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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 P., Ollendorff, 1890, in-12, iii-423 pp, important index des noms cités, reliure demi-percaline, dos lisse avec pièce de titre basane noire, fleuron et double filet doré en queue (rel. de l'époque), pièce de titre lég. frottée, bon état
Vie et mort d'Eugène Louis Napoléon, fils de Napoléon III, qui vécut en Angleterre après la chute de l'Empire, et mourut tué par les Zoulous en Afrique du Sud en 1879. — "Le livre de M. d'Hérisson sur Napoléon IV sera lu avec intérêt à cause de celui qui en est l'objet. Peu de destinées sont aussi mélancoliques que celle de ce jeune prince, chevaleresque, enthousiaste, jeté dans l'exil au moment où il arrivait à l'adolescence, sur qui retombait l'effroyable responsabilité de crimes et de fautes dont il était innocent, poussé involontairement à la mort par une mère qui, pourtant, l'adorait. (...) La thèse de l'auteur est que Napoléon IV ait été victime d'une trahison organisée par les républicains avec l'aide des communards. En rapportant sérieusement de pareils contes, sur la foi de Fidus (E. Loudun), d'après le récit d'un communard anonyme publié par un journal dont on ne dit pas le nom, M. d'Hérisson donne la mesure de son esprit critique." (L. Farges, Revue Historique, 1891)
P., Ollendorff, 1890, in-12, iii-423 pp, important index des noms cités, reliure percaline brique, dos lisse avec pièce de titre basane noire, date dorée en queue, couv. conservées, bon état, ex-libris Jean-Claude Lachnitt
Vie et mort d'Eugène Louis Napoléon, fils de Napoléon III, qui vécut en Angleterre après la chute de l'Empire, et mourut tué par les Zoulous en Afrique du Sud en 1879. — "Le livre de M. d'Hérisson sur Napoléon IV sera lu avec intérêt à cause de celui qui en est l'objet. Peu de destinées sont aussi mélancoliques que celle de ce jeune prince, chevaleresque, enthousiaste, jeté dans l'exil au moment où il arrivait à l'adolescence, sur qui retombait l'effroyable responsabilité de crimes et de fautes dont il était innocent, poussé involontairement à la mort par une mère qui, pourtant, l'adorait. (...) La thèse de l'auteur est que Napoléon IV ait été victime d'une trahison organisée par les républicains avec l'aide des communards. En rapportant sérieusement de pareils contes, sur la foi de Fidus (E. Loudun), d'après le récit d'un communard anonyme publié par un journal dont on ne dit pas le nom, M. d'Hérisson donne la mesure de son esprit critique." (L. Farges, Revue historique, 1891)
P., Ollendorff, 1890, in-12, iii-423 pp, 3e édition, important index des noms cités, broché, couv. lég. salie, bon état
Vie et mort d'Eugène Louis Napoléon, fils de Napoléon III, qui vécut en Angleterre après la chute de l'Empire, et mourut tué par les Zoulous en Afrique du Sud en 1879. — "Le livre de M. d'Hérisson sur Napoléon IV sera lu avec intérêt à cause de celui qui en est l'objet. Peu de destinées sont aussi mélancoliques que celle de ce jeune prince, chevaleresque, enthousiaste, jeté dans l'exil au moment où il arrivait à l'adolescence, sur qui retombait l'effroyable responsabilité de crimes et de fautes dont il était innocent, poussé involontairement à la mort par une mère qui, pourtant, l'adorait. (...) La thèse de l'auteur est que Napoléon IV ait été victime d'une trahison organisée par les républicains avec l'aide des communards. En rapportant sérieusement de pareils contes, sur la foi de Fidus (E. Loudun), d'après le récit d'un communard anonyme publié par un journal dont on ne dit pas le nom, M. d'Hérisson donne la mesure de son esprit critique." (L. Farges, Revue historique, 1891)
Hachette, 1930, gr. in-8°, 236 pp, un portrait en frontispice, notice bibliographique, broché, état correct (Coll. Figures du passé)
"Rien ne laissait deviner que la démocratie triomphante le [Cavaignac] hisserait d'un seul coup au faîte des grandeurs, d'où son inconstance le ferait presque aussitôt descendre. Ses faveurs devaient venir à lui, sans qu'il les eût sollicitées, car il ne restait rien du fougueux lieutenant qui, au temps de sa jeunesse, révolutionnait les garnisons. Le vent du désert, le tourbillon des batailles avaient détourné ailleurs ses ardeurs ; les méditations sous la tente ou dans le gourbi des camps avaient discipliné ses rêves. (...) Officier scrupuleux, déterminé à observer un loyalisme strict que sa vie guerrière lui rendait léger, il n'était pas disposé à échanger sa carrière, même pénible et sans avenir, contre un siège à la Chambre..."
