8, rue Bréa
75006 Paris
France
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Phone number : 01 43 54 43 61 Balland/France Adel, 1980, in-8°, 327 pp, traduit de l'américain, biblio, index, broché, couv. illustrée, qqs soulignures stylo, état correct
"Yergin part de l'idée que la conception que les responsables politiques américains se sont fait de l'URSS a oscillé entre deux pôles : ce qu'il appelle « les postulats de Riga », suivant lesquels l'État soviétique est au service d'une idéologie visant à la domination universelle, et les « postulats de Yalta » suivant lesquels on peut ramener l'URSS au type traditionnel des grandes puissances impérialistes, avec lesquelles il est possible d'arriver à des accords définissant un équilibre. Mais ces « postulats de Yalta » sont entachés d'une certaine équivoque : en effet, Roosevelt était tenu, vis-à-vis de son opinion publique, d'afficher un respect pour les principes universalistes wilsoniens, qui s'accordait mal avec sa préférence plus discrète pour la politique des « Quatre Gendarmes ». Cette politique des « Quatre Gendarmes » elle-même impliquait-elle un partage du monde en zones d'influence, à l'amiable ? C'est ce que Yergin laisse entendre, sans pouvoir le démontrer. Mais Truman, lui, est un pur wilsonien. Et sous sa présidence, les dirigeants américains vont passer progressivement, mais plus rapidement qu'on ne l'a dit, des « postulats de Yalta » aux « postulats de Riga » ; non sans retours en arrière ni repentirs pour certains, en particulier le célèbre Kennan. Et la première moitié du livre à peu près est largement consacrée à une série de portraits de ces dirigeants, de leur formation et de leurs expériences personnelles. Sans oublier pourtant que les deux thèses s'appuient sur des postulats concernant la politique soviétique, qu'il est encore aujourd'hui impossible de connaître de l'intérieur (p. 9, note). Mais il y avait aussi les problèmes concrets exigeant des solutions rapides, et notamment l'essentiel : les problèmes allemands, y compris celui des Réparations. Ceux-ci n'apparaissent que dans la deuxième moitié du livre, comme s'ils n'avaient pas influencé l'évolution idéologique précédemment décrite. Problèmes concrets d'ailleurs fort bien traités une fois que l'auteur en fait apparaître l'importance : « La question allemande était à la fois infiniment compliquée et fort simple : aucun des deux camps ne pouvait prendre le risque de voir une Allemagne réunifiée devenir l'alliée de l'autre » (p. 227). De même, la crise économique du début de 1947 fait l'objet, pour la première fois à ma connaissance, d'un exposé systématique ainsi que ses conséquences (pp. 235-237)..." (J. Néré, Bulletin de la Société d'histoire moderne, 1981)
Gallimard, 1985, in-8°, 380 pp, broché, annotations stylo sur la dernière page (vierge), bon état (Coll. Bibliothèque des sciences humaines). Edition originale
Tiercé, jogging, musique rock, chiens et chats, automobile, mode vestimentaire, autant d'images représentatives d'une société nouvellement apparue, la société démocratique de masse. Elles sont ici analysées dans un effort pour regarder et penser la société dans son mouvement même.
