Paris, Didot, Nyon, Damonneville, Savoye, 1756 4 tomes en 3 vol. in-12, [2] ff. n. ch., 389-[3] pp. ; [10] ff. n. ch., 332 pp. ; [4] ff. n. ch., 270 pp., [3] ff. n. ch., 227 pp., veau fauve marbré, dos à nerfs orné, armes au centre des plats (reliure de l'époque).
Bien complet des quatre parties. Chacun des textes du recueil avait déjà fait l'objet d'une publication antérieure. Leur réunion est intéressante, encore que l'assemblage soit un peu étonnant.SHF, Bourgeois et André, 689, 691 et 729.Bel exemplaire aux armes du duc de Luynes.L'ex-libris ancien du duc a été masqué. On retrouve l'ex-libris plus moderne sur la première garde. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris 1754-1765. 18 volumes in-12, maroquin rouge, triple filet doré sur les plats, armoiries dorées au centre, dos à nerfs orné, dos des tomes XV et XVI ornés des pièces d’armes de la Reine de France Marie Leczinska, filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure royale armoriée de l’époque. 163 x 98 mm. EDITION ORIGINALE FORT RARE DONT L’IMPRESSION REALISEE SUR L’ORDRE DE MESDAMES DE FRANCE FUT ETALEE SUR 25 ANNEES, DE 1754 A 1769. Les deux derniers volumes imprimés en 1769, après la mort de la reine Marie Leczinska survenu à Versailles le 24 juin 768 sont ici évidemment absents. Mesdames de France confièrent à Simon Linguet (1736-1794) et Jacques Hardion la charge de rédiger cette « Histoire Universelle ». Hardion fut le bibliothécaire du roi Louis XV, membre de l’Académie et précepteur des enfants de Louis XV en histoire et littérature. EXEMPLAIRE OFFERT A LA REINE DE FRANCE MARIE LECZINSKA, RELIE EN MAROQUIN ROUGE A SES ARMES. Marie-Charlotte-Sophie-Félicité Leczinska, seconde fille de Stanislas Leczinski roi de Pologne, et de Catherine Opalinska, naquit à Breslau le 23 juin 1703 et partagea pendant son enfance les vicissitudes qui avaient réduit son père, détrôné, à se réfugier en Suède, en Turquie et enfin en France, où il s’était fixé près de Wissembourg en Alsace (1719) ; une intrigue de cour la tira de la médiocrité où elle vivait et lui fit épouser Louis XV à Fontainebleau le 5 septembre 1725. La nouvelle reine, de sept ans plus âgée que son mari, bien que très attachée au roi, ne sut pas le retenir, et tandis que la Pompadour puis la Du Barry prenaient sur lui l’influence que l’on sait, cette reine intelligente vertueuse, et droite se tourna vers la religion et mourut enfin d’une maladie de langueur à Versailles le 24 juin 1768. Elle avait eut dix enfants, deux garçons et huit filles ; trois moururent en bas âge et trois autres avant elle ; seules, quatre de ses filles lui survécurent. La reine, qui cherchait à tromper l’ennui de sa solitude, s’était formé une bibliothèque composée presque uniquement d’ouvrages de piété ou d’histoire dont la plupart furent reliés par Pasdeloup. Deux des volumes portent au dos les chiffres de la reine et plusieurs sont imprimés sur très grand papier de Hollande. Précieux ensemble entré en possession de Madame Sophie après la mort de la reine qui en fit présent à l’une de ses proches qui écrivit cette note en tête des deux premiers volumes : « Ce livre ma été donné par Madame Sophie, 12 mo, 18 vol. Exemplaire de feu la reine » Sophie-Philippine-Elisabeth-Justine de France, huitième enfant de Louis XV, née à Versailles le 27 juillet 1734, fut appelée Madame Cinquième jusqu’en 1745, date à laquelle elle prit le nom de Madame Sophie ; très timide, elle vécut très effacée et mourut à Versailles le 3 mars 1782, léguant une partie de sa bibliothèque à la marquise de La Porte de Riants, sa dame d’honneur.
nouvelle edition a Paris chez Mouchet 1749, in 16 (14,5 / 8,5 cm ) superbe reliiure plein veau aux armes , (blason avec un lapin et deux etoiles couronnée ) nombreuses gravures de Boucher , parfait etat , photos sur demande
A Rotterdam pour Gaspar Fritsch 1718, 2 volumes in-12. Page de titre (il manque la partie centrale de la page de titre (découpée pour la vignette ou pour une annotation?)-2 feuillets d'Avis au lecteur. 342 pages + page de titre, la pagination reprends à la page 345 jusqu'à la fin page 750. Basane brune époque, dos ornés, armes dorées au centre des plats, probablement de a famille de Beringhen, tranches couleur. Un petit manque de papier au centre des pages 331 à 342 gêne la lecture.
On trouve des détails sur l'assemblée générale du clergé de Mantes en 1641, où de Montchal fut exclu pour s'être opposé au cardinal de Richelieu sur la question des immunités ecclésiastiques et plus largement des droits du clergé.
Paris, Deprez, 1755, Paris [tomes IX à XII] et Liège, 1767 [tome XIV]. 14 tomes en 15 volumes. Paris, G. Desprez, 1761. 2 volumes – Instructions théologiques et morales sur l'oraison dominicale... Paris, G. Desprez, 1761. 1 volume. – Instructions théologiques et morales sur les sacremens. Paris, G. Desprez, 1767. 2 volumes. – Traité de la prière… Paris, G. Desprez, 1768. 2 volumes. – Instructions théologiques et morales sur le premier commandement du décalogue... Paris, G. Desprez, 1768. 2 volumes. Réunion de 24 tomes in-12, maroquin rouge, armes poussées au centre des plats, triple filet doré en encadrement, dos à nerfs orné de fers dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin olive, tranches dorées. Reliure de l'époque. 166 x 96 mm. EDITION COLLECTIVE DE CETTE ŒUVRE CELEBRE IMPRIMEE EN 24 VOLUMES ENTRE 1755 ET 1768. Elle est fort rare. Un 25è volume, non écrit par Nicole, n’est pas joint. La première édition des Essais de Morale parut en 9 volumes entre 1693 et 1700. La publication en fut continuée à titre posthume jusqu’en 1714. « Les « Essais » représentent une des sources les plus importantes de l’abondante littérature moraliste du XVIIè siècle. De plus, ils constituent un document précieux : finesse psychologique, acuité d’observation et profonde connaissance de l’âme que teinte toujours ce pessimisme propre aux disciples de La Grâce. Cette attitude pourtant n’engendre pas la négation, non plus que la suppression des meilleures activités humaines : exemple, l’analyse de l’intolérance dans la contradiction (« Sur la façon de conserver la paix parmi les hommes ») et les observations contenues dans l’essai « Sur la faiblesse humaine ». Nicole examine les problèmes moraux que traitent les orateurs sacrés ; il y apporte cette méthode scolastique de distinctions subtiles qui est le propre des aristotéliciens et son objectivité est plus grande encore que la leur. Il lui manque seulement cette ferveur de sentiments que l’espérance inspire aux grands prédicateurs, tels Bourdaloue et Fléchier. PRECIEUX EXEMPLAIRE RELIE EN MAROQUIN ROUGE AUX ARMES DE LA COMTESSE DE PROVENCE (1753-1810).
