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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 P., Philippe Zoummeroff, 1986 in-8°, 445 pp, reliure toile bleu marine, titres dorés au 1er plat et au dos, signet, bon état
Précieux Journal du voyage en Egypte qui décida de percement du Canal de Suez. Philippe Zoummerof fit l'acquisition du manuscrit du Journal d'Egypte, dont les matériaux avaient été utilisés pour une publication en 1879. Ce volume ne couvre que la tout début du journal. Zoummerof précise "Ce volume du Journal d'Egypte de Ferdinand de Lesseps est la transcription exacte du manuscrit original dont il respecte scrupuleusement la disposition et l'orthographe." — Le Journal s'ouvre à la date du 7 novembre 1854. "Le Lycurgue jette l'ancre à 7h 1/2 du matin dans le port d'Alexandrie. Mon ami Ruyssenaers consul général de Hollande vient le long du bord avant qu'on nous ait donné l'entrée m'annoncer que S.A. le Vice-Roi m'a fait préparer une maison de campagne et que sur son insistance il avait dû renoncer à me recevoir lui même chez lui comme il l'espérait. Dès que nous fûmes admis en libre pratique un officier de la Maison Égyptienne conduisant le propre canot du Prince monté par seize rameurs accosta le Lycurgue, l'officier avait ordre de me conduire à terre, je m'installai avec Ruyssenaers dans la chambre du canot dont les bancs étaient garnis de divans recouverts en soie rouge brodée. Arrivé au quai Hafiz Pacha Ministre de la Marine m'attendait et m'accompagna jusqu'à la voiture envoyée par le Vice-Roi, il me dit que S.A. m'engageait à me rendre à la villa, située à une lieue d'Alexandrie […] et qu'il me verrait vers midi avec grand plaisir. Je montai en voiture soutenu sous chaque bras par deux coureurs (Saïs) qui suivirent en courant à pied aux deux portières ; nous nous mîmes en marche précédés de Kawas à cheval distinction habituellement réservée au Vice-Roi et qui n'est même pas accordée aux Princes de sa famille". La suite du Journal, riche en observations sur le cadre exotique (meubles, habits, vestiges antiques, campements, mœurs), et en impressions sur les nombreux Égyptiens et Européens que Lesseps rencontre, raconte le voyage de l'ingénieur avec le Vice-Roi à travers le désert, leur séjour au Caire, les manœuvres diplomatiques et discussions d'affaires, l'exploration de l'isthme de Suez, son examen attentif des sites (avec références bibliques), la navigation sur le Nil, enfin son voyage d'Alexandrie à Smyrne, où il arrive le 7 février 1855. Après un séjour d'une semaine à Alexandrie, Lesseps part pour Le Caire, sur un cheval dont le Vice-Roi lui a fait cadeau. La première mention du canal figure à la date du 15 novembre, aux ruines de Maréa à Gheil. Ayant "préparé le Vice-Roi par des conversations générales, à reconnaître l'intérêt qu'il y a à faire exécuter par des compagnies financières les grands travaux d'utilité publique, il le rejoint en fin de journée. Mohammed Saïd l'accueille affectueusement. "Nous étions seuls ; l'ouverture de la tente nous laissait voir le beau coucher de ce soleil dont le lever m'avait si fort ému le matin. Je me sentais fort de mon calme et de ma tranquillité dans un moment où j'allais aborder une question bien décisive pour mon avenir. Mes études et mes réflexions sur le canal des deux mers se présentaient clairement à mon esprit et l'exécution me semblait si réalisable que je ne doutais pas de faire passer ma conviction dans l'esprit du Prince" ... Le Vice-Roi, après quelques questions, accepte le projet du Français et fait appeler des généraux pour écouter "les propositions de son ami ; ses conseillers approuvent le projet sans y comprendre grand-chose. Là-dessus, on apporte le plateau du dîner : "nous plongeâmes nos cuillers dans une même gamelle d'argent qui contenait, ma foi, un excellent potage. Tel est le fidèle récit de la plus importante négociation que j'aie jamais faite et que je ferai jamais..." Lesseps raconte chaque jour la suite du voyage, les discussions sur le projet de canal. Il arrive le 24 au Caire ; le lendemain, le Mohammed-Saïd annonce officiellement son intention de faire creuser un canal à travers l'isthme de Suez, sous la direction de Ferdinand de Lesseps. Lesseps rapporte en détail ses discussions presque quotidiennes avec le Vice-Roi sur le projet, sur la compagnie chargée des travaux, etc. Excursions et navigation sur le Nil. Le 22 décembre, cérémonie de remise au Vice-Roi du grand cordon de la Légion d'honneur. Le lendemain, Lesseps part pour Suez avec une dizaine de personnes : il visite le port et ses ressources, les curiosités des alentours. Le 30 décembre, il quitte Suez pour explorer l'isthme, en suivant l'ancien canal des Pharaons, par les Lacs Amers, le Serapeum, le lac Timsah, le lac Menzaleh, les ruines de Péluse ; il est de retour au Caire le 15 janvier, et prépare son voyage diplomatique à Constantinople. Le 20, il embarque avec le Vice-Roi sur le Nil, puis il gagne Alexandrie, qu'il quitte le 27 janvier à bord du Pharamond. Lors de son voyage, il visite Jaffa, Beyrouth, Tripoli, Lattaquié, Alexandrette, Mersina, Tarsous, Anamour, Rhodes, pour arriver à Smyrne le 7 février à 8 heures du soir.
