8, rue Bréa
75006 Paris
France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 Ed. de Cluny, 1988, in-4°, 200 pp, nombreux documents et gravures de l'époque en noir et en couleurs, cart. éditeur illustré
Perrin, 1912, in-8°, xii-557 pp, préface d'Émile Faguet, 8 pl. de gravures hors texte, sources, biblio, broché, couv. lég. salie, bon état
"Étiennette-Félicité du Crest comtesse de Genlis a vécu un roman qui ne saurait être mis entre toutes les mains. Le désaccord piquant entre ses actes et ses préceptes, sa conduite et sa morale a égayé ou irrité ceux qui l'ont rencontrée dans la vie ou dans l'histoire, – contemporains ou érudits. La savante pécheresse vient de trouver grâce devant Jean Harmand qui l'a confessée avec sympathie, seule clef pour pénétrer l'âme des bons ou des méchants. Tout en mettant galamment à profit la littérature d'hier et d'aujourd'hui, cette biographie apporte sa part d'information nouvelle et précise plusieurs points litigieux. La biographie est le règne du détail : ce livre donne confiance par le souci d'exactitude et la loyauté de sa méthode. (...) La vie privée de Madame de Genlis ne nous importe guère qu'en raison de son rôle politique. M. Harmand me semble avoir trop accordé à l'ambition de son héroïne ; il lui a prêté une grande part du premier rôle qu'elle voulut jouer, en dépit de sa dénégation – et il s'en faut qu'elle l'ait tenue de fait. « Maîtresse des secrets de sa politique comme de ceux de son ménage... Mme de Genlis, à partir du voyage à Forges, régente sans conteste, le futur Égalité... A partir de 1772, le Palais Royal est aux mains de Mme de Genlis ; elle y régnera secrètement pendant près de vingt années » (p. 116). Plus loin (p. 207) : « Mme de Genlis embrassa les doctrines anti-aristocratiques, les inculqua à ses élèves et en persuada leur père... elle manœuvra ce pitoyable instrument... Le duc, aveuglé par sa haine contre Marie-Antoinette, se laissa faire, sans l'ombre d'une résistance, par sa chère Genlis. Pour le reste... ses amis du Palais Royal, principalement Laclos, s'en chargeront avant peu, reléguant Mme de Genlis au second plan. A eux certainement revient la grande responsabilité des actes du parti Orléanais. »..." (Amédée Britsch, Annales révolutionnaires, 1912)
The Windrush Press (Gloucestershire), 1997 in-8°, ix-128 pp, index, broché, couv. illustrée, bon état. Texte en anglais
Ces mémoires, principalement consacrés à la guerre de 1809 en Espagne, n'ont jamais été traduits en français. — "An extraordinary vivid and entirely authentic impression of what it was like to be a fighting soldier in the Napoleonic Wars".
Fayard, 1962 in-12, 294 pp, plans des deux étages de la prison du Temple, broché, couv. lég. salie, bon état
Un décès suspect au Temple, survenu en 1810 : celui d'un officier anglais, le capitaine Weight ; En 1810, la Querelle d'Allemand que Napoléon Ier suscita à son frère Louis, roi malgré lui, afin de la contraindre à abdiquer la couronne de Hollande ; La brillante carrière militaire du prince Bagration sous le règne des tsars autocrates ; L'affaire Petit sous le règne de Louis-Philippe ; Le véritable Badinguet, qui s'évada avec Louis-Napoléon du fort de Ham.
