8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Hachette, 1954 in-8°, 272 pp, une gravure et 3 fac-similés hors texte, broché, bon état
"« Paris, le 16 avril 1814. Le ministre de la Guerre autorise M. de Maubreuil à se présenter près des autorités militaires et à requérir la force armée pour l'exécution des mesures qu'il est chargé de prendre pour le service de S. M. Louis XVIII. Le ministre de la guerre, Général Comte Dupont. » Telle est la pièce capitale de « l'affaire Maubreuil ». Quelles étaient les « mesures » que Maubreuil était chargé de prendre? Assassiner Napoléon comme il l'a par la suite répété à satiété ? Ou seulement récupérer deux caisses de bijoux, faisant partie du trésor impérial, et qu'on avait perdues dans un trajet entre Paris et Blois ? Tel est le problème que Me Maurice Garçon avec sa verve habituelle et sa compétence d'avocat s'efforce de résoudre. Il utilise à cet effet des documents nouveaux, les pièces du procès criminel de Maubreuil conservées aux archives départementales du Nord et que Frédéric Masson, qui a déjà traité la question, n'avait pas consultées. Pour Maurice Garçon le problème est simple et ne se prête guère à discussion. Le 4 avril 1814 Talleyrand qui était passé aux Bourbons et aux Alliés est inquiet de l'attitude de Napoléon à Fontainebleau. En cas de succès imprévu de l'Empereur il est perdu. Un seul moyen pour le sauver : faire assassiner Napoléon. Et il charge le secrétaire du grouvernement provisoire, Roux-Laborie, de trouver un risque-tout capable du coup. Celui-ci déniche l'ancien chouan Maubreuil. Mais le 6, Napoléon abdique. Le danger est écarté. Plus besoin de Maubreuil. Toutefois on craint ses bavardages, et pour lui donner une « compensation » on le charge le 16 d'aller à la recherche des caisses d'or et de diamants, égarées – avec sans doute promesse de récompense. Maubreuil ne retrouve pas les caisses mais arrête les bagages de l'ex-reine de Westphalie et les ramène triomphalement à Paris, en prélevant, sans autorisation, sa part. Or Catherine de Wurtemberg, la femme de Jérôme Bonaparte était cousine du tsar Alexandre. Elle jeta les hauts cris. On imagine le scandale ! Maubreuil fut arrêté. Il alla désormais de procès en procès, de prison en prison jusqu'à son évasion de 1818. Il proclamait à qui voulait l'entendre, qu'il avait été chargé d'assassiner Napoléon, qu'il ne l'avait pas fait par esprit chevaleresque, mais que toute l'opprobre de la machination devait retomber sur Talleyrand. Rentré en France, Maubreuil alla, en 1827, jusqu'à souffleter le prince de Bénévent, pour se rappeler à lui. Nouveau procès, bien entendu, et naturellement sans conclusion. Me Maurice Garçon suit Maubreuil jusqu'au bout de sa longue vie aventureuse. En 1866, à l'âge de 83 ans, il épousa une demi-mondaine à la recherche d'un beau nom, mais plus jeune que lui de quarante-six ans. Celle-ci vécut jusqu'en 1910 et légua sa coquette fortune de cinq millions à l'Institut Pasteur et à l'Académie des Sciences morales et politiques ! L'étude de Maurice Garçon joint, on le voit, à travers la vie des deux personnages, l'époque révolutionnaire à des temps très proches de nous." (Jacques Godechot, Annales historiques de la Révolution française, 1955)
Garnier Frères, s.d. (1911), gr. in-8°, viii-518 pp, un portrait de Paul-Louis Courier en frontispice, biblio, pièces justificatives, broché, dos lég. abîmé, bon état
"M. G. a écrit sur Paul-Louis Courier un livre vivant et agréable. Il y étudie l'helléniste et l'érudit ; il y retrace tout au long les péripéties de l'édition de Daphnis et Cbîoé, depuis la tache d'encre sur le manuscrit florentin jusqu'à la lettre à Renouard ; il y analyse la valeur littéraire des premiers essais... M. G. suit Courier dans toute la période de sa jeunesse jusqu'en 1812, à la veille de son mariage. C'est toute sa vie militaire, cette existence mouvementée, de la Calabre au Danube, aventureuse, au jour le jour. Pour cette biographie minutieuse, M. G. s'appuie surtout sur la correspondance. Mais Courier en use librement avec les faits. Pour dissimuler ses torts ou masquer ses désertions, il lui suffit de retoucher légèrement la