P., Aux Bureaux de l'Isthme de Suez et chez Henri Plon, 1857, gr. in-8°, 320 pp, broché, dos fendu recollé, sinon bon état
Bloud & Gay, 1926, in-12, 201 pp, broché, bon état. Peu courant
Importants souvenirs sur Marc Sangnier et le mouvement social catholique du Sillon.
France-Empire, 1990, gr. in-8°, 278 pp, 8 pl. de gravures et documents hors texte, un plan, broché, couv. illustrée, bon état
Août 1899 : la IIIe République a bientôt 25 ans. Mais le régime parlementaire est depuis longtemps menacé : l'aventure boulangiste de 1886, le scandale de Panama de 1892, les attentats anarchistes de 1893. L'Affaire Dreyfus, en 1894, multiplie ses difficultés. Les opposants au régime – royalistes, bonapartistes, nationalistes de toutes tendances – se déchaînent. Parmi ceux-ci, la Ligue Antisémitique de Jules Guérin est particulièrement virulente. Aussi bien, le gouvernement Waldeck Rousseau, déjà alerté par le coup d'État manqué de Déroulède lors des funérailles du Président Félix Faure, en février 1899, va réagir contre cette inquiétante activité. Le 12 août 1899, il fait poursuivre les principaux agitateurs. Mais Jules Guérin échappe à l'arrestation. Avec une douzaine d'hommes armés, il se retranche rue de Chabrol à Paris dans les locaux de son journal, « l'Antijuif », également siège du Grand Occident de France, organisme de la Ligue Antisémitique de France. Pour éviter une effusion de sang, la police se contente d'isoler l'immeuble. Le siège du « Fort Chabrol » va durer 38 jours. C'est ce spectacle extravagant, cet incroyable défi semé de rebondissements rocambolesques que présente « Le fol été du Fort Chabrol ». À travers les rapports de police, les procédures judiciaires, les articles de journaux de l'époque et les témoignages des protagonistes, Robert Le Texier, Commissaire divisionnaire honoraire, ancien rédacteur en chef de la « Revue de la Police Nationale », mène une minutieuse enquête et reconstitue un épisode méconnu et haut en couleur de la petite histoire de France.
