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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Payot, 1984 in-8°, 587 pp, chronologie, broché, couv. illustrée, qqs très rares annotations crayon, bon état (Bibliothèque historique)
"« Puisque la personnalité de Bismarck a décidé du destin de l'Allemagne, cette nation doit connaître le caractère de cet homme tel qu'il fut, et non comme l'idolatrie et la haine l'ont défiguré. » Ainsi M. Emil Ludwig présente-t-il le but qu'il s'est proposé en écrivant la biographie du « chancelier de fer ». C'est précisément contre cette image simpliste et légendaire, perpétuée par les portraits qui figuraient au chevet de tout bon Allemand et par les innombrables statues rigides érigées dans les villes allemandes, que se dresse M. Ludwig. Son livre n'a pas le dessein de retracer une œuvre, ni même une politique, mais d'essayer de démêler les traits multiples d'un caractère schématisé par l'histoire, mais qui fut d'une extraordinaire complexité et qui est demeuré difficilement accessible. M. Ludwig s'avère, une fois de plus, narrateur fidèle et artiste metteur en scène. Il sait rénover le sujet par une présentation habile, un groupement judicieux des faits et surtout par une pénétrante analyse psychologique. Le personnage est ainsi dépeint sous un jour nouveau : bien des traits de caractère jusqu'alors négligés, ou refoulés par d'autres chroniqueurs, sont mis en relief et laissent quelque peu confondu ou étonné. Pour mieux comprendre son Bismarck, l'auteur s'est attaché – et c'est là une des parties les plus originales du livre – à fouiller minutieusement la période non politique de sa vie, sa jeunesse inquiète, sa formation intellectuelle et sociale, et il apparaît que ces années de jeunesse, qui vont jusqu'au delà de la trentaine, époque de l'entrée dans la vie politique active, ont été décisives pour le développement intérieur de ce caractère fait d'oppositions violentes... Les ouvrages pleins de talent de Ludwig s'élèvent bien au-dessus du lot des biographies plus ou moins romancées fort en vogue." (P. Benaerts, Revue Historique, 1932) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Librairie de L. Hachette, 1858, in-12, (2) ff., 356 pp, une carte dépliante de l'Inde moderne d'après les documents les plus récents, dressée par F. de Lanoye et gravée par E. George, broché, bon état. Edition originale française
Ouvrage contenant de très nombreux renseignements sur la colonisation anglaise en Inde. L'édition originale anglaise a été publiée en 1857 et Lutfullah est mort en 1874. — "Lutfullah naquit le 4 novembre 1802, dans la ville de Dhar ou Dharanagar, ancienne capitale du Malwa ou Inde-Centrale. Il donne en tête de son ouvrage sa généalogie (...) Lutfullah était à peine âgé de quatre ans quand il perdit son père, et resta sans autre appui que celui d’une mère jeune et sans expérience, et d’un oncle maternel, chargé déjà d’une famille nombreuse. Pour comble de malheur, le pays était désolé à la fois par la famine et l’anarchie. Vers 1810, la position des deux familles était devenue tout à fait misérable ; elles vendaient tout ce qu’elles possédaient, et jeûnaient quelquefois un jour ou deux pour gagner, à force de labeur, une maigre pitance. Les femmes travaillaient du fuseau ou de l’aiguille depuis le matin jusqu'au milieu de la nuit ; l’oncle copiait des livres, et le jeune Lutfullah, déjà versé dans la langue persane et dans les éléments de la grammaire arabe, l’aidait tout le long du jour en lisant et conférant textes et copies. Ce fut alors que, l’oncle, le neveu et la mère de celui-ci s'étant rendus à Baroda pour y recueillir des aumônes, Lutfullah vit avec surprise, parmi la population, deux races d’hommes qu’il n’avait pas encore vues, les Anglais et les Parsis, Ce premier voyage de l’auteur fut suivi d’un autre moins considérable à l’antique cité d’Oudjaïn, si célèbre dans les ouvrages sanscrits. Dans cet endroit, la