8, rue Bréa
75006 Paris
France
E-mail : clio.histoire@free.fr
Phone number : 01 43 54 43 61 Presses de la Cité, 1970-1974, 4 vol. in-8°, 443, 479, 445 et 380 pp, 156 planches de photos et documents hors texte, 42 cartes, index, cartonnages éditeur, dos lisses avec titres dorés, jaquettes illustrées (sur les 3 premiers volumes ; manque la jaquette du tome IV), bon état. Edition originale
Complet en 4 volumes : I. Le sens d'un engagement (juin 1899 – septembre 1946) – II. Le Viêt-minh, mon adversaire (octobre 1946 – octobre 1954) – III. Algérie française (1er novembre 1954 – 6 juin 1958) – IV. L'Algérie, de Gaulle et moi (7 juin 1958 – 10 juin 1960). — "Dans le premier volume de ses Mémoires, le général Salan, a retracé ses premières années d'Indochine de 1924 à 1937, alors qu'il était jeune officier au Laos et au Tonkin, ainsi que les affrontements diplomatiques et militaires qui, entre octobre 1945 et septembre 1946, ne firent que retarder l'ouverture de la guerre en Indochine du Nord où il commandait le C.E.F.E.O. Il ne devait pas cesser, ensuite, d'être impliqué dans le conflit ; aux plus hautes responsabilités, puisqu'il fut l'adjoint du général de Lattre et exerça le commandement en chef par intérim à deux reprises, notamment de novembre 1951 à mars 1953 ; et jusqu'à la fin, puisqu'il retourna en Indochine en juin 1954, comme adjoint du général Ely, diriger les opérations d'évacuation du Nord. Ses souvenirs intéressent avant tout l'histoire militaire proprement dite et composent une chronique vivante des activités du haut et des principales opérations. De l'offensive sur Caobang et Bac Kan à l'automne 1947 jusqu'à l'opération « Auvergne » dans le delta du fleuve Rouge en juin 1954, celles-ci sont toutes relatées, à l'exception de Dien Bien Phu. L'exposé des plans de bataille et de leurs développements sur le terrain est détaillé, et on le suit facilement grâce aux nombreux croquis qui le résument. Il est complété par de nombreux extraits de documents et de officiels dont l'auteur fut le signataire ou le destinataire. Le témoignage est à classer parmi les sources de l'histoire militaire de la guerre d'Indochine. (...) En dehors même de son intérêt pour l'histoire militaire, ce deuxième volume de Mémoires, témoignage « de l'intérieur » sur la vision des hauts responsables français en Indochine, n'est pas à négliger." (Daniel Hémery, Revue française d'histoire d'outre-mer, 1973, à propos du tome II)
Presses de la Cité, 1971, fort in-8°, 479 pp, 32 pl. de photos et documents hors texte, 23 cartes, cart. éditeur, sans la jaquette, bon état
Tome II seul (sur 4). — "L’Indochine française, soumise de février 1940 à août 1945 à l’occupation japonaise, connaît, dès septembre 1945, la période chinoise, l’installation du Viêt-minh, puis la « convention préliminaire » signée à Hanoi le 6 mars 1946 et la demi-rupture à la conférence de Fontainebleau au mois de septembre de la même année. Le premier livre de mes mémoires relate cette époque jusqu’au départ de France de Hô Chi Minh pour rejoindre son pays. Le président est rentré chez lui ; des incidents où nous déplorons des morts se produisent au Tonkin et en Cochinchine. Je demeure sans commandement mais ne puis me désintéresser de ce qui se passe là-bas, et c’est malheureusement inactif que je suis les événements. Des camarades, à leur retour, m’informent. Je rencontre à Paris, venu en mission, le colonel Trocard, chef du 2ème bureau du commandant supérieur des forces françaises d’Extrême-Orient, ancien officier du service de renseignement inter-colonial que je dirigeais en 1937-1939. – C’est une guerre qui s’annonce, lui dis-je, prenez vos dispositions... Trocard sera tué quelques semaines plus tard. Mon vieux camarade, le général Valluy, dans ses lettres, me fait part de ses craintes. Le général Leclerc me demande souvent d’aller le voir à l’hôtel Continental où réside son état-major. Il me dit combien il se désespère de n’avoir pas été écouté. Puis le 19 décembre 1946, c’est l’attaque soudaine de Hanoi par le Viêt-minh. Des semaines difficiles commencent. Bien que je n’en ai pas été le témoin direct, je les décris en me basant sur les documents que j’ai recueillis. Le début de l’année 1947 passe. Valluy me demande de revenir pour mener une offensive contre les forces Viêt-minh, dont le gros s’est replié en haute région dans le Cao-Bac-Lang (provinces de Cao-Bang, Bac Kan, Langson ) que je connais bien. J’accepte et en mai je repars. Désormais, il faudra se battre... les combats menés par les forces françaises se termineront par la signature des accords de Genève le 22 juillet 1954. Je quitte Saigon le 9 octobre suivant. Nous avions perdu l’Indochine, le plus beau fleuron de l’Empire Français. C’est la période qui va d’octobre 1946 à octobre 1954 que je décris dans ce tome de mes mémoires. A la fin de cet ouvrage, en quelques pages, je donne mon sentiment sur la phase actuelle de la guerre et sur la situation présente du Viêt-nam... cette guerre qui dure toujours. Elle avait commencé le 19 décembre 1946, il y a un quart de siècle. La prédiction d’Hô Chi Minh : « Nous irons vers une guerre de cent ans... » Va-t-elle se réaliser ?" — "... Le général Salan ne devait pas cesser, ensuite, d'être impliqué dans le conflit ; aux plus hautes responsabilités, puisqu'il fut l'adjoint du général de Lattre et exerça le commandement en chef par intérim à deux reprises, notamment de novembre 1951 à mars 1953 ; et jusqu'à la fin, puisqu'il retourna en Indochine en juin 1954, comme adjoint du général Ely, diriger les opérations d'évacuation du Nord. Ses souvenirs intéressent avant tout l'histoire militaire proprement dite et composent une chronique vivante des activités du haut et des principales opérations. (...) En dehors même de son intérêt pour l'histoire militaire, ce volume de Mémoires, témoignage « de l'intérieur » sur la vision des hauts responsables français en Indochine, n'est pas à négliger." (Daniel Hémery, Revue française d'histoire d'outre-mer, 1973)
Presses de la Cité, 1970, fort in-8°, 443 pp, 36 pl. de photos et documents hors texte, cartes, index, cart. éditeur, jaquette illustrée, envoi a.s.