Calmann-Lévy, 1925, in-8°, (8)-413 pp, broché, couv. lég. abîmée avec pt manques, bon état
Calmann-Lévy, 1879, in-8°, 460 pp, 2e édition, reliure demi-chagrin acajou, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), bon état
Édition en volume de diverses études politiques et littéraires parues en revues, ainsi que les discours que l'auteur (1809-1884) à prononcés à l'Académie française et une longue notice sur la vie de son père, Charles d'Haussonville (1770-1846), chambellan de Napoléon Ier, opposant libéral au ministère Villèle pendant la Restauration, Pair de France (71 pp). — Table; La vie de mon père ; Qui nous sommes ; Deux épisodes diplomatiques : I. Conférence de Châtillon ; II. Congrès de Vienne ; M. de Cavour et la crise Italienne ; Discours de réception à l'Académie française ; Réponse au discours de M. Camille Rousset ; Réponse au discours de M. Alexandre Dumas. — "Nous sommes assez heureux pour avoir obtenu de M. le comte d’Haussonville l’autorisation de réunir en un volume différentes études politiques et littéraires, publiées à diverses époques par cet éminent écrivain, et qu’il était difficile de retrouver dans les journaux et les revues où elles ont paru d’origine. Nous croyons qu’on nous saura gré de remettre au jour certains morceaux de l’honorable académicien, auxquels on a fait, dans ces derniers temps, de si nombreux emprunts. Notre recueil comprend en outre les discours que M. le comte d’Haussonville a prononcés à l’Académie française, et une très-curieuse notice sur la vie de son père." (Avis au lecteur)
Perrin, 1926 in-12, vi-263 pp, broché, bon état (Coll Drames judiciaires d'autrefois)
"M. E. d'Hauterive nous raconte une fois de plus la « mystérieuse histoire » de l'enlèvement du sénateur Clément de Ris, dans son château de Beauvais près Tours (23 sept. 1800), par une bande de chouans. A la vérité, on possédait dejà sur cet épisode des brigandages de l'Ouest un certain nombre d'articles et de livres, sans parler du roman bien connu de Balzac : Une ténébreuse affaire. La monographie de M. d'Hauterive n'est pourtant pas dépourvue de valeur, en raison des travaux antérieurs de l'auteur, historien de métier. M. E. d'Hauterive, éditeur comme on le sait des Bulletins de police de Fouché, connaît bien la police impériale. Son livre peut être utilisé comme une contribution à l'histoire des méthodes de cette police (p. 68-86), à celle des derniers temps de la chouannerie, enfin à la biographie du célèbre Bourmont (p. 86-90), le futur ministre de Charles X, dont les débuts apparaissent, à l'occasion de cette affaire, singulièrement troubles. M. E. d'Hauterive estime d'ailleurs qu'on a exagéré l'importance de cet enlèvement. Il n'avait point un but politique, comme l'ont prétendu A. de Beauchamp et la duchesse d'Abrantès dans leurs Mémoires, et Balzac dans son roman. Oeuvre de quatre ex-chouans tombés au rang de bandits de droit commun, Gondé, Canchy, Mauduison et Gaudin, lesquels s'adjoignirent deux obscurs comparses dont on n'a pu retrouver les noms, le rapt du sénateur n'avait pour objet que de lui extorquer de l'argent. Fouché connut l'affaire par Bourmont qui jouait à ce moment le rôle d'agent de la haute police dans les milieux royalistes, et par un sous-ordre de Bourmont appelé Sourdat. L'intervention de Bourmont et de Sourdat aboutit à la libération de Clément de Ris, à la suite d'un scénario de contre-chouannerie, amusant du reste, alors que préfet, magistrats et gendarmes étaient revenus bredouilles ; et Fouché promit de tout oublier. Mais après l'attentat de la machine infernale, Fouché fut obligé de sacrifier tous les royalistes, y compris les « collaborateurs » qu'il comptait dans leurs rangs, et parmi ces derniers, les ravisseurs de Clément de Ris. Ramassé dans le coup de filet général qui suivit l'affaire de la rue Nicaise, Gondé se tira des griffes du Ministre de la Police générale en dénonçant ses complices..." (René Durand, Revue d'histoire moderne, 1929)