mère de Lutfullah, cédant aux conseils de son frère, se remaria avec un officier d’un grade correspondant à celui de capitaine (soubadar), au service de la mère de Daulat-Rao Scindiah, maharadjah ou souverain des Mahrattes. Ce personnage traita d’abord fort bien son beau-fils, et ordonna à ses gens de lui apprendre l’équitation et l’usage des armes. Mais, étant devenu père d’un fils, il commença à se détacher de Lutfullah et à l’accabler d’injures, de mortifications et de sévices. L’enfant prit le parti de s’enfuir et se dirigea vers Agra, emportant un pain, un Coran, un exemplaire de Hafiz, que lui avait donné le maharadjah et une épée. (...) On conçoit tout ce qu’un pareil genre de vie pouvait offrir d’intéressant pour un homme doué d’une vive intelligence et d’un esprit observateur. Aussi la description des localités visitées par Lutfullah pendant celte période de son existence forme-t-elle une des parties les plus curieuses de ses mémoires. L’auteur ne laisse échapper aucune occasion de nous faire connailre les monuments remarquables de chaque ville où il séjourna, les moeurs des populations et le caractère des individus avec lesquels il se trouva en rapport. (...) Au mois de juin 1834, Lutfullah, de retour à Surate, entra au service du nawab ou vice-roi nominal de cette ville, en qualité de secrétaire. La cour de ce prince, pensionnaire du gouvernement anglo-indien, était le théâtre de basses intrigues, dans lesquelles l’auteur ne voulut pas jouer un rôle ; il ne tarda donc pas à renoncer à son poste, et fut de nouveau employé par les Anglais comme surintendant d’un district. Vers la fin de 1838, il alla rejoindre un de ses anciens élèves, nommé à des fonctions diplomatiques dans le Sind. On se trouvait alors à la veille de la première expédition des Anglais dans l’Afghanistan, et la mission à laquelle Lutfullah était attaché avait pour objet d’obtenir des émirs du Sind le libre passage d’un corps d’armée anglais à travers leur territoire, et, de plus, un tribut annuel de 300,000 roupies et le payement immédiat de 2,100,000 autres roupies, sous prétexte que la tranquillité à venir des territoires soumis aux émirs dépendait des résultats de la guerre entreprise contre les Afghans. Le récit de celte négociation forme un des chapitres les plus curieux de l’ouvrage. On en peut dire autant du suivant, consacré à raconter divers incidents de la marche de l’armée anglaise dans le Sind. Après avoir quitté le service des Anglais, Lutfullah reprit son ancien métier de professeur de langues, jusqu’au moment (avril 1842), où il fut attaché à la maison de Mir Djafer Aly, un des gendres de son ancien maître, le nawab de Surate. (...) La précédente analyse, bien que détaillée, ne peut donner qu’une idée fort incomplète de l’intérêt soutenu qu’offre la lecture des mémoires de Lutfullah. L’écrivain se montre toujours observateur sagace et narrateur plein de bonne foi. Quoiqu’il proteste souvent de son orthodoxie, il n’a contre la religion chrétienne aucune prévention, et relève assez librement ce qui lui parait blâmable dans les croyances et les coutumes musulmanes. La traduction de l’ouvrage est écrite d'un style facile et, en général, élégant." (Constitutionnel, 19 juillet 1858) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Aubier, 1981, pt in-8°, 253 pp, 63 illustrations dans le texte et à pleine page, petit guide de lecture, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Floréal), bel envoi a.s. (10 lignes) à Emmanuel Le Roy Ladurie