London, Jonathan Cape, 1954, in-8°, 288 pp, 18 portraits et photos sur 12 pl. hors texte, cart. toilé de l'éditeur, jaquette illustrée lég. défraîchie, bon état. Texte en anglais
"L'ouvrage est une autobiographie qui paraît sincère et se lit très agréablement. L'auteur, membre d'une des familles princières les plus riches de la Russie, décrit avec talent sa vie fastueuse, et – faut-il ajouter – bien vide, tout au moins jusqu'au moment où il organise, avec quelques autres, l'exécution de Raspoutine. Mais c'est là épisode connu, et que Félix Youssoupoff a déjà raconté dans un précédent ouvrage : "La fin de Raspoutine", paru en 1927. L'historien pourra glaner cependant, au fil de ces nouveaux et légers souvenirs, de nombreux traits de mœurs qui l'aideront à comprendre la haute société tsariste à la veille de sa dispersion. Il y retrouvera aussi des noms qui évoquent l'époque 1900 à Londres et à Paris. Belles photographies de palais et de membres de la famille impériale." (Roger Portal, Revue Historique, 1953)
Montchrestien, 1989, gr. in-8°, 312 pp, tableaux et cartes, biblio, broché, bon état
"Le manuel que je suis en train d'achever sur “Les partis politiques sous la Ve République” n'a aucune prétention théorique. Mon problème n'est ni celui de la nature des partis comme "entreprise politique" ni celui de la fonction des partis dans un système politique donné (La France en l'occurrence). Ce manuel est né d'un "creux" signalé par ma fille étudiante à l'UFR 11 de Paris I et qui m'avait fait remarquer trois choses : – 1) Quand on veut trouver des renseignements sur les partis français aussi élémentaires que leurs dates de création, leurs filiations, leurs évolutions, on ne trouve rien. Le "Borella" est trop allusif et trop lacunaire. – 2) C'est vrai que beaucoup d'articles et de livres ont été consacrés soit à l'histoire de certains partis, soit à leurs stratégies, soit enfin à leurs adhérents, militants ou électeurs ; mais il n'y a rien qui résume d'une manière synthétique et accessible toutes ces données éparses. – 3) On nous enseigne des modèles de description des partis ou des modèles d'interprétation du phénomène partisan ; mais nous ne sommes pas capables de remplir, ni nous les étudiants, ni même les enseignants dont d'ailleurs ce ne semble pas être la préoccupation, les cases de ces modèles. Cet ouvrage s'insère donc dans la "fonction sociale" de la recherche. Il a été tout entier conçu autour de la question : qu'est-ce qui doit être dit des partis politiques en France sous la Ve République à des étudiants qui débutent dans la science politique, ou qui veulent tout simplement connaître un système politique dont les partis politiques sont partie intégrante ? ..." (Colette Ysmal, Politix, 1988)
Pascal Galodé Éditions, 2010, in-8°, 269 pp, 64 photos sur 32 pl. hors texte, 8 cartes, 5 fac-similés en annexes, broché, couv. illustrée, bon état
"Rares sont les récits de marins ayant participé à la douloureuse fin de la guerre d’Indochine. Inscrit maritime avant d’entrer à l’école des mousses, Pierre-Jean Yvon, 20 ans, a connu tout cela à bord de sa péniche de débarquement achetée à l’US Navy ; le LSM 316 devenu L 9015. De sa traversée du Pacifique depuis la Californie pour rallier la péninsule indochinoise, à son retour en métropole, indifférente au drame qu’il a vécu, il raconte ses missions sur le Fleuve Rouge au Tonkin, la récupération des fugitifs sud-vietnamiens puis le recueil des rescapés français de leur enfer, mais aussi le transfert des communistes du Sud vers leur nouveau Nord Viêtnam. Sans nostalgie, écrit dans un style direct, celui d’un reporter, le témoignage est ponctué d’émotions, d’impressions, de passion même." (L'Écrivain combattant, juin 2012)
Saint-Malo, Editions L'Ancre de Marine, 1987, in-8°, 229 pp, un portrait photo de l'auteur et 29 photos sur 12 pl. hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Le Père Yvon, aumônier des Terreneuvas, raconte les expéditions dans des mers hostiles, à la recherche de la morue et du saumon au début du XXe siècle.« La "Grande Pêche" à la morue à Terre-Neuve débute en France à la fin du XVe siècle et atteint son apogée au début du XXe siècle avec près de 500 bateaux, goélettes ou trois-mâts, embarquant plus de 10.000 hommes. La vie sur les voiliers est d'une extrême dureté et c'est en 1894 qu'est fondée la Société des Œuvres de Mer "pour apporter sur les lieux de pêche même, des secours matériels, moraux et religieux, aux marins isolés et retenus pendant de longs mois loin des leurs, en des mers tourmentées". Le Père Yvon fera plusieurs campagnes de pêche dans les années trente sur les bancs de Terre-Neuve. Passant d'un bateau à l'autre, il rendra visite à des milliers de pêcheurs et sera le témoin oculaire de "l'enfer sur la mer". Il nous raconte ici ce qu'il a vu, entendu, vécu. Son récit est authentique et d'un immense réalisme. Nul autre que lui n'a mieux décrit l'existence terrifiante de ces hommes que l'on a appelés "les forçats de l'océan" ou "les Bagnards de la mer". »
Textuel, 2008, gr. in-8°, 255 pp, 110 illustrations, presque toutes en couleurs et la plupart à pleine page, sources et biblio, index, reliure pleine toile citron décorée de l'éditeur, bon état
Au travers d'une centaine d'affiches devenues célèbres, Diego Zaccaria revisite l'histoire mondiale de la création graphique, sa place dans le débat public, le statut et l'engagement de l'affichiste. La mission achevée – l'information livrée – l'Impact visuel, le slogan comme le message sont les Indices de la norme sociale, des mentalités et des Idées d'une époque. — Diego Zaccaria est docteur en histoire et directeur des affaires culturelles de la ville d'Echirolles. II y dirige depuis 1990 le Mois du graphisme.
