Paris, Claude Thiborest et Pierre Escassan, 1683 ; in-12, plein veau, roulette dorée d'encadrement, grande couronne de laurier au milieu des plats, monogramme PS au centre et aux 4 coins, monogramme répété et semis de fleurs de lys entre les nerfs. Les deux plats sont décorés à l'identique, les trois planches sont dorées, reliure de l'époque. Le monogramme n'a pas été identifié. 961 pp. et 19 ff. n. ch. d'index.
Manque le faux titre et les deux feuilles de garde. Né à Besse (Puy de Dôme) en 1547, Michel Coyssard dirigea les collèges de Besançon, Vienne, Tournon, Le Puy et La Trinité de Lyon. Vice-Provincial de Lyon en 1616, il mourut dans cette ville en 1623. Il a laissé de nombreuses oeuvres et traductions ; celle-ci, donnée en 1610 est une des mieux réussies. Reliure à la marque du Collège de Plessis-Sorbonne. Erigé en 1317, il fut fondé par Geoffroi du Plessis, secrétaire du Roi Philippe V le long. Restauré et agrandi au XVIIe siècle par Richelieu, c'est le collège de la Sorbonne qui en pris l'administration, ce qui deviendra la célèbre institution.
Paris, Debure l'aîné, 1782 in-8, 259 pp., [3] pp. n. ch. de table et de privilège, basane fauve marbrée, dos lisse cloisonné et fleuronné, pièce de titre cerise, simple filet doré sur les coupes, tranches rouges (reliure de l'époque). Qqs épid. et taches sur les plats, coins usés.
C'est la pièce la plus connue de l'abbé de Reyrac (1734-1782), qui connut six éditions du vivant de l'auteur, depuis l'originale de 1777. Prétendûment traduite du grec, elle connut un grand succès et donna souvent lieu à de jolies prouesses de typographie ou de reliure.Cioranescu, XVIII, 52 892 (notre édition).Exemplaire de prix de rhétorique, attribué par l'Université de Paris en 1783 à Pierre-Victor Genebrias de Gouttepagnon (1763-1834), originaire de Bellac, futur avocat et magistrat, député de la Haute-Vienne pour le premier arrondissement de 1821 à 1824.Il est signalé par une mention manuscrite sur les premières gardes et annoncé par les armes de l'Université de Paris, poussées au centre des plats (OHR 1596-4 sur le plat supérieur ; et 1596-5 sur l'inférieur, selon un usage expliqué par le répertoire).Cf. Dictionnaire des parlementaires français II, 148. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
PRECIEUSE EDITION, LA PREMIERE FRANÇAISE, PRESENTANT 32 PAGES EN EDITION ORIGINALE DE DIDEROT DUE AU TALENT ROMANESQUE DE L’ABBE PREVOST QUI FIT LE SUCCES IMMENSE DE CETTE ŒUVRE. Clarisse Harlowe, le second roman épistolaire de Richardson, est aussi son chef-d’œuvre. La vertu y est persécutée et bafouée. Ce roman connut un immense succès et cette vogue dura plus d’un siècle. Le « Clarisse Harlowe » est à l'origine de l'analyse psychologique et du roman épistolaire et il exerça une considérable influence sur la littérature française de l'époque ». J. Gattegno. Diderot ne tarissait pas d’éloges sur son compte, Voltaire le copiait et Rousseau l’utilisait comme modèle pour rédiger sa « Nouvelle Héloïse ». L’illustration en premier tirage se compose d’un portrait de Richardson non signé, et 21 figures gravées par Duflos, d’après celles de l’édition de 1751. Richardson est considéré comme l'un des écrivains majeurs de l'histoire de la littérature anglaise. « Ô Richardson, Richardson, homme unique à mes yeux ! Tu seras ma lecture dans tous les temps. Forcé par des besoins pressants, si mon ami tombe dans l’indigence, si la médiocrité de ma fortune ne suffit pas pour donner à mes enfants les soins nécessaires à leur éducation, je vendrai mes livres, mais tu me resteras ; tu me resteras sur le même rayon avec Moïse, Homère, Euripide et Sophocle, et je vous lirai tour à tour […] » (p. ix) (Diderot). MAGNIFIQUE EXEMPLAIRE RELIE EN 13 ELEGANTS VOLUMES AUX ARMES DE LA COMTESSE DE PROVENCE (1753-1810).
