8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 France-Empire, 1950, pt in-8°, 268 pp, 12 pl. de gravures hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
Letizia Ramolino, d'ascendance lombarde, épousa à quatorze ans, en 1764, Carlo Buonaparte. De ses treize enfants, huit survécurent, dont Napoléon – Nabulio pour sa mère – était le second fils. Veuve tôt, elle se consacra à la seule éducation de ses enfants, refusant les partis que sa beauté suscitait. Dévote et frugale, raide et rude, elle le demeura pendant les fastes de l'Empire, qui ne l'éblouirent pas. Ayant rejoint l'Empereur à l'ïle d'Elbe, elle revint à Paris durant les Cent-Jours et, après Waterloo, se retira à Rome, où elle vécut jusqu'à sa mort dans dans une retraite qui ne faisait pas oublier qu'elle avait donné le jour à un empereur, trois rois, une reine, un prince, une princesse et une grande-duchesse. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Denoël, 1987, in-8°, 330 pp, 29 gravures sur 16 pl. hors texte, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état (Coll. L'Aventure coloniale de la France)
La construction d'un nouveau domaine colonial a été largement amorcée au cours du demi-siècle qui a suivi Waterloo. Malgré l'échec de la politique émancipatrice des assemblées révolutionnaires, l'indifférence de Napoléon 1er à l'égard du problème colonial, les hésitations de la monarchie de Juillet et de Napoléon III face à l'encombrante et pénible conquête de l'Algérie, de solides points d'appui ont pu être construits outre-mer. De cette vaste fresque, que Jean Martin éclaire par les recherches les plus récentes, se détachent les portraits des conquérants et des défricheurs venus de France – marins, soldats, religieux, administrateurs, commerçants – comme ceux de leurs adversaires, souverains issus de la tradition ou chefs nés de l'insurrection : Bugeaud et Abd el-Kader en Algérie, Doudard de Lagrée et Francis Garnier en Indochine, Faidherbe et El-Hadj Omar au Sénégal, Toussaint-Louverture et Victor Schoelcher aux Antilles. — "... En l'espace d'un peu plus d'un demi-siècle, la France, rassemblant les débris épars de son ancien empire, parvient à jeter les bases de son expansion coloniale moderne. Dès la période qui sépare 1815 de 1870, malgré les succès et les avancées, c'est l'incertitude, l'absence de doctrine cohérente qui dominent. Il faut attendre la IIIe République pour voir le radical et saint-simonien Paul Leroi-Beaulieu assembler un corps de doctrine relativement homogène alors que la construction de l'empire était déjà largement entamée. Simultanément, la France découvrait un islam proche, peintres et écrivains faisaient connaître le visage d'un autre monde, d'autres peuples ; à ce titre l'« algérianisme » ouvrait la voie à l'orientalisme, tel Eugène Fromentin aussi grand peintre qu'il fut grand écrivain. Mais restaient à venir les véritables bâtisseurs d'empire que furent Brazza, Ferry, Lyautey qui achevèrent de 1880 à 1912 l'entreprise amorcée avant la funeste année de 1871. Ajoutons qu'outre un index des noms propres, l'épopée en tableau synoptique procure une vision globale et fournit un aide mémoire de cette aventure trop proche pour être connue comme elle le mérite, c'est-à-dire à l'exclusion de tout manichéisme." (Jean-Michel Vernochet, Politique étrangère, 1987) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Seuil, 1989, in-8°, xvi-299 pp, préface de Emmanuel Le Roy Ladurie, 4 cartes, notes, index, broché, couv. illustrée, qqs rares annotations crayon, bon état