Paris, G. Charpentier et Cie, 1887. Un vol. au format in-16 (118 x 83 mm) de 1 f. bl., 2 ff. n.fol., 1 frontispice gravé n.fol., 369 pp. et 1 f. n.fol. Reliure de l'époque de demi-cuir de Russie La Vallière à coins, doubles filets à froid portés sur les plats, dos à nerfs orné de doubles filets gras en noir, filets maigres en noir sur les nerfs, titre doré, chiffres couronnés dorés en queue surmontés d'une couronne dorée, date dorée en pied, tête dorée.
Edition originale collective. Agréable reliure aux chiffres couronnés du Comte Gaston de Thannberg en queue du dos (lequel a apposé son ex-libris gravé au revers du premier plat). L'ouvrage s'agrémente de deux délicates eaux-fortes gravées par Frédéric Massé, d'après Ferdinandus. Angles légèrement élimés. Quelques rousseurs dans le texte (dont de rares feuillets sont davantage pourvus). Du reste, belle condition.
Lyon, Jean Stratius, à la Bible d'Or, 1585. In-8 de (24) ff., 605 pp. Maroquin olive, plats et dos lisses entièrement ornés d'un décor à la fanfare, armoiries, symboles, fleurs de lys, tête de mort et mention « Spes Mea Deus » frappés or, filet or sur les coupes, tranches dorées, exemplaire réglé, mouillures. Reliure de l'époque aux armes du roi Henri III. 171 x 100 mm. L’EXEMPLAIRE RELIE POUR LE ROI HENRI III (1574-1589) des œuvres du Cordelier qui prêcha le massacre de la Saint-Barthelemy à la cour du roi Charles IX (1560-1574). Le volume est une violente et hardie diatribe contre Calvin et sa doctrine. « En 1571, François Panigarole alla terminer ses études de théologie à Paris. Il prêcha devant Catherine de Médicis le massacre de la Saint-Barthelemy. Après ces événements dramatiques qu’il avait appelé de ses vœux, il dut quitter la France ». « Après s’être arrêté à Lyon et à Anvers, il retourna en 1573 en Italie et enseigna pendant les années suivantes la théologie dans divers couvents de son ordre. Ses sermons, où au jugement de Tiraboschi se remarquent une imagination des plus riches, une grande force de sentiments, un style énergique, plein de gravité quoique un peu redondant, lui valurent la réputation méritée de l'orateur le plus éloquent de ses contemporains et compatriotes. Après avoir passé 2 ans auprès de Saint-Charles Borromée, qui l'estimait beaucoup, il fut promu en 1587 à l'évêché d'Asti. Deux ans après il fut envoyé à Paris pour y soutenir par son éloquence le parti de la Ligue ». PRECIEUX ET BEL EXEMPLAIRE, REGLE, PROVENANT DE LA BIBLIOTHEQUE Edouard Rahir avec ex-libris, dédicacé à Pierre de Gondy, Evêque de Paris, REVETU D’UNE TRES ELEGANTE RELIURE DE L’EPOQUE ORNEE D’UN DECOR A LA FANFARE AUX ARMES ET EMBLEMES DU ROI HENRI III. Elle a été exécutée pour le roi et offerte par ce dernier à un pénitent, membre de la Cour, appartenant à une confrérie de la bonne mort fondée par le roi. Guigard nous apprend que le roi Henri III (1551-1589) utilisait plusieurs fers héraldiques dont la célèbre tête de mort présente ici sur le dos du volume. Ce lugubre symbole fait allusion à la mort de La princesse de Clèves, dont il était éperdument épris. Henri III en ressentit une telle douleur que pendant longtemps il se tint presque enfermé dans son palais. Précieux volume, l’un des rarissimes exemplaires anti-protestant unissant Catherine de Medicis, Charles IX, Henri III, la Saint-Barthelemy et une remarquable reliure à la fanfare aux armes et emblèmes du roi.
Paris, Firmin-Didot, 1889. In-folio, demi chagrin époque, dos à nerfs, titre doré, tranche supérieure dorée, plats ornés des armes dorées d'Aymar d'Alby de Chateaurenard de Montallier, faux-titre, titre, VII, 386 pp, 1 p non chiffrée. Edition originale, tirage limité numéroté à 250 exemplaires, celui-ci étant un des 100 sur vergé teinté portant le numéro 14 avant 150 sur vergé blanc. Ouvrage illustré de 21 planches hors texte et truffé d'une lettre autographe de l'auteur adressée au comte d'Aymar d'Alby, datée du 16 décembre 1889. Couvertures conservées. Intérieur frais. Légers frottements sur les coiffes, les nerfs et les mors.
S.l. [Paris], s.d. (1620) in-folio, titre-frontispice gravé par Thomas de Leu, [12] ff. n. ch. de texte, avec 22 belles planches à double page gravées sur cuivre par le même Thomas de Leu (plans ou élévations), nombreuses petites réparations de papier angulaires, veau fauve marbré, dos à nerfs cloisonné et fleuronné à l'imitation, pièce de titre cerise, double encadrement de dent-de-rat, triples filets et pointillés dorés avec fleurons d'angle sur les plats, encadrement de guirlande, filets et dent-de-rat dorés sur les contreplats (Samblanx-Weckesser).