Tome I seul (sur 4). — "Ce livre, le premier de mes Mémoires, c’est par ma jeunesse que je l’ouvre. En effet, je la considère comme une vie antérieure qui m’a marqué, décidant de ma carrière, de mon engagement. C’est pourquoi j’évoquerai en quelques pages l’école primaire, le lycée avant 1914, puis Saint-Cyr en 1917-1918, l’armistice sur la ligne de feu, le Levant d’Alexandrette à Déir ez-Zor, ma blessure, le Val-de-Grâce, Paris... Je parlerai ensuite de mes jeunes années en Indochine, mes séjours à Cao-Bang, dans le Haut-Mékong, ou tout près du Kouang Toung... période heureuse... La jeunesse est finie, la carrière bien engagée. Je raconterai mon séjour au ministère des colonies avec Georges Mandel, à mon retour en France, ma mission secrète aux frontières d’Abyssinie, la guerre 39-40, la défaite, Vichy et Dakar, au deuxième bureau, et, enfin, les bords du Rhin, à la tête d’une division F.F.I., cadeau de De Lattre. Je dirai ensuite mon nouveau départ pour l’Indochine, en 1945, aux côtés de Leclerc, tous nos efforts – négociations avec les Chinois, débarquement à Haiphong, accords avec le Viêt-minh, conférences de Dalat, de Fontainebleau – pour éviter la guerre qui s’annonce... et qui, vingt-cinq ans après, dure encore." — "Dans le premier volume de ses Mémoires, le général Salan, a retracé ses premières années d'Indochine de 1924 à 1937, alors qu'il était jeune officier au Laos et au Tonkin, ainsi que les affrontements diplomatiques et militaires qui, entre octobre 1945 et septembre 1946, ne firent que retarder l'ouverture de la guerre en Indochine du Nord où il commandait le C.E.F.E.O..." (Daniel Hémery, Revue française d'histoire d'outre-mer, 1973)
Presses de la Cité, 1970, fort in-8°, 443 pp, 36 pl. de photos et documents hors texte, cartes, index, broché, jaquette illustrée (lég. abîmée), bon état, envoi a.s.
Tome I seul (sur 4). — "Ce livre, le premier de mes Mémoires, c’est par ma jeunesse que je l’ouvre. En effet, je la considère comme une vie antérieure qui m’a marqué, décidant de ma carrière, de mon engagement. C’est pourquoi j’évoquerai en quelques pages l’école primaire, le lycée avant 1914, puis Saint-Cyr en 1917-1918, l’armistice sur la ligne de feu, le Levant d’Alexandrette à Déir ez-Zor, ma blessure, le Val-de-Grâce, Paris... Je parlerai ensuite de mes jeunes années en Indochine, mes séjours à Cao-Bang, dans le Haut-Mékong, ou tout près du Kouang Toung... période heureuse... La jeunesse est finie, la carrière bien engagée. Je raconterai mon séjour au ministère des colonies avec Georges Mandel, à mon retour en France, ma mission secrète aux frontières d’Abyssinie, la guerre 39-40, la défaite, Vichy et Dakar, au deuxième bureau, et, enfin, les bords du Rhin, à la tête d’une division F.F.I., cadeau de De Lattre. Je dirai ensuite mon nouveau départ pour l’Indochine, en 1945, aux côtés de Leclerc, tous nos efforts – négociations avec les Chinois, débarquement à Haiphong, accords avec le Viêt-minh, conférences de Dalat, de Fontainebleau – pour éviter la guerre qui s’annonce... et qui, vingt-cinq ans après, dure encore." — "Dans le premier volume de ses Mémoires, le général Salan, a retracé ses premières années d'Indochine de 1924 à 1937, alors qu'il était jeune officier au Laos et au Tonkin, ainsi que les affrontements diplomatiques et militaires qui, entre octobre 1945 et septembre 1946, ne firent que retarder l'ouverture de la guerre en Indochine du Nord où il commandait le C.E.F.E.O..." (Daniel Hémery, Revue française d'histoire d'outre-mer, 1973)
Presses de la Cité, 1970, fort in-8°, 443 pp, 36 pl. de photos et documents h.t., cartes, index, reliure skivertex havane de l'éditeur, titres et encadrement doré au 1er plat, dos lisse à caissons dorés, tête dorée, signet, un mors abîmé, état correct
