8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 PUF, 1930, in-8°, 100 pp, 60 pl. de gravures et fac-similés hors texte, broché, bon état (Coll. Maîtres des littératures)
"Une biographie pour les besoins de la cause, puisque l'auteur veut surtout nous préparer à la lecture d'Adolphe, le roman qui a assis la réputation littéraire de Constant. Elle nous en apprend bien suffisamment sur les aventures de Benjamin. Ajoutons surtout que le volume est accompagné de notes bibliographiques à jour et de planches remarquablement choisies. Voilà même qui fait l'originalité et la valeur de la collection Rieder. On ne saurait exagérer la portée de l'effort réalisé pour un prix très convenable. Ces planches sont très expressives, émouvantes parfois ; le mieux qu'on puisse dire est qu'elles créent une atmosphère de sympathie autour de Constant." (R. Schnerb, Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1933)
Editions du CNRS, 1972, in-4°, 619 pp, 17 cartes, 15 planches (dont 4 en couleurs hors texte), 85 tableaux et 41 graphiques, reliure éditeur, sans la jaquette, bon état (Actes du Colloque international du CNRS, Lyon, octobre 1970)
32 études érudites (en français) par François de Dainville, Yves Lequin, M. Postan, Jean Bouvier, François Caron, Pierre Chaunu, Adeline Daumard, Jacques Godechot, Pierre Vilar, Bernard Michel, Rondo Cameron, Paul Guichonnet, J.R. Harris, H. Kellenbenz, P. Lebrun, A. Armengaud, J. Nadal, R.M. Hartwell, L. Bulferetti, W. Köllmann, K.G. Hildebrand, V. Vasquez de Prada, W. Fischer, W. Zorn, M. Laferrère, C. Poni, O. Crisp, B. Veyrassat-Herren, P. Mathias, A.H. John, A.M. Piuz, H. Morsel.
P., Edouard Baltenweck, 1877, pt in-8°, xi-251 pp, broché, couv. imprimée, état correct. Edition originale rare
L'auteur qui avait été gérant du “Courrier français”, dont le rédacteur en chef était Vermorel, fait l'historique du journal et dresse un portrait des principaux rédacteurs dont Tolain. Lepage collabora aux journaux anti-communalistes : “Le National”, le “ Journal Populaire”, etc... tous supprimés par la Commune. — "Lepage refait l'histoire, à sa manière : ragots et calomnies, empruntés au “Courrier français” de Vermorel dont il était, on ne sait comment, le gérant. Il revient au Siège, puis à la Commune et ses dirigeants, reprenant les insultes de son précédent ouvrage : “Histoire de la Commune”." (Le Quillec, nouvelle édition, 2784)
P., Dentu, 1879, pt in-8°, xi-251 pp, broché, couv. imprimée, état correct
L'auteur qui avait été gérant du “Courrier français”, dont le rédacteur en chef était Vermorel, fait l'historique du journal et dresse un portrait des principaux rédacteurs dont Tolain. Lepage collabora aux journaux anti-communalistes : “Le National”, le “ Journal Populaire”, etc... tous supprimés par la Commune. — "Lepage refait l'histoire, à sa manière : ragots et calomnies, empruntés au “Courrier français” de Vermorel dont il était, on ne sait comment, le gérant. Il revient au Siège, puis à la Commune et ses dirigeants, reprenant les insultes de son précédent ouvrage : “Histoire de la Commune”." (Le Quillec, nouvelle édition, 2784)
Sans lieu ni nom, s.d., in-4°, 104 pp, broché, dos toilé, bon état. Réédition en fac-similé (photocopie)
F.-A. Lepage (1788-1875) s'intéressa surtout à la sphygmologie ; l'étude du pouls, et l'étudia dans la médecine chinoise. Le diagnostic des maladies par le pouls était le pont le plus solide entre la médecine européenne et la médecine chinoise, puisque aux deux extrémités de l'Eurasie, le diagnostic et le pronostic se faisaient par la prise du pouls. — "En comparant avec attention tout ce que les voyageurs nous ont appris sur la médecine des Chinois, on ne voit partout que la répétition des principes les plus ridicules et des théories les plus obscures ; et l'on est fâché de ne trouver que de loin en loin quelques-unes de ces choses qui paraissent dictées par l'expérience ou la raison. Mais, lorsqu'on entreprend d'exposer l'état et les progrès d'une science chez un peuple, on n'est point maître d'augmenter l'intérêt à volonté, et l'on doit, si l'on ne veut point manquer le but, se restreindre dans les bornes de la vérité, et dire les choses comme on les voit, et non point comme on voudrait les voir." — "Au reste, si les systèmes de médecine imaginés par les Chinois peuvent plutôt amuser par leur bizarrerie que présenter un intérêt réel, nous trouverons par la suite dans quelques pratiques particulières à ces peuples, ainsi que dans la considération de leur climat et de leur manière de vivre, relativement à leur influence sur la santé, la matière de quelques discussions assez intéressantes."
