8, rue Bréa
75006 Paris
France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 P., Librairie Centrale, 1884, gr. in-8°, 328 pp, 21 gravures hors texte dont 11 portraits, documents en annexes pp. 254-312, glossaire des termes de marine pp. 313-326, reliure demi-chagrin cerise, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres et caissons dorés, encadrements à froid sur les plats, fer doré du Lycée du Mans au 1er plat, bon état, bel exemplaire
Paul Lecène était professeur d'histoire au Lycée Charlemagne. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions de l'Amateur, 1989, in-4°, 244 pp, préface de Yves Bottineau, nombreuses illustrations en noir et en couleurs, biblio, reliure toile gris-bleu de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, sans la jaquette, bon état
L'histoire détaillée du Petit Trianon à travers son mobilier, depuis sa création jusqu'à la chute de Louis-Philippe. Une description pièce par pièce du Palais à travers l’ameublement et la décoration sous l’Empire et la Restauration. — "Conçu pour la très intelligente Madame de Pompadour, mais habité par la charmante Madame du Barry, le Petit Trianon semblait devoir être le petit palais d'amours illicites. Louis XVI, cependant, le donna à Marie-Antoinette et la Reine lui conféra sa légitimité. En fait, cette légitimité s'accompagna du glissement vers les joies d'une société de privilégiés, choisis par la souveraine au détriment de la sagesse politique. Mais si délicats furent les plaisirs goûtés en ces lieux et si tragiques les événements vécus ensuite par la Reine et certains des siens que le château, le Théâtre, le Temple de l'Amour, le Belvédère et le Hameau paraissent n'avoir existé, de manière globale, que pour et par Marie-Antoinette. Pourtant, une jeune femme charmante, qui n'était pas née princesse, mais le devint par mariage, la sœur de Napoléon Ier, Pauline Borghèse, a vécu au Petit Trianon, puis l'impératrice Marie-Louise ; enfin, sous Louis-Philippe, le duc et la duchesse d'Orléans, héritiers du trône, y résidèrent. Madame Ledoux-Lebard possède cet art rare de respecter les sortilèges tout en les enrichissant de vérités supplémentaires et nécessaires. Elle ajoute à Trianon l'évocation des habitants du XIXe siècle. Cette évocation, elle la fait surgir, avec l'érudition qu'on lui admire, grâce aux inventaires ; les allées et venues entre les descriptions et les objets constituent des itinéraires auxquels elle excelle. Nous retrouvons ainsi, dans leur cadre de vie, en 1807, Pauline Borghèse, en 1810, Marie-Louise et, en 1839, le duc et la duchesse d'Orléans. Comment la remercier suffisamment de construire la science et même, ce faisant, d'offrir des supports au rêve ?" (Yves Bottineau, préface) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Ed. Molière, 1995, in-4°, 133 pp, préface de Jean Tulard, 67 peintures, gravures et fac-similés en noir et en couleurs, biblio, index, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état
"Encore un livre sur Napoléon, direz-vous. Mais un livre que vous aimerez lire et relire, ouvrir au hasard pour parcourir un chapitre ou contempler une image, un livre qui fait rêver mais que l'on consulte aussi pour y trouver un nom ou une date. Eric Ledru a donné à son ouvrage un sous-titre original : "Le conquérant prophétique". Napoléon fut en effet l'un des plus grands conquérants de l'Histoire, dans la lignée d'Alexandre et de Gengis Khan. ... Eric Ledru a raison de parler de conquérant "prophétique". Si la domination napoléonienne sur l'Europe fut éphémère, elle a laissé une empreinte profonde. L'Empereur se plaisait à le rappeler à Sainte-Hélène devant Las Cases. ... Jamais les événements futurs n'ont autant donné raison à un vaincu. C'est tout le XIXe siècle et beaucoup de notre XXe qui sont contenus dans cette épopée napoléonienne que nous conte avec talent et sérieux Eric Ledru." (Jean Tulard) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1943 fort in-8°, xxxi-536 pp, un portrait en frontispice, une carte dépliante hors texte, sources et biblio, index, broché, bon état