P., Firmin-Didot, 1881-1882, 3 vol. gr. in-8°, xi-414, 602 et 459 pp, un portrait et 3 fac-similés hors texte, reliures demi-chagrin vert époque, dos à nerfs, bon état
"Ce sont surtout les documents qui font la valeur de l'ouvrage entrepris par le comte d'Ideville sur le Maréchal Bugeaud. Le t. lI qui vient de paraître se rapporte à la période la plus brillante de la vie du général (1836-1844). Si l'homme politique en lui est discutable, l'homme de guerre est depuis longtemps mis au premier rang. C'est la guerre d'Afrique et l'organisation du pays conquis que Bugeaud nous raconte lui-même avec entrain et esprit dans ses lettres, ses rapports, ses ordres du jour. Il est peu de lectures à la fois aussi attachantes et instructives." (Revue Historique, 1882) – "Le 3e et dernier volume de la biographie écrite par M. le comte H. d'Ideville sur le Maréchal, Bugeaud vient de paraître ; il embrasse les six dernières années de la vie de ce célèbre homme de guerre, un de ces esprits de féconde initiative dont la réputation n'a rien à redouter des oublis du temps ni de la sévérité de l'histoire (1845-49). Les lettres du maréchal ont gardé le mouvement de cette vie d'activité extraordinaire ; la lecture en est attachante, disons plus, elle est fortifiante ; l'exemple des grandes vertus militaires que prodigua l'ancienne armée d'Afrique élève l'âme au-dessus des petites misères de la vie journalière et d'une époque sans direction. A un autre point de vue, on ne lira pas sans émotion une longue lettre où le maréchal raconte le rôle qu'il a joué le 24 février 1848 : elle confirme ce qu'on savait déjà de l'incurie du ministère et de la faiblesse du roi ; mais le biographe oublie de nous dire pourquoi le maréchal, qui manifesta d'abord une médiocre estime pour le prince Napoléon, n'a pas hésité un seul moment à se rallier à l'élu du 10 décembre." (Revue Historique, 1883)
P., Firmin-Didot, 1882, gr. in-8°, 459 pp, 2 fac-similés hors texte, reliure demi-basane havane, dos à 4 faux-nerfs soulignés à froid, titres et fleuron dorés (rel. de l'époque), dos frotté avec qqs épidermures, coiffes arasées, qqs rousseurs, C. de bibl., bon état
Tome III seul (sur 3) – "Le 3e et dernier volume de la biographie écrite par M. le comte H. d'Ideville sur le Maréchal, Bugeaud vient de paraître ; il embrasse les six dernières années de la vie de ce célèbre homme de guerre, un de ces esprits de féconde initiative dont la réputation n'a rien à redouter des oublis du temps ni de la sévérité de l'histoire (1845-49). Les lettres du maréchal ont gardé le mouvement de cette vie d'activité extraordinaire ; la lecture en est attachante, disons plus, elle est fortifiante ; l'exemple des grandes vertus militaires que prodigua l'ancienne armée d'Afrique élève l'âme au-dessus des petites misères de la vie journalière et d'une époque sans direction. A un autre point de vue, on ne lira pas sans émotion une longue lettre où le maréchal raconte le rôle qu'il a joué le 24 février 1848 : elle confirme ce qu'on savait déjà de l'incurie du ministère et de la faiblesse du roi ; mais le biographe oublie de nous dire pourquoi le maréchal, qui manifesta d'abord une médiocre estime pour le prince Napoléon, n'a pas hésité un seul moment à se rallier à l'élu du 10 décembre." (Revue Historique, 1883)
P., Guyonnet, 1830, in-16, 215 pp, reliure demi-veau glacé, dos lisse à filets et titres dorés, palette en queue (rel. de l'époque), une coiffe lég. abîmée, qqs rousseurs éparses, état correct. Rare
Intéressant ouvrage, surtout dans sa deuxième partie pour les nombreuses anecdotes. - Un ouvrier maçon, qui est bravement entré aux Tuileries avec la Garde Nationale, s'étant assis sur le trône de Charles X, disait à tout le monde en sortant du palais : "Messieurs, voilà cinq minutes que j'occupe le trône de France ; on y est fort bien assis ; comment diable ne peut-on pas s'y tenir ?"
