8, rue Bréa
75006 Paris
France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 P., Léon Vanier, 1889 in-8°, viii-168 pp, 150 dessins de l'auteur, broché, couv. illustrée (lég. salie), qqs rousseurs éparses, bon état. Rare
Le 27e Dragons, caserné à Versailles, faisait partie de la garnison de Paris. Dans sa préface, l'éditeur Léon Vanier valorise le travail accompli par son auteur, un ancien officier de cavalerie qui, selon ses propres termes, « initie le lecteur aux mille détails du service ; tantôt il le promène dans la chambrée, à la cantine, à l’écurie (...), tantôt avec lui nous prenons la garde ou assistons aux revues, au pansage, à la promenade, aux leçons du manège, le supplice des recrues. C’est l’existence complète du cavalier qui défile sous nos yeux, avec ses peines et ses joies, ses vicissitudes et ses gloires ».
P., G. Vanoest, 1926, in-8°, 44 pp, introduction et notes par Amédée Boinet et Frantz Callot, notes, broché, trace de mouillure ancienne sur la couverture, sinon bon état
Edition originale en volume de ce tiré à part de "Paris-Guide" de 1867. — "Banville, étudiant en 1840, fut assez bohème et frondeur en son temps pour tout comprendre de la vie libre de ses compagnons d'autrefois et trop artiste pour n'en avoir pas su pénétrer la juvénile et fougueuse poésie..." (introduction).
Plon, 1902, 2 vol. in-8°, xvii-411 et 443 pp, préface de M. Augustin Filon, 4 héliogravures hors texte, index bibliographique, reliures demi-basane noire, dos à 5 nerfs soulignés à frois, titres, tomaisons et date en queue dorés (rel. de l'époque), bon état
"On pourra trouver à la lecture de ces deux gros volumes un document « social » de premier ordre, reposant sur des données sûres, d'un traditionnisme, en l'occurrence, très rassurant : l'histoire d'une famille protestante au XIXe siècle, avec ses origines, son expansion, sa descendance. Il n'est pas jusqu'aux héliogravures, qui les ornent de silhouettes fort analogues à celles des crayons d'Ingres, qui ne soulignent toute l'honorabilité bourgeoise de la souche des Boissier. Mme B.-B. a en effet d'abord mis en oeuvre le journal et les lettres de sa grand-mère Caroline Boissier, une Genevoise violemment antifrançaise, qui se réjouit de Waterloo, mais se réconcilie pendant la Restauration avec la France, dont la capitale resplendit d'une belle efflorescence artistique. De la vie théâtrale et musicale de Paris, où elle fait plusieurs séjours, Caroline Boissier nous fait une peinture amusante et vive. Caroline Boissier mourut le 17 mars 1836 ; un an après, jour pour jour, sa fille Valérie épousait Agénor de Gasparin, petit-fils du conventionnel, fils d'Adrien de Gasparin, qui fût préfet de Lyon en 1831 et ministre de l'intérieur en 1836 et 1839. Le jeune ménage s'installa à Paris, et dès lors, pendant dix-huit ans, Valérie échangea avec son père, resté à Valleyres, une correspondance très intéressante, dont de larges fragments nous sont par bonheur donnés, et ou l'on trouve sur le monde politique de la France à cette époque des renseignements de toute espèce. Les Gasparin appartenaient au protestantisme orthodoxe ; très honnêtes, mais très étroits d'idées, liés avec les Guizot, les Duchâtel, les Duvergier, ils n'aimaient guère les libéraux, et se pliaient difficilement aux contingences de la politique : lorsque Agénor de Gasparin devint député de la Corse en 1842, son rôle politique fut assez effacé. 1848 les surprit dans un voyage en Orient. Ils avaient prédit la république en 1832, ils ne l'attendaient pas en 1848. Elle les détacha définitivement de la politique (...) M. de Gasparin mourut le 9 mai 1871, après avoir essayé avec le député alsacien Lefébure d'organiser une république neutre d'Asace ; la douleur de la comtesse fut profonde et s'épandit en des élégies qui ne sont pas sans valeur. Puis Mme de Gasparin reprit quelque goût à la vie, à l'action : elle se remit à écrire, jusqu'à sa mort, qui survint le 16 juin 1894. L'historien de la société, et particulièrement du protestantisme en France au XIXe siècle, trouvera dans les lettres de Valérie de Gasparin, et, depuis 1857, dans les souvenirs de Mme B.-B., beaucoup de renseignements de premier ordre." (Georges Bourgin, Revue d’Histoire moderne et contemporaine, 1902)