Etienne Hubert Cambacérès (1756-1818), né à Montpellier, était le frère du Second Consul, puis Prince Archichancelier de l’Empire, Jean-Jacques Régis Cambacérès qui lui assura aide, protection et promotion. Ordonné prêtre en 1780, il devint en 1788, Grand Vicaire de l’Évêque de Montpellier. Protégé par son frère il ne fut pas inquiété pendant la Révolution et c’est grâce à l’appui de ce même frère qu’il fut nommé Archevêque de Rouen le 9 avril 1802 et fait Cardinal le 1er février 1805. Lors du conflit de l’Empereur avec le Pape, il chercha une voie médiane. Déjà Sénateur depuis 1805 il fut appelé à siéger à la Chambre des Pairs des Cent Jours, mais observa une prudente réserve. Il mourut à Rouen en 1818 à son poste d’Archevêque sans avoir été inquiété par la Seconde Restauration. — "Le sujet traité est avant tout « la réorganisation d'un diocèse français au lendemain de la Révolution ». Il ne s'agit donc pas simplement ni même principalement d'une monographie du cardinal Cambacérès. Sans doute, il occupe la place d'honneur, dans ce copieux exposé de la mise en marche du Concordat, dans l'archidiocèse de Rouen. Mais ce qui intéresse le lecteur, c'est moins sa personnalité, en somme sans grande envergure, que l'oeuvre de restauration religieuse à laquelle il préside avec une certaine rudesse, mais aussi avec une constante dignité. Du cardinal Cambacérès, la légation du Saint-Siège en France portait ce jugement, dont M. Ledré nous assure qu'il n'était marqué ni d'excessive rigueur ni, certes, de flatterie : « C'était un homme de talent médiocre, mais un ecclésiastique exemplaire, de principes excellents et qui ne manquait pas de fermeté » (p, 508). Donnons une idée du riche contenu de l'ouvrage. Après une abondante bibliographie dont tout le livre atteste qu'elle n'est pas là seulement pour la parade, et une introduction à la fois géographique et historique, le volume se divise en deux parties. La première, qui comprend environ 160 pages, (p. 15-175), nous décrit le lamentable état du clergé et de la religion en Seine-Inférieure, vers 1801. (...) La seconde partie de l'ouvrage s'intitule « le Cardinal Cambacérès ». Elle comprend 340 pages. C'est là que se trouve à proprement parler exposée la mise en marche du Concordat. (...) En une série de chapitres fortement documentés, il nous est présenté dans l'organisation des paroisses, dans la solution des problèmes financiers (traitements des curés, casuel, réparations des églises, frais du culte, etc.), dans la direction de la discipline ecclésiastique, dans la création des séminaires et la restauration des congrégations. C'est dire toute la richesse de cette étude. (...) On notera les qualités de fond, documentation impeccable et précise, exposition lumineuse et exacte, impartialité et sérénité parfaites..." (Léon Cristiani, Revue d'histoire de l'Église de France, 1943) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions du Gerfaut, 2003, in-8°, 464 pp, 21 cartes et 11 gravures, tableau généalogique, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Le destin extraordinaire de Léon et Alphonse Pellion. 1. L'Empire et les Cent-Jours. 2. La Restauration. 3. La monarchie de Juillet. 4. La République et le Second Empire. — "A travers la vie de trois officiers de la famille Pellion, depuis l'École de Saint-Germain jusqu'à la colonisation, Jean Leduc nous retrace d'une manière documentée et vivante les différentes facettes de la vie militaire en les replaçant dans le cadre de l'histoire de la Marine et de l'Armée. De sous-lieutenant de cavalerie à général de brigade, entre les campagnes napoléoniennes et l'Alqérie où il effectue plusieurs séjours, l'aîné, Léon, participe à l'intervention française en Morée, épisode méconnu que l'auteur nous permet de redécouvrir. Il prend part au maintien de l'ordre, en particulier après le coup d'État du 2 décembre 1851. Alphonse, le cadet, entame sa carrière par un voyage de circumnavigation en 1817 et la termine comme vice-amiral et préfet maritime de Brest. Ses états de service nous rappellent le rôle fondamental de la marine, non seulement instrument diplomatique au moment de l'indépendance de l'Amérique espagnole, mais aussi moyen de pression comme lors de l'expédition du Tage. Alphonse sert également en mer Méditerranée, au cours du blocus d'Alger, mais aussi à des postes d'administrateur. Sa dernière campagne le conduit en Crimée où son fils Fortuné est présent. Ce dernier meurt en Cochinchine en 1863. De Napoléon Ier à Napoléon III, les biographies parallèles des frères Pellion nous révèlent divers aspects de l'armée française au XIXe siècle. La plume alerte de Jean Leduc nous restitue la carrière professionnelle et la vie privée de ces témoins de l'histoire de notre pays, d'un siècle à l'autre." (Revue historique des Armées, 2003) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1957-1965, 3 vol. in-8°, 491, 667 et 859 pp, un portrait en frontispice du tome I, 9 cartes et 4 gravures hors texte, sources et biblio, index, brochés, très bon état