Le Château-d’Olonne/La Roche-sur-Yon, Éditions D’Orbestier/Société d’Émulation de la Vendée, 2004 gr. in-8°, 207 pp, 44 illustrations et fac-similés en noir et 24 en couleurs, dans le texte et à pleine page, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Et si Napoléon avait aussi représenté la paix aux yeux des Français ? Son programme était de refaire l'unité du pays, profondément divisé par dix années de Révolution. Le cas de la Vendée devient alors emblématique : à l'avènement de Bonaparte, on y relançait la guerre civile ; à sa chute, il était manifeste que la population ne s'y prêterait plus. Entre les deux, c'est bien la paix qui s'y était enracinée, sous l'administration attentive des préfets. Ces hommes veillèrent à dissiper la peur qui continuait à séparer les partis. Ils comprirent aussi les limites d'une pacification, celle-ci dépend toujours de la force, et ils eurent à cour de rallier la population pour l'installer dans la paix. Les archives inédites des préfets Merlet et Barante, utilisées pour la première fois dans cet ouvrage, nous font pénétrer dans l'intimité de ceux qui relayèrent, avec cour et intelligence, les intuitions fortes de Napoléon. — "Thierry Heckmann, conservateur en chef des Archives de la Vendée, nous présente, précédés d’une copieuse analyse, 162 textes inédits tirés de la correspondance des deux premiers préfets de la Vendée, Jean-François Merlet (1800-1809) et Prosper de Barante (1809-1813). La plupart de ces écrits sont de leur plume, une minorité de celle de leurs proches, parents, amis ou collaborateurs. En fait la balance est très inégale entre les deux préfets, la part de Barante étant réduite à 9 textes. Ce déséquilibre rend impossible une véritable comparaison, mais ne le regrettons pas trop car Prosper Brugière, baron de Barante, est sans doute plus connu dans l’Ouest que son prédécesseur à la préfecture de La Roche-sur-Yon. Barante, a acquis une incontestable célébrité pour avoir rédigé la première version des fameux Mémoires de la Marquise de La Rochejaquelein publiés en 1814, tandis que le nom de Jean-François Merlet est largement oublié. Les deux préfets partageaient une même orientation politique, un libéralisme modéré qui les désignaient particulièrement pour le rôle de réconciliateur des élites issues de l’ancien et du nouveau régimes. C’était, on le sait, la pierre angulaire du projet de Napoléon en matière de politique intérieure, un projet a priori difficile à mener à bien en terre de Vendée. Dans leurs fonctions, les deux hommes ont remporté apparemment autant de succès, comme en témoignent les regrets qu’ils laissèrent à leur départ mais ils sont loin d’en avoir retiré la même satisfaction. Barante paraît s’être bien accommodé de son exil champêtre, tandis que Merlet n’a eu de cesse qu’il en soit sorti... La correspondance de Merlet nous fait vivre en direct le difficile surgissement, pratiquement ex nihilo, du nouveau chef-lieu vendéen, et toucher du doigt les pratiques gouvernementales napoléoniennes, avec leur prédilection pour le secret, les enquêtes d’opinion, les habitudes policières parfois pittoresques avec leur lot de gendarmes déguisés et de curés mouchards. Nous avons là une illustration vivante des méthodes de gouvernement du régime napoléonien. Mais à mon sens, l’intérêt majeur du livre est ailleurs, dans les clés qu’il nous propose pour comprendre de l’intérieur les sinuosités de la carrière de Merlet et pour tout dire ses retournements d’opinion. Car le personnage semble l’archétype du caméléon en matière d’opinion politique, une figure certes répandue à toutes les époques, mais que la rapidité et la fréquence des changements de régime aux confins des XVIIIe et XIXe siècles ont multiplié..." (Claude Petitfrère, Annales de Bretagne)
Perrin, 1969 in-8°, 435 pp, traduit de l'anglais (“The Age of Napoleon”), 25 gravures sur 16 pl. hors texte, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
"Ce livre est le premier et le seul qui ait pour dessein la description du monde à l'heure de Napoléon. Bien plus qu'une biographie c'est un portrait du monde napoléonien, sous tous ses aspects politique, culturel, militaire, commercial et social. L'envergure des événements, les silhouettes, hautes en couleurs, qui, fidèles ou opposantes, sont légion dans le sillage de Napoléon : nous retrouvons tout ceci dans le récit historique si vivant de Christopher Herold. C'est un guide admirable pour une époque fascinante qui laissa une durable empreinte sur la France, le Continent, et même les lointaines Amériques..."