P., Alphonse Lemerre, 1890, in-12, vii-74 pp, préface de Paul Bourget, broché, couverture jaune imprimée, avec au dos le catalogue des oeuvres de Jules Barbey d'Aurevilly chez Lemerre, bon état. Edition originale (Vicaire I, 308)
L'auteur se reconnaît dans le personnage d'Altaï, Maurice de Guérin dans celui de Somegod, et Amaïdée, « fille de race déchue », est inspirée d'une aventure réelle de l'auteur, selon ses propres dires. Intéressante oeuvre de jeunesse écrite avant 1840, dont le manuscrit figura à la dispersion de la bibliothèque de Sainte-Beuve où il passa dans les mains d'un certain M. Paradis, puis disparut pour de nombreuses années. — Dans cette intéressante oeuvre de jeunesse écrite avant 1840, l’auteur se reconnait dans le personnage d’Altaï, Maurice de Guérin dans celui de Somegod, et Amaïdée est inspirée d’une aventure réelle de l’auteur. — Jules-Amédée Barbey d’Aurevilly est né en 1808 et mort en 1889. « Ses origines et son enfance mettent d’abord en relief les deux traits essentiels de cet écrivain solitaire et original : il est Normand et il est noble. Au sortir du collège (1824), le jeune garçon vint à Valognes où il vécut pendant plusieurs années. C’est là qu’il connut les derniers survivants de la chouannerie qu’il s’efforcera plus tard de réhabiliter. Dès l’adolescence Barbey commence à composer des vers. A dix-neuf ans, il va faire ses humanités à Paris, au collège Stanislas, où il devient l’ami de Maurice de Guérin. Une fois bachelier, en 1829, il s’installe à Caen comme étudiant en droit et rencontre le libraire Trébutien qui lui voue un attachement passionné et qu’il chargera plus tard de mille besognes d’édition, de corrections d’épreuves, etc. (...). » (Dictionnaire des auteurs, I, 214). Paul Bourget explique l’histoire de la publication d’Amaïdée dans la préface : « Ce poème en prose d’Amaïdée se rattache à la première jeunesse du maitre écrivain qui devait nous donner un jour la Vieille Maitresse et le Chevalier Des Touches. C’est un fragment et de brève dimension, mais qui a déjà son histoire. L’unique copie dont les amis de M. Barbey d’Aurevilly eussent connaissance provenait du fidèle Trebutien (qui se fit, comme on sait, par enthousiasme d’affection, l’éditeur de la Bague d’Annibal, du Dandysme, des Poésies, des Prophètes du Passé, ...). Ce dévot d’amitié l’avait communiquée à Sainte-Beuve, lors de la publication des lettres de Maurice et d’Eugénie de Guérin. A la vente du célèbre critique, un M. Paradis acheta le manuscrit. Ce collectionneur mourut lui-même et Amaïdée passa dans les mains d’un inconnu. Comme, d’autre part, les papiers de Trebutien ne portaient pas trace de l’original, on croyait ce fragment perdu sans retour. Un appel fait dans le Figaro au possesseur actuel était resté infructueux, lorsque la nièce du premier dépositaire découvrit, dans un des cartons pieusement conservés depuis la mort de son oncle, un cahier sans signature, étiqueté de ce nom romantique. Elle se souvint d’avoir lu dans un journal que M. d’Aurevilly recherchait cette oeuvre d’adolescence et lui envoya le mystérieux cahier. Et voilà comment ces pages, écrites avant 1840, paraissent aujourd’hui seulement que leur auteur est devenu célèbre et pour des travaux bien différents de ce premier essai ».
P., Rouveyre et Blond, 1883, in-12, iv-294 pp, mention de quatrième édition, année de l’édition originale, broché, dos factice, trace de mouillure ancienne et qqs salissures sur les premiers feuillets, état correct
Jules Barbey d'Aurevilly (1808-1889) est l'un des maîtres du genre pamphlétaire de notre littérature. “Les Ridicules du temps” reprend des chroniques que Barbey d'Aurevilly donna dans la presse, et notamment dans la revue satirique “Le Nain jaune”, entre 1863 et 1866. On le voit moquer rudement ici les travers du monde littéraire, et son humour parfois féroce est servi par une langue remarquablement efficace... Avec un chapitre sur les Bas-bleus, ces femmes se préoccupant d'affaires qui auraient dû selon lui rester étrangères à leur sexe comme les sciences et la littérature...
