8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Perrin, 2000, in-8°, 410 pp, préface de Robert Merle, 8 pl. de gravures et photos hors texte, tableaux généalogiques, biblio, index, broché, bon état
"Le règne de Victoria, l'un des plus longs de l'histoire (1837-1901), marqua l'apogée de l'Empire britannique et de la domination du Royaume-Uni, première puissance mondiale. L'auteur sort des sentiers battus, de la légende qui entoure le personnage. Son ouvrage, très vivant, sera une révélation pour ceux qui n'ont sur l'ère et la société victoriennes que des idées toutes faites. Devenue reine à dix-huit ans, Victoria se montre tout de suite indépendante de sa mère et de l'amant de celle-ci. Elle règne seule, aimant les hommages, les fêtes, les bals et les jeunes gens. Elle épouse par amour, contre l'avis de sa mère, un prince allemand (elle en aura neuf enfants) qui impose cette rigueur dite "victorienne", laquelle, derrière la façade, est soumise à bien des entorses. Victoria elle-même n'est pas à l'abri des allusions à des amitiés amoureuses qui défraient la chronique, tandis que sa société, cette haute Société qu'elle méprise, s'encanaille sous ses yeux. Energique et autoritaire, respectant le régime parlementaire tout en ne manquant pas de manifester ses opinions et ses préférences, adorée de son peuple - du moins après son veuvage (1861) -, dissimulant sous un masque austère des caprices, des élans, des passions, la reine Victoria a fortement contribué à l'aura de la monarchie qui subsiste aujourd'hui malgré les égarements actuels de la famille royale, bien anodins comparés à ceux que raconte l'auteur."
Mazarine, 1987, in-8°, 346 pp, 2 photos, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
En prétendant qu'il avait mis "son génie dans sa vie et son talent dans son oeuvre", Oscar Wilde se signalait à l'attention des biographes. Ceux-ci ne manquèrent pas de s'interroger sur une existence successivement vouée à l'excentricité, au scandale et à la déchéance. Quant à l'oeuvre, elle tomba peu à peu dans l'oubli, à l'exception d'une ou deux comédies, du Portrait de Dorian Gray et de La Ballade de la geôle de Reading. Le génie, le talent se résumaient, en fin de compte, à cette silhouette de vieux dandy amateur de garçons, traînant dans les cafés pour y noircir des feuillets inutiles. Voire. Il était temps de relire Wilde et de se pencher à nouveau sur l'histoire de sa vie. Robert Merle s'est admirablement acquitté de la première tâche. La seconde revenait à Jacques de Langlade qui, avec perspicacité, s'est attaché à retrouver la vérité derrière le tissu d'à-peu-près, d'affabulations et de mensonges qui constitue la légende wildienne. Nous découvrons un Wilde énergique, courageux, doublé d'un expert en relations publiques. Capable de s'enflammer pour une cause – l'affaire Dreyfus –, il se montre remarquable conférencier, causeur étincelant. C'est une star. Soucieux de son image, il n'hésite pas à s'avancer nu devant la justice lorsque son honneur est mis en cause. La suite est connue: la condamnation à deux ans de prison pour corruption de mineurs, la faillite, la misère. C'est un clochard qui meurt le 30 novembre 1900 d'une méningite, dans un hôtel de la rue des Beaux-Arts. Wilde eut-il conscience de ce qui le poussa à mener jusqu'au bout sa propre destruction? Jacques de Langlade se garde de conclure. Pourtant, comment oublier la phrase terrible qu'écrivit le prisonnier de Reading : "La douleur est la suprême émotion dont l'homme soit capable et, en même temps, le prototype et le banc d'essai du grand art." Professeur de littérature comparée à l'université de Paris, éditeur des OEuvres Complètes (Stock, 1977), Jacques de Langlade a notamment publié Oscar Wilde, écrivain français (Stock, 1975). Il est l'auteur d'une biographie de Brummell (1985) et de Dante Gabriel Rossetti (1985).
