8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 New York and London, Harper & Brothers, 1909, in-12, 54 pp, une gravure en couleurs de Lincoln sous serpente en frontispice, cart. percaline gris-vert illustré de l'éditeur, bon état. Edition originale
New York, Thomas Y. Crowell & Co, 1901, in-12, 38 pp, cart. percaline crème de l'éditeur, titre doré avec décor floral au 1er plat, édition originale américaine, bon état. Edition originale
Address delivered before the Edinburgh Philosophical Institution, november 13th, 1900.
London, Harrison & Sons, 1900, gr. in-8°, 90 pp, broché, couv. imprimée, bords effrangées, pt mques au dos, sinon bon état, envoi a.s.
Joseph Hodges Choate (1832-1917), diplomate et homme de loi républicain, fut ambassadeur des Etats-Unis en Grande-Bretagne de 1899 à 1905.
Hachette, 1875, in-12, 256 pp, un portrait gravé en frontispice, reliure demi-basane verte, dos à 4 nerfs soulignés à froid, auteur, titre et fleurons dorés (rel. de l'époque), dos lég. frotté, bon état. Bon exemplaire sans rousseurs. Edition originale (Lincoln Bibliography, 3833)
"Ce livre a été commencé à Washington quelques jours après la mort du grand citoyen dont je veux raconter l'instructive et touchante histoire. (...) Après avoir visité tout le nord des États-Unis, j'arrivais à temps dans la capitale pour assister, le 4 mars 1865, à la cérémonie qui devait inaugurer la seconde présidence d'Abraham Lincoln. (...) Le Congrès venait de voter le treizième amendement à la Constitution, qui abolit l'esclavage aux États-Unis. Les forces du Sud étaient épuisées..." (Introduction)
Chicago, A.C. McClurg & Co, 1908, pt in-8° oblong, (104) pp, second printing, non paginé, un portrait gravé en frontispice, illustrations en vert et brun dans les marges, cart. demi-toile havane de l'éditeur, plats illustrés avec vignette de titre au 1er plat et au dos, très bon état
New York, Francis D. Tandy, 1908, in-8°, 64 pp, une gravure de Lincoln et sa famille sous serpente en frontispice, cart. percaline vert-clair de l'éditeur, 1er plat avec titre "Lincoln Anthology" et filet d'encadrement en vert foncé, bon état. Edition originale
New York, McClure, Phillips & Co, 1907, in-12, 40 pp, une gravure en couleurs de Lincoln sous serpente en frontispice, 6 gravures en noir hors texte, cart. percaline verte de l'éditeur, 1er plat avec titres et profil doré de Lincoln, très bon état. Edition originale
Philadelphia, Biddle Press, 1909, in-12, 53 pp, une gravure de Lincoln sous serpente en frontispice, cart. percaline rouge illustré de l'éditeur, très bon état. Edition originale
New York & London, 1993, in-8°, xxv-261 pp, biblio, index, reliure percaline éditeur, bon état
P., Dentu, 1884, in-12, 194 pp, un double portrait d'Alphonse Daudet et de son personnage Sapho en frontispice et une eau-forte hors texte de Vogel, les 2 sous serpentes, lettrines et culs-de-lampe, reliure demi-basane acajou, dos lisse avec titre, tomaison et triples filets dorés (rel. de l'époque), coiffes et mors lég. frottés, bon état. Édition originale
Recueil collectif de 10 contes par Guy de Maupassant, Théodore de Banville, Armand Silvestre, Alphonse Daudet, Edmond de Goncourt, Charles Monselet, Ludovic Halévy, Léon Cladel, Catulle Mendès et Villiers de l'Isle-Adam. Il a été publié en tout 10 volumes (10 "journées") rassemblant 100 contes écrits par les principaux auteurs de la deuxième moitié du XIXe siècle. — "La pratique du récit encadré, sur le modèle de Boccace, correspond au désir d’agencer les textes dans un ensemble bien délimité : une intrigue englobante place des personnages en situation de raconter des histoires et les règles du jeu de ces récits sont annoncées. A cela s’ajoute une structuration interne en parties : elles correspondent souvent à une journée – dont l’unité est soulignée par un titre et un thème annoncé et avec laquelle la partie suivante contraste. La formule jouit au XVIe et au XVIIe siècles d’une faveur certaine. On la retrouve d’ailleurs – mais avec un zeste de pastiche – au XIXe, dans un recueil collectif de Maupassant, Banville et Silvestre intitulé Le Nouveau Décaméron (1884)." (Marie-Claudette Kirpalani, 2000)
