8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 P., Editions Artistiques Militaires de E. Person, 1892, gr. in-4°, 208 pp, 7 planches d'uniformes en couleurs par le lieutenant Rozat de Mandres (1735 - Orléans-Dragons ; 1763 - Orléans-Dragons, Ordonnance du Comte de Saint-Germain ; 1786 - Orléans-Dragons, Trompette à la livrée d'Orléans ; 1806 - 16e Régiment de Dragons ; 1812 - 16e Régiment de Dragons ; 1831 - 4e Lanciers ; 1870 - 4e Lanciers), reliure pleine toile rouge, pièce de titre chagrin carmin, couv. illustrée en couleurs conservées, qqs rousseurs sur les planches, bon état
Guerre de la Succession de Pologne ; Guerre de la Pragmatique-Sanction ; Guerre de Sept Ans ; Saint-Domingue ; La Vendée, 1794-1795 ; Campagnes de 1796 et 1797, Armée de Sambre-et-Meuse ; Campagnes de 1798 et 1799 ; Campagne de 1800 ; Campagne de 1805 ; Campagnes de 1806-1807 ; Guerre d'Espagne, 1808-1809 ; Guerre d'Espagne, 1810-1813 - Campagne d'Allemagne, 1813 ; Campagne de 1814 ; Campagne de 1815 ; Historique du Régiment qui a formé le 16e Dragons actuel ; Historique du 4e Lanciers de marche ; Etat du 16e Régiment de Dragons au 1er juin 1891.
P., Dentu, 1859, in-16, 80 pp, un portrait gravé du "biographié" en frontispice sous serpente et un fac-similé dépliant, broché, bon état (Coll. Portraits historiques du XIXe siècle, 2e série)
Amiot-Dumont, 1953, in-8°, 310 pp, préface d'Adrien Dansette, sources, 3 tableaux généalogiques hors texte, biblio, broché, bon état
Biographie de Mathilde-Létizia Wilhelmine Bonaparte, dite « la princesse Mathilde » (1820-1904) — "L'ouvrage de Marguerite Castillon du Perron sur la princesse Mathilde est agréablement écrit. II a le mérite d'apporter de l'inédit, tiré surtout des Papiers Primoli. On éprouve dès lors un plaisir constant à revivre cette vie manquée dès qu'il s'agit de l'amour, mieux réussie dès qu'il s'agit de l'amitié. La princesse a su être elle-même, indépendante et libre, sauf quand il s'agissait du culte napoléonien. Très substantielle préface de M. Adrien Dansette." (Pierre Guiral, Revue Historique)
Perrin, 1976, fort in-8°, 565 pp, 16 pl. de gravures hors texte, reliure skivertex éditeur, demi-jaquette illustrée, rhodoïd, bon état
P., Jules Tallandier, 1979, 5 vol. in-8°, 378, 378, 378, 402 et 409 pp, 279 gravures à pleine page, tableau généalogique des derniers rois, chronologies, sources et biblio, imprimé sur vélin des Gorges de l'Andlau, reliures plein cuir lie-de-vin très ornées de l'éditeur (modèle gravé par Michel Vincent d'après un exemplaire de la bibliothèque de la Duchesse de Berry), têtes dorées, bon état
Complet. – Tome I : Louis XVIII à la recherche de son royaume. – II : Le Règne de Louis XVIII et la France de la Restauration. – III : Charles X. – IV : Le Roi des Français (Louis-Philippe). – V : L'écroulement de la Monarchie.
Hachette, 1970 in-8°, 371 pp, 8 pl. de gravures hors texte, sources, biblio, chronologie, tableau généalogique, reliure toile éditeur avec une photo du comte de Chambord contrecollée au 1er plat, rhodoïd, bon état (Le Testament de la Monarchie, V), envoi a.s.