chronologie réelle ; d'où la nécessité, avant d'accepter ses récits, d'un effort de comparaison critique. Pour ce contrôle, M. G. a mis habilement à profit le dossier de Courier aux Archives de la Guerre et les Mémoires du général Griois. M. G. donne quelques bons tableaux d'ensemble de cette Italie napoléonienne si complexe et si vivante : la Société romaine en 1798 (p. 97 et suiv.), la société napolitaine (p. 202-203), la guerre de Naples (p. 240 et suiv.). Si l'on cherche à dégager la nouveauté historique d'un tel récit, il semble que l'intérêt essentiel consiste à nous faire voir, du dedans pour ainsi dire, une armée napoléonienne, à nous montrer, par un exemple des plus frappants, ces mœurs étranges des conquérants, ces habitudes de rapine et de pillage qui faisaient souvent des généraux de véritables condottieri, dont le type le plus achevé fut peut-être Masséna (cf. sur son compte un curieux rapport inédit des Archives de la Guerre, que M. G. cite en note à la page 259). La correspondance de Courier, quand il met à jour cet aspect de la conquête, prend une valeur particulière : c'est le témoignage d'un homme que l'enthousiasme militaire et la grandeur impériale n'ont pas ébloui sur « la plus vilaine de toutes les guerres ». De ce livre précis, Courier ne sort pas grandi. On ne peut reprocher à M. G. d'embellir et d'orner son héros ; il évite ce travers si commun aux biographes. Sans s'efforcer d'en atténuer les nuances, il note ce qu'il y a de raide et d'excessif dans le caractère de Courier : un individualisme exclusif qui lui rend toute autorité odieuse, une sensualité froide, un sens positif très souvent voisin de l'avarice, une absence de scrupules qui le conduit aux défaillances les plus graves ; il marque ce qui se cache d'aigreur dans cet esprit d'indépendance et comment, de déception en déception, se forme lentement le pamphlétaire et le révolté de la Restauration." (Albert Crémieux, Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1912)
Flammarion, 1964 in-8°, 246 pp, broché, couv. illustrée, bon état
"Cet ouvrage s'appuie sur des travaux sérieux et récents, comme l'ouvrage de Mgr Leflon sur Bernier, qui est cité plusieurs fois. Traitant de toutes les questions qui se sont posées à propos du sacre, il s'arrête par exemple longuement aux négociations difficiles qui furent engagées avec Rome pour obtenir que le pape vînt à Paris pour sacrer l'empereur. Il montre comment le cérémonial traditionnel du sacre des rois fut corrigé et simplifié par Portalis et par Bernier, pour ne pas trop heurter un entourage en partie athée et hostile. Il précise que, dès le 30 novembre, deux jours avant la cérémonie, le pape fut averti, sans trop réagir, qu'après le sacre proprement dit Napoléon se couronnerait lui-même et couronnerait l'impératrice. Il met au point la question du mariage religieux de Napoléon et de Joséphine, célébré la veille du sacre, mais dans des conditions un peu irrégulières qui permirent par la suite l'annulation prononcée par l'officialité de Paris. Il y aurait encore bien d'autres détails à relever qui ne manquent pas d'intérêt..." (Revue d'histoire de l'Eglise de France, 1965)
PUF, 1926 in-8°, 478 pp, 8 gravures hors texte, index, broché, bon état
"Je crois bien que l'ouvrage de Mr Gautherot est le premier entièrement consacré à la biographie du maréchal de Bourmont. Mettant en scène un homme de l'époque des Fouché et des Talleyrand, l'auteur s'écrie, à juste titre (p. 278) : « En vérité, la conduite des hommes d'une telle génération n'échappe-t-elle pas aux règles normales » ? Et il a raison de mettre en lumière les aspects sympathiques de la vie de Bourmont : le rôle chevaleresque, en Vendée, du jeune et élégant adjudant de Condé ; la vaillance, en Russie, puis en Saxe et en Champagne, du général de Napoléon, la fidélité aux Bourbons du vainqueur d'Alger, soudainement déchu de ses hautes fonctions et, par surcroît, totalement ruiné. Mais que de longs et stériles efforts, de la part de l'auteur, pour prouver que Bourmont fut l'innocente victime du perfide Fouché, pour établir que Bourmont songea toujours à la France, alors que ses collègues briguaient « des