8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Julliard, 1964, in-12, 207 pp, 8 pl. de gravures hors texte, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Archives)
Le scandale n'est pas celui qu'on croit : il dormait dans les caves des banques et le secret des familles, embaumé aux Archives Nationales, quarante liasses de la série 7 AQ... Jean Bouvier sort le cadavre du placard. Au lecteur de juger : deux scandales, ou pas du tout. — "L’étude de Jean Bouvier sur “Les deux scandales de Panama”, Paris, 1964, a renouvelé l’histoire de cet épisode en mettant en lumière ses dimensions bancaires." (Bertrand Joly, Bibliothèque de l'école des chartes, 2003) — "La nouveauté n'est pas ici, bien entendu, dans la description du scandale politico-parlementaire, qui a été maintes fois exposé (encore que J. B. la reprenne avec une vigueur très grande). Mais, ainsi qu'il le dit lui-même, "on doit compter deux scandales de Panama, et non un seul... Le second scandale, le moins connu, s'est déroulé dans des sphères plus étroites, à l'intérieur des milieux d'affaires eux-mêmes ... Quoi qu'il en soit, des pans entiers de l'histoire réelle de Panama sont demeurés dans le clair-obscur" (pp. 7-8-9). Le livre de J. B. a pour objet de les en tirer, grâce à des documents authentiques comme cette invraisemblable série 7 AQ, aux Archives nationales (cf. pp. 10-13). L'auteur a une profonde connaissance des milieux financiers, c'est dire qu'il évolue avec aisance parmi les bilans et les rapports d'expertise. Les banques, les affairistes, les journaux ont touché sans discussion possible des sommes hors de proportion avec les services par eux rendus... à moins que ce ne soit l'absence même de services qu'il ait fallu rémunérer. "A Panama, ce n'est pas seulement le concours utile qu'on a rétribué, mais surtout l'excès et les abus. On a accepté tous les chantages" (p. 115). Opinion désenchantée qui représente la morale, si l'on peut dire, de cette peu édifiante histoire." (Jean Lhomme, Revue économique, 1965)
Genève, Cercle du Bibliophile, 1972, in-8°, xix-223 pp, préface de Frédéric Pottecher, 24 pl. de gravures hors texte, références, biblio sommaire, reliure skivertex havane de l'éditeur, plats et dos ornés, bon état (Coll. Les Causes célèbres)
Le scandale n'est pas celui qu'on croit : il dormait dans les caves des banques et le secret des familles, embaumé aux Archives Nationales, quarante liasses de la série 7 AQ... Jean Bouvier sort le cadavre du placard. Au lecteur de juger : deux scandales, ou pas du tout. — "L’étude de Jean Bouvier sur “Les deux scandales de Panama” a renouvelé l’histoire de cet épisode en mettant en lumière ses dimensions bancaires." (Bertrand Joly, Bibliothèque de l'école des chartes, 2003) — "La nouveauté n'est pas ici, bien entendu, dans la description du scandale politico-parlementaire, qui a été maintes fois exposé (encore que J. B. la reprenne avec une vigueur très grande). Mais, ainsi qu'il le dit lui-même, "on doit compter deux scandales de Panama, et non un seul... Le second scandale, le moins connu, s'est déroulé dans des sphères plus étroites, à l'intérieur des milieux d'affaires eux-mêmes ... Quoi qu'il en soit, des pans entiers de l'histoire réelle de Panama sont demeurés dans le clair-obscur" (pp. 5). Le livre de J. B. a pour objet de les en tirer, grâce à des documents authentiques comme cette invraisemblable série 7 AQ, aux Archives nationales (cf. pp. 7-10). L'auteur a une profonde connaissance des milieux financiers, c'est dire qu'il évolue avec aisance parmi les bilans et les rapports d'expertise. Les banques, les affairistes, les journaux ont touché sans discussion possible des sommes hors de proportion avec les services par eux rendus... à moins que ce ne soit l'absence même de services qu'il ait fallu rémunérer. "A Panama, ce n'est pas seulement le concours utile qu'on a rétribué, mais surtout l'excès et les abus. On a accepté tous les chantages". Opinion désenchantée qui représente la morale, si l'on peut dire, de cette peu édifiante histoire." (Jean Lhomme, Revue économique, 1965)
Fayard, 1967, in-8°, 349 pp, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. L'histoire sans frontières)
