8, rue Bréa
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France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Charles-Lavauzelle, 1937, in-8°, 476 pp, 4e édition revue et augmentée, préface du général Niessel, figures et photos, biblio, annexes, index, broché, dos lég. abîmé, qqs soulignures crayon, bon état
Par les médecins lieutenants-colonels Louis Izard et Jean Lambert Des Cilleuls et le pharmacien capitaine René Kermarrec. Cette édition est très augmentée par rapport à la première (1932) qui ne contenait que 212 pp. — "Dans le présent ouvrage les auteurs ont résumé, sous une forme aussi simple que possible, la documentation nécessaire à ceux qui sont appelés, d'une façon quelconque, à concourir à la protection des populations civiles contre les effets de la guerre aérochimique, et même à ceux qui veulent seulement se prémunir contre ces effets. Ils donnent l'exposé de l'état actuel de la question de la protection des populations civiles contre la guerre aéro-chimique, la description des gaz de combat, celle de leurs effets immédiats et de leurs effets tardifs sur l'organisme, un exposé de la thérapeutique des intoxications ainsi que de la protection individuelle et de la protection collective contre les gaz, etc." (Revue du génie militaire)
Odile Jacob, 1987, in-8°, 365 pp, index, broché, bon état
Autobiographie du professeur à l'Institut Pasteur et au Collège de France François Jacob (1920-2013). Dans son livre, il nous retrace son enfance jusqu’à la carrière du grand scientifique prix Nobel de médecine. Ses études devait le mener au stade de médecin chirurgien. Mais le contexte de la seconde guerre mondiale change sa destinée. En juin 1940, il quitte la France pour rejoindre les Forces Françaises Libres à Londres. Puis il passe ensuite dans la Deuxième DB. Lors de la campagne de Normandie en août 1944, il est grièvement blessé. Sa carrière de médecin chirurgien est anéantie. Il se lance alors en 1950 dans la recherche en biologie. Il entre à l’Institut Pasteur sous la direction d’André Lwoff. En 1956 il est nommé directeur de laboratoire, et en 1960, chef du service de génétique cellulaire qui vient d’être installé à l’Institut Pasteur. En 1964 il se voit attribuer au Collège de France une chaire de génétique cellulaire, créée pour lui. Il reçoit en 1965 le prix Nobel de médecine avec Jacques Monod et André Lwoff...
Laffont, 1974, in-8°, 237 pp, 8 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état, envoi a.s.
East African Safari : 5 000 km dans la poussière et la boue de l'Afrique centrale. Rallye du Bandama : 5 000 km à travers la brousse et les marigots de la Côte d'Ivoire. Rallye du Maroc : 5 000 km de caillasse et d'oueds desséchés. World Cup Rallye : 10 000 km à travers les regs et les hammadas du Sahara. Et puis, la Panafricaine. Elle met pratiquement bout à bout les itinéraires de ces quatre redoutables épreuves. Elle cumule toutes leurs difficultés sur 25 000 km de pistes infernales, pour joindre Tunis à Marrakech en passant par Brazzaville et Abidjan. C'est le plus long raid automobile jamais imaginé. Le plus dur et le plus exaltant. Un défi insensé. Trois cents équipages prennent le départ aux portes du désert. Combien parviendront au terme de l'épreuve ?
Gallimard, 1980, in-8°, 434 pp, éléments bibliographiques, index, édition originale, broché, défraîchi, état correct, ex. du SP, envoi a.s.
Essai de philosophie des sciences par : Paul Feyerabend, Nelson Goodman, Norwood Russell Hanson, Carl Hempel, Thomas Kuhn, Paul Oppenheim, Karl Popper, Hilary Putnam, Willard Van Orman Quine, Dudley Shapere et Jerry Fodor, choisis, traduits et présentés par Pierre Jacob.