Troisième édition, rare.Le feuillet de dédicace au Roi, daté du 1er juillet 1620, permet de reconstituer la date : il s'agirait donc de la troisième édition en français (mais la seconde parisienne), après l'originale parisienne de 1601 et la reprise de 1602 à l'adresse de Francfort (contenant 7 planches additionnelles). Une traduction allemande par de Bry parut également, à l'adresse d'Oppenheim, et connut au moins deux éditions.L'ouvrage de cet architecte savoisien aux dates incertaines (vers 1540 - vers 1620), converti au protestantisme vers 1580, forme à la fois une réussite esthétique indéniable, et une surprenante anticipation formelle. Trois thèmes se partagent le texte et les planches : villes fortifiées plus idéales que concrètes ; architecture religieuse ; architecture provée. Une vision d'avant-garde.Perret propose d'abord une série de cinq villes régulières fortifiées composées de différentes bases (allant du carré aux polygones), et inspirées à la fois par les citadelles de Turin et de Milan, et les programmes royaux initiés par Henri IV (places royales parisiennes par exemple). Puis l'auteur s'intéresse à la construction de temples huguenots, dont il propose trois modèles, vision originale que l'on ne trouve ordinairement pas mêlée aux traités de pure fortification militaire. Enfin, il se tourne vers différentes réalisations d'architecture privée : métairies, habitations, châteaux.Paradoxalement, la nouveauté et l'extrême sophistication des dessins a nui à la réception de l'ouvrage, considéré par les spécialistes comme un mixte peu propice à la réalisation concrète. Puis il a été classé dédaigneusement parmi les "curiosités" architecturales, recherchées pour la seule perfection ou joliesse des planches.Il est aujourd'hui considéré comme un ouvrage novateur, à coup sur avant-gardiste eu égard à sa date de parution.Brunet IV, 511-512 (édition de 1601). Jordan 2855 (idem). Marini, pp. 37-38 (donne une première édition de 1594 qui ne semble pas attestée, et qui doit provenir d'une confusion avec la date apposée sur la figure du frontispice représentant le siège de Paris).Cf. Laprade (Jacques de) : Un architecte méconnu du temps d'Henri IV, l'édition originale "Des fortifications et artifices, architecture et perspective" Paris 1601 de Jacques Perret, in : Revue française d'histoire du livre, n° 25, 1979.Bel exemplaire, avec armes des princes de Ligne (d'or à la bande de gueules) poussées au centre des plats.Relié en Belgique vers 1900, par Charles-Philippe de Samblanx (Bruxelles 1855-1943). Ce dernier avait fait son premier apprentissage chez le relieur Coppens, où il entra à l'âge de onze ans. Il passa bientôt chez Pierre Eenhaes, puis chez Dubois d'Enghien, qui l'employa de 1873 à 1876. Au sortir de cet atelier, il alla s'engager chez Josse Schavye ; mais après quelques mois, en 1877, il tenta de s'établir à son compte. Sa tentative ayant échoué, il rentra chez Schavye en qualité de premier ouvrier. Cinq ans plus tard, il s'établit à nouveau, et cette fois définitivement, cela, paraît-il, grâce aux encouragements et à l'aide de l'un de ses premiers clients, le ministre catholique Van den Peereboom. Il alla s'installer rue de Cologne, et les premières reliures qu'il signa portent cette adresse. Dès ses débuts, en 1882, il fit la connaissance de Jacques Weckesser, sujet suisse, encore novice dans le métier, mais bon dessinateur et fort zélé pour l'apprentissage de la dorure. En 1883, il épousa une cousine germaine de ce dernier, et devint ainsi le cousin par alliance de Weckesser, avec qui il s'associa. Samblanx demeura cependant seul titulaire de la firme jusqu'en 1889, date du décès de sa première femme. A partir de cette date, et jusqu'à la fin de l'association, en 1909, les reliures furent signées De Samblanx-Weckesser., ce qui permet donc de dater avec une certaine précision notre reliure. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Sébastien Cramoisy, 1637 in-12, [23] ff. n. ch. (titre, dédicace à Urbain VIII, au lecteur, privilège), 597 pp., [2] pp. n. ch. d'errata, texte grec et traduction latine en regard, manque le frontispice, basane fauve, dos à nerfs orné de doubles caissons et de fleurons dorés, encadrement de double filet, pointillé et guirlande dorés sur les plats, armes au centre, tranches dorées (reliure de l'époque). Tous mors fendus, coiffes et coins abîmés.
Edition originale rare de cette paraphrase latine et grecque, où l'amateur de belle latinité trouvera son compte, beaucoup moins l'habitué de la version de la Vulgate, ou l'exégète. Le travail voulait cependant serrer au plus près l'original hébreu, et a eu la même destinée d'indifférence élogieuse ou polie que la version latine du cardinal Bea au XXe siècle.Backer & Sommervogel VI, 605 (33). Oberlé, Poètes néo-latins, 455.Exemplaire aux armes des Clermont-Tonnerre, fondamentalement celles du Pape (deux clefs), surmontées de la tiare papale, selon le curieux privilège qui aurait été accordé par Calixte II à la famille. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Altenburg, Druck der Hofbuchdruckerei, 1852 8 pièces en un portefeuille in-4, velours cramoisi, dos lisse orné de guirlandes dorées en long en tête et en queue, encadrement de guirlande dorée sur les plats, armes réalisées à l'aide de perles sur le premier plat, M couronné sur le second, gardes à soufflets doublées de tabis ivoire (reliure de l'époque). Dos un peu usé, couleur du velours un peu passée.
Très intéressant ensemble de documents réunis à l'occasion du mariage entre le Grand-Duc héritier d'Oldenbourg, le prince Nicolas-Frédéric-Pierre (futur Pierre II, 1827-1900, régnant dès février 1853) avec Elisabeth-Pauline-Alexandrine (1826-1896), troisième fille du duc Joseph de Saxe-Altenbourg, qui se tint à Altenbourg le 10 février 1852 et jours suivants, avant l'entrée solennelle des jeunes époux dans le Grand-Duché. Il s'agit essentiellement d'invitations et de programmes destinés aux invités des fêtes qui se déroulèrent d'abord à Altenburg, puis à Oldenburg.On a, dans l'ordre chronologique des pièces :I. Familien-Theater. drei und zwangzigste Vorstellung. Altenburg, Sonnabend den 7. Februar 1852. Vor hundert Jahren. Komisches Sittengemälde in 4 Akten von E. Raupach : un feuillet petit in-4 (26 x 23 cm). Vor hundert Jahren, oder Der alte Dessauer und der Prorektor Langer. Großes komisches Charaktergemälde des vorigen Jahrhunderts in 4 Abtheilungen était un des succès du dramaturge Ernst Raupach (1784-1852), et il fut joué quelques