Armand Colin, 1959, in-12, 302 pp, 39 gravures et photos, biblio, table des revues et des journaux cités, broché, état correct (Coll. Kiosque)
"Une étude, par Jacques Lethève, conservateur à la Bibliothèque Nationale, de la période impressionniste et symboliste de l'Art français, telle que l'a « comprise » et traduite la presse de l'époque. Il ne s'agit nullement d'écrire une nouvelle histoire de la poésie symboliste ni de la peinture impressionniste. Toutefois, dans le miroir de la Presse, on voit se former l'une et l'autre. Car les journalistes, avides de comprendre, et surtout, comme tel est leur rôle, d'expliquer, « désireux de guider leurs lecteurs, ou simplement de les suivre, établissent des classifications, inventant des épithètes, créent des « écoles ». « Impressionniste » ou « décadent » sont d'abord des injures qu'ils lancent par dérision, mais que leurs victimes relèvent comme un drapeau ». D'où, par les journaux du temps, une mise en valeur à la fois des manifestations les plus expressives : du Salon des Refusés aux expositions « indépendantes », et aussi des artistes ou des poètes les plus significatifs, de Manet à Van Gogh ; des premiers symbolistes à Verlaine et à Moréas..." (Aimé Dupuy, Revue d'histoire économique et sociale, 1959)
London, T. Fisher Unwin, 1918, in-8°, 287 pp, 8 planches de photos hors texte (y compris le frontispice), reliure de l'éditeur pleine toile moutarde, titres en noir au 1er plat et au dos, tranches lég. piquées, bon état. Texte en anglais
"Les souvenirs de la comtesse Leutrum resteront parmi les plus probants témoignages qui nous fassent connaître l'état d'âme de l'Autriche pendant l'époque de l'avant-guerre et celui de l'Allemagne au début des hostilités. L'auteur s'exprime aussi nettement que le permettent les convenances de sa situation. D'ailleurs, Hongroise par son père et par son mari, elle garde pour la vieille et sainte Russie de sa famille maternelle une affection presque mystique ; mais, comme elle écrivait son livre au printemps de 1917, avant l'avènement de Lénine, elle se berçait d'espérances qui se dissipent aujourd'hui. (...) De 1903 à 1906, après la mort de sa mère, la jeune fille entra, sur le désir de son père, dans la maison du généralissime de l'armée autrichienne, l'archiduc Frédéric , et de sa femme, Isabelle d'Autriche. Elle succédait à la comtesse Aerenthal et occupait la position tenue peu auparavant par la comtesse Chotek, dont le mariage avec l'héritier du trône, l'archiduc François-Ferdinand, avait été la suite obligée d'une liaison trop tôt découverte. L'auteur évite les indiscrétions scandaleuses, si abondantes qu'elles puissent être, sur la cour de Vienne, estimant peu délicat de desservir les gens dont on a partagé en sous-ordre l'intimité. Elle excepte toutefois de cette réserve les conversations politiques qui appartiennent à l'histoire et qui déjà révélaient des intentions destinées à se traduire en actes sanglants. Le comte Aerenthal y figure avec un cynisme parfait ; d'avance, il traçait le programme machiavélique à suivre pour attirer la Russie dans le piège : entreprise difficile, concluait l'archiduc Frédéric, tant cette puissance se montrait débonnaire. La guerre trouva la comtesse Leutrum, veuve après une courte séparation de corps, réfugiée chez des parents de son mari à Munich ; c'est de là que, après des péripéties intéressantes, accompagnées de notations curieuses, elle put gagner la Hollande pour s'y établir au milieu d'amis qui avaient conservé le souvenir de sa famille, afin d'y attendre et obtenir sa rentrée dans la nationalité russe..." (R. de Kérallain, Revue Historique, 1919)
Hachette, 1960, pt in-8°, 240 pp, un portrair en frontispice, broché, bon état
José Corti, 1954, in-12, 296 pp, une photographie de Victor Hugo à Jersey en frontispice, broché, papier lég. jauni, 2e plat de couv. taché, sinon bon état
"M. Maurice Levaillant est un bon historien littéraire. On lui doit beaucoup. Sur Chateaubriand d’abord. Sur Lamartine et sur Hugo. Il ne dénigre pas les auteurs qu’il étudie. Au contraire, il veut les servir. Cette intention est tout de suite visible dans le volume d’un très grand intérêt qu’il vient de publier, la Crise mystique de Victor Hugo (1843-1856). Cette crise mystique que M. Maurice Levaillant situe sur treize ans s’est manifestée surtout à Jersey à l’époque où Victor Hugo s’adonna avec sa famille aux séances de tables tournantes. (...) On peut donc voir dans le spiritisme auquel Victor Hugo s’est livré pendant deux ans une haute inspiration ou une manie qui l’a diminué. M. Maurice Levaillant le prend de la première manière. Il en trouve l’origine dans le drame de Villequier. La mort de sa fille, dans des circonstances terribles, aurait conduit Hugo au « monde invisible »..." (Robert Coiplet, Le Monde diplomatique, 1955)
P., Spartacus, 1976, pt in-8°, 272 pp, broché, couv. illustrée, qqs rares rousseurs, état correct
Un ouvrage rédigé par l'anarchiste Gaston Leval (1895-1978) à l'occasion du centenaire qui, par réaction contre le penchant à souligner le rêve destructeur du démon de la révolte, insiste sur le réalisme et l'esprit positif de Bakounine (1814-1876). À propos de sa conception de la violence, Leval note que « La légende a déformé la vérité ».