Ouvrage issu de thèse. — Dans les idées reçues de nos contemporains, la Vendée, rurale, archaïque, catholique et réactionnaire, constitue l'antithèse permanente de la France moderne et républicaine. Mythe ou réalité ? Jean-Clément Martin a suivi sur deux siècles l'imaginaire de la guerre de Vendée. — "Comment une région peut-elle s'identifier à un combat vieux de deux siècles ? C'est-à-dire, être reconnue par tous comme telle, « la Vendée » ; et, dans le même temps, fonder la légitimité de son propre discours sur cet événement. Les recherches de Jean-Clément Martin s'organisent à partir de cette interrogation. La mise en perspective prend corps dans trois livres et un long essai, sans compter les multiples articles d'érudition ou de vulgarisation, les mémoires universitaires ou les catalogues d'exposition : “La Vendée et la France”, puis “La Vendée de la mémoire”, ouvrages parus aux éditions du Seuil en 1987 et 1989, reprenant les deux parties d'une thèse d'Etat intitulée : “La guerre de vendée et son souvenir 1793-1980”..." (Antoine de Baecque, La Vendée de Jean-Clément Martin, in “Mots, n° 31”, juin 1992) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Encyclopaedia Universalis, 1988, 2 vol. pt in-4° à l'italienne, 352 et 384 pp, illustrés de 681 gravures dans le texte et hors texte, 26 cartes en 2 couleurs, texte sur 2 colonnes, impression sur papier vergé chiffon des Papeteries Arjomari-Prioux, reliures pleine toile à rayures bleu-blanc-rouge, une vignette aux 1er plats, auteur et titre au dos, emboîtage, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Ollendorff, s.d. (1910), in-12, xxiii-360 pp, broché, bon état. Édition originale, envoi a.s.
Malmaison • Magenta • La Corse • La Maison des Carmes • On meurt dans les Casernes • Messieurs de la Science • Les Maubreuil • Les émigrés et la Restauration. — Recueil d’articles parus dans le Gaulois et l’Echo de Paris au long de l’année 1910, plus le texte de trois conférences données à l'Université des Annales sur les émigrés et la Restauration. Le livre comprend également un texte inédit sur la crue de la Seine de janvier 1910, non publié car jugé trop sévère pour les ingénieurs auxquels il attribue la responsabilité de l’inondation de Paris : « l’eau n’est point venue de la rivière, elle est venue des trous qu’ont faits les ingénieurs de l’État, de la Ville et des compagnies particulières... » (p. 166-173). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Ollendorff, 1907, in-12, viii-346 pp, broché, bon état
Napoléon et les femmes • Napoléon à cheval • Napoléon était-il croyant ? • Partie carrée (Naples, 1812) • Le général comte de Flahaut • Rubans, dotations et majorats • Marie-Louise à Orléans • La Princesse Mathilde • Etc. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Ollendorff, 1899, in-8°, xxxix-300 pp, 5e édition, reliure demi-basane acajou, dos lisse, pièce de titre chagrin acajou (rel. de l'époque), dos uniformément passé, bon état
"M. F. Masson vient de consacrer un important volume à Joséphine Tascher de la Pagerie, la future Joséphine impératrice et reine. Telle qu'il a représenté son héroïne, substituant la réalité à la légende, « ce n'est plus, comme il le dit lui-même, une impératrice, ce n'est plus une grande dame : c'est une femme » – et une femme qui, si elle était remplie de charmes, était aussi remplie de défauts. Elle éblouissait par sa grâce ; c'était le masque qui dissimulait son égoïsme, sa rouerie, sa frivolité, sa légèreté. Cependant on n'a pas le cœur de lui en vouloir de ses faiblesses, tant elle apparaît inconsciente, et on l'aime, malgré tout, parce qu'elle était affable et bonne. – Dans ce volume, M. Masson prend Joséphine à son berceau, et il ne la quitte qu'au moment de son mariage avec le général Bonaparte. Il la suit pas à pas pendant toute une période de sa vie qui, jusqu'ici, avait presque