jours avant la cérémonie du mariage.II. Verzeichnis [1/2/3] derjenigen Personen welche zu den Vermählungsfeierlichkeiten in Altenburg bis zum 9 [10/11] Februar 1852 angekommen sind : 3 bifeuillets in-8, totalisant les noms de 162 invités (dont le Roi de Prusse, celui de Saxe, le Grand-Duc de Mecklembourg-Schwerin, etc.).III. Ordnung des Fackelzuges am 13. Februar 1852 : un feuillet in-8. Sur une retraite aux flambeaux placée le 13 février à six heures du soir.IV. Seiner Königlichen Hoheit Herrn Erbgrossherzog Peter von Oldenburg : [2] ff. in-4 brochés sous couverture de papier rose moiré. Six strophes à la gloire des jeunes époux, offertes par la municipalité de la ville ducale d'Altenburg.V. Scheidegruss Ihrer Königlichen Hoheit der Frau Erbgrossherzogin von Oldenburg Elisabeth ehrfuchtsvoll gewidemet von G. R. Doerstling : [2] ff. sur papier fort, dont un de musique notée, broché sous couverture de papier blanc moiré. "Chant d'adieu" destiné à la jeune princesse qui part habiter en terre étrangère (les deux villes sont quand même éloignées de 470 km l'une de l'autre, ce qui au XIXe siècle représente quelque chose ...). VI. Höchstgenehmigtes Programm der Feierlichkeiten bei und nach dem Einzuge der durchlauchtigsten Erbgrossherzogin von Oldenburg : in-4 de 7 pp. brochées, avec une annexe de [2] ff. n. ch. (Bemerkungen und Erläuterungen zum Programm der Feierlichkeiten). Donne le programme des festivités princières à Oldenbourg, après l'entrée de la future grande-duchesse, du 18 au 24 février.VII. Zur Begrüssung Seiner Königlichen Hoheit Nicolaus Friedrich Peter Erbgrossherzogs von Oldenburg, und Ihrer Königliechen Hoheit Elisabeth Pauline Alexandrine Erbgrossherzogin von Oldenburg, bei höchst ihrem Einzuge in Oldenburg am 18 Februar 1852 : un bifeuillet in-4 contenant 6 strophes versifiées du poète Julius Mosen (Moses, 1803-1867), qui, depuis 1844, occupait les fonctions de dramaturge officiel de la cour d'Oldenbourg.[VIII] Enfin, indépendamment des pièces directement relatives à l'événement, on a ajouté une petite étude rétrospective d'Adolph Bratsisch, conservateur du cabinet ducal : Beschreibung der Festlichkeiten welche bei der Vermählung der Prinzessin Johanna Magdalena von Sachsen-Altenburg mit dem Erbprinzen Johann Adolph von Sachsen-Weissenfels den 25. Oktober 1671 zu Altenburg statt gefunden haben (...). Altenburg, 1852, 8 pp. in-8 sous couverture de papier vert. Ces lointaines festivités ne servirent pas forcément de modèle à celles de 1852, mais étaient plaisantes à rappeler.On joint : un ruban de soie blanche supportant deux petites couronnes dorées et comportant deux distiques en l'honneur des époux ("Der gute Gott, an dessem heiligen Altar / Heut' Tausende des Dankes Opfer niederlegen, - / Er kröne lange Zeit das edle Fürtsten-Paar / Zu ihres Volkes Glück mit seinem reichsten Segen"). On peut supposer qu'il était porté par les invités.Spectaculaire exemplaire aux armes accolées (le cheval de Saxe à dextre, les armes des Wettin à sénestre) et brodées avec des perles de couleurs. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Debécourt, 1840 in-8, VIII pp., 416 pp., un f. n. ch. d'errata, avec un tableau à double page hors texte, basane fauve racinée, dos lisse orné de filets, guirlandes et fleurons dorés, pièce de titre brique, simple filet doré sur les coupes, tranches marbrées (reliure de l'époque). Coiffes et coins frottés, des mouillures "in initio".
Unique édition.Prêtre du Diocèse de Pamiers (ordonné en 1827), Paul Pezet (1802-1868) fut curé de Lissac à partir de 1830. Il s'agit apparemment du seul ouvrage qu'on puisse lui attribuer.Absent de Labarrère.Exemplaire comportant sur le plat supérieur les armes de Paul-Marie-Thérèse d'Astros (1772-1851), archevêque de Toulouse de 1830 à sa mort. Sur le plat inférieur, on trouve les insignes du séminaire de sa ville épiscopale, ce qui suggère que l'ouvrage fut donné par le prélat à sa pépinière de prêtres. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
[ PHILIPPE V, ROI D’ESPAGNE ] Tacite, (0055?-0120?) [212]
Reference : ARC-113907
(1706)
A Lyon chez Anisson et Posuel, 1706 In-8 relié, 4 feuillets non chiffrés et 191 pages ; médaillon gravé sur la page de titre ; deux bandeaux gravés et 2 cartes gravées hors texte dépliantes. Reliure en plein maroquin rouge aux armes de Philippe V d’Espagne. Brunissure en marge du deuxième plat (voir photo).
Ex-libris manuscrits et gravés (Maugue). Le même ouvrage avec les mêmes armes se trouve à la Bibliothèque de Lyon, il vient du Collège de la Sainte Trinité de la Compagnie de Jésus (Lyon) et contient un "ex-dono auctoris Philippi V. Hispanianem Regis"
Turin, François-Antoine Mairesse, (1779) ; in-4 ; veau fauve marbré, dos décoré et doré, armes dorées des Pingon au centre du premier plat, triple filet d’encadrement, double filet sur les coupes, tranches dorées (reliure de l’époque) ; 58 pp., (1) f. d’errata, en arbre généalogique dépliant, 1 planche sur cuivre représentant les faces de la médaille d’Emmanuel Philibert Pingon et les blasons des branches aînée et cadette.
EDITION ORIGINALE (Saffroy, 47512). Les armes sont d’azur à la fasce d’or et pour la branche cadette, il faut ajouter : d’argent en chef et en pointe pour brisure. La branche de Provence s’étant éteinte, c’est la branche cadette, de Savoie et Bugey, en partie transportée en Franche-Comté, qui reprend les armes traditionnelles de cette famille qui compte plusieurs personnages importants : Jean de Pingon créé Chevalier par Louis de Savoie ; Pierre de Pingon, premier Consul et Recteur de la ville d’Aix ; Guillaume, grand Chancelier du Roy Robert de Naples ; Henry, gouverneur de Valence et de Die par Amé de Savoie ; Jean, Secrétaire et archiviste de la Reine Yolande de France ; François d’Aranc en Bugey ; Pierre II, conseiller et Chambellan de Blanche, duchesse de Savoie ; Louis I, seigneur de la maison forte de Pingon ; etc. Plusieurs furent chevaliers de Malte ou membres des Ordres de Saint Maurice, de St Lazare, seigneurs de Prangin, Sallenove, Marlioz, Salins, etc. Dans une période plus récente, nous trouvons le comte Pierre-Joseph de Pingon, ingénieur, inventeur et concepteur d’engins de chantiers qui a déposé de nombreux brevets et son fils Jean de Pingon, célèbre militant savoisien, qui a proclamé la caducité du traité d’annexion de la Savoie en 1860. Petite brunissure autour du feuillet de titre, minuscule manque de cuir à un mors inférieur ; sinon, bel exemplaire, très frais, dans une belle reliure aux armes.