grades, des commandements, des honneurs ». Pour Vandal et Esquer, Bourmont fut « le pire des ambitieux et intrigants ». Pourquoi le pire ? Mais en revanche, fut-il meilleur que Cambacérès, Pichegru ou Augereau ? Pourquoi ces sur ou sous-estimations dans un sens ou dans l'autre, alors qu'il est si simple de reconnaître que, à cette époque, l'instabilité des temps et l'attitude des dirigeants eux-mêmes rendait bien difficile aux hommes conscients de leur valeur une marche en ligne droite et tête haute. Malheureusement pour sa réputation, Bourmont, au cours de sa carrière, n'a pas seulement zigzagué, il a un jour fui. J'ai lu avec une attention particulière le long chapitre dans lequel M. Gautherot essaye de justifier la trahison de son héros, au matin du 15 juin 1815... Je recommande la lecture du livre de M. Gautherot. Il est homogène, bien charpenté, rédigé avec soin et, en dépit de mes objections, sympathique." (Frans van Kalken, Revue belge de philologie et d'histoire, 1927) — "M. Gustave Gautherot a eu à sa disposition les papiers de Bourmont. Il s'en est servi pour écrire une biographie de ce personnage qu'il appelle, après Barbey d'Aurevilly, “Un gentilhomme de grand chemin”. Il semble que ces archives de famille, riches surtout en documents postérieurs à 1815, ne contiennent pas grand'chose sur l'épisode le plus important de la vie de Bourmont, qui est son rôle pendant les Cent-Jours. M. Gautherot discute minutieusement les témoignages connus, sans que son plaidoyer, du reste prudent, emporte la conviction du lecteur. Que Bourmont ait, à la veille de Waterloo, déserté seulement, et non trahi à proprement parler, la différence n'est pas grande pour un soldat. Il était, au fond, conspirateur et politicien bien plus que militaire." (Raymond Guyot, Revue Historique, 1928)
Plon, 1933 in-12, 316 pp, 8 gravures hors texte, cartonnage éditeur (lég. défraîchi), bon état (Bibliothèque historique Plon)
"Un récit très vivant et complet du long duel de Mme de Staël et de Napoléon, cette lutte entre le « souverain de l'action » et « l'impératrice de la pensée. ». La déconvenue et les déboires, les ambitions et les menées de Mme de Staël, d'abord admiratrice indiscrète de Bonaparte, ensuite opposante tenace et « incorrigible intrigailleuse », enfin ralliée un instant au Napoléon de 1814 : M. Gautier nous expose les péripéties de cette lutte avec une sûreté et une richesse d'information qui complète, renouvelle ou précise ce que d'autres avaient dit sur ce sujet. L'impression fâcheuse que pourrait produire tout ce qu'il y a d'un peu occulte et policier dans cette histoire, où le cabinet noir et les rapports secrets jouent un rôle éminent, est heureusement corrigée par des portraits alertes et un suffisant rattachement à l'histoire générale et au mouvement contemporain des idées." (F. Baldensperger, Revue critique d'histoire et de littérature, 1903) — "Ce livre, remarquable par l’abondance et la précision de renseignements, dont beaucoup étaient inédits, l’est aussi bien par l’art de l’exposition. M. Paul Gautier sait conter et il sait peindre. Les portraits qu’il a semés dans le récit, ceux d’un Necker, d’un Fouché, d’un Bernadotte, sont d’une touche juste, fine, spirituelle. La figure de Mme de Staël apparaît en plein relief : voilà bien cet incurable ennui dont elle soutire et qui la jette dans toute sorte d’agitations, cet orgueil, cette personnalité exubérante, ce besoin de tout rapporter à soi, et aussi ce courage, cette énergie, cet amour vrai des idées, cette noblesse d’âme, ce continuel progrès, cette sorte d’ascension vers un idéal supérieur. Le nouvel historien de ce duel fameux a su conserver à la question elle-même toute son ampleur ; en outre, les vues qu’il nous ouvre de plus d’un côté nous aident à mieux comprendre certains aspects du gouvernement de Napoléon." (René Doumic, Revue littéraire, 1903) — "Le beau livre de M. Gautier n'est pas seulement un important chapitre de notre histoire littéraire entre 1800 et 1815, c'est aussi une contribution capitale à l'histoire politique et diplomatique de l'Empire. Sous le rapport politique, il nous rend le très grand service de nous renseigner abondamment sur ce mouvement d'opposition qu'on a longtemps soupçonné, que des travaux récents ont commencé à nous révéler, que le travail actuel nous fait voir avec toute son ampleur et toute sa portée. Au point de vue diplomatique, les rapports d'Andréossy et les dépêches de M. de Cabre nous montrent sous un jour curieux le rôle de Mme de Staël en Autriche et en Suède." (Ch. Dufayard, Revue Historique, 1904)