Réédition améliorée et augmentée de deux chapitres nouveaux, un sur la branche anglaise des Rothschild dans la seconde moitié du XIXe siècle, l'autre sur les Rothschild de Paris au XXe siècle, avec une mise au point sur leur situation actuelle. — "Le propos de l'auteur est moins d'écrire l'histoire de la famille Rothschild que de détenir, grâce à la chronique de la famille, « un moyen d'approche de l'histoire économique et sociale de notre époque » (p. 341). Si les appréciations sévères ne manquent pas, elles sont cependant toujours tempérées par le souci de tenir compte de l'esprit du temps et d'éviter donc tout jugement anachronique : « ...une fois exercée cette nécessaire vue critique, on doit prendre garde de ne pas mesurer les réalités du siècle passé à l'aune des nôtres. Si l'on juge que certains problèmes de notre temps sont parvenus à maturité, ils en étaient loin dans les années cinquante du XIXe siècle. On ne peut nier les œuvres du capitalisme conquérant inscrites sur le sol. » (p. 341). (...) Comme il convenait pour un livre devant être diffusé à la fois dans les milieux universitaires et dans un plus vaste public (ou est-ce simplement le reflet d'un caractère ?) le style marie dans l'ouvrage les paragraphes très « écrits », par exemple ceux relatifs à la vie sociale des Rothschild et les passages dans une langue familière («James ne fut jamais naturalisé français. Ses enfants, oui », p. 152). En attendant que l'accès aux archives des Rothschild anglaises permette de compléter nos vues, le livre de J. Bouvier fait le point de notre savoir actuel, abonde en aperçus larges et féconds et nous rend donc, en connaissances sur le sujet du moins, riche comme... Edmond de Rothschild." (Marcel Gillet, Revue du Nord, 1967) — "A travers le récit du singulier destin des cinq fils de Meyer-Amschel Rothschild et la chronique d'une maison dont la raison sociale évoque à merveille l'esprit du siècle dernier, c'est la « haute banque » efficace et secrète, politique et technicienne, si différente de nos sociétés de crédit, que l'auteur parvient à nous rendre présente." (Revue française de science politique)
BOUVIER (Jean), François FURET, Marcel GILLET.
Reference : 37523
(1965)
ISBN : 9782713201547
P., Mouton, 1965, gr. in-8°, 465 pp, graphiques et tableaux, sources, broché, bon état, envoi a.s. de M. Gillet
"Cet ouvrage a une apparence austère. A le feuilleter, on aperçoit surtout chiffres et courbes ; sa lecture fait vite apparaître le titre comme un trompe-l'oeil ; la matière du livre est infiniment plus riche qu'on peut le supposer de prime abord, et on y trouve l'écho de toutes les préoccupations d'auteurs que l'on sait attachés à l'histoire sociale autant qu'à l'histoire économique, soucieux avant tout d'échapper à une spécialisation desséchante et d'aider à la compréhension de l'homme par l'utilisation d'un instrument d'analyse dont ils possèdent le maniement à la perfection. (...) Nous trouvons, certes, dans l'ouvrage une étude du mouvement du profit en France au XIXe siècle, mais le livre est bien autre chose, et d'abord une analyse extrêmement fine, non pas seulement du mouvement du profit, mais du profit même. (...) L'abondance des documents mis à la disposition du lecteur lui permet de reprendre les conclusions des auteurs, et souvent même de pousser plus avant l'analyse... Enfin, cet ouvrage offre une remarquable mise au point sur les méthodes et les buts de l'histoire économique, et plus généralement de l'histoire qui use de statistiques." (P. Guillaume, Le Mouvement social, 1967)
Deux-Rives, 1949, in-12, 131 pp, broché, bon état (Coll. De quoi vivaient-ils ?)
Publications de la Sorbonne, 2012, gr. in-8°, 322 pp, biblio, broché, couv. illustrée, manque la page de faux-titre, bon état
Ce livre tente d'identifier, par les mots et les images du temps (lithographie ou grands genres), un "moment politique frénétique" français (1824-1834). A l'instar du "drame frénétique" lorsque, boulevard du Crime (notre boulevard du Temple), chacun allait pleurer, et plus encore se livrer aux délices de l'angoisse vécue en commun, de sept heures à dix heures du soir. Maïté Bouyssy interroge aussi bien l'usage des larmes et de la compassion, que la mise en scène de l'horreur. Autour de figures charnières – tel Louis XII, le roi malchanceux qui a accompagné la mode troubadour, avant et après la Révolution – et de l'expression de "flots de sang" qui circule dans les lettres et les arts, des images furent reçues comme politiques. Des Réjouissances publiques de Boilly (1826 pour la gravure de Villain) à La Grèce sur les ruines de Missolonghi de Delacroix (1826), en passant par la célèbre lithographie Rue Transnonain, le 15 avril de Daumier (1834), l'incessante circulation des mots à l'image montre un dispositif rhétorique qui mène au son. Car le cri donne le lieu social des émotions présentées et redéfinit les raisons du succès de ces auteurs, qui gèrent la dénonciation telle des fables mises en image. Il ne s'agit ici ni d'éluder les périls de la surinterprétation ni de donner un métasystème de clés, mais de rendre compte des vraies raisons du succès de la réception de ces oeuvres. Sous diverses formes, cet ouvrage traite donc du citoyen et du genre, des foules et de l'ailleurs, du juste et de l'injuste ou de l'ordinaire ordre policier. Quand se trame un ordre prédémocratique s'accroît l'inquiétude de la "montée du cadavre" qu'ont notée d'autres historiens. Cette inquiétude semble avoir partie liée avec le processus d'acceptation de l'égalité symbolique réalisée dans le suffrage universel de 1848.