P., Maisonneuve & Larose, 2004, gr. in-8°, 197 pp, repères chronologiques, index, broché, couv. illustrée, bon état
"Alors que l'époque contemporaine est confrontée à la violence de ses interrogations sur les déterminismes raciaux, territoriaux, historiques, religieux de l'identité, et que commence à s'écrire l'histoire du métissage, la personnalité d'Ismayl Urbain, mulâtre originaire de Guyane, né en 1812 à Cayenne et mort en 1884 à Alger, apparaît d'une singulière actualité. "Homme de couleur", non reconnu par son père, un "blanc", il vécut son statut d'enfant naturel comme une blessure inguérissable, mais ce fut aussi l'aiguillon qui le poussa à chercher ailleurs que dans sa naissance la légitimité refusée par la société coloniale. Cet ailleurs, il le trouva dans la "Famille" saint-simonienne ; dans les amitiés qu'il y noua et qui lui ouvrirent les portes de la société parisienne ; dans la doctrine qu'elle professait et qui le conduisit à se convertir à l'islam. Interprète militaire, toute sa carrière, passée près du pouvoir - de la Monarchie de juillet au second Empire -, a été consacrée à l'Algérie. Reprenant à son compte l'utopie saint-simonienne de la "famille universelle des hommes", il a réussi à donner un sens à sa condition de métis en faisant de cette profonde ambiguïté, ni "Blanc" ni "Noir", le ressort de sa vie, comme en témoignent ses Ecrits autobiographiques, édités et publiés ici pour la première fois."
Ellipses, 1998, gr. in-8°, 93 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll CAPES/Agrégation)
P., Arthur Rousseau, 1900-1904, 4 forts vol. gr. in-8°, lxxxviii-715, 988, xix-ciii-749 et 912 pp, brochés, couv. lég. abîmées, dos recollés (un dos manquant), intérieurs propres et sans rousseurs, bon état. Rare complet
La meilleure édition de l' « Histoire des classes ouvrières », publiée 40 ans après la première (1859). — "Le contenu de chaque chapitre a été très modifié ; plusieurs chapitres ont même été entièrement refaits. L'ensemble a plus que doublé d'importance ; c'est presque un ouvrage nouveau, composé sur l'ancien plan. (...) Cette histoire contient ainsi en quelque sorte plusieurs histoires distinctes : histoire de la législation économique (moins celle de l'agriculture), histoire de l'industrie, histoire du salaire, histoire de l'instruction populaire, histoire de la politique douanière, histoire de la condition physique et morale des personnes adonnées à l'industrie, histoire des idées sociales sur l'organisation du travail, lesquelles s'enchevêtrent se complètent et s'expliquent l'une par l'autre." (préface de l'auteur) — "Cette seconde édition d'une oeuvre devenue classique, et depuis longtemps épuisée en librairie, est en réalité une refonte entière de ce grand travail. Le plan général n'en a pas été changé. M. Levasseur suit et expose par périodes, depuis les origines gauloises et gallo-romaines jusqu'à la Révolution de 1789, l'histoire économique française. Ces périodes sont découpées le plus souvent sur les divisions de l'histoire politique ou de l'histoire générale ordinaire. Et l'histoire qui nous est donnée est plus qu'une histoire proprement dite des classes ouvrières : sauf l'agriculture qu'elle laisse de côté complètement, on peut dire qu'elle embrasse presque tout le domaine économique, industrie, production, régimes de la production, grande et petite industrie, commerce, commerce extérieur, action de l'Etat sur la vie économique, classes économiques, condition des personnes... (...) Il n'est pas besoin d'insister sur la valeur de cette oeuvre et sur les services qu'elle est en mesure de rendre à la science économique. L'ensemble est une mine abondante où l'économie positive pourra puiser, et d'où elle devra partir pour de nouvelles et autres recherches." (F. Simiand, L’Année sociologique, 1902, à propos des 2 premiers volumes)
