8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Pierre Roger et Cie, s.d. (v. 1911), pt in-8°, viii-263 pp, 20 photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Les pays modernes)
Excellent reportage sur l'Allemagne industrieuse et conquérante du début du 20e siècle (l'édition originale du livre date de 1909). L'auteur, ingénieur des Arts et Manufactures, nous présente l'activité économique, industrielle et commerciale de ce pays. — "Dans cet ouvrage écrit avant la guerre, l'éminent ingénieur fait preuve d'une extrême clairvoyance ; il formule d'étonnantes précisions et étudie notre ennemi aux points de vue national et industriel. La France a tout ce qu'il faut pour lutter victorieusement contre l'énorme développement de l'industrie et du commerce allemands. Il y a d'utiles enseignements à recueillir dans la lecture de ces pages très documentées." (Revue savoisienne, 1916) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Flammarion, 2009, in-8°, 392 pp, traduit de l'anglais, biblio, broché, couv. illustrée (très lég. abîmée), bon état
Le fils d'Alphonse Daudet, la petite-fille de Victor Hugo, le fils du professeur Charcot : Léon, Jeanne et Jean-Baptiste sont tous trois les héritiers des plus grands noms du XIXe siècle, la fleur d'une jeunesse dorée qui a grandi sous les yeux admiratifs, médusés et jaloux de leurs contemporains. Trois vies intimement liées : nés dans les années 1860, ils ont évolué dans le même milieu ; enfants, ils ont joué ensemble, jeunes gens ils se sont aimés. Parce que leur existence s'est déroulée sous les feux de la rampe, Kate Cambor nous fait entrer, avec ses personnages, dans la chair même de leur époque. Les dîners littéraires réunissant Daudet, Flaubert, Zola, Tourgueniev et Goncourt, les leçons spectaculaires de Charcot père à la Salpétrière, le mariage si couru de Léon Daudet et de Jeanne Hugo, le scandale de Panama, l'affaire Dreyfus, les aventures du Pourquoi-Pas ?, le vaisseau de Jean-Baptiste Charcot, sa mort tragique en mer... Fourmillant de personnages et d'arrêts sur image saisissants, le livre de Kate Cambor se dévore comme un film, comme un roman... le roman de la Belle Époque. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Larousse, 1991, fort in-12, 431 pp, broché, bon état
Edition originale : Oxford University Press, 1989. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Seuil, 1971, in-8°, 430 pp, traduit de l'américain par Marianne Berthod, 8 cartes dont une dépliante hors texte, biblio, index, broché, bon état (Coll. L'Univers historique)
La thèse de doctorat de Rondo Cameron, appuyé sur une solide documentation, tirée des Archives Nationales, nous montre que l'histoire économique du siècle romantique reste un véritable terrain en friche. Parti de recherches sur les investissements à l'étranger, l'auteur n'a pas négligé l'aspect humain, et notamment, la contribution énorme qu'apportèrent les ingénieurs français sortis des grandes écoles, récemment fondées, au développement industriel de l'Europe orientale et méridionale. Plusieurs chapitres sont consacrés à la construction du réseau ferroviaire de ces pays, financée en grande partie par les capitaux français... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1924, in-8°, 378 pp, avec en frontispice, la photo de Madame Camescasse et une autre photo de Madame Paul Delbet, née Camescasse. généalogie des Legorgue, broché, état correct
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions RST, 1967, pt in-4°, 153 pp, traduit de l'anglais (“Building the Suez Canal”), 135 gravures, tableaux, photos et cartes en noir et en couleurs, index, cart. illustré de l'éditeur, gardes illustrées, bon état