"Quand naquit aux Tuileries, au pavillon de Marsan, le fils posthume du duc de Berry, le 29 septembre 1820, il semblait qu'une brillante carrière allait s'ouvrir devant lui. C'était « l'enfant du miracle », né sept mois après la mort de son père, le seul héritier de la monarchie légitime restaurée six ans plus tôt. On sait cependant que, quand il mourut en 1886, à Frohsdorf, en Autriche, ses partisans, peu nombreux, enterraient avec lui leurs espoirs : n'était-il pas lui-même le responsable de son échec ? Nombreux sont les historiens qui se sont penchés sur cette triste destinée. Il semble bien que le plus récent d'entre eux, M. le duc de Castries, est celui qui vient d'en retracer, d'en expliquer le plus clairement les péripéties, les causes de son échec. (...) Après la guerre de 1870 et la chute du Second Empire, l'on crut à plusieurs reprises tenir l'occasion décisive. M. le duc de Castries, par des documents inédits dont plusieurs proviennent de sa famille qui était apparentée à la maréchale de Mac Mahon, nous apporte de nouvelles lumières sur les fameuses négociations autour du drapeau blanc. Il insiste aussi sur le rôle néfaste de la comtesse de Chambord qui a certainement contribué aux successifs refus de son mari. Il marque aussi combien fut méritoire l'effacement des princes d'Orléans, à commencer par le comte de Paris. L'aveuglement du petit-fils de Charles X fut vraiment incompréhensible : on connaît le mot de Mgr d'Hulst, royaliste fervent : « Prions Dieu qu'il daigne ouvrir les yeux du comte de Chambord ou qu'il daigne les lui fermer. »..." (Revue des Deux Mondes, 1970)
Tallandier, 1980, fort in-8°, 638 pp, 16 pl. de gravures hors texte, chronologie, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Figures de proue)
Cercle du Nouveau Livre d'Histoire, 1969, in-8°, 409 pp, sources et biblio, reliure toile éditeur avec une vignette illustrée au 1er plat, rhodoïd, bon état. Bien complet du volume de Suite iconographique qui manque la plupart du temps
"Lors de son avènement tardif, en avril 1814, à près de cinquante-neuf ans, Louis XVIII fut surnommé « le Désiré », apparemment contre le sens de l’Histoire car, après la chute de Napoléon et l’invasion de leur territoire par les armées coalisées de presque toute l’Europe, assez peu de Français attendaient ce Bourbon plutôt méconnu, sinon pour son appétit, et bien peu séduisant. Mais, sitôt qu’il en revêtit le costume, le nouveau roi de France et de Navarre surprit tout le monde, souvent pour le meilleur, quelquefois pour le moins bon." (Daniel de Montplaisir) — "Il se rencontre, dans l'Histoire, des hommes profondément cachés, qui, malgré la haute position qui les met en spectacle à tous, parviennent cependant à s'envelopper d'épaisses ténèbres; ils forment des trames, on les sent mais on ne les voit pas. Presque tout le monde a la conviction de leur culpabilité, personne n'en acquiert la preuve. Monsieur (Louis XVIII) fut un de ces hommes." (Pierre-François Tissot, de l'Académie française, dans son Histoire complète de la Révolution française).
Cercle du Nouveau Livre d'Histoire, 1969, in-8°, 409 pp, sources et biblio, reliure toile éditeur avec une vignette illustrée, 1er plat un peu taché, sinon bon état
"Lors de son avènement tardif, en avril 1814, à près de cinquante-neuf ans, Louis XVIII fut surnommé « le Désiré », apparemment contre le sens de l’Histoire car, après la chute de Napoléon et l’invasion de leur territoire par les armées coalisées de presque toute l’Europe, assez peu de Français attendaient ce Bourbon plutôt méconnu, sinon pour son appétit, et bien peu séduisant. Mais, sitôt qu’il en revêtit le costume, le nouveau roi de France et de Navarre surprit tout le monde, souvent pour le meilleur, quelquefois pour le moins bon." (Daniel de Montplaisir) — "Il se rencontre, dans l'Histoire, des hommes profondément cachés, qui, malgré la haute position qui les met en spectacle à tous, parviennent cependant à s'envelopper d'épaisses ténèbres; ils forment des trames, on les sent mais on ne les voit pas. Presque tout le monde a la conviction de leur culpabilité, personne n'en acquiert la preuve. Monsieur (Louis XVIII) fut un de ces hommes." (Pierre-François Tissot, de l'Académie française, dans son Histoire complète de la Révolution française).
P., Archives nationales, 1978, gr. in-8° carré, 160 pp, textes de Jean-Paul Cointet, 158 gravures et photos, chronologie des régimes et des législatures, broché, couv. illustrée, bon état
Catalogue de l'exposition tenue aux Archives nationales, Hôtel de Rohan, en février-mai 1978. 793 numéros décrits, beaucoup avec notices. Naissance et affermissement de la Troisième République, 1870-1914 ; D'une guerre à l'autre, 1914-1940 ; La France Libre et la IVe République, 1940-1958
P., Galeries nationales du Grand Palais, 1977, pt in-4°, 116 pp, non paginé, 106 illustrations en noir et en 8 en couleurs sur 8 pl. hors texte, 206 numéros décrits avec notices érudites, broché, couv. illustrée, bon état
Avant-propos de Tadeusz Chruscicki, introduction de Henry Galy-Carles, La Pologne romantique, par Mieczyslaw Porebski, Le romantisme et le vingtième siècle, par Marek Rostworowski. (Catalogue de l'exposition tenue au Grand Palais en 1977)
France-Empire, 1986, gr. in-8°, 486 pp, présenté par Clément Rouanay, 12 pl. de gravures, photos, fac-similés et cartes hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
"Journal d'un déporté stéphanois, secrétaire de la Commune de cette ville, qui tranche sur les autres témoignages par sa fraîcheur. Caton n'avait que 21 ans en mars 1871. Après un échec en Australie, il reviendra en 1880 à Saint-Etienne où il fera partie de la municipalité." (Le Quillec, 443).