Paris, A. Combette, 1854, in-folio, ouvrage entièrement gravé, comprenant une belle page de titre illustrée gravée, 1 tableau statistique de la France et de ses colonies gravé, 86 cartes des départements rehaussées de couleurs, 6 cartes coloniales rehaussées (Algérie, Réunion, Guadeloupe, Martinique, Sénégambie, Guyane), 5 cartes de l'Afrique, l'Amérique méridionale, l'Amérique septentrionale, l'Asie, l'Océanie, une Mappemonde par A. Vuillemin sur double page en couleurs, une carte de la France indiquant les routes de Poste rehaussée de couleurs sur double page (soit 99 cartes au total) ; chaque carte est placée dans un encadrement de motifs pastoraux représentant les productions locales et décrivant les célébrités ; les planches sont montées sur onglet, reliure demi-basane carmin, dos à 4 larges nerfs soulignés à froid, titres et caissons fleuronnés dorés, “Atlas national de la France illustré” dans un encadrement doré au 1er plat, filets dorés sur les plats (rel. de l'époque), dos passé et frotté, mors lég. frottés, coiffes arasées avec pt mques en tête et en queue, pt mque de papier au 1er plat, coins émoussés, bon état
Célèbre atlas ; chaque carte est encadrée d'un décor figurant les paysages et les hommes célèbres des départements ou des régions. Quelques défauts à la reliure, mais les cartes sont belles et fraîches. RARE en bon état
Fayard, 1988, in-8°, 597 pp, biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, état correct
Louis XVIII ne fut pas toujours le roi podagre, accablé de goutte, dont la Restauration nous a laissé l'image... Bien au contraire, aucun roi de France, sans doute, n'eut de vie plus aventureuse et plus riche en rebondissements que lui. Ayant traversé la Révolution, l'Empire et les Cent-Jours dans les conditions les plus difficiles, prince errant reçu non sans réticences par les souverains européens, il parvint pourtant, en dépit de tout ce qui semblait s'y opposer, à assouvir (à deux reprises, en 1814 et 1815 !) son rêve de toujours : régner. Jamais il ne connut le doute ni sur sa légitimité, bien sûr, ni surtout sur son destin ; alors qu'en 1814 l'un de ses familiers lui disait : "Sire, vous êtes roi de France", n'eut-il pas l'aplomb - ou l'inconscience, c'est selon - de répliquer : "Ai-je jamais cessé de l'être ?" Aussi bien, il n'hésita pas à dater ses premiers actes de roi de la "19e année de [son] règne"... Histoire d'une ambition réalisée, la biographie du frère de Louis XVI nous fascine aujourd'hui encore par cette opiniâtreté, cette constance faisant fi des revers et des avanies.
PUF, 1974, in-12, 96 pp, qqs rares surlignures, broché, bon état (Coll. Dossiers Clio)
Hachette, 1971, gr. in-8°, 319 pp, préface de Maurice Baumont, avant-propos de Roger Portal, 8 pl. de gravures hors texte, biblio, broché, bon état
Le baron Paul Alexander von Krüdener (1784-1852) , ambassadeur de Russie sous Nicolas Ier et Alexandre II. Il devient chargé d'affaires puis secrétaire d'ambassade à partir de 1804 à Paris. Il est arrêté quelque temps à Strasbourg par Napoléon en 1812 qui le soupçonne de complot. Il est ensuite attaché en 1817 à Berne, où il invite sa mère. De 1822 à 1826, il est attaché à Munich auprès de la cour de Bavière. Nicolas Ier nomme ensuite le baron von Krüdener ambassadeur aux États-Unis de 1827 à 1837 auprès de John Quincy Adams. Il revient ensuite à Saint-Pétersbourg, où sa femme tient un salon choisi. Au fil des ans, le couple mène une vie séparée tout en demeurant sous le même toit. Il est nommé à la fin de sa vie ambassadeur à Stockholm, où il meurt d'un infarctus en 1852...
P., PML Editions, 1993, gr. in-4°, 300 pp, plus de 300 dessins en noir dans le texte et à pleine page, index, reliure cartonnée illustrée de l'éditeur, jaquette illustrée, bon état
Léon Leymonnerye était dessinateur, topographe employé au ministère de la Guerre, à la galerie des Plans-Reliefs aux Invalides. Il a réalisé environs deux mille dessins du Vieux Paris, avant les déstructions d'Haussmann.
P., Charpentier et Fasquelle, 1908 in-8°, xiv-481 pp, un portrait par Paul Renouard en frontispice, reliure demi-toile carmin, dos lisse, pièce de titre basane noire, fleuron et double-filet dorés (rel. de l'époque), bon état
Pierre Waldeck-Rousseau (1846-1904), l'un des représentants éminents des républicains modérés, ministre de Gambetta puis de Jules Ferry dans les années 1880, est resté célèbre pour avoir participé à la légalisation des syndicats (loi Waldeck-Rousseau de 1884). Cette étude s'interrompt en 1889 quand il s’éloigne peu à peu de la vie politique et reprend ses activités d’avocat. Il renouera avec la vie parlementaire en 1894 et surtout en juin 1899, où il est appelé par le président Émile Loubet à former un gouvernement alors que l'Affaire Dreyfus bat son plein. Waldeck-Rousseau forma alors un gouvernement dit de Défense républicaine, incluant notamment le général de Galliffet d'un côté, et de l'autre le socialiste Millerand...