Tome I : De la noblesse de robe au ministère des pauvres, les étapes d'une vocation, 1782-1814 ; Tome II : Missions de Provence. Restauration du diocèse de Marseille, 1814-1837 ; Tome III : L'oeuvre pastorale et missionnaire, adaptation et extension, 1838-1861. — "On s'est trop souvent heurté à la médiocrité conformiste et verbeuse de maintes biographies épiscopales du siècle dernier, à peine distinctes de l'oraison funèbre, pour ne pas se réjouir de voir paraître le « Mazenod » si précis, si vivant, que vient d'achever Mgr Leflon. Ce dernier a dû maîtriser ici, non seulement une immense documentation, mais aussi la difficulté que présentait la double appartenance de son héros : fondateur et évêque ; il fallait en faire revivre la riche personnalité en l'insérant, sans l'y enfermer, dans le double cadre de sa congrégation et de son diocèse. Le premier volume (1782-1814) suit, « de la noblesse de robe au ministère des pauvres, les étapes d'une vocation », dont la maturation coïncide avec le temps des orages révolutionnaires. Les deux suivants retracent inséparablement « l'œuvre pastorale et missionnaire », en adoptant pour charnière la date de 1837, à laquelle Eugène de Mazenod accède au siège épiscopal de Marseille. (...) Mgr Leflon n'a pas seulement mené à bien une solide biographie épiscopale, mais projeté de nouvelles lumières sur toute une époque du catholicisme français." (Claude Savart, Revue d'histoire de l'Église de France) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Abbeville, Paillart, 1993, gr. in-8°, 134 pp, préface de Jean Tulard, 4 pl. de portraits hors texte, sources, annexes, index des noms de personnes, index des noms de lieux, index et nombre des homonymes, broché, couv. illustrée, bon état
Par Robert Legrand (1912-2006), historien spécialiste de la Révolution française et en particulier de Gracchus Babeuf. — "Il m'arrive parfois, parlant du Comte de Saint-Simon, d'avoir pour réponse : « Oui, le duc, le célèbre auteur des Mémoires... ». Certes il est facile de confondre, par manque d’attention ou de connaissances. Et des personnages ayant le même patronyme, on les croit, parfois à tort, parents. J'ai donc commencé à noter des noms, fixer des prénoms et des dates, susceptibles de prêter à confusion. Je me suis vite aperçu que les homonymes se trouvaient assez nombreux dans la période si riche en événements de la fin de l’Ancien régime à la révolution de Juillet, et j'ai continué à chercher. J'ai ainsi découvert nombre de destinées intéressantes, ou curieuses, certaines mêmes exceptionnelles. Certains homonymes ont même été confondus : l’un arrêté pour l’autre, et tel général condamné à la place de son frère. Et que de destins tragiques, heureusement parfois sauvés par l’amour ! L'ouvrage a pris corps ainsi, le livre s'est fait au cours de mes lectures, finissant par rassembler près de 110 patronymes différents, rassemblés en 490 personnages dont la vie est ici plus ou moins longuement retracée. Avec tant de destinées retrouvées, et groupées, c'est le tableau d’une époque et d’une société en conflits, d'hommes et de femmes qui luttent pour la réussite, la gloire ou les honneurs. Jean Tulard écrit dans la préface : « ce livre sera consulté avec un intérêt évident mais aussi avec plaisir car l'auteur a su donner vie à ses portraits grâce aux bons mots. Être à la fois savant et agréable à lire, tel à été le souci de Robert Legrand ». J'ai composé cette étude avec entrain, j'espère que les lecteurs liront ces pages avec curiosité, et aussi quelque étonnement." (4e de couv.) — "L'ancien « compagnon » de Babeuf, historien connu de la Révolution en Picardie, nous livre ici sa dernière moisson, une bonne centaine de patronymes que la fréquentation assidue des archives l'a amené à rencontrer. Souci d'un aîné de faciliter la route à qui s'engagerait dans des recherches ? Peut-être, et, dans cette seule perspective, l'ouvrage serait à saluer comme l'une de ces manifestations aujourd'hui si nombreuses et si enrichissantes des liens qui peuvent exister entre une recherche conduite au pays et celle qui se construit dans les établissements universitaires. Mais il ne fait aucun doute qu'un tel travail est né du plaisir même de l'auteur qui ne cesse d'ajouter des textes, des références, des anecdotes qui font de son ouvrage tout sauf un sec répertoire d'érudition. A tous ceux donc qui aiment la bonne compagnie des acteurs d'autrefois, signalons ce petit livre dont le titre ne dément pas le contenu." (J. Boissière, Dix-Huitième Siècle, 1994) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Stock, 1997 gr. in-8°, 419 pp, notes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Larrey et Percy sont-ils les seuls médecins de la Grande Armée ? Cette biographie très documentée nous permet de découvrir une autre personnalité médicale de premier plan. Jean-François Coste commence sa carrière de médecin militaire sous Rochambeau durant la Guerre d'Amérique et s'illustre durant toutes les campagnes de l'Empire. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Grasset, 1949, in-12, 342 pp, 8 gravures hors texte, broché, couv. illustrée, papier lég. jauni, bon état (Coll. La Petite Histoire)
De Molière à Victor Hugo en passant par Chateaubriand, Watteau, Flaubert, Balzac, Béranger et bien d'autres dans ces courts récits sur la petite histoire des artistes. — "Les “Existences d'artistes”, de G. Lenotre (Grasset), sont un choix de ses chroniques relatives à la vie privée de quelques grands hommes des arts ou des lettres. Ces pages n'ont pas perdu leur fraîcheur, et permettent d'espérer que plusieurs recueils posthumes pourront être encore édités du plus amusant des historiens." (André Thérive, Le Temps, 10 janvier 1941) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Grasset, 1941, in-12, 284 pp, 4 gravures hors texte, reliure demi-chagrin brun, dos à 4 nerfs pointillés, titres dorés, couv. illustrée conservée (rel. de l'époque), bon état (Coll. La petite Histoire, 12). Première édition
"Vient de paraître « Nos Français », par G. Lenôtre. Voici le dernier ouvrage du regretté auteur de la petite histoire. Tout le monde connaît et apprécie le style alerte et nuancé de G, Lenôtre, Aussi est-il inutile de s'étendre longuement sur la forme parfaite de ce nouveau recueil de croquis dont le sous-titre est « Portraits de famille », Pris un peu au hasard de notre histoire, la courageuse figure du marquis d'Arlandes compagnon d'ascension de Pilâtre de Rozier, celle non moins attachante du comte de More, « insurgent » d'Amérique ; l'épopée des soldats de la Révolution, l'attachement de Persigny pour Falloux, représentent autant d'incidents historiques oubliés et que G. Lenôtre replace en mémoire. Les 29 historiettes qui composent le volume ne peuvent laisser le lecteur indifférent. Chaque ligne, chaque paragraphe apporte un plaisir neuf et sain. L'auteur sait donner au plus modeste fait une tournure spirituelle et de bon goût qui augmente encore l'agrément de la lecture. Ce n'est pas sans un regret que l'on ouvre « nos Français » sur quelques menus détaillés de restaurants... au XVIIIe siècle." (Journal des débats politiques et littéraires, 1941) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
PUF, 1930, in-8°, 100 pp, 60 pl. de gravures et fac-similés hors texte, broché, bon état (Coll. Maîtres des littératures)
"Une biographie pour les besoins de la cause, puisque l'auteur veut surtout nous préparer à la lecture d'Adolphe, le roman qui a assis la réputation littéraire de Constant. Elle nous en apprend bien suffisamment sur les aventures de Benjamin. Ajoutons surtout que le volume est accompagné de notes bibliographiques à jour et de planches remarquablement choisies. Voilà même qui fait l'originalité et la valeur de la collection Rieder. On ne saurait exagérer la portée de l'effort réalisé pour un prix très convenable. Ces planches sont très expressives, émouvantes parfois ; le mieux qu'on puisse dire est qu'elles créent une atmosphère de sympathie autour de Constant." (R. Schnerb, Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1933) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Lille et Paris, J. Lefort, 1882, in-4°, 323 pp, une gravure de la bataille des Pyramides en frontispice, 150 notices biographiques illustrées de 123 portraits gravés, index, cart. toile rouge éditeur lég. défraîchi, plats ornés, tranches dorées
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
L'Harmattan, 1995, gr. in-8°, 428 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Chemins de la mémoire)
Il s'agit de la biographie d'une créole amie de Joséphine, second couteau de l'Histoire, mais qui, de la Révolution française au Second Empire, connut nombre de célébrités. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1988, in-8°, 597 pp, biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, état correct