Paris, chez Florentin et Pierre Delaulne, 1699 1 volume petit in-8 (16 x 9,5 cm), de (1)-378-(4) pages. Vignette à mi-page portrait de Louis XIV gravé par Crespy. Reliure du début du XVIIIe siècle aux armes du Comte d'Hoym (1694-1736). Plein veau caramel, dos à nerfs orné aux petits fers dorés, roulette dorée en encadrement intérieur des plats, tranches rouges, gardes peigne. Exemplaire en bon état malgré des mors fendus ou fragiles avec manque et réparations de fortune plus récente. Coins usés. Intérieur complet et assez propre. Quelques salissures sans gravité. Provenance : Exemplaire de la bibliothèque de Charles-Henry comte d'Hoym (1694-1736), ambassadeur de Saxe-Pologne en France et célèbre bibliophile. ÉDITION ORIGINALE. Qui se souvient aujourd'hui, après plus de trois siècle, que l'auteur malheureux de l'Histoire amoureuse des Gaules, Bussy-Rabutin, celui-là même qui paya cette belle plaisanterie qui distrayait alors toute la cour sur le dos des amours de Louis XIV, écrivit pour le loisir de ses enfants une Histoire en abrégé de Louis le Grand ? Personne, ou presque. Bussy-Rabutin meurt le 9 avril 1693. L'Histoire de Louis XIV qu'il livre ici de manière posthume (publiée par ses enfants) s'arrête donc à l'année 1692. Il restait au Roi Soleil 23 années de règne. La lecture de cet Abrégé n'est pas indigeste, bien au contraire, on y trouve une intéressante chronologie des jeunes années du Roi et des années de guerre. Bussy-Rabutin semble tout à fait impartial avec celui qui le condamna à rester loin de la cour dans son château de Bourgogne pendant plus de 17 ans. Bussy-Rabutin était un militaire, rempli d'orgueil et d'un amour irraisonné pour les honneurs. Ceci l'emporta sur le ressentiment et l'envie de vengeance qu'il aurait aisément pu déployer dans ces pages posthumes. Le texte imprimé diffère sensiblement du manuscrit d’où cette Histoire a été tirée. Le manuscrit autographe est conservé à la Bibliothèque nationale de France (n.a.f. 4208) sous le titre de Discours du comte de Bussy a sa famille sur le bon usage des prosperités. "Dernière étape d’un parcours littéraire hors du commun, le Discours du comte de Bussy à sa famille sur le bon usage des prospérités date de 1692. Il témoigne avec éclat de la maîtrise d’un art d’écrire assidûment cultivé durant les années d’exil. Sa richesse a pourtant longtemps été masquée par l’Histoire en abrégé de Louis le Grand, publiée en 1699 et dont il a fourni la matière – Bussy avait écarté l’idée même de publication, préférant réserver la lecture de son manuscrit à quelques lecteurs habilement choisis, dont le roi. Soigneusement calligraphié, le manuscrit autographe compte 136 pages et se divise en quatre parties fort inégales : trois Vies en abrégé (le cardinal Mazarin, la chancelier Le Tellier, le duc de Beauvillier) et une Histoire en abrégé de Louis le Grand quatorziesme du nom qui développe sa chronologie des folios 17 à 136. En dépit de ce déséquilibre, le texte doit être lu en son entier tant sa composition est soigneusement méditée. Premièrement, le choix des biographies semble concentrer les prospérités sur le règne de Louis XIV, autour de la figure duquel toute l’œuvre est organisée, comme si ses sujets n’avaient d’histoire que la sienne. Deuxièmement, cette construction suggère un parallèle avec Les Illustres malheureux, où Bussy occupe la place d’honneur. Au fond, il s’agit ici de l’auteur et de sa relation avec le roi. La singularité du Discours tient à la construction d’une œuvre littéraire pour conforter un statut qui n’est pas celui d’auteur, ainsi que l’indique le choix de la forme du discours : Bussy n’écrit pas en historien et encore moins en historiographe. Il a bel et bien pris acte du refus par le souverain de ses offres de service, d’où cette appropriation du genre de l’exemplum. En revanche, il ne désespère pas sinon de regagner sa faveur, du moins d’obtenir de nouvelles grâces. L’adresse initiale à ses enfants, destinataires officiels d’un manuscrit conçu pour le roi, suggère que l’adoucissement de ses malheurs pourrait bien préluder à leur prospérité. À l’intelligence de la composition correspond une écriture soigneusement polie et reprise jusque sur le manuscrit destiné à circuler. Bussy travaille plus d’une année à son ouvrage. Chaque mot y est choisi, chaque nuance est voulue. Avec ses phrases courtes et coupées, le style est non pas noble, mais fier malgré l’admiration vouée au souverain, ainsi que le montrent a contrario les nombreuses corrections apportées pour l’édition partielle de 1699. Pour pleinement goûter un tel texte, il convient d’accepter la place que l’auteur a réservée à son lecteur. Or Bussy feint d’écrire à ses enfants pour mieux toucher le roi et se représente dans cette posture. Le choix d’une diffusion par le manuscrit renforce l’effet recherché par la composition. Il découle de cette mise en scène que l’éloge, sincère par nécessité, se mesure à l’aune d’une convention : nulle flagornerie, donc, dans un exercice qui crée une distance inattendue par rapport à l’objet de la flatterie. Les leçons tirées des trois Vies en abrégé proposent d’ailleurs quelques règles précieuses pour les courtisans : Le Tellier est vanté pour avoir su rester pendant l’exil de Mazarin lui rester fidèle sans se brouiller avec ses adversaires, de sorte qu’ami de tout le monde, il avait l’assurance de rester ministre… L’auteur met dans cette ultime œuvre toutes les qualités qui ont durablement assuré le succès des précédentes. Plus encore que dans l’Histoire amoureuse des Gaules, on y goûtera l’habileté de la composition et l’on n’y trouvera pas moins d’esprit que dans la correspondance car le maître épistolier, qui avait transformé son discours de réception à l’Académie en épître, développe désormais son Discours avec virtuosité. Surtout, alors que le mémorialiste semblait s’interroger sur les causes d’une disgrâce à la dureté incompréhensible, il revisite ici l’histoire avec optimisme. Car, et ce n’est pas le moindre paradoxe de Bussy, cet homme qui a encouru la prison et l’exil pour ses écrits et qui n’avait cessé d’écrire avec l’espoir de retrouver la place qu’il ambitionnait à la cour comme à la guerre, choisit d’afficher son renoncement pour mieux remplir ses vues, d’où un incipit dans la grande tradition des Mémoires nobiliaires : l’œuvre du « dévot papelard » commence par détourner une convention littéraire. Voilà décidément un Discours à redécouvrir !" (Christophe Blanquie) Références : OHR, 672 (planche des armoiries du comte d'Hoym). BON EXEMPLAIRE AUX ARMES DU COMTE D'HOYM DE L'HISTOIRE EN ABRÉGÉ DE LOUIS XIV.