P.-V. Stock, 1908, 2 vol. in-12, xxiii-300 et 318 pp, brochés, état correct (Edition du Centenaire)
Les critiques dramatiques de Jules Barbey d'Aurevilly (1866-1869). Un troisième volume à paraître est annoncé au tome II.
P., Quantin, 1888-1889, 3 vol. in-12, 300, 324 et 356 pp, reliures demi-basane havane, titres dorés (rel. de l'époque), papier jauni, nombreuses salissures anciennes dûes à l'humidité au tome 1, trace de mouillure ancienne au tome 3, état moyen. Edition originale
P., Alphonse Lemerre, 1906, in-12, 325 pp, mention de 3e édition au 1er plat (mais pas sur la page de titre), broché, dos fendu recollé consolidé avec du scotch, bon état. Edition originale posthume
Edition originale posthume. C'est en 1860 que Barbey d'Aurevilly entreprit de réunir l'ensemble de ses articles critiques qu'il avait livré à divers journaux dont le "Pays", le "Réveil", la "Revue du monde catholique", etc. Il créa ainsi "Les œuvres et les hommes" divisé en quatre séries et comprenant près de trente volumes. Barbey d'Aurevilly supervisa la publication jusqu'à sa mort en 1889, puis fut relayé par Louise Read.
P., Domat-Montchrestien, 1937, gr. in-8°, ii-284 pp, biblio, broché, bon état
Table : La Charte et les Ministres. Les idées des contemporains. – La Présidence du Conseil. – Homogénéité et solidarité ministérielles. – Réunions et travaux des Ministres. – Le Roi et son Conseil. – Départements ministériels et attributions. — "Après la tourmente révolutionnaire, après le Gouvernement personnel de Napoléon, les idées de liberté, chères aux philosophes du XVIIIe siècle, devaient, enfin, voir le jour à la chute de l'Empire. La pensée de chacun avait été subordonnée à celle du Maître. Une main forte avait conduit la France vers son destin, vers la gloire. L'abdication de Fontainebleau devait provoquer une réaction, un besoin naturel de libéralisme. La restauration des Bourbons, au mois d'avril 1814, sur « le trône de leurs pères », ne pouvait, en aucune façon, impliquer un retour à l'état de choses ancien. La monarchie absolue était morte en 1789. Restait à donner à la France un mode de gouvernement nouveau. L'influence anglaise, le mouvement des idées, contribuèrent à introduire, en France, en 1814, le régime parlementaire. Le gouvernement de cabinet, pour employer l'appellation que les Anglais donnent au gouvernement parlementaire, « suppose tout d'abord le gouvernement représentatif, dont il est une variété. Il suppose aussi la séparation juridique du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif, qui sont conférés à des titulaires distincts et indépendants » (Esmein). Au roi est conféré le pouvoir exécutif ; au Parlement – Chambre des Députés et Chambre des Pairs – le pouvoir législatif. Le Chef du pouvoir exécutif ne peut, à lui seul, supporter le poids de l'administration d'un Etat ; il est, nécessairement, quelle que soit la forme. du Gouvernement, assisté de conseillers. Le principe de la séparation des pouvoirs ne dresse pas des cloisons étanches entre l'exécutif et le législatif. Ils sont appelés à collaborer. Le lien qui les unit est le ministère. Tous les actes qui se font au nom et par l'ordre du roi « doivent être préalablement délibérés et décidés par les ministres, statuant en corps et comme conseil délibérant » (Esmein). C'est ce conseil délibérant, ou conseil des Ministres, que nous nous proposons d'étudier..." (Avant-propos)
Firmin-Didot, 1893, gr. in-8°, xi-321 pp, 82 gravures, reliure toile éd. ornée, tranches dorées