Tours, Alfred Mame et fils ; Paris, Dentu, Larcher, 1877-1879, 6 vol. gr. in-8°, xii-648, xxxiv-560, xlii- 513, xlii-575, L- 535 et L-568 pp, un portrait gravé de l'auteur en frontispice et une carte en couleurs hors texte au tome I, reliures demi-chagrin noir, dos à 5 nerfs soulignés à froid, encadrements à froid sur les plats, fer de prix doré aux 1er plats (reliure de l’époque), qqs coiffes lég. abîmées, nerfs lég. frottés, bon état. Exemplaire bien relié, très propre et sans rousseurs
Deuxième édition largement augmentée. — Comment vivaient les travailleurs des deux sexes, et leur famille ? Comment étaient-ils logés ? Comment se nourrissaient-ils ? Comment étaient-ils habillés ? Quelles étaient leurs conditions de travail ? Quelles étaient leurs distractions et leurs aspirations ? Des réponses précises, irrécusables... Des enquêtes qui se lisent comme un roman. — Par Frédéric Le Play, sociologue nostalgique et inspiré, dont le concept de « famille-souche » et les méthodes d'enquêtes de « terrain » connaissent aujourd'hui dans les sciences sociales un succès posthume prodigieux. — "C’est en 1855, après un quart de siècle de travaux, que cédant aux conseils de François Arago, de Dumas et d’autres amis, Le Play commissaire général à la première exposition universelle française, se décida à publier ses premières monographie dans son grand ouvrage des Ouvriers européens. L’opinion publique n’étant pas encore prête à accepter ses conclusions, il réduisit son texte à un rapide commentaire de ses monographies et se borna à un court appendice, où il déclarait que « sa méthode lui avait fait retrouver, dans toute l’Europe, les éternelles traditions de l’humanité ». Encouragé par l’Académie des Sciences, qui lui décerna le prix Montyon de Statistique, il fonda, en 1856, la Société d’Économie sociale qui, s’inspirant de la méthode de son fondateur et restée fidèle à ses traditions, a puissamment contribué aux progrès de la science sociale et continue, dans une collection intitulée les Ouvriers des deux mondes, la publication des monographies de famille, d’après le cadre et le type consacrés par les Ouvriers européens." (Annales des Mines) — Tome I : La Méthode d’observation appliquée, de 1829 à 1879, à l’étude des familles ouvrières. – Tome II : Les Ouvriers de l’Orient et leurs essaims de la Méditerranée. Populations soumises à la tradition, dont le bien-être se conserve sous trois influences dominantes : le décalogue éternel, la famille patriarcale et les productions spontanées du sol. – Tome III : Les Ouvriers du Nord et leurs essaims de la Baltique et de la Manche. Population guidée par un juste mélange de tradition et de nouveauté, dont le bien-être vient de trois influences principales, le décalogue éternel, la famille-souche et les productions spontanées du sol ou des eaux. – Tome IV : Les Ouvriers de l’Occident. 1e série. Populations stables fidèles à la tradition devant les envahissements de la nouveauté, soumises au décalogue et à l’autorité paternelle, suppléant à la rareté croissantes des productions spontanées par la communauté, la propriété individuelle et le patronnage. – Tome V : Les Ouvriers de l’Occident. 2e série. Populations ébranlées envahies par la nouveauté, oublieuses de la tradition, peu fidèles au décalogue et à l’autorité paternelle, suppléant mal à la rareté croissante des productions spontanées par la communauté, la propriété individuelle et le patronnage. – Tome VI : Les Ouvriers de l’Occident. 3e série. Populations désorganisées égarées par la nouveauté, méprisant la tradition, révoltées contre le décalogue et l’autorité paternelle, empêchées par la désorganisation du travail et de la propriété de suppléer à la suppression des productions spontanées.