À Paris, Chez Onfroy, 1788 in-12, XII-468 pp., basane fauve, dos lisse orné, tranches rouges (rel. de l'époque). Petit manque à la coiffe supérieure, coins usés, épid. sur le plat supérieur.
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Aubenas, Imprimerie Clovis Habauzit, 1926 in-8, 110 pp., demi-chagrin bleu nuit, dos lisse, double filet à froid sur les plats, armes sur le contreplat, tête dorée, couverture conservée (reliure de l'époque).
Unique édition. Jean Régné (1883-1954) fut archiviste de l'Ardèche de 1910 à 1946, et ce fut son unique poste.Exemplaire aux armes de la famille du marquis des Roys [Ernest-Gabriel, marquis des Roys de Lédignan Saint-Michel, 1836-1903], et vignette ex-libris contrecollée sur les premières gardes.Bel exemplaire. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Privas, chez l'auteur, 1924 in-8, 7 pp., puis pp. 33-49, avec 2 collettes ronéotypées, demi-chagrin bleu nuit, dos lisse, double filet à froid sur les plats, armes sur le contreplat, tête dorée, couverture conservée (reliure de l'époque).
Très rare. Jean Régné (1883-1954) fut archiviste de l'Ardèche de 1910 à 1946, et ce fut son unique poste.Exemplaire aux armes de la famille du marquis des Roys [Ernest-Gabriel, marquis des Roys de Lédignan Saint-Michel, 1836-1903], et vignette ex-libris contrecollée sur les premières gardes.Bel exemplaire. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Annonay, Imprimerie Decombe frères, 1932 (1935) in-8, 30 pp., un f. n. ch., pp. 91-112 [Rapport de l'archiviste départemental pour 1934-35], demi-maroquin bleu nuit, dos lisse, double filet à froid sur les plats, armes en pied, tête dorée, couverture conservée (reliure de l'époque).
Très rare. Jean Régné (1883-1954) fut archiviste de l'Ardèche de 1910 à 1946, et ce fut son unique poste.Exemplaire aux armes de la famille du marquis des Roys [Ernest-Gabriel, marquis des Roys de Lédignan Saint-Michel, 1836-1903], et vignette ex-libris contrecollée sur les premières gardes.Bel exemplaire. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Annonay, Imprimerie Decombe frères, 1929 in-8, 24 pp., demi-chagrin bleu nuit, dos lisse, double filet à froid sur les plats, armes sur le contreplat, tête dorée, couverture conservée (reliure de l'époque).
Tirage à 2000 exemplaires. Jean Régné (1883-1954) fut archiviste de l'Ardèche de 1910 à 1946, et ce fut son unique poste.Exemplaire aux armes de la famille du marquis des Roys [Ernest-Gabriel, marquis des Roys de Lédignan Saint-Michel, 1836-1903], et vignette ex-libris contrecollée sur les premières gardes.Bel exemplaire. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Annonay, Imprimerie Decombe frères, 1930 in-8, 25 pp., un f. n. ch., demi-chagrin bleu nuit, dos lisse, double filet à froid sur les plats, armes sur les contreplats, tête dorée, première couverture conservée (reliure de l'époque).
Jean Régné (1883-1954) fut archiviste de l'Ardèche de 1910 à 1946, et ce fut son unique poste.Exemplaire aux armes de la famille du marquis des Roys [Ernest-Gabriel, marquis des Roys de Lédignan Saint-Michel, 1836-1903], et vignette ex-libris contrecollée sur les premières gardes.Bel exemplaire. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Annonay, Imprimerie Decombe frères, 1928 in-8, 16 pp., demi-chagrin bleu nuit, dos lisse, double filet à froid sur les plats, armes sur le contreplat, tête dorée, couverture conservée (reliure de l'époque).
Jean Régné (1883-1954) fut archiviste de l'Ardèche de 1910 à 1946, et ce fut son unique poste.Exemplaire aux armes de la famille du marquis des Roys [Ernest-Gabriel, marquis des Roys de Lédignan Saint-Michel, 1836-1903], et vignette ex-libris contrecollée sur les premières gardes.Bel exemplaire. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Petit in-8 (176 x 135 mm), maroquin rouge grenat, dos à cinq nerfs, auteur, titre et date dorés entre-nerfs, meuble héraldique à tête daigle doré en pied, armes dorées au centre des plats (Sir Robert Abdy), doublure de maroquin encadrée dun filet doré, bordant les contreplats et les gardes, tête dorée (reliure signée Sangorski & Sutcliffe, London), (2) f. blancs, 61, (3) pages, planche frontispice gravée. Paris, Charavay frères [imprimé par Cl. Motteroz], 1881.