complètement échappé aux historiens. Les intrigues qui préparèrent son premier mariage, sa venue de la Martinique, son union avec Alexandre de Beauharnais, ses malheurs conjugaux, la rupture et, finalement, la séparation et les consolations : l'enquête minutieuse de M. Masson ne laisse rien dans l'ombre. Il ne s'est pas contenté d'ailleurs de raconter des événements, de faire un portrait, neuf par bien des côtés ; de tracer une étude de caractère, souvent fine et ingénieuse ; de remettre au point des incidents de la vie de Joséphine, dénaturés plus ou moins, ceux-ci par les admirateurs, ceux-là par les malveillants , il a élargi son sujet par des peintures, à la fois documentées et pittoresques, de la vie coloniale à la fin du XVIIIe siècle, de la Société de l'Ancien Régime, des milieux révolutionnaires, des prisons de la Terreur, etc. Son livre se ferme sur l'apparition du jeune général Bonaparte, qui se laissa prendre, si impétueusement et si naïvement, à des mines de grande coquette où il croyait découvrir des façons de grande dame." (Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1899) — "L'existence de Joséphine depuis sa naissance jusqu'à son union avec le général Bonaparte. C'est ce livre pour lequel l'historien de Napoléon avouait « sa complaisance »." (Revue militaire française) — "Le célèbre historien de Napoléon et des Napoléonides est mort le 20 février dernier à l'âge de 76 ans. Son œuvre restera. On lui reproche parfois son style, peu élégant, lourd, confus, mais on oublie trop que son récit a de la vie, de la couleur, que la psychologie de ses personnages est fine et nuancée, qu'il a de l'imagination et que son sens critique, comme le prouvent ses études hélénoises est souvent très aiguisé. Sans doute, il a ses partis pris, mais du moins il ne cherche pas à s'en défendre. Combien d'autres, en apparence plus impartiaux, plus réservés, plus discrets, sont moins sûrs que lui et, somme toute, moins vrais ! Ce n'est pas assez de dire qu'il a renouvelé l'histoire du premier Empire, il l'a créée par endroits de toutes pièces et ce n'est pas un mince mérite." (Albert Mathiez, Annales révolutionnaires, 1923) — Frédéric Masson (1847-1923), historien et membre de l’Académie française, fut le plus grand spécialiste de Napoléon au début du XXe siècle. Secrétaire et ami du prince Jérôme Napoléon, il régnait sur une armée de documentalistes qui, dans son hôtel particulier de la rue de la Baume, dépouillaient des milliers de documents et lui préparaient les notes nécessaires à l’écriture de ses nombreuses études historiques sur le Premier Empire, en particulier sur l’entourage proche de Napoléon et surtout la famille de celui-ci (Napoléon et sa famille : 13 volumes de 500 pages). Même si les historiens contemporains ont, depuis, beaucoup défriché et fait avancer l’état de nos connaissances sur cette période, Frédéric Masson, auteur de plus de 50 volumes, nous offre une documentation encore aujourd’hui irremplaçable. Dans son œuvre, trois ouvrages sont dédiés à Joséphine. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Douin, 2014 3 vol. in-8°, 242, 422 et 374 pp, brochés, couv. illustrées, bon état