P., Editions Domat Montchrestien, 1953, gr. in-8°, 777 pp, broché, papier lég. jauni, état correct
"Avec l'ouvrage du professeur Lepointe, le XIXe siècle fait son entrée dans le domaine de l'histoire du droit. Il ne pouvait pas trouver un introducteur plus qualifié et plus soucieux d'en étudier les réalisations juridiques. Le plan même du livre témoigne de l'intention de l'auteur de faire avant tout œuvre de juriste. Il étudie successivement les institutions constitutionnelles, les institutions administratives et municipales, les institutions judiciaires, les finances, les institutions militaires, enfin les institutions religieuses. Cette énumeration peut évoquer la sécheresse d'un Manuel, mais il n'est que de se reporter à tel ou tel chapitre pour constater la richesse d'information étayée par des travaux de première main qui s'abrite derrière le classicisme du plan. Aussi bien, encore que l'analyse soit axée sur les institutions, elle ne se sépare ni de l'histoire des faits ni de l'évolution des idées. Sans dogmatisme comme sans parti pris le professeur Lepointe les laisse se présenter, d'eux-mêmes pourrait-on dire, dans les systèmes juridiques où s'inscrit leur influence. Et il apparaît en définitive qu'en une époque si riche en événements et si féconde en pensées, ce n'est pas le critérium le moins sûr de la portée des uns et de l'influence des autres que de se référer au Droit où leur action se résume. L'histoire du droit nous révèle le virage officiel d'une société. Tant d'interprétations nous ont été présentées de ce XIXe siècle, tantôt généreux et tantôt stupide, qu'on éprouve quelque détente à le considérer tel qu'il s'est voulu lui-même. Le professeur Lepointe nous offre cette image. Il ne nous interdit pas de la juger." (Georges Burdeau, Revue internationale de droit comparé, 1953)
Antony, Editions Corymbe, 1979, in-8°, 267 pp, 8 pl. de gravures hors texte, commentaires et documents, chronologie, biblio, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Presses Universitaires de Lyon, 1977, 2 vol. gr. in-8°, viii-573 et v-500 pp, 55 graphiques et 60 tableaux, 82 cartes, biblio, index, brochés, couv. à rabats, bon état
C'est dans un large cadre géographique que s'inscrit le travail d'Yves Lequin : Lyon et sa mouvance directe mais aussi le bassin de la Loire, le Dauphiné, la Savoie, le Bugey, le Vivarais, les montagnes du Roannais et du Beaujolais ; il évite ainsi à la fois l'étroitesse de la monographie et les faux-semblants du cadre national confondu avec les appareils parisiens. Livre d'histoire sociale de la classe ouvrière, il éclaire la vie et l'action de ses organisations par les modalités de l'industrialisation, par les évolutions de la vie matérielle et culturelle, par la sociologie des groupes où elles s'insèrent. L'image qui en sort rompt avec l'idée habituelle d'une évolution linéaire. Yves Lequin oppose fortement deux périodes séparées, grossièrement par la grande dépression des années 1880-1890 qui coïncide avec une profonde mutation de toute l'économie régionale. Jusque-là, l'industrialisation n'a pas été rupture mais développement parti de loin ; aussi les groupes ouvriers renforcent-ils leur cohésion en augmentant leu nombre, même si la médiocrité des conditions de travail et de vie correspond bien aux descriptions du temps ; autour du métier naissent des mouvements collectifs et une prise de conscience très précoces d'où sortent des organisations professionnelles d'une puissance insoupçonnée et qui atteignent leur apogée à la veille des années 1880. C'est après 1890, la reconversion totale de l'industrie régionale qui brise leur base militante ; la Belle Époque est un temps d'inquiétudes et d'incertitudes malgré l'amélioration du niveau de vie ; avec la disparition du "métier" liée à une déqualification générale du travail, disparaît ou s'affaiblit l'identité collective. C'est en fait une nouvelle classe ouvrière qui est en train de naître, encore incertaine d'elle-même et souvent prisonnière de conduites revendicatives ou politiques héritées du XIXe siècle, inadaptées au siècle qui naît. — Tome 1 : La formation de la classe ouvrière régionale. Tome 2 : Les intérêts de classe et la République.
Revue des Sciences sociales de la France de l'Est, s.d. (1977), gr. in-8°, 18 pp, paginé 102-119, 2 cartes, 5 pl. de gravures et fac-similés hors texte, tableaux, notes, broché, bon état. Tiré à part extrait de la “Revue des sciences sociales de la France de l'Est”, 1977
Il semble que le statut de colporteur ait été temporaire chez les juifs en Alsace. Freddy Raphael et Dominique Lerch soulignent que sur les 54 colporteurs recensés entre 1854 et 1870, seuls 16 exerçaient cette occupation d'une manière habituelle, les autres le faisant à titre exceptionnel ou seulement une année sur deux.