"Avec brièveté et clarté (mais avec des raccourcis qui font bon marché de disparités sociales et régionales énormes), l'ouvrage d'Hervé Luxardo évoque nombre d'aspects de la vie paysanne : la politique au village, l'école, les amours paysannes... Plus personnelle est sans doute la présentation de thèmes encore peu développés (la lecture paysanne) ou qui percent depuis peu dans le champ des études rurales (voir par exemple les passages sur les attaques de diligences et les incendies criminels comme formes de la violence rurale). Ce livre n'est pas de ceux qui sont destinés en priorité aux spécialistes du sujet (quand bien même ils peuvent trouver de l'agrément et quelque profit à sa lecture). Mais “Rase campagne” puisse être lu, selon les cas, comme une alerte synthèse, une première présentation des résultats de recherches contemporaines en ce domaine ou une incitation à poursuivre plus avant les lectures, voire les recherches." (Anne-Marie Thiesse, Annales ESC, 1987) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Panazol, Editions Lavauzelle, 2003, in-8°, 237 pp, préface du général Hirschauer, un portrait photo en frontispice, 6 pl. de photos hors texte, 4 cartes et plans, qqs fac-similés et illustrations dans le texte, reliure demi-basane acajou mouchetée de l'éditeur, dos à 4 faux-nerfs, bon état. Réimpression de l'édition de 1932
Le capitaine Lux raconte son arrestation en 1910, sa condamnation, son emprisonnement, son évasion en 1911. — "Le 2 janvier 1912, L’Ouest-Eclair publie un article assez mystérieux sur l’arrivée à Paris, en train, d’un officier français évadé d’Allemagne. Deux ans et demi avant la mobilisation de l’été 1914, une telle affaire parait bien sibylline et il est vrai qu’elle ne manque pas de rebondissements. Chef du bureau de renseignement de Belfort, le capitaine Charles Lux est arrêté en Allemagne alors que, de Suisse, il tente de se livrer à l’espionnage d’installation de zeppelins. Pris en charge immédiatement par les autorités allemandes, l’officier est jugé et condamné à une peine de six ans de forteresse, qu’il effectue en grande partie à Glatz, à la frontière de l’actuelle République Tchèque et de la Pologne. Une telle peine peut paraître disproportionnée tant, dans ce genre d’affaire, les services savent en général s’entendre et s’échanger de bons procédés. Mais le capitaine Lux est arrêté en pleine tension franco-allemande et, alors que son procès est instruit pendant l’affaire du Maroc, son sort ne peut être réglé à l’amiable. Publiant vingt ans après les faits le récit de son évasion, l’espion interprète ce jugement comme la preuve irréfutable de l’injustice pangermaniste, de l’inévitable soif d’extension de l’Allemagne et de son « acharnement naturel » (p. 49) à l’encontre de la France. Ce livre de souvenirs, qui se dévore comme un haletant roman d’aventures, est publié en 1932, soit presque quinze ans après la Première Guerre mondiale..." (Erwan Le Gall) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Spartacus, 1994, in-8°, 171 pp, présentation par Ernest Everhard, broché, couv. illustrée, bon état
À partir de 1913, Rosa Luxemburg s’engagea dans une campagne vigoureuse de dénonciation du militarisme allemand et des risques de guerre. En février 1914, elle fut condamnée à un an de prison pour incitation de soldats à la désobéissance, mais la sentence ne fut pas exécutée immédiatement. Dès le ralliement de la majorité du parti à la politique de guerre, elle rassemble ceux de ses membres les plus déterminés à s’y opposer. Mais en février 1915, elle est incarcérée à Berlin, et c’est en prison, en quelques semaines, qu’elle écrit cette analyse des causes de la guerre mondiale et de l’effondrement de la social-démocratie et de l’Internationale et des conséquences qu’on peut en tirer pour le mouvement ouvrier. Dans les conditions difficiles imposées par la clandestinité, l’arrestation ou la conscription des militants qui lui étaient proches, ce texte ne sera diffusé qu’après sa sortie de prison en 1916, sous le pseudonyme de Junius, déjà utilisé par un pamphlétaire anglais du XVIIIe siècle pour dénoncer la politique du roi Georges III et la corruption des milieux dirigeants. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Denoël Gonthier, 1971, in-8°, 348 pp, broché, état correct. Tome I seul (sur 2) : le tome II contient les lettres de 1900 à 1914.