Hachette, 1969 in-8°, 254 pp, broché, couv. illustrée d'une reproduction de Goya, bon état
La liste des amours du frère aîné de Napoléon, Joseph, roi d'Espagne, aussi bien à Naples et à Madrid qu'à Paris, est au moins aussi longue que celle des amours d'Henri IV ou de Louis XIV. Ce personnage aimable et superficiel vit surtout dans la couronne un moyen d'avoir d'agréables aventures. André Gavoty en relate quelques-unes de la manière la plus piquante. On trouvera dans ce volume d'autres chapitres, à la fois instructifs et divertissants, l'histoire de la maréchale Lefebvre, qui, duchesse de l'Empire, entra dans la légende sous le nom de Madame Sans-Gêne, ou l'étonnante aventure de Monsieur Pfister, premier maître d'hôtel de Napoléon, qui devint fou. — "Avec André Gavoty on quitte les grandes avenues de l'Histoire, les larges voies qui conduisent aux destins grandioses ou aux infortunes tragiques, pour les sentiers pleins d'imprévus de la petite histoire. La première de ces histoires raconte les amours du roi Joseph. Elles furent tant, ces amours, qu'il ne faut pas moins de quatre chapitres pour les narrer, et encore l'auteur n'est pas parvenu à découvrir toutes les belles dames courtisées par ce vieux renard. De quelques autres historiettes détachons celle sur la maréchale Lefebvre à qui une confusion fit attribuer le surnom de Madame Sans-Gène porté par sa contemporaine, une certaine Thérèse Figueur, véritable femme-dragon. D'abord « placée en condition dans différentes familles, Catherine Hubscher (ainsi s'appelait à sa naissance la future maréchale) épousa en 1783 Jean- François Lefebvre, alors aux Gardes françaises. Union parfaite de deux époux s 'aimant d'amour tendre dont le premier-né, en 1785, devait mourir général en 1812. Plus de dix autres enfants suivirent qui témoignent de la bonne entente du ménage ! Parallèlement Lefebvre grimpait vivement les échelons de la hiérarchie militaire comme ceux de l'échelle sociale : sénateur le 1er avril 1800, maréchal en 1804. Quelque rapide que fut l'ascension elle ne troubla point Catherine qui conserva son franc-parler et les manières fort libres de ses origines qu'elle ne renia pas, attitude, note André Gavoty, qui n'est point le fait d'une âme vulgaire, mais d'une personne qui « n'est pas dupe des êtres et des choses ». Cueillons ce petit fait parmi d'autres : « C'est à Saint-Cloud qu'elle reçut des mains du commandant Comeau, envoyé par son mari, le décret qui la faisait duchesse. Elle se trouvait debout au milieu des dames d'honneur et d'atours. Dès qu'elle a lu son brevet, elle va elle-même prendre un tabouret, le traîne par un pied derrière elle, le place devant les fauteuils de l'Impératrice et de quelques princesses, puis s'y assied en leur disant : « Ça vous étonne ? Eh bien ! moi aussi ! » Indéfectiblement fidèle à l'Empereur elle se révéla aux mauvais jours de 1814 et de 1815 d'une autre trempe que son mari, « cette glorieuse girouette ». Oui, elle est attachante la figure haute en couleur de la maréchale Lefebvre, première duchesse de l'Empire. Et bien divertissant à lire ce livre posthume de notre cher André Gavoty." (Revue des Deux Mondes, 1969)
P., Daragon, 1908, 7 vol. pt in-8°, (xviii)-396, 334, 358, 360, 353, 358 et 346 pp, brochés, qqs dos abîmés et recollés, état correct. Rare (Saffroy, I, 11506b)
