8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61L'AULNOIT (Béatrix de) et Philippe ALEXANDRE.
Reference : 122837
(2018)
ISBN : 9782221195598
Laffont, 2018, in-8°, 270 pp, 8 pl. de photos hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Le destin d'un pionnier méconnu, dont le nom est pourtant célèbre dans le monde entier. Cette biographie a le souffle de l'aventure, portée par cette magie de l'ailleurs à laquelle le nom de Cook reste attaché depuis qu'il la fit découvrir au plus grand nombre. Quand Jules Verne publie, en 1872, son Tour du monde en 80 jours, les Anglais lisent dans le Times le récit du vrai voyage de Thomas Cook, parti deux mois plus tôt pour son premier tour du monde organisé. Ce génie du tourisme a tout inventé : la publicité, la brochure de voyage, l'agence, le coupon d'hôtel, le traveller's cheque... Il a créé le "voyage pour tous". Il n'est pourtant jamais allé à l'école. Le 5 juillet 1841, Cook affrète son premier train pour emmener 570 militants à un meeting anti-alcoolique. Puis il organise une excursion à Liverpool pour 1.200 travailleurs : c'est un tel succès qu'il en monte une autre quinze jours plus tard. Il s'aperçoit alors que non seulement le voyage détourne les excursionnistes des tavernes mais qu'en plus il éduque ceux qui ne savent ni lire ni écrire. Pendant quinze ans, il fera visiter la Grande-Bretagne aux Anglais, avant de leur faire traverser la Manche et découvrir Paris, l'Italie, Constantinople, la Terre sainte, où aucun touriste ne s'est encore hasardé... En 1863, ses premiers tours à Genève, Chamonix et Lucerne vont lancer l'hôtellerie alpine. En 1869, il sera le seul Anglais présent à l'ouverture du canal de Suez. Jusqu'à la fin du siècle, il possédera l'unique flotte de bateaux de croisière du Nil et sera le maître de l'Egypte. Ce qui va faire sa fortune.
Société des Missions-Etrangères/Téqui, 1893, 2 vol. in-8°, xii-355 et 350 pp, 49 gravures, brochés, dos abîmés recollés, trace de mouillure ancienne en marge sup. du tome II, C. de bibl., état correct. Rare
La situation du catholicisme en Annam de 1798 à 1853. Prisons et instruments de supplice en Annam. Biographies.
Lethielleux , 1958, gr. in-8°, 331 pp, 2e édition revue et corrigée, 8 gravures hors texte, 3 gravures dans le texte, index, broché, couv. illustrée, état correct
Beauchesne, 1972 in-8°, 237 pp, 11 photos, biblio, généalogie, chronologie, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Figures d'hier et d'aujourd'hui)
On joint une coupure de presse sur Thérèse et le livre (Henri Fesquet, le Monde, 7-8 janvier 1973).
Saint-Laure [Puy-de-Dôme], Chez l'auteur, 1975, gr. in-8°, 61 pp, broché, bon état
P., Le Livre à l'Auteur, 1914, in-4°, xxiii-vi-374-iv pp, préface de Paul Adam, qqs photographies et portraits gravés dans le texte et hors texte, mention de deuxième édition, reliure bradel percaline tricolore, titres au 1er plat et au dos (rel. de l'éditeur), couv. lég. salie, charnières intérieures fendues, état correct. Peu courant
Tome I seul (sur 2) : le tome II traite de la période 1888-1890. Par Francis Laur (1844-1934), député de la Loire en 1885-1889 puis de la Seine en 1889-1893, socialiste national.
P., Au Bureau de la Galerie Historique, 1856-1857, gr. in-8°, vii-472 pp, index, reliure demi-chagrin vert bouteille, dos à 4 nerfs pointillés et fleurons dorés (rel. de l'époque), charnières lég. frottées, quelques rousseurs en début et fin de volume, bon exemplaire
68 biographies de célébrités du XIXe siècle telles que le Grand Vizir Ali-Pacha, le comte d'Argout (sénateur), Louis-Hector de Galard de Brassac comte de Béarn (sénateur), le général comte Barrois, Hippolyte Carnot (député), Désiré Dalloz (jurisconsulte), le prince Danilo (souverain du Monténégro, le général-comte de Montesquiou-Fezensac, le général baron Petiet (député), le maréchal Marmont (duc de Raguse), le général vicomte de Saint-Priest, le comte de Salvandy, la comtesse de Ségur, le baron Taylor, etc.