Tome I seul (sur 4). — "Ce livre, le premier de mes Mémoires, c’est par ma jeunesse que je l’ouvre. En effet, je la considère comme une vie antérieure qui m’a marqué, décidant de ma carrière, de mon engagement. C’est pourquoi j’évoquerai en quelques pages l’école primaire, le lycée avant 1914, puis Saint-Cyr en 1917-1918, l’armistice sur la ligne de feu, le Levant d’Alexandrette à Déir ez-Zor, ma blessure, le Val-de-Grâce, Paris... Je parlerai ensuite de mes jeunes années en Indochine, mes séjours à Cao-Bang, dans le Haut-Mékong, ou tout près du Kouang Toung... période heureuse... La jeunesse est finie, la carrière bien engagée. Je raconterai mon séjour au ministère des colonies avec Georges Mandel, à mon retour en France, ma mission secrète aux frontières d’Abyssinie, la guerre 39-40, la défaite, Vichy et Dakar, au deuxième bureau, et, enfin, les bords du Rhin, à la tête d’une division F.F.I., cadeau de De Lattre. Je dirai ensuite mon nouveau départ pour l’Indochine, en 1945, aux côtés de Leclerc, tous nos efforts – négociations avec les Chinois, débarquement à Haiphong, accords avec le Viêt-minh, conférences de Dalat, de Fontainebleau – pour éviter la guerre qui s’annonce... et qui, vingt-cinq ans après, dure encore." — "Dans le premier volume de ses Mémoires, le général Salan, a retracé ses premières années d'Indochine de 1924 à 1937, alors qu'il était jeune officier au Laos et au Tonkin, ainsi que les affrontements diplomatiques et militaires qui, entre octobre 1945 et septembre 1946, ne firent que retarder l'ouverture de la guerre en Indochine du Nord où il commandait le C.E.F.E.O..." (Daniel Hémery, Revue française d'histoire d'outre-mer, 1973)
Denoël, 1995, in-8°, 442 pp, envoi a.s. (nom du destinataire effacé)
Quatre décennies d'histoire politique internationale contemporaine à travers les mémoires, fourmillant d'anecdotes, d'un des témoins de ce siècle, le plus français des Américains. Journaliste, il fut le porte-parole de John Kennedy et le directeur de campagne de son frère Robert. Il quittera les Etats-Unis en 1969 pour l'Europe où il vécut dix-huit ans à Paris, puis sept ans en Angleterre.
Olivier Orban, 1991, in-8°, 304 pp, broché, couv. illustrée, bon état
Gallimard, 1956, in-8°, 349 pp, portrait de l'auteur par Kisling en frontispice, index des noms cités, reliure demi-basane bleue, dos à 4 nerfs, titres dorés, couv. conservée (rel. de l'époque), dos lég. frotté, bon état
Deuxième volume (sur 3). — "Pourquoi lire ou relire Souvenirs sans fin. Pour rien. Pour le plaisir qui n'est pas quantifiable. Pour s'amuser à l'école buissonnière en une époque si proche et si lointaine et qui, souvent, ne produit plus que des clichés. Pour prendre des chemins de traverse qui vous jettent dans les bras de Max Jacob qu'on croyait ermite et qui s'apprête à entrer en scène lors des soirées du Théâtre des Noctambules, rue Champollion... Lire Salmon pour les rapins, ceux qui ont réussi et ceux qui furent moins chanceux. Pour les poètes aussi. Ceux qu'on a oubliés, dont les plaquettes souvent publiées à compte d'auteur ne sont plus appréciées que par les souris ; à moins qu'ils ne dorment dans des anthologies grises. Pour le Chinois de Marcel Schwob, pour les belles Négresses de Pascin. Pour son suicide. Pour les demoiselles du Chabanais qui, le soir des funérailles de Victor Hugo, attachèrent à leurs jarretières une cocarde tricolore voilée de crêpe noir. Pour reprendre le chemin qui nous mènera vers un passé émietté mais que Salmon reconstruit page à page." (Pierre Combescot)
Gallimard, 1969, in-8°, 349 pp, portrait de l'auteur par Kisling en frontispice, index des noms cités, reliure demi-chagrin bleu, dos à 4 nerfs, titre dorés, 1er plat de couv. conservé (rel. de l'époque), bon état
Deuxième volume (sur 3). — "La "deuxième époque" de mes souvenirs sans fin, 1908-1920, me reconduit au seuil des temps nouveaux. Le printemps des débuts est passé. On va avoir trente ans et l'on entend venir la guerre. La guerre dont je me garde bien de reprendre l'histoire, me bornant à certaines impressions de mobilisé volontaire. En 1908, la nécessité a fait de moi ce journaliste à qui sera donnée la chance de révéler au grand public ses amis les peintres fauves ou cubistes. (...) Dans l'atmosphère des salles de rédaction d'autrefois, du vieil "Intran" qu'abandonne Rochefort, du "Paris-Journal" artistique et littéraire à "Gil Blas" boulevardier, jusqu'à mon entrée au "Matin", de l'aviation en son enfance au procès de Landru, que n'ai-je pas à évoquer ! Vous assisterez à l'extraordinaire dîner présidé par Séverine et servi en l'honneur de Léon Bailby et du Père Peinard ; vous verrez Charles Maurras croisant le fer et Colette me commandant un article sentimental au soir d'une catastrophe..."