P., EDHIS, 1979, pt in-8°, 165 pp, broché, bon état. Reprint de l’édition originale publiée à Paris, chez Dubois, en 1841
Ce petit livre oublié, peut-être à cause de sa grande rareté, mérite cependant de tenir une place de premier plan dans l’histoire du Mouvement ouvrier. C’est, en effet, après l’ouvrage de Noiret, le premier livre réformateur publié en France par un authentique ouvrier. En outre, les idées d’Adolphe Boyer sont d’une maturité politique admirable. Laissant à d’autres le soin d’échafauder des systèmes, ce typographe se limite à son expérience vécue de l’exploitation et de la misère ouvrière.
BOYER (Général Pierre-François-Xavier).
Reference : 103135
(1999)
ISBN : 9782912431127
La Vouivre, 1999, 2 vol. in-8° carré, xvi-240 et 254 pp, édition de Jacqueline Le Gallic-Holleaux et de Didier Paineau, 12 cartes, illustrations dans le texte et hors texte, texte sur 2 colonnes, annexes, index, brochés, bon état
En 1792, un jeune homme de bonne famille de Belfort, embrasse la carrière des armes. En Belgique puis en Catalogne, il participe aux campagnes victorieuses qui soulagent la République. Il gravit rapidement les échelons. Son destin croise celui de Bonaparte et il s'y greffe avec une fidélité qui ne se démentira pas jusqu'à sa mort. C'est ainsi qu'il part en Italie, puis en Egypte. Échappant à la capture, il participe à la reconquête de la colonie de Haïti. L'affaire se finit piteusement mais Boyer n'en est pas. Il est capturé par un navire anglais. Prisonnier, il résiste à sa façon, et finit par être échangé contre un officier anglais. Il retourne dans le tourbillon de l'Empire : l'Allemagne et la conférence d'Erfurt, le Portugal, l'Espagne En 1813 il y est encore, luttant contre les partisans, puis il est refoulé avec le roi Joseph déchu. La France est bientôt envahie, Napoléon a besoin de vétérans, il rappelle Boyer. En 1815 il reprend du service. Après un long exil Boyer repart en Egypte entraîner les soldats de Méhémet-Ali qui veut se libérer des Turcs. Il revient et joue un rôle dans la chute de Charles X. Louis-Philippe est roi des Français et utilise les anciens généraux de la Grande Armée dans cette Algérie que son prédécesseur lui a laissée. Boyer combat à Médéa puis est nommé gouverneur d'Oran. C'est lui qui, le premier, entreprend l'aménagement de la baie de Mers-el-Kébir, pour contre balancer le Gibraltar anglais. Rappelé en France, il ne cesse de suivre par le menu et de raconter l'impitoyable guerre contre Abd-el-Kader. Il arrête son récit en 1848, après la capture de l'émir et l'achèvement des installations de Mers-el-Kébir.
La Vouivre, 1999, in-8° carré, 255 pp, édité par Jacqueline Le Gallic-Holleaux et Didier Paineau, une gravure dans le texte, 3 pl. hors texte et 4 cartes, index, broché, bon état
De 1792 à 1848, Pierre Boyer participe aux campagnes de la Révolution et à celles de l’Empire. Il poursuit sa carrière militaire en Algérie, au temps de la conquête. Boyer combat à Médéa puis est nommé gouverneur d’Oran. C’est lui qui, le premier, entreprend l’aménagement de la baie de Mers-el-Kébir, pour contrebalancer le Gibraltar anglais. Rappelé en France, il ne cesse de suivre par le menu et de raconter l’impitoyable guerre contre Abd-el-Kader. Il arrête son récit en 1848, après la capture de l’émir et l’achèvement des installations de Mers-el-Kébir.
dans le Correspondant, 1913, gr. in-8°, 20 pp, broché, état correct. On trouve dans le même numéro des études sur Le jansénisme d'Alfred de Vigny (Léon Séché), Un dernier mot sur l'offensive allemande par la Belgique, avec une carte (Général Maitrot), Les excursions estivales de Mlle de Bunsen (M. André), L'aventure d'Alexandre Andryane, d'après ses mémoires, sa correspondance, les lettres de sa famille et de ses amis, 2ème et dernière partie (Henri de Noussane), etc.
St-Maurice (Suisse), Imp. St-Augustin, 1933, gr. in-8°, 208 pp, biblio, broché, bon état
Rare thèse de doctorat présentée à la Faculté des Lettres de l'Université de Genève. Excellente étude sur les années romantiques du célèbre pamphlétaire et journaliste.