Edition originale de cette nouvelle du marquis de Sade, établie fidèlement par Anatole France daprès le manuscrit autographe. D'abord composée pour prendre place dans le recueil 'Les Crimes de lamour', loeuvre navait jamais été publiée.Frontispice gravé à leau-forte par G. Charpentier; page de titre ornée dun grand encadrement de style rocaille imprimé en sépia; bandeaux et culs-de-lampe."Ce conte, édité par Anatole France, est présenté dans sa notice comme une nouvelle qui lui sert de prétexte pour évoquer 'le malade et la maladie' ainsi que ses écrits monstrueux" (J.-C. Abramovici, "Lintrinsèque incomplétude de loeuvre sadienne", in 'Éditer les O.C.', 2022, p. 2).(Lely, 'Vie du Marquis de Sade', 1982, p. 675).Tirage limité à 269 exemplaires; celui-ci un des 250 sur hollande (n° 137).Envoi autographe signé dAnatole France: "A Eugène Richtenberger [homme de lettres critique dart, 1856-1920], léditeur de ce conte innocent".Exemplaire enrichi dun bifeuillet remplié, contrecollé au premier feuillet blanc: "1924-1925, Three New Poems by Douglas Ainslie freighted with Best Wishes for you from the author, The Athenaeum Pall Mall".De la bibliothèque du célèbre bibliophile Sir Robert Abdy (1896-1976), relié à ses armes et portant son ex-libris gravé.Très bel exemplaire, non rogné, couverture et témoins conservés, très bien relié par Sangorski & Sutcliffe, lun des meilleurs ateliers britanniques de reliure de la période.
Paris, Librairie Perrin, 1911. In-12, 268 pp., relié demi-chagrin, dos lisse orné, initiales A.S. couronnées dorées en pied du dos, tête dorée, couvertures conservées.
Edition originale sur papier ordinaire. (C4)
Paris, Calmann-Lévy, 1890. In-12, 312 pp., relié demi-maroquin brun à coins, dos à nerfs orné des initiales A.S. couronnées dorées en pied, tête dorée, couvertures conservées, non-rogné. (reliure de E. Boutier). Trace de mouillure en pied de 3 feuillets.
Edition originale à grande marges, un des 60 exemplaires sur papier de Hollande. (C4)
(Deux rarissimes ouvrages sur l'électrothérapie au XVIIIe siècle, en édition originale, dans une superbe reliure en maroquin armorié du temps) SANS (abbé). "GUERISON DE LA PARALYSIE, PAR L'ELECRICITE, OU CETTE EXPERIENCE PHYSIQUE EMPLOYEE AVEC SUCCES DANS LE TRAITEMENT DE CETTE MALADIE REGARDEE JUSQUES A PRESENT COMME INCURABLE". 1772, Paris, Cailleau. (relié avec:) "GUERISON DE LA PARALYSIE, PAR L'ELECTRICITE; OUVRAGE... DANS LEQUEL ON EXPOSE LA METHODE QU'IL FAUT SUIVRE POUR GUERIR LA PARALYSIE PAR L'ELECTRICITE...". 1778, Paris, Cailleau. 2 ouvrages en 1 volume in-8° (166x101 mm) (dimensions pages 159x94 mm) I: (1) frontispice gravé, (8) ff. (faux-titre, dédicace, préface et table), 150 pp., 2 figures sur 1 planche dépliante. (a8, A-F12, G2) II: (1) frontispice gravé, (1) faux-titre, (1) titre, XXVII pp. (lettre), (1) p. (table), 234 pp., (1) f. (approbation), 4 planches dépliantes. (a12, b2, A-I12, K10) Reliure armoriée de l'époque en maroquin rouge. Encadrement avec triple filet doré sur les plats, petites fleurs aux angles et armoiries au centre. Dos lisse divisé en compartiments avec fleurons et décorations dorés et pièce de titre en maroquin olive. Filet doré sur les coupes et roulette intérieure dorée. Tranches dorées. Gardes de papier bleuté. Editions Originales, rares. Très rare le second ouvrage. Infime usure à un coin. Un petit trou de ver au pied du dos. Très petit manque de cuir à la charnière du premier plat. Très bel exemplaire dans une reliure en maroquin armorié du temps. Provenance: Exemplaire aux armes dorées de Mgr. Joseph-Dominique de Cheylus (Avignon, 1717 - Jersey, 1797), évêque de Bayeux et premier Aumônier de la Comtesse d'Artois. L'abbé de Cheylus, fut évêque de Cahors (1766) et de Bayeux (1777) avec, pour celle-ci, une rente annuelle de 90.000 livres. Premier Aumônier de la Comtesse d'Artois, en 1790 il devient maire de Bayeux; mais il refuse de prêter serment à la constitution civile du clergé. Il émigre à Jersey. Sa riche bibliothèque fut séquestrée et confisquée au profit de la Nation et M. Simien Despréaux, en 1793, fut chargé d'en rédiger l'inventaire (seul l' "Inventaire des livres trouvés dans la bibliothèque de l'émigré Cheylus, Théâtre et Poésies et Romans" subsiste, avec 145 ouvrages en 495 volumes). "L'importance de la bibliothèque de l'évêque est considérable et son inventaire mériterait d'en être dressé. Lorsque ces livres seront réclamés en mai 1803 par ses héritiers, les commissaires feront valoir que les 4082 volumes étiquetés Aa (c'est à dire provenant de la bibliothèque de Mgr. de Cheylus) par M. Simien Despréaux dans le dépôt A constituent une collection d'ouvrages précieux de toutes les parties de l'histoire, de la littérature et des sciences". ("Des chanoines et des livres. Actes du colloque sur la bibliothèque du Chapitre de la cathédrale de Bayeux Basse-Normandie Drac", 2014) (LCPCMED-0001) (4.500,00 €)
(Deux rarissimes ouvrages sur l'électrothérapie au XVIIIe siècle, en édition originale, dans une superbe reliure en maroquin armorié du temps) (www.cepays-ci.com)
A Londres, chez Jean Nourse, 1740. Un vol. au format in-12 (168 x 103 mm) de 2 ff. bl., 5 ff. n.fol., 465 pp. et 1 f. bl. Reliure de l'époque de plein veau glacé et moucheté brun, armes ducales dorées au centre de chacun des plats, dos à nerfs orné de filets gras à froid, caissons d'encadrement dorés, larges fleurons dorés, semis d'étoiles, de cercles et de pointillés dorés, titre doré, palette dorée en queue, roulette dorée sur les coupes, tranches mouchetées.