P., Hachette et Cie, 1859, 2 vol. in-12, 364 et 387 pp, reliures demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres et tomaisons dorés, filet à froid sur les plats (rel. de l'époque), bon état. Exemplaire finement relié et sans rousseurs. Rare
Deuxième édition, en partie originale car revue et corrigée. Table : 1. Description de la Turquie. – 2. Histoire de l’islamisme jusqu’à l'avénement des Turcs Ottomans. – 3. Depuis la prise de Constantinople jusqu’à la paix de Carlowitz (1453-1699). – 4. Depuis la paix de Carlowitz jusqu’à la paix d’Yassi (1699-1792). – 5. Depuis la paix d’Yassi jusqu'au traité de Paris (1792-1856).
P., Dentu, 1862, in-12, xv-271 pp, un portrait de M. Rattazzi gravé sur acier en frontispice sous serpente, broché, bon état
Urbano Rattazzi (1808-1873) est un homme d'État du royaume de Sardaigne, appartenant à la gauche modérée de tendance anticléricale. Il est aussi un important artisan de l'unité italienne, et l'un des acteurs du Risorgimento, avec Giuseppe Mazzini, Giuseppe Garibaldi, Camillo Cavour et Victor-Emmanuel II de Savoie.
P., Commission des travaux historiques, 1969, in-4°, 138 pp, 5 planches hors texte (dont une dépliante), broché, annotations stylo sur 7 pp, bon état
La période de la monarchie de Juillet, caractérisée par la longévité du comte de Rambuteau à la préfecture de la Seine, fut l'époque de genèse des grands principes de la « modernité » parisienne. Le texte de Pierre Lavedan discute les idées et les efforts de Lanquetin (pp. 9-60) ; suivent les deux mémoires de Lanquetin et un document anonyme de 1840.
P., Guillaumin, la Maison Rustique, 1860, in-12, iii-485 pp, appendices sur l'Algérie, la Savoie et Nice, reliure demi-chagrin noir, dos à 4 nerfs filetés à froid, pièces d'auteur et de titre basane noire, caissons à froid (rel. de l'époque), bon état
"Né à Bergerac en 1809, Léonce de Lavergne se lia vers 1830 avec Léon Faucher et avec Charles de Rémusat. En 1838, il fut nommé professeur de littérature étrangère à la Faculté des Lettres de Montpellier, mais n'accepta pas ces fonctions, et alla à Paris où il devint, en 1840, le chef de cabinet de Rémusat au ministère de l'Intérieur. En 1842, il entra au Conseil d'État, comme maître des requêtes, puis au ministère des Affaires Étrangères, et s'attacha à Guizot, dont il devait toujours demeurer l'ami. Après un échec en 1844, il fut élu, en 1846, député de l'arrondissement de Lombez, mais sa carrière parlementaire fut interrompue par la Révolution de Février. Il donna alors sa démission des Affaires Étrangères, reprit la plume, et devint l'un des collaborateurs assidus de la Revue des Deux Mondes, où il publia de nombreux articles sur l'histoire contemporaine et les relations extérieures, ainsi que des études de littérature, de voyages et d'économie politique. Ces travaux, sa collaboration au Journal des économistes, et la publication en 1854 de son “Essai sur l'économie rurale en Angleterre, en Écosse et en Irlande”, le firent élire en 1855 membre de l'Académie des Sciences morales et politiques. Il fit paraître en 1858 “L'Agriculture et la Population”, recueil d'articles publiés antérieurement dans divers périodiques, et surtout, en 1860, son grand ouvrage “Économie rurale de la France depuis 1789”, qui devait être plusieurs fois réédité..." (André Armengaud)
Armand Colin, s.d. (1888), in-12, 295 pp, proclamations, discours et messages des empereurs Frédéric III et Guillaume II en annexe (pp 267-295), reliure demi-percaline bordeaux, dos lisse, pièce de titre basane noire (rel. de l'époque), qqs rares et pâles rousseurs, bon état