BRADA (Henrietta Consuela Sansom, comtesse de Quigini Puliga, dit).
Reference : 1916
(1921)
Calmann-Lévy, 1921, in-12, 261 pp, broché, bon état, envoi a.s. avec nom du destinataire découpé
Par Brada, pseudonyme de Henrietta Consuela Sansom, comtesse de Quigini Puliga (1847-1938). Fille d'un riche expatrié britannique, Charles Sansom, elle passe la majeure partie de son enfance dans une pension pour demoiselles située près de l'Arc de Triomphe à Paris. Étant née hors mariage, elle se retrouve sans ressources à la mort de son père, dont l'héritage est partagé par ses enfants légitimes. Elle épouse en 1868 un comte italien de vingt ans son aîné, Efisio Quigini Puliga, conseiller de la Légation d'Italie à Paris, qui meurt en 1876 des suites d'une longue maladie. Pour subvenir à l'éducation de ses deux jeunes enfants, elle commence alors à écrire des chroniques et des nouvelles sous le pseudonyme de Bradamente, abrégée par la suite en Brada, qui sont publiées dans le Journal des débats, Le Figaro, la Revue de Paris ainsi que dans plusieurs autres périodiques. Ses romans et nouvelles, qui paraissent bientôt en librairie, connaissent un large succès et sont récompensés à plusieurs reprises par l'Académie française. Elle continue ainsi à écrire jusqu'à l'âge de plus de 80 ans, menant à Paris une vie simple entrecoupée de séjours en Italie. Elle raconte ici ses souvenirs de pension et, parmi nombre d'autres anecdotes, les visites qu'elle faisait à la veuve de Balzac. — "J'ai été. la petite fille qui poussait son cerceau dans la grande allée des Tuileries, qui s'arrêtait aux Champs-Elysées devant Guignol et les manèges des chevaux de bois, qui regardait dans l'avenue la montée et la descente des beaux équipages, qui suivait sur le Lac gelé les ébats des patineurs, la. course des traîneaux. J'ai été la petite fille qui voyait passer l'Empereur et l'Impératrice, qui applaudissait au défilé des troupes revenant de Crimée. J'ai même franchi un jour les portes augustes du palais des Tuileries pour assister à la répétition, d'un ballet de cour. J'avais treize ans..." — "En dehors des ressouvenances très personnelles de l'auteur, ce livre contient de fort intéressantes pages sur la Société Impériale notamment sur Mme Hanska de Balzac, si peu connue de nos contemporains ; ces pages ne manqueront pas d'intéresser les érudits, les historiens, et vous-mêmes, charmantes lectrices, car vous comparerez avec infiniment de curiosité l'éducation de jadis et celle d'aujourd'hui, en ce qui regarde les petites filles." (Jacques Faneuse, Les Modes, 1921)
BRADA (Henrietta Consuela Sansom, comtesse de Quigini Puliga, dit).
Reference : 8053
(1920)
Calmann-Lévy, 1920, in-12, 260 pp, broché, dos recollé, état correct
Brada, pseudonyme de Henrietta Consuela Sansom, comtesse de Quigini Puliga, est un écrivain de langue française, auteur de romans sentimentaux et de ces souvenirs d'enfance.
Hachette, 1963, in-8°, 301 pp, notes de Jean-Pierre Busson, index, reliure percaline éditeur, jaquette illustrée, bon état.
Une étude de Charles Braibant sur Félix Faure à l'Elysée (103 pp) suivi des souvenirs de Louis Le Gall (pp 107 à 296) : l'affaire Dreyfus, Fachoda, etc. — "Témoignage d'un vif intérêt sur un épisode crucial de la vie politique de la IIIe République." (Etienne Taillemite, Bibliothèque de l'école des chartes) — "... Avec Félix Faure, l’organisation devient beaucoup plus claire : le nouveau chef de l’Etat est désormais secondé par un « directeur de cabinet », l’inspecteur général des services administratifs de la Marine Louis Le Gall, et un secrétaire particulier, Henri Blondel, dont les attributions apparaissent bien distinctes. Beaucoup de renseignements, à exploiter avec une certaine précaution, dans "Félix Faure à l’Elysée", ouvrage publié par les soins de Charles Braibant aux éditions Hachette en 1963." (Gilles Le Béguec, Les entourages du chef de l'Etat sous la IIIe et la IVe Républiques, 2009)
Belfond, 1993, gr. in-8°, 245 pp, préface de Gilles Perrault, 8 pl. de photos hors texte, sources et biblio, broché, couv. illustrée, pt accroc sans gravité au bas des 7 derniers feuillets, bon état, envoi a.s.
"Correspondante" de Marx à Paris, elle s'engage théâtralement aux côtés de la Commune. Echappée par miracle à la répression, elle passera vingt ans en Sibérie, puis mourra à Moscou, à une date indéterminée. (Le Quillec, 651)
BRANDA (Pierre) et Xavier MAUDUIT (dir.).