Plon, 1962 fort in-8°, 517 pp, traduit de l'anglais, 11 gravures hors texte, biblio, index, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
"Tout qui a été dit et qui restait à dire sur Mme de Staël, je crois bien le trouver dans le livre que M. J. Christopher Herold vient de nous donner. Le livre, en effet, est une puissante et vivante synthèse où s'unit tout ce qu'on avait trop souvent séparé, et qui est pourtant inséparable : la vie amoureuse, la création littéraire, la pensée et l'action politiques de Mme de Staël ; et, au-delà de l'histoire et des passions d'une femme, les passions et l'histoire mêmes de l'Europe. Entre autres mérites, ce vaste panorama historique et critique est tracé avec une verve, un mordant, un humour que nous sommes peu habitués à trouver dans les ouvrages de ce genre et qui nous ravissent, même et surtout quand ils nous scandalisent un peu. (...) M. Herold démonte sans complaisance la figure et la légende de Necker..." (Yves Florenne, Le Monde)
Perrin, 1989 in-8°, 291 pp, 8 pl. de gravures hors texte, annexes, chronologie, glossaire, sources, biblio, reliure skivertex éditeur, jaquette illustrée (lég. abîmée), bon état
Robert Surcouf, le plus célèbre des Malouins, entre dans la légende à vingt-trois ans, en 1796, quand, avec un équipage de dix-neuf hommes, il prend à l'abordage un grand vaisseau britannique, trois fois plus important et trois fois plus armé que le sien. Né à Saint-Malo le 12 décembre 1776, il avait embarqué pour la première fois à treize ans. Trois ans plus tard, le 24 juin 1789, il arrive en vue de Port-Louis de l'île de France (Maurice). Sa fabuleuse histoire commence. Capitaine à vingt ans, il est d'abord négrier pour les planteurs de l'île Bourbon (la Réunion) et de l'île de France. Puis il se lance dans la guerre de course. En prenant à l'abordage les navires de commerce ennemis chargés de riz, de thé, mais aussi de soie et d'or, il réussit à rompre le blocus dont sont victimes les îles françaises. Ainsi, alors que la Révolution a laissé dépérir la belle marine construite par Louis XVI, Surcouf émerge comme une exception qui parvient à perturber la sérénité britannique sur la grande route des Indes. Surcouf aura navigué sous l'Ancien Régime, la Révolution, le Directoire et l'Empire. Napoléon en fera l'un des premiers chevaliers de la Légion d'honneur...
P., Amyot, 1856 in-8°, viii-411 pp, reliure demi-chagrin carmin à coins, dos à 3 nerfs pointillés soulignés de larges filets noirs, auteur et titre dorés, filets à froid sur les plats (rel. de l'époque), bon état. Peu courant
La destinée du royaume napolitain en Italie de 1793 à l'intervention diplomatique collective de la France et de l'Angleterre en 1856. Les onze premiers chapitres (sur 16) traitent des événements de 1793 à la révolution de 1799 : en janvier 1799, Naples est occupée par l'armée française d'Italie et la République parthénopéenne est proclamée à Naples par des jacobins napolitains qui souhaitent en faire une république sœur de la Première République française. Une révolte populaire, royaliste et catholique, le sanfédisme, dirigée par le cardinal Ruffo et soutenue par la Grande-Bretagne, éclate dans le but de rétablir la monarchie, ce qui advient le 24 juin. Les principaux chefs de l'éphémère république napolitaine sont exécutés... Le royaume des Deux-Siciles est constitué de la Sicile insulaire et du royaume de Naples. D’abord sous la domination des Bourbons d’Espagne (depuis 1738), il passe ensuite sous tutelle française au cours de l’épisode napoléonien : l’empereur place son frère Joseph à la tête du royaume en 1806, puis son beau-frère Joachim Murat deux ans plus tard. En 1815, les Bourbons reprennent possession de leur trône : Ferdinand Ier, François Ier, Ferdinand II et François II président successivement aux destinées du royaume jusqu’à l’unification italienne de 1861.
P., Armand Le Chevalier, 1869, in-12, iii-204 pp, reliure demi-toile, dos lisse avec titre, fleuron; date et double filet doré en queue (rel. de l'époque), bon état (Coll. Les Grands procès politiques)
Parmi les grandes pages de l'histoire du Palais du Luxembourg, celle du procès du maréchal Ney est l'une des plus dramatiques. Elle met brutalement fin au destin d'un militaire exceptionnel, soldat de la Révolution et de l'Empire, auquel les titres les plus prestigieux ont été attribués : maréchal, duc d'Elchingen, prince de la Moskova, « Brave des braves »... L'exécution de Ney, avenue de l'Observatoire, au petit matin du 7 décembre 1815, met en effet un terme à la fois symbolique et définitif aux rebondissements et retournements de la période des Cent Jours. Nommé Pair de France par Louis XVIII en 1814 après l'abdication de Napoléon, Ney ne siègera que quelques mois à la Chambre des Pairs car, dès le mois de novembre 1815, il devra se soumettre au jugement de cette même Chambre, constituée en Cour de justice, pour trahison envers le Roi et l'Etat...