Rennes, Université de Haute-Bretagne, 1974, in-8°, 630 pp, préface de Louis Girard, biblio, 24 cartes, 8 graphiques, index, reliure demi-chagrin bordeaux, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons fleurs de lys dorés, très bon état
"Le gros ouvrage de Claude Langlois a pour sous-titre "Société cléricale et reconstruction religieuse en Bretagne". Le cadre, un diocèse, se définissait naturellement. La période choisie, 1800-1830, c'est le « temps de la reprise », depuis le moment où l'histoire bascule en l'an VIII, jusqu'à l'achèvement de la remise en ordre religieuse. Un sujet vierge : l'histoire du Morbihan ayant été jusqu'ici a trop réduite aux affrontements politico-religieux de la Révolution. L'étude s'oriente autour de deux axes : la politique et la vie religieuse. (...) Rendre compte ainsi de cet ouvrage, c'est ne donner qu'une faible idée de la richesse de l'œuvre, tant au niveau de la documentation qu'à celui des idées. Un livre clair, de lecture agréable. Entreprise audacieuse, l'auteur a dépassé les limites de l'histoire ecclésiastique pour « tenter une exploration de la psychologie religieuse populaire ». C'est une contribution particulièrement riche que Cl. Langlois vient d'apporter à l'histoire du Morbihan." (Françoise Mosser, Bibliothèque de l'Ecole des chartes, 1977)
P., Victor-Havard, 1893, in-12, ii-365 pp, un portrait en pied de l'empereur sous serpente en frontispice, reliure demi-percaline brique, dos lisse, pièce de titre basane havane (rel. de l'époque), qqs rousseurs sur les 3 premiers feuillets, bon état (Le Secret d'un Empire), ex-libris Jean-Claude Lachnitt
M. Pierre de Lano a eu communication des papiers personnels d'une famille dont le chef a joué, sous le second empire, un rôle des plus importants, et il en a déjà tiré trois volumes. L'histoire politique trouvera cependant peu de choses vraiment nouvelles dans ses livres. En revanche, les anecdotes y abondent. Toutes ne sont pas également intéressantes, mais il y en a dans le nombre beaucoup de curieuses. Elles sont d'ailleurs contées avec rapidité, non sans agrément, et leur lecture n'en laisse pas moins du monde du second empire une impression amusante et, somme toute, assez juste à certains égards. (L. Farges, Revue Historique)
P., Victor-Havard, 1891, in-12, 285 pp, un portrait de l'impératrice sous serpente en frontispice, reliure demi-percaline carmin, dos lisse avec fleuron et double filet doré en queue, pièce de titre basane noire, bon état (Le Secret d'un Empire), ex-libris Jean-Claude Lachnitt
M. Pierre de Lano a eu communication des papiers personnels d'une famille dont le chef a joué, sous le second empire, un rôle des plus importants, et il en a déjà tiré trois volumes. L'histoire politique trouvera cependant peu de choses vraiment nouvelles dans ses livres. En revanche, les anecdotes y abondent. Toutes ne sont pas également intéressantes, mais il y en a dans le nombre beaucoup de curieuses. Elles sont d'ailleurs contées avec rapidité, non sans agrément, et leur lecture n'en laisse pas moins du monde du second empire une impression amusante et, somme toute, assez juste à certains égards. (L. Farges, Revue Historique)
Hachette, 1973, gr. in-8°, 380 pp, broché, couv. à rabats, bon état
"La Belle Epoque ? Cette étude - qui montre avec une implacable précision toute une société, depuis les Princes, le "gratin", le faubourg Saint-Germain, jusqu'aux "purotins" des faubourgs de l'Est, les "classes dangereuses" - la remet à sa place, c'est-à-dire très loin dans une légende fallacieuse, avec ses valses, ses tziganes, ses demi-castors, ses jupons et ses corsets." Edition revue et corrigée du livre "Amours 1900".
Hachette, 1961, in-8°, 387 pp, cartonnage toilé éditeur, vignette illustrée au 1er plat, état correct
Le monde, la bourgeoisie absolue, sa majesté le jupon, révoltes, le mythe de la "Fâme".
dans le Correspondant, 1929, gr. in-8°, 22 pp, broché, bon état
On trouve dans le même numéro un article sur Georges Clemenceau (Edouard Trogan, 8 pp) ; etc.
dans le Correspondant, 1928, gr. in-8°, 16 pp, broché, bon état
On trouve dans le même numéro des Lettres inédites de Berryer à Lammenais, publiées, avec un avant-propos et des notes, par Georges Goyau (19 pp) ; des articles sur la Russie future (Roger Labonne) ; Le cas Châteaubriand-Rousseau et les Alpes (Charles Gos) ; Les civilisations anciennes de l'Amérique (Maurice Brillant) ; etc.
Toulouse, Marqueste, 1916 gr. in-8°, 272 pp, broché, couv. lég. défraîchie, bon état. Rare
Le bilan financier de la Monarchie de Juillet. – Les finances et le Gouvernement provisoire.