Jouissant de la confiance de Muhammad Sa'id, pacha d’Égypte, et de l’appui du gouvernement français, Ferdinand de Lesseps obtint en 1854 une concession de 99 ans et créa en décembre 1858 une société, la Compagnie universelle du canal maritime de Suez, au capital de 200 millions de francs. Les Français souscrivirent aussitôt plus de la moitié des actions. Les bénéfices devaient être répartis ainsi : 15% pour l’Égypte, 75% pour les actionnaires et 10% pour les fondateurs. Malgré la vive opposition de l’Angleterre et du sultan de Constantinople, suzerain de l’Égypte, les travaux commencèrent en avril 1859, après l’adoption du projet de tracé direct de l’ingénieur autrichien Alois Negrelli (1799-1858), sans écluses ni barrages (déc. 1856). Cependant, il fallut l’intervention de la diplomatie de Napoléon III pour que cette grande œuvre pût se poursuivre. En effet, l’Angleterre, qui craignait de voir la France étendre sa domination sur les pays du Levant et menacer la route des Indes, avait fait interrompre les travaux (1863-1866)... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Editions Maritimes et d'Outre-Mer, 1971, in-8°, 241 pp, traduit de l'anglais, préface de Xavier Leurquin, 2 cartes, broché, bon état
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Dentu, 1867, gr. in-8°, 31 pp, broché, rousseurs éparses, état correct
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P., Marcel Didier, 1953, in-12, 367 pp, notes, broché, couv. lég. salie, qqs rares marques au stylo en marge, état correct
Le mouvement philhellène. – C'est de 1836 à 1840 que Canat situe la renaissance de la Grèce classique. La France à cette période connaît un processus régulier d'éveil à l'hellénisme où les journaux, les revues, les cours publics, les publications et les découvertes archéologiques puisent à la source même, ce qui passait autrefois par le filtre romain. Le chapitre IX du “Romantisme des Grecs”, donne les raisons et les modèles de ce retour à l'hellénisme. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Mercure de France, 1986, in-8°, 568 pp, édition présentée et annotée par Jacques Brenner, notes, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Le Temps retrouvé)
Canler est un ancêtre du commissaire Maigret, à l'époque où s'organisait la Brigade de Sûreté qui devait devenir la Police judiciaire du Quai des Orfèvres. Ses Mémoires sont indispensables à tous ceux qui s'intéressent à l'histoire de la police en France. On y trouvera une exacte description du monde du crime dans la première moitié du XIXe siècle et le récit de maintes affaires célèbres. Ce contemporain d'Eugène Sue nous donne à lire de nouveaux Mystères de Paris où tout est vrai. Canler nous renseigne aussi sur les réalités quotidiennes de son temps, aux divers échelons de la société, et sur les événements historiques transfigurés par la légende. Témoin privilégié des divers régimes qui se sont succédé au Premier et au Second Empire, il dévoile les dessous de la vie politique : menées des agents provocateurs, épurations, complots, attentats, émeutes, révolutions. Ce n'est pas l'aspect le moins passionnant de ces Mémoires. — "La police a sa légende, entretenue par les auteurs de romans policiers. Si l'on en juge par les “Mémoires” de Canler, épuisé depuis 1888. les vues d'André Malraux dans sa préface à “Sanctuaire” sont plus justes : « La police ne relève ni de la psychologie ni de la perspicacité, mais bien de la délation. » Paul-Louis-Alphonse Canler, contemporain de Balzac, de Hugo, d'Eugene Süe, naît à Saint-Omer en 1797. II passe ses premières années dans le cadre de la prison militaire de Namur que son père dirige, bonne école pour apercevoir tôt les distances entre une vie axée sur la probité et les déboires auxquels s'exposent ceux qui y manquent. Canler en reste marqué : tous ses propos reflètent la bonne conscience morale, un brin moralisante. Bien de son temps, en somme. Ses “Mémoires” ne sont pas d'un écrivain qui s'interroge, mais d'un homme de métier qui donne à voir les dessous de la « vie parisienne », haute société et