Fayard, 1931, in-12, 384 pp, reliure demi-chagrin vert bouteille, dos à 5 nerfs, titres et fleurons dorés, tranches mouchetées, 1er plat conservé (rel. de l'époque), bon état (Coll. Les Grandes Etudes historiques)
"Le temps n'est pas venu sans doute où les esprits peuvent considérer sans mouvements de l'âme les événements russes de 1916 et de 1917. M. Jean Jacoby n'est pas un historien serein. Monarchiste, il porte au Tsar assassiné et à sa famille un culte émouvant ; son ouvrage s'ouvra sur un très beau portrait de Nicolas II et il a tôt fait d'écarter avec force calomnies et jugements malveillants qui sont en cours, aujourd'hui encore, sur le rôle de l'Impératrice ou la faiblesse aveugle de l'Empereur. Nous ne croyons pas qu'on puisse contester les traits les plus importants de soit information, mais assurément un historien russe libéral ou socialiste orienterait les événements vers des explications différentes. Qu'on ne voie pas là un regret : les dispositions de M. Jean Jacoby, sa passion contenue par le souci de la vérité, son ardent besoin de comprendre et de faire comprendre l'immense malheur qui abattit son pays donnent à l'ouvrage une vie extraordinaire ; bien des pages ont de la grandeur ; le tragique y souffle, par rafales. Il est répondu, ici, à deux questions essentielles : Comment a fini le tsarisme ? Qu'advint-il de la famille impériale après l'abdication ? M. Jacoby nous montre sur le vif la cause première : des représentants sans prudence et sans capacités politiques de la bourgeoisie libérale ébranlent le trône ; les chefs d'année trahissent par ambition. Nous assistons à la démission de l'aristocratie, et peu de semaines après, à celle du nouveau pouvoir bourgeois. L'historien élève une condamnation sans ménagements des Milioukoff, Nabokov, et autres libéraux qui devaient mourir dans l'armée blanche ou tomber assassinés par la populace et « la raclure des ghettos », ou verser, dans l'exil, des larmes amères. La captivité à Tsarskoié-Selo, les tentatives d'évasion à Tobolak sont étudiées minutieusement. Pour le drame sanglant d'Ekaterinbourg, M. Jean Jacoby a suivi le rapport du juge d'instruction Sokolof, dont les conclusions viennent d'être confirmées, de façon indirecte, par les Soviets. Le lecteur sera assurément saisi par ce panorama animé d'un temps atroce. Nous voulons espérer qu'il en tirera plus d'une leçon, car le mérite de M. Jacoby est, dans la complexité des événements, de porter sans cesse notre attention à celui qui est déterminant." (Jean Fréteval, Le Figaro, 28 juillet 1931)
Flammarion, 1933, pt in-8°, 126 pp, 13 photos sur 4 pl. hors texte, broché, couv. illustrée, papier jauni, état correct
Jean Picollec, 2001, in-8°, 399 pp, 12 pl. de photos hors texte, annexes, index, broché, bon état
11 septembre 2001, attentats à New York et Washington. Ils sont attribués à Oussama Ben Laden. L'auteur, expert auprès des pays membres du conseil de sécurité de l'ONU, président de l'Observatoire international du terrorisme, ouvre ses dossiers : qui est ce milliardaire arabe ? Quels sont ses objectifs ? Ses militants ? Son financement ?
