé l'oeuvre à Voltaire.Tous les matériaux nécessaires lui furent envoyés par l'Académie des sciences de Russie ; Voltaire n'eut alors "qu'à plonger à pleines mains au milieu de richesses de toutes espèces": notes, récits, mémoires, extrait du journal de Pierre-le-Grand, ainsi "qu'une foule de pièces historiques et critiques".
Desjonquères, 2000, in-8°, 175 pp, broché, bon état (Coll. XVIIIe siècle)
"On le sait mais on l'oublie, Voltaire a voulu être poète, par essence, du premier mouvement. Poète de tragédie et d'épopée d'abord : par là seulement, on va jusqu'aux astres. Mais être poète ne se borne pas là: il faut encore composer odes, épîtres, satires et philosopher en vers ; il faut brocher l'épigramme, rimer la ballade et le conte, bref illustrer tous les genres et porter toutes les pensées. Conçue et pratiquée dans le respect de la pureté de la langue et l'orthodoxie des formes, la poésie est l'art par excellence. Retrouver la saveur et le sens de cette poésie, c'est l'ambition de ce florilège."
P., P. C. Lehury, 1847, in-12, vi-524 pp, 20 gravures hors texte par Célestin Nanteuil, reliure demi-chagrin noir, dos à 4 nerfs pointillés ornés de caissons dorés, médaillon doré sur le 1er plat (rel. de l'époque), qqs rousseurs éparses, bon exemplaire (Bibliothèque littéraire de la Jeunesse)
"Cette édition nouvelle du Siècle de Louis XIV diffère de celles qui ont été publiées jusqu'à ce jour ; on a retranché plusieurs passages dans lesquels l'auteur, par des insinuations malveillantes, ou par des plaisanteries déplacées, pouvait donner sur la religion des idées fausses et dangereuses. On a aussi supprimé de trop longs détails sur les égarements coupables de Louis XIV." (Avis au lecteur)
Alger, Société Baconnier frères, 1955, in-4°, 56 pp, illustrations hors texte de Christian de Gastyne en couleurs, tiré à 300 exemplaires, exemplaire nominatif sur Marais Licorne, feuillets sous emboitage. Très bon état
Mercure de France, 1965, in-8°, 238 pp, broché, couv. illustrée, état correct (Coll. Le Temps retrouvé)
Ces Mémoires datent de 1759, l'année de Candide. Jamais les petits violons de M. de Voltaire n'ont fait entendre musique plus vive et plus entraînante. Mais que le lecteur n'attende pas la moindre confidence. Qu'il n'attende même pas un récit complet des événements auxquels Voltaire fut mêlé dans la période qu'il raconte. S'il feint d'écrire son autobiographie, son propos est autre : il procède à un règlement de comptes. Dans son esprit, ses Mémoires ne doivent pas tant servir "à la vie de M. de Voltaire" qu'à la vie du roi Frédéric II de Prusse. Ce livre a d'ailleurs été autrefois édité sous le titre Vie privée du roi de Prusse. Le mélange de ressentiment et d'admiration est évident. Le ressentiment n'a pas rendu Voltaire injuste : il n'a fait qu'aiguiser sa lucidité. Le texte est suivi d'un choix de lettres qui donnent un autre éclairage sur ce que l'on a appelé l'aventure prussienne de Voltaire. Cette édition permet de se faire une idée complète de ce que furent les relations du poète et du roi.