Frédéric Masson (1847-1923), historien et membre de l’Académie française, fut le plus grand spécialiste de Napoléon au début du XXe siècle. Secrétaire et ami du prince Jérôme Napoléon, il régnait sur une armée de documentalistes qui, dans son hôtel particulier de la rue de la Baume, dépouillaient des milliers de documents et lui préparaient les notes nécessaires à l’écriture de ses nombreuses études historiques sur le Premier Empire, en particulier sur l’entourage proche de Napoléon et surtout la famille de celui-ci (Napoléon et sa famille : 13 volumes de 500 pages). Même si les historiens contemporains ont, depuis, beaucoup défriché et fait avancer l’état de nos connaissances sur cette période, Frédéric Masson, auteur de plus de 50 volumes, nous offre une documentation encore aujourd’hui irremplaçable. Dans son œuvre, trois ouvrages sont dédiés à Joséphine : 1. Joséphine de Beauharnais, 1763-1796 ; 2. Joséphine, impératrice et reine ; 3. Joséphine répudiée, 1809-1814. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Ollendorff, 1907 in-8°, iii-408 pp, reliure demi-chagrin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, fleurons napoléoniens dorés (rel. de l'époque), bon état
Le dernier volume des Études napoléoniennes que M. F. Masson vient de publier (Joséphine répudiée, 1809-1914) clôt la série de ses recherches sur Joséphine et nous fait assister à la fin de vie que l'ancienne impératrice traîne misérablement et mélancoliquement de la Malmaison au château de Navarre et d'Aix-les-Bains à Genève. Dans son précédent volume, Joséphine, impératrice et reine, nous avions vu Mme Bonaparte devenue la femme de l'empereur encore plus que l'impératrice. Mais la position même qu'elle occupait dans l'État, ou plutôt dans le palais impérial, nous faisait, bien avant 1809, pressentir le divorce, car Napoléon n'était pas homme à subordonner la politique à l'amour. Certes, il aimait Joséphine. M. Masson nous le montre époux amoureux de la Parisienne, de la grande dame qui lui ouvrait les portes d'une société où il n'avait pas encore pénétré ; d'Italie, il l'appelle, il la supplie de venir, et lorsqu'elle cède et consent à abandonner cette grande vie de luxe et d'honneur qu'elle menait loin de lui, c'est moins ses enfants et ses amants qu'elle regrette que Paris. Une fois auprès de Napoléon, elle continue sa vie de femme galante, trompant son mari qui la croit fidèle. Même pendant la campagne d'Egypte, elle pense au divorce, à un moment où elle craignait que la fortune de son mari ne fût éphémère, tout entière à l'amour de son ancien amant d'Italie, Charles. – Napoléon une fois établi sur le trône, elle voulut s'assurer une situation plus stable, et se montra plus qu'habile pour obtenir, avec l'aide du pape, que son union avec le premier consul fût bénie par l'Église, avant le sacre. Mais cette suprême manœuvre ne devait pas la sauver. La question de l'hérédité, qui pendant cinq ans, de 1804 à 1809, avait troublé la famille de Bonaparte et l'Europe entière ne devait se résoudre que par un nouveau mariage qui donnerait à l'empereur un successeur plus digne de lui que ses frères incapables ou indociles. Le seul chapitre important pour l'histoire et la politique est celui où M. Masson nous fait assister à la procédure du divorce, à l'accomplissement parfaitement illégal, au point de vue du code civil et de la religion, de cette séparation à laquelle Joséphine était loin d'être résignée. L'empereur avait beau prendre la nation et sa famille à témoins, rechercher par quels détours il pourrait violer la loi, il dut inventer une procédure nouvelle, en appeler au Sénat, et, en maître absolu, faire finalement décréter un sénatus-consulte pour arriver à dissoudre le mariage civil. Mais, avec le mariage religieux, de nouvelles difficultés s'élèvent. Le pape se refuse à servir les plans de Napoléon. Il fallut, pour trouver un tribunal compétent, que Cambacérès remuât l'officialité de Paris, et, après l'intervention de l'officialité diocésaine, que l'officialité métropolitaine rendit la sentence exigée. Enfin, le jugement rendu, le divorce accompli, M. Masson nous énumère les avantages faits à Joséphine, sa pension, le paiement de ses dettes, les domaines concédés, la Malmaison, l'Elysée. Nous