"... “Les d'Orléans au tribunal de l'histoire” sont avant tout une oeuvre de sincérité et de vérité historique, où l'on pourra recueillir tous les faits qui y sont consignés pour l'éternelle honte d'une famille princière, qui est l'opprobe de la France et qu'un de nos adversaires politiques, M. de Lourdoueix, a marquée lui-même de cette flétrissure ineffaçable : « Si vous pouviez voir les flots de sang que cette famille a fait verser, les désolations et les ruines qu'elle a causées, vous diriez avec nous qu'aucun fléau de l'humanité n'a produit de plus grands ravages. » Cette histoire consiste simplement en une longue et gigantesque exposition de faits, narrés sans prétention, mais méthodiquement groupés et présentés avec une netteté que nous nous sommes efforcé de rendre lumineuse..." (Préface) —Table : Tome I. Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV, chef de la Maison d'Orléans (1640-1701) ; Le Régent, fils de Philippe d'Orléans (1674-1723). – II. Le Régent ; Louis d'Orléans-Sainte-Geneviève (1703-1752). – III. Philippe-Louis d'Orléans, dit le Gros-Philippe (1725-1785). – IV. Philippe-Egalité (1747-1793) et Louis-Philippe (1773-1850), leur vie pendant la Révolution (1ère partie). – V. Philippe-Egalité (1747-1793) et Louis-Philippe (1773-1850), leur vie pendant la Révolution (2e partie). – VI. Philippe-Egalité (1747-1793) et Louis-Philippe (1773-1850), leur vie pendant la Révolution (3e partie). – VII. Philippe-Egalité (1747-1793) et Louis-Philippe (1773-1850), leur vie pendant la Révolution (4e partie) ; Louis-Philippe, sa vie de 1793 à 1830.
Masson, 1968, gr. in-8°, 190 pp, 4 cartes, biblio, broché, bon état (Coll. Premier cycle Histoire)
Manuel universitaire. L'auteur a conçu cet ouvrage comme un outil de travail destiné aux étudiants des deux premières années de l'enseignement supérieur. Dix-neuf chapitres de texte serré, des biographies, des lectures généralement commentées, des plans de travaux personnels, une bibliographie critique et quelques cartes pour approfondir ses connaissances.
Toulouse, Privat ; P., Didier, 1941, gr. in-8°, 723 pp, biblio, index, broché, non coupé, couv. lég. salie, bon état (Bibliothèque méridionale, 2e série, tome 30). Edition originale
"M. P. Genevray nous donne sur l'administration et la vie ecclésiastiques pendant les dernières années de l'Empire et sous la Restauration une étude solide et compacte, appuyée sur un dépouillement minutieux des archives – nationales, départementales et diocésaines, – des journaux contemporains et des documents administratifs. (...) Un gros volume, d'une érudition très sûre,écrit dans une langue dépouillée et sobre, fort agréable à lire." (Louis Villat, Revue d'histoire de l'Église de France, 1943)
dans le Correspondant, 1908 gr. in-8°, 26 pp, broché, état correct
On trouve dans le même numéro des études sur L'affaire marocaine (Marcel Dubois) ; Notre conception coloniale actuelle : administration et colons (Francis Mury) ; La liberté de conscience et l'instruction publique à Madagascar (P. Viollet) ; etc.
Perrin, 1896 in-12, ix-347 pp, index, reliure demi-percaline bordeaux, dos lisse orné d'un fleuron et d'un double filet doré en queue, pièce de titre basane noire (rel. de l'époque), qqs annotations crayon, bon état
"Ainsi que le titre l'indique, cet ouvrage est une sélection habilement faite de tous les récits, de toutes les anecdotes, de toutes les appréciations, concernant l'histoire de Napoléon Ier, commençant à Madame Mère, par le baron Larrey, et finissant à Sainte-Hélène, aux dernières lettres de Montchenu. La vogue très justifiée, qui accueille en ce moment toutes les histoires ou plutôt tous les récits documentés sur la période si troublée de la fin du règne de Louis XV à l'avènement de Charles X, était bien faite pour solliciter la constitution d'un résumé, sorte de sommaire d'une histoire approfondie de l'Empereur. La personnalité de l'auteur est singulièrement rehaussée par le tact exquis qui a présidé à ses recherches et à ses choix..." (Georges Sénéchal, La Nouvelle revue, 1896). — Table : La mère de Napoléon. La formation intellectuelle de Napoléon,. Le portrait de Napoléon. Le Pape et l'Empereur. La journée de Napoléon. Soldats du premier Empire. Les Français en Belgique (1795-1814). Les Français en Dalmatie (1806-1813). L'Empereur et le Tzar (l'alliance russe sous le premier Empire). Le cardinal Fesch. Le Concile national de 1811. Les conspirations militaires contre Napoléon. Les souvenirs du maréchal Macdonald. Le retour de l'île d'Elbe. La trahison du maréchal Ney. La captivité de Sainte-Hélène.