P., La Librairie Française, 1956-1962, 3 vol. in-12, 497, 506 et 283 pp, brochés, couv. illustrées, bon état
Trilogie complète : tome I : L'expédition du Mexique (1862-1867), la guerre austro-prussienne (1866), la politique des compensations (1867) ; tome II : La filiation de l'empereur, le coup d'Etat (1851), la guerre de 1870 ; tome III : Napoléon III, l'homme et l'oeuvre. — "L'auteur, ministre plénipotentiaire, estime que la Troisième République a été un régime néfaste ; en outre, elle a mis en circulation des thèses tendancieuses sur l'histoire du Second Empire. Il se propose de redresser ces erreurs. Pour commencer, il étudie dans le présent volume (Outrances sur le Second Empire) trois questions à propos desquelles il estime que le régime fut incontestablement sujet à reproche : l'expédition du Mexique, la neutralité gardée en 1866 et, enfin, l'affaire des « compensations ». Sur ces points, M. Barbier admet que l'opinion admise ne constitue que des « outrances » ; il se réserve ultérieurement de dénoncer les « mensonges » et les « silences ». S'il est incontestable que l'histoire de l'Empire ait longtemps souffert de déformations partisanes, comment s'en étonner ? Le régime avait imposé sa propagande, la réaction fut excessive..." (Louis Girard, Revue Historique, 1957)
P., La Librairie Française, 1962, in-12, 286 pp, broché, couv. illustrée, qqs marques au crayon en marges, bon état
Les réalisations de Napoléon III. — “Nous avons à dessein de présenter l'actif considérable d'un règne dont les immenses bénéfices positifs sont généralement passés sous silence...” (Avant-propos)
P., Bernard Grasset, 1913, in-12, 168 pp, un portrait en frontispice, broché, dos abîmé recollé, couv. lég. salie, état correct
Juliette Drouet, de son vrai nom Julienne Gauvain (Fougères, 10 avril 1806 - Paris, 11 mai 1883) est une actrice, passée à la postérité pour avoir été la compagne de Victor Hugo pendant près de cinquante ans. — Table : Juliette Drouet – Sa vie ; Son oeuvre ; L'insurrection de février 1848 ; Jersey.
P., Charpentier, 1895, in-12, 386 pp, broché, bon état. Edition originale du premier livre de l'auteur sur papier ordinaire (il n'y a eu que 10 ex. sur Hollande). Rare
"Ces vers, composés par Henri Barbusse entre sa dix-huitième et sa vingtième année, ont été publiés il y a vingt-cinq ans. Ils furent accueillis avec une faveur dont le monde des lettres n’a pas perdu le souvenir. Catulle Mendès, qui n’avait connu Barbusse que par ses vers et qui, ainsi qu’il l’écrivit, avait « cette joie fière de ne l’avoir aimé qu’après l’avoir admiré », salua, à l’apparition de Pleureuses, cet inconnu auquel il prédit la célébrité, ce nouveau venu « qui portait sur son front le signe fatal et magnifique ». Aucune réimpression n’a été faite de ce recueil, qui fut vite épuisé et dont la première édition est introuvable." (avant-propos de la réédition Flammarion de 1920)
Genève, Mégariotis, 1977, in-8°, viii-437 pp, imprimé sur papier ivoire, reliure simili-cuir vert empire de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, bon état. Réimpression de l'édition de 1835. (Bertier, 66 ; Taillart, 1812)
Importants et peu courants mémoires sur la conquête de l'Algérie. "Nommé aide de camp du général Berthézène en avril 1830, l'auteue est un des principaux acteurs de la prise d'Alger et relate l'expédition avec un grand luxe de détails. Il a refusé de servir Louis-Philippe" (Bertier de Sauvigny). Le baron Barchou de Penhöen (1801-1855) se consacra ensuite à des travaux historiques importants. Il représenta le Finistère à l'Assemblée Législative.