Exemplaire revêtu d'une reliure aux armes ducales (non identifiées). Tome deuxième seul (sur 4) ; cependant complet en tant que tel. Il n'est en effet ici dévolu qu'à ce qui a trait au gouvernement temporel et se propose ''d'examiner la conduite du souverain lorsque celui-ci régnera''. ''L'ouvrage fut mis à l'index en 1745''. (in Barbier). ''L'ouvrage fut composé pour le Duc de Savoie, depuis Roi de Sardaigne''. (in Quérard). Barbier II, Dictionnaire des ouvrages anonymes, 926 - Quérard II, La France littéraire, p. 652 - Brunet VI, Manuel du libraire et de l'amateur de livres, 423 - Cioranescu I, Bibliographie de la littérature française du XVIIIème, 26299. Petites altérations superficielles affectant chacun des plats. Cerne claire en marge des feuillets. Infime travail de ver affectant les fonds de cahiers de plusieurs feuillets. Infime manque angulaire affectant un feuillet. Du reste, bonne condition.
Joannis Baptistae Sansolii. Victorini operum omnium. Editio tertia in qua reliqua opera. Tomus secondus. In 12 plein cuir fauve raciné à nerfs, pièce de titre et tomaison cuir rouge, fers, roulette, filets dorés. Titre, 350 pages, 2 pages approbation. Parisiis apud spiritum BILLIOT 1729. Reliure aux armes.
Lugduni Batavorum Ex Officina Ioannis Maire, 1643, 1 volume in-12 de 160x100x30 mm environ, 3 ff.blancs, 390 pages, 1f. (errata),3 ff.,blancs, reliure aux armes, plein veau marbré fauve, dos à 4 nerfs portant titres dorés, orné de caissons à motifs dorés, armoiries dorées sur chaque plat, coupes dorées tranches finement mouchetées de rouge. Ors ternis, mors en partie fendus mais structure solide avec manque de cuir par endroits, une coiffe ébréchée, une coiffe arasée, des rousseurs rares et pages brunies.
Claude Saumaise, Claudius Salmasius en latin, né le 15 avril 1588 à Semur-en-Auxois et mort le 3 septembre 1653 à Spa, est un humaniste et philologue français. Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
Turin, Imprimerie royale, s.d. (1759) in-8, XXXX pp., 372 pp., [2] ff. n. ch. (imprimatur et errata), avec un portrait gravé de Charles-Emmanuel III en médaillon en haut de la dédicace, basane fauve marbrée, dos lisse cloisonné et fleuronné, armes sur les plats, pièce de titre, tranches rouges Armes un peu usées au premier plat.
Edition originale de ce texte qui forme une commande officielle : c'est le Roi de Sardaigne qui avait demandé un traité clair et pratique contre l'usage du duel judiciaire, qui privait souvent la maison de Savoie de ses meilleurs éléments, comme cela avait été le cas dans la France du premier XVIIe siècle. En dépit de ses deux sorties (1759 et 1761), ce traité sur les duels du théologien barnabite Sigismond Gerdil (1718-1802), futur cardinal, est fort peu commun : professeur de théologie morale à l'Université de Turin, de tendances conciliantes et rationalistes, ce religieux avait déjà été remarqué non seulement par le pape Benoît XIV, mais aussi par le Roi de Sardaigne Victor-Emmanuel III, qui en fit le précepteur de son fils aîné le Prince de Piémont (futur Victor-Emmanuel IV). Il dirigea ultérieurement la Congrégation de la Propagande (à partir de 1795).Cioranescu, XVIII, 30357. Thimm, Fencing & duelling, p. 113.Exemplaires aux armes d'Ercole Gian Antonio Turinetti de Prié [Priero] (1717-1781), poussées au centre des plats. L'homme, quoique oisif et adonné au jeu, fut une figure émouvante de l'Europe des Lumières : ami des arts et des sciences, correspondant avec Diderot, Voltaire ou Casanova, il se fit l'introducteur dans le très pieux Royaume de Sardaigne de la littérature prohibée du siècle, notamment celle qui poussait aux idées nouvelles. Accessoirement, sa femme fut un temps la maîtresse de Vittore Alfieri.Cf. Rietstap II, 950. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Augustin Courbé, 1656-1660. 10 volumes in-12 (176 x 113 mm), 8 ff. n. ch., 604 pp. ; 2 ff. n. ch., pp. 605 à 1383 mal chiffrées 1443, 4 pp. n. ch. ; 3 ff. n. ch., 603 pp. mal ch. 630 ; 2 ff. n. ch., pp. 609 à 1483 mal chiffrées 1481, 4 pp. n. ch. ; 3 ff. n. ch., 602 pp. mal ch. 604 ; 2 ff. n. ch., pp. 607 à 1604, 4 ff. n. ch. ; 3 ff. n. ch., 614 pp. ; 2 ff. n. ch., pp. 617 à 1511 mal ch. 1464, 4 ff. n. ch. ; 3 ff. n. ch., 544 pp. ; 2 ff. n. ch., pp. 545 à 1324 pp. mal ch. 1156, 4 ff. n. ch. Veau brun, petites armes dorés au centre des plats, dos à nerfs orné, roulette sur les coupes, tranches marbrées, des frottements et des restaurations anciennes, accroc à la coiffe supérieure du tome 10, tomes 3 et 5 inversés, petit manque angulaire de papier dans la marge au frontispice du tome 1, petite auréole marginale à six feuillets, tache d'encre dans la marge inférieure de la page 151, carte du Tendre rognée en pied sur environ 1 cm, renforcée au dos, comportant deux petites taches d'encre dans la partie haute, défaut de papier dans la marge inférieure de la page 453 et petits manques de papier marginaux p. 579 du tome 1 ; petits manques de papier dans la marge de 7 feuillets au tome 2, déchirure sans manque et petite tache brune p. 751 ; petit manque de papier marginal p. 337 du tome 3, légère trace de mouillure en pied ; légère trace de mouillure dans le coin inférieur des 100 premiers feuillets du tome 4, cahier Yyy en double, déchirure angulaire marginale p. 1213, auréole jaune aux 7 derniers feuillets ; petite tache d'encre dans la marge supérieure des pp. 159 à 166 du tome 5 ; perte de papier angulaire marginale p. 831 du tome 6, trace de mouillure pp. 641 à 656 ; déchirure sans manque p. 135, petits manques de papier marginaux à trois feuillets pp. 153 à 156, p. 205 et p. 585, petites salissures sans gravité p. 302 et 303 au tome 7 ; petites taches brunes éparses pp. 23 et 24 du tome 9 ; petits manques de papier marginaux pp. 679, 1079, 1299 à 1301 et 1323 du tome 10, petite tache marginale pp. 1061 à 1064 (reliure de l'époque).