Plon, 1892, in-8°, vii-356 pp, notes, pièces justificatives, index, broché, bon état (Ouvrage couronné par l'Académie française, prix Thiers)
"Rien que pour l'Espagne, de 1789 à 1804, on compte environ une douzaine d'ambassadeurs et de chargés d'affaires, sans parler des agents secrets. Il ne semblait pas facile, en effet, de faire accepter à un peuple catholique comme l'Espagne et à une famille royale de la race des Bourbons, les changements politiques et religieux qui s'accomplissaient en France et qui aboutissaient à la persécution du clergé et à l'exécution du chef de la Maison de Bourbon. Et de fait, au début, Charles IV vit de fort mauvais œil les empiétements de l'Assemblée constituante sur le pouvoir royal. Il était de cœur avec le ministère du 11 juillet, et lorsque Louis XVI, poussé par l'Assemblée, voulut rappeler d'Espagne, où il était ambassadeur, le duc de la Vauguyon, qui avait fait partie de ce ministère, Charles IV fit tout pour changer la résolution de son royal cousin, et n'y ayant pu réussir, conserva tout son appui au duc, qui resta en Espagne et y devint l'agent sinon accrédité, du moins officieux de l'émigration. Peuple et noblesse n'étaient pas moins que le souverain favorables aux proscrits ; prêtres et émigrés n'étaient pas moins accueillis à bras ouverts en Espagne qu'en Angleterre : M. de Grandmaison donne là-dessus les plus curieux détails; et en revanche il n'était sorte d'avanies dont on n'abreuvât les agents constitutionnels. Le roi d'Espagne protesta énergiquement contre le 10 août et contre le procès de Louis XVI, et quand le 31 janvier eut consommé le crime, il n'hésita pas à mettre ses troupes en mouvement et à déclarer la guerre h la Convention. Mais ce beau zèle ne dura pas. Fut-ce le sentiment de l'impuissance d'un gouvernement qui, malgré les trésors de l'Amérique, n'avait ni flotte ni armée ? Fut-ce la déplorable influence d'un favori qui déshonorait le pays après avoir déshonoré le roi ? Toujours est-il que l'Espagne fut une des premières puissances qui recherchèrent la paix avec la France, et non seulement la paix, ce qui pouvait s'expliquer par sa situation financière et militaire, mais l'alliance. Et l'on vit ce scandaleux spectacle d'un roi Bourbon mettant sa main dans celle des assassins du chef de sa famille, et d'un pays essentiellement monarchique devenu, suivant le mot énergique et sanglant de Burke, "le fief du régicide" Pendant dix ans, le gouvernement français, qu'il s'appelât Directoire ou Consulat, n'eut pas de serviteur plus dévoué, nous dirions volontiers de plus plat valet que le gouvernement espagnol... C'est le récit de toutes ces tergiversations et de toutes ces hontes que M. Geoffroy de Grandmaison vient de faire, dans un livre plein de faits, très documenté, écrit à l'aide de recherches persévérantes aux archives des affaires étrangères. On le lit avec un vif intérêt..." (Max de La Rocheterie, Revue des questions historiques, 1893)
Editions Fernand Lanore, François Sorlot, éditeur, 1985 in-8°, 338 pp, 2 gravures, 8 cartes, 2 tableaux généalogiques, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Descendant d'une lignée de charpentiers rémois, Drouet d'Erlon, engagé en 1792, fit une brillante carrière militaire à travers les combats de la Révolution et de l'Empire. Général de division en 1803, à 38 ans, il participa aux malheureuses opérations du « guêpier espagnol ». Après la première abdication de l'Empereur, il obtint un commandement de Louis XVIII, mais le débarquement de Golfe Juan entraîna son ralliement. A Waterloo, il racheta par une charge ultime et inutile sur la Haie-Sainte ses atermoiements aux instants décisifs des batailles de Ligny et des Quatre-Bras. Condamné à mort par un Conseil de Guerre, il n'échappa au peloton d'exécution que par une fuite en Bavière. Après quinze années d'exil, sous la protection du roi Maximilien, l'amnistie de Charles X et la confiance de Louis-Philippe lui firent reprendre du service. A Nantes, il réprima le soulèvement vendéen et l'équipée de la duchesse de Berry. Il fut alors désigné comme le premier gouverneur de l'Algérie. Son rôle y fut ambigu. Rappelé en France, le général d'Erlon termina sa carrière comme un « bon citoyen nantais ». En 1843, il sollicita d'être élevé à la dignité de maréchal de France qui, à ses yeux, valait mieux que le titre de comte que Napoléon lui avait conféré après Austerlitz et Friedland. Il mourut dans la pauvreté à Paris l'année suivante. Le Gouvernement prit en charge ses obsèques et permit de réaliser le voeu du vieux soldat républicain : reposer dans sa ville natale.