Armand Colin, 1918, in-12, vii-289 pp, broché, mouillure sur la page de garde, état correct
Calmann-Lévy, 1886, in-8°, vii-442 pp, reliure demi-chagrin noir, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés, encadrements à froid sur les plats, fer doré du collège Rollin au 1er plat, trace d'humidité ancienne en haut des plats, intérieur propre, bon état
"C'est surtout aux sentiments et aux idées politiques de la bourgeoisie que l'ouvrage de M. Bardoux s'intéresse, et cela n'a rien que de naturel, puisque 89 a été le triomphe politique de la bourgeoisie. Tant qu'elle domina dans le pays, les idées libérales l'emportèrent aussi dans le gouvernement. Bourgeoisie, libéralisme, régime parlementaire sont étroitement liés entre eux. M. Bardoux en expose le développement dans une suite d'aimables esquisses. La bourgeoisie ne pouvait prétendre à gouverner longtemps un pays envahi de plus en plus par l'industrialisme ; depuis 1848; elle n'a plus guère été qu'un état d'esprit ; mais son règne, pour avoir été éphémère, n'en a pas moins été glorieux ; il faut savoir gré à un libéral aussi éclairé que M. Bardoux de l'avoir raconté." (Revue Historique, 1887)
Hachette, 1953, in-8°, 358 pp, broché, couv. lég. salie, état correct
"Sous ce titre J. B. étudie, à traits tantôt précis, tantôt rapides, l'histoire diplomatique de l'Europe entre 1878 et 1890. Il s'intéresse surtout aux rapports entre la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne et consacre la majeure partie de son étude à l'expansion coloniale de la troisième République (Tunisie, Madagascar et Tonkin) et à ses répercussions diplomatiques ainsi qu'à l'affaire d'Egypte. Le livre abonde en portraits des principaux protagonistes..." (Revue française de science politique, 1955) — Bardoux a publié en 1953 ce livre de 350 pages sur les relations franco-allemandes dans l’histoire ; il s’agit du troisième et dernier volume d’une série intitulée “Les origines de la guerre de Trente ans”). Le livre est dédié à ses petits-enfants auxquels il souhaite de ne pas revivre le passé des derniers soixante-dix ans, dont il juge responsable les collusions germano-russes et les absences britanniques.
Hachette, 1948-1953, 3 vol. in-8°, 506, 324 et 358 pp, brochés, couv. lég. salies, qqs rares annotations crayon au tome 1, bon état (le tome 1 est d'un format lég. plus grand). Edition originale, envoi a.s. au président de l'Assemblée nationale, député de Paris, André Le Troquer, aux volumes 2 et 3
Rare complet des 3 volumes – Les relations franco-allemandes et l'histoire diplomatique de l'Europe depuis l'avènement de Bismarck (1862) jusqu'en 1893. L'auteur s'intéresse surtout aux rapports entre la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne. La majeure partie du tome 3 est consacrée à l'expansion coloniale de la Troisième République (Tunisie, Madagascar et Tonkin) et à ses répercussions diplomatiques ainsi qu'à l'affaire d'Egypte. Le livre abonde en portraits des principaux protagonistes. La thèse de l'auteur est que Bismarck n'aurait pas réussi son oeuvre d'unification et de domination sans la collaboration de l'Angleterre victorienne et de la France napoléonienne. Le livre est dédié à ses petits-enfants auxquels il souhaite de ne pas revivre le passé des derniers soixante-dix ans, dont il juge responsable les collusions germano-russes et les absences britanniques. Par Jacques Bardoux (1874-1959), homme politique et écrivain, grand-père de Valéry Giscard d'Estaing. — "L'éminent historien qu'est M. Jacques Bardoux s'est attaché à déterminer, dans un grand ouvrage qui porte le titre général de “Les Origines de la guerre de Trente ans”, les causes de la première guerre mondiale. Après avoir, dans un premier volume, “La Montée prussienne (1863-1875)”, exposé dans quelles conditions s'accomplit l'ascension de la Prusse, il montre dans ce second livre, “Quand Bismarck dominait l'Europe”, l'apogée de la puissance du Chancelier de Fer. En 1875, il avait pensé attaquer de nouveau la France dont il trouvait le relèvement trop rapide ; l'intervention anglo-russe avait arrêté sa tentative. Mais dans les années qui suivirent il sut mettre à profit les inquiétudes que créait en Grande-Bretagne l'expansion coloniale