8, rue Bréa
75006 Paris
France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61SERMAN (William) et Jean-Paul BERTAUD.
Reference : 100536
(1998)
ISBN : 9782213031682
Fayard, 1998, fort gr. in-8°, 855 pp, 85 cartes, biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état
Cet ouvrage présente toutes les données indispensables à la connaissance de l'histoire des armées françaises, de leur organisation et de leur action, de 1789 à 1919, à savoir : 1. Les changements intervenus dans les institutions militaires (recrutement et avancement, création et rôle des écoles, liens entre gouvernement et haut commandement) ; 2. Les origines sociales, la formation scolaire, les sentiments religieux, les opinions, les droits et les comportements politiques, les conditions de vie des officiers, des sous-officiers, officiers-mariniers, hommes de troupe et matelots ; 3. Les transformations des armements et les modifications de la tactique ; 4. La participation des militaires à la défense de l'ordre établi, ou, au contraire, aux conspirations et aux mouvements contestataires qui menacent le gouvernement en place, ou bien aux révolutions et aux coups d'Etat ; 5. Les causes, les caractéristiques et les conséquences des guerres, tant civiles qu'européennes ou coloniales ; 6. Le déroulement des campagnes et des batailles principales, dont le récit est accompagné de nombreuses cartes.
Cambridge University Press, 1988, gr. in-8°, xxv-518 pp, 2 cartes, biblio, index, broché, bon état. Texte en anglais
Reform, Revolution and Republic: The Rise of Modern Turkey, 1808–1975 is the second book of the two-volume History of the Ottoman Empire and Modern Turkey. It discusses the modernization of the Ottoman Empire during the nineteenth and early twentieth centuries, the spread of nationalism among its subject peoples, and the revolutionary changes in Ottoman institutions and society that led to the Empire's demise and the rise of the democratic Republic of Turkey. Based on extensive research in the Ottoman archives as well as Western sources, this volume analyzes the external pressures, reform measures, institutional changes, and intellectual movements that affected the heterogeneous Ottoman society during the Empire's last century. It concludes with an analysis of contemporary Turkey's constitutional and political structures and principal domestic and foreign problems.
Félix Alcan, 1904 in-12, xi-304 pp, reliure demi-basane carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), bon état. Peu courant
"Le volume de M. J. Silvestre, “De Waterloo à Sainte-Hélène”, est un bon résumé de l'épilogue de la tragédie impériale. Ses six tableaux accompagnent Napoléon depuis son retour à l'Elysée jusqu'au débarquement à Sainte-Hélène. C'est un exposé consciencieux des faits patents et connus tant par les sources françaises que les documents de provenance anglaise, et tout ce que l'auteur nous dit de l'affaissement indiscutable de Napoléon lui-même, de l'attitude contradictoire des populations et des autorités en province, des intrigues qui s'entrecroisaient au siège du gouvernement à Paris est exact, impartialement et lucidement raconté. Ce que notre auteur démontre, c'est que Napoléon ne s'engagea pas vis-à-vis des Anglais sans être averti de ce qui l'attendait, sans savoir qu'il n'avait aucune garantie pour l'avenir. C'est par énervement, bien plus que par confiance en la grandeur d'âme de ses ennemis, qu'il est monté sur le Bellérophon..." (Rod. Reuss, Revue historique, 1904)
Seuil, 1997, gr. in-8°, 415 pp, chronologie, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
"Voilà plus de deux siècles que l'Egypte fascine les Français. Les savants et artistes emmenés par Bonaparte l'ont révélée au monde, sinon à elle-même. Plus tard, Champollion déchiffrera les hiéroglyphes, Auguste Mariette créera le musée du Caire et les saint-simoniens rêveront du canal de Suez, que Ferdinand de Lesseps réalisera... A cette passion française répond dès le départ une attirance des Egyptiens pour la patrie de Voltaire et de Rousseau. Très tôt naîtra ainsi, sur les bords du Nil, une «France égyptienne», avec sa presse florissante, ses salons littéraires et ses écoles prestigieuses. Un livre de référence."