P., Laplace, Sanchez et Cie., s.d. (1885), in-12, xii-610 pp, 4 belles gravures finement coloriées par M. Geoffroy, reliure demi-chagrin carmin à coins, dos à 5 nerfs filetés, titre et caissons ornés, doubles filets dorés sur les plats, tête dorée (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, bon état
La grande édition des oeuvres complètes de Voltaire, publiée en 1778 peu avant sa mort, commençait par le théâtre : à ses yeux, celui-ci constituait, avec sa poésie épique, son meilleur titre de gloire. En effet, Voltaire a été perçu par ses contemporains, et s’est considéré lui-même comme le plus grand poète dramatique du XVIIIème siècle, ce qui doit bien évidemment nous surprendre : aujourd’hui on ne joue plus ses pièces, et d’autres auteurs, comme Beaumarchais et Marivaux, et dans une moindre mesure Diderot, ont pris toute la place. Tantôt en effet, on le juge à l’aune de la tragédie classique, et il apparaît comme un pâle épigone de Racine, tantôt on l’oppose à l’énergie et à la truculence du Romantisme, et il fait pâle figure face à Shakespeare redécouvert et à Hugo. Voltaire lui-même a d’ailleurs contribué à cet effacement, en sacralisant à outrance l’oeuvre de Racine – ce qui mènera à l’éreintement définitif prononcé par V. Hugo dans les Contemplations : « Sur le Racine mort le Campistron pullule ».
Strasbourg, Société savante d'Alsace, 1999, gr. in-8°, 386 pp, traduit de l'allemand, préface de Bernard Vogler, un portrait, sources et biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Publications de la Société savante d'Alsace, collection Recherches et documents, 63)
Johann Daniel Schoepflin (1694-1771) est l’un des fondateurs de l’histoire moderne d’Alsace. Ce professeur de l’université de Strasbourg, lié à toutes les cours d’Europe, fondateur d’une école diplomatique, se passionne pour les textes anciens qu’il publie et étudie selon des méthodes proches de celles des bénédictins de Saint-Maur. C’est un représentant de l’Aufklärung qui propose, au-delà de ses études historiques, des réformes de la société et des systèmes politiques. — "La publication par la Société savante d'Alsace d'une traduction française de l'ouvrage de J. Voss, prolongement d'une thèse soutenue à Mannheim en 1976, paru en 1979, rend accessible à un plus large public la connaissance de Jean-Daniel Schoepflin, savant des Lumières et citoyen de la République des lettres, dont l'action est bien souvent réduite à la formation des diplomates au travers de l'école qu'il avait créée en marge de l'université de Strasbourg, ou à la rédaction de l'Alsatia illustrata. Il ne s'agit certes pas d'une réhabilitation, mais d'une étude globale sur un homme de son siècle qui a fortement influencé et marqué de son empreinte les domaines où il exerça des responsabilités. La variété, la nouveauté et l'analyse critique des sources font que cet ample travail offre un regard neuf sur le sujet. Cela est d'autant plus remarquable que le caractère lacunaire de certaines sources d'archives (la bibliothèque et les papiers du savant ont brûlé lors du siège et du bombardement de Strasbourg en 1870) a été très bien surmonté..." (Jean-François Lutz, Bibliothèque de l'école des chartes, 2001) — "La Société savante d'Alsace a eu l'heureuse idée de publier la traduction française de la thèse de Jürgen Voss consacrée à Jean-Daniel Schoepflin. Soutenue en 1976 et publiée en 1979, cette thèse, fruit de larges dépouillements à travers plusieurs dépôts d'archives et bibliothèques européennes, met en lumière la personnalité étonnante et l'action de ce représentant de l'Aufklärung. Ce maître de l'Université de Strasbourg a joué un rôle majeur dans cette institution où il a fondé une véritable école historique et en 1752, une École diplomatique qui a suscité un véritable attrait à travers toute l'Europe, notamment au sein de l'aristocratie des Pays-Bas autrichiens. Par ailleurs, Schoepflin fut très actif dans le mouvement académique de son temps. Fondateur et président honoraire de l'Académie de Mannheim, il a participé activement à la fondation de l'Académie de Bruxelles. Érudit de premier plan, il rédigea la première histoire d'ensemble de l'Alsace, l'Alsatia Illustrata, basée sur une étude approfondie des sources (1751-1761) et se révèle ainsi l'un des pionniers en matière d'histoire régionale. Cette compétence d'historien scientifique était connue internationalement et explique par exemple qu'il servit de conseiller historique à Voltaire (p. 68-73). Relevons également l'action en qualité de diplomate de Schoepflin, qui jouissait d'un grand prestige à la cour de Versailles (p. 287-310). Notons enfin qu'homme curieux, il fit de nombreux voyages qui lui permirent ainsi d'admirer la bibliothèque et le cabinet célèbres du baron de Crassier à Liège. Cet ouvrage important apportera donc aux lecteurs francophones un éclairage neuf sur une personnalité prestigieuse de la « République des Lettres »." (Bruno Demoulin, Revue belge de philologie et d'histoire, 2001)