CATY (Roland), Eliane RICHARD et Pierre ECHINARD.
Reference : 108231
(1999)
ISBN : 9782708405578
Picard, Éditions Cénomane, 1999, gr. in-8°, 332 pp, 16 pl. de gravures, photos et cartes hors texte, sources et biblio, broché, bon état (Institut d'histoire moderne et contemporaine - CNRS)
Cent figures de patrons pour une ville. Mais une ville-port, seule place économique de première importance sur la façade méditéranéenne française, ouverte sur l’Orient, l'Afrique et les Amériques. Le milieu du XIXe siècle est à Marseille le temps des grands équipements ferroviaires, portuaires, urbains, technologiques et bancaires. Autant d'infrastructures qui favorisent l'épanouissement d'activités multiples, l'attraction d'hommes d’affaires d'envergures nationale et internationale, la montée en puissance du patronat local. Celui-ci se caractérise par la diversité des activités, la grande adaptabilité et la forte mobilité des hommes venus de tous les horizons tenter leur chance à Marseille : le brassage est important, les dynasties sont rares, l'éphémère l’emporte. La richesse du groupe soutient la comparaison avec celle d'autres régions qui ont une réputation établie de dynamisme et de modernité : le corpus est constitué pour moitié de millionnaires et à 60 % de fondateurs. L'engagement civique, social et même culturel de ces notables ne diffère pas sensiblement de celui des autres patronats. Contrairement à une idée reçue, les élites économiques marseillaises n'hésitent pas à s'investir dans la pratique des arts du mécénat. Enfin, marque du milieu méditéranéen, la mise en scène spectaculaire de la mort vient couronner la vie et la carrière de ces patrons marseillais. — Région par région, cette collection apporte un éclairage original sur une époque clé du développement économique français à travers ses agents essentiels : les entrepreneurs.
Paris, 1831, in-8°, 37 pp, reliure papier marbré à la bradel (rel. moderne), qqs rares rousseurs, bon état. Rare
Procès d'Auguste Caunes pour la publication de “Des moyens d'instituer le gouvernement de tous, ou autrement dit le gouvernement républicain, sans anarchie, sans déchirement et sans factions”.
P., chez Anselin, Libraire de la garde royale, 1830, fort in-12, reliure plein veau, plats estampés à froid, dos lisse orné, pièce de titre basane noire, tranches jaunes (rel. de l'époque), petites taches d'encre sur les plats, bon état. Manque le premier volume de texte
Tome II seul (sur 2) contenant TOUTES LES PLANCHES et des tableaux de commandement. Soit 130 planches (la plupart dépliantes et plusieurs fois repliées) avec illustrations (soldats en uniforme dans diverses postures) et tableaux + 8 planches dépliantes de partitions de musique. Les planches et les tableaux de commandement ont été reliés dans l'ordre suivant : planches 50-84 (Ecole du cavalier à cheval) ; pl. 93-100 (Ecole de l'escadron à cheval) ; pl. 85-92 (Ecole de l'escadron à cheval) ; pl. 1-49 (Bases de l'instruction ; Ecole du cavalier à pied) ; tableaux de commandemens (84 pages paginées de 117 à 200) ; catalogue de la librairie Anselin (8 pp) ; planches 101-130 (Evolutions de régiment ; Evolutions de ligne) ; 8 planches de partitions. Une pl. déchirée sans manque (pl. 79).
P., Imprimerie Nationale, 1896, in-16, 146 pp, 26 planches dépliantes in fine, tableaux, cart. papier vert imprimé de l'éditeur, couv. lég. salie, bon état
Les planches sont bizarrement numérotées I à XXI, XXIV, XXV, XXVbis, XXXI et XXXV, mais il ne semble rien manquer. Par exemple, les planches XXVbis et XXXI sont imprimées sur les 2 faces du même feuillet !