Reference : 119264
(2018)
ISBN : 9782262075057
Perrin, 2018 in-4°, 191 pp, 171 photos et gravures en couleurs, broché, couv. illustrée à rabats, bon état, envoi a.s. de P. Branda et X. Mauduit
Dans l'intérêt qu'ont les souverains à magnifier leur règne au moyen des arts, les deux Empires se distinguent par leur réussite. Napoléon voulait être l'empereur des rois et à ce titre surpasser les autres monarchies européennes. Dans ce but, il mit en scène une cour fastueuse et employa les arts au service de sa grandeur. Les artistes talentueux d'alors David, Gros, Ingres, Canova et Girodet, pour ne citer qu'eux, travaillèrent à sa gloire. Le régime s'employa aussi à magnifier la figure de l'empereur, le représentant par exemple toujours au travail pour le bien de ses sujets. La légende dans ce domaine n'était cependant pas très éloignée de la réalité. Napoléon III s'inscrit dans la continuité de son oncle, avec une politique artistique soutenue. Flandrin, Winterhalter, Meissonier, Carpeaux ou encore Disderi : peintres, sculpteurs, photographes, tous les artistes contribuent à la gloire du régime et de la France. Les arts bénéficient alors de progrès techniques qui favorisent la reproduction et la diffusion des oeuvres choisies par le souverain, celles d'un art officiel soutenu par des institutions efficaces, tels l'Académie et l'Ecole des beaux-arts, les Salons et les musées. Le monde des arts et l'industrie du luxe profitent de cette politique de mise en scène du pouvoir. Ce catalogue d'exposition, richement illustré, permet ainsi de relire le parcours hors-norme de deux Empereurs, tout en revisitant l'art du XIXe siècle.
Julliard, 1984, fort gr. in-8°, 551 pp, 32 pl. de photos hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
L'Affaire Dreyfus dans ses dimensions judiciaire, politique et sociale. — Par une belle matinée de l'automne 1894, le jeune Capitaine Dreyfus se rendit au Ministère de la Guerre : il y était convoqué "en tenue bourgeoise", pour une "inspection" de routine. Un officier le reçut, dont la main droite était gantée de soie noire. "J'ai une lettre à écrire. J'ai mal aux doigts. Pouvez-vous écrire à ma place ?" Le Capitaine Dreyfus se prêta à la dictée. Soudain l'officier lui mit la main sur l'épaule. "Au nom de la loi je vous arrête. Vous êtes accusé du crime de haute trahison." Ainsi commença l' "Affaire". L'Affaire ? C'est un épisode de la lutte des services d'espionnage français et allemand, qui recèle encore des mystères. C'est un combat judiciaire de douze années dont l'acquittement d'Esterhazy et le procès Zola furent des péripéties. C'est un furieux affrontement qui secoua la société française au carrefour de deux siècles. Avec une implacable minutie, ce livre démonte les ressorts de la tragique "erreur" qui envoya puis qui tint Dreyfus au bagne : l'obsession de l'espionnage dans la France vaincue, l'exaspération du sentiment patriotique, bientôt érigé en doctrine, les préjugés antijudaïques mués, en quelques années, en une véritable fureur antisémite, le culte de l'Armée, gardienne des valeurs traditionnelles, porteuse des espoirs de revanche. Et aussi la prudence des parlementaires, la lâcheté des gouvernants, tremblant devant le pouvoir nouveau de la presse. Par-delà les passions éteintes, et sans autre préjugé que le scrupule de la vérité, Jean-Denis Bredin ausculte la France de la fin du XIXe siècle, ses traits permanents, ses humeurs, ses mythes. Il tente aussi de répondre aux questions que nous pose aujourd'hui l'Affaire Dreyfus. Fut-elle le dernier soubresaut de la société d'ancien régime ou, comme l'affirmait Mauriac, "un épisode d'une éternelle guerre civile", un moment de l'affrontement toujours renouvelé de deux systèmes de valeurs ? La justice dressée contre la chose jugée ? La vérité contre le dogme ?