Librairie de l'Art, L. Allison et Cie, 1892, in-4°, 206 pp, 155 gravures, broché, à grandes marges, édition originale, un des 100 ex. numérotés sur Japon, bon état (Coll. Les Artistes célèbres)
Auguste Raffet (1804-1860) est surtout connu pour ses lithographies à sujet militaire.
PUF, 1960, in-8°, viii-378 pp, biblio, broché, bon état (Bibliothèque de la Science économique)
"Une réflexion originale qui éclaire d'un jour nouveau un sujet essentiel de l'histoire sociale du siècle dernier. Le titre est explicite : « La grande bourgeoisie au pouvoir» (1830-1880), cette formule résume brillamment la thèse de M. Lhomme. La Révolution de 1830 consacre, avec l'échec de l'aristocratie foncière, disons plus précisément de la noblesse terrienne, la victoire d'une classe, la grande bourgeoisie. Pendant cinquante ans, elle va concentrer en ses mains le pouvoir politique, le pouvoir économique et le « pouvoir social » qui lui assurent la suprématie, à travers les crises et malgré les variations des régimes politiques. Au lendemain de la tentative manquée de restauration monarchique sous la IIIe République, la grande bourgeoisie reste puissante, mais sa suprématie tend à s'effacer, car elle doit désormais compter avec les « nouvelles couches ». Elle garde, pour de longues années encore, le pouvoir économique, mais elle n'a plus la suprématie politique et doit partager le pouvoir social. (...) Ce livre audacieux et par là même courageux, sera lu par tous les spécialistes qui y trouveront non seulement des enseignements multiples sur des disciplines voisines de la leur, mais aussi un modèle de méthode." (Adeline Daumard, Annales ESC, 1962)
P., Pont Royal, 1965, gr. in-8°, 318 pp, 1000 gravures et fac-similés largement légendés, cart. illustré de l'éditeur, bon état
Emile Hazan, 1958, in-12, xvi-398 pp, un portrait en frontispice hors texte, notice biographique, imprimé sur vélin, reliure demi-maroquin brun chocolat, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres et caissons dorés, tête dorée, dos uniformément passé, bon état
Ce général de division de la cavalerie française (1825-1904), originaire d'une famille lorraine de Lunéville, est un des très grands noms de l’équitation française. Disciple de Baucher et de Cartier d'Aure, il fut Écuyer en chef du Cadre noir de Saumur de 1864 à 1870 avant d'en être le commandant. “Un Officier de Cavalerie” relate les souvenirs de l’écuyer et consacre une bonne partie à l’analyse des méthodes de d’Aure et Baucher. — "Concerne exclusivement le domaine équestre sous le Second Empire." (Bourachot, 229)
Herblay, Aux Editions de l'Idée Libre, 1933, in-8°, 30 pp, broché, un portrait de Courier en couverture, bon état (Coll. Les meilleures oeuvres des auteurs rationalistes)
Herblay, Aux Editions de l'Idée Libre, 1939, in-8°, 32 pp, broché, bon état (Coll. Les meilleures oeuvres des auteurs rationalistes)
Plon, 1931, in-12, iv-264 pp, 9 gravures hors texte et une carte, broché, dos recollé, papier jauni comme toujours, état correct (Coll. Les grandes figures coloniales)
"Seul, un homme de cœur et un homme d'esprit pouvait dessiner comme il convient cette figure si grande par certains côtés et si petite par d'autres, comprendre et aimer cette « physionomie puissante, classique, romaine et française », et cependant indiquer discrètement, sans diminuer le modèle, le côté « Joseph Prudhomme » de ce « magnifique bâtisseur d'Empire ». M. Lichtenberger a surtout montré le soldat et le colonisateur ; il a volontairement laissé dans l'ombre le politicien que Bugeaud essaya d'être à certaines heures. Mais il a, tout en signalant les leçons que Bugeaud pouvait donner à l'armée et à la démocratie d'aujourd'hui, sculpté une statue vraiment vivante de cet « admirable bonhomme ». Un appendice donne trois lettres inédites du Maréchal." (G. Lestien, La Quinzaine critique des livres et des revues, 1931)