Editions Paris-Musées, 1989, in-4°, 301 pp, texte sur 2 colonnes, nombreuses illustrations en noir et en couleurs, dessins de Tardi, biblio, index, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Catalogue de l'exposition au Musée de Petit Palais, 10 mars - 27 août 1989)
Marianne ; Paris ; Les grands hommes ; La fête ; L'exposition universelle.
P., Dentu, 1890, in-12, 396 pp, reliure demi-basane vert foncé, dos lisse avec titres et triples filets dorés (rel. de l'époque), plats frottés, état correct (Coll. Les femmes des Tuileries)
On sait en quelles circonstances, au mois de novembre 1832, à Nantes, où elle se tenait cachée depuis l'affaire du château de la Pénissière, la duchesse de Berry fut arrêtée, pour être quelques jours plus tard transférée dans la citadelle de Blaye, sous la surveillance du colonel Chousserie d'abord, et bientôt après du général Bugeaud, membre de la chambre des députés. L'état de santé de la princesse exigeait des soins assidus ; cependant elle se refusait à recevoir le docteur Barthez, chirurgien de la garnison du fort ; les journaux légitimistes la représentaient comme vouée à une mort certaine ; on commençait d'autre part à parler de grossesse...
P., Dentu, s.d. (1898), in-12, 482 pp, reliure demi-basane carmin, dos à 4 nerfs soulignés à froid, titres et fleurons dorés (rel. de l'époque), pt accroc à la coiffe sup., bon état (Coll. Les femmes des Tuileries)
Par le baron Arthur-Léon Imbert de Saint-Amand (1834-1900), écrivain et diplomate de carrière. Parmi les femmes qui avaient brillé à la cour de Napoléon III, il réserve dans ce volume à la comtesse de Castiglione – retirée du monde en 1898 – un bref portrait centré uniquement sur sa beauté et dépourvu de sympathie. — "Le phénomène curial a longtemps été lu à travers les critiques qui lui ont été faites. La cour, présentée comme futile, archaïque et inutile, vestige de l’Ancien Régime dans un monde qui a connu la Révolution, fut déconsidérée, voire considérée comme contre-révolutionnaire. La description de la vie de cour est un genre littéraire qui fait souvent la part belle à l’anecdote et parfois à l’imagination. Pour le Second Empire, les livres de Frédéric Loliée ou encore d'Imbert de Saint-Amand sont agréables à la lecture mais demeurent bien difficiles à exploiter par l'absence d'indication sur leurs sources." (Xavier Mauduit, Le Ministère du faste, 2016)
P., Lethielleux, 1918, in-12, 452 pp, nouvelle édition, broché, bon état
"La partie principale de l'ouvrage est consacrée à Louis-Napoléon. L'auteur s'est arrêté au 30 janvier 1853, jour du mariage de Mlle de Montijo avec l'empereur. Même après la grande histoire de M. de la Gorce, l'importante biographie de M. Thirria et les récentes publications de M. Emile Ollivier, on trouvera ici plusieurs choses neuves ou présentées d'une manière nouvelle. Un historien anglais, M. Blanchard Jerrold, dans son "Life of Napoléon III", s'est servi de fragments de mémoires composés par l'empereur et communiqués par l'impératrice. M. Imbert de Saint-Amand y a puisé de jolis traits sur l'enfance du jeune prince..." (H. Chérot)
P., Dentu, 1893, in-12, 398 pp, reliure demi-chagrin acajou, dos lisse avec titres et encadrement doré (rel. de l'époque), bon état (Les femmes des Tuileries, XXVII)