Le portrait comparé des trois empereurs d'Allemagne par l'historien Ernest Lavisse (1842-1922). Élève de l'École Normale supérieure, reçu deuxième à l'agrégation d'histoire derrière Gabriel Monod, il devient secrétaire du cabinet du ministre de l'Instruction publique Victor Duruy (1865-1868) puis est nommé précepteur adjoint du prince impérial Louis-Napoléon en 1868. Il se rallie définitivement au régime républicain en 1877. En 1888, il accède à la chaire d'histoire moderne à la Sorbonne. À cette époque, il a surtout publié des ouvrages sur l'Allemagne où il avait passé trois ans après 1870 : Étude sur l’histoire de la Prusse (1879) ; Essai sur l'Allemagne impériale (1881) ; Trois Empereurs d’Allemagne (1888). Sa carrière se déploya ensuite jusqu'à faire de lui « l'instituteur national » de la Troisième République. — "Ses cours publics, à certaines heures, furent pour lui des triomphes : nul de ses auditeurs n'a pu oublier les leçons qu'il professait en 1888 sur Guillaume Ier, Frédéric III et Guillaume II, durant ces cent jours qui virent se succéder, sur le trône allemand, trois empereurs..." (René Doumic, Revue des Deux Mondes, 1922)
P., Charpentier et Cie, 1890, in-12, ix-486 pp, tables analytique et alphabétique, reliure demi-maroquin havane, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, tête dorée (rel. de l'époque), bon état. Peu courant
Europe : Allemagne, Autriche-Hongrie, Belgique, Bulgarie, Danemark, Espagne, Grande-Bretagne et Irlande, Grèce, Italie, Luxembourg, Monaco, Monténégro, Empire Ottoman, Pays-Bas, Portugal, Roumanie, Russie, Saint-Siège, Serbie, Suède et Norvège, Suisse – Afrique : Maroc et Sahara, Afrique occidentale, Egypte, Afrique orientale, Afrique australe – Amérique : Canada, Etats-Unis, Mexique, Centre-Amérique, Amérique du Sud – Asie : Afghanistan, Boukharie, Inde anglaise, Indo-Chine, Bornéo, Perse, Chine, Corée, Japon – Océanie : Australasie, Nouvelle Guinée, îles et archipels divers.
London, The Telegraph construction & Maintenace Co Ltd, 1950, in-8°, 173 pp, très nombreuses illustrations dans le texte (gravures, photos), reliure plein maroquin vert, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres dorés, quadrillage doré en losange et vignette de basane verte comportant le titre doré au 1er plat, tranches dorées, emboîtage toilé vert, bel exemplaire. Exemplaire nominatif du commandant S. Petrovsek. Texte en anglais.
Histoire de la société Telegraph Construction & Maintenance Company, de 1850 à 1950. Une des plus importante société anglaise de l'industrie du câble sous-marin télégraphique.
P., Furne et Paulin, 1846, 2 vol. in-8°, xv-416-xlii et iv-215-cclxxiii pp, très nombreux documents en annexes (42 et 273 pp numérotées en chiffres romains à la suite du texte), 2 beaux frontispices gravés par Daubigny (la maison et le cabinet de travail de Thiers), brochés, couv. imprimées (lég. salies), pt manque angulaire au 1er plat du tome II, bon état. Edition originale
Ouvrage de référence. Le rôle politique de Thiers sous la Monarchie de Juillet, avec en annexe la reproduction de nombreux discours et articles.
La Grande Revue, 1899, gr. in-8°, 25 pp, broché, couv. lég. salie, état correct. Edition originale
On trouve dans le même numéro (septembre 1899) un intéressant article de Henri Turot sur la guerre américano-philippine, ce conflit armé qui se déroula de 1899 à 1902 dans les Philippines entre les États-Unis et la Première République philippine à la suite de la guerre hispano-américaine (36 pp), une étude de Gaston Bonnier sur le transformisme expérimental (la théorie de l'évolution) (35 pp), une autre sur la chanson populaire aux îles Baléares par Paul Olivier (31 pp) et des souvenirs de jeunesse sous le Second Empire par André Theuriet (45 pp).
Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 1984, in-8°, 242 pp, broché, bon état
Cet ouvrage retrace les principaux faits économiques et sociaux en France, pendant la période 1789-1914 marquée par l'avènement et la domination du capitalisme industriel. Ils sont analysés à partir de grands thèmes ou tendances : révolution industrielle et technique, structures industrielle et financière, évolution du travail et du salariat, rythmes cycliques et crises, relations économiques extérieures. De cette étude se dégage nettement une vision originale des rapports et des comportements économiques différente de l'image du « retard français ».
P., Edouard Cornély, 1912, fort gr. in-8°, xii-719 pp, broché, couv. illustrée, état correct, envoi a.s. Rare
"M. Lebey consacre un vigoureux labeur à l'étude approfondie de la Révolution de 1848; son nouveau volume comprend un espace de dix mois, qu'il a fouillé en tous ses détails, dépouillant les documents officiels, les mémoires des hommes d'État, les journaux, les comptes-rendus des grands procès. Personnellement favorable aux hommes de l'extrême-gauche, les dépeignant avec une sympathie communicative, M. Lebey manifeste néanmoins la plus loyale impartialité et ne réserve sa sévérité que pour les hypocrites et les égoïstes de tous partis. Dans cette année mémorable, si fertile en conséquences, beaucoup de choses sont si parfaitement connues que M. Lebey ne pouvait guère rien y apporter de neuf; il en est d'autres au contraire où il a donné des aperçus et des détails inédits, ainsi pour l'expédition de Rome, et d'autres, enfin, qu'il a entièrement renouvelées, comme l'histoire du procès de Bourges. C'est ici un solide volume, dont la consultation sera d'une incontestable utilité." (Paul Matter, Revue Historique, 1912) — "M. André Lebey a consacré au ministère Odilon Barrot (décembre 1848-novembre 1849) un important volume qui vaut par l'accumulation des détails heureux, par l'analyse pénétrante des intrigues d'assemblée ou de ministère, par la couleur vivante du récit. Il s'agit en somme des rapports du prince président avec la Constituante épuisée et avec la Législative nouvellement installée : duel où le président ne fut pas autant le vainqueur qu'on pourrait croire au premier abord. En fait, au lendemain de son élection, le président, encore embarrassé peut-être dans les difficultés de la vie parlementaire, se laissa en quelque manière imposer le ministère Odilon Barrot, ministère orléaniste destiné à user ou à investir le président, réputé incapable, pour ainsi manger la République « à la sauce blanche ». Et en fait, le président n'échappa pas à cette conspiration : c'est le sens profond et incontestable de l'ouvrage que nous étudions. En effet, le procès de Bourges, sur l'affaire du 15 mai, fut une suite de la liquidation de la Révolution. L'affaire romaine fut l'exploitation catholique de 1848 par M. de Falloux ; jeter la France contre la République romaine, dit justement M. Lebey, c'était détruire l'avenir européen ouvert par la Révolution de février, c'était briser l'élan révolutionnaire de la France elle-même, c'était aussi engager la France dans la ligne qui devait la mener à Sedan. En attendant, c'était faire de Louis-Napoléon le prisonnier de la droite catholique, si hautement représentée par M. de Falloux ; malgré sa lettre à Edgar Ney, il n'y put échapper. Louis-Napoléon dès lors, dit notre auteur, avait manqué sa voie; il n'était plus l'homme de la Révolution que la France républicaine avait rêvé et qu'elle acclamait toujours ; il ne représentait plus que l'Église; l'idée napoléonienne était prisonnière de la réaction." (E. Driault, Revue Historique, 1912) — "Dans l'extraordinaire ascension de Louis-Napoléon,1849 est vraiment le moment décisif, celui où se précisent les desseins, où s'annoncent les prochains conflits, où se laisse déjà distinguer la suite des événements. Après les équipées