lisons, à ce propos, de curieuses pages qui nous éclairent sur l'état d'esprit de Napoléon au moment du divorce. Les témoignages d'affection qu'il donne à Joséphine, la tendresse qu'il lui garde toujours et qu'il lui promet inaltérable, toute l'ancienne vie commune qu'il ne peut se résoudre à abandonner, l'amènent à concevoir la possibilité de garder auprès de lui ces deux femmes, « celle qui a été la compagne de sa carrière et celle qui sera la mère de ses enfants. » Il règle le rang que Joséphine aura à sa cour, il lui donne un palais à Paris ; il y aura deux impératrices, l'une douairière, l'autre régnante, et, comme il le dit brutalement : « II épousera un ventre, mais sa femme sera toujours Joséphine. » Nous voyons, en effet, pendant toute l'année 1810, des rapports assez tendres s'établir entre l'empereur et l' ex-impératrice. Mais petit à petit, Napoléon oublie, et. tout entier à ses projets d'avenir, il ne cherche qu'à éloigner Joséphine, et finit par la reléguer près de Dreux, au château de Navarre, au lieu de la laisser à la Malmaison ou à l'Elysée qu'occupent Caroline et Murat. Nous assistons, dès lors, à cette vie décevante et lamentable de la femme jadis fêtée et adulée, qui, après s'être élevée aux suprêmes honneurs, se voit non seulement déchue de son rang, mais vieillie et incapable de recommencer une vie si habilement échafaudée. Abandonnée de ses anciens amis et adorateurs, elle ne peut s'habituer à son existence de reine détrônée, et M. Masson nous promène religieusement de la Malmaison, où elle s'ennuie, à l'Elysée, où on la met en quarantaine, de l'Elysée à Navarre, où elle souffre un pénible exil, puis de nouveau à la Malmaison, et de là aux eaux, à Aix, à Genève. En 1811, elle reprend un moment son rôle de mondaine; la petite cour qui l'entoure à Navarre la distrait un instant, et ce sont des fêtes, des bals, des baptêmes, toute une vie de château, au milieu de laquelle la vieille coquette se plaît à protéger autour d'elle les amours dont elle n'est plus l'objet. Mais les dettes s'accumulent, elle a cédé l'Elysée, elle sent douloureusement tout ce qui la sépare de son ancienne existence, elle ne parvient pas à se distraire par ses déplacements incessants, elle rassemble un moment autour d'elle les mécontents, les intrigants, mais sans conspirer réellement contre l'empereur, et finit par mourir, le 29 mai 1814, d'un rhume mal soigné. Avec exactitude, avec minutie même, M. Masson a reconstitué, presque jour par jour, cette vie errante et triste de l'impératrice répudiée, recherchant, dans ses livres de comptes, dans ses lettres, dans ses papiers intimes, tout ce qui lui permettait de faire revivre devant nous ces cinq années. Notons, au début, deux passages intéressants et vivants : l'attitude d'Eugène envers sa mère au moment où Napoléon apprend que Joséphine le trompe (M. Masson nous la révèle d'après de curieuses lettres) ; et la grande scène du 30 décembre 1809 entre l'empereur et l'impératrice, lorsque Napoléon signifie à Joséphine sa décision de divorcer. M. Masson termine son livre en faisant un dernier portrait de cette femme qu'il nous montre non pas amoureuse, mais coquette, excellant à plaire et à mentir, charmante mondaine à qui le divorce a conféré une auréole de vertus, et dont le souvenir poursuivait encore Napoléon quand, après la défaite, chassé de l'Elysée, chassé de Paris, il allait se réfugier à la Malmaison, « comme cherchant l'ombre bienaimée qui, en disparaissant de sa vie, semblait en avoir emporté la fortune et le bonheur. » (Bernard Monod, Revue Historique, 1901) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albin Michel, s.d. (v. 1925) in-8°, 428 pp, broché, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Ollendorff, 1913 in-8°, v-450 pp, broché, couv. lég. salie, papier lég. jauni, état correct