Le grand roman de Mademoiselle de Scudéry. Ce roman fut publié de 1654 à 1660 et connut un succès immédiat qui donna lieu à des réimpressions continues. Les deux derniers tomes de cet exemplaire sont en édition originale. L'illustration se compose de cinq titre-frontispices, un portrait de Mademoiselle de Longueville, quinze figures, et la célèbre Carte du Tendre dépliante, le tout gravé sur cuivre. Cette grande composition romanesque est un roman à clés dans lequel les contemporains aimaient à y retrouver différents personnages de la noblesse française. Madeleine de Scudéry (Le Havre, 1607-Paris, 1702) fréquenta dès son arrivée à Paris en 1639 l'hôtel de Rambouillet, au moment de son plus grand éclat. Elle se fit une réputation qui lui attira l'amitié de ce que la société comptait de plus distingué. Avec sa Carte du Tendre à la géographie galante, elle donna un élan décisif à la vogue de tout ce qui touchait à la galanterie et à la préciosité. L’exemplaire du duc de Penthièvre, à ses armes, et de Louis Phillippe d’Orléans.Louis de Bourbon (château de Rambouillet, 1725-château de Bizy à Vernon, 1793) succéda à son père dans ses charges d'amiral de France, de gouverneur de Bretagne et de grand veneur de France. Sa fortune faisait de lui l'un des hommes les plus riches d'Europe. Il fut aussi un très grand bibliophile et ne cessa d’enrichir la bibliothèque du comte de Toulouse, son père.Les volumes de cet exemplaire portent, outre ses armes sur les plats, les cachets de la Bibliothèque royale et du château d'Eu. L’ouvrage était devenu, par héritage en 1793, la propriété de Marie-Adélaide de Bourbon, duchesse d’Orléans, fille unique du Duc de Penthièvre. En 1811 le château fut intégré au domaine impérial puis restituéee à la duchesse d’Orléans en 1814.L’ouvrage est donc resté au Chateau d’Eu et à la mort de la duchesse d’Orléans en 1821, son fils le roi Louis Philippe d’Orléans en hérita. Cet exemplaire entra alors dans les collection royales. Exemplaire ducal, impérial puis royal, en reliure strictement contemporaine.Tchemerzine, Éditions originales et rares XVe-XVIIIe siècles, V, p. 782. Laffont-Bompiani, Dictionnaire des auteurs de tous les temps et de tous les pays, IV, p. 275. O.H.R., Manuel de l’amateur de reliures armoriées françaises, pl. 2609.
[SMITH, Elisha] [Exemplaire relié aux armes d'un descendant de la famille Von Basta, comte de Hust]
Reference : AMO-4509
(1737)
London, Printed for the Author ; and sold by W. Innys and R. Manby, 1737 3 parties reliées en 2 volumes in-8 (23,6 x 15 cm) de (13)-XXXII-431-(1 bl.) et (10)-352 pages, suivi de "An Appendix in Answer to a Book, etc." en pagination séparée de 85-(27) pages. Reliure strictement de l'époque plein maroquin noir, dos à nerfs richement ornés aux petits fers dorés, large dentelle dorée en encadrement des plats, armoiries dorées au centre des plats, roulette dorée sur les coupes et en encadremen intérieur des plats, doublures et gardes de papier peigne, tranches dorées. Légères marques aux reliures, sans gravité. Petits manques aux pièces de titre et sur un bord de coiffe (coiffe supérieure du premier volume), coins légèrement frottés ou usés, sans gravité, armoirires dorées sur le premier plat du premier volume légèrement frottées. Intérieur en bon état, imprimé sur beau papier fort à grandes marges (large paper).