de Strasbourg et de Boulogne, après la tourmente brutale de 1848, l'éclosion soudaine du sentiment bonapartiste, l'élection présidentielle, les chefs les plus clairvoyants des anciens groupements politiques s'efforcent de se reprendre dans le désarroi général, d'opposer une barrière où viennent se briser les projets du prince, de l'enfermer en quelque sorte dans sa fonction honorifique, de le réduire au rôle d'instrument docile des partis parlementaires. C'est cette idée qui pousse Odilon Barrot à accepter la présidence du Conseil et qui inspire la plupart des actes de ce « ministère de la captivité », suivant l'expression d'Emile Ollivier. Par quelle tactique Louis-Napoléon déjouera-t-il cette tentative de mainmise ? Il y a là toute une lutte sournoise, lourde de conséquences, qui se concentre presque autour d'un unique incident, l'expédition de Rome..." (A. Crémieux, Revue d'histoire moderne et contemporaine, 1913) — "Ce volume représente un très long et très minutieux travail : l'auteur a lu, la plume à la main, tous les débats des assemblées, un nombre prodigieux d'articles de journaux et de brochures, il a dépouillé les mémoires contemporains, utilisé des papiers personnels et un certain nombre de documents d'archives. Les qualités dont il a fait preuve sont de celles qui dénotent le véritable historien : mémoire, pénétration, sens des réalités ; son style a de la vigueur et du pittoresque..." (Revue critique d'histoire et de littérature, 1913)
P., Edouard Cornély, 1912, fort gr. in-8°, xii-719 pp, reliure pleine toile carmin, dos lisse, pièce de titre basane carmin, bon état. Rare. De la bibliothèque de l'historien Jean-Claude Lachnitt
"M. Lebey consacre un vigoureux labeur à l'étude approfondie de la Révolution de 1848; son nouveau volume comprend un espace de dix mois, qu'il a fouillé en tous ses détails, dépouillant les documents officiels, les mémoires des hommes d'État, les journaux, les comptes-rendus des grands procès. Personnellement favorable aux hommes de l'extrême-gauche, les dépeignant avec une sympathie communicative, M. Lebey manifeste néanmoins la plus loyale impartialité et ne réserve sa sévérité que pour les hypocrites et les égoïstes de tous partis. Dans cette année mémorable, si fertile en conséquences, beaucoup de choses sont si parfaitement connues que M. Lebey ne pouvait guère rien y apporter de neuf; il en est d'autres au contraire où il a donné des aperçus et des détails inédits, ainsi pour l'expédition de Rome, et d'autres, enfin, qu'il a entièrement renouvelées, comme l'histoire du procès de Bourges. C'est ici un solide volume, dont la consultation sera d'une incontestable utilité." (Paul Matter, Revue Historique, 1912) — "M. André Lebey a consacré au ministère Odilon Barrot (décembre 1848-novembre 1849) un important volume qui vaut par l'accumulation des détails heureux, par l'analyse pénétrante des intrigues d'assemblée ou de ministère, par la couleur vivante du récit. Il s'agit en somme des rapports du prince président avec la Constituante épuisée et avec la Législative nouvellement installée : duel où le président ne fut pas autant le vainqueur qu'on pourrait croire au premier abord. En fait, au lendemain de son élection, le président, encore embarrassé peut-être dans les difficultés de la vie parlementaire, se laissa en quelque manière imposer le ministère Odilon Barrot, ministère orléaniste destiné à user ou à investir le président, réputé incapable, pour ainsi manger la République « à la sauce blanche ». Et en fait, le président n'échappa pas à cette conspiration : c'est le sens profond et incontestable de l'ouvrage que nous étudions. En effet, le procès de Bourges, sur l'affaire du 15 mai, fut une suite de la liquidation de la Révolution. L'affaire romaine fut l'exploitation catholique de 1848 par M. de Falloux ; jeter la France contre la République romaine, dit justement M. Lebey, c'était détruire l'avenir