Editions Sociales, 1976, in-8°, xi-269 pp, traduit du russe, préface de Georges Cogniot, 16 pl. de photos et documents hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
"En août 1918 était fondé à Moscou un Groupe communiste français, section française du Parti bolchevik. A la fin de 1919, il comptait une vingtaine de membres. Une historienne soviétique a entrepris d'en retracer l'histoire. Elle y était préparée et motivée : le 20 juin 1941, deux jours avant l'attaque nazie, elle avait soutenu son diplôme sur Jeanne Labourbe, fondatrice du Groupe. L'ouvrage est le produit d'une recherche patiente des archives et des survivants. Il est centré sur l'héroïsme de J. Labourbe et animé d'un lyrisme militant..." (Emile Poulat, Archives de Sciences Sociales des Religions, 1979)
Encres, 1977, in-8°, 281 pp, traduit du yiddish par Halina Edelstein, une carte, broché, bon état
L'itinéraire d'un juif polonais, communiste, qui doit fuir son pays en 1929, militant en France, puis en URSS dans les années 1930: arrêté en 1937, il restera dix ans au Goulag, et ne rentrera en Pologne qu'en 1957. — "Il reste bien peu de survivants de ce continent perdu, le yiddishland. Durant trois siècles, ses habitants furent persécutés par les Ukrainiens, les Russes, les Polonais, puis anéantis par les nazis. Peu de juifs polonais ont, sur le chemin de leur vie, franchi un tel parcours d'obstacles que M. Zalcman, le petit tailleur, né en 1907 dans la prodigieuse ville de Zamosc – un centre talmudique et hassidique, situé en Pologne, près de la frontière autrichienne – , « d'une mère famélique et d'un père affaibli », qui vécut sans tapage et mourut sans bruit. Il partage dans son enfance le pain de la misère du prolétariat juif et il rêve d'aller en Amérique « dans ce pays libre et riche où l'on mange tous les jours de la brioche blanche ». Lorsque éclate la révolution bolchevique, il est prêt à lutter contre tous ceux qui portent un « uniforme à boutons », contre tous les pouvoirs. Commence alors la longue pérégrination d'un jeune « ouvrier juif et communiste » dont M. Zalcman raconte « l'histoire véridique ». Il quitte l'horizon limité du quartier juif pour entrer dans les jeunesses communistes. Il croit alors que le socialisme résoudra le problème juif, une erreur qu'il paie le prix fort. Contraint à la clandestinité, il s'enfuit de Pologne en 1929 et entame une longue marche qui le conduit en France d'où il est expulsé, puis à Kiev où il est arrêté en 1937 pour n'avoir pas cédé au système qui transforme les hommes en délateurs et en calomniateurs, pour avoir refusé d'être dupe et de duper. Il parcourt alors, de camp en camp, la Sibérie avant d'être « libéré ». En 1957, il quitte l'Union Soviétique, reprend son métier de tailleur et poursuit son action militante dans sa langue, le yiddish, et le milieu qui devient le sien, la gauche sioniste..." (Yves Ternon, Vingtième Siècle. Revue d'histoire) — Pendant près de dix ans à Paris, un vieux juif a occupé le temps libre que lui laissait son métier de tailleur à écrire le livre de sa vie, le livre de sa traversée du siècle. Voilà un récit unique qui nous vient de ce qui sera peut-être la dernière génération des Juifs polonais nés en Pologne ; voilà l'évocation de cette longue marche du stalinisme qui mena bon nombre de ces Juifs des synagogues de Pologne aux camps de déportation soviétiques. Moshé, né à Zamosc en 1909, raconte cette histoire d'amour entre un peuple et la révolution. Il nous raconte la Pologne des Juifs et des militants, où depuis mille ans campent quelque trois millions de Juifs harcelés par des Polonais qui n'en finissent jamais de cuver leur antisémitisme. Alors, pour expurger le monde de ses injustices sociales et raciales, Moshé a choisi le communisme. Il est de ces hommes tutoyés par la victoire d'Octobre toute proche ; la génération des héros, des martyrs, des tchékistes aussi. Poursuivi pour ses activités politiques, Moshé fuit la Pologne en 1929, la veille de son procès. Réfugié en France, il travaille et milite dans la M.O.I. et dans le Secours rouge. En 1933, il gagne l'URSS, est arrêté en 1937. Il restera dix ans au Goulag, mais il n'aura pas renié son passé militant.