P., Dentu, 1884, in-12, 170 pp, un double portrait de Théodore de Banville et de Cypris Aphrodite en frontispice et une eau-forte hors texte de Vogel, les 2 sous serpentes, lettrines et culs-de-lampe, un feuillet lég. taché, reliure demi-basane acajou, dos lisse avec titre, tomaison et triples filets dorés (rel. de l'époque), coiffes et mors lég. frottés, bon état. Édition originale
Recueil collectif de 10 contes par Guy de Maupassant, Théodore de Banville, Armand Silvestre, François Coppée, Léon Cladel, Catulle Mendès, Alphonse Daudet, René Maizeroy, Ernest d'Hervilly et Paul Arène. Il a été publié en tout 10 volumes (10 "journées") rassemblant 100 contes écrits par les principaux auteurs de la deuxième moitié du XIXe siècle. — "La pratique du récit encadré, sur le modèle de Boccace, correspond au désir d’agencer les textes dans un ensemble bien délimité : une intrigue englobante place des personnages en situation de raconter des histoires et les règles du jeu de ces récits sont annoncées. A cela s’ajoute une structuration interne en parties : elles correspondent souvent à une journée – dont l’unité est soulignée par un titre et un thème annoncé et avec laquelle la partie suivante contraste. La formule jouit au XVIe et au XVIIe siècles d’une faveur certaine. On la retrouve d’ailleurs – mais avec un zeste de pastiche – au XIXe, dans un recueil collectif de Maupassant, Banville et Silvestre intitulé Le Nouveau Décaméron (1884)." (Marie-Claudette Kirpalani, 2000)
P., Dentu, 1885, in-12, 156 pp, un double portrait de Catulle Mendès et du personnage de sa nouvelle en frontispice et une eau-forte hors texte de Vogel, les 2 sous serpentes, lettrines et culs-de-lampe, reliure demi-basane acajou, dos lisse avec titre, tomaison et triples filets dorés (rel. de l'époque), coiffes et mors lég. frottés, bon état. Édition originale
Recueil collectif de 10 contes par Guy de Maupassant, Théodore de Banville, Armand Silvestre, Catulle Mendès, Paul Bourget, Aurélien Scholl, Jane Thilda, Emile Zola, François Coppée et René Maizeroy. Il a été publié en tout 10 volumes (10 "journées") rassemblant 100 contes écrits par les principaux auteurs de la deuxième moitié du XIXe siècle. — "La pratique du récit encadré, sur le modèle de Boccace, correspond au désir d’agencer les textes dans un ensemble bien délimité : une intrigue englobante place des personnages en situation de raconter des histoires et les règles du jeu de ces récits sont annoncées. A cela s’ajoute une structuration interne en parties : elles correspondent souvent à une journée – dont l’unité est soulignée par un titre et un thème annoncé et avec laquelle la partie suivante contraste. La formule jouit au XVIe et au XVIIe siècles d’une faveur certaine. On la retrouve d’ailleurs – mais avec un zeste de pastiche – au XIXe, dans un recueil collectif de Maupassant, Banville et Silvestre intitulé Le Nouveau Décaméron (1884)." (Marie-Claudette Kirpalani, 2000)
Calmann-Lévy, 1925-1935, 25 pt vol. in-4°, planches hors texte et bandeaux par Edgar Chahine, Maxime Dethomas, Xavier Prinet, André Marty, Edy Legrand, Carlègle, Hermann-Paul, Georges Leroux, Émilien Dufour, Maxime Dethomas, Mirande, Bernard Naudin. Graveurs: Maggie Salcedo, J.-A. Hofmann, E. Gasparini, P. et A. Baudier, J. Malcouronne, Jean Vital-Prost, Roubille, Louis Caillaud, A. Latour, Emile Colin, Gabriel Belot, R. Dill, brochés, imprimés sur vélin du Marais, bon état. Belle édition illustrée, bien complète des 2 derniers volumes, regroupant des textes épars, parus deux ans après les autres