Calmann-Lévy, 1973, gr. in-8°, 689 pp, 6 cartes, glossaire, biblio, index, cart. éditeur, titres dorés au dos, sans la jaquette, bon état
C'est une histoire exceptionnelle que celle du sionisme. En cinquante ans, ce qui était au départ une utopie aboutit à la création d'un État : Israël. Ce sont les étapes de cette longue marche, faite de succès et d'échecs, de réussites et de tragédies, que retrace, avec l'objectivité de l'historien, le livre de Walter Laqueur. Fondateurs et dirigeants du sionisme, de Herzl à Weizmann, pionniers et chefs politiques, propagandistes et diplomates, tous ces acteurs de l'histoire du sionisme revivent dans ce livre, indispensable à la compréhension du conflit israélo-arabe.
P., Brissot-Thivars, 1829, in-8°, xciv-152-329 pp, deux parties en un volume de XCIV-152 et 329 pp, reliure demi-toile muette, qqs feuillets restaurés, rousseurs, état correct. Peu courant
Dictionnaire alphabétique (Saffroy I, 9134). L'ouvrage fourmille de renseignements bibliographiques sur les principaux acteurs de la Restauration ; il montre en outre l'importance croissante de la Chambre des Pairs, de moins en moins docile à l'autorité de Charles X et du ministère.
P., Cahiers des Amis de la Commune, 1990, in-8°, 69 pp, 2 gravures et 2 fac-similés, broché, bon état
P., Larousse et Boyer, s.d. (1862), gr. in-8°, xxiv-696 pp, 7 planches photographiques hors texte, reliure demi-chagrin vert, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), coins lég. émoussés, rousseurs éparses, bon état
Edition originale, ornée de 7 photographies originales collées sur papier fort, reproduisant des tableaux célèbres, elles viennent illustrer certains des propos de l'auteur. L'ouvrage était également mis en vente sans les photographies. (Vicaire V-57).
Aurillac, Imprimerie Moderne, 1909, fort gr. in-12, 687 pp, broché, bon état
Récit de voyage par un des plus grands défenseurs de la culture auvergnate. Wurtemberg ; Bavière ; Salzbourg ; Pozsony ; Budapest ; Physionomie générale de la Hongrie ; Vienne ; Prague, Saxe - Dresde ; Weimar ; Berlin ; Postdam.
P., Dentu, 1853, in-8°, (4)-31-524 pp, 7 feuillets dépliants de fac-similés in fine, reliure demi-chagrin carmin, dos lisse à faux-nerfs à froid, titres et filets dorés (rel. de l'époque), rousseurs éparses, coiffe sup. lég. frottée, bon état
Edition originale : à la suite de la Révolution de Juillet et de la mort en exil de Louis-Philippe, l'auteur revient longuement sur l'attitude équivoque de la famille d'Orléans dans les affaires qui ont suivi la mort du dernier Condé. Ouvrage rempli de détails ignorés et de documents inédits sur le mystère jamais éclairci de la pendaison du prince de Condé. Rappellons qu'au matin du 27 août 1830, peu après l'avènement de la monarchie de Juillet, le prince de Condé fut retrouvé « pendu » par le cou par un double mouchoir noué par un noeud de tisserand... mais les pieds touchant le sol, à l'espagnolette de la fenêtre de sa chambre du château de Saint-Leu, qu'il avait acquis en 1816. Rien, dans la vie du prince, qui s'était couché normalement la veille, ne pouvait laisser penser à une tentation suicidaire. Aussitôt, les légitimistes firent circuler la rumeur de l'assassinat, et accusèrent Louis-Philippe et la reine Marie-Amélie d'en être les commanditaires pour permettre à leur dernier fils de capter l'immense héritage du prince. La thèse de l'assassinat affirmait sans preuve que le prince, bouleversé par les Trois Glorieuses et demeuré fidèle à la monarchie légitime, aurait décidé de révoquer son testament en faveur du jeune duc d'Aumale, de partir en exil et de léguer sa fortune au duc de Bordeaux. Averti de ces intentions, Louis-Philippe l'aurait fait étrangler par la baronne de Feuchères et le frère de celle-ci, qui auraient maquillé le crime en suicide...