La Découverte, 1998, in-8°, 300 pp, documents en annexes (pp. 265-296), broché, bon état (Coll. Enquêtes)
"Francis Zamponi, longtemps spécialiste de la police à Libération et fin connaisseur de la Grande Maison, s'est penché avec prudence sur ce service de renseignements. Il en fait un tableau rapide, mais complet, pimenté par le récit d'affaires en cascade, une sorte d'état des lieux qui constitue une utile mise au point pour tous ceux qui ont manqué un épisode. En témoigne l'affaire peu connue de Montreuil, lorsqu'en 1985 l'un des cinq membres d'un groupe d'extrême gauche est pincé avec une bouteille de gaz et de l'essence dans une agence de l'ANPE. L'homme avoue que l'opération a été montée par les RG pour arrêter des terroristes en flagrant délit et redorer un peu le blason du service. Un an plus tard, des fonctionnaires des RG cambriolent les locaux de SOS-Racisme, pour un assez maigre butin ; une autre équipe propose même un jour d'ouvrir un «salon de massage» pour y photographier des personnalités imprudentes. Il s'agit parfois d'initiatives locales : on recommande aux RG parisiens de recruter des indicateurs, «mais la méthode employée par l'inspecteur Dufourg montre qu'il n'en a pas saisi toutes les nuances», note Zamponi, lorsque le fonctionnaire tire un coup de feu dans la porte d'un malheureux qui tente ensuite de se suicider. C'est le premier dérapage de l'affaire Doucé, qui conduit au meurtre du pasteur, toujours pas élucidé. L'auteur fait le tour des autres affaires célèbres, des plombiers de l'Elysée au corbeau du juge Halphen, en passant par les écoutes du conseil national du PS, qui vaudront aux RG de ne plus travailler sur la politique tout en continuant à s'y intéresser. Francis Zamponi en sait évidemment bien plus qu'il n'en peut écrire. La précaution est louable, en des matières qui se prêtent au spectaculaire et à la manipulation. Il n'empêche : on aurait souhaité, ici et là, qu'il s'agisse « des coups tordus de Charles Pasqua » ou des manoeuvres d'un sous-directeur des courses et jeux, qu'il en dise un peu plus." (Franck Johannès, Libération)
Laffont, 1963, gr. in-8°, 403 pp, traduit de l'italien, index, broché, couv. illustrée, bon état
Contribution à l'histoire du fascisme italien, vu "de l'intérieur" par un condisciple et ami de Vittorio Mussolini, le fils du Duce. Zangrandi fut fasciste avant de passer à l'opposition et de fonder en 1939 le Parti Socialiste Révolutionnaire ; il fut finalement arrêté et déporté en Allemagne, dont il reviendra en 1946. — "Le témoignage personnel de Zangrandi ... qui se rapproche le plus de l'aventure intellectuelle de milliers de jeunes Italiens anonymes. Ami de Vittorio Mussolini, sans aucune attache avec l'ancien régime, c'est à l'intérieur même du fascisme que ses efforts de clarification l'ont porté vers l'opposition. Un témoignage passionnant." (Revue française de science politique, 1964) — C'est en 1946, à son retour de déportation en Allemagne – voir « Le convoi du Brenner » publié en 1962 – que Ruggero Zangrandi entreprend la composition de cette « contribution à l'histoire du fascisme » qui a suscité en Italie des discussions passionnées et que, dans une édition à laquelle l'auteur a apporté tous ses soins, nous présentons aujourd'hui au public français comme le document le plus révélateur sur le fascisme italien. En effet, le fascisme est vu ici « de l'intérieur », par quelqu'un qui – condisciple et ami de Vittorio Mussolini, le fils du Duce – fut fasciste avant de passer à l'opposition et de fonder en 1939 le Parti Socialiste Révolutionnaire. Voici donc le fascisme réel, celui des espérances vaines et des tromperies, des concessions et des réalisations incomplètes, du chantage à la confiance et au patriotisme ; voici