Grandi parmi les livres, mais dans une famille où la culture n'allait pas de soi, Anatole France (1844-1924) a nourri de cette ambiguïté une oeuvre subtile, souriante et passionnée. Elle est traversée par des figures de femmes voluptueuses, Thaïs, la Thérèse du Lys Rouge. Elle porte un témoignage lucide sur son temps, si proche du nôtre, avec les romans dédiés à Panama, à l'affaire Dreyfus (Histoire contemporaine), et à la réflexion sur l'inhumanité du pouvoir (Les dieux ont soif). Les opinions d'Anatole France sur la crise de l'Occident ont de quoi nous toucher directement. Il est aussi cet écrivain narquois et tendre, à la langue très pure, qu'aimèrent Supervielle et Queneau. — Détail : 1) Alfred de Vigny : Etude. Poésies : Les Poèmes dorés. Idylles et légendes. Les Noces corinthiennes. – 2) Jocaste et le chat maigre. Le Crime de Sylvestre Bonnard. – 3) Les Désirs de Jean Servien. Le Livre de mon ami. – 4) Nos enfants. Balthasar. – 5) Thaïs. L'Etui de nacre. – 6) La Vie littéraire : 1ère et 2e séries. – 7) La Vie littéraire : 3e et 4e séries. – 8) La rôtisserie de la Reine pédauque. Les Opinions de Jérôme Coignard. – 9) Le Lys rouge. Le Jardin d'Épicure. – 10) Le Puits de Sainte Claire. Pierre Nozière. – 11) Histoire du mail. Le Mannequin d'osier. – 12) L'Anneau d'Améthyste. M. Bergeret à Paris. – 13) Clio. Histoire comique. Sur la pierre blanche. – 14) Crainquebille (Putois, Riquet et plusieurs autres récits profitables). Crainquebille (Comédie en trois tableaux). Le Mannequin d'osier (Comédie en quatre actes). Au petit bonheur (Comédie en un acte). – 15) Vie de Jeanne d'Arc, I. – 16) Vie de Jeanne d'Arc, II. – 17) Rabelais. Auguste Comte. Pierre Laffitte. – 18) L'île des pingouins. La Comédie de celui qui épousa une femme muette. – 19) Les contes de Jacques Tournebroche. Les sept femmes de la Barbe-Bleue. – 20) Les Dieux ont soif. – 21) Le Génie latin. Les Poèmes du souvenir. – 22) La Révolte des anges. – 23) Le Petit Pierre. La Vie en fleur. – 24) Pages d'histoire et de littérature, I. – 25) Pages d'histoire et de littérature, II.
P., Librairie Plon, E. Plon-Nourrit et Cie, Imprimeurs-Editeurs, 1885, in-12, 315 pp, quatrième édition, reliure demi-percaline havane, dos lisse, pièce de titre basane noire, date dorée en queue (rel. de l'époque), qqs rousseurs, bon état
Quatrième édition du grand texte de Fromentin, publié en 1862 dans la Revue des Deux Mondes (tomes 38 et 39) puis en 1863 en volume, chez Hachette. — Dernier feu du romantisme tardif, “Dominique” est un roman sentimental, imprégné d'une profonde mélancolie, en grande partie inspiré d'événements autobiographiques et narrant l'histoire d'un amour impossible. C'est l'unique roman de ce peintre célèbre, et qui reste l'une des grandes oeuvres de la littérature française du XIXe siècle. — “Dominique” a longtemps été classé comme un chef-d'œuvre du "roman psychologique". L'œuvre n'est-elle pas comme hantée par le souvenir d'un amour de jeunesse? Mais cette tradition n'est pas conforme à la vérité. Dominique, nous révèle Pierre Barbéris, est aussi fondamentalement un des plus grands romans politiques de la littérature française, un roman de l'Histoire et un roman dans l'Histoire. Ancien combattant de 1848 et de tout un "romantisme", Dominique vit en province, retiré et en apparence "rallié". Mais il n'est pas guéri de ses illusions de jeunesse et de l'échec de ses ambitions politiques.