Louis XVIII ne fut pas toujours le roi podagre, accablé de goutte, dont la Restauration nous a laissé l'image... Bien au contraire, aucun roi de France, sans doute, n'eut de vie plus aventureuse et plus riche en rebondissements que lui. Ayant traversé la Révolution, l'Empire et les Cent-Jours dans les conditions les plus difficiles, prince errant reçu non sans réticences par les souverains européens, il parvint pourtant, en dépit de tout ce qui semblait s'y opposer, à assouvir (à deux reprises, en 1814 et 1815 !) son rêve de toujours : régner. Jamais il ne connut le doute ni sur sa légitimité, bien sûr, ni surtout sur son destin ; alors qu'en 1814 l'un de ses familiers lui disait : "Sire, vous êtes roi de France", n'eut-il pas l'aplomb - ou l'inconscience, c'est selon - de répliquer : "Ai-je jamais cessé de l'être ?" Aussi bien, il n'hésita pas à dater ses premiers actes de roi de la "19e année de [son] règne"... Histoire d'une ambition réalisée, la biographie du frère de Louis XVI nous fascine aujourd'hui encore par cette opiniâtreté, cette constance faisant fi des revers et des avanies. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
LISKENNE (François-Charles) et Jean-Baptiste Balthazard SAUVAN.
Reference : 111617
(1835)
P., Anselin, 1835-1846, 7 vol. pt in-4°, 904, 1053, 987, 1030, 954 et 1058 pp, texte sur 2 colonnes, 6 volumes de texte et un atlas de 113 planches, reliures demi-chagrin vert bouteille, dos lisses à faux nerfs à froid, titres et caissons ornés dorés, double filet doré sur les plats, tranches mouchetées (rel. de l'époque), un coin lég. abîmé au tome III, qqs rousseurs, bel exemplaire. Rare complet des planches annoncées
Importante anthologie des meilleurs textes d'historiens et stratèges militaires célèbres, expliqués et commentés. — Tome I : Essai sur la tactique des Grecs ; La guerre du Péloponnèse (Thucydide) ; Retraite des dix-mille, la Cyropédie (Xénophon) ; Expéditions d'Alexandre (Arrien) – Tome II : Essai sur les milices romaines ; Histoire générale (Polybe) – Tome III : Commentaires - Guerre des Gaules, guerre civile, guerre d'Alexandrie, guerre d'Afrique, guerre d'Espagne (Jules César) ; Institutions militaires (Végèce) ; Le général en chef (Onosander) ; Institutions militaires (l'empereur Léon) ; Stratagèmes (S. Jul. Frontin) ; Ruses de guerres (Polyen) ; Stratagèmes, ruses de guerre, embuscades, surprises (extraits de Feuquières, Folard, Santa-Cruz, Joly de Maizeroy, Cessac, Carrion-Nisas, Jomini, etc.) – Tome IV : Introduction à l'histoire politique et militaire des Français ; Montécuculli ; Turenne ; Feuquière ; Folard ; Puységur ; Le maréchal de Saxe. – Tome V : Histoire de mon temps, Instruction militaire du roi de Prusse pour ses généraux (Frédéric II) ; Instruction secrète dérobée à Frédéric II ; Mémoires militaires et politiques du général Lloyd, servant d'introduction à l'histoire de la guerre en Allemagne, en 1756, contre le roi de Prusse et l'impératrice et ses alliés ; De l'état actuel de la politique et de la science militaire en Europe (Guibert) ; Considération sur l'artillerie (Extrait de Guibert) ; Des connaissances nécessaires à un général en chef d'armée (Gal. comte de Lacuée Cessac) ; De la défense des places fortes (Carnot) ; Journal des opérations militaires du siège et du blocus de Gênes (Général Paul Thiébault) ; Précis de l'Art de la guerre (Extraits par le baron de Jomini) – Tome VI : Mémoires de Napoléon (Baron Gourgaud) ; Mémoires de Napoléon (Général comte de Montholon) ; Précis des guerres du maréchal de Turenne ; Précis des guerres de Frédéric II ; Variétés politiques. – Tome VII : Atlas contenant 113 planches (cartes, croquis, plans, fac similés et tableaux) montées sur onglet. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
London, J. M. Dent & Sons / New York, E. P. Dutton & Co, 1947 in-12, xi-512 pp, index, reliure toile éditeur, jaquette, bon état (Coll. Everyman's Library). Texte en anglais