Plon, 1973, in-8°, 352 pp, broché, bon état
Les débuts, 1883-1924 ; L'entre-deux guerres, 1924-1939 ; Vichy, 1940-1944 ; Le procès et la mort, 1945. — "Écrit en 1947 par un ancien sous-préfet de Vichy aujourd'hui installé à Bruxelles, cette biographie politique de Laval a récemment été retrouvée par sa fille, Josée de Chambrun, qui s'est fait un devoir filial de la publier telle quelle. Plaidoyer passionné en faveur de l'homme qui avait « souhaité la victoire de l'Allemagne parce que sans elle le bolchévisme s'installerait partout en Europe », ce livre présente Laval comme un paysan, pacifiste et patriote, cherchant à protéger son pays des horreurs d'un gauleiter et mourant victime d'un crime judiciaire. Grand absent du livre, le nazisme dont la menace devient presque pâle à côté de celle des « antifascistes » qui, généreux ou machiavéliques, sont depuis 1935 toujours dirigés par Moscou." (Revue française de science politique, 1974)
L'Harmattan, 1993, gr. in-8°, 190 pp, préface de Jean-Marie Delarue, avant-propos de Vincent Delbos, annexes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Objectif ville)
Tout à la fois, ombilic du monde et sa périphérie appauvrie, la ville américaine et ses quartiers-ghettos connaissent une crise sans précédent. Le cauchemar de Los Angeles, au printemps 1992, a été en effet la manifestation brutale d'une détérioration profonde des conditions de vie de millions d'habitants appartenant aux minorités, mais aussi à la middle class, après des années de récession et de politiques urbaines conservatrices. Au coeur de ces quartiers de la relégation, un puissant mouvement communautaire organisé par des professionnels du développement cherche cependant, depuis des années, à promouvoir des alternatives à cette dérive des villes et des quartiers. Marquées par le rêve américain et renouant avec le mouvement "grass roots" des sixties, ces organisations de développement communautaire poursuivent l'ambition d'être une force de renouveau des politiques locales de la ville, de la citoyenneté et de la démocratie en Amérique. Les quartiers américains, rêve et cauchemar. Ce livre essaie de faire le point sur une réalité qui est souvent, pour nous, un mythe. (4e de couverture)
Editions du Cerf, 2007, gr. in-8°, 298 pp, préface par Francis Borrmans, annexes, index des noms propres cités, broché, couv. illustrée, bon état
Trente-six ans d'échange épistolaire (1926-1962) font revivre ici l'émouvant parrainage entre l'illustre islamologue et son étudiant marocain devenu franciscain et prêtre après son baptême en 1928. Louis Massignon, en un premier temps, s'efface devant l'œuvre de la grâce ; mais cette réserve fait vite place à ses confidences d'homme déchiré par de multiples et paradoxales exigences. Décontenancé par ces excès, le jeune Jean-Mohammed minimise ses propres souffrances : la rupture avec les siens, l'incompréhension de ses confrères, sa mauvaise santé, la tension entre une vocation de recherche scientifique et de ministère pastoral, les offenses que son pays d'adoption fait subir à sa terre natale. "Unis par le haut et l'intime de l'âme" confie le filleul à son parrain, ils vont s'engager dans le même combat pour l'islam : spirituel, par la prière, qui n'est pas prosélytisme, et politique, pour l'indépendance du Maroc, dans le respect de la parole donnée. Si cette correspondance reflète plus de souffrance que de sérénité, les témoignages de respect et d'affection mutuels surabondent : "Votre amitié, écrit Massignon en 1951, est arrivée à briser ce mur et je vais pouvoir connaître quelques détours de plus de cette chaîne d'Amour que la grâce divine a passée et nouée à travers toutes les péripéties de ma vie, avec une si déchirante beauté." — In this book, thirty-six years of mutual correspondence (1926-1962) revive the poignant mentoring by the renowned Islamologist of his Moroccan student, who became a Franciscan and a priest after his baptism in 1928. At first, Louis Massignon retreats behind the work of grace; but his reserve soon gives way to the confidences of a man torn by numerous and paradoxical demands. Disconcerted by these excesses, young Jean-Mohammed minimises his own sufferings: the rupture with his family, his colleagues' incomprehension, his poor health, the tension caused by his double vocation as a research scientist and a pastor, the indignities his adopted country is inflicting on his native land. 