Plon-Nourrit et Cie, 1908-1912, 8 vol. in-8°, 562, 574, 556, 492, 499, 527, 606 et 520 pp, reliures demi-chagrin vert empire, dos à 5 nerfs filetés et soulignés à froid, titres, tomaisons dans des encadrements dorés, fleurons dorés, tranches mouchetées (rel. de l'époque), bon état. Bel exemplaire
I. Les Mœurs politiques et les traditions ~ II. La Chute de la royauté ~ III. La Guerre aux rois (1792-1793) ~ IV. Les Limites naturelles (1794-1795) ~ V. Bonaparte et le Directoire (1795-1799) ~ VI. La Trêve, Lunéville et Amiens (1800-1805) ~ VII. Le Blocus continental, le grand Empire (1806-1812) ~ VIII. La Coalition, les Traités de 1815 (1812-1815). Diplomate, professeur à l'École libre des Sciences politiques, Albert Sorel est le fondateur de l'histoire diplomatique en France. Son enseignement fit de lui l'un des maîtres à penser de la majorité des diplomates français. Dans son maître livre, il présente d'abord un panorama de l'Europe et des relations entre les États avant la Révolution. Il étudie ensuite les réactions des puissances européennes face à l'éruption révolutionnaire. Puis avec l'apparition de Bonaparte, Sorel conduit son lecteur dans la compagnie de Napoléon et de ses diplomates, confrontés aux coalitions successives des États de l'Europe, jusqu'au congrès de Vienne et à la chute définitive de l'Empereur en 1815.
Hachette, 1893 in-12, 216-6-(2) pp, un portrait en frontispice sous serpente, reliure demi-percaline bleue, dos lisse, pièce de titre basane fauve, fleuron et double filet dorés (rel. de l'époque), bon état (Coll. Les Grands Ecrivains français)
"Oeuvre d'un historien distingué, c'est une étude fort remarquable par la finesse des aperçus, la peinture des caractères, l'analyse des oeuvres littéraires. Mme de Staël a été tellement mêlée aux événements politiques de son temps qui son biographe ne peut s'empêcher de faire quelques excursions sur le terrain de l'histoire. On retrouvera là une des idées favorites de M. Sorel : c'est que la révolution a été le couronnement naturel de notre édifice monarchique. « La France, livrée à elle-même, dit-il (p. 39), se tournait en démocratie, selon ses instincts, l'impulsion de son passé, et l'éducation qu'elle tenait de ses rois... La France suivait le cours de son histoire. » M. Sorel, après avoir très fidèlement et très impartialement raconté la carrière de cette grande déséquilibrée qui s'appela Mme de Staël, résume en quelques pages son appréciation dans un chapitre intitulé: «L'influence. La postérité dans la politique, dans l'histoire et dans la littérature. »..." (Revue des Questions historiques)
Editions Serpenoise, 1998 in-8°, 149 pp, biographie de Claude-François Denis in fine, sources, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Un tableau vivant brossé à partir des sources d'archives et du “Narrateur de la Meuse”, seul journal du département, rédigé et imprimé à Commercy par Claude-François Denis, érudit et zélateur du progrès.