Réédition de l'édition de 1829. "A thorough and definitive biography of Napoleon by John Gibson Lockhart." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Pauvert, 1980 in-8°, 265 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Un brillant essai littéraire, dans lequel Lo Duca fait de Jomini le double omniprésent de Napoléon. L'histoire de l'Empereur se mêle ici avec celle de Henri Jomini, auxiliaire du maréchal Ney, l'homme "qui avait la particularité de voir comme Napoléon". L'histoire a surnommé Henri Jomini, général de l'empire français de 1800 à 1812, puis général de l'empire russe de 1812 à 1869, "le devin de Napoléon". Un apocryphe plus vrai que nature, publié par J.-J. Pauvert sur les conseils d'André Breton, et salué par Cocteau, Georges Bataille, Audiberti, Joseph Delteil, Albert-Marie Schmidt, Marcel Pagnol, Jean Dutourd, Jacques Chastenet, Kléber Haedens... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Hachette, 1897, in-4°, vi-313 pp, 12 planches hors texte, 12 en-têtes et 12 culs-de-lampe reproduits en couleurs par H. Reymond d'après les aquarelles de Julien Le Blant, la couverture a été exécutée par le même graveur, d’après une aquarelle de Adolphe Giraldon, reliure demi-veau blond à coins, dos lisse orné d'un fleuron doré, pièce de titre verte, plats de percaline verts ornés d'un décor doré et polychrome, titre doré dans un cartouche rouge, tête dorée, gardes peignées, charnières intérieures renforcées, couvertures papier illustrées en couleurs (reliure de l’éditeur), imprimé sur papier couché, pt épidermures sans gravité, bon état. Edition originale
Belle édition illustrée. "Récits militaires extraits des mémoires de G. Bussière et E. Legouis, du Comte de Ségur, du Maréchal Masséna, du Général vicomte de Pelleport, du Capitaine S. Carnot, du Maréchal Marmont, du Commandant du Fresnel, du Général Corbineau, du Général Thoumas, du Général Ambert, du Général baron Lejeune, de Norvins, de A. Vandal, de A. Thiers, du Comte de Michaud, de A. Lallemand, de E. de Lyden, du Baron Petiet, de Camille Rousset, du Capitaine Richard, de Garnier-Pagès, du Général du Barail, de A. Rambaud, de P. Laurencin, de Germain Bapst, de Fernand Hue, de Roger de Beauvoir, du Lieutenant Painvin, de Dick de Lonlay, du Capitaine Simon, de Jules Claretie, du Comte S. Jacquemont, et des Journaux du temps. Avec une préface par George Duruy et un tableau historique (avec actions d'éclat) des régiments français." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Amiens, Edgar Malfère, et P., Edouard Champion, 1924 in-8°, xvi-544 pp, préface par Edouard Driault, 13 gravures et cartes hors texte, reliure demi-maroquin bordeaux, dos à 5 nerfs pointillés, couvertures conservées (rel. moderne), bel exemplaire
"Jusqu'ici on ne possédait que quelques monographies sur les contingents fournis par différents départements pour former les régiments de gardes d'honneur, dont l'existence éphémème dura une année seulement, en 1813 et 1814. Le docteur Lomier, auteur déjà d'un beau volume consacré aux Marins de la Garde (1803-1815), nous donne aujourd'hui un remarquable travail d'ensemble sur cette question si peu et si mal connue. Grâce à lui, nous savons maintenant dans quelles conditions ont été formés ces quatre régiments, quelle était leur composition, comment ils s'organisèrent, quelle fut enfin leur histoire, histoire administrative et histoire militaire, courte mais glorieuse. S'il est permis de formuler une critique, il est regrettable pour les travailleurs à qui ce livre est appelé à rendre grand service, que leurs recherches dans cet ouvrage si fortement documenté ne soient pas facilitées par une table onomastique, qui serait d'autant plus précieuse, étant donné le grand nombre de personnages dont on retrouve les noms." (Ernest d'Hauterive, Revue des études historiques, 1925) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Impr.-Librairie Pairault et Cie, 1889, gr. in-8°, viii-294 pp, illustrations de MM. A. de Clermont Gallerande et Paul Algis (une gravure en frontispice, 8 planches de costumes en couleurs, 6 gravures de colonels en noir, dont une non signalée à la table), pièces justificatives, reliure demi-chagrin carmin, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés et caissons à froid, couv. illustrée conservés (rel. de l'époque), bon état. Tiré à 300 exemplaires seulement (250 ex. non mis dans le commerce, souscrits par le régiment, et 50 ex. mis en vente. Très rare
Le 7ème Hussards descend directement de la légion de Kellermann et de quelques hussards de Lamothe. Ceux-ci furent amalgamés à la légion Kellerman lorsqu'elle fut dissoute en juin 1794. Ces deux corps de cavalerie réunis avaient alors formé le 7ème Hussards. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Horizons de France, 1946, pt in-8°, 158 pp, Réédition de "Quelques notices pour l'histoire et le récit de mes périls depuis le 31 mai 1793" par Jean-Baptiste Louvet, l'un des représentants proscrits en 1793.