P., J.-J. Pauvert aux Editions Garnier, 1982, gr. in-8°, 278 pp, préface de Louis Bergeron, 16 pl. de photos en couleurs hors texte, 72 photos, dessins et fac-similés dans le texte, 28 cartes et graphiques, sources, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
"Au milieu du XIXe siècle, entre 1848 et 1853, le capitalisme fait brusquement irruption dans le petit village comtois de Nans-sous-Sainte-Anne, dans le Doubs. Il a le visage de Théodore Amet, négociant et banquier de Besançon lié aux nouvelles organisations de crédit qui se constituent alors, et la forme d'une société par actions destinée à mettre en valeur les équipements artisanaux locaux : moulins, forges, faïencerie, taillanderie. Un ambitieux projet de développement du potentiel artisanal, soutenu par les techniciens et représentants de l'administration, financé par les capitaux locaux et la banque, semble devoir faire surgir la grande, industrie des ateliers artisanaux du village (l'usine projetée emploiera une centaine d'ouvriers). Mais, en 1853, la faillite du banquier Amet sonne le glas de ces projets : le démarrage industriel n'aura pas lieu. Au contraire, l'artisanat rural va croître à Nans jusqu'au-delà du milieu du XXe siècle. C'est donc l'histoire du « dynamisme séculaire [...] d'un artisanat rural » épanoui en « proto-industrialisation » qu'analyse le livre de Cl. I. Brelot et J.-L. Mayaud. (...) Il semble bien que l'originalité de la Franche-Comté réside en ce que, mis à part le pays de Montbéliard et le territoire de Belfort où s'est installée une industrie concentrée et urbanisée, les formes de la proto-industrialisation ont conservé un dynamisme conquérant durant tout le XIXe siècle et ont survécu tardivement au XXe siècle..." (Pierre Goujon, Etudes rurales, 1984) — "Cette étude de cas s'attache à faire ressortir les particularités de l'évolution de l'une de ces nombreuses petites entreprises rurales nichées dans ces «vallées industrielles» qui jalonnent la Franche-Comté. L'histoire des entreprises a négligé les ateliers ruraux et leur rôle dans le processus d'industrialisation et ce beau travail, fruit d'une vaste collaboration, comble une lacune de taille en mettant en évidence les étapes et les moyens de ce lent passage de l'atelier artisanal à l'usine proto-industrielle. Dans sa préface, Louis Bergeron souligne l'apport de ce travail à la thèse de la proto-industrialisation triomphante en Franche-Comté au XIXe siècle, de ce «modèle conquérant de la ferme-atelier» qui s'est révélé mieux adapté aux conditions locales du développement que la grande industrie capitaliste. La première partie présente la lente insertion locale de la taillanderie de Nans-sous-Sainte-Anne de la fin du XVIIIe siecle à 1880 et le rôle déterminant des forces hydrauliques, des ressources forestières et de la migration professionnelle d'ouvriers spécialisés. Les conditions du développement de la ferme-atelier sont analysées en détail d'autant plus qu'elles vont de pair avec la dérive des grands projets capitalistes relatifs à la region. La réussite de l'atelier familial atteste ainsi clairement le dynamisme de la proto-industrialisation. La seconde partie traite du succès et de l'essor de la taillanderie de 1880 à 1914 au prix de nombreuses améliorations touchant tous les domaines techniques, l'organisation du travail et surtout une profonde transformation des méthodes commerciales, dont la réussite se mesure à la conquête de nouveaux marchés, qui absorbe une production en pleine croissance. Entre 1900 et 1914, la taillanderie de Nans-sous-Sainte-Anne livre annuellement 20 000 faux et 10 000 outils taillants, soit le vingtième de la production française. Le réseau commercial dépasse largement le cadre régional pour s'étendre aux départements voisins. La troisième partie, de loin la plus originale vu l'absence traditionnelle de sources en la matière, aborde avec une rare maîtrise l'anthropologie patronale et ouvrière. Les petits patrons omniprésents sont bien campés comme est finement dessinée la trame de toutes leurs activités économiques, sociales et politiques. Utilisant les méthodes récentes de la biographie sociale collective, C.-I. Brelot et J.