pègre. L'origine de sa carrière ne manque pas de pittoresque. Démobilisé en 1818 – il a combattu à Waterloo, – Canler s'est marié et, cherchant du travail, met par hasard la main au collet d'un malfaiteur. Voilà l'emploi trouvé : il entre dans la police, en 1820, comme inspecteur et finira avec le titre de chef du service de sûreté, qu'il reçoit en 1848. S'il a des convictions bonapartistes, à une époque où les régimes se succèdent de la Restauration au Second-Empire, il les met en sourdine, convaincu que la police judiciaire, défense permanente des citoyens, ne doit subir ni les contre coups de la politique ni l'influence de la police politique. Un modèle du genre, on le voit... C'est pourtant une imprudence qui vaudra de graves ennuis à ce prudent lorsqu'il publiera ses Mémoires, en 1862. Racontant l'attentat d'Orsini, il met en cause « l'incurie et la maladresse » de la police municipale, « qui pouvait prévenir le crime et ne l'a pas fait », attaques qui permettent de saisir le livre pour violation de secrets professionnels. L'affaire classée après enquête, la réédition demeure interdite. Canler meurt en 1865, et ses deux filles adoptives dans l'indigence réussiront en 1882 à republier les “Mémoires”, dans leur intégralité cette fois. C'est ce texte-là, rapidement épuisé alors et jamais repris, qui nous est présenté par Jacques Brenner. Ecrit au fil des souvenirs, sans souci chronologique, il est passionnant de bout en bout. L'organisation de la sûreté, commencée sous Napoleon ler, n'a pris forme qu'avec Vidocq, autour de 1815. L'ancien bagnard – son prédécesseur révoqué, réintégré, évincé à nouveau – ne plaît guère à Canler, qui souligne à plaisir ses erreurs mais reprend ses méthodes : à un moment ou l'identité judiciaire n'existe pas, où la criminologie ne s'appuie pas encore sur la science, le sens de l'observation, la mémoire visuelle, sont les atouts maîtres du policier et les dénonciateurs ses collaborateurs les plus efficaces, qu'ils soient « coqueurs » libres ou « moutons » détenus. Les « indics » ne datent pas d'hier ! L'argent, la promesse de réductions de peine, récompensent les délateurs, quand ce n'est pas la liberté qui leur est laissée d'exercer « sans ennuis » leurs vilaines activités. Dans un chapltre savoureux. Canler établit une sorte de « dictionnaire » du vol et des catégories de voleurs, avec leurs variantes astucieuses : « fourlineurs », « charrieurs », « escarpes», « poivriers », « voleurs à la vrille, au bonjour, à la carre, à la détourne », « pégriots ». II est au fait de leur argot. Provocateurs et agitateurs, si actifs en temps d'émeutes, n'ont pas plus de mystère pour lui que les invertis en tous genres, les « macques », les entremetteuses ou les « pierreuses ». Le monde où il nous fait évoluer sue la misère ; l'abjection et les drames n'y ont souvent pas d'autre origine. Mais les lois du milieu ont une grandeur que Canler ne méprise point. On le verra, tout comme les Goncourt, considérer avec une sorte d'estime Lacenaire, qu'il a pourchassé sous de multiples noms avant de l'arrêter. Le Paris des barricades, les massacres de la rue Transnonain, les obsèques du général Lamarque, le pillage de Saint-Germain-l'Auxerrois, l'épidémie de choléra de 1832, sont évoqués par Canler sans fioritures, en témoin parfois horrifié. On entre avec lui dans les arcanes ombreuses des régimes, on parcourt les couloirs secrets des institutions policières, on voit les hommes de face et de profil – criminels ou chargés de la répression – et c'est l'image la plus parlante qui soit d'une société tout entière qu'il nous offre, infiniment plus émouvante et plus riche que toutes les représentatlons romanesques dont nous disposions jusque-là pour en juger." (Ginette Guitard-Auviste, Le Monde) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
CANONGE (Général F., ancien professeur à l'école supérieure de guerre).