Fayard, 1966 fort in-8°, xvi-522 pp, qqs gravures et fac-similés dont un portrait de Larrey en frontispice, biblio, broché, couv. illustrée à rabats lég. défraîchie, bon état
De tous les chirurgiens des Armées de la Révolution et de l'Empire, Dominique Larrey est, sans conteste, le plus prestigieux. Son nom sera de son vivant gravé sur l'Arc de Triomphe de l'Étoile et il méritera cet hommage prononcé par Napoléon à Sainte-Hélène : « Si l'Armée élève une colonne à la reconnaissance, elle doit l'ériger à Larrey. » Mais le témoignage des soldats sur le célèbre chirurgien de la Garde Impériale est plus éloquent encore : tous, sans distinction de nationalité et de camp, l'appelleront leur « Providence », car de 1792 à 1815, dans le désordre des retraites aussi bien que dans l'enthousiasme des victoires, l'indifférence du Commandement et de l'Intendance à l'égard des blessés des combats est la règle. « L'Empire a ignoré l'humanité » : les chiffres et les faits rapportés par André Soubiran viennent confirmer hélas ! ce sévère verdict. Malgré les protestations des Larrey, des Percy, des Desgenettes, Napoléon n'a pas voulu – ou n'a pas pu – libérer le Service de Santé de la catastrophique tutelle de l'Intendance – et plus d'un lecteur s'étonnera d'apprendre que l'autonomie réelle du Corps de Santé militaire ne date en France que de 1917... Créateur du service sanitaire de l'avant, tel que le conçoivent aujourd'hui toutes les armées du monde, Larrey est aussi l'incontestable précurseur d'Henry Dunant et de ceux qui ont lutté, depuis cent ans, pour établir, puis pour préserver la neutralité – sans cesse menacée – de la Médecine en temps de guerre. Ainsi le récit de ce « destin hors-série » déborde-t-il l'intérêt purement biographique pour éclairer des aspects peu connus de l'histoire napoléonnienne et, devant les risques permanents de guerre qui pèsent toujours sur le monde, pour nous apporter de salutaires rappels.
Tallandier, 1986 in-8°, 294 pp, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Bibliothèque napoléonienne)
Une étude approfondie sur la vie et le rôle de "Paoletta" (1780-1825), impériale collectionneuse d'amants, soeur fantasque et excessive de Napoléon.
La Vouivre, 2003 in-8° carré, x-182 pp, traduction d'Hubert Pichelin, texte sur 2 colonnes, une pl. hors texte, 38 ill. dans le texte, index, broché, bon état
En juin 1802, Edward Stanley (autrefois Evêque de Norwich) entreprit le premier de ces voyages à l’étranger qui, tout au long de sa vie, demeurèrent sa forme favorite de loisirs. Il visite Rouen, Paris, Lyon alors que la France sort de la Révolution, continue en Espagne par Malaga et Gibraltar. En juin 1814, il se précipite à Paris et assiste à la Première Restauration. Fin 1815, il effectue un dernier voyage sur le continent et suit les traces de Napoléon de Paris à Waterloo. Enrichies de mille anecdotes et rencontres savoureuses, les lettres d’Edward Stanley donnent un aperçu teinté d’ironie sur la société française à deux moments clefs de son histoire. Admirateur de l’Empereur, Edward Stanley sait aussi croquer sur le vif les officiers français désenchantés, les alliés prétentieux et le petit peuple dans leur quotidien. Son témoignage inédit apporte un éclairage humain sur les épisodes tragiques du début du XIXe siècle.
Prague, Editions de l'Académie tchécoslovaque des sciences, 1959 in-8°, 176 pp, une gravure en frontispice et 24 pl. de portraits, gravures et fac-similés hors texte, biblio, index, reliure toile éditeur, jaquette illustrée, bon état
Lettres inédites de Mme de Staël et du prince de Ligne, dont une à Maurice O'Donnell, découvertes à Plasy, près de Plzen, dans les archives ayant appartenu à la famille de Metternich, ainsi que plusieurs rapports des polices de Prague et de Brno.
STEGMANN von PRITZWALD (Sigurd) et François PASCAL.