les Faisceaux, les Groupes Universitaires Fascistes, la presse, le monde syndical et celui des élites – et comment, dans tous ces domaines, l'opposition tente de s'exprimer et de s'affirmer. Cette vie interne du monde fasciste, personne ne l'avait jusqu'alors si précisément décrite, et cela suffirait à soi seul à faire de cet ouvrage un document exceptionnel. Mais Ruggero Zangrandi ne s'en tient pas là : il met en lumière les responsabilités des classes dirigeantes préfascistes, de l'Eglise, de la magistrature, de tous ceux – universitaires, écrivains, artistes, journalistes – qui se firent les complices du régime, sans omettre cependant ceux qui surent résister ni ceux qui, après avoir fait un certain chemin avec le Duce, s'en séparèrent pour, à la fin, le combattre les armes à la main. Ce « long voyage », enfin, apparaît comme un témoignage singulièrement émouvant : il est le livre de toute une jeunesse, avec ses rêves, ses enthousiasmes et ses désillusions, le livre d'une « génération perdue ». (4e de couverture)
Encres, Editions Recherches, 1978, in-8°, 421 pp, traduit de l'anglais, notes bibliographiques, broché, couv. illustrée, bon état
Tome 1 seul (sur 5) — "L'un des livres les plus important... jamais écrits sur la civilisation française... rappelant seulement par son ampleur et sa densité les grandes synthèses de Fernand Braudel." (Le Monde) – "Aucun historien ne pourra plus parler de la France dans ce siècle sans se référer à la lecture qu'en fait Zeldin." (E. Labrousse) – "Comment ne pas dire ma totale admiration pour ce livre, chef-d'œuvre impressionniste, synthèse réussie entre l'histoire sociale et l'histoire des mentalités ; la réussite étant d'autant plus méritoire qu'elle s'opère à l'échelle d'un “stupide XIXe siècle” qui constitua, si longtemps, le parent pauvre de nos études historiques." (Emmanuel le Roy Ladurie) – "Qu'un Anglais, professeur à Oxford, donne en cinq épais volumes le panorama le plus perspicace, le plus fouillé, le plus passionné et passionnant des passions françaises entre 1815 et 1945, voilà qui fait rêver. Quelle somme de travail, quelles plongées dans tout ce qu'on a pu écrire sur la France, en France et ailleurs. Quel amour pour nous, Français insaisissables. Quel acuité à nous observer." (Paris-Match) – "Deux mille pages, qui se lisent comme un roman. C'est une succession de portraits éblouissants, d'éclairages insolites, d'analyses qui fascinent et hérissent à la fois." (Sophie Lannes, L'Express) – "On ne pourra plus écrire sur l'histoire de notre enseignement sans se situer par rapport à cette œuvre majeure." (Antoine Prost, Le Monde de l'éducation) – "Nous connaissons peu, bien peu, de spécialistes français de la France postrévolutionnaire qui aient lu autant et qui en sachent autant sur elle." (Maurice Agulhon, Annales ESC)
Encres, Editions Recherches, 1978, in-8°, 390 pp, traduit de l'anglais, une carte, notes bibliographiques, broché, couv. illustrée, bon état
Tome 2 seul (sur 5) — "L'un des livres les plus important... jamais écrits sur la civilisation française... rappelant seulement par son ampleur et sa densité les grandes synthèses de Fernand Braudel." (Le Monde) – "Aucun historien ne pourra plus parler de la France dans ce siècle sans se référer à la lecture qu'en fait Zeldin." (E. Labrousse) – "Comment ne pas dire ma totale admiration pour ce livre, chef-d'œuvre impressionniste, synthèse réussie entre l'histoire sociale et l'histoire des mentalités ; la réussite étant d'autant plus méritoire qu'elle s'opère à l'échelle d'un “stupide XIXe siècle” qui constitua, si longtemps, le parent pauvre de nos études historiques." (Emmanuel le Roy Ladurie) – "Qu'un Anglais, professeur à Oxford, donne en cinq épais volumes le panorama le plus