européen ouvert par la Révolution de février, c'était briser l'élan révolutionnaire de la France elle-même, c'était aussi engager la France dans la ligne qui devait la mener à Sedan. En attendant, c'était faire de Louis-Napoléon le prisonnier de la droite catholique, si hautement représentée par M. de Falloux ; malgré sa lettre à Edgar Ney, il n'y put échapper. Louis-Napoléon dès lors, dit notre auteur, avait manqué sa voie; il n'était plus l'homme de la Révolution que la France républicaine avait rêvé et qu'elle acclamait toujours ; il ne représentait plus que l'Église; l'idée napoléonienne était prisonnière de la réaction." (E. Driault, Revue Historique, 1912) — "Dans l'extraordinaire ascension de Louis-Napoléon,1849 est vraiment le moment décisif, celui où se précisent les desseins, où s'annoncent les prochains conflits, où se laisse déjà distinguer la suite des événements. Après les équipées de Strasbourg et de Boulogne, après la tourmente brutale de 1848, l'éclosion soudaine du sentiment bonapartiste, l'élection présidentielle, les chefs les plus clairvoyants des anciens groupements politiques s'efforcent de se reprendre dans le désarroi général, d'opposer une barrière où viennent se briser les projets du prince, de l'enfermer en quelque sorte dans sa fonction honorifique, de le réduire au rôle d'instrument docile des partis parlementaires. C'est cette idée qui pousse Odilon Barrot à accepter la présidence du Conseil et qui inspire la plupart des actes de ce « ministère de la captivité », suivant l'expression d'Emile Ollivier. Par quelle tactique Louis-Napoléon déjouera-t-il cette tentative de mainmise ? Il y a là toute une lutte sournoise, lourde de conséquences, qui se concentre presque autour d'un unique incident, l'expédition de Rome..." (A. Crémieux, Revue d'histoire moderne et contemporaine, 1913) — "Ce volume représente un très long et très minutieux travail : l'auteur a lu, la plume à la main, tous les débats des assemblées, un nombre prodigieux d'articles de journaux et de brochures, il a dépouillé les mémoires contemporains, utilisé des papiers personnels et un certain nombre de documents d'archives. Les qualités dont il a fait preuve sont de celles qui dénotent le véritable historien : mémoire, pénétration, sens des réalités ; son style a de la vigueur et du pittoresque..." (Revue critique d'histoire et de littérature, 1913)
Grasset, 1931, in-12, xlii-344 pp, broché, bon état
Les révélations sensationnelles de la comédienne (1875-1941), muse et compagne de Maurice Maeterlinck. Amie de Colette, la cantatrice et actrice Georgette Leblanc (1869-1941) relate plus de vingt années passées aux côtés de Maurice Maeterlinck, à travers diverses péripéties comme le scandale de la "Carmen blonde" au Théâtre Royal de la Monnaie. Elle pose aussi la question de son apport à l'œuvre de Maeterlinck, ce que réfute catégoriquement Bernard Grasset dans sa préface. "Cette préface, à la publication de laquelle Georgette Leblanc s'opposa en vain, est sans doute le plus invraisemblable croche-pied qu'un éditeur ait fait à un de ses auteurs" (Chantal Bigot). — En 1895, Maeterlinck rencontre l'actrice et cantatrice Georgette Leblanc, sœur de Maurice Leblanc (le créateur d'Arsène Lupin), avec laquelle il tient, vers 1897, un salon parisien dans la Villa Dupont : on y croise, entre autres, Oscar Wilde, Stéphane Mallarmé, Camille Saint-Saëns, Anatole France, Auguste Rodin. En 1902, il écrit "Monna Vanna", où joue Georgette Leblanc. Il vivra avec elle jusqu'en 1918, avant d'épouser, l'année suivante, la jeune actrice Renée Dahon, rencontrée en 1911.
Editions Complexe, 1996, fort in-8°, 1183 pp, broché, couv. illustrée, bon état
La Bouche d'ombre (étude de 26 pp par Michel Le Bris), suivie des Mémoires de Lacenaire ; de L'Auberge des Adrets (Histoire de Robert Macaire), par Louis-François Raban ; des Mémoires de Vidocq ; et de Mandrin, par Jules de Grandpré.