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albin Michel, 1959 fort in-8°, 468 pp, notes bibliographiques, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
Avec la Seconde Restauration, le culte napoléonien se fait clandestin et trouve d’autres moyens d’expressions (gravures ambigües, cannes séditieuses). Les survivants de la Grande Armée, démobilisés, entretiennent partout le souvenir de l’Empereur et dès 1823, Las Casas donne une image exemplaire de Napoléon dans son Mémorial de Sainte-Hélène. Cinq ans plus tard, malgré la censure, Béranger présente dans Souvenirs du peuple un empereur proche du peuple et révéré de tous à l’égal d’un saint dont on conserve les reliques... — "J. Lucas-Dubreton vient d'écrire un ouvrage synthétique sur ce « culte de Napoléon » qui n'avait encore été l'objet que d'études partielles. Il y rattache les complots des années 1820 aussi bien que les pages consacrées à Napoléon par les grands écrivains du siècle, ou les premières tentatives du neveu pour s'emparer du pouvoir. Dans ce livre, J. Lucas-Dubreton a eu tendance à utiliser davantage les gravures ou les ouvrages de l'époque que les travaux contemporains. L'ouvrage rendra service et pourra servir de guide à des recherches régionales sur le culte de Napoléon." (Jacques Godechot, Revue Historique, 1962) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albin Michel, 1960, fort in-8°, 468 pp, notes bibliographiques, reliure toile éditeur, rhodoïd, bon état
Avec la Seconde Restauration, le culte napoléonien se fait clandestin et trouve d’autres moyens d’expressions (gravures ambigües, cannes séditieuses). Les survivants de la Grande Armée, démobilisés, entretiennent partout le souvenir de l’Empereur et dès 1823, Las Casas donne une image exemplaire de Napoléon dans son Mémorial de Sainte-Hélène. Cinq ans plus tard, malgré la censure, Béranger présente dans Souvenirs du peuple un empereur proche du peuple et révéré de tous à l’égal d’un saint dont on conserve les reliques... Cet ouvrage explore le phénomène du culte napoléonien en France entre 1815 et 1848, période marquée par le retour de Napoléon lors des Cent-Jours, sa défaite à Waterloo, son exil à Sainte-Hélène et la restauration de la monarchie. Jean Lucas-Dubreton analyse comment Napoléon Ier, puis sa mémoire, ont été utilisés à des fins politiques et comment ils ont influencé la culture populaire, l'art, la littérature et la politique de l'époque. L'auteur examine également les différentes perceptions de Napoléon selon les régimes successifs et les différentes classes sociales. — "J. Lucas-Dubreton vient d'écrire un ouvrage synthétique sur ce « culte de Napoléon » qui n'avait encore été l'objet que d'études partielles. Il y rattache les complots des années 1820 aussi bien que les pages consacrées à Napoléon par les grands écrivains du siècle, ou les premières tentatives du neveu pour s'emparer du pouvoir. Dans ce livre, J. Lucas-Dubreton a eu tendance à utiliser davantage les gravures ou les ouvrages de l'époque que les travaux contemporains. L'ouvrage rendra service et pourra servir de guide à des recherches régionales sur le culte de Napoléon." (Jacques Godechot, Revue Historique, 1962) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1944, in-12, 300 pp, biblio, broché, bon état
"Ramenée à ses lignes principales, l'histoire de Murat apparaît un drame à trois personnages : Napoléon, Caroline, Joachim ; – le frère, la sœur, le beau-frère. Aucun, dans ses limites, ne manque de relief. C'est ce drame nourri de passions, divers d'aspects, riche en péripéties, en rebondissements, et côtoyant parfois la comédie de caractère, que j'ai essayé de reconstituer." (J. Lucas-Dubreton) — "Une biographie renseignée et agréable à lire." (G. Lefebvre, Revue Historique, 1946) — Des précisions essentielles, mais un parti pris contre Murat. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 1974, in-12, 203 pp, broché, couv. à rabats, bon état