perspicace, le plus fouillé, le plus passionné et passionnant des passions françaises entre 1815 et 1945, voilà qui fait rêver. Quelle somme de travail, quelles plongées dans tout ce qu'on a pu écrire sur la France, en France et ailleurs. Quel amour pour nous, Français insaisissables. Quel acuité à nous observer." (Paris-Match) – "Deux mille pages, qui se lisent comme un roman. C'est une succession de portraits éblouissants, d'éclairages insolites, d'analyses qui fascinent et hérissent à la fois." (Sophie Lannes, L'Express) – "On ne pourra plus écrire sur l'histoire de notre enseignement sans se situer par rapport à cette œuvre majeure." (Antoine Prost, Le Monde de l'éducation) – "Nous connaissons peu, bien peu, de spécialistes français de la France postrévolutionnaire qui aient lu autant et qui en sachent autant sur elle." (Maurice Agulhon, Annales ESC)
Encres, Editions Recherches, 1979, in-8°, 550 pp, traduit de l'anglais, une carte, notes bibliographiques, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Tome 5 seul (sur 5) — "L'un des livres les plus important... jamais écrits sur la civilisation française... rappelant seulement par son ampleur et sa densité les grandes synthèses de Fernand Braudel." (Le Monde) – "Aucun historien ne pourra plus parler de la France dans ce siècle sans se référer à la lecture qu'en fait Zeldin." (E. Labrousse) – "Comment ne pas dire ma totale admiration pour ce livre, chef-d'œuvre impressionniste, synthèse réussie entre l'histoire sociale et l'histoire des mentalités ; la réussite étant d'autant plus méritoire qu'elle s'opère à l'échelle d'un “stupide XIXe siècle” qui constitua, si longtemps, le parent pauvre de nos études historiques." (Emmanuel le Roy Ladurie) – "Qu'un Anglais, professeur à Oxford, donne en cinq épais volumes le panorama le plus perspicace, le plus fouillé, le plus passionné et passionnant des passions françaises entre 1815 et 1945, voilà qui fait rêver. Quelle somme de travail, quelles plongées dans tout ce qu'on a pu écrire sur la France, en France et ailleurs. Quel amour pour nous, Français insaisissables. Quel acuité à nous observer." (Paris-Match) – "Deux mille pages, qui se lisent comme un roman. C'est une succession de portraits éblouissants, d'éclairages insolites, d'analyses qui fascinent et hérissent à la fois." (Sophie Lannes, L'Express) – "On ne pourra plus écrire sur l'histoire de notre enseignement sans se situer par rapport à cette œuvre majeure." (Antoine Prost, Le Monde de l'éducation) – "Nous connaissons peu, bien peu, de spécialistes français de la France postrévolutionnaire qui aient lu autant et qui en sachent autant sur elle." (Maurice Agulhon, Annales ESC)
Ruhr-Verlag, 1950, in-8°, 144 pp, 32 caricatures hors texte, broché, couv. illustrée, état correct. Texte en allemand.
Stock, 1968, in-8°, 254 pp, traduit de l'allemand, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Témoins de notre temps)
Survie et martyre de l'opposition antinazie sous le IIIe Reich ; Révoltes et attentats ; Le défi étudiant ; La répression finale.
Les Editeurs Français Réunis, 1950, in-12, 241 pp, présentation par Pierre Abraham, broché, manque la page de faux-titre, bon état
Archiviste-paléographe, historienne, romancière et journaliste ; rédactrice d'un journal clandestin, sous l'occupation (Basses-Alpes) ; après la libération chroniqueuse à Nice, puis à Paris, Gilette Ziegler (1904-1981) effectua de grands reportages, notamment en Corée (1951). Dans son roman de 1950, “J'étais au PSF”, d'une plume alerte et sympathique, dans un style simple et attachant, Gilette Ziegler décrit comment un partisan dévoué de La Rocque a progressivement développé des sympathies pour le communisme. L’histoire débute en 1934 et trouve son terme en 1944.