Charpentier, 1859, in-12, viii-423 pp, broché, couv. imprimée, rousseurs
Calmann-Lévy, 1939 pt in-8°, 318 pp, table, broché, couv. illustrée (un peu salie), état correct
"Ces souvenirs font désormais partie des classiques des mémoires de soldats." (Tulard, 622) — "Mme Henry Coullet a publié les souvenirs de guerre du capitaine Gervais qui s'engagea en 1794 à quatorze ans et demi et servit jusqu'en 1814. Leur attrait semble aussi d'ordre psychologique. Rien n'indique que Gervais ait partagé l'enthousiasme révolutionnaire ou qu'il ait nourri de vifs sentiments d'attachement pour Napoléon dont il ne parle guère. En 1815, il s'arrangea même pour servir à l'arrière. Il n'était pas non plus incroyant et en 1802, en Italie, il se laissa persuader de faire sa première communion à l'âge de vingt-deux ans. Il s'engagea par goût de l'aventure et continua de servir par inclination pour le métier des armes, en marquant une grande répugnance à accepter des grades. C'est un type de soldat qui n'a pas dû être plus rare au temps de la Révolution et de l'Empire qu'à d'autres époques, mais que les mémoires si nombreux qui ont déjà été édités ne nous présentent pas souvent." (G. Lefebvre, Revue Historique, 1946) — L'auteur s'appelait en réalité Etienne Béniton (1779-1847) ; pourquoi l'a-t-on rebaptisé Gervais ? (Tulard 622, et J. Garnier, Supplément à Tulard).
dans la Revue de Paris, 1951 3 vol. in-8°, 15, 20 et 26 pp, notes de Paul Desachy, 3 gravures, brochés, bon état
Témoignage précieux sur la vie d'un régiment d'infanterie à la veille de la Révolution, puis souvenirs des campagnes de Prusse et de Pologne, 1806-1807, d'Espagne et de Portugal, 1808-1810.
P., Louis-Michaud, 1911 pt in-8°, 192 pp, 36 gravures de l'époque, reliure percaline souple de l'éditeur, couv. conservée, tranches rouges, bon état (Coll. historique illustrée)
P., Moutardier, 1828 3 vol. in-8°, xii-655, 532 et 444 pp, reliures demi-veau glacé, dos à nerfs ornés, tranches jaspées (rel. de l'époque), bon état. Edition originale. Bon exemplaire finement relié à l'époque, mais il manque le tome IV et dernier
Tomes I à III seuls (sur 4). Député à l'Assemblée Législative, emprisonné sous la Terreur, libéré à la mort de Robespierre, président du Tribunat, rallié à Napoléon, Girardin (1762-1827) siègea dans le rang des libéraux sous la Restauration. Les deux premiers volumes renferment les Discours et opinions de 1791 à 1826. Les tomes III et IV contiennent le Journal et souvenirs. Avec entre autres des souvenirs sur le camp de Boulogne et la création de la Légion d'honneur, l'armée de Naples aux côtés de Joseph (1806-1807) qu'il suivit en Espagne en 1808, etc. (Fierro, 632, Tulard, Addendum, Bertier, 649).