Deuxième édition parue en juillet 1737. Cette deuxième édition parait quelques mois seulement après la première qui parait en 1736. L'Appendice est ici en édition originale. L'ouvrage connaîtra le succès et sera réédité encore en 1739 (troisième édition) puis encore en 1740. De notre édition de 1737 il existe deux tirages, l'un proposé à 6 shillings sur papier ordinaire et l'autre imprimé sur grand papier de Hollande et proposé à 10 shillings (notre exemplaire - le prix de vente est indiqué au bas de la page de titre du premier volume). "Smith's Cure of Deism is an able work, and frequently quoted by Bp. Van Mildert in his Boyle's Lectures. It controverts the notions of Herbert, Hobbes, Toland, Tindal, Collins, Mandeville, Woolston, Morgan, Chubb, and others, and has been translated into the German language. In the preface he alludes to Morgan." Dans la Bibliothèque raisonnée des ouvrages savants de l'Europe, volume 17 (année 1736), on lit : "Un Théologien anonyme [Elisha Smith] a publié un ouvrages, qu'il regarde comme un remède infaillible contre le Déisme. The Cure of Deism, etc., c'est à dire : Moyen de guérir le Déisme, en faisant savoir que le système du médiateur Jésus-Christ est la seule véritable Religion. Pour servir de réponse aux objections qu'on fait naître, et à l'idée très imparfaite de la relifion naturelle et du christianisme, que nous donnent les deux oracles du Déisme, l'Auteur du Christianisme aussi ancien que le Monde, et l'Auteur des Caractéristiques, divisé en deux volumes : écrit selon une nouvelle méthode. Par un ministre de la Campagne. L'auteur des Caractéristiques, que ce théologien n'a pas voulu nommer, c'est le défunt Comte de Shaftsbury [Shaftesbury] ; et il le met à la tête des Déistes. "Le noble auteur des Caractéristiques, diit-il, le premier en date, et le plus en vogue, lance plusieurs traits contre les Miracles, comme s'ils ne prouvaient rien. Il s'est mis à la tête des Déistes modernes pendant plusieurs années, et c'est peut-être le plus subtil Adversaire qui ait écrit contre la Religion Chrétienne. Son pernicieux dessein a été formé d'une manière si couverte et si artificieuse, qu'il n'y a que les personnes initiées qui le comprennent ; on s'y trompe ordinairement, il est même quelquefois applaudi par de très bons Chrétiens, etc." Du reste, il soutient que le Déisme et le Papisme se produisent réciproquement, et qu'il n'y a qu'un pas à faire de l'un à l'autre." La troisième édition donnée en 1739 donne le nom de l'auteur : Elisha Smith, Rector of Tidd S. Giles in the Isle of Ely, and Castle-Rising, in Norfolk. On a de cet auteur plusieurs sermons et ouvrages de théologie. Smith luttait contre les idées développées par les Déistes. Le déisme en Angleterre vers 1730 était une perspective religieuse qui émergea pendant le Siècle des Lumières. Les déistes croyaient en un Dieu créateur, mais ils rejetaient souvent les dogmes religieux traditionnels, les miracles et les manifestations surnaturelles. Ils préconisaient une approche rationaliste de la foi, soulignant la raison plutôt que la révélation divine. Certains déistes influents de l'époque comprenaient John Locke, Anthony Collins et Matthew Tindal. Les déistes soutenaient souvent la séparation de l'Église et de l'État, prônant la liberté de pensée et de conscience. Ils étaient critiques envers l'autorité religieuse établie et mettaient en avant l'idée que la compréhension de Dieu pouvait être atteinte par la raison et l'observation de la nature plutôt que par la foi aveugle. Le déisme a eu une influence significative sur la pensée philosophique et politique de l'époque, contribuant à la formation de la laïcité et de la tolérance religieuse en Occident. Bien que le déisme ait été une force importante au XVIIIe siècle, il a progressivement cédé la place à d'autres mouvements intellectuels et religieux au cours du XIXe siècle. Provenance : Exceptionnel exemplaire relié aux armes d'un membre de la famille Von Basta (Flandres), comtes de Hust ou Hulst, comtes du Saint Empire. Le premier membre de la lignée est Giogio Basta (1544-1607). Annobli en 1605, fait comte du Saint Empire, son titre est transmissible « à tous ses enfants et descendants légitimes de l'un et de l'autre sexe ». Hust est alors une petite ville de la Ruthénie (petite région montagneuse d’Europe centrale située à cheval sur les Carpates ukrainiennes, polonaises et slovaques, aujourd'hui à l'extrême-ouest de l'Ukraine). Le ou La Von Basta qui nous intéresse ici vécut dans la première moitié du XVIIIe siècle, la reliure étant strictement d'époque, autour de 1737. Le nom de notre possesseur doit se trouver dans l'ouvrage intitulé : Basta, Comte d'Hust, sa vie, sa famille et sa descendance (Paris, 1968, par D. Labarre de Raillicourt). Se référer également à l'ouvrage d'Octave Le Maire intitulé : Les Comtes d'Hust et du Saint-Empire, descendants du Général comte Basta (1550-1607). Bruxelles, 1966. Notre exemplaire contient une intéressante note manuscrite d'analyse de l'ouvrage rédigée en français et placée à la fin du deuxième volume, au verso du dernier feuillet blanc. Cette note rédigée vraisemblablement à l'époque par le premier possesseur du volume, est donc de la main de celui a qui appartiennent ces armes. Ex libris L. Froissart (Ludovic Froissart). Sa bibliothèque fut vendue en janvier 1977. L. Froissart possédait plusieurs beaux spécimens de reliures décorées armoriées du XVIIIe siècle. Bel exemplaire tiré en grand papier relié à l'époque en maroquin aux armes d'un comte du Saint Empire Romain Germanique descendant de Georgio Basta, comte de Hust.