Berger-Levrault, 1892, fort in-8°, xxxii-1292 pp, table alphabétique, cartonnage pleine toile verte de l'éditeur, cartonnage lég. défraîchi, qqs soulignures crayons de couleurs et annotations en marge, état correct
P., L'Artisan du Livre, 1928, pt in-8°, 267 pp, biblio, broché, couv. lég. salie, bon état (17e cahier de la 18e série des Cahiers de la Quinzaine). Edition originale, un des 110 ex. numérotés sur vergé d'Arches (premier papier avant 2200 alfa)
"Voici que M. Pierre Lasserre, dont la personnalité de Georges Sorel sollicitait, depuis longtemps la curiosité, vient d'écrire sur les idées de ce penseur déconcertant, « mélange, bizarre de génie et d'impuissance », une étude que M. Maurice Reclus considère comme « complète dans sa brièveté et définitive malgré son absence d'apparat ». « Je connais peu de joies comparables, dit M. Maurice Reclus, à celles que peut donner au lecteur, même au lecteur moyen, la maîtrise d'un Pierre Lasserre à manier les idées. C'est à croire qu'il les a apprivoisées ; il les charme, il joue avec ; le plaisir qu'il y ressent, et qu'on dirait, partagé par ces petites folles, donne à son vertigineux travail une aisance incomparable dont on serait, à la limite, tenté de s'irriter presque, s'il ne savait se faire pardonner, à force d'honnêteté intellectuelle, son inimaginable virtuosité »." (Le Figaro, 1928)
P., Juven, s.d. (1903), in-12, 283 pp, reliure demi-basane aubergine, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés (rel. de l'époque), dos uniformément passé avec étiquette de bibl en queue, C. de bibl., bon état. Peu courant
Mémoires du célèbre acteur du Palais-Royal Pierre-Louis-Ange Bouquin de La Souche, dit Lassouche (1828-1915). Fils d'un libraire-éditeur, il fait ses débuts au théâtre Montmartre en février 1850 puis au théâtre des Batignolles. Après deux ans à Bruxelles, il rentre à Paris avec un engagement au théâtre Beaumarchais puis, en 1854, à la Gaîté où il se spécialise dans les rôles comiques. Le 1er avril 1858, il passe au théâtre du Palais-Royal, où il restera près de vingt ans, y créant de nombreuses pièces d'Eugène Labiche, de Meilhac et Halévy et les opérettes d'Offenbach. Pressenti pour prendre la direction des Variétés, il les intègre – sans obtenir le poste – en octobre 1877. Il y crée des opérettes d'Hervé aux côtés d'Anna Judic et de nombreuses revues. En semi-retraite à partir de 1896, il est victime d'un accident lors de la Revue des Variétés du 3 décembre 1901, un décor lui brisant une jambe. Il rédige pendant sa convalescence ses “Mémoires anecdotiques”, puis se retire définitivement de la scène après une représentation de profit, le 7 mai 1903.
P., Mongie Ainé, Baudouin Frères, 1827, in-12, (2)-328 pp, deuxième édition, reliure demi-veau naturel glacé à coins, dos à 4 larges nerfs guillochés et fleurons à froid, pièce de titre basane carmin, palettes dorée en queue, tranches mouchetées (rel. de l'époque), qqs pâles rousseurs sur les premiers feuillets, bon état
Supercherie littéraire par Henri de Latouche (1785-1851), dirigée contre les Jésuites et basée sur la correspondance fictive échangée entre Laurent Ganganelli, pape en 1769, et Carlo Bertinazzi, célèbre comédien connu sous le nom de Carlin.