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Les Amis de Spartacus, 1997, in-8°, 192 pp, avant-propos par Jean-Michel Kay, “La vie héroïque de Rosa Luxemburg” par Berthe Fouchère, une photo de R. Luxemburg, broché, couv. illustrée, bon état
Ces textes ne sont pas des recettes : ils sont des leçons, tirées à chaud du combat militant, sur ce qui a conduit le socialisme dans l’impasse. Sans la sécheresse de la théorie, mais riches d’une compréhension profonde des mécanismes de notre société, les analyses de Rosa Luxemburg ont l'immense mérite d'avoir été confirmées par l'histoire du 20e siècle. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Plon, 1931, in-8°, ix-478 pp, un portrait en frontispice, 3 tableaux généalogiques dépliants , biblio, broché, bon état
"M. Pierre de Luz nous a donné du comte de Chambord une biographie très élogieuse et où les problèmes dynastiques tiennent une place importante, mais qui, sentiment monarchique à part, est l'œuvre d'un esprit averti et d'un chercheur attentif, qui écrit très agréablement." (Raymond Guyot, Revue Historique, 1934) — "Les manuels d'histoire apprennent aux enfants de France que le 2 août 1830, Charles X, après avoir rapporté les fameuses ordonnances qui furent le prétexte de la révolution de Juillet, abdiqua en faveur de son petit-fils Henri V et que ce prince, connu jusqu'alors sous le nom de duc de Bordeaux, suivit son grand-père dans l'exil. La monarchie de Juillet se déroule, puis la Seconde République, le Second Empire, la guerre de 1870-1871, la présidence de M. Thiers : quarante-trois ans d'histoire. De Henri V, il n'est plus jamais question que par allusion – insurrection vendéenne, « conspirations de salon ». Et puis, soudain, on le voit reparaître, au premier plan. Hier, il était oublié, aujourd'hui, il est indispensable... Celui qui réfléchit, qui sait déjà que tout événement historique a des causes immédiates et des causes profondes, celui-là met à profit un jour de congé pour chercher dans une bibliothèque des livres qui puissent le renseigner sur les raisons de ce long interrègne, de cette prodigieuse résurrection et enfin de cette restauration manquée... Si les gros livres ne le rebutent pas, le chercheur lira Chesnelong, Maxime Petit, Arthur Loth, Hanotaux, Henry de Pène. Tous ces auteurs lui apporteront des clartés, aucun ne lui donnera la pleine lumière. Aucun ne lui expliquera le mystère d'octobre-novembre 1873, de ce prince qui, après une longue revendication de sa couronne perdue, semble refuser de la reprendre au moment où elle lui est offerte. C'est que ni la lettre de Salzbourg, ni le séjour du comte de Chambord à Versailles en novembre 1873 ne sont intelligibles lorsqu'on ignore la vie du prince entre le moment où il a quitté la France pour l'exil et le moment où la France s'étant rouverte devant lui, il a paru hésiter au seuil de la patrie et rester volontairement en exil. Il fallait reconstituer de bout en bout l'histoire de Henri V, de sa naissance en 1820 à sa mort en 1883. C'est à quoi nous nous sommes attachés..." (Introduction) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., J.-B. Baillière, 1870, fort in-8°, xvi-592 pp, un frontispice, une planche hors texte et 68 figures gravées sur bois dans le texte ; + 4 ff.-372 pp, illustré de 114 figures gravées sur bois in-t. ; + 40 pp de catalogue de l'éditeur, reliure pleine percaline verte de l'éditeur, dos lisse avec titres dorés, encadrements à froid sur les plats, une charnière recollée, 2e plat lég. défraîchi, bon état. Peu courant. Edition la plus complète, les 2 volumes reliés ensemble par l'éditeur
Sir Charles Lyell, géologue anglais, est l'un des premiers défenseurs, sinon le créateur de la théorie des causes actuelles, il s'efforça dans ses écrits, principalement dans ses célèbres Principles of Geology, qui soulevèrent bien des polémiques, d'expliquer tous les phénomènes géologiques du passé par ceux qui se produisent actuellement sous nos yeux ; il s'attacha plus particulièrement à décrire minutieusement les causes des oscillations du sol et il émit sur les volcans et les tremblements de terre une foule d'idées nouvelles qui rencontrèrent du reste beaucoup de contradicteurs. C'est lui également qui, le premier, vers 1828, classa les dépots tertiaires d'après la proportion des coquilles d'espèces encore existantes trouvées dans chacun d'eux ; il arriva ainsi à une