Payot, 1934, in-8°, 212 pp, 21 photos sur 16 pl. hors texte et 2 cartes, broché, couv. illustrée lég. défraîchie, bon état (Coll. d'études, de documents et de témoignages pour servir à l'histoire de notre temps)
"Faisant suite à un pénétrant volume sur “La Guerre secrète, pour le pétrole” M. Antoine Zischka nous initie aujourd'hui aux mystères de la lutte pour « l'Or blanc », c'est-à-dire le coton. Pas de combat plus passionnant et plus évocateur. M. A. Zischka ouvre à ses lecteurs des horizons nouveaux, des horizons insoupçonnés ; il souligne en un style direct et incisif, l'âpreté des conflits que le monde a connus pour la possession du précieux textile. Nul ne sait mettre en lumière mieux que lui l'importance des faits économiques à toute époque de l'histoire. Quand donc se décidera-t-on à écrire l'histoire, en mettant ceux-ci à leur vraie place ? Plus décisifs certes sont, dans le passé, et pour le présent, des inventions telles celles de Watt, Arkwright et Whitney, concernant le tissage mécanique du coton. M. A. Zischka a raison d'écrire : Ces trois hommes, ces trois inventeurs ont changé la face du monde : de quel poids pèsent en regard des batailles telles que celles de Rocroy ou Fontenoy ? D'un très faible poids évidemment, si l'on mesure leur incidence réelle. C'est ensuite, brillamment écrites par M. A. Zischka, les luttes entre les grands producteurs de coton dans le monde entre planteurs d'abord, entre filateurs ensuite. Dans ce débat, l'Empire britannique, l'URSS, le Japon sont des éléments décisifs. Tout cela pour aboutir au gâchis actuel dans la production et dans la vente du « Roi Coton ». M. Zischka démontre qu'actuellement, production et vente sont le monopole de quelques grands magnats industriels, qui se livrent une guerre acharnée, se font une concurence acharnée, qui est à l'origine même du désastre économique actuel. Quand donc, conclut-il, la raison triomphera-t-elle en ce domaine, comme en tant d'autres ? En résumé, un beau livre, un livre que l'on sent vécu et pensé. C'est là chose assez rare." (Jean Hugonnot, Revue du Pacifique, 1934)
Laffont, 1960, in-8°, 364 pp, 24 pl. de photos hors texte, 8 cartes à pleine page hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état
Sur les chantiers de la Chine intérieure, du Tibet, de la Mongolie et de la Sibérie. L'auteur détaille comment l’OSS puis la CIA, et un temps même le NKVD et le GRU Soviétiques, ont financé et armé une « joint-venture » entre les terroristes islamistes séparatistes Turkestanais et les terroristes séparatistes Tibétains. — "L'ouvrage, dépourvu de prétentions scientifiques, fourmille d'observations prises sur le vif en Sibérie centrale et orientale." (Jean Labasse, Revue de géographie de Lyon, 1965)
Laffont, 1968, gr. in-8°, 251 pp, traduit de l'allemand, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée à rabats, bon état (Coll. Ce jour-là)
Eté 1961. Il est 1 heure du matin, Berlin dort sous le quadruple contrôle des Alliés ; le temps entame mécaniquement la journée du 13 août : un dimanche. Calme total dans la ville – sauf une agitation dans le secteur d'occupation russe... bruit de pas cadencés, moteurs de camions. Et bientôt, des postes de police qui jalonnent la frontière de ce secteur, du côté des Occidentaux, les informations fragmentaires affluent, s'additionnent : il se passe quelque chose, des troupes sont en marche, des ouvriers plantent des poteaux, on déploie des rouleaux de barbelés, les rames de métro ne partent plus des stations en territoire de la R.D.A., la République démocratique d'obédience soviétique. Dans les premières heures du petit matin, l'affolement, l'inquiétude s'installent, remontant les échelons de la hiérarchie. Partout, dans les demeures endormies des hauts fonctionnaires, puis des ministres, le téléphone sonne. On réveille Adenauer, les ambassadeurs, les commandants de secteur américain, britannique, français. Dans tous les esprits, le souvenir des semaines chaudes de la guerre froide qui virent le blocus de Berlin par les Russes, il n'y a pas si longtemps, se réveille en sursaut. Les Russes préparent-ils un autre coup ?... D'heure en heure, de quart d'heure en quart d'heure parfois, c'est tout le drame de cette nuit au bout de laquelle l'aube se leva sur une ville brusquement coupée en deux et sur l'amorce de ce que, du côté occidental, on devait appeler "le mur de la honte", que l'on revit dans ce livre. Pourquoi le mur ? Parce que la R.D.A. ne pouvait assister, éternellement impuissante, à l'hémorragie grandissante de sa main-d'œuvre, avec ceux qui passaient à l'Ouest, du côté de la liberté. Pourquoi "mur de la honte" ? Parce que, derrière ses barbelés, puis ses maçonneries qui les renforceront, Berlin-Est va désormais faire figure de prison, et que, pour s'évader de la prison, des hommes, des femmes, tenteront l'impossible, que certaines de ces évasions se termineront sur le tragique spectacle d'êtres humains saignant à mort au pied du mur, sans que l'on fasse un geste, de part et d'autre, pour secourir leur agonie. Dans quelle mesure, alors, une part de "la honte" retombe-t-elle sur les Occidentaux eux-mêmes ?... Poignant, souvent impitoyable par la force des faits et des hommes, parfois tragiquement bouffon par l'absurdité des choses, “Berlin, la nuit du mur” entraîne le lecteur aussi bien dans la rue berlinoise que dans les ténèbres dangereuses des tunnels creusés sous le mur et que dans le secret des chancelleries, des Q.G.. du bureau de John Kennedy. Jusqu'ici le sujet du Mur n'avait été qu'esquissé. Voici un livre définitif.