Reference : 86305
(1915)
Perrin, 1915, in-12, xxxvi-370 pp, appendice sur les geôles allemandes en 1870-1871, index, broché, couv. lég. défraîchie, bon état (Ouvrage couronné par l'Académie française). Peu courant
"Il ne s'agit pas, dans ce volume, d'une étude sur les opérations de la guerre de 1870 ; le but de l'auteur est tout autre ; il nous l'indique dans sa préface qu'il écrivit au mois de mars 1914. « Il nous a semblé utile, au moment où le patriotisme se ressaisit en France, après une longue éclipse, d'établir – pour l'encourager et le réconforter chez ceux qui sont encore indécis – le martyrologe des trente-quatre départements qui eurent à subir l'invasion et l'occupation allemandes ». Son étonnement fut grand, « douloureux même », quand les éditeurs lui déclarèrent : « qu'on ne s'occupait plus guère de 1870-1871. » Quelques semaines après, l'Allemagne allait se rappeler à la mémoire de ceux qui avaient oublié et leur démontrer que ses méthodes à l'égard des blessés, des prisonniers et des non combattants n'avaient pas varié. Elles étaient devenues, simplement, plus colossales dans leur application. Le général Canonge a divisé son ouvrage en trois livres : les opérations de la guerre ; l'occupation ; l'armistice, la paix. Il indique quelles sont les lois de la guerre que doit observer une armée et il nous montre leur violation constante par les chefs et les soldats allemands : Les blessés achevés sur le champ de bataille, les prisonniers fusillés, les médecins assassinés, l'incendie, le viol, le meurtre des civils. La débauche et l'ivrognerie des hommes et des officiers se manifestent sans honte et d'une manière continue. Il n'y a aucune déclamation dans le volume. L'auteur apporte la preuve de tous les faits qu'il énonce. Qu'on les rapproche de ceux que les enquêtes en Belgique et en France ont révélés, on verra que la mentalité de l'armée allemande n'a pas changé. Il faut en conclure, et c'est l'intérêt, en particulier, de ce volume qu'il y a dans la race, un fond d'animalité et de férocité que la civilisation n'a pas atténué. Il y a là une leçon qui doit nous mettre en garde et nous inciter à prendre des mesures pour l'avenir. On ne peut, tous les cinquante ans, livrer la France à une invasion des barbares. J'ai dit l'intérêt de l'ouvrage qui pourra servir de préface aux enquêtes qui paraîtront plus tard : il a sa place dans les bibliothèques pour qu'on n'oublie plus. Il ne me reste plus qu'à louer la clarté, la sobriété, la netteté de sa rédaction. Un index permet facilement de s'orienter dans cette enquête sans passion, véritable document judiciaire." (A. Auzoux, Revue des études historiques, 1916) — "Ce n'est pas une histoire au jour le jour de l'invasion allemande de 1870-1871 que nous présente l'ancien professeur à l'École supérieure de guerre ; c'est un récit des méfaits et des crimes commis par les Allemands durant l'invasion et rangés par ordre de catégories. On y lit d'abord ceux dont ils se sont rendus coupables durant les opérations militaires : pillages, incendies, bombardements, amendes énormes infligées aux villes ouvertes qui s'étaient défendues ; ainsi Saint-Quentin, Rambervillers, Châteaudun, qui forment, comme écrit l'auteur, « une véritable trinité patriotique », réquisitions et vols à tous les degrés de la hiérarchie militaire. Viennent ensuite les attentats et contre les personnes et contre les biens qui se sont produits après les opérations militaires, pendant la durée de la guerre, système des otages, réquisitions excessives, perception abusive des impôts, etc. Le 28 janvier 1871 furent signés l'armistice, et, à quelque temps de là, le 10 mai 1871, le traité de Francfort; mais une partie du territoire français devait rester occupée jusqu'au paiement de l'indemnité de guerre de cinq milliards, et en fait les Allemands restèrent chez nous jusqu'en septembre 1873. Quelle fut leur conduite dans cet intervalle, M. Canonge nous le dit dans sa troisième partie. Tous les faits cités sont empruntés à des monographies locales qui ont été publiées, par exemple à E. Délerot, “Versailles pendant l'occupation” ; Louis Lacroix, “Journal d'un habitant de Nancy pendant l'invasion” ; E. Lavisse, “L'Invasion dans le département de l'Aisne”, etc., etc. Toutes ces monographies ne sont pas toujours de valeur égale et il est dommage que M. Canonge n'en ait pas fait la critique. Nous croyons que son livre y eût gagné ; mais, si de-ci de-là il y a quelque exagération, que de méfaits restent prouvés et à eux s'est ajoutée en 1914-1915 une liste bien plus longue de crimes plus abominables !" (C. Pfister, Revue Historique, 1915) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Libertés françaises, 1938, pt in-8°, 389 pp, broché, bon état