Seuil, 1996, in-8°, 484 pp, 2 index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. L'Univers historique)
10 études érudites par Pierre Serna, Jean-Paul Bertaud, Louis Bergeron, Roger Chartier, Daniel Arasse, Dominique Julia, etc. — "Le tableau s'organise autour de quelques grandes rubriques : les acteurs, pièces fondamentales de la société d'ancien style, le noble, le guerrier ; ou de nouveaux venus sur la scène sociale, comme l'entrepreneur. Viennent ensuite les porte-parole, dont c'est l'heure de gloire, comme porteurs du nouveau discours des Lumières, même s'ils tiennent encore à l'ancien monde par tant de liens de dépendance : l'homme de lettres, l'homme de science ou l'artiste, l'explorateur enfin qui fait reculer les limites du monde connu. A l'entreprise volontariste du remodelage de la société, il faut des agents de transmission, ces intermédiaires culturels, sur lesquels l'attention se porte aujourd'hui : le prêtre jouera-t-il ce rôle nouveau ? En tout cas, le fonctionnaire, élément essentiel dans le cadre des monarchies absolutistes éclairées qui rêvent de rationaliser l'Etat, fait une apparition remarquée. La femme tient dans ce dispositif général une place ambiguë que ce siècle lui donne : elle connaît une promotion certes, qui en fait la reine des salons philosophiques, l'objet d'une attention renforcée et inquiète tout à la fois, mais qui la maintient, dans sa considération générale, dans une situation de dépendance dont il lui faudra encore bien longtemps pour s'émanciper." (Michel Vovelle)
Hachette, 1913, in-8°, xxx-290 pp, index, broché, 1er plat très lég. sali, bon état. Edition originale. Peu courant
"Père du futur chancelier, « bon administrateur », mais « pas un grand esprit », Voysin n'a pas procédé à une inspection complète : il s'est servi de mémoires particuliers qui lui ont été envoyés. Par suite, « compilation » et « inégalité de valeur » dans les parties. Malgré des lacunes, il renseigne, en général, avec exactitude : son mémoire est supérieur à celui de 1698-99." (Bourgeois et André, 6199) — "(...) Parmi les articles importants du mémoire, on peut signaler : la description des ports, qui est antérieure aux travaux ordonnés par Colbert ; la liste des circonscriptions ecclésiastiques avec le revenu des bénéfices ; la statistique des protestants ; l'état des capitaineries garde-côtes ; les notes confidentielles sur les principales familles nobles ; le fonctionnement du Parlement ; les usages particuliers à la Cour des Aides, et notamment le « changement d'octroi », qui n'est bien décrit que là ; la liste, relativement très complète, des justices subalternes ; l'état des forêts, qui résume avec grande précision les procès-verbaux de la réformation ; le tableau des greniers à sel avec la statistique de la consommation ; enfin la description des principales villes. Tous ces chapitres nous fournissent les éléments nécessaires pour dresser l'état d'une des grandes circonscriptions du royaume à la date de 1665 ; il n'est guère d'études sur l'organisation administrative de la Normandie, et même de toute la France, qui ne trouvent quelque chose à y prendre. Si l'on ajoute que le travail, destiné à documenter Colbert pour la grande réforme de la France qu'il projetait, fit supprimer un certain nombre de vices et d'abus, on conclura qu'il apporte une contribution notable à l'étude des institutions de l'Ancien Régime." (Introduction)
Perrin, 1998, in-8°, 234 pp, 5 généalogies, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état. On joint une coupure de presse sur l'ouvrage (par Evelyne Lever)
Née en 1554, Catherine de Parthenay est mêlée aux événements les plus tragiques des guerres de religion. Fille de bonne noblesse liée aux d'Albret, et donc cousine d'Henri de Navarre, elle subit de plein fouet la Saint-Barthélemy, où son premier mari fut assassiné. Elle épousa ensuite René II de Rohan, dont elle eut cinq enfants, admirablement élevés. Son fils Henri devint le gendre de Sully, et fut fait duc et pair par Henri IV, qui s'intéressa de près, un moment, à sa sœur Catherine. La duchesse de Rohan assista sans doute à la signature de l'édit de Nantes, en 1598, et, à plus de soixante-dix ans, fut l'âme de la résistance protestante à La Rochelle, lors du grand siège de 1628 mené par Richelieu. Car cette femme de très grande culture, écrivain, poète et aussi tête politique, fut avant tout une huguenote intransigeante et passionnée, qui fit l'admiration de toute l'élite européenne et suscita l'attachement des populations bretonnes et poitevines, qu'elle protégea jusqu'à sa mort en 1631.