Champ Vallon, 1992, fort in-12, 279 pp, un portrait, index, broché, bon état
Georges Cavalier, que son physique très particulier avait fait surnommer Pipe-en-Bois, apparaît souvent sous la plume des mémorialiste de la fin du XIXe siècle. Maître d'oeuvre de la cabale de l'«Henriette Maréchal des Goncourt», au Théâtre-Français, ami et collaborateur de Jules Vallès, secrétaire particulier de Gambetta pendant le siège de Paris de 1870, directeur des jardins et promenades sous la Commune, prisonnier de Fort Boyard, exilé à Bruxelles où il rencontra Rimbaud et Verlaine, Pipe-en-Bois a laissé des mémoires anecdotiques sur les événements dont il fut témoin : à Paris, à Tours et à Bordeaux, auprès de Gambetta, pendant la débâcle de l'armée française face à l'attaquant prussien. Recherchés depuis un siècle par les historiens, ces mémoires étaient considérés comme perdus. A l'insu de leur auteur, une copie en avait été prise par un agent de la police française qui surveillait les communards réfugiés en Belgique. Cette copie a été retrouvée et permet de présenter les authentiques mémoires de Pipe-en-Bois, que Léon Deffoux, il y a une cinquantaine d'années, désespérant de mettre la main sur le manuscrit original, s'était résigné à rédiger lui-même. Le présent ouvrage est la publication des mémoires de Georges Cavalier, dit Pipe-en-Bois, précédés d'une biographie de ce personnage haut en couleurs, qui fut célèbre dans les milieux littéraires et politiques de son époque. Cette biographie a été rédigée à l'aide de nombreux documents inédits.
L'Harmattan, 1998, in-8°, 334 pp, préface de Michel Margairaz, chronologie, sources et biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"Issu d'une maîtrise réalisée sous la direction de Michel Margairaz, l'ouvrage d'Éric Cavaterra constitue une mise au point neuve et très documentée d'un aspect de l'histoire de la Commune souvent évoqué, mais n'ayant pourtant jamais fait l'objet d'une étude approfondie : les rapports entretenus par la Banque de France et les insurgés du 18 mars. Un des grands mérites du travail d'Éric Cavaterra est d'avoir repris un dossier que l'on pouvait juger épuisé, tant il semblait acquis depuis les années 1870, avec les textes de Lissagaray et les interprétations de Marx, que la faiblesse de la Commune à l'égard de la Banque de France avait été un des facteurs décisifs de son échec. L'auteur fait pièce à une vulgate historiographique, dont il retrace d'ailleurs la construction dans le dernier chapitre de son livre, aux termes de laquelle Beslay, vétéran proudhonien modérantiste de la Commune, et Jourde, tenant d'un "socialisme pratique", se seraient laissé manipuler par les dirigeants de la Banque, reflétant, à leur échelle, les incohérences idéologiques et pratiques plus fondamentales du mouvement communard brocardées par Marx ou les blanquistes..." (Olivier Lebel, Revue d'histoire du XIXe siècle) — "Ecrire en 1998 du neuf sur la Commune ? Le présent ouvrage en montre par l'exemple la possibilité. Eric Cavaterra s'est attaché à ouvrir de nouveau le dossier des relations complexes nouées entre le 18 mars et le 24 mai 1871 entre les organes dirigeants de la Commune de Paris et le gouvernement de la Banque de France. Fréquemment abordée, la question a été vite tranchée par les contemporains dès le mois de mai 1871. Les uns et les autres ont le plus souvent rendu leur verdict avant même d'établir l'ensemble des pièces du dossier [...] Il convenait donc d'effectuer, comme d'usage, un retour aux sources elles-mêmes. Eric Cavaterra s'y est employé de manière minutieuse [...]. Cette reconstitution scrupuleuse nous offre, quasiment heure par heure, les moindres cheminements d'une histoire financière ainsi inextricablement mêlée à l'histoire politique mettant en scène les acteurs principaux du drame, à l'Hôtel de Ville, rue de la Vrillière et à Versailles." (Michel Margairaz)
Carcassonne, CLEF 89, 1995, in-8°, 270 pp, 2e édition revue et augmentée, 32 photos sur 16 pl. hors texte, sources, index, broché, couv. illustrée, bon état
"Les travaux de Remy Cazals sur les entreprises de Mazamet fournissent une illustration remarquable de cette symbiose entre une mémoire ouvrière, qui n'abandonne rien de sa vigueur dénonciatrice, et une mémoire d'entreprise qui reconstitue les étapes, les difficultés et les réussites d'une aventure industrielle unique et inattendue." (François Caron, Les lieux de mémoire, tome 3)
P., Henri Plon, 1872, in-12, (ii)-212 pp, reliure demi-basane noire, dos lisse, titres et quadruples filets dorés, marque de bibl. en queue (rel. de l'époque), dos lég. frotté, coiffes arasées, bon état. Edition originale. Rare
Par Tiburce Colonna Ceccaldi (1832-1892), diplomate et archéologue.