(Les "Vapeurs" dans un très rare exemplaire armorié de la bibliothèque de Louis-Charles de Bourbon, Comte d'Eu, Grand Maître de l'Artillerie de France et Colonel Général des Cent-Suisses. Ensuite passé au Duc de Penthièvre, beau-père de la Princesse de Lamballe grande malade de "Vapeurs") POMME Pierre (Arles, 1735 - Montpellier, 1812) "TRAITE DES AFFECTIONS VAPOREUSES DES DEUX SEXES; OU L'ON A TACHE DE JOINDRE A UNE THEORIE SOLIDE UNE PRATIQUE SURE, FONDEE SUR DES OBSERVATIONS". 1763, Lyon, B. Duplain. 1 volume in-8° (168x112 mm) (dimensions pages 164x105 mm) XIX, (1) pp. (faux-titre, titre, préface et table), (2) ff. (privilège), 447 pp., (1) p. (errata). (a8, e4, A-Z8, Aa-Ee8) Reliure armoriée de l'époque en basane racinée. Dos lisse avec fleurons et décorations dorés et pièce de titre en maroquin rouge. Armoiries dorées eu queue du dos. Traces de filet doré sur les coupes. Tranches rouges. Gardes de papier décoré. Edition Originale, première sous ce titre, rare. Texte scientifique rarissime en reliure armoriée du temps. Manque de cuir à un mors de la coiffe supérieure, ancienne restauration de cuir sur le premier plat et traces d'usage à la reliure, mais bon exemplaire en très bon état intérieur. Reçu docteur en médecine à l'Université de Montpellier (1747), Pomme exerça et fit sa réputation d'abord à Arles (1751) et ensuite à Paris (1766) ; les grandes Dames de la Cour se rendaient chez lui et il devint Médecin Consultant du Roi Louis XVI. Il s'occupa des "vapeurs" deux ans après Joseph Paulin (1708-1748) et estima que les maladies nerveuses ou "vaporeuses" n'étaient pas seulement des femmes (il fut le premier à indiquer l'indépendance de lésions de l'utérus) et que son origine était due à la déshydratation et au durcissement des nerfs ("le racornissement général des nerfs"). "Les Médecins avouent que de toutes les maladies qui affligent l'humanité, il n'y en a point dont la cause soit moins connue, & le procédé curatif moins assuré, que celle qu'on appelle affection vaporeuse, ou simplement vapeurs". Il conseillait donc des bains prolongés (10 à 12 heures) et des bouillons de poulet et de veau ("Ce seront toujours là les armes avec lesquelles nous dompterons ce monstre protéiforme sous la figure duquel on a voulu dépendre cette espèce de maladie que nous connaissons sous le nom de vapeurs"). Attaqué par des confrères, défendu par Voltaire qui l'indique comme "prototype de la médecine scientifique qui remplace les anciens exorcismes", grâce à ses observations et à sa médecine douce il eut un grand succès et ce traité eut de nombreuses éditions et traductions. Pomme est considéré comme un précurseur de la psychiatrie. Provenance: Exemplaire aux armes dorsales dorées de Louis-Charles de Bourbon (1701-1775), Comte d'Eu, Duc d'Aumale et de Gisons, Comte de Dreux, Prince d'Anet et Baron de Sceaux. Fils du Duc du Maine, bâtard légitimé de Louis XIV, à la mort de son frère aîné il lui succède comme souverain de Dombes, Colonel Général des Cent-Suisses et Gouverneur du Languedoc. Demeure célibataire et sans enfants, à sa mort sa fortune passe à son cousin le Duc de Penthièvre. Un des personnages du plut haut rang à la Cour qui souffrait de "vapeurs" était sans doute la Princesse de Lamballe, amie fidèle et surintendante de la Maison de la Reine Marie-Antoinette. Souffrant de "vapeurs" dès sa plus tendre enfance, voilà comme elle même décrivait son état de santé au docteur Saiffert, le médecin qui appliqua ensuite sur elle, avec succès, les méthodes douces de Pomme: "Ces douleurs diminuèrent avec l'apparition des règles; elles ne se firent sentir depuis, plus ou moins fortes, que vers le commencement de mes <époques>; on m'assurait que le mariage m'en délivrerait entièrement, on se trompait et on me trompait: elles ont été, depuis, plus violentes et prolongées... Au commencement de 1782, mes maux de tête s'accompagnèrent tout à coup de faiblesses et de convulsions; les médecins de Paris et les médecins ordinaires de la Cour furent consultés successivement, mais tous les remèdes qu'ils me prescrivirent, loin d'améliorer mon état, n'ont réussi qu'à l'aggraver, et à me mettre dans le triste état que vous voyez. Je tombe, Monsieur, tous les deux jours, après une heure, dans une attaque d'un mal qui m'est inconnu, et je reviens à moi peu à peu, mais actuellement au bout de neuf heures seulement, et je reste comme brisée". Cet exemplaire aura peut-être été consulté par ou pour la Princesse de Lamballe qui, avec les débuts de l'orage révolutionnaire, retomba malade dans ses crises nerveuses et qui, pendant les émeutes parisiennes de 1789, s'était installée "à Eu, chez son beau-père, le Duc de Penthièvre, à fin d'y refaire sa santé, attendu que la Normandie est plus calme que Paris, et qu'il est nécessaire de changer d'air pour reprendre des forces...". (Cabanès, "La Princesse de Lamballe Intime, d'après les Confidences de son Médecin", s.d. (1922), Paris, Albin Michel, pp. 129 et 168) (LCPCMED-0002) (1.500,00 €)
(Les "Vapeurs" dans un très rare exemplaire armorié de la bibliothèque de Louis-Charles de Bourbon, Comte d'Eu, Grand Maître de l'Artillerie de France et Colonel Général des Cent-Suisses. Ensuite passé au Duc de Penthièvre, beau-père de la Princesse de Lamballe grande malade de "Vapeurs") (www.cepays-ci.com)
Antverpiae excudebat Aegidius Radaeus [Anvers, Gilles van den Rade], 1584. In-8, 285-[15] pp. et [1] f. bl. (A-T8), vélin souple de l'époque, armes dorées de Jean-Auguste Thou au centre de plats, tranchefiles à passe, dos long avec titre doré, tranches jaunes (quelques taches et petites rousseurs éparses, doublures, gardes, 1er et dernier ff. postérieurs).