division tripartite, pour laquelle il imagina les noms, généralement adoptés, d'éocène, de miocène et de pliocène. Il étudia enfin avec le plus grand soin la migration des espèces et l'origine de l'espèce et il aboutit à des conclusions qui concordent sur beaucoup de points avec les opinions de Darwin. C'est ainsi qu'après de longues recherches dans les principales cavernes de l'Europe, il assigna à la race humaine une très grande antiquité. (La Grande Encyclopédie XXII, 837) — L'édition originale de 'The Geological Evidences of the Antiquity of Man' remonte à 1863. Lyell, éminent géologue (le premier, déjà, à avoir apporté sa caution à Boucher de Perthes), est avec cet essai le premier grand savant à apporter explicitement son appui aux théories évolutionnistes de Darwin et Wallace. Son retentissement est tel qu'il est traduit immédiatement en français (1864), et que Büchner s'en empare pour le traduire en allemand. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., C. Gaillandre, 1933, in-8°, viii-263 pp, 16 pl. de gravures et deux fac-similés de lettres autographes hors texte, index, édition originale, ex. numéroté sur papier de Sorel-Moussel, broché, couv. rempliée, état correct
Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Félix Alcan, 1910, in-8°, viii-555 pp, préface de Paul Deschanel, index, reliure demi-percaline bordeaux, dos lisse orné d'un fleuron et d'un double filet doré en queue, pièce de titre chagrin carmin (rel. de l'époque), bon état (Bibliothèque d’histoire contemporaine). Ouvrage couronné par l’Institut
Ouvrage des mieux documentés. "L'accord anglo-russe [de 1907] constitue un danger pour Berlin. Il avait pour but, à peu près comme l'Entente cordiale..., d'intimider l'Allemagne et de lui préparer de nouveaux obstacles dans son ascension vers une hégémonie universelle..." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Félix Alcan, 1912, in-8°, x-524 pp, préface de Paul Deschanel, index, reliure demi-basane bleue, dos lisse, titres et quadruples filets dorés (rel. de l'époque), dos lég. frotté, bon état (Bibliothèque d’histoire contemporaine). Ouvrage couronné par l’Institut
Ouvrage des mieux documentés. "L'accord anglo-russe [de 1907] constitue un danger pour Berlin. Il avait pour but, à peu près comme l'Entente cordiale..., d'intimider l'Allemagne et de lui préparer de nouveaux obstacles dans son ascension vers une hégémonie universelle..." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Gallimard, 1978, in-12, 287 pp, 16 pl. de gravures hors texte, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Archives)
A travers le XIXe siècle, la société française se médicalise. La santé et l'hygiène deviennent des préoccupations publiques. La profession médicale se codifie : elle se donne des lois, une organisation, un rituel ; elle dénonce les concurrences illégales. Entre médecins et malades, une sociabilité nouvelle se définit. Témoignages et règlements, papiers privés et rapports, enquêtes et panégyriques relatent l'ascension sociale d'une profession profondément différenciée et pourtant rassemblée autour des mêmes valeurs : l'optimisme scientiste et la mission sociale ; les avantages de l'exercice libéral et les privilèges d'une magistrature ; la respectabilité et la reconnaissance d'une notoriété. — "L'auteur a consacré l'essentiel de sa recherche à l'histoire sociale de la médecine : il a publié précédemment “Les officiers de santé de la marine”, “La vie quotidienne du médecin de province au XIXe siècle” et une thèse sur “Les médecins de l'Ouest au XIXe siècle”. Dans cet ouvrage, il rassemble et présente des textes recueillis dans des papiers privés et des archives, qui donnent une bonne idée de la situation et de l'évolution de la profession médicale entre 1800 et 1900. La médecine s'organise ; elle défend son identité en face de la concurrence illégale des charlatans, sa qualité par rapport aux officiers de santé ; elle détermine les champs respectifs des praticiens et des chirurgiens. Surtout, elle se pose dans la société, elle la médicalise, elle influence l'éducation, les mentalités, la politique, promeut l'hygiène et la prévention, et ses membres font de plus en plus figure de notables. Certes, elle poursuit sa progression scientifique avec Bichat, Laennec, Claude Bernard, Pasteur, Koch... Mais on est loin encore de la médecine que nous connaissons actuellement et, à lire ces documents, on mesure l'importance des mutations qui se sont opérées dans le domaine de la santé." (Pierre Frison, Etudes, 1979) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