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Ollendorff, 1913 in-8°, viii-450 pp, broché, couv. lég. salie, papier lég. jauni, état correct
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Poitiers, Société des Antiquaires de l'Ouest, 1968, in-8°, xxxviii-182 pp, 5 gravures hors texte, sources et biblio, index, broché, bon état (Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest, 4e série, tome IX, année 1965)
"Puisant largement dans les Archives nationales, départementales et privées, l'auteur nous restitue la figure de ce juge seigneurial poitevin emporté dans le tourbillon révolutionnaire. Conventionnel, membre du Comité de Législation, puis chargé du contrôle des marchés de l'Etat, cet homme intelligent et débordant de vitalité fut un terroriste qui, directement ou par personnes interposées, domina Poitiers, sa cité. Poursuivant Thibaudeau et sa famille de sa vindicte, il ne sut pas toujours dominer ses passions personnelles. Mais comme beaucoup de terroristes, il fut intègre et, à la chute de Robespierre, sa condition de fortune n'avait guère changé. La réaction thermidorienne le conduisit à gagner sa vie comme fabricant de savons, avocat et journaliste, faisant flèche de tout bois pour subsister mais aussi pour rentrer en grâce. Contraint de s'éloigner de Paris, après la découverte du complot babouviste auquel il était pourtant étranger, il finit par obtenir un poste de magistrat. Ce sera, comme bien d'autres, un homme de loi compétent, minutieux et précis que la Révolution léguera à Napoléon Bonaparte. Ce dernier l'utilisera aussi bien en Allemagne qu'en Belgique. L'auteur, qui précise par touches successives la psychologie de son personnage, sait toujours le replacer dans son milieu et nous en donner ainsi une plus exacte mesure. Chemin faisant, il nous donne d'utiles précisions sur la France révolutionnaire et impériale." (Jean-Paul Bertaud, Le Mouvement social, 1961) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1937, fort in-8°, xxxvi-461 pp, 2 portraits hors texte, reliure demi-maroquin vert, dos à 7 larges nerfs guillochés, titres et fleurons dorés, couv. et dos conservés, tête dorée, signet, un des 50 ex. numérotés sur pur fil Lafuma, bel exemplaire très bien relié
"Ces mémoires fondamentaux pour notre connaissance de la reine Hortense ne commencent malheureusement qu'en 1830, mais les confidences de la fille de Joséphine font de fréquents retours au passé." (Tulard, 975). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Didier et Cie, 1867, in-8°, v-480 pp, reliure demi-basane cerise, dos lisse, titres et filets dorés, roulette en tête et palette en queue (rel. de l'époque), coiffe sup. arasée, C. de bibl. gratté, rousseurs, bon état. Première édition
Par Camille de Meaux (1830-1907), le beau-fils de Montalembert et l'une des personnalités conservatrices majeures de la Troisième République. Sur cet ouvrage, Montalembert écrira à Adolphe Dechamps : "Je crois que vous serez très content du livre de M. de Meaux. Il s'y montre un digne émule de Tocqueville pour le style et l'esprit général du livre, avec plus de netteté et surtout de courage chrétien dans les jugements. Mais lui aussi aura bien de la peine à se faire lire car il ne caresse aucune des passions mauvaises de notre temps." (Montalembert, lettre de 1867, publiée par Roger Aubert dans la Revue d'histoire de l'Eglise de France, 1970) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Le Mée-sur-Seine, 1989, in-8°, 256 pp, 55 gravures et plans, glossaire, édition originale, un des 500 ex. numérotés, envoi a.s.