Édition originale de cette "grammaire de la Parole divine" comme le dit son auteur dans l'épître dédicatoire à la ville d'Anvers. Drusius était un célèbre philologue néerlandais, spécialisé dans l'étude des langues orientales anciennes et notamment l'hébreu. Il y donne un grand nombre de renseignements et remarques pour la compréhension des textes sacrés en hébreu et en grec. Cet exemplaire est exceptionnel par sa PRESTIGIEUSE PROVENANCE : Issu de la bibliothèque de Jacques-Auguste de Thou (dont la reliure porte les armes dorées), il passe, par héritage, à celle de son fils aîné François-Auguste de Thou et à la mort de celui-ci, à celle de son frère cadet Jacques-Auguste de Thou. Il est acquis, avec le reste de cette prestigieuse bibliothèque multigénérationnelle par le président de Ménars, Jean-Jacques Charron, en 1679 ou 1680. Il passe dans la bibliothèque de Jean Racine qui signe de son nom la page de titre. Une note manuscrite au titre mentionne une congrégation bénédictine en 1700, mais selon le site de la Bnf, c'est le cardinal Armand-Gaston-Maximilien de Rohan-Soubise, qui vers 1706 rachète l'ouvrage. À la Révolution, l'ouvrage est vendu aux enchères avec le reste de la bibliothèque de Soubise (1789, 247 dans un lot). On le retrouve dans la bibliothèque du marquis de Saint-Brisson. Il est vendu au décès de celui-ci (1854, n°706) pour passer entre les mains de marquis de Morante et de nouveau passer par les enchères quatre ans après la mort de celui-ci (1872, n°2377). Il réapparaît lors de la vente de la bibliothèque de James Crossley, un avocat américain (1884, n°930). En 1895, il est prêté par Samuel P. Avery pour une exposition au Grolier Club à New York (n°51 du catalogue). Sa collection est vendue dans la même ville plusieurs années après sa mort (1919, n°299). Il disparaît pendant plus d'un siècle pour réapparaître en 2022 lors d'une vente chez Christie's à Paris (n°78) sans mention du propriétaire. "Jacques-Auguste II de Thou" in reliures[.[bnf[.]fr [en ligne]; Bonnefon, "La Bibliothèque de Racine" in Revue de l'Histoire de France, 1898, XXX. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, Etmery, Delaunay, Plancher, avril 1815 in-8, xxiv pp., pp. 5-84, un f. de table manuscrite, demi-veau blond à coins, dos à nerfs ornés de hachurés dorés, triples caissons dorés dans les entre-nerfs, pièce de titre fauve, triple filet doré sur les plats, tranches peigne jaspées (Ottmann Deplantes). Charnière supérieure entièrement fendue, mouillures et traces d'humidité en début d'ouvrage.
Édition originale de ce pamphlet anti-bourbonien, bien dans le contexte des Cent-Jours, probablement commandité, et qui connaîtra une seconde édition en mai 1815. L'attribution à François-Vincent Raspail (1794-1878) provient d'une note manuscrite sur l'exemplaire de la BnF. Si elle se vérifie, elle attesterait de la précoce opposition du jeune Carpentrassien au régime de la Restauration. Mais en 1815, s'il se rallie effectivement à Napoléon revenu de l'ïle d'Elbe, il n'est pas encore monté à Paris, où il n'arrivera qu'en 1816. Absent de Davois.RELIÉS À LA SUITE : I. - [AUGUIS (Pierre-René) :] Correspondance de Louis XVIII avec le duc de Fitz-James, le marquis et la marquise de Favras et le comte d'Artois : la liste dressée, par les ordres de ce prince, des personnages de la Révolution qui devaient être condamnés à être écartelés, roués, pendus ou envoyés aux galères. Le tout précédé d'un précis historique sur sa conduite depuis l'assemblée des notables jusqu'à la conquête de l'Italie, par les armées françaises. Publiée par P. R.A. Paris, F. Béchet, Delaunay, Charles, avril 1815, [2] ff. n. ch., 178 pp. Unique édition de ce remarquable travail de propagande napoléonienne, sans doute commandité et destiné à discréditer la figure de Louis XVIII auprès de l'opinion modérée. Il était habile dans cette perspective d'exhumer l'affaire Favras, sans doute la moins honorable de la vie du comte de Provence.L'éditeur caché et supposé de cette correspondance, Pierre-René Auguis (1786-1844), "a toujours désavoué cet ouvrage" dit la Biographie universelle des contemporains, mais il n'y a pas lieu d'ajouter à ce démenti plus de foi qu'à ceux des politiques de toute époque. Barbier ajoute d'ailleurs qu'il y a "lieu de croire que M. Auguis a fait lui-même l'article qui le concerne". Il est vrai que l'introduction cherche à démontrer que Louis XVIII n'a fait que préparer son avénement au trône depuis le début de la Révolution, ce qui demeure avéré. Il l'accuse même d'avoir été en relation avec... Robespierre. La finalité de l'opuscule étant des plus claires, que penser cependant des lettres publiées ? Elles sont certainement authentiques mais toutes reliées entre-elle par des commentaires fallacieux, elles perdent une grande partie de leur portée historique. Quant à la liste des condamnés dressée par Louis XVIII, elle ne figure manifestement que pour entretenir un climat nauséabond. Quérard V, 368. Absent de Davois.II. Favras sacrifié, ou Les Avantages de se dévouer à la cause des Bourbons. Un mot sur les émigrés et sur les premiers moteurs de la Révolution. [Paris], Imprimerie de J.-M. Eberhart, s.d. [1815], 8 pp. Seulement trois exemplaires au CCF (BnF, Archives nationales, Valenciennes). Élégant moyen de rappeler à la Majesté de 1814-1815 ses peu glorieuses intrigues du début de la Révolution, et d'avertir tout un chacun de l'ingratitude célèbre des princes de la maison de Bourbon.ON JOINT : 8 pp. manuscrites (ratures et biffures) composées à l'époque, intitulées Mémoires de Louis XVIII, et présentant en fait une biographie résumée (et fort critique) de la vie du Roi.Armes dorées des Du Plessis poussées en queue du dos.Vignette ex-libris P. de La Morandière. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Raynal (Guillaume-Thomas). Diderot (Denis). Holbach (Baron d').