P., Roret, 1828, fort in-16, 586 pp, une planche de monuments hors texte (sur 2), reliure pleine toile bleue, couv. conservées (rel. moderne), bon état. Edition originale, mais il manque une planche et le plan dépliant
Contenant la description historique, géographique et statistique de Paris ; son tableau politique ; sa description intérieure ; tout ce qui concerne à Paris les besoins, les habitudes de la vie : 1) le logement ; 2) la nourriture ; 3) les établissemens publics et particuliers qui concernent les vêtemens ; 4) établissemens hygiéniques ; 5) les établissemens de médecine, pharmacie, etc. ; 6) les édifices et sociétés de religion ; 7) établissemens et sociétés de bienfaisance ; 8) édifices consacrés aux sciences et aux arts ; sociétés littéraires et savantes ; 9) commerce et manufactures ; 10) amusemens, théâtres, bals, promenades, curiosités ; 11) les moyens de transport, comme poste, messageries, voitures de place, etc. ; 12) les prisons, cimetières, catacombes, etc. — "Après la fin des guerres qui ont ravagé l'Europe, les conditions redeviennent favorables pour les voyageurs. C'est alors qu'apparaît la première génération de collections de guides, entre 1814 et 1830." (Goulven Guilcher, Les Guides imprimés, p. 85)
P., Dentu, 1884, in-8°, xv-304 pp, troisième édition, une carte dépliante hors texte (sur 2 annoncées : manque une carte), pièces justificatives, modeste reliure pleine toile noire, dos lisse avec titres dorés (rel. de l'époque), qqs rares rousseurs, bon état. Rare
"... Pour nous résumer dans l'appréciation du livre du général Lebrun, nous dirons qu'il ressort pour nous de cet ouvrage : 1) Que le maréchal de Mac-Mahon n'a su ni se démettre de son commandement ni exécuter vigoureusement et sans arrière-pensée le mouvement qui lui était prescrit de Paris, et qu'il n'approuvait pas ; qu'il s'est montré hésitant dans sa marche de Châlons sur Sedan ; qu'il a été impardonnable de ne s'être pas mieux renseigné sur les forces qu'il avait en face de lui le 31 août, à tel point qu'il commit la singulière faute de n'avoir pas eu, le matin de la bataille, un projet de défense ou de retraite arrêté, et de n'avoir communiqué ses projets à aucun de ses commandants de corps d'armée. – 2) Que le général Ducrot, aussi mal renseigné que le maréchal sur les forces et les mouvements de l'ennemi, avait voulu, le matin, après la blessure du duc de Magenta, opérer un mouvement de retraite qui amenait dès les premiers moments un désastre semblable à celui de Baylen, et que ce brave officier n'a pas eu plus tard la franchise d'avouer qu'il s'était trompé. – 3) Que le général de Wimpffen avait commis la double faute de ne pas faire connaître sa lettre de service et de ne pas prendre le commandement en chef dès qu'il avait connu la blessure du maréchal, ainsi qu'il devait le faire, surtout sachant les routes de Mézières interceptées. – 4) Que seul des généraux commandant les corps de l'armée de Sedan, celui du 12e n'est passible d'aucun reproche pendant l'action, ayant combattu jusqu'à la dernière heure avec un courage et un dévouement patriotique qu'on ne saurait trop faire ressortir. Quant à nous, ce que nous admirons dans l'auteur du livre Bazeilles-Sedan, c'est moins encore sa belle conduite pendant et après la bataille que le courage qu'il déploie dans son livre en mettant au jour la vérité avec calme et modération, sans être retenu par aucune considération d'aucune nature." (Revue Historique, 1885)
P., Dentu, 1895, in-8°, 332 pp, une lettre en fac-similé, broché, couv. défraîchie, dos abîmé recollé, trace de mouillure marginale, état correct
Première partie des Mémoires du général Lebrun, dont des considérations de haute politique avaient différé de onze ans la publication.
Tours, Ad. Mame et Cie, 1857, in-8°, (4)-188 pp, une gravure en frontispice, reliure demi-basane acajou, dos lisse avec titre et filets guillochés dorés (rel. de l'époque), bon état. Edition originale
Henri Lebrun s'était fait une spécialité de la compilation de récits de voyages pour la jeunesse. De 1837 à 1881, Mame édite et réédite : Voyages en Abyssinie et en Nubie ; Le Pôle nord, ou Voyages et découvertes dans les régions arctiques aux XVIIIe et XIXe siècles ; Abrégé de tous les voyages au pôle nord, depuis Nicolo Zeno jusqu'au capitaine Ross (1380-1833) ; Voyages et aventures du capitaine Cook ; Voyages et découvertes dans l'Afrique centrale et l'Afrique septentrionale ; Conquête du Pérou et histoire de Pizarre ; Aventures et conquêtes de Fernand Cortez au Mexique ; Le Robertson de la jeunesse, abrégé de l'histoire d'Amérique depuis sa découverte jusqu'à nos jours.