Editions Little Big Man, 2004, in-8°, 302 pp, préface de Stéphane Hessel, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état
Lecteur Sois Attentif... c'est par ces mots que Stéphane Hessel, son camarade de la rue d'Ulm et grande figure de la Résistance commence sa préface. Effectivement, les Mémoires de Robert Salmon, normalien, major de Science-Po, l'un des derniers grands chefs d'un mouvement de Résistance, méritent toute notre attention. Nous ne sommes pas entrés dans la Résistance, nous ne l'avons pas rencontrée, nous l'avons créée [...] à notre petite échelle, dans notre coin. Dans ce constat, il n'y a pas de fausse modestie ; il y a la vérité du quotidien, souvent banal, parfois grisant, toujours incertain, et des rencontres déterminantes : Philippe Viannay, Marcel Lebon, Jean-Daniel Jurgensen, Anne-Marie Jeanprost (future Mme Salmon), Hélène Mordkovitch, Geneviève de Gaulle, Charlotte Nadel, Jacqueline Pardon... ; des réunions avec les chefs des autres mouvements: Henri Frenay, Claude Bourdet, Léo Hamon, Jean-Pierre Lévy, Georges Bidault, Christian Pinault... ; des discussions avec les envoyés du général de Gaulle : Pierre Brosselette, André Passy, Daniel Cordier... et les rapports avec les chefs communistes comme Pierre Villon, André Tollet, Maurice Kriegel-Valrimont, Henri Rol-Tanguy... En juillet 1941, à vingt-deux ans, Robert Salmon fonde “Défense de la France” avec Philippe Viannay. Outre son journal – le plus diffusé des titres de la Résistance, avec près de 450.000 exemplaires en janvier 1944 – le mouvement “Défense de la France” alimente toute la Résistance en faux-papiers, renseigne les Alliés, fédère des groupes-francs, et enfin, participe à la Libération. En novembre 1944, le journal clandestin devient “France-Soir”, qui sera le grand quotidien populaire des Trente Glorieuses. Le premier tome de Chemins faisant, est une évocation des années 1920 et 1930 vues par un adolescent, décennies d'abord glorieuses puis inquiétantes ; le témoignage d'un jeune officier d'une bataille qui a fait – en six semaines – plus de 100.000 morts et le récit, jour par jour, d'un intellectuel engagé dans la Résistance jusqu'à l'apothéose de la Libération de Paris.
Laffont, 1968, in-8°, 360 pp, 8 pl. de photos hors texte, chronologie, documents annexes, broché, couv. illustrée à rabats, traces de scotch sur les gardes, bon état
Les 600 000 soldats et les milliers de tanks soviétiques, est-allemands, hongrois, polonais et bulgares, qui déferlent sur Prague, dans la nuit du 20 août 1968, ne mettent pas seulement fin, pour la seconde fois en trente ans, à l'indépendance de la République tchécoslovaque ; ils détruisent la plus grande espérance qu'ait connue le socialisme depuis la Révolution d'Octobre. Dans la fièvre et dans la joie, de janvier à août 1968, les Tchèques avaient pu se croire à la fois socialistes et libres... Durant ces huit mois, Michel Salomon, envoyé spécial de l'« Express » à Prague et à Bratislava, a vécu cette révolution tranquille, dans les villes et les campagnes, les usines et les facultés, il a recueilli les confidences de l'homme de la rue comme celles des principaux artisans de ce « printemps des peuples » : écrivains, artistes, leaders du Parti et ministres du gouvernement II a pu puiser aux sources les plus sûres, ayant eu accès aux comptes-rendus sténographiques dès séances du comité central du PC tchécoslovaque qui, d'octobre 1967 à |anvier 1968, amorcent le début du processus de rénovation De ce «printemps» qui n'aura duré qu'un seul été il ramène un livre vivant, animé, passionné et passionnant... (4e de couverture)
L'Encyclopédie du socialisme, 2007, in-8°, 157 pp, 12 pl. de photos et fac-similés hors texte, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
« J’aime l’histoire mais je ne suis pas historien, j’aime Aubervilliers et je suis albertivillarien. La coexistence de ces deux passions m’a amené tout naturellement à m’intéresser à l’histoire de ma ville. L’utilisation dans cette phrase d’un pronom possessif n’est pas fortuite. Comme beaucoup de familles d’origine immigrée, la terre d’asile prend d’abord le nom de la ville de résidence. Aubervilliers, c’est la France, forcément... »
Chez l'Auteur, s.d. (1997), in-8°, 341 pp, 17 photos sur 4 pages, 7 tableaux généalogiques de la famille Salvert et des branches collatérales, broché, couv. illustrée, bon état, envoi a.s.
Mémoires : les années 30, la débâcle, l'Occupation, la Libération, la Victoire, l'après-guerre, son activité professionnelle chez Dassault, etc.