Reference : 118808
(2005)
ISBN : 2-901952-50-X
SPM, 2005, fort in-8°, 651 pp, sources et biblio, reliure simili-cuir vermillon, titres et fleurons dorés au 1er plat et au dos, bon état
L'Empire, tout comme la Royauté restaurée, a récompensé le mérite par des titres de noblesse. Ces titres étaient liés à la personne, donc non transmissibles. Ils ne pouvaient être transmis par héritage – à moins qu'il ne fut créé une fondation appellée majorat. Ce majorat devait assurer à l'héritier les moyens de satisfaire aux obligations de son rang. Deux sortes de majorats furent institués. Ce sont ces derniers 208 majorats qui sont étudiés ici, ainsi que 233 majorats de la Restauration. Cet ouvrage répertorie 441 majorats créés, ainsi que les familles qui ont ainsi pu transmettre leur titre de noblesse. Récapitulatif chronologique, commentaires généraux, index des personnes citées. — "Les dictionnaires consacrés à la noblesse du Premier Empire nous donnent la liste des membres qui la composent, les titres, la date des anoblissements, les armes et même la descendance, mais ils laissent de côté le majorat. Cet ouvrage se propose de pallier ce manque."
Calmann-Lévy, 1892, in-12, iii-335 pp, broché, non coupé, bon état. Edition originale
Edition originale de l'admirable correspondance de jeunesse – l'essentiel des lettres concerne la décennie 1800-1810 – que Henri Beyle adressa à sa sœur Pauline, de trois ans sa cadette. (Vicaire, I, 466)
Plon, 1910 in-8°, iii-458 pp, reliure demi-toile verte à coins, dos lisse avec titres et abeille dorés, bon état
"Le récit de M. G. Stenger est assurément très prenant, son admiration pour « l'immortel vaincu » est très sincère ; mais il ne fera plus croire à personne que Napoléon a cessé d'être le maître du monde parce qu'il y eut quelques traîtres en 1815. Il est tombé parce que la France, lasse des sacrifices innombrables faits pendant vingt ans à cette insatiable ambition, ne voulait et ne pouvait plus en faire d'autres et que, sauf quelques milliers d'officiers et de fonctionnaires, elle ne voulait pas plus des Bonapartes qu'elle ne voulait, au fond, des Bourbons." (Revue Historique, 1911)
Plon, 1908 in-8°, iii-447 pp, broché, bon état
"Une étude sur les Bourbons, rentrés en France après vingt-cinq ans d’exil ; étude pleine d’intérêt, car le contraste fut grand entre les princes qui s’étaient installés aux Tuileries, entre leur manière de vivre et de penser, et celle du grand capitaine que l’Europe coalisée avait abattu. Et puis, la société qui entourait l’empereur, en 1814, s’était évanouie. On l’eût, en vain, cherchée dans les salons de l’aristocratie. Elle avait fait place aux grands seigneurs, revenus d’émigration, et à ceux qui s’étaient fait oublier dans une retraite absolue, pendant l’Empire..." (Préface) — "Les misères de l'émigration, la peinture de la petite cour de ces Bourbons exilés, les nombreux portraits qui y sont tracés, donnent à cette étude un intérêt puissant." (La Quinzaine, 1906)
Delagrave, s.d. (1903) fort in-12, 778 pp, 38 cartes, reliure toile bleue, dos lisse avec pièce de titre basane carmin, bon état
Rédigée conformément au programme de 1902 pour le Cours préparatoire à l'Ecole spéciale Militaire de Saint-Cyr.
Perrin, 1981 in-8°, 309 pp, traduit de l'anglais, 16 pl. de gravures hors texte, une carte, reliure skivertex havane de l'éditeur, bon état
Né en 1786 (et non en 1789 comme le mentionnent les dictionnaires), mariée à dix-sept ans au comte Walewski, qui avait cinquante ans de plus qu'elle, Marie Walewska subit la pression du prince Joseph Poniatowski, de son propre mari et finalement de toute la société de Varsovie pour qu'elle cède, en 1807, dans l'intérêt de la Pologne, au désir de Napoléon. Elle résista, mais l'empereur profita, semble-t-il, d'un évanouissement pour abuser d'elle. Non seulement Marie pardonna, mais elle devint une maîtresse aimante et lui donna un fils, Alexandre, en 1810, ce qui le détermina à répudier Joséphine pour "épouser un ventre" qui lui donnerait un héritier. Fidèle jusqu'au bout à l'Empereur, Marie lui rendra visite à l'île d'Elbe en compagnie de son fils et le retrouvera une dernière fois à La Malmaison après Waterloo.