Bruxelles, Club international du Livre, s.d. (1965), in-8°, 298 pp, 4 illustrations en 2 couleurs, biblio, reliure skivertex bordeaux de l'éditeur, dos lisse avec titres et filets dorés, un fer doré représentant un clavecin au 1er plat, gardes illustrée des portraits dessinés des compositeurs, bon état. Ouvrage tiré à 3000 ex. tous numérotés (ex. n° 1620)
"Mettre en lumière douze compositeurs parmi les plus connus et les plus aimés, tel est le but de ce volume." (Préface). — Table : François Couperin (1668-1733) ; César Franck (1822-1890) ; Johannes Brahms (1833-1897) ; Camille Saint-Saëns (1835-1921) ; Georges Bizet (1838-1875) ; Moussorgski (1839-1881) ; Tchaïkovski (1840-1893) ; Jules Massenet (1842-1912) ; Edward Grieg (1843-1907) ; Isaac Albeniz (1860-1909) ; Giacomo Puccini (1858-1924) ; Gabriel Fauré (1845-1924).
P., G. Charpentier, 1879, in-12, (1)-377 pp, reliure demi-chagrin vert bouteulle, dos à 5 nerfs soulignés à froid (rel. de l'époque), qqs rares et discrètes soulignures crayon, bon état
L'Empereur Napoléon III et la politique du Second Empire ; Le roi Victor-Emmanuel et la monarchie italienne ; Pie IX, le Saint-Siège et l'Eglise ; Une restauration : la monarchie espagnole sous Alphonse XII.
P., Guillaumin, 1882, in-8°, xvi-659 pp, 2e édition, revue, corrigée et augmentée, reliure demi-chagrin fauve, dos à 5 nerfs guillochés soulignés par des doubles filets dorés, pièce de titre basane aubergine, roulette en tête, palette en queue (rel. de l'époque), bon état. Bel exemplaire
Deuxième édition, revue, corrigée et augmentée, de ce texte très favorable à une nouvelle expansion coloniale, couronné par l'Institut et publié pour la première fois en 1874. — "Malgré l’existence d’une profonde résistance des économistes à l’expansion coloniale, le fait colonial a de nombreux et ardents partisans dans les milieux politiques, intellectuels, et industriels de la France du Second Empire. Cette position colonialiste va davantage s’épanouir dans les premières années de la IIIe République, se matérialisant notamment par l’existence du parti colonialiste ; c’est à cette époque que se construit une vraie doctrine de l’impérialisme français. Chez les économistes, un ouvrage va faire date, « De la colonisation chez les peuples modernes » publié par Paul Leroy-Beaulieu en 1874, ouvrage qui connaîtra plusieurs rééditions, la 6e et dernière édition datant de 1908. C’est à partir de cette œuvre que le débat chez les économistes va s’engager. Le grand paradoxe tient à ce que des hommes politiques de premier plan et notamment Jules Ferry vont défendre l’expansion coloniale sur la base d’arguments d’abord économiques alors que les économistes eux-mêmes pour la plupart s’opposent à de tels projets..." (Alain Clément, Revue d'économie politique, 2013)
Armand Colin, 1897, in-12, viii-493 pp, reliure demi-toile prune à coins époque.
Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud. les indigènes, conditions naturelles, l'or, le peuplement, les richesses, agriculture, démocratie et socialisme, la société et les habitudes de vie, le Transvaal, les boers, la guerre, les projets, etc.
P., Marpon et Flammarion, 1883, in-12, 306 pp, un frontispice gravé à l'eau-forte par Jules Hanriot, nombreuses illustrations dans le texte et à pleine page par E. Morin, Fernandinus, Régamey etc., reliure demi-basane carmin, dos à 4 nerfs pointillés, fleurons dorés, pièce de titre basane fauve (rel. de l'époque), bon état. Edition originale sur papier d'édition (Vicaire, V, 234)
Charles Leroy, proche des fumistes, a collaboré au Monde comique et au Tintamarre où il fit la rencontre d'Alphonse Allais. La création du colonel Ramollot lui valut une notoriété qui le conduisit à en poursuivre les aventures à travers d'autres volumes. Il épousa la soeur d'Alphonse Allais.