Fayard, 1970, gr. in-8°, 432 pp, traduit de l'anglais par Françoise Braudel et Jean-Claude Pineau, 91 gravures sur 64 pl. hors texte, 7 cartes, notes, index, reliure toile éditeur, jaquette, bon état
Cet ouvrage considère deux types de révolutions qui se produisirent à la même époque : celles, d'ordre politique, qui sont issues de la Révolution française, et la révolution industrielle, qui commence en Grande-Bretagne. De cette double révolution est sorti le monde moderne. “L’Ère des révolutions”, demeure, cinquante ans après sa parution, une des meilleures introductions à la période : L'auteur y fait montre d'un exceptionnel sens de la synthèse ; d'un goût prononcé pour l’histoire comparée ; d'un sens aigu du quantitatif ; et en même temps d'un usage pertinent de l’anecdote. Hobsbawm disait que « son » siècle était ce « long XIXe siècle », ainsi qu’il l’appelait avec une expression qui a fait florès.
Plon, 1943 in-8°, ii-395 pp, traduit du suédois par Lucien Maury, 4 gravures et 7 cartes hors texte, biblio, broché, bon état
Ce volume couvre la vie de Bernadotte jusqu'à 1810. Le second volume, "Bernadotte, roi de Suède", n'a paru qu'en 1971.
in Revue de l'Institut Napoléon, n° 141, 1983 in-8°, 27 pp, une illustration, une carte, notes, broché, bon état
Un article important sur l'exil de Lucien Bonaparte en Angleterre. Le même numéro propose également des études sur l'action des préfets dans la Creuse d'après les documents locaux (Franck Bouscau), Julie de Krudener et Napoléon (Francis Ley) et une lecture nouvelle des textes de Victor Hugo sur Napoléon (Maurice Descotes).
P., Librairie Nouvelle et A. Bourdilliat, 1861, in-12, 284 pp, reliure demi-basane fauve, dos lisse avec titre et filets dorés (rel. de l'époque), qqs rousseurs éparses, cachet d'un libraire de Pau sur la page de titre, bon état
Seconde et dernière édition. L'édition originale date de 1834. Faisant suite à ses Mémoires, publiés en 1827, cet ouvrage constitue surtout pour la fille de Joséphine le moyen de justifier son passage à Paris en 1831 – à la faveur duquel le futur Napoléon III put assister avec sa mère au défilé des nostalgiques de l'Empire au pied de la colonne Vendôme pour l'anniversaire de la mort de son oncle – tout en déplorant l'ordonnance d'exil frappant désormais sa famille. Hortense s'éteindra en 1837. — "Au cours de son récit la reine Hortense revient sur les évènements de 1814 et 1815 et les conditions de son exil en Suisse." (Tulard, 707)
Perrin, 1907, in-12, 61 pp, un portrait de Cambronne en frontispice, tableau de l'état des services et campagnes du général Cambronne en annexe, broché, bon état
"M. Houssaye a réuni et confronté les témoignages sur la réponse de Cambronne. C'est le “Journal général de France” qui, le premier, dans son numéro du 24 juin 1815, prête au général la phrase : « La garde impériale meurt et ne se rend pas », et, depuis, elle lui est toujours attribuée. En 1842, les fils du général Michel assurent que c'est leur père qui l'a prononcée ; mais, comme le prouve M. H., Michel fut tué au début de l'attaque du plateau, lorsque les Anglais, en un moment très critique, ne pensaient guère à faire une sommation. En 1862, paraissent les “Misérables” de Victor Hugo où est, en toutes lettres, le mot qu'on sait. Là dessus, enquête du journaliste lillois Deulin auprès d'un combattant de Waterloo, Deleau, et Deleau raconte à Deulin que Cambronne a prononcé et la phrase et le mot. (...) Quant au mot (qu'on trouve pour la première fois en 1834 dans Rabbe), Cambronne ne l'a pas récusé. Il disait en 1815 à ses compagnons de captivité à Ashburton : « Je n'ai pas dit ce qu'on m'attribue, j'ai répondu autre chose », et plus tard, il racontait à Bréa qu'il avait « envoyé faire f... les Anglais. » (...) Nous conclurons avec M . Houssaye – et en le félicitant de ce petit écrit si piquant, si plein de verve et de sagacité – que Cambronne n'a pas prononcé la phrase et qu'il n'a pas avoué le mot parce qu'il était marié à une Anglaise, vicomte, désireux de passer pour bien élevé, mais qu'au soir du 18 juin, désespéré, exaspéré, il dut répondre aux Anglais quelque chose, et « ce quelque chose, ce doit être cela »." (Arthur Chuquet, Revue critique d'histoire et de littérature, 1907)