Cette histoire véridique est racontée par un authentique aventurier, qui n’invente rien des navigations qu’il fait, des paysages qu’il décrit, des crimes qu’il commet. L’histoire de la vie et des aventures du capitaine Théodore Canot, trafiquant en or, en ivoire et en esclaves sur la côte de Guinée entre 1820 et 1840. Ces Confessions, mémoires confiées à un journaliste américain, Brantz Mayer, et publiées à New York au milieu du XIXe siècle, furent longtemps considérées comme un classique de la littérature d'aventures : naufrages, beuveries, batailles rangées entre trafiquants... rien ne manque aux amateurs. Mais aujourd'hui, tout le prix de ce récit exceptionnel réside également dans le tableau exhaustif de la traite négrière après les guerres napoléoniennes. On y trouve données économiques de base, description de la logistique des diverses branches de ce commerce, ainsi que le raisonnement intellectuel permettant de justifier ce « négoce », et qui constituera l'un des fondements de l'histoire du racisme. Né en 1804 à Florence d'une mère Italienne et d'un père Français, Théodore Canot navigua presque toute sa vie sous les pavillons du monde entier, devenant l'un des négriers les plus connus du XIXe siècle. Ses mémoires lui assurèrent la notoriété, et il finit sa vie en France en 1860 après avoir été administrateur colonial en Nouvelle-Calédonie. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1898-1913 6 vol. in-8°, xv-560, 576, ii-547, ii-437, 491 et xxix-635 pp, un portrait en héliogravure en frontispice, 15 cartes hors texte, dont 9 dépliantes (une en couleurs), brochés, bon état
Complet : I. La Révolution de Juillet. La conquête de l'Algérie. 1848 ; II. Napoléon et sa Cour. La guerre de Crimée ; III. Paris et la cour pendant le Congrès. La naissance du Prince impérial. La guerre d'Italie ; IV. Les souverains à Paris. Les fêtes des Tuileries. La guerre contre l'Allemagne (1870) ; V. Bataille de Rezonville ; VI. Bataille de Saint-Privat. — Mémoires dictés par Canrobert (1809-1895), le dernier des maréchaux du Second Empire, mis en ordre et rédigés par G. Bapst. Canrobert (1809-1895) prit part au début de sa carrière à l'expédition de Mascara, à la prise de Tlemcen et fut blessé au siège de Constantine. En 1850, il fut pris comme aide de camp par le Prince Louis-Napoléon. Général de division en 1853, il participa à la guerre de Crimée et au siège de Sébastopol où il entreprit les gigantesques travaux d'investissement de la place. Maréchal de France en 1856, il se distingua pendant la guerre d'Italie à Magenta et à Solférino. Pendant la guerre de 1870, il prit part aux grandes batailles de Metz et s'illustra dans la défense de Saint-Privat. Sa carrière politique débuta en 1879 avec son élection au Sénat. — "Vaste ensemble de notes recueillies avec soin par Bapst. Elles furent dictées quotidiennement par le maréchal et forment une fresque d'un grand intérêt sur la période. Remarquables relations des batailles de Rezonville et de Saint-Privat." (Bourachot, 74) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Fayard, 1984, in-8°, 482 pp, reliure cartonnée crème de l'éditeur, bon état (Coll. Corpus des œuvres de philosophie en langue française). Réédition de la seconde édition (1845) revue et augmentée
La lecture de Victor Considérant et de Charles Fourier a changé la vie de François-Félix Cantagrel (1810-1887) : il fait ses débuts littéraires au journal l’Artiste, en poursuivant des études de droit et d’architecture ; en 1838, il est ingénieur civil, conducteur des Ponts-et-Chaussées. La propagation de la doctrine sociétaire devient alors son seul souci. Gérant de la Phalange, il aura plusieurs fois des démêlés avec le pouvoir, en 1849 comme en 1871, réfugié en Belgique, il passe en Angleterre puis voyage aux Etats-Unis ; et revient en France après l’amnistie de 1859. Après la Commune, il se fait radical, franc-maçon, et devient conseiller municipal de Paris, puis vice-président du Conseil général de la Seine, et finalement député du XIIIè arrondissement. « Fou ? Oui, fou j’aime assez à passer pour fou.» - c’est