"A Londres, en 1817, un ouvrage était publié en français par l'éditeur Murray, avec un titre très alléchant : Manuscrit venu de Sainte-Hélène d'une manière inconnue ! Que de mystères, d'autant qu'aucun auteur n'était précisé. Bien sûr, tous les lecteurs pensaient aussitôt à Napoléon exilé depuis 1815 sur la très lointaine île de Sainte-Hélène, perdue dans l'Atlantique sud. L'Empereur aurait pris la plume pour livrer ses mémoires et aurait réussi à faire passer le manuscrit à la barbe de ses geôliers anglais. Le succès fut foudroyant : Murray dût ordonner quatre autres rééditions dans la seule année 1817. Une édition en langue anglaise fut promptement imprimée et de nombreuses contrefaçons ou traductions virent le jour à Bruxelles, Gand, Francfort. En France, l'ouvrage séditieux fut interdit, ce qui ne pouvait que renforcer son attraction et le rendre encore plus intéressant. De nombreuses copies manuscrites circulèrent alors dans les salons parisiens et bientôt dans tout le pays. La question était « Est-ce de lui, n'est-ce pas de lui ? » Le Manuscrit est écrit dans un style vigoureux, martelé de citations « à la Bonaparte », comme celle-ci « Ma tâche était donc de terminer la Révolution en lui donnant un cours légal afin qu'elle pût être reconnue et légitimée par le droit public de l'Europe ». Certaines pages sont plus intimes et tendres car elles sont consacrées à Joséphine. Napoléon, ou tout du moins le « je » qui parle pour lui, y exprime un amour violent et indéfectible pour la belle créole. On sait aujourd'hui que cet ouvrage est un formidable pastiche, extrêmement réussi, car le ton employé, les anecdotes racontées (à part quelques erreurs) font « vraies ». Nombre d'anciens compagnons de Napoléon s'y sont fait prendre et ont juré que le Manuscrit était bien les mémoires de l'Empereur. Mais très vite des opinions plus sceptiques s'élevèrent, comme celles de Méhée de la Touche, un agent double, royaliste et bonapartiste, habitué donc à démêler le vrai du faux, qui exprima ses doutes sur l'authenticité dans une brochure intitulée « Réflexions sur le Manuscrit de Saint-Hélène ». Il résuma son sentiment par cette phrase : C'est lui, mais pas de lui. Il y voyait plutôt « l'éloge d'un tyran par des plumes libérales » . Un certain Fabry, agent royaliste, eut la même intuition. Il trouvait étrange que « le général Bonaparte » exprime des regrets d'avoir dissout le Tribunat ou rompu avec les libéraux. Fabry y notait une « certaine couleur vaudoise » (cette région suisse où vivaient l'écrivain Mme de Staël et ses amis, groupe d'opposants au régime napoléonien). Il est généralement admis de nos jours, bien que le doute ne soit pas levé totalement, que l'auteur soit un certain Lullin de Châteauvieux, agronome de formation (passionné par les moutons mérinos, entre autre), fin lettré et ami de Mme de Staël, femme écrivain exilée en Suisse par Napoléon. Lullin de Châteauvieux était un habitué du salon littéraire de Coupet (Suisse), demeure de Mme de Staël. Il était certainement un grand observateur et un grand auditeur de ce qui s'y disait. Il se serait imprégné des conversations autour de Napoléon, au point de pouvoir entrer dans la peau du personnage et de raconter son histoire à la première personne du singulier. Il révéla la supercherie en 1841 sur son lit de mort à son gendre, Jean-Edouard Naville, qui en fit une notice biographique, seule preuve de la paternité de l'œuvre. Une récente étude a démontré que l'auteur de cette notice est en fait le gendre de Mme Staël, Gabriel Eynard, ce qui renforcerait l'hypothèse d'un travail collectif sous la conduite de Germaine de Staël et dont Lulllin, quasi-inconnu et qui n'avait jamais rencontré Napoléon, aurait été le prête-nom dissimulé, dans un jeu de cache-cache destiné à masquer les véritables auteurs, le groupe dit de Coppet, en l'occurrence Benjamin Constant, Victor de Broglie, Lullin de Chateauvieux et son cousin Gabriel Eynard, sur l'instigation de Mme de Staël." (Fondation Napoléon) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.