France Loisirs, 1992, in-8°, 285 pp, notes, notices biographiques sur quelques grands médecins parisiens cités dans l'ouvrage, cart. éditeur, jaquette illustrée, bon état
Au carrefour de l'histoire et de la médecine, ce livre basé sur des archives officielles, des documents administratifs, mais aussi une enquête personnelle approfondie et nombre de papiers privés, retrace l'évolution de la condition médicale dans la France provinciale et rurale du XIXe siècle. Au cours du siècle, des guerres de l'Empire au septennat tragiquement interrompu de Sadi Carnot, la médecine a fait un bond prodigieux. A une thérapeutique tâtonnante a succédé une véritable science expérimentale et il y a loin du médecin de campagne évoqué par Balzac ou de l'officier de santé Charles Bovary, au docteur formé par les disciples de Claude Bernard et de Louis Pasteur. Mais s'ils se posent dans un contexte historique et un décor social différents, les mêmes problèmes demeurent : l'organisation de la profession et les hiérarchies qu'elle implique, la diversité des apprentissages, les difficultés matérielles, les vicissitudes des carrières et des clientèles, les rapports avec les malades, avec les sorciers et rebouteux, les rivalités d'ordre professionnel, la place et le rôle du médecin de province dans la société, son influence politique croissante. A mesure que son combat contre la maladie s'avère victorieux, le médecin de province voit s'affirmer la considération morale dont il bénéficie. Désormais il est un notable. Mais avant de respirer l'encens officiel dans un fauteuil de conseiller général, le médecin de province chevauche par tous les temps, entre une dysenterie et une variole, du château à la chaumière, du lit de l'enfant moribond à celui du vieillard grabataire. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
dans la Revue de Paris, 1897, gr. in-8°, 34 pp, broché, bon état
Etude sur les moeurs politiques et le Palais-Bourbon sous la Troisième République. On trouve dans ce même numéro des lettres de Lamennais à Montalembert (30 pp), des souvenirs du duc de Richelieu (Ma retraite du pouvoir, I, 22 pp), une étude sur Sven Hedin dans l'Asie centrale, par O.-G. de Heidenstam (27 pp), etc. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Didier et Cie, 1865, in-8°, x-498 pp, biblio, reliure demi-chagrin havane, dos à 4 nerfs filetés soulignés à froid, titres et fleurons dorés, filet à froid sur les plats (rel. de l'époque), bon état
"« Les papes ont-ils réellement, avant le XVIe siècle, exercé un pouvoir temporel ? Comment ce pouvoir a-t-il fonctionné ? N'a-t-il pas été combattu ? Pourquoi, comment, par qui a-t-il été combattu ? » Telles sont les questions que M. de l'Epinois pose au début de son livre, et auxquelles il vient donner une solution péremptoire et définitive. Quand on aura lu l'histoire du “gouvernement des Papes”, quand on aura étudié l'organisation, les vicissitudes, les déchirements de ce pouvoir pontifical si décrié parce qu'il est si mal connu, on ne pourra plus répéter ces tranchantes et mensongères assertions qui retentissaient naguère à la tribune française : les empereurs français et allemands succédèrent aux droits des empereurs grecs et romains ; le pape ne fut, jusqu'à Grégoire VII, que le vassal de l'empire ; le saint-siège ne posséda réellement qu'à partir de 1346 la plupart des domaines pontificaux ; la souveraineté des papes n'exista jusqu'en 1449 qu'a l'état de prétention, et n'a jamais, durant tout le moyen âge, été exercée dans les Romagnes. M. de l'Epinois, grâce à la publication des documents édités par le P. Theiner, à de laborieuses explorations dans les registres de brefs conservés dans les archives secrètes du Vatican, grâce enfin à de patientes recherches dans les collections, les recueils, les ouvrages spéciaux publiés en France, en Italie et en Allemagne, a pu tracer une histoire complète, sérieuse, authentique du pouvoir pontifical. Je dis complète, bien que l'auteur se soit borné à résumer brièvement les temps antérieurs au XIIe et postérieurs au XVe siècle. Il a pensé qu'il y aurait plus de profit « à creuser profondément un sillon, si court qu'il fût qu'à effleurer tout un vaste champ. » Mais toutes les parties