P., Ville de Paris, commission du vieux Paris, 1979, gr. in-8°, 163 pp, 40 portraits, gravures et photos hors texte, index des noms cités, broché, couv. lég. salie, bon état. On joint un article de presse sur Charles Samaran et sa vie par Patrick Chastenet (Le Monde, 5 avril 1981, une demi-page)
Souvenirs de l'historien Charles Samaran (1879-1983). Un ouvrage absolument passionnant et plein d'esprit ! Archiviste paléographe (1901), avec une thèse sur la Maison d'Armagnac, puis membre de l'École française de Rome (1901-1903), Charles Samaran est d'abord archiviste aux Archives nationales. Il donne en 1908 Les diplômes originaux des Mérovingiens, « coup d'éclat d'un jeune paléographe qui allait demeurer jusqu'à son grand âge l'infaillible déchiffreur des textes difficiles » (Jean Favier), recueil qui joua un rôle capital dans l'étude des écritures mérovingiennes... — "Écrit par le plus jeune centenaire de France, voici un livre de souvenirs d'enfance et de jeunesse qui s'arrête à la guerre de 1914 et raconte, après les années de « cage » du lycée d'Auch, la « révélation » de l'École des Chartes puis de l'École des hautes études et, en particulier, de sa IVe section. La Bibliothèque nationale, l'École française de Rome puis les Archives nationales sont également présentées avec les yeux de la découverte, dans leurs caractéristiques d'époque. À chaque étape sont évoquées des silhouettes de professeurs, de responsables, de condisciples ou de collègues qui ont marqué l'élève, l'étudiant puis le jeune archiviste." (Histoire de l'éducation n° 6, 1980)
P., Les Œuvres Représentatives, 1933, in-8°, 394 pp, lettre-préface de M. Edouard Herriot, un portrait du président Poincaré par Georges Tcherukine en couverture et 104 photographies hors texte, index, reliure demi-basane havane, dos lisse avec titres et doubles filets dorés, couv. conservée (rel. de l'époque), bon état
"Ce n'est pas une biographie de M. Poincaré qu'a voulu écrire le docteur Samné : on ne découvre pas M. Poincaré. C'est une étude sur la politique et le personnel de la troisième République. La carrière de M. Poincaré a commencé de bonne heure. Il est chef de cabinet de Develle à l'Agriculture en 1886, à vingt-cinq ans. Il est député en 1887, ministre de l'Instruction publique en 1893. Son portrait à cette date explique qu'on l'ait pris à son arrivée rue de Grenelle pour le président d'une association d'étudiants. Il a vu de près, pour ses débuts, les coulisses du boulangisme, l'affaire du Panama et; depuis il a vécu, on peut le dire, toute l'histoire de France pendant quarante ans. Suivre son rôle, c'est prendre un fil conducteur à travers toute l'histoire de la troisième République. Comme l'écrit à l'auteur M. Herriot dans sa lettre-préface :« Autour d'une personnalité de cette importance, vous retracez toute une époque de notre histoire. » Et quelle époque ! Il y a cent quatre photographies hors texte dans le volume. Chacun de ces portraits physiques est accompagné d'un portrait psychologique. Quand l'auteur ne le trace pas lui-même, il nous en fournit les éléments. De Thiers à M. Albert Lebrun, de Gambetta à Clemenceau, on peut dire que le personnel de la.troisième République est au complet. M. Herriot, M. Tardieu, M. Léon Blum, M. Daladier ferment la liste. Parmi les publicistes, Léon Daudet fait le pendant de Rochefort, Arthur Meyer voisine avec Drumont. Au total, le volume de M. Samné est une mine d'informations. Son ouvrage est en partie un témoignage, il est exact dans le récit, vivant dans les impressions." (A. Albert-Petit, La Revue de Paris, 1933)
P., Les Œuvres Représentatives, 1933, in-8°, 394 pp, lettre-préface de Edouard Herriot, un portrait du président Poincaré par Georges Tcherukine en couverture et 104 photographies hors texte, index, broché, couv. illustrée, dos sali, bon état. Edition originale, un des 330 ex. numérotés sur Alfa
"Ce n'est pas une biographie de M. Poincaré qu'a voulu écrire le docteur Samné : on ne découvre pas M. Poincaré. C'est une étude sur la politique et le personnel de la troisième République. La carrière de M. Poincaré a commencé de bonne heure. Il est chef de cabinet de Develle à l'Agriculture en 1886, à vingt-cinq ans. Il est député en 1887, ministre de l'Instruction publique en 1893. Son portrait à cette date explique qu'on l'ait pris à son arrivée rue de Grenelle pour le président d'une association d'étudiants. Il a vu de près, pour ses débuts, les coulisses du boulangisme, l'affaire du Panama et depuis il a vécu, on peut le dire, toute l'histoire de France pendant quarante ans. Suivre son rôle, c'est prendre un fil conducteur à travers toute l'histoire de la troisième République. Comme l'écrit à l'auteur M. Herriot dans sa lettre-préface :« Autour d'une personnalité de cette importance, vous retracez toute une époque de notre histoire. » Et quelle époque ! Il y a cent quatre photographies hors texte dans le volume. Chacun de ces portraits physiques est accompagné d'un portrait psychologique. Quand l'auteur ne le trace pas lui-même, il nous en fournit les éléments. De Thiers à M. Albert Lebrun, de Gambetta à Clemenceau, on peut dire que le personnel de la troisième République est au complet. M. Herriot, M. Tardieu, M. Léon Blum, M. Daladier ferment la liste. Parmi les publicistes, Léon Daudet fait le pendant de Rochefort, Arthur Meyer voisine avec Drumont. Au total, le volume de M. Samné est une mine d'informations. Son ouvrage est en partie un témoignage, il est exact dans le récit, vivant dans les impressions." (A. Albert-Petit, La Revue de Paris, 1933)