Reference : AMO-3759
(1775)
A Genève, chez les libraires associés, 1775 3 volume in-4 (26 x 20 cm) de (4)-IV-III-VIII-719, (4)-VIII-662 et (4)-VIII-658 pages. Portrait de l'auteur en frontispice du premier volume (dessiné par Cochin et gravé par L. Le Grand). Au tome I : 1 gravure hors-texte (livre I) + 1 grande carte repliée + 1 bandeau à l'eau-forte par Marillier + 1 gravure hors-texte (livre IV). Au tome II : 1 gravure hors-texte (livre VII) + 2 cartes repliées + 1 bandeau à l'eau-forte par Marillier + 1 gravure hors-texte (livre X). Au tome III : 1 gravure hors-texte (livre XIV) + 1 carte repliée + 1 bandeau à l'eau-forte par Marillier + 1 gravure hors-texte (livre XV) + 1 gravure hors-texte (livre XVIII). Soit 1 portrait, 7 gravures hors-texte (avant la lettre), 3 bandeaux et 4 cartes. Collationné complet. Reliure de l'époque plein veau caramel, dos à nerfs orné aux petits fers, pièce de titre de maroquin rouge, pièce de tomaison de maroquin olive. Reliures très décoratives et solides. Usures de surface sur les plats du premier et deuxième volume (épidermures stoppées), petits manques de cuir et petite galerie sans gravité, petites piqûres de vers en queue du dos du premier volume. Malgré ces quelques défauts l'ensemble reste très décoratif et parfaitement solide. Intérieur très frais. A noter une mouillure en marge intérieure des trois premiers feuillets du premier volume et les derniers feuillets du même volume avec mouillure marginale saine (à quelques feuillets seulement). Exemplaire relié à l'époque aux armes (en queue) d'un membre de la famille de Damas (?) ou d'Aubusson (?). Première édition au format in-quarto. Cette édition est bien complète en 3 volumes in-quarto (il n'y a pas d'atlas pour cette édition). Elle reprend le corpus de l'édition en 7 volumes in-8, avec les passages supprimés réintégrés ici au bas des pages sous forme de variantes. La première édition de ce magistral ouvrage a paru pour la première fois en 1770. "Véritable encyclopédie de l’anticolonialisme au XVIIIe siècle" ce texte entre dans la catégorie des "Voyages philosophiques" et représente un prétexte à des réflexions sur la "loi naturelle" et dénonce tout à la fois despotisme, cléricalisme, esclavage et colonialisme. L'ouvrage est toujours décrit par les commentateurs comme une « machine de guerre » contre le pouvoir en place. Pour la rédaction de cette encyclopédie Raynal eut recours à la collaboration de nombreux informateurs et collaborateurs écrivains tels que le Baron d'Holbach ou Diderot, à qui on attribue une part importante des textes. Interdite en 1772, l’Histoire des deux Indes sera à nouveau publiée par l’abbé Raynal dans une nouvelle édition en 1774 qui est immédiatement mise à l’Index par le clergé. C’est en 1780 qu’il publie sa troisième édition de l'Histoire des deux Indes, encore plus virulente que les deux précédentes et qu’il avoue implicitement comme étant de lui en y faisant graver son portrait en frontispice. Condamné par le Parlement de Paris, l’ouvrage est brûlé par le bourreau en place publique, ce qui lui assure un succès considérable. L’Histoire des deux Indes a également été l’occasion de la Lettre apologétique de l’abbé Raynal à Monsieur Grimm (1781) de Diderot (qui aurait écrit au moins un tiers de l'ouvrage, selon Grimm). Dans cette lettre Diderot écrit : « Raynal est un historien comme il n'y en a point encore eu, et tant mieux pour lui, et tant pis pour l'histoire. Si l'histoire avait, dès les premiers temps, saisi et traîné par les cheveux les tyrans civils et les tyrans religieux, je ne crois pas qu'il en fussent devenus meilleurs; mais ils en auraient été plus détestés, et leurs malheureux sujets en seraient peut-être devenus moins patients... Le livre que j'aime et que les rois et leurs courtisans détestent, c'est le livre qui fait naître des Brutus... » Dans notre exemplaire une note manuscrite de l'époque révolutionnaire indique : "Le Parlement de Paris proscrivit, le 25 mai 1781, l'Histoire philosophique de l'abbé Raynal, et ordonna que cet ouvrage fût brûlé. Il décréta même l'auteur de prise de corps. L'abbé Raynal se vit donc forcé de s'enfuir précipitamment de France. Le 15 août 1790, l'Assemblée nationale, sur la rédaction proposée par les députés Voidel et Maloüet, annula, comme contraire aux droits naturels et imprescriptibles de l'homme, le décret lancé par le Parlement de Paris contre l'abbé Raynal et son Histoire philosophique (v. Oeuvres d'André Chénier, 2e vol., p. 119)." (note manuscrite ancienne sur le faux-titre du premier volume). "It became a key text of the American Revolution, and Raynal became a correspondent of Franklin, Jefferson, and Adams." "Un des ouvrages clefs de la crise de l'Ancien Régime" (Michel Delon, in En Français dans le texte) "Celui qui abdique lâchement sa liberté, se voue au remords et à la plus grande misère qu’un être pensant et sensible puisse éprouver. S’il n’y a, sous le ciel, aucune puissance qui puisse changer mon organisation et m’abrutir, il n’y en a aucune qui puisse disposer de ma liberté. [...] L'esclavage est l'état d'un homme qui, par la force ou des conventions, a perdu la propriété de sa personne, et dont un maître peut disposer comme de la chose. [...] La liberté est la propriété de soi; on distingue trois sortes de libertés: la liberté naturelle, la liberté civile, la liberté politique; c'est-à-dire la liberté de l'homme, celle du citoyen et celle d'un peuple. [...] L'homme est aux prises avec la nature; sans cesse il la modifie, et sans cesse il est modifié. [...]." (extraits). Provenance : A. Leclerc, 1885 (étiquette). Armes dorées en queue des dos (mariage - non identifiées - non reconnu par O.H.R. qui les cite pourtant sous la planche n°888, figure n°3). Armoiries peut-être d'une ancienne famille de Bourgogne ? (provenance bourguignonne pour les volumes concernés). Par ailleurs O.H.R. les mentionne sur une Histoire de Bourgogne), peut-être les armes d'une branche de la famille de Damas (à la croix ancrée) ou d'Aubusson. Les présents volumes de Raynal ont été acquis également en Bourgogne ce qui laisserait supposer l'hypothèse "de Damas" plus pertinente. Références : A. Feugère, Bibliographie critique de l'abbé Raynal, 40 ; En français dans le texte, 166 ; Bel exemplaire relié aux armes à l'époque de cet ouvrage très important du Siècle des Lumières, dans son format le plus majestueux.
1756 Suivi de : - (SEMENAUD Pierre). Pensées philosophiques d’un citoyen de Montmartre. La Haye, 1756. 123pp. La lettre est signée Jacques Denis. Suivi de : - L’Esprit, chanson sur l’Air : Ton humeur est Catheraine. Pièce de 8pp. sans titre. Sur le livre d'Helvétius “De L'Esprit“. Suivi de : ( LA HARPE Jean -François) - L’Aléthophile, ou l’Ami de la vérité. Amsterdam, 1758. 33pp.Critique contre Fréron. Suivi de : - L’Ami des Arts, ou Lettre critique d’un vieux comédien, sur l’État actuel de la Poésie, & sur les Tragédies modernes, données depuis 1757, jusqu’à ce jour. Genève, (1760). (2) - 56pp. Il manque le faux-titre, page de titre courte en marge inférieure. Date coupée - Suivi de : - (REMOND de SAINT-SAUVEUR). Remerciement d’un Particulier à Messieurs les Philosophes du jour. Pièce de 8pp. sans titre. Suivi de : - (VOLTAIRE). Sermon du Rabin Akib prononcé à Smyrnze le 20 novembre 1761; Traduit de l'Hébreu. Pièce de 15pp. (dont le faux-titre).