Fourier qui parle, mis en scène par son fidèle disciple dans le Cabinet de lecture de la Rotonde du Palais-Royal, où le Maître avait coutume de s’informer des événements et discussions du jour. La forme dialoguée permet à l’auteur une exposition exacte, diversifiée, polémique, et pleine de drôlerie, de la doctrine, des us-et-coutumes, et des avantages que le lecteur, enfin bien informé, ne manquera pas de trouver aux Phalanstères. Cantagrel n’omet rien, la synthèse est parfaite, et très pédagogique. (Catalogue des Auteurs, CF) — "Le fou du Palais-Royal est paru en 1841; nous publions la seconde édition (1845) revue et augmentée." (Stéphane Douailler) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Laffont, 1945, in-8°, 491 pp, reliure bradel demi-percaline carmin, dos lisse avec pièce de titre basane noire, fleuron et double filet doré en queue, couv. conservées (rel. de l'époque), bon état. Edition originale sur papier d'édition
Jean Canu puise très largement ses informations dans la Correspondance de Barbey, dans les Memoranda et dans les poèmes, qui constituent l'essentiel de l'autobiographie du romancier. Le biographe réajuste dans l'ordre chronologique du vécu des éléments qui se présentent différemment dans l'ordre de l'écriture. Cette biographie de Canu est largement structurée par la série des femmes. Canu évoque « le type de femmes dont [Barbey] est avide, grande, forte, plantureuse, aux courbes accusées, aux formes fermes et abondantes, à la fois, d'une blancheur de marbre vite incendiée par la pudeur ou la passion » (p. 102), etc. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Royer, 1993, gr. in-8°, 272 pp, 52 gravures et un fac-similé, bibliographie sandienne, 3 index, broché, couv. illustrée, bon état
"Marielle Caors part de cette évidence que, malgré le mouvement de réédition récemment amorcé, George Sand demeure largement non point méconnue mais inconnue, pour proposer un itinéraire de découverte qui mérite d'autant mieux ce nom que le plan thématique adopté suit les grands axes géographiques récurrents : principalement « le mythe italien » (p. 11-109) et « le Berry, terre d'élection » (p. 195- 244) ; entre les deux, Paris et quelques pays (y compris imaginaires) plus sporadiquement représentés. La démarche est celle d'un inventaire, mais chaleureux, et qui s'enrichit de plusieurs caractéristiques bien venues : bibliographie exhaustive des romans et œuvres autobiographiques, mentionnant les éditions actuelles quand il en existe, ajout aux index habituels d'un utile et logique index géographique, enfin plus de cinquante fines reproductions de gravures d'époque. Un plaisant guide." (Patrick Berthier, Revue d'Histoire littéraire de la France, 1995) — Si ces dernières années ont vu reparaître George Sand, une femme exceptionnelle, à son époque comme à la nôtre, par ses engagements et son indépendance d'esprit, et si ses biographies se sont multipliées, son oeuvre reste encore largement inaccessible, et ses romans, à quelques célèbres mais rares exceptions, inconnus du grand public. Nous proposons donc au lecteur, qu'il soit amateur de littérature, étudiant ou chercheur, de parcourir à la fois les lieux qu'aimait George Sand et les romans qu'ils suscitèrent. Depuis l'Italie, où elle fit plusieurs voyages et que l'enthousiasme romantique lui désignait comme seconde patrie, puis les terres étrangères inconnues que son imagination dépeint vivement, les provinces françaises qu'elle découvrit avec sa famille, jusqu'à la plus humble campagne berrichonne, elle a tout aimé, elle a tout décrit, au cours de soixante-neuf romans et de quatorze nouvelles qui composent l'une des oeuvres maîtresses du XIXe siècle, injustement méconnue, et que nous proposons de découvrir. Chaque roman sera donc présenté avec un aperçu de sa genèse, l'époque où George Sand l'a écrit, son cadre, ses thèmes et ses personnages. A la fin de l'ouvrage, la bibliographie, qui recense plus de deux cents éditions, s'avère être la clé indispensable pour maîtriser l'intégralité d'une oeuvre littéraire aussi riche. (4e de couverture) — Marielle Caors a présenté une thèse de 3e cycle sous la direction de Madeleine Ambrière : “Le Berry de George Sand : géographie imaginaire”. Elle a également publié une étude sur “George Sand, Alfred de Musset et Venise” et des éditions critiques du “Meunier d'Angibault” (parue aux Éditions Glénat-l'Aurore) et de “La Mare au Diable” (pour le Livre de Poche). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Bruxelles, 1846, 2 vol. in-4°, 707 et 672 pp, texte imprimé sur 2 colonnes, reliures demi-basane brun caramel, dos lisses ornés (rel. de l'époque), dos lég. épidermés, qqs rares rousseurs, bon état