P., Les Œuvres Représentatives, 1933, in-8°, 394 pp, préface de Edouard Herriot, un portrait du président Poincaré par Georges Tcherukine en couverture et 104 photographies hors texte, index, reliure demi-chagrin bordeaux, dos à 5 nerfs soulignés à froid, titres dorés, 1er plat de couv. illustré conservé, bon état
"Ce n'est pas une biographie de M. Poincaré qu'a voulu écrire le docteur Samné : on ne découvre pas M. Poincaré. C'est une étude sur la politique et le personnel de la troisième République. La carrière de M. Poincaré a commencé de bonne heure. Il est chef de cabinet de Develle à l'Agriculture en 1886, à vingt-cinq ans. Il est député en 1887, ministre de l'Instruction publique en 1893. Son portrait à cette date explique qu'on l'ait pris à son arrivée rue de Grenelle pour le président d'une association d'étudiants. Il a vu de près, pour ses débuts, les coulisses du boulangisme, l'affaire du Panama et; depuis il a vécu, on peut le dire, toute l'histoire de France pendant quarante ans. Suivre son rôle, c'est prendre un fil conducteur à travers toute l'histoire de la troisième République. Comme l'écrit à l'auteur M. Herriot dans sa lettre-préface :« Autour d'une personnalité de cette importance, vous retracez toute une époque de notre histoire. » Et quelle époque ! Il y a cent quatre photographies hors texte dans le volume. Chacun de ces portraits physiques est accompagné d'un portrait psychologique. Quand l'auteur ne le trace pas lui-même, il nous en fournit les éléments. De Thiers à M. Albert Lebrun, de Gambetta à Clemenceau, on peut dire que le personnel de la.troisième République est au complet. M. Herriot, M. Tardieu, M. Léon Blum, M. Daladier ferment la liste. Parmi les publicistes, Léon Daudet fait le pendant de Rochefort, Arthur Meyer voisine avec Drumont. Au total, le volume de M. Samné est une mine d'informations. Son ouvrage est en partie un témoignage, il est exact dans le récit, vivant dans les impressions." (A. Albert-Petit, La Revue de Paris, 1933)
Calmann-Lévy, 1997, in-8°, 197 pp, broché, bon état, envoi a.s.
Editions du Rocher, 1992, in-12, 197 pp, préface de Jean Dutourd, 16 pl. de photos hors texte, broché, couv. illustrée, bon état. Edition originale, envoi a.s.
Le témoignage de Fred Samuel, joaillier renommé de la Maison Fred, ancien du 22e R.M.V.E. Fred Samuel fut réfugié dans la Drôme, en particulier à Mirmande-Saulce, où il rejoindra la Résistance. — "Toute vie réussie a l’air d’un conte de fées. Mais, quand on creuse un peu, quand on observe les détails, on s’aperçoit que, derrière le conte de fées, il y a de l’énergie, de la persévérance, de l’intelligence, du courage. Quelques tragédies aussi, hélas ! Fred Samuel plus qu’un autre semble avoir vécu dans un univers féerique, peuplé d’émeraudes, de saphirs, de diamants, de calcédoines et d’oeils-de-tigre. Les murs de sa caverne étincellent de pierres précieuses. Il a ciselé des milliers de bagues, tressé des milliers de bracelets, il a composé et recomposé cent fois le collier de la reine, sans mettre en péril aucune monarchie dans le monde. Il a été magicien, créant des animaux avec de l’émail, des topazes, des améthystes et de l’or." (Jean Dutourd) — Ancien résistant et légionnaire, commandeur de la Légion d'honneur à titre militaire, Fred Samuel avait créé en 1936 la bijouterie “Fred”. Il avait introduit la perle de culture en France. Né le 3 août 1908 à Buenos Aires, d'un père bijoutier alsacien qui avait fui son pays pour échapper au service militaire en Allemagne après la guerre de 1870, Fred vient à Paris à 16 ans étudier la joaillerie. Il ouvre son premier magasin, Fred Samuel, rue Royale en 1936 et s'enthousiasme pour la perle de culture, une nouveauté japonaise qui bouleverse une joaillerie jusque là vouée aux perles fines. La plus belle couleur, un léger crème-rosé, porte depuis le nom de "couleur Fred". Mary Pickford, Douglas Fairbank, Marlene Dietrich comptent parmi ses premiers clients. En 1939, ce citoyen argentin n'est pas mobilisable et décide de rejoindre la Légion étrangère. Fait prisonnier par les Allemands en juin 1940 dans la Somme, il s'échappe peu après et regagne Paris. En décembre 1941, le Commissarait aux affaires juives appose l'étoile jaune sur la devanture de son magasin et le somme de retirer le nom de Samuel. Fred était né. "Par la suite, j'ai conservé ce nom, peut-être par défi, peut-être pour ne pas oublier ces heures monstrueuses, peut-être aussi pour maintenir le bénéfice d'un anonymat salutaire", explique-t-il dans ses "Mémoires d'un joaillier" parus en 1992. En 1942, il passe en zone libre. Après diverses arrestations et incarcérations, il se réfugie dans la Drôme où, en avril 1943, il forme un réseau FTP. Il rentre à Paris en septembre 1944. Cette période de sa vie lui vaudra d'être commandeur de la Légion d'honneur à titre militaire, titulaire de la Croix de guerre et de la Médaille militaire. Et les affaires décollent. Il pare le gotha, de l'épouse de l'ancien président indonésien Soekarno à la princesse Grace de Monaco. Il collabore avec des artistes tels que Jean Cocteau ou Bernard Buffet. Dans les années 1960, il recrute sa clientèle chez les princes arabes, grands amateurs de pierres précieuses. Fred se passionne dans les années 80 pour les pierres de couleurs : il acquiert une collection de 42 diamants de couleurs avec lesquels il réalise une parure appelée "Arc-en-Ciel". Parallèlement, il continue à créer des bijoux comme la ligne "Force 10" qui mélange l'or et l'acier. Il crée de nombreuses parures pour le septième art, dont la plus célèbre est le collier de 23 rubis taillés en forme de coeur entourés de diamants offert par Richard Gere à sa "Pretty Woman", Julia Roberts. En 1995, la maison Fred rejoint le groupe LVMH... Fred Samuel meurt en 2006, à l'âge de 98 ans.