Hachette, 1929, in-12, 127 pp, broché, dos abîmé recollé, état correct (Coll. Récits d'autrefois)
Denoël, 1971, pt in-8°, 320 pp, notices biographiques, biblio, index, broché, couv. très lég. salie, bon état (Coll. Dossiers des Lettres Nouvelles). Edition originale, ex. du SP. (Le Quillec II, 880)
A l'occasion du centenaire de la Commune de 1871, Marcel Cerf a écrit une monographie de l'une des figures marquantes du Comité central de la Commune : Edouard Moreau de Bauvière. Il s'appuie sur une documentation inédite copieuse, en particulier le journal et la correspondance de Moreau. Moreau, de parents bourgeois, est élevé au Petit Séminaire d'où il sort à 16 ans, écoeuré par les punitions et la pauvreté de l'enseignement. La mort de ses parents lui laisse une confortable aisance et, tournant le dos à toute possibilité de « faire carrière », il s'en va monter à Londres une fabrique de fleurs artificielles. La guerre de 70 le rappelle en France, il se bat avec enthousiasme mais comprend rapidement que les pouvoirs en place ne cherchent qu'à pactiser avec Bismarck. Le 24 février 1871 nous le trouvons à l'Assemblée générale de la Garde Nationale, rédigeant la proposition (qui sera votée à l'unanimité) par laquelle les Gardes Nationaux s'engagent à se battre contre les Prussiens dès leur entrée dans Paris. Elu, pendant la Commune, au Comité central, Moreau se dépense avec ardeur dans les tâches les plus diverses : ravitaillement, guerre, administration. Tenace, efficace, Moreau est de ceux qui depuis le début se battent sans espoir, sachant qu'un Etat socialiste n'est pas encore possible en France, mais précisément ce courage sans illusion fait de lui une figure exemplaire de la Commune. Il mourra, fusillé sans jugement, lors d'une des hécatombes sanglantes de la caserne Lobau.
Cahiers de l'Académie d'Histoire, 1971, in-8°, 52 pp, 2 photos et un fac-similé hors texte, broché, bon état
Le comte Charles de Beaufort fut fusillé le 24 mai 1871. Etait-il coupable ? Son exécution procéda-t-elle d'une tragique méprise ?
Milan, Electa International, 1979, gr. in-8° carré, 53 pp, texte sur 2 colonnes, 101 illustrations en noir et en 6 en couleurs à pleine page, broché, couv. illustrée en couleurs, bon état. 454 numéros décrits
Présentation de Guido Cesura suivi du catalogues des oeuvres exposées (Catalogue de l'exposition tenue à Paris, Mairie annexe du 10ème arrondissement, du 23 mars au 19 avril 1979, et au Domaine de Bagatelle du 5 mai au 4 juin 1979).
France-Empire, 1976, gr. in-8°, 327 pp, 66 notices biographiques, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Une extraordinaire floraison humaine s'est épanouie pendant le troisième quart du dix-neuvième siècle. Jamais, en effet, au cours de son histoire, la France n'a vu naître, en si peu d'années, tant d'hommes qui se sont illustrés brillamment par la suite dans les domaines des arts, des lettres, de la politique, de la science et du spectacle. Cette génération qui a vu le jour durant les quinze années précédant la proclamation de la IIIe République a puissamment dominé l'époque et, pratiquement, la vie française jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Ces bébés ou ces enfants qui n'avaient pas encore acquis la célébrité en 1875 se nommaient : Pierre Curie, Georges Courteline, Louis Lumière, Lucien Guitry, Antoine Bourdelle, Aristide Maillol, Maurice Maeterlinck, Claude Debussy, Raymond Poincaré, Maurice Barrès, Jules Renard, Henri de Toulouse-Lautrec, Erik Satie, Suzanne Valadon, Charles Maurras, Edmond Rostand, André Gide, Paul Claudel, Marcel Proust, Paul Valéry, Charles Péguy, Léon Blum, Edouard Herriot, Georges Feydeau, Colette, Joseph Caillaux, Aristide Briand, Henri Bergson, Tristan Bernard, Romain Rolland, Albert Roussel, Firmin Gémier, Paul Fort, Max Jacob, etc.