Pierre Amiot, 1958 in-8°, 235 pp, 12 pl. de gravures hors texte, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
Biographie de Pauline Bonaparte (1780-1825), la plus belle des sœurs de Napoléon Bonaparte et sa préférée.
PUF, 1967 pt in-8°, 365 pp, une carte, biblio, index, cart. illustré de l'éditeur, bon état (Coll. Nouvelle Clio)
"L'auteur de cet excellent instrument de travail, a donné, en ces dernières années, bien des preuves de sa maîtrise en fait d'histoire de la Révolution et de l'Empire. Il a déjà publié, dans la même collection, l'ouvrage intitulé “Les Révolutions. 1770-1799” ; il incluait alors dans son étude la révolution américaine : la même pensée lui fait aujourd'hui inscrire dans le titre du présent volume l'Amérique aux côtés de l'Europe, et cela annonce l'élargissement très justifié de son enquête jusqu'à l'ouest de l'Atlantique. Tous les chercheurs lui sauront gré de leur fournir, bien des années après Louis Villat, un inventaire mis à jour des travaux sur Napoléon et son temps." (F. Boyer, Bulletin de la Société d'histoire moderne, 1967) — "... C'est dans cette logique d'une Révolution française « accoucheuse de nations» que Jacques Godechot publia “Les Révolutions de 1848” (1971), mais sa thèse de la « révolution occidentale » est aussi au cœur de plusieurs de ses ouvrages fondamentaux, tels “Les Révolutions. 1770-1799” (1ère éd. 1963), “L'Europe et l'Amérique à l'époque napoléonienne” (1967), “La pensée révolutionnaire en France et en Europe, 1780-1799, recueil de textes choisis” (1964), “La Grande Nation” (1ère éd., 2 vol. 1956, 2e éd. 1983). Ces livres sont aujourd'hui autant de manuels indispensables à tout historien s'intéressant à la période révolutionnaire." (Claude Petitfrère : “Jacques Godechot, 1907-1989”, in Annales historiques de la Révolution française, 1990)
Hachette, 1961 pt in-8°, 284 pp, préface de Marcel Dunan, biblio, index, cart. toilé rouge de l'éditeur, une gravure au 1er plat, dos passé, bon état, envoi a.s.
P., Librairie Ducrocq, 1872-1874, 2 vol. in-12, viii-375 pp, 16 gravures, 3 cartes dépliantes hors texte, cart. toilé rouge de l'éditeur, dos lisse avec titres et décorations à froid, encadrements floraux à froid sur les plats, cartonnage lég. décoloré, bon état
Kléber (1753-1800) ; Desaix (1768-1800) ; Hoche (1768-1797) ; Marceau (1769-1796) ; Daumesnil (1776-1833) ; Etats de services en appendice.
Plon, 1909, in-8°, 399 pp, broché, bon état
Gouvernante des Enfants de France pendant la Restauration, la duchesse de Gontaut a laissé de bons mémoires sur l'émigration et la Restauration. — "Témoignage hostile à Napoléon, d'une émigrée qui refusa de rentrer en France, bien que l'un de ses parents ait été un chambellan apprécié par l'Empereur." (Tulard, 644) — "Ecrits à l'âge de 80 ans, en 1853, ces souvenirs contiennent surtout des anecdotes sur la Cour." (Bertier, 479)
Baltimore, The John Hopkins Press, 1971, in-4°, 511 pp, 4 pl. en couleurs hors texte et 521 illustrations, dont 81 plans, biblio, index, reliure pleine toile de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état
Nice, Editions Alain Lefeuvre, 1978 in-8°, 290 pp, préface de Jean-Jacques Gautier, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"L'amour de la femme, je le crois nuisible à la société comme au bonheur individuel des homme. Ce serait un bienfait de la part d'une divinité protectrice que de nous en défaire et d'en délivrer le monde. " Cette profession de foi misogyne est signée : Lieutenant-Colonel Napoléon Buonaparte. Il est vrai que ce fringant officier venait d'absorber un breuvage empoisonné capable de tuer un boeuf ! Un boeuf, mais pas le futur Empereur des Français. Une maîtresse jalouse avait failli expédier ad patres notre petit caporal... Et c'est le même adversaire farouche du beau sexe qui collectionna les maîtresses, fut trompé autant qu'il trompa, s'évertua, pendant des années, à épouser n'importe qui...