Autrement, 1992, gr. in-8°, 260 pp, 39 illustrations, plan de Barcelone, chronologie, glossaire, biblio, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Mémoires)
Fleuron industriel d'une Espagne en retard sur les plans économique, social et politique, Barcelone, entre 1888 et 1929, a tout misé sur la modernité, l'Europe et l'international. Avec comme emblèmes et outils de conquête d'une bourgeoisie capitaliste et ambitieuse – dont les Guëll sont l'archétype – les deux Expositions universelles, l'héritage urbain de l'ingénieur Ildefonso Cerda et l'électrification due à l'ingénieur Frank Pearson. En face de ces héros du progrès, les "autres familles", celles de la ville prolétaire qui ont construit l'Ensanche pour être reléguées ensuite à la périphérie, se jettent, par anarchisme et syndicalisme interposés, dans un affrontement social permanent et violent où les terrorismes social et d'Etat justifient le surnom de "Rose de feu" donné à la ville. De ces ambitions, de ces conflits, naîtront le nationalisme catalan et un dynamisme culturel exubérant : littérature, arts plastiques et architecture se partagent entre les deux courants du Modernisme et du Noucentisme, alternativement au service de l'individualisme créatif, d'une culture à la fois autonome et cosmopolite et de l'idéal collectif du catalanisme bourgeois. Casas, Rusinyol, Mir, Nonell, plus tard Picasso, Dali, Miro se retrouvent avec le génial Gaudi au Quatre Gats, sur le Paralelo ou dans le Barrio chino, hauts lieux des plaisirs d'une ville fièvreuse qui trouvera, en 1899, le symbole de ses passions dans le Futbol Club Barcelona. La catalanité était née. Avec, entre autres, Jordi Casassas, Jordi Castellanos, Pere Gabriel, Albert Garcia Espuche, Manuel Guardia, Juan José Lahuerta, Gary W. MCDonogh, Cristina Mendoza, Francesc Roca, Ignasi de Sola-Morales, Carles Sudria, Eliseo Trenc...
Pygmalion, 1995, gr. in-8°, 252 pp, avec le témoignage de Willy Brandt, 12 pl. de photos hors texte, biblio, index, broché, couv. illustrée, bon état
Le seul livre consacré aux résistants allemands morts en combattant l'hitlérisme. — Ce livre n'a qu'une ambition : démontrer que des dizaines de milliers d'Allemands ont combattu avec acharnement le régime sanguinaire érigé par Adolf Hitler. Il rappelle également aux lecteurs français que ces Allemands-là furent assez courageux pour essayer d'entraver, au péril de leurs vies ou par leurs sacrifices, la démarche meurtrière du Troisième Reich, et que par conséquent, contrairement à ce que l'on pense encore trop souvent, la nation allemande n'en porte pas, dans sa totalité, l'entière responsabilité. Il faut donc prendre acte de cette vérité incontestable : des ouvriers et des bourgeois, des socialistes, des syndicalistes et des communistes, des protestants et des catholiques, des officiers et de nombreux jeunes ont, tout au long du règne hitlérien, risqué leur vie en témoignant d'une "autre Allemagne". Des milliers d'Allemands ont été exécutés pour avoir participé à des actes de "haute trahison". D'autres, bien plus nombreux encore, ont souffert et sont morts dans les prisons et camps de concentration du régime nazi. Lorsque les déportés français sont arrivés dans ces camps, ils y ont rencontré des Allemands. Et pour cause : ils avaient été créés pour y "héberger" les adversaires allemands de la "peste brune". On ne parlera pas pour autant d'un réel mouvement de résistance en Allemagne hitlérienne. De toute manière, un régime totalitaire qui force les citoyens à se soumettre à une discipline de fer au point de les priver de la moindre parcelle d'autonomie, rend impossible la constitution du moindre mouvement de masse. C'est pourquoi ces Allemands étaient exemplaires. Ils méritent, ces inconnus ou méconnus, de ne pas rester confinés dans l'anonymat.