Baudouin, 1825 2 vol. in-8°, 431 et 477 pp, les 2 tomes dans des reliures différentes : tome I : reliure demi-basane havane époque, coiffe sup. manquante, dos lisse muet, 3 gravures hors texte, qqs taches et traces de mouillure anciennes, état moyen ; tome II : reliure demi-percaline rouge, une gravure de l'incendie de Moscou hors texte, bon état
Genève, Editions de Crémille, 1969 in-12, 252 pp, 10 gravures hors texte, reliure simili-cuir éditeur, bon état
P. et Bruxelles, Baudouin Frères, 1825 2 vol. in-8°, 431 et 477-(1) pp, troisième édition, 2 portraits en frontispice et une grande carte dépliante hors texte (l'Empire de Russie), reliures à la bradel plein papier vert, pièces de titre basane carmin, tranches jaunes (rel. de l'époque), bon état
"Devenu aide de camp de Napoléon sous l'Empire puis attaché à la cour de Joseph, Ségur a laissé d'attachants mémoires. ... Mais Ségur est surtout célèbre pour son Histoire de Napoléon et de la Grande Armée en 1812 (1824)." (Tulard, 1331). Malgré le rôle peu flatteur qu'il accorde à Napoléon, cet ouvrage eut l'immense mérite d'être le premier à vulgariser les événements de la campagne de Russie, jusqu'alors peu connus du grand public. Seules en effet, quelques relations très anecdotiques avaient été publiées en France. Ses prises de position lui valurent en revanche de nombreuses polémiques avec d'anciens camarades de combat (Gourgaud, Rogniat, etc.). Philippe de Ségur (1780-1873) était le fils du général Louis-Philippe de Ségur. A propos de son ouvrage sur Napoléon et la Grande Armée en 1812, il eut avec Gourgaud un duel en 1825, où il fut blessé.
P., Firmin-Didot, 1895 in-12, iii-565 pp, une lettre autographe dépliante hors texte, reliure demi-percaline verte, dos lisse, pièce de titre chagrin noir (rel. de l'époque), bon état
Troisième volume (sur 3) de l'édition nouvelle publiée par les soins du petit-fils de l’auteur, le comte Louis de Ségur, illustrée d'un fac-similé replié. — "Devenu aide de camp de Napoléon sous l'Empire puis attaché à la cour de Joseph, Ségur a laissé d'attachants mémoires... On a peut-être accordé trop de crédit à ces souvenirs, au demeurant fort bien écrits." (Tulard, 1331)
Tallandier, 1988 in-8°, 282 pp, 12 pl. de gravures hors texte (dont 4 en couleurs), biblio, broché, couv. illustrée, bon état
La mode n'est pas futile ! Jamais, sous l'Empire, elle n'a été aussi étroitement liée à l'histoire politique, économique et idéologique d'un règne. "Ce que je cherche avant tout, c'est la grandeur ; ce qui est grand est toujours beau", disait un jour Napoléon à Vivant Denon. Telle sera la mode sous l'Empire : luxueuse, ostentatoire, riche en tissus, draps, soiries, dams, velours, brocards. Cette mode, en rupture avec celle de l'Ancien Régime, est le ciment d'une société nouvelle issue de la Révolution, un moyen politique utilisé par l'empereur afin de frapper les esprits en France comme en Europe. Jamais il n'y eut de conjonction plus étroite, presque unique en son genre, entre la mentalité d'un homme et le goût vestimentaire de l'élite d'une société. (4e de couverture)
Perrin, 1990 in-8°, 274 pp, une carte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
1809. Alors que Napoléon domine la moitié de l'Europe, un paysan se rebelle contre l'empereur des Français. Andreas Hofer soulève le Tyrol, province autrichienne rattachée à la Bavière, royaume satellite de Paris. A la faveur d'un nouveau conflit entre la France et l'Autriche, les Tyroliens tiennent tête aux troupes franco-bavaroises du maréchal Lefebvre et du prince Eugène de Beauharnais. L'Autriche vaincue, la paix conclue entre Napoléon et Vienne, les révoltés du Tyrol refusent de se soumettre et combattent plusieurs mois encore avant de succomber sous le nombre de leurs adversaires. Fusillé par les Français le 20 février 1810, Andreas Hofer illustre le retournement des nations contre le Grand Empire.