Edition originale de cette étude sur Marie-Amélie de Bourbon-Sicile (1782-1866), épouse de Louis-Philippe, le duc d'Orléans et la cour de la Monarchie de Juillet. — "Attrayant et frivole ; quelques renseignements empruntés à des mémoires inédits." (Revue Historique, 1893) — Table : Le palais de Fontainebleau. La princesse Hélène. Le mariage du duc d'Orléans. L'entrée à Paris. Le château de Versailles. L'inauguration du musée. La catastrophe du Champ-de-Mars. Deux grands bals. Les premiers mois du mariage du duc d'Orléans. Le mariage de la princesse Marie. La réaction religieuse. La mort du prince de Talleyrand. La naissance du comte de Paris. La mort de la princesse Marie. La coalition. Le voyage dans le Midi. Les Portes-de-Fer. Les fêtes d'Alger. Le retour du duc d'Orléans. Le mariage du duc de Nemours. La dernière campagne du duc d'Orléans. Les menaces de guerre européenne. L'affaire de Boulogne. L'attentat de Darmès. Le prince de Joinville à Sainte-Hélène. Le retour des cendres de Napoléon. Le baptême du comte de Paris. Le duc d'Aumale. Un bal costumé. La duchesse d'Orléans. Le duc d'Orléans. Plombières. La mort du duc d'Orléans. — Par le baron Imbert de Saint-Amand (1834-1900), diplomate et historien, connu pour ses publications sur les femmes de l'ancienne cour de France, du premier Empire, de la Restauration et de la monarchie de Juillet : “les Femmes de Versailles” (1875-1879, 5 vol.), et “les Femmes des Tuileries” (1880-1894, 28 vol.)
P., Dentu, 1894, in-12, 307 pp, reliure demi-maroquin bleu nuit époque, dos à nerfs lég. épidermé, titre en lettres dorées, tête dorée (Coll. Les femmes des Tuileries)
Marie-Amélie de Bourbon-Sicile (1782-1866), épouse de Louis-Philippe.
P., Dentu, s.d. (v. 1894), in-12, 378 pp, reliure demi-maroquin bleu nuit époque, dos à nerfs lég. épidermé, titre en lettres dorées, tête dorée (Coll. Les femmes des Tuileries)
Marie-Amélie de Bourbon-Sicile (1782-1866), épouse de Louis-Philippe.
Payot, 1988, in-8°, 346 pp, biblio, index, broché, bon état
P., EDHIS, 1968, in-12, xxxv-216 pp, broché, bon état. Reprint de l’édition originale publiée à Londres, Bruxelles et Genève, chez C. Puissant, en 1873. Tirage limité à 1000 exemplaires numérotés
Ce texte resté anonyme, est très favorable à l’A. I. T. Le nom de l’éditeur, lié à tous les républicains et socialistes du temps, garantit l’impartialité et la richesse d’information de ce livre.
Hachette, 1931, in-12, 158 pp, cart. éditeur, bon état
P., Charavay, Mantoux et Cie, s.d. (1885), pt in-8°, 149 pp, 6 gravures et 2 cartes, pièces justificatives, reliure pleine toile grise, pièce de titre basane havane (rel. de l'époque lég. salie), rousseurs éparses, état correct
Albin Michel, 1999, gr. in-8°, 490 pp, nombreuses gravures, photos et fac-similés dans le texte, notices biographiques, chronologie, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Le 19 septembre 1899, le capitaine Alfred Dreyfus était gracié par le président de la République Emile Loubet. Cette affaire judiciaire qui avait débuté cinq années plus tôt avec l'inculpation du capitaine et s'était poursuivie par sa condamnation, sa dégradation et sa déportation, créant un véritable séisme dans l'opinion française, entrait ainsi dans une phase décisive. Sur ce dossier que l'on croyait depuis longtemps refermé, Armand Israël, aidé d'une équipe de chercheurs, apporte des informations nouvelles qui établissent des certitudes ou permettent d'avancer des hypothèses inédites grâce à l'exploitation de fonds d'archives jusqu'alors inaccessibles. L'élaboration du bordereau par les services secrets français, la complicité de l'Etat-Major avec certains hommes politiques, le pacte confidentiel entre la famille Dreyfus et le gouvernement Waldeck-Rousseau, les preuves de l'assassinat du colonel Henry – nouveau chef du Service de renseignement – constituent autant de révélations capitales au sujet de l'une des plus grandes affaires de l'Histoire.