Belin, 2009, gr. in-8°, xxiii-577 pp, traduit de l'américain (“The Inheritance: The World Obama Confronts and the Challenges to American Power”), notes, index, broché, couv. illustrée, bon état
L'administration Bush, toute à son obsession de la guerre en Irak, a ignoré le reste du monde, qui a su mettre à profit cet aveuglement : l'Iran et la Corée du Nord par leur chantage nucléaire, le Pakistan en jouant double jeu face au retour des talibans dans un Afghanistan à l'abandon, la Chine, enfin, en investissant massivement sur tous les continents. Barack Obama a hérité de ce monde de tous les dangers, et nous tous avec lui. Dans une Amérique ébranlée par la crise, comment relever le défi international, sans menacer la paix ?
Fernand Nathan, 1981, in-8°, 301 pp, glossaire politico-militaire des conflits modernes en annexe, broché, amusante double couverture illustrée, la première ajourée montrant l'auteur baillonné, bon état, envoi a.s. On joint quelques coupures de presse sur l'amiral Sanguinetti
"Réquisitoire sévère contre l'«Etat giscardien» et son inféodation au modèle américain. Mis à la retraite anticipée pour avoir manqué au devoir de réserve, l'amiral S. règle ses comptes avec un régime qui lui paraît, sous un aspect pseudo-libéral, contenir de dangereuses menaces potentielles à l'égard de la démocratie." (Revue française de science politique, 1982) — "Comment échapper à l'emprise économique, politique et culturelle des Etats-Unis [exercée] par l'intermédiaire des multinationales mises en place avec la complicité de l'OTAN ? Comment sortir de la crise, qui n'est qu'un redéploiement coordonné du système capitaliste... ? Comment lutter, ici, contre la renaissance de l'esprit d'abandon de Vichy, contre le retour aux inégalités de l'Ancien Régime, contre la résurgence fasciste de l'OAS, contre l'idéologie de la "sécurité" qui nous détourne lentement mais sûrement de la démocratie ? Voilà quelque-uns des thèmes de ce livre..." (4e de couverture)
P., distribution le fin mot de l'Histoire, 1er trimestre 1980, in-8°, 139 pp, traduit de l'italien (Del Terrorismo e dello Stato, 1979) par Jean-François Martos, broché, couverture à rabats lég. défraîchie, bon état. Édition originale française. On joint le prière d’insérer paru en 1981 : “Quelques jugements des commentateurs sur Du terrorisme et de l’État de Gianfranco Sanguinetti”, dépliant de 6 pp reproduisant 8 critiques du livre par Delfeil de Ton, Jean-Patrick Manchette, Claude Roy, etc
Dans “Du terrorisme et de l'État”, Sanguinetti révèle le rôle joué par les services secrets italiens dans les activités des Brigades rouges.
Laffont, 1979, gr. in-8°, 426 pp, broché, bon état
Pendant près de dix ans, jusqu'en 1973, le trafic de l'héroïne a occupé la « une » des journaux. Fabriquées surtout dans le sud-est de la France, des tonnes de poudre blanche ont atteint les États-Unis, rapportant aux trafiquants – indifférents aux deuils et aux misères qu'ils provoquaient – des centaines de millions de dollars. Cet extraordinaire phénomène de civilisation, qui a failli ébranler les bases de notre société, a été baptisé « the French Connection ». La France, à l'origine de ce raz de marée, en a été également la victime. Il a fallu la collaboration étroite des polices de plusieurs pays, des moyens financiers et techniques considérables pour démanteler le réseau des filières constituées par les bandes de malfaiteurs des pays qui bordent l'Atlantique, soutenues par les Mafias sicilienne et américaine. D'autres modes d'acheminement ont, par la suite, été créés. Et aujourd'hui, toutes les informations semblent annoncer une « renaissance » des filières de la « French Connection », une reconstitution de ses laboratoires. Pour mieux faire connaître les mécanismes, les méthodes et l'organigramme des aventuriers qui se lancent de nouveau dans cette effroyable entreprise, deux journalistes, Louis Sapin et Pierre Galante, se sont lancés dans la plus vaste enquête conduite sur le monde secret des trafiquants de drogue, qui avait réussi à résister, de 1965 à 1973, à l'action conjuguée de plusieurs gouvernements. Pendant quatre années, de la Turquie aux États-Unis, en passant par le Liban, la Suisse, Marseille, l'Amérique latine, l'Espagne, le Canada, les Caraïbes, Louis Sapin et Pierre Galante ont suivi, jour après jour, la piste des trafiquants. Grâce à la collaboration de différentes polices, ils ont pu consulter des milliers de dossiers. Ils ont également réuni des centaines de témoignages, reconstitué les causes du trafic, analysé les méthodes et identifié les « gros bonnets ». Dans « La grande filière », ils révèlent les secrets des alliances conclues entre les plus célèbres truands de l'Occident qui se sont partagé des sommes incalculables. Ils racontent les huit années de luttes menées par toutes les polices pour démanteler les réseaux et détruire les laboratoires, ainsi que la vie quotidienne et itinérante des passeurs, parfois comique, souvent dramatique. Louis Sapin et Pierre Galante éclairent ainsi les racines secrètes d'un mal qui ronge notre civilisation.