PUF, 1991, in-8°, 513 pp, broché, qqs rares soulignures crayon, trace de scotch au 2e plat, sinon bon état (Coll. Premier cycle)
"Les chronologies vont bon train. Charles Zorgbibe a recensé plus de 5000 événements majeurs, de la paix manquée de 1945 à la réunification, sous nos yeux, du système international, dans sa Chronologie des relations internationales depuis 1945." (Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 1992)
Armand Colin, 1970, in-12, 95 pp, biblio, qqs rares soulignures crayon, bon état (Coll. Dossiers U2, Problèmes internationaux)
Belfond, 2000 in-8°, 152 pp, traduit de l'allemand, broché, couv. illustrée, bon état
Ce recueil consacré au voyage rassemble dix-sept récits inédits en français, publiés essentiellement dans des journaux ou des revues entre 1902 et 1939. Grand voyageur, insatiable curieux de l'ailleurs, Stefan Zweig a passé des années à parcourir le monde. Jusqu'en 1914, il est un voyageur au pied léger, attentif, enthousiaste ; la fête est au cœur de ses récits dans “La Saison à Ostende”, “La Fête à Montmartre”. Après le début de la Première Guerre mondiale, l'Histoire et ses événements dramatiques viennent entraver le voyage. Le regard de Zweig se teinte alors de nostalgie, et c'est en fouillant le passé que le voyageur-écrivain cherche à appréhender le destin de Florence ou d'Anvers. De l'insolite “Visite au royaume des milliards”, plongée dans les entrailles de la Banque de France, jusqu'à la poignante “Maison des mille destins”, où le voyage devient synonyme d'exil pour les juifs persécutés, ces textes, dans leur diversité, nous font pénétrer plus avant dans l'œuvre de l'écrivain, mais aussi dans son univers intérieur.
P., Editions de la Nouvelle Revue Critique, 1938, in-8°, 364 pp, index des Présidents de la République, index des Ministères de la Troisième République, index des principales dates, index alphabétique des noms cités, broché, bon état
Le livre traite principalement de la période 1870-1914 (272 pp sur 335) : Le 4 septembre 1870 ; La Défense nationale ; La Commune ; La République vivra-t-elle ? ; L'ordre moral : la constitution de 1875 ; Le Seize Mai ; La renaissance socialiste ; La République victorieuse ; Ministères Gambetta et Jules Ferry ; Expéditions coloniales : Tunisie, Tonkin ; Les élections de 1885 ; Le Boulangisme ; Esprit nouveau : Panama et lois scélérates ; L'Affaire Dreyfus ; Les ministères Waldeck-Rousseau et Combes ; L'avant-guerre (pp. 7-278) ; La Guerre (pp. 279-311) ; L'après-guerre ; Le Front populaire (pp. 313-341).
P., Editions de la Nouvelle Revue Critique, 1946, in-8°, 411 pp, index des présidents de la République, index des ministères, index des principales dates, index des noms cités, broché, cachet d'un précédent propriétaire sur la page de titre, bon état
Table : Le 4 septembre 1870 ; La Défense nationale ; La Commune ; La République vivra-t-elle ? ; L'ordre moral : la constitution de 1875 ; Le Seize Mai ; La renaissance socialiste ; La République victorieuse ; Ministères Gambetta et Jules Ferry ; Expéditions coloniales : Tunisie, Tonkin ; Les élections de 1885 ; Le Boulangisme ; Esprit nouveau : Panama et lois scélérates ; L'Affaire Dreyfus ; Les ministères Waldeck-Rousseau et Combes ; L'avant-guerre ; La Guerre de 1914-1918 ; L'après-guerre ; Le Front populaire ; La Guerre de 1939-40 ; Occupation, libération, victoire.