Paris, Durand, Pissot, 1751 2 parties en un vol. in-12, x-258-[2]-314 pp., avec 5 planches zoologiques hors-texte, basane fauve marbrée, dos à nerfs orné de fleurons à froid, armes en pied, encadrement de simple filet à froid sur les plats, armes au centre, tranches mouchetées (reliure de l'époque). Coiffes et mors restaurés.
Édition originale de la traduction française. L'auteur fut envoyé en 1726 par la "Compagnie royale d'Afrique en Angleterre" pour lever les plans, dessins et vues de ses forts et de ses établissements sur la côte de Guinée. La relation de son voyage fut publiée pour la première fois en anglais en 1744 à Londres.Gay 2823. Sabin 84561.Aux armes de Gabriel-Jérôme de Bullion d'Esclimont, répétées sur le dos. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
1771 Paris, Vincent , 1771; in-8°, plein veau brun marbré, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs ornés de compartiments de filets dorés et petits fers dorés , titre doré sur étiquette de maroquin vieux-rouge, armes dorées au centre des 2 plats, tranches marbrées; VIII, 744pp. et 2 planches dépliantes d’instruments. Exemplaire aux armes de Jean-Baptiste-Julien Taitbout de Marigny, greffier en chef de la ville de Paris de 1737 à 1777 et conservateur des hypothèques, il fut reçu chevalier de Saint-Michel en 1758 ( cf. O.H.R.1237).
Coins émoussés, petit manque à la coiffe supérieure, les marbrures foncées du cuir ont parfois brulé le cuir provoquant de petites épidermures et petits manques aux ors des armes, trace de doigt dans la marge interne du titre.( F.D.13). ( Reu-CH1 )
Paris, Imprimerie de Clousier, 1781-[1783] 9 (sur 18) parties en un vol. in-8, pagination multiple, maroquin vieux-rouge, dos lisse cloisonné et fleuronné, pièce de titre verte, encadrement de triple filet doré sur les plats, armes au centre, simple filet doré sur les coupes, tranches dorées, guirlande dorée en encadrement sur les contreplats (reliure de l'époque).
Tête de collection de ce qu'il faut bien considérer comme un périodique, et dont la publication continua jusqu'en 1789, constituant 18 livraisons, qu'il est rarissime de trouver au complet. Les contributions sont diverses (de Bruni, de l'abbé Soulavie, du duc de Charost, de Brun de Rostaing), mais l'architecture d'ensemble remonte à Claude-Antoine de Thélis (1730-1790), philanthrope forézien, qui unissait à une expérience militaire des vues novatrices sur l'éducation des humbles de la campagne : il avait en effet fondé, dans le village d'Issy, une petite école pratique composée d'abord de vingt-quatre orphelins. Il put en recevoir un plus grand nombre les années suivantes ; et malgré les critiques dont on ne cessait de l'accabler, il la soutint jusqu'en 1787.Nous avons :1. Premier mémoire, janvier 1781 : 56 pp. - 2. Mémoires concernant les écoles nationales militaires. Deuxième mémoire, février 1782 : 8 pp. - 3. Mémoires concernant les écoles nationales militaires. Troisième mémoire, mars 1782. Nouvelles vues sur l'éducation, par M. de B. [Bruni] : 36 pp. - 4. Mémoires concernant les écoles nationales militaires. Quatrième mémoire, avril 1782 : 24 pp. sur papier bleuté. - 5. Mémoires concernant les écoles nationales militaires. Cinquième mémoire, mai 1782 : 24 pp. - 6. Mémoires concernant les écoles nationales militaires. Sixième mémoire, juin 1782 : 30 pp. - 7. Mémoires concernant les écoles nationales militaires. Septième mémoire : 64 pp. - 8. Mémoires concernant les écoles nationales militaires. Huitième mémoire : 34 pp. - 9. Mémoires concernant les écoles nationales militaires. Neuvième mémoire : 38 pp.Cf. INED 4301 (pour le Plan d'éducation nationale du même auteur, paru en 1779).Très bel exemplaire aux armes non identifiées. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
[Paris] imprimé sur les débris de la Bastille, juin 1790 [suivi de:] s.l.n.d., s.n. In-12, 96+16 pp., maroquin rouge de Pagnant, triple filet doré en encadrement sur les plats, un blason coupé de Béarn et de Navarre surmonté d'une couronne royale doré au centre, dos orné de caissons dorés, titre, date et lieu dorés au dos, dentelle intérieure dorée, tranches dorées, étui (traces de vitre, petites taches, frottements à l'étui).
Seconde édition selon Barbier qui mentionne une première édition en 1784, dont le lieu d'édition se trouve "à cent lieues de la Bastille" (en réalité, l'ouvrage est publié à Londres), que le passage de la Révolution française transformera ici en "imprimé sur les débris de la Bastille". Ce texte a censément été rédigé en réponse à un "libelle diffamatoire écrit en 1781" dont la parution aurait été stoppée à cause des menaces subie par son auteur. À la vérité, sous prétexte de défendre son honneur, l'auteur de ce pamphlet ne fait que relater la succession des vices de Louis-Philippe d'Orléans, surnommé Philippe Égalité. Le second ouvrage qui compose cette réunion est du même acabit et prend la forme d'un monologue par le Comte d'Artois confessant ses crimes et ses vices. Il a paru pour la première fois en 1789 et a connu plusieurs rééditions selon Tourneux qui ne cite pas la présente édition en seize pages contre une trentaine pour les précédentes. Belle réunion de pamphlets révolutionnaires dans une reliure aux armes. Tourneux, IV, 21525; Tourneux, IV, 21449. Voir photographie(s) / See picture(s). * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.