de son livre sont soigneusement étudiées, puisées aux sources les plus sûres, et permettent de formuler un jugement d'ensemble en pleine connaissance de cause. Deux faits ressortent clairement du livre de M. de l'Epinois et ne peuvent plus être contestés ; d'une part, la continuité de l'exercice du pouvoir pontifical ; de l'autre, la continuité des attaques dont il ne cessa d'être l'objet. On pourrait désirer plus de méthode et plus de netteté dans l'exposé de l'auteur. Obligé de se restreindre dans les limites d'un volume, l'auteur a dû resserrer certaines parties, retrancher plus d'un détail : il en est résulté parfois un peu d'obscurité et de sécheresse. Malgré tout, si la forme nous laisse quelques regrets, le fond est excellent, les conclusions sont établies d'une manière irréfutable : M. de l'Epinois a acquis par cette publication un nouveau titre à l'estime du monde savant et à la reconnaissance de tous les amis de la vérité historique." (Gaston de Beaucourt, Revue des questions historiques, 1866) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Seghers, 1986, gr. in-8°, 252 pp, 8 pl. de gravures hors texte, notes bibliographiques, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Etonnants voyageurs)
Imagine-t-on ce que pouvait être la "Belle Epoque" vue par des émissaires chinois ? Le monde, alors, s'ouvre à la libre circulation des idées et des hommes, cependant que s'accomplissent des progrès spectaculaires dans tous les domaines. Décortiquée, analysée, observée avec une minutie sans pareille par ces "visiteurs d'un autre monde", hommes de savoir et de raison, l'Europe prend tout à coup, en ce XIXe siècle finissant, un visage inattendu, comme si elle se reflétait dans un miroir déformant. Cet ouvrage rassemble des récits de voyages véridiques, traduits directement du chinois classique et présentés par André Lévy avec un luxe de détails et d'érudition d'autant plus remarquable que les textes sur l'Europe en chinois sont extrêmement rares et succincts. Pourtant, ces lettres dénotent une ouverture d'esprit, une curiosité et finalement une tolérance qui tranchent avec la rigidité des célèbres “Lettres édifiantes et curieuses de Chine par des missionnaires jésuites”, auxquelles le titre de ce livre adresse un malicieux clin d'oeil. Dans le délicieuse évocation d'une époque révolue on reconnaîtra les caractéristiques politiques, sociales, sexuelles, de notre civilisation ; mais le choix des observations, les jugements et réflexions nous en apprendront plus encore sur l'étonnant et indéchiffrable Empire du Milieu. Une importante introduction replace ces lettres dans leur contexte et initie le lecteur à la très complexe histoire des relations entre la Chine et le monde extérieur, depuis la Route de la soie, les grandes expéditions maritimes chinoises, en passant par l'introduction progressive des religions étrangères comme l'Islam, le Christianisme ou le Bouddhisme, les guerres de l'opium et la rébellion des Boxers. Une histoire "exotique" qui nous concerne de très près... Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Calmann-Lévy, 1984, in-8°, 190 pp, biblio, broché, couv. illustrée, trace de pliure au 1er plat, sinon bon état
"Nous avons tous - ou presque - appris à lire avec la comtesse de Ségur, sans savoir pour autant quelle histoire se dissimulait derrière les aventures de Sophie. De mères en filles lève le voile de ce mystère. Dépassant les clichés rassurants, Marie-Françoise Lévy montre quels sont, sous le Second Empire, l'organisation du temps et l'apprentissage de la vie. C'est sous les regards tutélaires de la mère et de la Vierge que la jeune fille se prépare à affronter le siècle. Grâce à des journaux intimes et à des documents de première importance, Marie-Françoise Lévy retrace le cheminement affectif et intellectuel suivi par la fillette jusqu'à son entrée dans le monde. Avec esprit et sagacité, De mères en filles fait apparaître, dans toutes ses dimensions, une histoire des passions secrètes, une histoire du quotidien féminin de l'époque." (2e de couv.) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Librairie Centrale, 1865, in-12, (4)-359 pp, reliure demi-basane noire, dos lisse avec titre et fleurons dorés (rel. de l'époque), coins émoussés, coupes frottées, trace de mouillure claire au bas des 8 premiers feuillets, qqs rousseurs, bon exemplaire. Édition originale