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Larousse, 1965, gr. in-12, 320 pp, nombreuses illustrations, texte sur 2 colonnes, broché, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1880-1908, 5 vol. in-8°, xiv-372,545,631,610 et 678 pp, un portrait-frontispice à l'eau-forte, un fac-similé dépliant hors texte, index, 5 volumes reliés demi-basane brune époque, dos à faux-nerfs ornés de fleurons. Bon exemplaire
Tomes I et II : Depuis la naissance de Metternich jusqu'au Congrès de Vienne (1773-1815) ; tomes III à V. L'Ere de paix (1816-1835). Manque les tomes VI et VII : L'Ere de paix (1835-1848) et VIII : La période de repos (1848-1859). Ouvrage capital pour l'histoire de la première moitié du XIXe siècle (premier Empire, Restauration, Sainte Alliance). Tulard, 1017 : «La première partie qui englobe les deux premiers volumes est formée de documents concernant la mission de Metternich à Berlin, l'ambassade d'Autriche à Paris, la mission de 1810, les événements de 1814 et 1815. Cette source, naturellement fondamentale, encore qu'il ne s'agisse pas de mémoires écrits directement par Metternich, a suscité de vives polémiques, dans la mesure où elle est défavorable à Napoléon». Tulard (Dictionnaire Napoléon) : «Le grand portrait que [Metternich] devait tracer de [Napoléon] dans ses Mémoires (t.1, pp. 277-292) reste l'un des plus pénétrants de ceux écrits par des contemporains». Voir aussi Davois, II-235, et Bertier, 726. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Nevers, G. Vallière, 1904, in-8°, 108 pp, ouvrage orné de trois similigravures hors texte et d'une carte du département de la Nièvre, et honoré d'une Réponse de Sa Sainteté Pie X et d'une Lettre du Cardinal Merry del Val, préface de René de Lespinasse, broché, bon état
"Le centenaire de la venue du pape Pie VII en France pour le couronnement de Napoléon a été commémoré dans nombre de sanctuaires ... M. l'abbé Meunier a élargi un peu le cadre de son sujet en étendant à tout un département les recherches que les orateurs ou chroniqueurs locaux intéressés par cet anniversaire avaient plus ordinairement circonscrit dans des limites restreintes. Il a donc eu soin de relever, dans les archives de Nevers et dans les délibérations des conseils municipaux des villes les plus importantes du département, les traces de ce premier voyage, et il a ajouté des renseignements très circonstanciés, empruntés à la tradition locale et même à de précieux souvenirs de famille, sur la seconde traversée effectuée par l'infortuné pontife alors que, traité en malfaiteur public, il était brutalement entraîné vers ce palais de Fontainebleau qui allait lui servir de prison. Le contraste entre les deux voyages est on ne peut plus tranché. L'auteur donne une foule d'indications de détail sur les événements, les individus et les localités, qui font de ces épisodes une contribution aussi intéressante qu'utile à l'histoire religieuse. Deux portraits de Pie VII, l'un de 1804, l'autre de la fin de son règne, une vue du monument élevé à Tronsanges en 1867, en souvenir de la halte du saint-père, et une carte de la Nièvre complètent cette plaquette, où l'on trouvera réunies documentation soignée et rédaction agréable." (G. Péries, Revue des questions historiques, 1906) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Berlin, Colloquium Verlag, 1980, in-8°, xxi-460 pp, reliure toile éditeur, jaquette, bon état. Colloque tenu à Berlin en 1977 : 19 études érudites (en allemand). On joint un compte-rendu critique de l'ouvrage (2 pp) par Roland Marx.