S.l., Editions Charlot, 1946, in-8°, 407 pp, reliure plein vélin de l'éditeur, titres sépia au 1er plat et au dos, tiré à 2.500 exemplaires (2000 ex. du tirage courant et 500 ex. numérotés sur papier bible), celui-ci un des ex. numérotés sur papier bible, reliure lég. salie, bon état
Lorsqu'en 1869, sous le pseudonyme de Lautréamont, Isidore Ducasse fait imprimer Les Chants de Maldoror, c'est un texte inclassable que le jeune poète de vingt-trois ans offre aux lecteurs. Cette épopée de la peur, des ténèbres et du mal, qui brandit son attirail de cruautés et fait sourdre un fond de terreur infantile dans les amples strophes de ses six chants, demeura à peu près sans écho à sa parution : il fallut donc attendre sa redécouverte par les surréalistes pour que ce livre où s'inaugure la transgression moderne prît sa vraie place. L' année suivante, les Poésies, dont on ignore si l'édition fut diffusée, démentaient leur titre en proposant, écrites en prose, un ensemble de maximes et de réflexions, acerbes parfois mais aiguës, sur la littérature et la morale. Le livre fut-il alors lu ? Quelques mois plus tard, Ducasse mourait mystérieusement...
Albin Michel, s.d. (1932), in-12, (4)-331-(1) pp, 120 illustrations en noir de George Bottini dans le texte, broché, couv. illustrée en couleur par Bottini, 1er plat de couverture recollé, papier lég. jauni, état correct
La première édition est de 1904. La Maison Philibert est une maison de tolérance, bien entendu. Jean Lorrain (1855-1906), diversement décrit comme “homme scandaleux”, “écrivain décadent”, “journaliste corrosif”, “esthète, dandy, éthéromane”... aurait écrit ce roman afin d’acquitter une amende infligée lors d’un procès en diffamation. Rachilde, dans le Mercure de France de septembre 1904 : “Ça ne tourne mal qu’à partir du moment où le patron Philibert cherche des éléments de corruption genre parisien. Oh ! alors, Jean Lorrain se déchaîne ! Toute la tourbe du grand monde va épaissir le pur cloaque...” Agréables illustrations de George Bottini, dans un style réminiscent de Toulouse-Lautrec.
Albin Michel, 1927, in-12, 252 pp, reliure demi-basane mordorée, dos à 4 faux-nerfs guillochés, caissons ornés en long noirs et dorés, pièce de titre basane vermillon, tête dorée (rel. de l'époque), dos lég. passé, bon état (Coll. Œuvres complètes). Edition en partie originale sur papier courant. Exemplaire fort bien relié
Roman inédit, inachevé, publié par Claude Farrère.
P., L'Edition d'art H. Piazza, 1969, pt in-4°, 385 pp, avant-propos de Pascal Pia, 16 illustrations de Terechkovitch hors texte en couleurs, édition établie sous la direction de Marcel Lubineau, reliure simili-cuir carmin décorée de l'éditeur, bon état
Georges Duroy, dit Bel-Ami, est un jeune homme au physique avantageux. Le hasard d'une rencontre le met sur la voie de l'ascension sociale. Malgré sa vulgarité et son ignorance, cet arriviste parvient au sommet par l'intermédiaire de ses maîtresses et du journalisme. Cinq héroïnes vont tour à tour l'initier aux mystères du métier, aux secrets de la mondanité et lui assurer la réussite qu'il espère. Dans cette société parisienne en pleine expansion capitaliste et coloniale, que Maupassant dénonce avec force parce qu'il la connaît bien, les femmes éduquent, conseillent, œuvrent dans l'ombre. La presse, la politique, la finance s'entremêlent. Mais derrière les combines politiques et financières, l'érotisme intéressé, la mort est là qui veille, et avec elle, l'angoisse que chacun porte au fond de lui-même.