Flammarion, 1928 in-12, 204 pp, broché, qqs rares rousseurs, bon état (Coll. “Leurs amours”)
P., Editions Roger Dacosta, 1970, pt in-4°, 380 pp, 18 planches en couleurs hors texte, 154 illustrations dans le texte et à pleine page, biblio, index, reliure toile verte décorée de l'éditeur, un aigle impérial doré au premier plat, gardes illustrées, sans la jaquette, bon état. Ouvrage imprimé sur papier mat luxe à 5000 exemplaires, tous numérotés
Une étude qui s'appuie sur de nombreuses sources et qui renferme de précieux renseignements sur les sciences, les techniques, la médecine, la chirurgie, la pharmacie militaires et civiles au cours de la période. Le premier chapitre, “Sciences et techniques”, se limite à un bref catalogue. Ce sont le second, intitulé “Médecine, chirurgie et pharmacie militaires, navales et exotiques”, et le troisième, “Médecine, chirurgie et pharmacie civiles”, qui forment le gros de l'ouvrage. Le quatrième, “La place des médecins, chirurgiens et pharmaciens dans la nation”, ne dépasse pas une vingtaine de pages, et le dernier, “Napoléon et la médecine”, est assez détaillé sur les blessures et maladies de l'empereur. L'iconographie est d'une richesse incomparable.
P., Bureau central du Magasin universel, 1839 in-8°, 480 pp, gravure sur le titre, illustrations à mi-page en tête de chaque chapitre, broché, non rogné, rousseurs éparses, dos cassé et lég. abîmé
Bon ouvrage rédigé à partir des mémoires et des récits du temps par le frère aîné de Victor Hugo, Abel Hugo (1789-1855).
Editions Excelsior, 1934, pt in-8°, 313 pp, 8 gravures hors texte, reliure demi-basane carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. et dos conservés, signet (rel. moderne), bel exemplaire (Coll. Jadis et naguère)
"Mémoires du père de Victor Hugo, dont l'intérêt en dehors de la personnalité du général, s'étend à tout ce qui concerne l'Italie napoléonienne (la lutte contre Fra Diavolo) et la guerre d'Espagne." (Tulard, 712)
P., Ollendorff, 1887 in-12, viii-350 pp, reliure demi-toile chagrinée verte à coins, dos à 5 nerfs, titres dorés, couv. (salies) conservées, bon état
D'après les papiers du baron Mounier, secrétaire de Napoléon, puis directeur général de la police sous la Restauration (Parois, 517). — "L'auteur s'est surtout fait connaître par deux ouvrages qui ont fait sensation, “Le Journal d'un Officier d'ordonnance” et “Le Journal d'un interprète en Chine”, dans lesquels il rapporte des faits encore inconnus et intéressants sur des événements politiques importants ; les documents qu'il publie dans son livre “Le Cabinet noir” ne sont pas moins curieux. Ce cabinet, où le secret des lettres était violé sans vergogne, était l'un des plus puissants moyens de police secrète sous les gouvernements monarchiques de la France. Le baron Mounier, qui fut secrétaire de Napoléon Ier et plus tard directeur de la police sous Louis XVIII, s'est constitué dans cette position une collection de documents importants, et c'est un extrait de ces documents que publie d'Hérisson. Ceux qui concernent le fils de Louis XVI, le duc de Berry, Napoléon Ier et Marie Louise sont d'un intérêt particulier. – La question de savoir si Louis XVIl est mort au Temple ou si on l'a laissé s'échapper n'a pas encore été tranchée par l'histoire. L'historien Chantelauze, qui a