PUF, 1983, gr. in-8°, 300 pp, broché, bon état
29 études érudites par Roger Dadoun, Nelly Wilson, Michel Cadot, Marcel Thomas, Zeev Sternhell, Victor Nguyen, Jacques Julliard, Madeleine Rebérioux, Christophe Charle, etc., autour de Bernard Lazare, Lucien Herr, Péguy, Tchekhov, Suarès, Clemenceau, Valéry, Barrès, Maurras, etc. — "Plus de quatre-vingts ans ont passé. Loin d'être renvoyée aux oubliettes de l'histoire, l'affaire demeure. Non qu'il y ait aujourd'hui beaucoup de personnes pour mettre en doute l'innocence du capitaine. Mais les problèmes débattus pendant cette tourmente agitent encore notre fin de siècle. Ainsi s'explique le succès qu'a remporté le colloque international sur les écrivains et l'affaire Dreyfus, organisé par le centre Péguy d'Orléans et son directeur, Géraldi Leroy, avec le concours de l'Université, les 29, 30 et 31 octobre. Une trentaine de communications, dues entre autres à Jacques Julliard, Angelo Prontera, Madeleine Rebérioux, Zeev Sternhell, Marcel Thomas et Nelly Wilson, apportèrent de riches éclairages, avec une passion toujours contrôlée par le désir de comprendre. On vit défiler les grands noms attendus : Maurras, Jaurès, Clemenceau, Alain, France, et d'autres moins connus : Herr, Suarès, Trarieux. La figure de Barrès ne ressortit pas sans dommage d'un examen sévère de sa pensée politique, plus moderne que celle de Maurras en ce qu'elle est fondée sur une sociobiologie capable du pire. Sans que fût oublié le rôle capital de “J'accuse”, la célébration de Zola céda le pas à celle du véritable initiateur de l'affaire : Bernard Lazare. Des informations neuves mirent en lumière les attitudes contrastées d'un Valéry, antidreyfusard rationalisant l'injustifiable, et d'un Tchekhov, dreyfusard ami des droits de l'homme. Entre les deux, Romain Rolland, au-dessus de la mêlée, fit piètre figure. On tenta de définir la notion d'intellectuel telle qu'elle se forme à l'époque, et l'on montra comment le rationalisme dreyfusard se nourrit aussi de mythes. Proust et Péguy fournirent l'occasion, à travers la Recherche et Notre jeunesse, d'observer l'entrée du dreyfusisme dans la littérature. Les échos internationaux soulevés par l'affaire furent évoqués à travers la presse allemande, autrichienne, espagnole et italienne, le partage se faisant comme en France sur l'antisémitisme, le rôle de l'armée et la morale politique. La recherche la plus originale fut celle amorcée dans le champ féministe, où le clivage s'opère entre dreyfusistes (Séverine, Marguerite Durand, Clémence Royer) et antidreyfusardes (Gyp, Marie Maugeret, Marie Duclos) sans briser pourtant la notion toute neuve de "sororité"." (Jean Bastaire, Le Monde, 13 novembre 1981)
Grasset, 1925, in-12, 338 pp, 2 pl. hors texte (un portrait de Henri de Saint-Simon sous le Directoire et le fac-similé d'une lettre de Saint-Simon à Léon Halévy), broché, bon état (Coll. Les cahiers verts). Edition originale, un des 500 ex. de presse numérotés, envoi a.s. à Pierre Tisné
Claude-Henri de Rouvroy, comte de Saint-Simon (1760-1825) est le fondateur du Saint-Simonisme. Économiste et philosophe français, ses idées ont eu une postérité et une influence sur la plupart des philosophes du XIXe siècle. Il est le penseur de la société industrielle française, qui était en train de remplacer l'Ancien Régime. La doctrine de Saint-Simon élève une sorte de « culte » aux scientifiques, en particulier à Isaac Newton, qui a établi les lois de la gravitation. Pour Saint-Simon, Dieu est en quelque sorte remplacé par la gravitation universelle. Cette thèse se fait sentir dès le début de son œuvre. On peut considérer que Saint-Simon est en quelque sorte l'héritier, avec deux siècles de retard, de la théorie de l'héliocentrisme et de la révolution copernicienne, qui se développèrent aux XVIIe et au XVIIIe siècles. (Wikipédia)
Albin Michel, 1925, in-8°, 251 pp, 8 pl. de gravures et photos hors texte (Auguste de Gaspérini, Baudelaire, Minna Wagner, Wagner à 30 ans, Léon Leroy, Champfleury, l'orchestre de l'Opéra vers 1869, Richard Wagner à Paris), broché, bon état (Coll. Bibliothèque musicale)