Les Points Cardinaux, 1999, in-4° (24 x 32), 154-(5) pp, illustré de 8 lithographies originales par Jean-Paul Surin, toutes signées, 8 dessins au trait du même, soit 16 planches hors texte, imprimé sur Velin d'Arches pur chiffon 250 grammes fabriqué spécialement pour cette édition, reliure pleine peau de chèvre, grain naturel noir, 5 nerfs véritables soulignés à froid, titres argentés, portrait de Verlaine frappé sur un gris contrastant au 1er plat, coins plissés mains, tranches argentées, emboîtage bordé cuir, très bon état. Tiré à 300 ex. numérotés seulement
Hachette, 1883, in-12, xx-339 pp, 7e édition, 4 gravures et une carte dépliante hors texte, cart. percaline rouge de l'éditeur, dos lisse avec titres dorés et caissons à froid, encadrements à froid sur les plats, fer doré de prix au 1er plat, cart. lég. sali, qqs rousseurs, qqs marques au crayon, état correct
Missionnaire, explorateur et médecin écossais, David Livingstone contribua à la lutte contre la traite esclavagiste et à l'évangélisation du sud du continent africain. Il participa au mouvement d'exploration et de cartographie de l'intérieur du continent africain précédant le « partage de l'Afrique » entre grandes puissances européennes. Il fut notamment le premier Européen à découvrir la vallée du Zambèze et consacra une partie de sa vie à rechercher les sources du Nil.
Hachette, 1866, gr. in-8°, 580 pp, 26 planches et 4 cartes dépliantes hors texte, qqs gravures dans le texte, reliure demi-toile écrue, pièce de titre basane orange (reliure modeste de l'époque), dos et coupes frottés, déchirure à une page réparée sans manque, qqs rousseurs, état correct
Première édition française, traduite par Henriette Loreau. Missionnaire, explorateur et médecin écossais, David Livingstone contribua à la lutte contre la traite esclavagiste et à l'évangélisation du sud du continent africain. Il participa au mouvement d'exploration et de cartographie de l'intérieur du continent africain précédant le « partage de l'Afrique » entre grandes puissances européennes. Il fut notamment le premier Européen à découvrir la vallée du Zambèze et consacra une partie de sa vie à rechercher les sources du Nil. Bon exemplaire quasi exempt de rousseurs.
Genève, Cercle du bibliophile, s.d. (1971), in-8°, xii-471 pp, préface de Pierre Sabbagh, photos des auteurs en frontispice, 24 pl. de gravures de l'époque et 4 pl. de cartes hors texte, reliure simili-cuir noir de l'éditeur, dos et 1er plat ornés, bon état
Edition établie par Alain Gheerbrant d'après « Narrative of an Expedition to the Zambezi and its Tributaries » par David et Charles Livingstone (1865) et « How I found Livingstone » par Henry Morton Stanley (1872).
P., Rombaldi, 1939, pt in-8°, 336 pp, cinq compositions originales de Lobel-Riche reproduites en taille-douce, reliure demi-chagrin bleu-nuit à coins, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. conservée, tête dorée (rel. de l'époque), bon état. Exemplaire numéroté sur vergé de Voiron
Fille d’Hamilcar et servante de la déesse Tanit, Salammbô donne son nom au roman, et il s’agit bien pour Flaubert de raconter l’amour brut qui l’attache à Mâtho, le chef des mercenaires employés par Carthage dans sa guerre contre les Romains ; le destin des deux héros est pris dans le tumulte de batailles et de cruautés auquel donne lieu, près de trois cents ans avant Jésus-Christ, la révolte des mercenaires au retour du combat. En 1856, Madame Bovary avait été un considérable événement littéraire. Six ans plus tard, le deuxième roman de Flaubert, très attendu, suscita pourtant des réactions contradictoires : beaucoup le jugèrent incompréhensible, lesté d’une érudition historique excessive, et finalement ennuyeux ; d’autres au contraire s’enthousiasmèrent pour son originalité profonde et sa puissance d’évocation. Ce que Salammbô pouvait alors offrir d’étrange ne s’est pas effacé, mais l’évidence, s’est imposée d’une beauté jusqu’alors inédite en littérature – la beauté d’une fable où la violence de l’Histoire se trouve somptueusement mise en scène.