beaucoup étudié ce problème, est d'avis que le malheureux enfant est mort en prison ; D'Hérisson cherche à prouver, par les pièces qu'il a publiées, que Louis XVII n'est mort qu'en 1846 et que Naundorff n'était pas un imposteur. Il appuie son opinion sur une lettre du docteur Martin, dans laquelle celui-ci déclare que la duchesse d'Angoulême, en mourant, avoua au général La Rochejacquelein que son frère n'était pas mort, et que ce secret l'avait accablée toute sa vie. – Dans son étude sur Napoléon Ier, l'auteur prouve que ce dernier est né le 7 janvier 1768 et non le 15 août 1769, et qu'il a pris l'anniversaire de son frère pour le sien afin de pouvoir entrer à Brienne. Habitué de bonne heure à la duplicité, il montra plus tard le plus détestable manque de sens moral. Ses relations coupables avec sa sœur Pauline et avec la fille de sa femme, Hortense Beauharnais, qu'il donna plus tard en mariage à son frère, sont des faits avérés, et Pauline elle-même en a fourni les preuves. – La lecture de ce livre est aussi piquante qu'attirante." (K. Wilhelmi, Franco-Gallia, 1887)
P., Dentu, 1893, in-12, 418 pp, reliure demi-maroquin bleu nuit, dos à 5 nerfs, titres dorées, tête dorée (rel. de l'époque), bon état (Coll. Les Femmes des Tuileries)
Table : Introduction. Le Luxembourg. L'entrée solennelle aux Tuileries. Les Tuileries au commencement du Consulat. La Société parisienne de l'an VIII. Les deux Fêtes nationales. La Malmaison en 1800. La Machine infernale. La Société parisienne en 1801. L'Apogée de la Malmaison. Hortense de Beauharnais. Madame Louis Bonaparte. Madame Junot. Le Te Deum pour le Concordat. Joséphine et les royalistes. La fin du Consulat temporaire. – Deuxième partie. Le Consulat à vie : Le Château de Saint-Cloud. Le Consul à vie. Joséphine en 1803. Madame de Rémusat. Le voyage en Belgique. La princesse Borghèse. Madame Moreau. La Conspiration. L'arrestation du duc d'Enghien. La mort du duc d'Enghien. Les derniers jours du Consulat.
P., Dentu, 1892 in-12, 418 pp, reliure demi-maroquin bleu nuit, dos à nerfs soulignés à froid, titres dorés, tête dorée (rel. de l'époque), bon état (Coll. Les Femmes des Tuileries)
"Cette monographie a une certaine importance. Grâce à l'aimable autorisation du regretté Armand Baschet, qui en fit une copie en 1865, l'auteur a pu étudier la correspondance du prince de Metternich avec le général Neipperg, conservée aux Archives d'État de Parme, et s'est largement servi « de ces documents inédits et confidentiels, qui jettent une pleine lumière sur la petite cour de Parme et sur ses rapports avec la cour de Vienne ». De plus, sous Charles X, les ministres plénipotentiaires de la Cour de France à Florence étaient également accrédités auprès de la duchesse de Parme et du duc de Modène. L'auteur a donc examiné à Paris, dans les archives du ministère des Affaires étrangères, la correspondance de ces diplomates, qui étaient le marquis de Maisonfort et le baron de Vetrolles, ainsi que le secrétaire de légation Alphonse de Lamartine ; tous ont, chacun à leur tour, dressé des portraits de Marie-Louise « d'une ressemblance frappante ». Le livre est divisé en deux parties. La première s'intitule : Sainte-Hélène et Parme ; la seconde : Le Duc de Reichstadt. Dans la première partie, les chapitres suivants concernent l'Italie : Parme [1817-1820] ; Le deuil de Marie-Louise ; Marie-Louise et les Bourbons ; La mort du comte de Neipperg ; la seconde partie comprend les chapitres intitulés : La comtesse Camerata ; Le Bonapartisme en Italie ; Madame Laetitia ; Les dernières années de Marie-Louise. Quiconque souhaite écrire sur Parme entre 1817 et 1847 doit consulter cet ouvrage, dans lequel il trouvera de nombreuses informations nouvelles et intéressantes." (Archivio Storico Italiano, 1889)