"... La profusion des pièces diplomatiques qu'on trouvera dans ce livre constatera le soin que l'auteur a pris de rechercher les documens et de pénétrer dans les élémens de la politique réelle. Ce sera donc un cours de diplomatie autant que d'histoire, avec une sorte d'admiration juste et noble pour les intelligences qui mènent le monde. On me pardonnera si je n'ai pas la prétention de traiter le prince de Talleyrand , M. de Metternich , le duc de Wellington, avec une démocratique suffisance et comme des hommes médiocres ou nuls qui n'ont compris ni leur temps ni l'Europe. C'est un peu notre faible, à nous autres écrivains, que de croire à l'immensité de notre intelligence ; avec un coup de plume nous balayons la réputation d'un homme d'État, comme autrefois d'un coup d'éventail, une favorite balayait la puissance d'un ministre. Tant il est vrai que le bon plaisir n'a fait que changer de mains ; et à tout prendre, je préfère les petits appartemens de Marly aux bureaux d'esprit de notre époque !" (Avant-propos) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions Dittmar, 2010, gr. in-8°, 344 pp, biblio, broché, couv. illustrée d'une photo de Janssoulé, bon état, envoi a.s.
Biographie romanesque de l'un des francs-tireurs de la Commune de Paris de 1871, fruit d’une enquête minutieuse. Ferdinand Janssoulé n'a pas cherché à devenir une figure du mouvement communaliste. Il se voulait simplement citoyen et poète. Les événements l'ont plongé au coeur d'une épopée tragique. Le voici commandant de la place d'Asnières puis chef des Lascars de Montmartre, un corps de francs-tireurs. Arrêté, traduit devant le conseil de guerre, il va passer cinq ans dans les prisons de la réaction versaillaise. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Librairie S. Pitrat, 1888, in-12, 322 pp, 3 portraits, broché, bon état
Le Grand Carnot (Lazare Carnot)). La seconde génération (Hippolyte Carnot). Le Président de la République (Sadi Carnot). Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Mouton, 1973, fort gr. in-8°, 619 pp, 5 cartes, 52 graphiques, sources et biblio, index, broché, couv. illustrée, qqs soulignures crayon, bon état
Histoire du réseau franco-belge des chemins de fer du Nord des origines à la nationalisation. — "Une thèse de doctorat d’État remarquable et originale à plus d’un titre : en analysant la gestion du réseau de la compagnie du Nord, F. Caron a respecté la perception qu’en avaient ses dirigeants et les ingénieurs et il a restitué le plus justement possible la réalité quotidienne. La grande originalité de sa démarche a été liée au fait qu’il a fondé son travail sur l’étude des interactions entre l’histoire des prix, l’histoire des coûts et la politique tarifaire de la compagnie, rompant ainsi non seulement avec la simple histoire cyclique des prix qui avait été l’un des thèmes privilégiés des historiens économistes des années 1950-1960, mais aussi avec celle qui avait fait des innovations et des progrès techniques la clé explicative de toutes les mutations de l’entreprise. Sa thèse décrit avec précision les crises des transports dues à la fois au ralentissement des investissements (lui-même provoqué par une hausse des prix) et aux distorsions entre, d’une part, les services et les technologies spécifiques à la traction à vapeur et, d’autre part, à la gestion du trafic. Analysant également le rôle qu’ont joué les autres moyens de transport concurrents (voies navigables et routes), F. Caron consacre également de longs développements à l’évolution économique de la vaste région desservie par les lignes de la compagnie ; il a pu mettre en évidence le rôle essentiel joué par l’État, acteur incontournable dont la préoccupation essentielle visait à défendre l’intérêt général et les petits producteurs." (Michèle Merger) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Revue du Nord, 1963, in-8°, 41 pp, paginé 350-389, agraphé, bon état
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Perrin, 1985, gr. in-8°, 330 pp, introduction de Pierre Chaunu, biblio, index, broché, couv. illustrée, dos passé, bon état (Coll. Histoire et décadence), envoi a.s.