'United by what is highest and most intimate in the soul,' the godson confides to his godfather, they resolve to engage in the same combat for Islam: spiritual, through prayer, not proselytizing; and politically, for Moroccan independence, in the respect of a promise given. If this correspondence reflects more suffering than serenity, there is also abundant evidence of their mutual respect and affection: 'Your friendship', writes Massignon in 1951, 'has succeeded in breaking down this wall, and I will be able to experience a few more twists and turns in this chain of love upon which Divine Grace has threaded and knotted all the events of my life with such heart-rending beauty.' — "Les publications autour de Louis Massignon sont déjà fort nombreuses. Le recueil de lettres échangées publié sous ce titre "Parrain et filleul" présente toutefois un intérêt réel. D’abord parce que le correspondant de Massignon était une personnalité assez hors du commun. Mohammed Abd-el-Jalil, jeune marocain venu étudier à Paris en 1925, devint catholique en 1928, Massignon étant son parrain. Il entra peu après dans l’ordre des franciscains. Le parcours de sa conversion, si totale, ne l’a pas empêché d’effectuer des travaux d’érudition – notamment sur le mystique martyr ʿAyn al-Qudāt Ḥamadānī (exécuté en 1131). J. M. Abd el-Jalil a en outre écrit des ouvrages et de nombreux articles pour un public plus large, et donné fréquemment des conférences, œuvrant toute sa vie durant pour le dialogue islamo-chrétien à une époque où cela demandait une « foi » certaine. Il quitta ce monde en 1979. Le volume est globalement déséquilibré en faveur de Massignon. Les lettres de Abd-el-Jalil sont malheureusement peu nombreuses (13, contre 155 de Massignon). Elles sont suffisantes cependant pour donner une idée très claire de la ferveur religieuse et de l’amitié mêlée de beaucoup de respect réciproque qui liait les deux personnes. Abd-el-Jalil vouait une admiration sensible à son aîné et professeur. Massignon, qui avait renoncé à contre-cœur à la vie consacrée, voyait en Abd-el-Jalil un homme accompli dans l’engagement chrétien, une manière de modèle en quelque sorte. Quant au contenu même de la correspondance, il est de portée variable. S’agissant d’une édition intégrale des courriers conservés, l’intérêt de chaque lettre évolue beaucoup en fonction des situations personnelles. De nombreux courriers font état de problèmes de documentation universitaire (ces livres arabes, si rares et difficiles à se procurer à cette époque !), ou de nouvelles concernant les familles (le frère de Mohammed Abd-el-Jalil était un dirigeant important du parti Istiqlāl), la santé, les connaissances communes, certains problèmes précis relatifs à l’organisation de l’association islamo-chrétienne Badaliyya fondée par L. Massignon et M. Kahil ; ils intéresseront surtout les lecteurs amis de Massignon et de son école. D’autres présentent un intérêt plus large. Massignon écrivait beaucoup, et avec passion, à propos de questions religieuses fondamentales, touchant notamment les implications théologiques de la reconnaissance par l’Église de la valeur de la spiritualité en islam. On trouve dans l’ouvrage de nombreuses confessions et formules fulgurantes propres à son tempérament à vif. Le ton des lettres est particulièrement passionné au moment de la décolonisation, au Maroc comme en Algérie, ou bien à propos du sort des réfugiés palestiniens. Massignon s’indigne, fulmine contre le cynisme et l’aveuglement des politiciens français et de certains membres du clergé, contre l’exploitation matérielle des populations nord-africaines. Paradoxalement, le ton de Abd-el-Jalil est plus modéré, même si c’est pour exprimer sa douleur et son anxiété devant la gravité des actes répressifs posés : «Les Français finiront par transformer en véritables ennemis leurs meilleurs amis...» (Lettre du 2/5/1951). Au total, nous avons affaire ici à de beaux témoignages, humains comme spirituels, qui prennent tout leur relief de nos jours, où les maladies des systèmes politiques comme des âmes n’ont guère faibli." (Pierre Lory, EPHE)
L'Archipel, 2005, in-8°, 375 pp, 16 pl. de documents et photos hors texte, chronologie, sources, annexes, broché, bon état