Félix Alcan, 1896, in-8°, xxix-691 pp, troisième édition, reliure demi-chagrin carmin, dos à 5 nerfs filetés et soulignés à froid, titres et fleurons dorés, encadrements à froid sur les plats, fer doré “Lycée Charlemagne” au 1er plat (rel. de l'époque), un mors faible, bon état
"Le livre de M. Izoulet est le plaidoyer civique le plus passionné, l'hymne le plus enthousiaste qui, depuis longtemps, ait été composé en faveur de la cité moderne. Bien qu'il soit écrit par un philosophe, il n'a rien, dans la forme, qui rappelle les oeuvres de philosophie ordinaires : c'est plutôt à Michelet, à V. Hugo qu'il fait songer, et surtout à Carlyle, que l'auteur a précédemment traduit. Le style en est chaud, vibrant, coloré, riche de comparaisons et d'images, fulgurant même et antithétique à l'excès ; il semble que la dialectique s'y dissimule le plus possible dans une longue suite de chapitres que l'on voudrait moins morcelés, mais, à chaque instant, des formules nettes, concises, paradoxales, originales et expressives viennent rappeler les vérités acquises, éclairer le chemin parcouru et prouver au lecteur que son guide ne l'égare point. – Ce que M. Izoulet a voulu dans cet ouvrage, c'est reprendre la tentative de Hegel et nous donner une théorie de l'État étroitement rattachée à une théorie générale du monde. Toutefois, son originalité propre, – et c'est par là principalement qu'il nous intéresse, – est d'avoir demandé non à la logique et à la raison pure, mais à la biologie et à l'histoire les principes sur lesquels il s'appuie et leur démonstration. L'une lui fait connaître l'animal physique, l'autre l'animal politique ; celle-là les organismes inférieurs, relativement achevés, celle-ci les organismes supérieurs, les sociétés « en train de se faire, » et c'est en s'appuyant sur leurs données, qui mutuellement se complètent, qu'il cherche à édifier son système..." (P.-Félix Thomas, Revue Historique, 1895) — "La biologie nous apprend que des cellules vivantes, de même nature, imparfaites, donnent naissance par leur association (une coordination de forces) aux animaux les plus parfaits. Comment ce fait si important s'est-il passé ? C'est que toutes les fonctions, qui incombaient primitivement à la même cellule, se répartissent entre un certain nombre, qui de cette manière se spécialisent à la vision, à l'audition, etc., et ainsi se perfectionnent. M. Izoulet applique cette idée à la société, à la cité. Les hommes primitifs, par l'association mutuelle, se sont divisés le travail, et se sont perfectionnés par la spécialisation. De même que l'association des cellules fait éclore l'instinct et les facultés de l'animal, de même l'association des anthropoïdes fait éclore la raison, la liberté, les perfections de l'homme : la cité fait les hommes. Dans l'animal, il y a des cellules dirigeantes et dirigées : dans la société, il y a l'autorité et la multitude, l'élite et la foule. La société se perfectionne toujours ; la raison est donc toujours en voie de devenir. C'est au développement de cette idée fondamentale, aux faits et aux arguments qu'elle peut invoquer en sa faveur, ainsi qu'à son application en psychologie et en morale, que M. Izoulet consacre son ouvrage. M. Izoulet explique successivement par son hypothèse bio-sociale, le passage de l'instinct à la raison, la genèse du sens social, du sens scientifique, du sens industrieux, du sens idéal, le passage de l'appétit à l'aspiration et de l'autonomie à la liberté..." (Revue néo-scolastique, 1895)
P., Michel Lévy, 1861, in-12, 330 pp, reliure demi-toile rouge, dos lisse avec titres dorés et filets à froid (rel. de l'époque), reliure défraîchie, traces de mouillures marginales, état correct
Edition originale, unique et peu commune, de cette bonne synthèse, due au chartiste Alfred Jacobs, des dernières relations de voyage et des connaissances de l'époque sur l'Océanie. Table : L'Australie colonisée ; Les mines ; L'Australie sauvage et les récentes explorations ; La Tasmanie ; La Nouvelle-Zélande ; Occupation de la Nouvelle-Calédonie par la France ; Taïti et les Marquises ; Les Sandwich ; Les coolies chinois ; Les Chinois dans le Pacifique ; Le bouddhisme ; Le bouddhisme contemporain ; Nouveaux chemins du Pacifique.