8 textes reliés en un volume in-12°, plein veau marbré de l'époque, dos à nerfs orné, large pièce de titre de maroquin brun, fleurons et armoiries dorées en pied (Hydre à six têtes), armoiries dorées poussées sur les plats, tranches marbrées. Exemplaire du marquis Jean-Armand de Joyeuse (1718-1774), comte de Grandpré. ( Cf. O.H.R. pl. 770, n°3.) Légers frottements bel exemplaire. (Reu-Bur)
Paris, d'Houry, 1746. 1 vol. in-8. Plein maroquin rouge de l'époque, dos à nerfs orné, titre doré, fine dentelle dorée en encadrement sur les plats, armes dorées au centre, tranches dorées.
Office aux armes de Louis-Philippe 1er, duc d'Orléans.Avec un ex-libris de la Bibliothèque de Monsieur Régis Bayle, Consul de S. M. le Roi des Belges collé sur le conreplat, ainsi qu'une mention manuscrite au dos du premier feuillet blanc "S. Liat. Buraliste et débitant de tabac à Preuilly. 1827".Bel exemplaire.Petites épidermures et restaurations sur les coupes.
Paris, Jacques Collombat, 1741. 1 vol. in-8°, maroquin rouge, dos à nerfs orné dun fer composé de bandes entrelacées avec fleurs de lys au centre, bordure dorée encadrant les plats formée de deux roulettes de largeur différente à décor de volutes florales, grande plaque dorée centrale à la fanfare avec fleurons à volutes et feuilles dacanthe, armes dorées au centre et chiffre (double L entrelacé) doré de part et dautre à la verticale des armes, roulette dorée sur les coupes, roulette dorée intérieure, tranches dorées, gardes de papier marbré à motif de feuilles de chêne. Reliure de lépoque, quelques frottements aux nerfs et aux coiffes, coins légèrement émoussés. Frontispice h.-t., titre-frontispice h.-t. et 5 titres-frontispices compris dans la pagination, gravés en taille-douce daprès Humblot, texte encadré de deux filets noirs, nombreuses lettrines et ornements typographiques, xvj-632 pp., (2) ff. Rousseurs.
Très bel exemplaire, relié aux armes du roi Louis XV. Cette reliure est ornée dune plaque peu commune qui sinspire des reliures à compartiment et des petits fers du décor « à la fanfare » en vogue à la fin du XVIe siècle. Elle revêt en général des exemplaires destinés à la maison du roi (entre 1715 et 1748) en particulier sur les Offices de la semaine sainte. O.H.R., 2495, fers n°9 et n°31 ; Marius Michel, La reliure commerciale et industrielle, Paris, 1881, pp. 48-52 ; Hobson, La reliure à la fanfare, Londres, 1935, pl. XXIIIa ; Collection Michel Wittock, Christies, 2004, II, n°177.
Paris, Antoine Dezallier, 1707. 1 vol. in-12, maroquin rouge, dos à nerfs orné de chiffres entrelacés couronnés dorés et de petites fleurs de lys dorées, encadrement d'un triple filet doré sur les plats, armes dorées au centre, roulette dorée intérieure, tranches dorées. Reliure de l'époque, coins émoussés. Bon exemplaire. Ex-libris manuscrit de Gervaise Fournier (1717) sur le titre. Frontispice hors-texte et 1 figure hors-texte gravée en taille douce, 725 pp., (3) pp. Quelques rousseurs et mouillures.
Exemplaire relié aux armes de Marie-Adélaïde de Savoie, duchesse de Bourgogne, dauphine de France après la mort de son mari le Grand Dauphin Louis de France, petit-fils de Louis XIV. Elle décéda jeune, à 26 ans, en 1712, aussi les reliures à ses armes sont elles peu communes. Elle était la mère de Louis XV. O.H.R., 2511, fer n°3 (variante) et n°5.
Tours, Alfred Mame et Fils, s.d. Un vol. in-16 (137 x 88 mm) de 1 f. bl., 1 f. n.fol., 1 frontispice sous serpente n.fol., 575 pp. et 1 f. bl. Reliure de l'époque de plein maroquin lie-de vin, fleurons angulaires ornant les plats, armes dorées portées au centre du premier, dos à nerfs orné de filets à froid, fleurons dorés, titre doré, double filet doré sur les coupes, toutes tranches marbrées et dorées, fermoirs en laiton à décor de fleur de lys, fine dentelle intérieure dorés, gardes de moire émeraude ornées d'un lys central doré, fleurons angulaires fleurdelysés dorés.
L'exemplaire s'ouvre sur un frontispice signé Hallez d'après Chevron, recèle en outre une planche sous serpente des mêmes et s'orne d'une frise d'encadrement lie-de-vin à chaque page. Bel exemplaire sous reliure ornée au premier plat d'armes dorées. Angles élimés. Petit défaut affectant un fermoir. Nonobstant, belle condition.
A Paris, chez Petit, An 8 - 1800. In-8, reliure de l'époque plein-veau blond, dos lisse orné aux fers dorés, pièce de titre vert foncé, double encadrement doré sur les plats, armes dorées au centre, roulette dorée sur les coupes, roulette intérieure, toutes tranches dorées (rel. P. Bozerian) ; VII-232 pp. Etiquette ex-libris ms (Mad. de Vintimille, 2e ex-libris armorié (Bibliothèque de Roger).
Edition originale. Bel exemplaire relié par Bozerian aux Armes de Napoléon Ier (fer n° 14 de la planche n° 2652 d’OHR). Cuir "craquelé" au dos et aux mors, discrète restauration à la coiffe de tête et aux coins, intérieur très frais. - Frais de port : -France 5,7 € -U.E. 8 € -Monde (z B : 12 €) (z C : 22 €)
1709 Paris, Chez Michel David, 1709; in-12° de (3)ff. - 504pp.; plein veau brun époque, triple filet doré sur les plats, petites rosaces aux angles; dos à nerfs très ornés d'initiales entrelacées couronnées et petits fers dorés, petite roulette dorée sur les nerfs, armes dorées poussées sur les plats,roulette dorée sur les coupes et intérieure, tranches mouchetées rouges et brun. Ex-libris cachet sur le 1er feuillet ( blanc), J. de St Venant. TOME 2 seul ( sur 2).
Reliure très légèrement frottée, deux coins un peu émoussés. Bon exemplaire aux armes de Louis de Béchameil, marquis de Nointel ( 1649- 1718), intendant des Provinces de Touraine en 1680, puis de Champagne et de Bretagne.( Reu-Bur)