Nouvelles Editions Latines, 1963, in-8°, 641 pp, 9 photos sur 4 pl. hors texte, un plan du lieu de l'attentat, un plan du quartier de la fusillade de la rue d'Isly, broché, bon état
La Table Ronde, 1966, gr. in-8°, 316 pp, traduit de l'allemand, 4 cartes, broché, couv. à rabats, bon état (Coll. L'Histoire contemporaine revue et corrigée)
Adversaire déterminé du National-Socialisme, le socialiste Wenzel Jaksch, Allemand des Sudètes, réfugié à Londres pendant la guerre, s'opposa pathétiquement à la politique de Benès, agent du panslavisme brutal. Il croyait aux droits des minorités, mais on ne l'entendit pas. Postdam vint. Les minorités furent expulsées. L'Europe était coupée en deux. Wenzel Jaksch, député à Bonn jusqu'à sa mort en novembre 1966, fut le témoin capital de ce drame dont il nous révèle l'infernal processus. — "Ce livre d'un ancien dirigeant du parti social-démocrate des Sudètes peut apparaître à bien des regards comme un plaidoyer pro domo. Mais l'auteur est assez convaincant lorsqu'il essaye de montrer la continuité qui existe entre la politique de Versailles et de Saint-Germain d'un côté, et celle de Potsdam de l'autre, et il amène à rêver sur les suites d'une politique qui aurait évité la balkanisation de l'Autriche-Hongrie, tout en donnant une certaine autonomie aux nations qui la composaient. On retiendra aussi les excellents chapitres traitant de la lutte sur deux fronts, à la fois contre Henlein et Benés, que la social-démocratie des Sudètes mena jusqu'à Munich." (Revue française de science politique)
P., Karthala, 1981, in-8°, 238 pp, broché, bon état (Coll. Mémoire des hommes)
Né en 1909, Pierre Jalée a milité durant 22 ans au Parti Communiste, d'abord au Maroc (avant et pendant la Deuxième Guerrre mondiale), puis en France jusqu'à ce jour de 1958 où il le quittera au terme d'un désaccord qui n'a cessé de mûrir depuis le début des années cinquante. Au Maroc, où il a travaillé près de 20 ans, comme haut-fonctionnaire et économiste, il a été un témoin engagé de la naissance et du développement du mouvement nationaliste, nouant de solides amitiés avec ceux qui allaient diriger le pays au cours des premières années de l'Indépendance. Plus près de nous, Pierre Jalée est surtout connu pour ses ouvrages tels “Le pillage du tiers monde”, “L'impérialisme en 1970”, “L'exploitation capitaliste”... qui ont contribué à former de nombreux étudiants et militants, ainsi qu'à mieux faire comprendre les mécanismes de l'économie mondiale et la lourde domination qui pèse sur les pays en voie de développement. “L'ancre dans l'avenir” n'est pas seulement un livre de mémoires ; il nous livre aussi quantité de souvenirs sur une période qui couvre plus de cinquante années de notre histoire, et sur des hommes qui y ont souvent joué un rôle déterminant.
Oxford, Clarendon Press, 1987, in-8°, xvi-473 pp, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état. Texte en anglais
"L'Allemagne a été davantage affectée par la Grande Crise que la France et l'Angleterre. Entre 1929 et le creux de la dépression (1932), la production industrielle recula de 39 %, contre 25 % seulement en France entre 1929 et 1935. Au plus fort de la crise, l'Allemagne compta jusqu'à 30 % de chômeurs. Mais le redressement fut rapide : en 1936, les chômeurs ne représentaient plus que 8 % de la population active et, en 1938, ce pourcentage était devenu insignifiant. Ces faits posent deux questions : pourquoi la crise de l'économie allemande fut-elle si profonde ? Et dans quelle mesure les autorités nazies pouvaient-elles se targuer du redressement enregistré après 1932 ? (...) Les thèses exprimées dans cet ouvrage auraient peut-être gagné un poids supplémentaire si elles s'étaient appuyées sur un effort plus poussé d'investigations et de traitements statistiques. Mais l'exposé détaillé des événements, le rappel des points de vue exprimés par les contemporains et une bonne utilisation des études consacrées à cette période fournissent de solides arguments. On appréciera aussi l'étendue du champ examiné : en se plaçant dans une perspective de longue durée et une optique comparative, l'ouvrage a mis l'accent sur des phénomènes qu'une analyse plus sophistiquée, mais plus limitée dans le temps et l'espace, n'aurait peut-être pas su déceler." (Michel Hau, Annales ESC, 1988)