française. C'était le temps oil, sous l'influence de Jules Ferry et grâce à l'action de hardis pionniers, la France se lançait à la conquête des terres encore libres et jetait les bases de son empire d' Outre-mer. D'autre part, une rivalité, qui s'accentuera lors de la guerre russo-turque (1877-78), existait en Asie entre Angleterre et Russie. Bismarck exploita cette double rivalité. Tout en cherchant à attirer dans une alliance la Grande-Bretagne dont la politique est dirigée par Disraeli et Salisbury – de ces deux hommes d'Etat, M. Bardoux trace de saisissants portraits – puis par Gladstone et Granville, il réussit à empêcher un rapprochement anglo-russe. D'autre part il empêche également un accord franco-russe et s'efforce de brouiller les rapports entre les Cabinets de Londres et de Paris. Cette diplomatie machiavélique est complétée par l'alliance avec l'Autriche puis avec l'Italie. Aussi Bismarck, aux environs de 1882, s'assure-t-il la suprématie en Europe. M. Jacques Bardoux a renouvelé l'histoire diplomatique de ces années 1875-1882 en confrontant les documents officiels allemands, britanniques et français." (Revue des Deux Mondes, 1953)
Bruxelles, Raoul Henry, 1944, in-8°, 390 pp, broché, papier lég. jauni, bon état
Edition refondue de la thèse classique de Bardèche. — "Le présent volume est tiré de l'ouvrage intitulé “Balzac romancier. La formation de l'art du roman chez Balzac jusqu'à la publication du Père Goriot, 1820-1835”, un volume grand in-8° de VIII-640 pages, édité par la Librairie Plon à la fin du mois de mai 1940. Plutôt que d'en faire une simple réimpression, l'auteur a préféré refondre son oeuvre. Il a gardé l'essentiel de son analyse, mais il l'a réduite de moitié ; il a supprimé les notes, les développements, les discussions qui n'étaient destinés qu'aux spécialistes de l'histoire littéraire. Il a tiré de son étude précédente un livre entièrement nouveau qui ne s'adresse plus seulement aux érudits, mais à tous les lecteurs de Balzac." (Les éditeurs)
Picard/Editions Cénomane, 1991, gr. in-8°, 256 pp, préface de Pierre Chaunu, 16 pl. de gravures et photos hors texte, cartes, sources et biblio, 2 index, broché, bon état (Institut d'histoire moderne et contemporaine - CNRS)
Région par région, cette collection apporte un éclairage original sur une époque clé du développement économique français à travers ses agents essentiels : les entrepreneurs. — Premier d'une collection d'ouvrages régionaux sur «Les Patrons du Second Empire», le fascicule Anjou- Normandie-Maine est le fruit du travail d'une équipe de 36 collaborateurs animée par D. Barjot. C'est dire l'ampleur de la collecte, et la difficulté de la tâche. Cette enquête collective s'inscrit dans un vaste projet de prosopographie des élites françaises défini en 1979 par l'Institut d'Histoire Moderne et Contemporaine, mais qui, pour les hommes d'affaires, s'est finalement réduit dans un premier temps, moins ambitieux, à la coupe du Second Empire, phase déterminante dans les mutations économiques de la France du XIXe siècle, et qui plus est, tournant pour l'économie de l'Ouest français, avec la cure de libre-échange et la famine cotonnière qui mettent fin au grand mouvement d'industrialisation amorcé mi-XVIIIe siècle et amplifié sous la Monarchie de Juillet.
Futur Luxe Nocturne, 2005, in-8°, 235 pp, 8 pl. de gravures et photos hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
"En désespoir de cause, mon père, voyant que je n'étais bon à rien d'autre, résolut de me mettre dans le commerce." Né en 1810, Barnum put s'enorgueillir d'avoir été l'Américain le plus illustre de son temps. Parmi les exhibitions qui établirent sa notoriété vient en premier lieu le cas de Joice Heth, cette femme noire présentée comme étant âgée de 161 ans : la nourrice de Georges Washington. Apparaîtront ensuite les lilliputiens, les femmes à barbe, les frères siamois Chang et Eng. Ce sera également la tournée triomphale de Tom Pouce, reçu par la reine Victoria, etc. L'on ne saurait être exhaustif. Son invraisemblable capacité à mettre en scène des "prodiges" lui valut, on le sait, fortune et renommée ; rien n'échappait pour lui au spectacle, pas même l'odieux parfum du scandale. Une carrière monstre.