Harvard University Press, 1987, in-8°, xxxvi-306 pp, 16 illustrations à pleine page (5 photos dont 4 portraits, 8 fac-similés, un plan et 2 cartes), chronologie, notes, index, broché, couv. illustrée, bon état. Texte en anglais
Harriet Jacobs, fille d'un homme libre, est née en 1813 en Caroline du Nord. Sa mère est une esclave : elle l'est donc, elle aussi. Adolescente, elle aurait dû subir le sort commun : être violée, et donner naissance à une vaste progéniture qui aurait enrichi le "cheptel" de son propriétaire. Mais, ce destin, elle le refuse. Elle choisit son amant, un homme blanc, dont elle a deux enfants. Pour échapper à la colère de son "maître", elle vit enfermée dans une minuscule soupente pendant près de sept ans. Jusqu'au jour où elle parvient à fuir et à rejoindre les États du Nord... La première édition de ses souvenirs date de 1861. Elle meurt en 1897.
Payot, 1929, pt in-8°, 235 pp, préface de Raymond Poincaré, 16 pl. de portraits gravés hors texte (le maréchal Ney, Contrafatto, Paul-Louis Courier, Castaing, Louvel, Fieschi, le prince de Condé, Mme Lafarge, Louis-Napoléon Bonaparte, Ledru-Rollin, Orsini, Victor Noir, Troppmann, Ferdinand de Lesseps, le maréchal Bazaine, le général Boulanger), broché, bon état. Edition originale, envoi a.s.
"Dans les années trente du XXe siècle, Pierre Jacomet est, à sa manière, un des précurseurs de l’étude des faits divers. Certes, il s’attache davantage aux procès connus ou historiques, mais il donne matière à une première réflexion d’ensemble. Avocat à la cour de Paris et professeur à l’École des hautes études sociales, il tente notamment de cerner les relations entre la presse et l’opinion publique. Selon lui, cette dernière « est justicière. Aussi, suit-elle, avec plus de passion que jamais les débats judiciaires. Si le régime démocratique exacerbe les convoitises politiques, il rend aussi l’opinion publique plus attentive et plus vigilante [...]. Aussi, l’histoire de la Troisième République est-elle liée aux annales judiciaires par une nécessité interne, et si les procès ont jeté de vives lueurs sur la vie privée de la cité [...] elle [l’opinion publique] projette une lumière non moins crue sur la Troisième République ». (p. 187-190)." (Frédéric Chauvaud, "Le fait divers en province", Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest, 2009)
P., Ch. Delagrave, s.d. (1905), fort in-12, x-686 pp, 444 gravures dans le texte et à pleine page, reliure percaline rouge de l'éditeur, dos lisse avec titres dorés et caissons à froid, encadrements à froid sur les plats, fer de prix doré de la ville de Paris au 1er plat, bon état
"La technologie est la science des arts industriels ; elle explique les applications qu'ils font des sciences pures." — Par Paul Jacquemart (1846-1936), Inspecteur général de l'enseignement technique, Ingénieur des mines.