Payot, 1948, in-12, 159 pp, traduit de l'anglais par L.-S. Pidoux, préface de Jules Payot, broché, couv. lég. tachée, bon état
Félix Alcan, 1913, in-8°, xv-258-(36) pp, traduit de l'anglais par Mme L. Veil et Maxime David, catalogue de mai 1913 de la Librairie Alcan in fine (36 pp), broché, bon état (Coll. Bibliothèque de philosophie contemporaine). Edition originale de la traduction de ce livre paru en 1909
"... L'éminent philosophe américain a été amené de ses recherches psychologiques à ses études religieuses, et de celles-ci à une métaphysique – il n'a pas peur de ce mot, qu'il définit comme « un effort particulièrement énergique pour penser de façon claire et cohérente ». – Cette métaphysique, le "pluralisme", suppose à son tour une méthodologie, qu'il a constituée sous le nom d' "empirisme radical" et dans la préface du dernier livre qu'il nous a laissé, "The meaning of truth" (L'Idée de vérité), il explique lui-même que s'il attache tant d'importance à la définition de la vérité, c'est qu'elle est la clef de l'empirisme radical, et par là de toute sa philosophie." (André Lalande, Revue Philosophique de la France et de l'Étranger)
Flammarion, 1910, in-12, 368 pp, traduit par E. Le Brun et M. Paris, broché, soulignures et annotations crayon, qqs rousseurs, état correct (Coll. Bibliothèque de Philosophie scientifique)
"Je me fatigue et je vous fatigue, je le sais, en cherchant vainement à décrire par des concepts et des mots ce qui, selon moi, excède en même temps toute conceptualisation ou verbalisation. Tant que l'on continue de parler, l'intellectualisme demeure sans conteste maître du terrain. On ne peut revenir à la vie en parlant. C'est un acte ; pour vous faire revenir à la vie, je dois vous proposer un exemple à imiter, je dois vous rendre sourds à la parole ou à l'importance de la parole, en vous montrant, comme Bergson le fait, que les concepts au moyen desquels nous nous exprimons sont élaborés en vue de la pratique, et non du discernement." (William James) — "Le néo-réalisme, du moins en Amérique, est étroitement apparenté au pragmatisme ; il veut aussi être une philosophie de l'expérience, mais sous ce nom il comprend aussi bien la vue des entités intellectuelles et des relations abstraites que l'expérience sensible. Toutefois, dans ces derniers temps, c'est le second point de vue qui tend à prévaloir, jusqu'à compromettre l'originalité de ce mouvement." (R. Kremer, Revue néo-scolastique de philosophie, 1924) — Table : Les aspects de la pensée philosophique, L'idéalisme moniste, Hegel et sa méthode, Fechner, La composition des consciences, Bergson et sa critique de l'intellectualisme, La continuité de l'expérience, La chose et ses relations, Le réel et le changement.
P., SNP (Sélection du Nouveau Parthénon), 1949, in-12, 253 pp, broché, jaquette, bon état (Coll. Lotus d'or). Edition originale sur papier courant, envoi a.s.
Claude Jamet avait été l'élève d'Alain, le condisciple de Soustelle et de René Château à Henri IV et à Normale ; ultrapacifiste et partisan d'un Etat fort, adhérent du RNP de Déat, il dirige à partir d'avril 1944 "Germinal", organe de la "collaboration de gauche". L’auteur des Carnets de déroute avait été nommé professeur de Lettres supérieures à Henri IV par Abel Bonnard, à la place de Jean Guéhenno. Il fut arrêté à l’automne 1944 et libéré dès février 1945, après des séjours au Vel’ d’Hiv’, à Drancy et à Fresnes.
P., Fernand Sorlot, 1943, in-12, 340 pp, index des noms cités, amusante reliure demi-percaline rouge à coins, dos lisse muet, gravures de personnages en costumes régionaux sur les plats, papier jauni de guerre, bon état, envoi a.s.
Edition originale de ces chroniques littéraires parues durant la guerre. Claude Jamet avait été l'élève d'Alain, le condisciple de Soustelle et de René Château à Henri IV et à Normale ; ultrapacifiste et partisan d'un Etat fort, adhérent du RNP de Déat, il dirige à partir d'avril 1944 "Germinal", organe de la "collaboration de gauche". L’auteur des “Carnets de déroute” avait été nommé professeur de Lettres supérieures à Henri IV par Abel Bonnard, à la place de Jean Guéhenno. Il fut arrêté à l’automne 1944 et libéré dès février 1945, après des séjours au Vel’ d’Hiv’, à Drancy et à Fresnes.