P., Hachette & Amyot, 1865, in-12, 349 pp, 5e édition revue et augmentée, reliure demi-chagrin violine, dos à 5 nerfs orné de fleurons (reliure de l'époque), rousseurs, sinon bon exemplaire, envoi a.s. de l'auteur, député, à Monseigneur Dupanloup
Montbrison, 1995, gr. in-8°, 198 pp, préface d'Alain Corbin, 8 pl. de gravures et portraits, 2 tableaux généalogiques, sources et biblio, broché, couv. illustrée, C. de bibl. annulé, bon état
Eugène Baune (1799-1880) est l’une des figures du mouvement républicain au XIXe siècle : ce fils d’instituteur, après de brillantes études au collège de Montbrison (Loire), s’engage en 1815 et se bat à Ligny. Puis il part plusieurs années en Italie où il adhère à la Charbonnerie. Rentré en France, il est professeur à l’école de commerce de Lyon, défend les canuts et devient le chef des républicains lyonnais. Arrêté au début de l’insurrection lyonnaise de 1834, Eugène Baune est condamné à la déportation à vie par la Cour des Pairs. Amnistié en 1837, il fait une carrière de journaliste, au National puis à la Réforme. Après s’être battu sur les barricades de 1848, Eugène Baune devint commissaire du gouvernement provisoire à Montbrison (alors préfecture de la Loire) puis député de ce département (1848-1851) et président du groupe parlementaire de la Nouvelle Montagne. Arrêté lors du coup d’Etat du 2 décembre 1851, il est expulsé de France et vit un long et difficile exil en Belgique de 1851 à 1871. Retiré auprès de se fille, il meurt en 1880 à Bâle (Suisse). La vie mouvementée d’Eugène Baune traverse toute l’histoire du XIXe siècle et en illustre toutes les tempêtes. Une belle figure de femme l’accompagne : celle de Julie Baune, républicaine indomptable dont la correspondance avec Mme Edgar Quinet a permis de retracer les années d’exil. La bibliographie d’Eugène Baune tente de répondre à une question essentielle : qu’est-ce qu’un républicain au XIXe siècle ? Elle est destinée à tous ceux que passionne cette époque. Mais l’histoire d’Eugène Baune appartient aussi à celle du Forez et de Montbrison et à celle de Lyon et ses canuts.
France-Empire, 2012, gr. in-8°, 256 pp, préface de Jean Castarède, broché, couv. illustrée, bon état. Réédition de l'édition non datée du début du XXe siècle (v. 1909)
Un Panthéon républicain à l'usage des élèves méritants : “Nos grands républicains du XIXe siècle” de Marie Laubot. Un livre non daté mais postérieur à 1906 (probablement 1909), destiné aux élèves des établissements publics et contenant trente-cinq notices biographiques. — Le XIXe siècle francais n'aurait pas à ce point marqué l'histoire de France si un certain nombre de grands Republicains n'étaient pas intervenus. Même si leur action a été entrecoupée de deux empires et de trois royautés, l'auteur permet au lecteur de mieux comprendre et de mieux apprécier le rôle joué par chacun de ces hommes éminents dont la vie est racontée dans ce livre passionnant. Ils ont pour noms Victor Hugo, Lamartine, Thiers, mais aussi Mac Mahon, Gambetta, Jules Ferry, ou encore Grévy, Carnot, Félix Faure. Grâce à eux, l'instruction est devenue gratuite et obligatoire. Ils ont élevé le niveau moral et intellectuel des masses ; le travailleur a définitivement conquis, sous la troisième République, la liberté personnelle et l'égalité politique ; des lois nouvelles le protègent contre les accidents du travail ; des règlements adoucissent le sort des femmes et des enfants ; bientôt une retraite pour les vieux jours sera assurée. Bref, c'est l'application progressive dans notre pays de la devise établie par la Révolution française : liberté, égalité, fraternité, que le XIXe siècle va définitivement sceller. Dans ce livre fort bien documenté, c'est toute l'oeuvre de ceux qui en ont été les artisans qui s'éclaire et nous illumine. Ce sont de véritables leçons de vie dans lesquelles nous sommes plongés avec palpitation et délices, redonnant ainsi à ces courtes biographies incisives, toutes leurs lettres de noblesse au coeur de la République ; un ouvrage précieux où l'on revit des épopées oubliées ; mieux que des leçons d'histoire, des modèles de vie qui exaltent l'âme républicaine.
P., Germer Baillière, 1866, in-12, xvi-363 pp, reliure toile verte, dos lisse avec titres dorés et caissons à froid, encadrement floral à froid sur les plats, fer doré du lycée de Belfort au 1er plat (rel. de l'époque), qqs pâles rousseurs, bon état. Rare
Par Auguste Laugel, de retour des États-Unis en 1865. Il visite l'armée du Potomac, décrit les effets de la guerre en Virginie, une unité militaire noire et les camps. Il note la variété des classes sociales et le manque de déférence à l'égard du grade parmi les officiers... Laugel est bien connu. On trouvera sur lui une notice dans le Dictionnaire des contemporains de Vapereau. Né en 1830 à Strasbourg, polytechnicien et ingénieur des mines. En disponibilité dès 1854, il devient secrétaire et homme de confiance du duc d'Aumale, publie de nombreuses œuvres scientifiques, historiques et philosophiques. Laugel deviendra membre du conseil d'administration d'une grande compagnie de chemin de fer. Il meurt en 1914.