P., Charles Gosselin, Furne et cie, 1841, pt in-4°, (4)-xl-424 pp, introduction par Jules Janin et nouvelle préface de Lamartine, un frontispice et 11 gravures hors texte sous serpentes roses légendées, nombreuses vignettes dans le texte, reliure plein chagrin bordeaux, dos à 4 nerfs filetés soulignés à froid, caissons à froid à décor doré, titres dorés, décor doré et filets à froid d'encadrement sur les plats, coupes filetées, dentelles intérieures dorées, gardes de papier moiré, tranches dorées (rel. de l'époque), bon état. Très bon exemplaire sans rousseurs
Première édition illustrée et premier tirage, dite édition "Keepsake", en partie originale, comportant 12 planches (frontispice compris) hors texte d'après Marckl, gravées sur bois par Quartley, Dujardin, Herbert, Piaud et Timms, vignettes sur bois dans le texte, et 10 titres-frontispices compris dans la pagination (Carteret III, p. 366 ; Vicaire, IV, 976-77; Talvart XI, 19E) — L'édition originale (non illustrée) date de 1836. – Jocelyn, poème de Lamartine, est le journal et la confession d'un prêtre. Jocelyn est entré au séminaire afin de pouvoir abandonner à sa soeur sa part d'héritage et lui permettre d'épouser l'homme qu'elle aime. Les événements de 1793 l'obligent à se réfugier dans une grotte solitaire des Alpes. Un émigré, poursuivi par les soldats, meurt dans la montagne en confiant à Jocelyn son fils Laurence. Les deux jeunes gens vivent dans les bois, pleins de santé et de bonheur, attirés l'un vers l'autre par de vagues désirs. Enfin, Jocelyn découvre que Laurence est une femme, et une femme qui l'aime tendrement. Un jour, Jocelyn est appelé auprès de son évêque, prisonnier et mourant. Le vieillard lui confère les ordres, afin de pouvoir se confesser à lui. Une soeur de charité va annoncer à Laurence le sacrifice de Jocelyn. Deux années se passent. Jocelyn est devenu curé de Valneige. Après avoir longtemps souffert, il a conquis la paix du coeur. Laurence, pour s'étourdir, s'est jetée dans les plaisirs du monde. Quelques années après, elle vient mourir dans la montagne où elle a vécu heureuse, et c'est Jocelyn qui reçoit sa confession. L'amour, à la fois ardent et chaste, des deux jeunes gens, la grandeur du sacrifice chez Jocelyn, la sérénité où son âme arrive à la fin, les descriptions de la nature amples et abondantes, une pensée philosophique élevée côtoyant parfois une poésie intime et familière, des épisodes de toute beauté comme ceux des Laboureurs, de I'ordination de Jocelyn, des funérailles de Laurence, tels sont les principaux mérites de cette oeuvre. (Imago Mundi)
P., A. Quantin, 1886, gr. in-8°, 404 pp, 10 délicates et superbes gravures sous serpentes, reliure demi-chagrin noir, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés, couv. conservée, bon état (Coll. Calmann-Lévy)
Les Mauprat : une famille de petits seigneurs berrichons, incultes et cruels, qui ne seraient pas déplacés dans un roman de Sade et perpétuent au dix-neuvième siècle les pires usages du monde féodal. A l'un d'eux, Bernard, on donne à violer sa cousine, Edmée. A force de courage, de grâce et de beauté, Edmée finira par dompter Bernard, par transformer la brute en homme véritable. Roman "noir" et roman socialiste en partie inspiré par les idées de Pierre Leroux, Mauprat marque le début du combat de Georges Sand (1804-1876) pour les droits de la femme. "Adieu les ignobles passions écrit-elle alors, et l'imbécile métier de dupe ! Que le mensonge soit flétri et que l'esclavage féminin ait aussi son Spartacus. Je le serai ou je mourrai à la peine". — ''Le Blant fut élève de E. Girard et débuta au Salon en 1874. Il fut Médaille d'or lors de l'Exposition Universelle de 1889. On lui doit d'intéressantes illustrations de livres''. (Bénézit, Dictionnaire des peintres)