Albin Michel, 1969, in-8°, 280 pp, une carte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Histoire du XXe siècle)
D. Jamet s'est proposé de faire revivre une journée du monde : le 14 septembre 1967, prétexte à évoquer les grandes questions du moment : la guerre sino-indienne, le Vietnam, l'Amérique du Sud, etc.
Les Indes savantes, 2014, gr. in-8°, 614 pp, préface de Georges Condominas, 16 pl. de photos en couleurs hors texte, qqs figures, une carte, annexes, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
"Société secrète", "secte politico-religieuse", "syncrétisme vietnamien". C'est par la tangente que le caodaïsme a été souvent approché, procurant une image déformée de ce mouvement religieux et de ses ressorts identitaires. Perméable à des influences occidentales tels que la franc-maçonnerie, le spiritisme ou encore la théosophie, imprégné des débats politiques indépendantistes de l'époque coloniale, acteur politique incontournable dans le sud du Viêt Nam jusqu'en 1975, le caodaïsme surprend et interroge. Qui se cache derrière la figure du Maître Caoflài ? Pourquoi les caodaïstes vénèrent-ils Victor Hugo, Jeanne d'Arc ou encore Jésus aux côtés de divinités asiatiques ? Comment les oracles reçus lors de séances médiumniques interfèrent- ils dans le quotidien des fidèles et dans la géopolitique du groupe religieux ? Quels sont les liens du caodaïsme avec les sociétés secrètes et d'autres mouvements religieux "rédempteurs" apparus en Chine à la même époque ? Quelles sont les relations de la communauté caodaïste forte de plus de deux millions de fidèles aujourd'hui au Viêt Nam et outre-mer avec la République socialiste du Viêt Nam ?
Fayard, 2000, gr. in-8°, 467 pp, traduit de l'anglais, biblio, index, broché, couv. illustrée, jaquette illustrée, bon état
L'affaire Stavisky a failli emporter la IIIe République. Ce scandale financier, révélé par la fuite puis la mort mystérieuse d'un escroc flamboyant et charmeur a rapidement dégénéré en crise politique et, bientôt, en crise de régime. C'est que les agissements du "beau Serge" avaient impliqué nombre de parlementaires, de magistrats, de policiers, d'avocats, de journalistes - bref les figures représentatives d'un régime discrédité et de plus en plus contesté. La vérité de cette affaire célèbre dormait depuis soixante ans dans des archives longtemps interdites, inaccessibles et, pour certaines, inconnues. Paul Jankowski les a découvertes et les a faites parler pour retrouver les ressorts cachés et les secrets enfouis d'un épisode sur lequel, au fond, on ne savait jusqu'ici que peu de choses. Son ouvrage restitue l'itinéraire extravagant de l'homme par qui le scandale est arrivé. Il dépeint sa personnalité, décrit ses méthodes, raconte ses conquêtes, identifie ses complices et fait défiler ses nombreuses victimes. Il donne à mesurer l'étendue des dilapidations commises par Stavisky, avec la complaisance, parfois la protection, d'hommes publics, de journalistes plus ou moins respectables, d'avocats indélicats ou simplement naïfs. Il restitue, ce faisant, les moeurs et les habitudes de la magistrature et du barreau, de la grande presse et de la presse à chantage. Il fait justice aussi de l'opinion, encore fort répandue, d'un régime tout entier rongé par la corruption. Enfin, il étudie les circonstances de la mort de Stavisky en concluant catégoriquement au suicide. Mais ce livre fait davantage encore : au fil des pages, c'est toute la culture politique de la IIIe République qu'il fait découvrir en brossant un portrait inattendu de la France des années 1930.
PUF, 1959, in-8°, 300 pp, notes, biblio, broché, couv. illustrée, qqs rares annotations stylo, bon état (Coll. Les grands penseurs)
"M. Vladimir Jankélevitch, sans doute un des meilleurs connaisseurs du bergsonisme, regarde les pages du chapitre IV de Matière et Mémoire comme « les plus obscures et les plus embarrassantes » et les textes correspondants de L'Évolution créatrice comme « paradoxaux »." (M. Capek, Revue de Métaphysique et de Morale)
Spartacus, 1991, in-8°, 164 pp, 13 ill., biblio, index, broché, bon état