-L. Mayaud brossent un tableau saisissant de l'insertion d'un milieu proprement ouvrier dans une société villageoise. L'évolution des effectifs, l'origine et les conditions de recrutement, le travail quotidien, les qualifications, la hiérarchie des salaires et la mobilité de la main d'oeuvre sont successivement examinés avec des précisions remarquables. La typologie ouvrière qui se dégage de ces longues et patientes enquêtes personnelles pourra servir de modèle. La IVe partie couvre la période de 1914 à 1967. La rupture de la Première Guerre mondiale est nette, la taillanderie voit sa production réduite de moitié et les trois frères adoptent une politique malthusienne. La crise du début des années vingt, aggravée par la sécheresse qui tarit les sources d'énergie, fige l'entreprise dans une politique défensive, les perspectives s'assombrissent et l'insecurité déroute les patrons. Les lois sociales du Front populaire suivies par le cataclysme de la Seconde Guerre mondiale vont accentuer le déclin de la taillanderie minée par des circonstances familiales : « l'amenuisement de la famille Philibert à la quatrième génération est peut-être la cause essentielle de la disparition de l'entreprise ... l'impossibilité d'une relève avait rendu inutile le dynamisme des générations antérieures ». Cette superbe monographie sort largement du cadre franc-comtois en rejoignant les perspectives économiques et sociales de l'histoire régionale et celles de l'histoire nationale, parties à la découverte de toutes ces activités artisanales rurales dispersées au fil de l'eau. Ces nouvelles recherches sur le terrain sont appelées à nuancer considérablement l'imagerie traditionnelle des grandes usines urbaines en réhabilitant le rôle de ces innombrables petites et moyennes entreprises. L'ouvrage est truffé de cartes, graphiques, croquis, tableaux statistiques et autres plans. L'inconographie, comptant de nombreuses photographies en couleur, est soigneusement commentée, ce qui permet au lecteur de se familiariser avec un domaine, une région et un métier. Ce beau livre pourrait inspirer tous les chercheurs qui oeuvrent dans l'un ou l'autre domaine du patrimoine industriel." (François Jéquier, Revue suisse d'histoire, 1984)
Aix-en- Provence, Editions Ophrys, 1967, gr. in-8°, 168 pp, 6 pl. de photos hors texte, broché, bon état (Publications des Annales de la Faculté des Lettres)
Important colloque sur l'abbé Henri Bremond, personnage controversé et auteur de la monumentale 'Histoire littéraire du sentiment religieux en France', une œuvre qui n'a pas été, sur bien des points, dépassée, et qui demeure la base de tout travail sur l'histoire de la spiritualité, et sur l'importance décisive pour la pensée religieuse contemporaine, de la période qui couvre les dernières années du XIXe et les premières années du XXe siècle. Il est impossible de rendre compte ici de la richesse de toutes les communications de ce colloque, et nous n'en retiendrons que quelques-unes : dans son roman 'L'Imposture' paru en 1927. Bernanos a-t-il pris comme modèle Bremond pour créer son héros, l'abbé Cénabre ? (Daniel Pézeril) ; Marc Venard replace l'œuvre de Brémond dans le cadre de l'historiographie contemporaine ; Jean Mesnard souligne quelques intuitions de l'auteur qui lui paraissent divinatrices : les rapprochements nombreux entre Saint-Cyran et le fondateur du méthodisme Wesley, l'origine biblique du cri « Feu » prononcé par Pascal dans son célèbre Mémorial, etc.
Rouen, 1849, in-8°, 107 pp, broché, déchirure sans mque à un feuillet, dos fendu, mque au 2e plat, état correct. Très rare
Dans le “Bulletin des travaux de la Société libre d'Emulation de Rouen pendant l'année 1848-1849” (pages 177-283).
Mercure de France, 2007, in-8°, 391 pp, notes, 3 index, généalogies des Orléans et des Breteuil, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Le Temps retrouvé)
Henri, huitième marquis de Breteuil, qui inspira le personnage du marquis de Bréauté à Marcel Proust, trouve tout naturellement sa place dans la collection du "Temps retrouvé". Mais avec lui, nous pénétrons dans la réalité d'un univers que l'écrivain ne connaissait que de l'extérieur. Nous sommes là au coeur de la société aristocratique de "l'avant-siècle", dont on découvre les aspirations et la vie quotidienne. De cet important manuscrit, nous avons choisi d'éditer les années 1886-1889, marquées par l'affaire Boulanger qui mit en péril la fragile IIIe République. Par sa position sociale et son goût prononcé pour la politique, Henri de Breteuil dévoile les dessous d'un conflit au cours duquel s'affrontent républicains, bonapartistes et royalistes. Intime des petits-fils de Louis-Philippe, il souhaite une restauration monarchique, mais se rend compte que le général n'est pas l'homme providentiel espéré. Tout en suivant les rebondissements d'une crise de régime qui se déroule comme un excellent scénario, il brosse un tableau souvent mordant de la vie mondaine où têtes couronnées, princes, gentilshommes, grands bourgeois et hommes de pouvoir se croisent à la manière d'une comédie de mœurs.