Plon, 1928-1930, 2 vol. in-8° carré, xvi-501 et xx-452 pp, préface de Pierre de Nolhac, brochés, bon état
Edition originale. Seuls volumes parus, s'arrêtant en janvier 1781. Un témoignage essentiel sur le règne de Louis XVI. Ami de Malesherbes, Turgot, lecteur assidu des Economistes et des Philosophes, l'abbé de Véri a su discerner la lente décomposition de l'Ancien Régime. En 1774, l’abbé de Véri, après une carrière de grand administrateur dans l’Eglise catholique, en majeure partie à Rome, se fixe à Paris. Il y retrouve le ministre Maurepas, récemment choisi par le jeune Louis XVI pour être son principal conseiller. Véri et Maurepas se connaissent intimement depuis vingt-cinq ans ; ils se rencontrent presque quotidiennement, ainsi qu’avec les autres ministres, et poursuivent de longues conversations. Pour garder le souvenir de ces propos Véri tient une « mémoire de papier », un Journal secret où il porte un regard acéré (un « coup d’œil juste et fin » pour Michelet) sur l’évolution de la vie politique et sociale en France et dans le monde durant les quinze années précédant la Révolution.
P., Vuibert, 1924, in-8°, viii-198 pp, broché, couv. lég. piquée, bon état
La poésie lyrique : Malherbe ; La tragédie : Corneille ; La tragédie : Racine ; La comédie : Molière ; L'opéra : Quinault ; La fable : La Fontaine ; La poésie didactique : Boileau ; La lettre : Balzac, Voiture et Mme de Sévigné ; La morale : Pascal, La Rochefoucauld, La Bruyère ; L'éloquence de la chaire : Bossuet, Bourdaloue, Fléchier, Mascaron, Massillon ; Le roman : d'Urfé, Mlle de Scudéry, La Calprenède, Mme de La Fayette, Fénelon.
P., Leroux, 1888, gr. in-8°, xv-450 pp, sources, pièces justificatives, broché, dos brisé proprement recollé, état correct (Bibliothèque de la faculté des lettres de Lyon). Rare
Nabu Press, s.d. (2011), gr. in-8°, x-433 pp, 2 illustrations, biblio, broché, couv. illustrée, bon état. Réimpression de l'édition de Paris, 1897
"C’est un beau travail d'histoire diplomatique que celui dont M. Albert Waddington vient de nous offrir le deuxième volume. On y peut suivre de près et sous la conduite d’un guide sagace et fidèle les variations de la politique de la République des Provinces-Unies vis-à-vis de son ennemie traditionnelle, l'Espagne, comme vis-à-vis de son alliée héréditaire, la couronne de France, de 1630 aux troubles de la Fronde. On y trouvera déduites les raisons multiples qui, dans le cours de ces vingt années, provoquèrent un changement de front presque complet dans l'attitude réciproque de ces puissances, et finirent par brouiller les hautes parties contractantes qui jadis, par le traité de 1635, s’étaient partagé d'avance les Pays-Bas espagnols. Dorénavant l’une des maximes des hommes d’État hollandais sera de maintenir soigneusement ce qui reste debout de la monarchie espagnole, pour leur servir de barrière et de bouclier contre la « témérité gauloise »." (Rod. Reuss, Revue Historique, 1898)