Hachette, 1982, in-8°, 254 pp, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Prix Albéric Rocheron de l'Académie française 1982)
Plat pays, gens tranquilles, province sans limites naturelles et qui a pourtant échappé à presque tous les effets directs et violents de l'Histoire, de la guerre de Cent Ans à celle de 1914, le Berry a cependant donné naissance à « cette sacrée fumelle » que fut George Sand. Pendant tout le XIXe siècle, une lente évolution se poursuit, qui fera d'une province d Ancien Régime un terroir agricole de l'âge industriel, sous l'effet des progrès des communications, de l'institution de l'enseignement public et du passage de l'élevage extensif du mouton à la grande culture céréalière. George Sand a assez vécu pour connaître cinq régimes différents. Mais ses déceptions de propagandiste politique en 1848 lui auront appris qu'ennemi de toutes les révolutions sans être imperméable au changement, le Berry, trop profondément paysan pour ne pas préférer la vie et ses patiences, n'a jamais voulu que « ceci tue cela ». Des années après sa mort, le Berry de “La Mare au Diable” et de “François le Champi” continue de vivre. — "C'est un petit chef-d'oeuvre de science et de goût qui vient enrichir la collection bien connue. L'auteur a profité de circonstances favorables. George Sand avait donné de sa province une image précieuse, et son oeuvre avait été déjà intelligemment scrutée de ce point de vue. Des travaux de valeur avaient été consacrés aux divers aspects de ces deux départements (Indre, Cher) du centre géométrique de la France profonde. La mise en oeuvre à l'usage d'un large public du résultat de ces études a été parfaitement menée par le berrichon d'adoption qu'est Marc Baroli." (Pierre Vallin, revue Etudes, 1982)
Editions du Cerf, 1961, pt in-8°, 246 pp, préface de A.-M. Carré, biblio, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
"Cet ouvrage, publié à l'occasion du centenaire de la mort de Lacordaire, mais préparé depuis longtemps, renouvelle sur bien des points la première partie de la biographie du célèbre prédicateur. Il s'appuie, en effet, sur de nombreuses sources inédites et il donne à la fois un portrait psychologique très pénétrant de Lacordaire et une explication claire et sûre des événements auxquels il a été mêlé. Il s'en tient à sa « jeunesse », c'est-à-dire à la période qui va de sa naissance (1802) à son rapprochement avec Lamennais (1830). Entre beaucoup de remarques très neuves, nous voudrions signaler celles qui nous ont le plus frappé. D'abord celle-ci, que la conversion religieuse de Lacordaire a suivi sa conversion politique à la monarchie constitutionnelle (1822). « II serait sans doute plus juste de dire, écrit l'auteur, qu'il n'y eut finalement qu'une seule conversion, mais une conversion unique qui se fit en deux temps ». Entre les ultras, qui estimaient « que la liberté est un danger pour la foi » autant que « pour l'autorité du roi et pour la sauvegarde de l'État », et les libéraux bourgeois, incroyants et anticléricaux, il s'est alors senti une « vocation de conciliateur » : la foi et la liberté que, dans les deux camps, on croyait antagonistes, sont « en réalité, écrivait-il, deux principes qui s'accordent merveilleusement... » (p. 115-118). En prenant cette position dès la fin du règne de Louis XVIII, il est certain que Lacordaire a été aux origines mêmes du catholicisme libéral du XIXe siècle..." (R. Limouzin-Lamothe, Revue d'histoire de l'Église de France, 1962)
Plon, 1905, in-12, xv-356 pp, préface du comte d'Haussonville, broché, couv. lég. défraîchie, bon état (Prix Montyon de l’Académie française 1906)
Les évolutions successives de la politique étrangère des États-Unis de 1823 à 1905. — "Dans son ouvrage, M. le marquis de Barral-Montferrat vient d'esquisser l'évolution de la politique étrangère des États-Unis depuis le jour où elle s'affirma dans la célèbre formule de Monroe jusqu'aux derniers événements contemporains. Il a montré comment, de défensive qu'elle était à l'origine, cette politique est devenue de plus en plus envahissante et agressive, intervenant par la diplomatie ou par les armes, d'abord dans les affaires de l'Amérique centrale (annexion du Texas, du Nouveau-Mexique, question des canaux interocéaniques, conquête de Cuba, etc.), puis étendant dans l'Océan Pacifique et jusqu'en Extrême-Orient son expansion grandissante. Les discours et messages du dernier Président de l'Union dont l'auteur reproduit d'abondants extraits, ont précisé les ambitions de cet impérialisme qui a fait de l'Amérique moderne un des facteurs les plus puissants et les plus inquiétants de la politique mondiale." (L. R., Revue critique d'histoire et de littérature, 1906) — "On peut suivre les progrès de l'appétit américain dans le livre éloquent du marquis de Barral-Montferrat, “De Monroe à Roosevelt”." (Charles Maurras, Kiel et Tanger, 1913)