"François Caron s'attache à retrouver les continuités qui ont tissé la trame du libéralisme. Sa quête le conduit à reconsidérer les thèmes originels nécessaires à la réussite de la Révolution industrielle. Egratignant Sismondi et Marx dans ce que leur pensée a de rétrograde, l'auteur donne en revanche une place prééminente à J.-B. Say, quelque peu délaissé de nos jours. L'essentiel du livre réside dans l'analyse des liens entre le changement technique et la recherche scientifique ; dans l'évolution des schémas de production et de consommation. S'appuyant sur des exemples qu'il connaît bien (sidérurgie, chimie, machines à vapeur) mais tout particulièrement sur l'électricité, F. Caron montre les interactions complexes entre science et technologie. Il met en exergue le rôle capital des besoins du marché, de la pression de la demande dans l'activité innovatrice. Il tente aussi de dresser le tableau de l'économie de l'innovation en distinguant produits et procédés. Il dénonce le rôle stérilisant des grandes entreprise vis-à-vis des possibilités créatrices ainsi que les dangers de certaines politiques d'intervention trop préoccupées des seules garanties sociales. Après avoir déroulé les différents modèles techniques qui se sont succédé en presque deux siècles, le livre se termine par l'analyse des atouts qui ont permis l'essor des Trente Glorieuses. S'il s'agit d'un livre en réaction contre le « catastrophisme » anticapitaliste ambiant, il faut aussi y voir une synthèse des connaissances sur les sources de la croissance des sociétés industrielles." (Alain Beltran, Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 1985) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Armand Colin, 2002, in-8°, 193 pp, 33 cartes, graphiques et encadrés, biblio, index, broché, bon état (Coll. Cursus)
Dans cette histoire générale de la France à l'époque de la monarchie constitutionnelle, fondée sur les dernières recherches publiées, l'accent a été mis sur l'histoire politique, sociale et culturelle, ainsi que sur la politique extérieure. Elle modifie sensiblement l'approche traditionnelle des années 1815-1848 en montrant qu'elles sont essentielles et novatrices dans l'histoire politique : par la mise en place du jeu parlementaire (majorité opposition), par la qualité des débats, par l'importance des questions soulevées (droit de vote, liberté de la presse, égalité de la femme, droit à l'instruction), par l'élaboration d'idéologies (libéralisme, socialisme, communisme). Période essentielle aussi pour l'histoire sociale avec la "découverte" de la question sociale, les revendications ouvrières, la lutte pour le droit de grève ou le droit d'association. Période clef, enfin, pour l'histoire culturelle avec le romantisme, le plus fort mouvement littéraire, artistique, scientifique, philosophique que l'Europe et la France aient connu depuis la Renaissance. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Editions françaises d'Amsterdam, 1953, in-8°, 402 pp, traduit de l'espagnol, biblio, broché, bon état
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P., Chamerot, 1857-1859, 5 vol. in-8°, lxxii-477, 479, 598, 510 et 495 pp, un portrait gravé en frontispice au tome 2, reliures demi-chagrin vert bouteille, dos à 5 nerfs filetés, caissons à froid, titres et fleurons dorés, tranches pennées (rel. de l'époque), discrets C. de bibl., qqs rousseurs, bon état. Rare
“Recueil – essentiel pour l'histoire des idées politiques – des articles publiés par le rédacteur en chef du “National”, depuis le ministère Polignac jusqu'à sa mort (juillet 1836). Journaliste brillant et souvent profond, Carrel reste le prototype des déçus de l'orléanisme convertis à l'idée républicaine par l'attitude du peuple durant les Trois Glorieuses et la déception engendrée par le tournant conservateur adopté à partir du ministère Périer.” (Benoît Yvert) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.