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Guillaumin, 1893, gr. in-8°, xxiii-469 pp, préface de Léon Say, reliure demi-basane carmin, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), dos très lég. frotté, coiffe sup. abîmée, sinon bon état
Seconde édition de ces mémoires publiés pour la première fois en 1858. — "Connu comme l'auteur de statistiques sur l'agriculture ou l'industrie, Moreau de Jonnès fut aussi un jeune soldat d'artillerie de marine, qui participa à la guerre des Antilles et un conteur assez proche par sa verve de Marbot et d'Alexandre Dumas. Sur Fort-de-France et Saint-Pierre en 1802 (ch. XVII-XVIII) on trouvera d'utiles indications ainsi que sur la rupture de la paix d'Amiens. Le récit s'arrête en 1805." (Tulard, 1063) — "Il raconte dans ses souvenirs divers épisodes de l'histoire parisienne : les Tuileries en 1791, le champ de Mars le 17 juillet de la même année, la journée du 10 août 1792. Volontaire en 1792 dans le bataillon d'Ille-et-Vilaine, il se retrouve à Brest puis à Toulon, à l'affaire de Quiberon, puis aux Antilles et dans l'expédition d'Irlande." (Fierro, 1075) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Pagnerre, 1858, 2 vol. in-8°, 464 et 434 pp, reliures demi-basane cerise, dos à 4 nerfs pointillés, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), coiffe inf. lég. abîmée et un mors recollé au tome II, bon état. Edition originale (Tulard, 1063)
"Connu comme l'auteur de statistiques sur l'agriculture ou l'industrie, Moreau de Jonnès fut aussi un jeune soldat d'artillerie de marine, qui participa à la guerre des Antilles et un conteur assez proche par sa verve de Marbot et d'Alexandre Dumas. Sur Fort-de-France et Saint-Pierre en 1802 (ch. XVII-XVIII) on trouvera d'utiles indications ainsi que sur la rupture de la paix d'Amiens. Le récit s'arrête en 1805." (Tulard, 1063) — "Il raconte dans ses souvenirs divers épisodes de l'histoire parisienne : les Tuileries en 1791, le champ de Mars le 17 juillet de la même année, la journée du 10 août 1792. Volontaire en 1792 dans le bataillon d'Ille-et-Vilaine, il se retrouve à Brest puis à Toulon, à l'affaire de Quiberon, puis aux Antilles et dans l'expédition d'Irlande." (Fierro, 1075) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Paulin et Le Chevalier, 1854, in-folio, (2)-177 pp, texte sur trois colonnes, avec 162 gravures sur bois en noir dans le texte (certaines à pleine page) et 3 planches dont deux vues en noir à double page et une carte du théâtre de la guerre gravée sur acier en couleurs, reliure percaline noire, plats ornés à froid, titre doré au 1er plat (rel. de l'éditeur), un mors en partie fendu sans gravité, bon état. Edition originale
Publié à l'occasion de la Guerre d'Orient entre les empires ottoman et russe, l'ouvrage se veut une présentation populaire, mais documentée, de l'état général des deux belligérants. – Histoire et politique de la Russie et de la Turquie ; L'Empire ottoman : races, moeurs et coutumes, provinces, principale villes ; L'Empire russe : population, Etats, moeurs, coutumes, provinces, principales villes de l'Empire russe. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
MOUSNIER (Roland) et Ernest LABROUSSE, avec la collaboration de Marc Bouloiseau.
Reference : 22929
(1953)
PUF, 1953, gr. in-8° carré, 567 pp, 48 planches d'illustrations en héliogravure hors texte, 24 cartes, croquis et diagrammes, biblio, chronologie, index, reliure pleine toile bleue de l'éditeur, dos uniformément passé, sans la jaquette, bon état (Coll. Histoire générale des civilisations, 5)
Ouvrage de référence. Etude de l'évolution des idées intellectuelles, politiques, techniques, militaires et scientifique au cours du siècle des lumières. Excellents chapitres sur la réception des idées révolutionnaires et napoléonienne par les différentes couches de la société et le reste du monde. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Marchal et Billard, 1891, in-8°, x-557 pp, un grand tableau synoptique dépliant hors texte in fine, index, reliure demi-percaline verte, dos lisse avec date dorée en queue, pièce de titre chagrin havane (rel. de l'époque), bon état
avec relié à la suite le Premier supplément (P., G. Pedone-Lauriel s.d. [1893], 20 pp, couv. conservée) contenant : 1) la liste des membres du Comité de Salut public, 2) la liste des membres des Commissions exécutives qui ont remplacé les ministères en 1794-1795, 3) l'historique des crises ministérielles des 18 février, 11 juillet et 28 novembre 1892, enrichi d'un envoi a.s. "À monsieur Aulard, Hommage respectueux de l'auteur. L. Muel" Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.