P., Garnier Frères, 1921 in-12, x-209 pp, broché, trace de mouillure ancienne au bas de la couv. et des 4 premiers feuillets, sinon bon état (Bibliothèque d'information sociale, dirigée par C. Bouglé), envoi a.s. à Léon Jouhaux
Il convient ici de rappeler le sens de ce que Maxime Leroy appelait « les techniques nouvelles du syndicalisme » et que l'on peut avec lui résumer d'un mot : « faire sortir la réforme sociale non d'une doctrine économique préconçue, mais des faits eux-mêmes honnêtement inventoriés, décrits et interprétés ». (introduction, p. v)
P., Sanard et Derangeon, s.d. (1893), in-4°, 469 pp, 6 cartes et 89 gravures sur bois d'après les dessins de l'auteur dans le texte et à pleine page, reliure pleine percaline rouge de l'éditeur, plats et dos décorés, tranches dorées, bon état. Edition originale
Intéressante étude de l'Afrique orientale et de la découverte des Maasaï par un missionnaire catholique, Mgr Le Roy. En 1890, le P. Alexandre Le Roy, un spiritain originaire de la Manche établi sur la côte du Zanguebar depuis 1881, entreprend un voyage vers le Kilimandjaro. Le futur vicaire apostolique du Gabon s'y révèle un observateur attentif doublé d'un dessinateur précis, maniant l'humour à l'occasion. Confiant souvent ses relations à diverses publications telles les Annales de la Propagation de la Foi, il fera paraître en France le récit de son voyage sous le titre Au Kilima-Ndjaro.
P., Au secrétariat du Souvenir Africain, 1914, in-4°, (2)-487-(2) pp, 3 cartes et 100 gravures dans le texte et hors texte, reliure demi-chagrin noir à coins, dos à nerfs, titres dorés, tête dorée (rel. de l'époque), bon état
Intéressante étude de l'Afrique orientale et de la découverte des Maasaï par un missionnaire catholique, Mgr Le Roy. En 1890, le P. Alexandre Le Roy, un spiritain originaire de la Manche établi sur la côte du Zanguebar depuis 1881, entreprend un voyage vers le Kilimandjaro. Le futur vicaire apostolique du Gabon s'y révèle un observateur attentif doublé d'un dessinateur précis, maniant l'humour à l'occasion. L'ouvrage contient une description détaillée de la tentative d'ascension du Kilimandjaro en 1890 ainsi que de la flore et de la faune de ce massif. Confiant souvent ses relations à diverses publications telles les Annales de la Propagation de la Foi, il fera paraître en France le récit de son voyage sous le titre Au Kilima-Ndjaro (P., Sanard et Demageon, 1893, 470 pp). Dans l'édition de 1914 (la plus complète), un dernier chapitre traite de l'évolution de l'Afrique de 1890 à 1914.
L'Harmattan, 1995, gr. in-8°, 428 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Chemins de la mémoire)
Il s'agit de la biographie d'une créole amie de Joséphine, second couteau de l'Histoire, mais qui, de la Révolution française au Second Empire, connut nombre de célébrités.
P., Maison Quantin, 1887, gr. in-8°, 293 pp, nombreuses illustrations d'Eugène Chaperon, cartonnage percaline rouge éditeur (lég. défraîchi), tranches dorées
L'Armée à travers les âges (I. L'Antiquité. - II. Le Moyen Age. - La Révolution et l'Empire). - L'Armée française (I. Le métier militaire. - II. Comment on devient officier. - Comment on devient soldat. - L'armée sur le pied de guerre).
Flammarion, 1942 in-12, 192 pp, broché, couv. illustrée lég. salie, bon état
Balland, 1973 gr. in-8°, 149 pp, 20 pl. de photos hors texte, 16 fiches techniques illustrées, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Un homme, une arme)
L'ouvrage présente plusieurs hommes, car au-delà des personnages principaux que sont Horace Smith et Daniel Wesson, s'agitent d'autres noms connus (Colt, Winchester, Henry, Tranter, Hicock, Cody...), et l'ensemble de la production d'armes de S. & W. Un livre parfaitement documenté, abondamment illustré, complété par 16 fiches techniques présentant chacune un des revolvers ou pistolets "qui font la gloire de Smith & Wesson", servi par une écriture claire et un style très agréable.