Dorbon 2805 : "Le titre ne donne pas l'idée de ce que contient ce livre qui est en réalité un historique de la Franc-Maçonnerie française depuis l'origine et de ses luttes intestines." Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Aubier-Montaigne, 1978, in-8°, 252 pp, texte présenté et annoté par Gilles Manceron, 2 cartes, vocabulaire des mots chinois, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Etranges Etrangers)
"En 1792, le roi d'Angleterre envoya comme ambassadeur à Pékin Lord Macartney ; c'étaient les négociants chinois de Canton qui avaient suggéré cette mission. Ils avaient assuré les directeurs de la compagnie anglaise, qui monopolisait alors le commerce dans ce pays, qu'une ambassade du roi d'Angleterre ayant pour objet de complimenter l'empereur le jour anniversaire de sa naissance, ne pouvait manquer de lui être agréable. Lord Macartney arriva avec sa suite au lieu où se trouvait l'empereur, et il lui présenta « en fléchissant le genou, » dit-il, la lettre du roi d'Angleterre, un jour de fête publique, en présence de nombreuses ambassades de pays vassaux et de milliers de personnes. Cela ne servit qu'à augmenter la splendeur de l'anniversaire de la naissance du Fils du Ciel et à démontrer au peuple que les rois des nations les plus éloignées lui envoyaient des tributs..." (Le Globe, 1895) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Flammarion, 1951, in-12, 250 pp, édition originale, un des 110 exemplaires numérotés sur papier Alfa, broché, bon état
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P., Armand Le Chevalier, 1872 in-12, (8)-365 pp, 4e édition, reliure demi-percaline noire avec décor végétal brun, dos lisse, pièce de titre basane carmin et filets dorés (rel. de l'époque), bon état. Bel exemplaire
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Paris & Bruxelles, chez tous les libraires, 1854-1871, in-16, 200 pp, reliure demi-chagrin noir, dos à 4 nerfs pointillés, titres et caissons dorés (rel. de l'époque), coins émoussés, rousseurs, 3 feuillets déchirés sans mque, un feuillet abîmé avec pt mque de texte (pp. 195-196), MANQUE les 2 derniers feuillets (pp. 197-200), état correct
Sous le titre “Le Pilori”, Hippolyte Magen (1814-1886), proche de Ledru-Rollin, rédigea en 1854 une brochure contenant la liste par départements de tous les proscripteurs d’octobre 1851, imprimée à Amsterdam et éditée à Paris et Bruxelles, 1854-1871. (Maitron) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Londres, Jeffs & Bruxelles, Briard, 1852 // Jersey, Imprimerie de Falle, 1853, 1852-1853, 2 vol. in-16, 110 et 119 pp, les 2 volumes reliés ensemble en un volume plein vélin, dos lisse, pièces de titres chagrin rouge et vert, signet (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, bon état
Par Hippolyte Magen (1814-1886). Rares pamphlets particulièrement virulents contre les Bonaparte, imprimé dans un petit format (7,5 x 12,5 cm), facile à dissimuler pour une distribution secrète sur le territoire français. Le premier pamphlet, paru anonymement, fut d'abord attribué à Aug. Callet. Le second est signé P. Stelli, un pseudonyme de Magen. Les deux ouvrages furent condamnés à la destruction par le tribunal de Lille. Hippolyte Magen est, pendant la Deuxième République, l'un des journalistes en vue parmi les démocrates socialistes parisiens. Il collabore à La Réforme et à La Révolution. Arrêté au matin du 2 décembre, il est conduit à Brest pour être transféré à Cayenne avant que sa peine soit commuée en exil. Sous l'Empire, il habita successivement la Belgique, d'où le gouvernement français obtint son expulsion, et ensuite l'Angleterre et l'Espagne, continuant toujours sa lutte ardente et récoltant des condamnations par contumace. Malgré les décrets d'amnistie, il voulut rester en exil et ne revint en France qu'après le 4 septembre 1870. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Arthur Rousseau, 1902, gr. in-8°, 188 pp, biblio, broché, bon état. Rare
Introduction historique : I. Prédécesseurs du Préfet de la Seine sous l'Ancien Régime ; II. Période révolutionnaire. Administrations de département ; III. Le Préfet de la Seine depuis l'an VIII. – Les attributions du Préfet de la Seine : I. Le Préfet de la Seine et les autres préfets ; II. Le Préfet de la Seine, Maire de Paris, et les autres maires. – Les actes du Préfet de la Seine. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.