Fayard, 1989, fort in-8°, 623 pp, chronologie, sources, biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, bon état
Les jugements tranchés des contemporains ont longtemps inhibé les historiens devant la figure du "héros des deux mondes" ; longtemps aussi la dispersion des papiers relatifs à un homme qui a beaucoup écrit et s'est énormément raconté a empêché tout travail vraiment scientifique (les Américains, en 1977, en ont entrepris une publication systématique). Last but not least, les idéologies enfermant la Révolution et ses acteurs dans des schémas simplistes ont mis deux siècles à voler en éclats. Comment s'étonner de n'avoir disposé jusqu'à présent sur la vie de La Fayette que de chroniques plutôt que de biographies donnant les véritables clefs de son rôle historique ? On le sait, il a "fait l'événement" à quatre reprises au moins : indépendance américaine, préparation et déclenchement de la Révolution, déchéance de Napoléon, établissement de la monarchie de Juillet. Mais surtout il a tenté de donner aux idées des Lumières une incarnation modérée, "possibiliste", et c'est elle qui, par-delà son échec immédiat, l'a emporté : la Constitution efficace qu'il prône en 1790-91 n'est après tout pas très éloignée de celle de... 1958, et son combat pour la régionalisation et la décentralisation administrative a triomphé... en 1982. Ces deux points relèvent d'ailleurs d'une conception plus large de la liberté, qui n'a rien perdu de son actualité : émancipation des esclaves, libération des peuples opprimés, absence de l'Etat en économie. Au yeux des hommes du XXe siècle finissant, la générosité, l'ardeur, l'honnnêteté morale de La Fayette rachètent au centuple sa vanité, sa naïveté, son défaut de lucidité politique et de jugement sur les hommes. Plus que jamais, il demeure une statue du Commandeur, une conscience de la Liberté, et son prestige, déjà grand au XIXe siècle, n'a cessé de s'accroître aujourd'hui.
P., Société des Bibliophiles / New York, Merrill and Baker, s.d. (1903), 2 vol. in-8°, xx-352 et 312 pp, 10 portraits hors texte sous serpentes, reliures percale bleue de l'éditeur, titres dorés au dos, têtes dorées, bon état Tiré à 503 ex. numérotés sur vergé (Versailles Edition). Texte en anglais
Complet en 2 volumes. De cette "Versailles Edition" limitée et numérotée, seuls 503 exemplaires en anglais ont été imprimés (n° 349, les 2 volumes sont numérotés). Compilée par Léon Vallée, la collection “Courtiers and Favourites of Royalty” comprend vingt volumes de « Mémoires de la Cour de France avec illustrations et fac-similés de documents provenant des Archives nationales françaises ». — Débauche, corruption, sacrilège, parjure et autres traîtrises, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord traîne derrière lui un cortège d'accusations où rien ne manque, pas même le crime. Et pourtant, sous l'orage, ce prince "sans grimace, ni sourire" ne tremble ni ne recule, même lorsqu'il croise des Indiens prêts à le scalper au fin fond d'une forêt américaine. Né sous Louis XV, mort sous Louis-Philippe, l'homme des trois sacres et des treize serments, le virtuose du congrès de Vienne se révèle soucieux de la grandeur de l'État, comme de sa propre grandeur, face à la postérité...