P., Marcel Rivière et Cie, 1912, gr. in-12, 87 pp, + catalogue des Editions Marcel Rivière in fine, broché, bon état (Coll. Histoire des Partis Socialistes en France, sous la dir. de Alexandre Zévaés). Edition originale
Bruxelles, Editions La Boétie, 1947, 2 vol. gr. in-8°, xvii-178 et 170 pp, nombreuses illustrations originales (lettrines, têtes de chapitres et vignettes dans le texte) en noir et blanc de Joseph Hémard, brochés, couvertures de relais de la Librairie Gibert Jeune, bon état. Tirage limité à 4800 ex. numérotés, 4661 sur Alfa et 139 sur Vergé supérieur, celui-ci sur Alfa mais non justifié
Le plus célébre ouvrage gastronomique de tous les temps et toutes les littératures. — "Brillat-Savarin (1755-1826) inaugure avec génie cette intellectualisation de la gastronomie qui ne devait pas cesser jusqu’a nos jours. Il est témoin de l’époque où s’impose le restaurant, lieu pour manger, au détriment de l’auberge, refuge du voyageur sans feu ni lieu, ou l’on ne faisait guère que boire et se nourrir. La cuisine se professionnalise et toute profession suscite discours ; se mettre à table est affaire de langage. Au-delà du besoin de manger, le plaisir de la table est comme une mise en scène : le "luxe" du désir. La nourriture désirée est une sorte de cérémonie ethnographique par laquelle l’homme célèbre son pouvoir, sa liberté de brûler son énergie "pour rien". "En ce sens, dit Roland Barthes, le livre de Brillat-Savarin. est de bout en bout le livre du "proprement humain", car "c'est le désir (en ce qu’il se parle) qui distingue l’homme". (J.-F. Revel)
P., Albert Méricant, s.d. (1908), pt in-4°, 128-126 pp, 16 planches d'illustrations hors texte, texte sur deux colonnes, les 2 ouvrages reliés ensemble en un volume pleine percaline verte de l'éditeur, 1er plat illustré d'un casque à pointe en noir avec titres en rouge, dos lisse avec titres, fleurons et filets noirs, qqs marques au crayon bleu, bon état (Collection “Le Roman d'aventures”)
Un « grand roman patriotique » se déroulant pendant la guerre de 1870. Par Rodolphe Bringer (1871-1943) et Léon Valbert (pseud. de Albert Vavasseur). Ce roman est paru le 1er juin 1908 (annonce de l’éditeur). Dans la même collection, des mêmes auteurs, est paru une suite le 1er octobre 1908 : “Une héroïne de quinze ans”. Ces 2 ouvrages ont ensuite été recueillis dans un volume cartonné.
Anvers, Fonds Mercator, 1999, in-4°, 439 pp, avant-propos du comte Maurice Lippens, très nombreuses reproductions de photos, affiches, gravures, peintures et documents dans le texte et à pleine page, la plupart en couleurs, glossaire, notes, biblio, index, imprimé sur Satinat Club 170g, reliure pleine toile bleue de l'éditeur, logo AG en couleurs contrecollé au 1er plat, sous emboîtage toilé bleu, également orné du logo AG en couleurs, bon état. Bien complet du tableau généalogique volant d'AG et de Fortis
Ouvrage hors commerce édité pour les 175 ans du premier groupe financier belge. Les mutations de l'assureur belge AG, devenue Fortis. – En 1824 est créée la « Compagnie d'Assurances Générales sur la Vie, les Fonds Dotaux et les Survivances », en abrégé AG Vie. Les fondateurs en sont François Rittweger, un important négociant en textiles et son gendre, Jacques Coghen, issu d'une riche famille de tanneurs bruxellois. Ce dernier en sera l'« agent général », chargé de la gestion journalière. Les débuts de celle qu'on appelait la « compagnie Coghen » ne furent pas glorieux. C'est ce qui incita ses fondateurs à la doubler, au début de 1830, d'une deuxième société, la « Compagnie d'Assurances Générales contre les Risques d'Incendie », à la création de laquelle participa d'ailleurs le roi Guillaume Ier. Ses activités avaient à peine débuté qu'éclata la révolution belge, qui propulsa l'agent général Jacques Coghen au devant de la scène. Il se retrouva nommé à la tête du ministère des Finances du jeune Etat. A son corps défendant, semble-t-il, puisqu'il était plutôt de sensibilité orangiste. La famille royale hollandaise restera actionnaire des AG jusque dans les années 1870. Durant tout le XIXe siècle, les deux sociétés furent dirigées par des personnalités issues de l'actionnariat. Depuis la création des AG, son actionnariat était exclusivement familial. Grâce à des relais très puissants dans le monde politique, aussi bien chez les catholiques que les libéraux, les familles actionnaires sont parvenues à tenir en échec les velléités de nationalisation du secteur et à limiter la concurrence. En 1909, les actions d'AG Vie furent introduites en Bourse, mais la véritable première ouverture de l'actionnariat aux holdings a eu lieu en 1927, sans toutefois remettre en cause la prédominance des «familles». En 1959, treize familles contrôlaient de facto les deux compagnies. L'année 1969 fut celle de la réorganisation. Sous l'impulsion de Maurice Frère, l'ensemble des moyens financiers des sociétés furent regroupés dans la «Compagnie financière et de réassurance du groupe AG» (en abrégé Groupe AG), qui devint la société faîtière. Les AG étaient ainsi mieux armées pour prendre part à la vague de regroupements qui gagnait l'Europe. En 1971, elles prirent le contrôle de Securitas... Ce volume sérieux et érudit est divisé en trois parties. Deux sont centrées sur l'évolution de la compagnie, depuis sa création jusqu'à la fin du XXe siècle. La troisième porte sur les différents métiers de l'assurance (vie, incendie, accidents, etc). L'ouvrage est édité par le Fonds Mercator. C'est dire aussi la qualité de la publication et de son inconographie. (Marc Charlet, Le Soir, 1999)